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Conférence de pressefranceinfo (sur YouTube)· 15 octobre 2026 21 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheSécuritéSolidarités & familleTravail & emploi

"On est à plus de 1300 blessés, le bilan est dramatique" : Aurélie Herbemont sur le mouvement lycéen

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 50 %Défensif 40 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:43OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'il y a réellement ce constat au sein du gouvernement d'une situation qui se durcit ?

  • 1:25OuverteRéponse partielle

    Le gouvernement a-t-il alterné entre condamnation des violences et écoute des revendications ?

  • 2:09FerméeRéponse directe

    Le bilan des blessés (1300) est-il dramatique selon le gouvernement ?

  • 3:31OuverteRéponse directe

    Le discours de stigmatisation du mouvement comme 'violences urbaines' est-il présent dès le début ?

  • 4:55OuverteRéponse directe

    Le mouvement est-il populaire malgré les violences ?

  • 5:59OuverteRéponse directe

    Que demandent les Français selon l'enquête ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:09Chiffre
    « On est à plus de 1300 personnes blessées avec énormément l'écrasante majorité du côté des forces de l'ordre, plus de 200 lycéens blessés et puis une grosse centaine de personnels de l'éducation. »
  • 2:50Fait
    « il y a un pour le coup un appel de violence qui est absolument épouvantable »
  • 3:31Fait
    « le gouvernement ayant tout de suite une position on va dire d'opposition voire de de négation de de des des de la légitimité de ce mouvement »
  • 4:55Chiffre
    « 54 % des Français c'est une petite majorité ça c'est une majorité 54 % des des des Français qui soutiennent le mouvement 40 % il y a autant opposé »
  • 5:27Fait
    « les Français soutiennent finalement les revendications de ces lycéens la rénovation des bâtiments la rénovation notamment la rénovation thermique le nombre le nombre de d'élèves par classe »
  • 5:59Chiffre
    « plus de deux tiers d'entre eux disent maintenant il faut que le gouvernement parle aux lycéens et trouve une solution »
  • 7:51Fait
    « On ne s'attendait à rien et on est quand même déçus »
  • 8:27Fait
    « On ne fera pas de concession sur des miettes. On se bat pour avoir des professeurs et des conditions d'études correctes. On ne lâchera rien »
  • 10:15Fait
    « c'est qu'on découvre il y avait à la fois un discours du gouvernement, de la droite à l'époque de cohabitation qui disait c'est il y a il y a des casseurs et cetera »
  • 11:28Fait
    « il y a pas de sous. On demande des sous, il en a pas »
  • 15:18Fait
    « coût de la vie carburant gel des allocations répression policière critique de la démocratie défense du service public critique du capitalisme »
  • 17:04Fait
    « l'occasion de manifester de manifester son mécontentement elle n'est pas obligé de passer par la rue parce qu'il y a très très bientôt une échéance autrement bien plus importante, une sanction électorale »
  • 17:37Fait
    « Est-ce pour autant que le Rassemblement National bénéficie particulièrement de cette grogne sociale maintenant ou de cette de ce mouvement ? Je n'en suis pas sûr »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Et donc toujours environ 200 lycées bloqués ou fermés en cette journée de jeudi à la veille des vacances de la Toussin avec aussi des violences à noter près de certains établissements notamment en région parisienne et c'est bien là-dessus qu'a voulu mettre l'accent Sébastien. C'est bien là-dessus que ce sur quoi, pardon Sébastien Lecnu a voulu mettre l'accent cet après-midi. Le premier ministre qui s'exprimait à Matignon. Euh ça ne ressemble plus à un mouvement lycéen. Là, on a un mouvement de violence urbaine dont d'ailleurs l'intensité de la violence a encore augmenté ces derniers jours. Singulièrement en zone urbaine précise, Paris, Créteille, Lyon, quelques points disséminés sur le territoire et dans

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lequel il y a pour le coup un appel de violence qui est absolument épouvantable. Alors Aurélie Herbemont, est-ce qu'il y a réellement ce constat au sein du gouvernement au-delà des propos de Sébastien le cornu que il y a quelque chose qui se durcit quand même ? Ce qui est intéressant de noter, c'est que euh le terme de violence urbaine, il n'apparaît pas aujourd'hui dans le dans la bouche de Sébastien Lecornu. Les premiers jours du mouvement quand ça a commencé à émerger médiatiquement, tout de suite le ministre de l'intérieur lui a parlé euh de scènes qui ressemblaient à des violences euh urbaines parce qu'il y avait effectivement déjà des blocages et des violences, des dégradations et cetera. Et puis il y a une deuxième phase où là le gouvernement est un peu

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plus allé sur ses deux jambes pour utiliser cette expression qu'on utilise souvent. Euh d'un côté évidemment condamnation des violences mais phase d'écoute attentive aux revendications. C'est le moment où le gouvernement va lancer la plateforme qui est donc à ce stade a recueilli 93000 euh témoignages de lycéen. Donc ils ont un peu plus pris en compte les revendications. Mais dès le début il y a eu cette ce focus mis sur il y a des violences, c'est inacceptable et donc il faut y répondre sur le côté maintien de l'ordre. Et depuis le début, en fait, c'est une ministre qui me disait ça. Le problème, c'est qu'il faut qu'on soit sur les deux côtés, maintien de l'ordre et revendication légitime à entendre. Sauf que malheureusement, il y a toujours un des deux qui prend le pas sur l'autre.

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Donc Sébastien Lecnu aujourd'hui a des mots extrêmement forts en disant que ça ne ressemble plus à un mouvement lycéen qui a beaucoup trop de violence. Faut dire que quand même quand on regarde les chiffres sur un peu plus de 3 semaines de mobilisation lycéenne, c'est calamiteux. On est à plus de 1300 personnes blessées avec énormément une écrasante majorité du côté des forces de l'ordre. Euh plus de 200 euh lycéens blessés et puis une grosse centaine de personnels de l'éducation. Ce soir, d'ailleurs Laurent Nugè parle de 100 policiers hospitalisés. Effectivement, on le bilan est quand même absolument dramatique si on réfléchit quand même quelques minutes là-dessus. Donc oui, il y a de la violence et donc c'est très compliqué pour le gouvernement d'avvoir la posture d'écoute et en même

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temps de maintien de l'ordre qui s'impose quand même quand on voit certaines images de dégradation. Ulis Rabatté, est-ce que c'est aussi peut-être le propre d'un certain nombre de mouvements voilà quand on se mobilise qu' y a un peu des violences, qu'on nous dit qu'on nous écoute, que ça dure et que on est toujours pas il y a toujours pas vraiment de concret, bah peut-être parfois aussi qu'il y a une part de de radicalisation chez certains ou alors est-ce que on est peut-être dans aussi des personnes extérieures à des établissements et cetera. Alors, c'est vrai que c'est important d'abord de de rappeler que en effet ce discours de stigmatisation du mouvement sur avec ce vocabulaire de de d'idée que c'est des violences urbaines et cetera, c'est présent dès le début hein du

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traitement politique de cette mobilisation et je pense que c'est une des raisons aussi qui font que on est dans une situation de blocage. C'est-à-dire que le gouvernement en ayant tout de suite une position, on va dire d'opposition, voire de de négation hein de de des de la légitimité de ce mouvement, a produit aussi cette forme d'opposition qui s'est incarné aussi évidemment par une gestion du maintien de l'ordre en effet vraiment catastrophique et ça je pense que tout le monde est d'accord pour pour se le dire. Donc j'ai pas l'impression que ça soit un mouvement qui se radicalise hein puisque c'est un mouvement qui quand même porte depuis depuis le début he un côté aussi très joyeux un mouvement aussi qui a un appel au service public et ça reste le mot d'ordre de ce

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mouvement des moyens pour l'école publique. Donc par beaucoup d'aspects, c'est un mouvement qui est pas forcément oppositionnel mais qui est plutôt un mouvement que j'ai appelé propolitique, c'est-à-dire qui a un appel aussi aux services publics, aux institutions et à la politique. Et en ce sens-là, je pense que la position du gouvernement là de s'enfermer dans cette définition du mouvement comme juste un mouvement de violence, c'est c'est catastrophique pour les semaines qui viennent. Alors Stéphane Zumsteek, peut-être effectivement sur la posture de Sébastien Lecnu, il y a la volonté aussi peut-être de voilà de de d'en parler à l'opinion en disant vous avez vu des des violences. Donc voilà, mais en même temps face à une opinion qui aussi soutient le soutient le mouvement quand

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même assez largement. Oui, c'est c'est le premier point à rappeler hein. Ce mouvement, il est globalement relativement populaire auprès de la population française dans son entier. Il y a dans une enquête qu'on a réalisé le weekend dernier, qu'on a publié dans la tribune dimanche, vous avez 54 % des Français, al c'est une petite majorité ça, c'est une majorité, 54 % des des Français qui soutiennent le mouvement, 40 % y étant opposés. Ils le soutiennent en dépit des violences qui ont pu être perprétées et en dépit des éléments de langage tout le monde les a vu les violences. tout le monde les a vu, tout le monde les juge. Une très grande majorité, une très grande majorité des français des juges totalement inacceptables. Mais ça ne remet pas en cause la légitimité des revendications

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des lycéens et des étudiants. Et ça c'est très important parce que pourquoi ? Parce que les Français soutiennent finement les revendications de ces lycéens, la rénovation des bâtiments, notamment la rénovation thermique, le nombre le nombre de d'élèves par classe, toute chose qui qui renvoie de toute façon ce sentiment de déclassement de l'éducation nationale réelle ou supposée mais dont on parlait dont on a parlé lors des de la publication des classements en PISA. Les Français sont sensibles à cela. Et mais dans les mouvements sociaux, si vous voulez, il y a toujours un moment de bascule. Vous parliez d'impasse tout à l'heure, quand les choses s'en lisent, à un moment donné l'opinion publique n'est pas en train d'attendre un assouplissement des plus revendicatifs. En gros, ce

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qu'attend aujourd'hui, ce qu'attend aujourd'hui la majorité de l'opinion publique, on le voit dans dans l'enquête qu'on a réalisé, ce n'est pas finalement que les bloqueurs arrêtent de bloquer ou que les lycéens reviennent en classe, c'est que il a c'est toujours comme ça que les pouvoirs publics trouvent une solution. Une solution et ce qui est pas forcément une solution sécuritaire. L'idée la priorité là dans cette enquête pour les Français 2 tiers plus de tiers d'entre disent maintenant il faut que le gouvernement parle au lycéen et trouve une solution c'estàd parle au lycéen ça veut dire pas une réponse forcément policière et c'est pour ça que le le discours de les propos de Sébastien Lecu aujourd'hui c'est aussi une façon un peu de déporter le sujet mais je ne suis pas

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persuadé de de l'efficacité en terme de communication auprès du grand public de effectivement parler du sécuritaire ou du tout sécuritaire. Oui, certes, il y a des des débordements inacceptables et alors est-ce que ça change quelque chose à la condition lycéenne ? C'est c'est traditionnellement ce que font souvent les pouvoirs public ou souvent les gouvernements joueraient le parti de l'or. C'est leur droit le plus strict et il y a une partie des Français qui considèrent que il faudrait peut-être non pas envoyer la troupe mais en tout cas être plus sévère et et plus et plus répressif en tout cas mais mais ce n'est pas du tout le cas là non et c'est le principal risque pour Sébastien Lecornou qui répondle est particulièrement impopulaire en ce moment. On en est bien

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loin de sa popularité quand il avait été nommé. C'est quelqu'un qui est affaibli en tant que premier ministre. C'est ainsi. Le désaxer tout sur le sécuritaire, sur les violences urbaines ne me paraît pas être la bonne solution pour convaincre l'opinion du fait que le gouvernement est à la manœuvre. Alors vous disiez Stéphane Zumsteek, il s'agit aussi de montrer que le gouvernement discute, parle et apporte des solutions au lycéens. Ça tombe bien, il y avait ce soir une réunion en visio entre Édouard Jeffreel, ministre de l'éducation nationale et les organisations lycéenne. Bonsoir Anne Livia Tolinqui. Bonsoir. Vous avez assisté alors non pas à cette réunion mais en tout cas à la conférence de presse après cette réunion conférence de presse des de ces de ces organisations lycéennes de leurs

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représentants. Vous êtes au Parc André Citroën donc du côté de du côté de Paris 15e arrondissement. Des organisations et des lycéens qui sont ressortis déçus. On ne s'attendait à rien et on est quand même déçu. Voilà ce que Louis Toublon a pensé du rendez-vous de cet après-midi avec le ministre. Il représente l'association Les lycéen. Pour vous donner le ton, l'Union syndicale lycéenne, elle a même quitté la visioconférence avant la fin de la réunion. Ses représentants regrettent un manque de concret. Je cite Marius Ménil, le vice-président. On ne fera pas de concession sur des miettes. On se bat pour avoir des professeurs et des conditions d'étude correctes. On ne lâchera rien. Le Premier ministre a pourtant parlé des rythmes scolaires. Le sujet n'avait pas été évoqué la semaine

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dernière. faute de temps. Mais là encore, ça ne suffit pas aux représentants lycéens. Ils ont l'impression que le gouvernement ne compte pas donner un centime de plus à l'éducation alors que demande une hausse du budget. L'Union syndicale lycéenne dit même et redit à l'instant 10 milliards sur la table ou rien. Le ministre de l'éducation leur a proposé un nouveau rendez-vous en début de semaine prochaine. C'est non, répondent deux organisations lycéennes sur trois. Seule l'association, le renouveau lycéen compte s'y rendre mais sans grand espoir. Les représentants veulent en fait être reçus par le premier ministre Sébastien Lecnu. Alors euh ils appellent aussi ces ces euh représentants d'organisation et de lycéens à se mobiliser dès samedi. Oui, je les cite, ils veulent une

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convergence des luttes samedi dans toute la France. Ils l'assurent, les vacances de la Toussin qui commencent demain ne vont pas essouffler le mouvement. Elles vont permettre selon eux de mieux le réorganiser, manière de maintenir le rapport de force. Les associations lycéennes appellent d'ailleurs à se mobiliser à la rentrée en bloquant de nouveau les établissements lycées et universités et donne une autre date de mobilisation, celle du 5 novembre. Merci beaucoup Anne Livia Tolinqui en direct du parc André Citroëne à Paris où donc vous avez pu échanger avec les représentants des lycéens. Bon François Renart, le dialogue n'est pas rompu mais là ça y ressemble un peu quand même. Alors en [raclement de gorge] fait il faut dire aussi que le gouvernement il a

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pas beaucoup de cartes dans la manche puisquil il y a pas de sous. On on demande des sous, il en a pas, excusez-moi. [raclement de gorge] Donc donc ça ça ça pose un problème. Mais effectivement pour rebondir sur ce que disait Stéphan Zoomseg, il me semble que monsieur le cornu parfois il est mieux inspiré politiquement parce que là politiquement tout résumé à une histoire sécuritaire c'est c'est ne pas voir la réalité du la réalité du mouvement. La réalité du mouvement c'est aussi les angoisses d'une génération et cetera. génération entre parenthèses dont on dit comme alors c'est marrant parce que moi j'ai commencé dans la presse c'était le mouvement lycéen de 86 hein pour pour vous dire que voilà ça ça remonte à loin et déjà il y avait la même chose c'est

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qu'on découv il y avait à la fois un discours du gouvernement de la droite à l'époque de cohabitation qui disait c'est il y a les casseurs et cetera c'est ça et puis en même temps le côté le de un autre côté l'autre bord voilà qui qui disait mais c'est c'est c'est cette génération on pensait qu'ils étaient à politique s'intéressaient pas à la politique et finalement ils en font bah là il y a la même chose aujourd'hui on disait la génération TikTok, ils sont complètement desservelés, ils passent leur temps à scroller et cetera et en fait pas du tout, ils ont des revendications politiques et cetera. Il faut entendre ça et des angoiss qui sont graves. On va avancer un petit peu avec ce qu'on vient d'entendre Auréli Bemon et c'est quand même je pense une des

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informations de la soirée, c'est que les organisations lycéennes à l'exception d'une ne veulent plus venir au rendez-vous avec Édouard Gefrey qui leur propose de venir la semaine prochaine. Ils veulent voir Sébastien Lecorn directement. La semaine prochaine aussi faut préciser que c'est les vacances scolaires. Effectivement, c'est pas la première fois d'ailleurs que les organisations lycéennes en appelle au Premier ministre. Mais pour l'instant euh Sébastien Lecnu n'a pas prévu de recevoir les lycéens. Ça arrive qu'ils reçoivent. Par exemple, lundi dernier, il y avait les les distributeurs de carburant. C'était c'était à Matignon. Il a aussi déjà reçu des syndicats agricoles, mais pour l'instant euh ça doit être traité par le ministre de

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l'éducation, Édouard Gefrey. Euh non, moi ce que je trouve aussi le plus le plus inquiétant pour le gouvernement, c'est cette nouvelle date de mobilisation aussi pour le pour le 5 novembre parce que le 5 novembre, on sera donc à la rentrée des vacances de la Toussin. Sachant que les vacances de la Toussin, c'est censé être le moment un peu charnière. le gouvernement légitimement mise sur un essoufflement pendant pendant les vacances et a promis qu'il y aurait des annonces fin octobre début novembre donc à la rentrée. Sauf que là, on voit que les syndicats lycéens disent déjà nous la rentrée, ben ça sera à nouveau par une mobilisation. Et sachant qu'il va y avoir cette date de samedi à laquelle on ne sait pas exactement on va en dire un mot juste aprè quoi on va s'attendre mais ça va être

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intéressant de voir s'il y a beaucoup de lycéens dans la rue un samedi jour de vacances jusqu'ici les mobilisations lycéennes c'était si je puis les dire ainsi sur les horaires d'ouverture des lycées c'est-à-dire que le soir tout le monde rentrait sagement à la maison quitte à reprendre les blocages le lendemain ou aller manifester là sur les vacances s'il y a beaucoup de lycées un samedi dans les rues, ça montrera un degré de motivation qui potentiellement n'indique pas un essoufflement. Un mot peut-être rabaté sur ce qu'on a entendu aussi sur l'idée de ces lycéens certaines organisations en tout cas qui disent on va profiter des vacances pour réorganiser le mouvement. Ça rappelle un petit peu pour ceux qui l'ont connu le le mouvement de 1990 ou qui se passe

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d'ailleurs à ce même moment de l'année où les vacances n'ont pas permis de d'apaiser le mouvement mais finalement de monter en puissance. Oui. Euh vous vous faites bien vous faites bien de rappeler l'histoire des des mouvements lycéens. Je pense que c'est important quand même de rappeler aussi que les mouvements lycéens ont jamais été anecdotiques dans l'histoire politique récente, c'est-à-dire que ils ont toujours porté en eux les germes de mobilisation plus large. Euh je pense que la journée de ce samedi, la journée du 17 n'est pas à négliger, hein, pour tous les les chercheuses et chercheurs comme moi qui suivent un peu cette mobilisation ces dernières semaines. on voit que la journée du 17 est un horizon qui est qui est en permanence un peu mobilisé par par les lycéens et les

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étudiants, y compris parce qu' aussi le la mobilisation des gilets jaunes, même si c'était il y a presque 10 ans, et une forme de repère aussi pour pour des des jeunes qui s'engagent aujourd'hui et ça c'est très intéressant et c'est là-dessus que que je voulais peut-être insister, c'est que on a une mobilisation lycéenne quand même. Je pense que tout le monde sent bien que c'est une mobilisation qui dépasse largement juste la question des moyens pour l'éducation nationale. Certes, c'est vraiment le point de départ et ça, je pense que c'est vraiment important de dire que de ce point de vue-là, les organisations lycéennes et les lycéens qui prennent la parole dans les médias aussi sont très clairs. Ils veulent un plan d'investissement pour l'éducation nationale et ça, je pense que c'est très

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fort aussi de rappeler quand même que c'est ça la base, hein. C'est des gens qui demandent des professeurs et des établissements dans lesquels ils peuvent étudier. Euh et puis euh là où ça c'est plus intéressant, c'est que c'est vrai que on sent qu'il y a une génération qui s'est politisée ces dernières années en dehors peut-être des cadres traditionnels d'engagement. C'est aussi pour ça que beaucoup n'ont pas vu cette politisation, mais c'est une politisation qui a irrigué la culture de cette génération et qui se manifeste aujourd'hui par un dynamisme qui est, disons-le, remarquable. Il y a des observateurs qui viennent maintenant de toute l'Europe pour regarder ce qui se passe dans les rues dans les rues de de nos villes et il se focalise pas sur les

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violences les observateurs. Il voi euh les pancartes, la solidarité entre diverses générations, la solidarité aussi entre diverses classes sociales. Je pense que c'est un mouvement euh une des un des marqueurs de ce mouvement, c'est aussi une solidarité, un mouvement qui part des quartiers populaires mais qui est largement soutenu par la population et y compris par ceux qui rencontrent pas les mêmes difficultés. Alors Stéphane Zoomste, euh on a et euh Ulis Rabaté a commencé à l'évoquer la question du mouvement de samedi. Euh que que vous que voyez-vous vous de votre côté ? Euh parce que moi, c'est vrai que je regardais tout à l'heure un petit peu les revendications. Donc on a les lycéens d'une part, parfois quelques étudiants. Sinon c'est coup de la vie, carburant, gel des allocations,

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répression policière, critique de la démocratie, défense du service public, critique du capitalisme. Il y a potentiellement la colère des taxis, des agriculteurs, des défenseurs du climat. Est-ce que quand c'est aussi varié, ça vraiment ça peut imprimer dans dans l'opinion ? Alors, c'est une question qu'on pose toujours au sondurs, c'est quel sera le niveau de mobilisation ? [rires] Mais enfin, en tout cas, c'est pas la première fois qu'on me la pose. Je je me dis même que c'est pas la première fois que vous me la posez pour de Mais euh non, c'est évidemment on n'est pas on nous ne sommes pas en capacité de réponsable. C'est plus sur Est-ce qu'on arrive à identifier quand il y a autant de thématiqu ? Est-ce que dans l'opinion on arrive bien à identifier ? Les gilets

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jaunes, c'était assez clair à la rigueur au départ. Là, ça semble assez varié. Oui, c'est un mouvement enfin c'est la contestation est multiple, elle est hétérogène. Est-ce que pour autant ça pourrait entraîner un phénomène de ce qu'on appelle classiquement la convergence des luttes ? Moi je n'en suis pas persuadé. D'abord sur le mouvement étudiant, je je ne vois pas pourquoi il s'essoufflerait de façon significative à l'occasion de ces vacances parce que ça reste des lycéens. Ce sont des vacances relativement courtes. C'est pas les vacances d'été. On a une population lycéenne qui est quand même en tout cas pour ceux qui manifestent ou ceux qui bloquent qui est particulièrement remontée et qui a fait preuve là en expliquant que non pas d'intransigence mais d'un certain

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jusqu'au boutisme malgré tout en disant on ne veut plus rencontrer le ministre de l'éducation nationale on veut voir Sébastien Lecornu qui visiblement n'a pas l'air d'être sur la même langue longueur d'onde. Le mouvement ne va pas à mon sens selon moi s'essouffler. Après, est-ce que pour autant à cause de des de la multiplicité de la contestation sociale en France ou des différentes professions ou des différents secteurs économiques qui sont en colère aujourd'hui pourrai entraîner un mouvement un mouvement social beaucoup d'ampleur d'une vraie crise sociale en France ? Je n'en suis pas persuadé non plus. Pourquoi ? Non pas parce que les gens ne sont pas prêts à se mobiliser mais parce que nous sommes à quelques mois de l'élection présidentielle. C'est ce que disait

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Sébastien le Cor tout à l'heure d'ailleurs et dans l'esprit je pense de toute de toute une partie de ces Français mécontents et bien l'occasion de manifester de manifester son mécontentement elle n'est pas obligée de passer par la rue parce qu'il y a très très bientôt une échance autrement bien plus importante une sanction électorale. Peut-être ce qui explique d'ailleurs alors évidemment on est toujours très prudent avec les sondages de d'intention de vote ici à France info mais on a pu en voir quand même quelques-uns qui donnent encore Marine Le Pen un peu plus en hausse là c ces derniers temps. Ça c'est la grande tendance de ces derniers mois. Jamais le les candidats parce qu'il y en a eu deux hein du Rassemblant national n'ont vu leur leur gros potentiel de premier tour décliner. Ça

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c'est une réalité. Est-ce autant que le rassemb national bénéficie particulièrement de cette grogne sociale maintenant ou de cette de ce mouvement lycéen ? Je n'en suis pas sûr. Je pense que le rassemblement national profite depuis des années d'un contexte d'un état d'esprit sur le déclinisme sur l'état de la société. Mais est-ce qu'il profite de la crise étudiante ou de la crise ? Pas forcément. et pas forcément non plus de la contestation de certaines professions face à l'insuffisance des boucliers tarifaires en matière de carburant. Oui, je je rebondis sur ce que disait Stéphan Sensweg et sous le contrôle de Uliss Rabat, mais il me semble que dans les mouvements lycéens et étudiants, ils sont toujours en milieu de mandat. C'est-à-dire que 1,68 par exemple ou euh

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ou alors 86 un peu à part mais 90 94 2006 c'est toujours il y a eu une élection présidentielle qui a qui a fait espérer quelque chose et puis ah ben non finalement on entre dans un dans dans un espèce de de longtemps mort hein euh le 68 c'était de Gaul 10 an suffit et euh et et là et euh avec Chira qui avait l'idée 2002 c'est le président de tout le monde et cetera puis finalement il fait rien 2006 on râle contre lui et cetera et là très étonnamment je crois que dans l'histoire c'est très rare qu'il y a un mouvement qui soit aussi proche de d'une échéance électorale parce que comme vous le disiez tout le monde all dans la tête de dire bah ce on n'est pas content, on va on va on a aussi beaucoup pointé le fait que c'était rare d'avoir un mouvement peut-être rabattait un mot là-dessus qui

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qui n'est pas de si vous avez commencé à l'évoquer d'ailleurs qui n'est pas de de de il y a pas forcément de réforme visée de projets de loi de voilà c'est ça aussi qui qui fait la la force et la le côté surprenant de ce mouvement si vous voulez bien en quelques mots. Oui. Oui. Ce qui est intéressant de je pense qu'il faut vraiment replacer ce mouvement dans le le moment politique en fait que la France traverse. C'est un mouvement qui est quand même marqué par la présidence Macron. Il est très présent dans les dans les manifestations, dans les slogans. Je vous rappelle que la jeune génération l'appelle même le maudit. Donc on sent quand même que il y a une fin de règne euh de de de ce président qui se manifeste aujourd'hui dans une mobilisation, vous avez raison de le

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dire, qui on sent qui déborde et qui touche toutes les questions politiques. Et je pense d'ailleurs, c'est aussi pour ça que ce mouvement est si populaire en France, c'est parce qu'en fait il affronte les grands débats politiques de notre temps. Un mot Aurélia Bemont et après on passe à la suite. Un mot encore sur la mobilisation de samedi. Stéphane Zumsteek disait une convergence, j'y crois assez [raclement de gorge] peu, crise sociale, j'y crois assez peu. Comment elle est elle est perçue d'ors et déjà avec les premières remonté du côté du gouvernement ? Avec un grand point d'interrogation et un soupçon d'inquiétude puisque Sébastien Lecornu quand la question lui est posée très directement ce midi, est-ce que vous redoutez des violences ? La réponse est oui. Donc ça ça prouve

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que le gouvernement est quand même très attentif à ce qui va se passer samedi. Il y aura donc sans doute un déploiement de force de l'ordre qui sera massif. Et ça m'a fait parce que évidemment on pense beaucoup au gilets jaunes et à l'époque des gilets jaunes quand on interrogeait l'exécutif sur comment vous envisagez samedi, est-ce que vous êtes inquiet ? On nous répondait toujours euh on n'est pas inquiet mais on est vigilant. Là, l'exécutif pose clairement que oui, ils sont un petit peu inquiets. Alors, est-ce que c'est pour mieux conjurer ? Euh, on ne sait pas et on saura samedi une fois qu'on verra l'ampleur de la mobilisation ou pas. Ça c'est vraiment pour l'instant un peu d'interrogation. di