Face-à-Face : Manuel Bompard - 08/06
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] il est 8h30 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV bonjour manuel Bompard vous êtes le coordinateur de l'équipe opérationnelle de la France insoumise en gros vous êtes le Patron vous êtes député des Bouches-du-Rhône on va revenir évidemment sur cette journée cette journée qui commence dans une demi-heure dans l'émission et honnêtement on se demande un peu pourquoi bah on se demande pas pourquoi normalement il y a une niche du groupe liotte le groupe liote a fait le choix de déposer à l'intérieur de cette niche parlementaire une proposition de loi de d'abrogation de de la réforme des retraites et nous allons pouvoir en discuter puisque il y a plus grand chose dedans quand même en tout cas il y a plus que vous vouliez alors on va pouvoir discuter de la proposition de loi dans cette proposition de loi initialement il y avait l'abrogation de la retraite à 64 ans et la présidente de l'Assemblée nationale que j'ai vu hier d'ailleurs sur votre antenne franchement ça fait longtemps que j'avais pas vu une comédie d'une aussi mauvaise facture elle vient la main sur le cœur nous dire moi présidente de l'assemb nationale j'applique les règles mais c'est une mauvaise plaisanterie on a le droit dans ce pays de pouvoir voter à l'Assemblée nationale pour savoir si la majorité des députés sont favorables ou pas à l'abrogation de la retraite à 64 ans on a quand même le droit de le faire et après cette décision estime qu'en vertu de l'article 40 qui empêche qu'une proposition de lois c'est à dire une loi qui émane des députés rajoutent des dépenses en vertu de cet article elle estime que c'était pas constitutionnelle mais c'est une plaisanterie madame Brown privé qui préside le bureau de l'Assemblée nationale à la fin du mois d'avril a accepté le dépôt de cette proposition de loi donc à accepter sa recevabilité à la fin du mois d'avril et depuis elle a changé d'avis pourquoi elle a changé d'avis parce que le Président de la République lui a mis la pression en vérité en prenant cette décision je le dis de manière solennelle madame bonne Pivet n'est plus présidente de l'Assemblée nationale elle est une sorte de bon petit soldat qui applique à la lettre les consignes du président de la République et ça je faut le dire Madame Apolline de malade c'est extrêmement grave parce que dans notre pays il y a quelque chose qui s'appelle la Constitution la Constitution dans cette constitution notamment dans le préambule de la Constitution et à la déclaration des droits de l'homme et du citoyen et un des principes qui figurent dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen c'est le principe de la séparation des pouvoirs principes de la séparation des pouvoirs on l'apprend au collège en France qu'est-ce que ça veut dire ça veut dire que le pouvoir législatif il n'est pas sous la coupe du pouvoir exécutif que les députés ils peuvent délibérer librement ce sont les représentants légitimité c'est-à-dire que quand vous allez l'avoir au perchoir comme on dit c'est-à-dire lorsqu'elle est en train de présider une séance vous n'aurez pas pour elle les attentions ou les égards que vous devriez avoir à l'endroit d'une présidente de l'Assemblée pour vous elle n'est plus président mais écoutez la présidente de l'Assemblée nationale son rôle c'est d'être la garante de la protection du pouvoir des parlementaires des droits des parlementaires c'est ça son rôle elle nous représente même si elle est pas de mon étiquette politique elle est censée nous représenter tous les députés défendre nos droits défendre notre pouvoir vous étiez souvent dans sa cible elle parle même à votre endroit de pompier pyromane à propos de écouter d'abord je vais vous dire contrairement à ce que j'entends d'ailleurs depuis plusieurs jours sur les plateaux de télévision ce n'est pas vrai que Madame Bron pivete le droit respecte la Constitution et respectent les règles parce que si c'est le cas vous allez me dire en vertu de quel article par exemple du Règlement de l'Assemblée nationale ou de la Constitution elle peut décider avec la présidente des Affaires sociales de l'Assemblée nationale de refuser à des parlementaires d'amender en vertu de quel article en vertu de quel article de la Constitution en vertu de quel article du règlement intérieur elle peut prendre une telle décision aucun strictement aucun l'article 44 de la Constitution tout à l'heure quand vous allez rentrer dans l'émission je pense que quand on va rentrer dans l'hémicycle d'abord le groupe puisqu'il est dépositaire de cette proposition de loi va présenter son intention son objectif ensuite chaque groupe parlementaire pourra dire qu'est-ce qu'il avait l'intention de voter sur ce sujet et nous demanderons des explications donc vous allez faire un faux votre enfin vous allez vous allez faire comme si il y avait un vote non nous allons demander des explications nous allons demander puisque c'est notre droit à l'article le règlement intérieur de l'Assemblée nationale nous permet par exemple de demander des explications écrites sur chaque amendement qui a été jugé et recevable donc nous allons demander en vertu de quel règlement vertu de quel article c'est amendement a été jugé je parlais de la question du vote et je disais finalement il n'y aura donc pas eu de vote sur cette question de l'allongement du temps de travail jusqu'à 64 ans elle me dit oui mais c'est pas de notre faute c'est parce que elle est fille notamment qui crie aujourd'hui au fait qu'il n'y ait pas de vote à déposer trop d'amendements exprès pour pas qu'il y ait de vote mais c'est pas complètement faux mais Apolline c'est la France insoumise qui a utilisé l'article 49-3 il y a eu des morceaux en fait c'est une pièce qui se joue en plusieurs actes non il y a eu certains axes ou même à LFI vous ne vouliez pas que de alors attendez je vais vous répondre mais d'abord je veux dire c'est pas une pièce c'est pas un jeu on joue pas on parle de la vie des gens on parle de deux ans de vie à la retraite pour des gens non je suis bien d'accord c'est en tout cas ça s'est passé en plusieurs étapes en plusieurs chapitres si vous préférez mais sur le fond lorsqu'elle dit qu'il y a des moments où vous ne vouliez pas de vote c'est vrai c'était même revendiqué par Jean-Luc Mélenchon j'ai sous les yeux sont tweet à l'époque il avait reproché au parti communiste membre de la nuit passe d'avoir retiré des amendements et il dit pourquoi se précipiter à l'article 7 c'est-à-dire celui sur le passage de 62 à 64 ans le reste de la loi ne compte donc pas hâte de se faire battre ça veut dire qu'il avait peur alors que vous vous fassiez vous voulez bien ce qu'on va faire c'est que puisque vous avez dit qu'il y avait plusieurs épisodes on va reprendre l'histoire depuis le début hein qu'est-ce qui s'est passé le gouvernement avait l'intention de reporter l'âge de départ à la retraite à 64 ans il aurait pu le faire dans une proposition de loi classique une procédure parlementaire il a choisi une formule il a choisi une formule qui s'appelle le recours à l'article 47 1 de la Constitution qu'on est tous devenus des grands spécialistes de la Constitution donc le point positif de cette séquence donc il a compris mais le temps du débat parlementaire en nous forçant à avoir 9 jours de débat à l'intérieur de l'Assemblée nationale vous avez malgré tout et je l'assume et vous l'avez assumé en disant que vous aviez peur de vous faire battre de me faire battre je revendis le mot mélange d'accord moi je vais vous dire quelque chose je revendique le fait de ne pas être rentré dans le cadre qu'avez-vous lu nous imposer le président de la République en disant on va expédier ça en quelques jours pour pas permettre à la résistance sociale dans le pays de se déployer et oui à ce moment-là de l'examen du texte en faisant en sorte que le débat dure le plus longtemps possible on a laissé le temps à la mobilisation sociale de se déployer mais à la fin c'est pas moi qui en dernière lecture parce qu'en tout état de cause il y aurait eu un vote en dernière lecture normalement c'est pas moi qui est le recours à l'article 49.3 d'empêcher les députés de voter aujourd'hui sur une proposition d'abrogation de la réforme des retraites c'est pas moi qui est en train de le faire d'ailleurs le député Eric Coquerel de la France insoumisky président de la commission des finances soit effectivement examiné juste une chose la Constitution le fonctionnement parlementaire les macronistes peuvent pas jouer avec comme ils veulent voilà donc là il y a des lignes rouges qui sont franchis et qui sont inacceptables et ça va seulement moi qui devrait m'indigner bah les conséquences elles vont être d'abord c'est c'est du point de vue pour les Françaises et les Français vous savez très bien quels sont les conséquences ils se disent mais qu'est-ce que c'est que cette histoire on a élu des députés ils vont plus vraiment dans la rue non mais attendez ça on va en parler mais est-ce qu'il y a pas un moment où les Français eux-mêmes ne sont pas forcément devenus je vais vous répondre cette réforme en un jour mais qui sont un peu passés à autre chose je vais vous répondre sur ce sujet je vous promets mais d'abord je veux vous dire vous m'avez demandé quelle va être qu'elles vont être les conséquences d'abord ça abîme la démocratie parce que les gens se disent je vais voter pour des députés en fait c'est députés ils peuvent pas voter ensuite qu'elle va être notre réponse je vous dis il ne devrait pas y avoir que nous qui réagissons sur ce sujet les lignes rouges qui sont franchis du point de vue du respect de nos règles élémentaires qui permettent le fonctionnement normal d'une démocratie ça inquiète beaucoup de gens pas seulement la France insoumise donc nous nous l'avons dit nous allons le faire nous allons saisir le Conseil d'État nous allons saisir les institutions internationales le Conseil de l'Europe la Cour européenne des droits de l'homme en leur disant attention ce qui se passe en France est une dérive grave on est sorti d'un cadre républicain normal on est dans une monarchie présidentielle absolue où le président de la République tout seul peut décider contre tout le monde puisse être carrément pointé du doigt voir un problème de régime mais elle l'est déjà la France elle l'est déjà il y a déjà eu des institutions internationales qui ont dit attention alors c'était plutôt sur la manière avec laquelle a été encadrée devrais-je dire réprimer la mobilisation sociale le Conseil de l'Europe des des comm de l'ONU ont dit attention ce qui se passe en France mais pas normal non mais c'est pas Emmanuel comme le droit nous le permet à Pauline de Malherbe dans notre pays où vous avez des recours nationaux c'est le Conseil d'État et quand tous les voies de recours nationaux sont expirés vous avez des possibilités de recours auprès notamment la Cour européenne des droits de l'homme pour dire ce qui se passe n'est pas respectueux des règles élémentaires dans laquelle dans lesquels devraient fonctionner une démocratie juridique dans l'assemblée il y a encore une bataille politique que vous estimez pouvoir la mener avec une motion de censure bien sûr ben ça c'est la réponse institutionnelle l'exécutif puisque la motion de censure ça vise à censurer l'exécutif l'exécutif à outre-passer son rôle quand vous avez une ministre une secrétaire d'État en l'occurrence du gouvernement qui vient sur un plateau de télévision et qui dit on fera tout ce qu'il est en notre capacité pour empêcher le vote mais je suis désolé de vous le dire l'exécutif n'a pas Assimil dans la manière avec laquelle s'organise le débat parlementaire en France donc nous déposerons une motion de censure avec tous ceux qui veulent la déposer nous la déposerons parce que nous considérons que ce qui s'est passé et te la Constitution a été piétinée le droit des parlementaires sont piétinés et donc nous réagissons par une émission quand vous voyez qu'il y a finalement assez peu de monde dans les rues mardi lors de la 14e journée de mobilisation est-ce que vous vous dites pas bon peut-être qu'il est temps de passer à autre chose alors d'abord je pense que c'est vrai qu'il y avait moins de monde je ne le conteste pas que les fois précédentes je pense qu'il faut pas non plus mépriser des mobilisations de 300 000 selon la police ou 900 000 personnes selon les organisations syndicales et quand il y en a besoin ça veut dire que ça va être parfait en tout cas qui a renoncer c'est un fait qui a eu moins de monde ce que je vous dis c'est que c'est quand même des centaines de milliers de personnes après comme vous l'avez dit vous-même 15 journées d'action après 6 mois de mobilisation dans un contexte il y a un contexte de extrêmement dur d'un point de vue social avec l'inflation sur les prix les commentaires les gens ont des difficultés la question la question à Pauline de Malherbe c'est est-ce que vous avez l'impression est-ce que vous avez l'impression que les gens ont été convaincus que les gens sont d'accords je pense pas que les gens qui ne sont plus dans la rue soit pour autant pour la réforme à 64 ans mais pour autant ils sont passés à autre chose vous-même mais moi je vais je vous le dis solennellement là aussi on lâchera jamais l'affaire sur ce sujet jamais c'est à dire que tôt ou tard on utilisera tous les moyens possibles tôt ou tard la réforme sur la retraite à 64 ans sera abrogée dans ce pays on le fera s'il le faut lors de notre prochaine niche parlementaire on redéposera une proposition de loi d'abrogation s'il y a il y aura une discussion budgétaire à la fin de l'année sur le projet de loi de finance de la sécurité sociale on déposera des amendements pour abroger la retraite à 64 ans je vais vous donner un exemple dans le dernier discussion sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale à la fin de l'année dernière on avait déposé des amendements en disant qu'on se fixait l'objectif de la retraite à 60 ans d'ailleurs à l'époque ils avaient été jugé recevable vous voyez recevable pourquoi parce que ils font pas de charge financière c'est un objectif là on avait déposé dans la niche liotte puisqu'on avait compris que Madame brun Pivet avait l'intention de censurer c'est pas grave on avait des poseurs qui disaient la nation se fixe l'objectif de la progression de la retraite à 64 ans ça ne crée aucune charge financière vous êtes d'accord c'est un objectif elle les a jugé ils recevable en vertu de quel article voilà la réalité c'est qu'ils ont peur ils ont peur ils avaient peur aujourd'hui de faire la démonstration qu'une majorité de députés à l'Assemblée nationale est hostile à cette réforme et donc ils ont empêché le vote et c'est extrêmement grave on ne lâchera jamais l'affaire voilà ce que vous dites manuel Bompard des questions économiques j'ai des questions aussi sur la Baya et j'ai des questions sur table ou d'abord sur l'économie les super profits des autoroutes seront sans doute taxées et le ministre des Transports a demandé aux opérateurs d'autoroute de faire un geste est-ce que ça vous paraît d'aller dans le sens de ce que vous auriez pu décider aussi mais c'est le c'est le ministre de ce gouvernement c'est monsieur et madame je demande alors Monsieur le Maire c'est je demande s'il vous plaît aux entreprises qui font des profits extraordinaires d'en faire un petit peu moins je demande s'il vous plaît peut-être d'augmenter un peu ça il se passe jamais rien donc ils vont demander encore une fois comme d'habitude aux grandes concessions autoroutières s'il vous plaît faites un effort elle le feront pas d'ailleurs elles vont faire un petit effort mais c'est vrai que c'est assez contraignant il faut avoir le journal l'hebdomadaire s'il faut payer en chèque-vacances enfin on s'est rendu compte que les journaux alinéa a publié au mois de mars après innoble journalière n'a plus oublié au mois de mars un rapport qui démontre que Monsieur Macron quand il était ministre de l'Économie madame borne quand elle était directrice de cabinet au ministère de l'écologie avait organisé le fait que les concessions les sociétés autoroutières puissent faire des profits gigantesques et extraordinaires que leur rentabilité a été de 12% je crois alors qu'elle était prévue de 8% ça c'est la réalité de la politique qui est mise en place donc maintenant les autoroutes elles ont été privatisées dans des conditions désastreuse et vous avez aujourd'hui des gens à qui on dit faites des efforts mais ils sont en train d'augmenter le prix des péages et dans le même temps ils s'en mettent plein les poches ils se font des profits qui sont des concessions en l'occurrence et je pense que ceux qui l'ont voté doit avoir du mal à se regarder dans la glace aujourd'hui manuel Bompard je voudrais que vous regardiez et que vous écoutiez ce reportage de Véronique Faivre sur BFM TV à l'entrée de collège et de lycée à Lyon écouter ces jeunes filles à propos du port de la Baya 16 18 30 élèves à porter des à Bayards même des pavés une vingtaine on est pour moi il y a quelques profs qui nous regardent mal ou des trucs comme ça il y en a mais après c'est vrai que des professeurs des armées devant ses lycéennes aucun de ceux que nous avons contacté n'a accepté de nous parler face caméra mais sous couvert d'anonymat il nous affirme que volontairement ou non les élèves qui portent la Baya font peser une pression sur l'ensemble de l'établissement il arrive que certaines élèves fassent des remarques à des enseignantes surtout l'été lorsque les bras sont découverts la mixité au sein du lycée est de plus en plus compliquée qu'est-ce que vous en pensez je pense que comme chaque année quand on a envie de détourner l'attention sur des sujets sociaux qui sont au cœur de l'actualité on cherche à inventer une nouvelle polémique concentrer aux musulmans j'ai inventé je trouve que le l'écho médiatique que vous donnez à ce sujet me paraît totalement disproportionné je sais pas si vous avez pas trouvé de piscine cette année ou de plage pour parler du burkini donc vous avez trouvé les les abeilles et je pense que les musulmans de ce pays en ont marre de servir de chair à canon médiatique vous voyez donc oui oui bien sûr oui bien sûr c'est ce que vous faites en permanence et je pense que c'est assez insupportable maintenant on va parler non mais je sais pas ce que je suis en train de vous dire je suis en train de vous dire que je suis pas obligé on en parle c'est unique pour en faire de la chair à canon je pense que vous donnez un écho médiatique assez polémique qui me paraît totalement différente à vos questions vous voulez qu'on parle des difficultés à l'école parlons des difficultés moi je repose la question qu'est-ce que vous pensez du fond donc c'est pas vous qui allez décider ce que je vais dire ce que je vais dire à ma place ce que je pense du fond il y a une loi elle a été votée en 2004 une loi qui interdit les signes religieux ostentatoire à l'école il faut que cette loi soit appliquée tout simplement donc cette loi elle s'applique elle est appliquée aujourd'hui sur la situation des abayas si j'ai bien compris l'application de la loi lorsqu'une une jeune fille arrive avec une tenue de cette nature il y a une discussion entre elle et les directeurs d'établissement pour discuter avec elle de savoir si le port de ce vêtement correspond à une motivation religieuse ou pas et ensuite les directeurs d'établissements considèrent si c'est le cas ou pas si c'est le cas il lui dise que ce n'est pas possible parce que ça ne respecte pas la loi et si ce certains cas ils en reste là voilà et donc je pense que cette loi doit être appliquée maintenant puisque j'étais en train de vous dire ça et que je peux dire ce que je veux aussi sur télévision l'interprétation de la loi lorsque il y a trois quatre cas en effet comme vous dites il y a pas de problème et discussion se font ce que disent les professeurs et dans le cas du de ce lycée le proviseur c'est que quand il y a d'avantage et la jeune fille elle-même dans son témoignage dit sur 30 élèves on doit être 16 ou 18 à porter la Baya vous comprenez bien que c'est difficile de discuter avec chacun à l'entrée chaque matin est-ce que ça vous l'entendez je comprends que ça puisse être difficile mais qu'est-ce que vous proposez d'autres je sais pas justement est-ce qu'il faut pas clarifier la loi mais comment vous allez les clarifier comment vous allez déterminer qu'un vêtement ample parce que c'est une abaya c'est un vêtement très ample est un vêtement religieux vous allez le déterminer par des critères comment vous allez faire votre académie je l'ai reçu ce matin sur RMC le recteur de l'académie d'Aix Marseille il a eu ce propos très précisément à mon antenne il a dit la Baya c'est porter la Baya une manifester ostensiblement une conviction religieuse que la jeune fille cherche à imposer est-ce que ça pour vous doit ça doit être purement et simplement interdit du coup à partir du moment où on porte ça c'est son point de vue et c'est pas un point de vue il est recteurs il a dit ça c'est le fait d'excès qu'il exprime pas des points de vue donc pour vous c'est pas une tenue religieuse c'est un point de vue vous êtes d'accord c'est son avis il a le droit de le donner je ne connais pas toutes les jeunes filles qui viennent à l'école avec une abeille je pense qu'elles ont des motivations très différentes je pense que c'est pas des motivation certaines peuvent avoir des motivations religieuses d'autres peuvent avoir d'autres formes de motivation qu'est-ce que vous voulez faire d'autre que de rencontrer ces jeunes filles et de discuter avec elle les autres motivations je sais pas faut en discuter avec elle je crois que toutes les personnes qui s'intéressent à ce sujet j'ai vu des syndicalistes de l'enseignement par exemple hier dans la presse qui se sont exprimés sur sur ce sujet et qui disent par exemple je sais pas si c'est vrai ou pas c'est leur propos que par exemple ils peuvent y avoir des jeunes filles qui veulent venir avec un vêtement en parce qu'elles n'ont pas forcément envie qu'on voit les formes de leur corps etc ça peut exister aussi une autre question qui est la question de l'égalité homme-femme et il y a des professeurs qui ont précisé que ces mêmes jeunes filles c'est-à-dire celles qui portent la Bayasse sont aussi des jeunes filles qui refusent parfois la mixité qui refusit y compris d'assister à des cours sur la condition de la femme qui préfère avoir une sanction que de devoir dire que de devoir écrire sans doute dans leur copie que les femmes sont légales des hommes qui a une question sur ça c'est impossible ça vous intéresse pas qui est peut-être un lien entre le port de ce vêtement et la question du positionnement de la fin par rapport à l'homme de l'égalité malheureusement de l'avenir de malheureusement malheureusement l'égalité les gens qui ont des problèmes avec l'égalité femme homme dans ce pays ça se pas des personnes qui peuvent porter des abattes vous étiez toujours du côté de l'émancipation s'asseoir de commencer à déterminer à partir de quel ampleur du vêtement ou longueur de lait on va dessiner à la légalité pour les gens qui nous écoutent je crois pas que être dans le sens de l'émancipation c'est de déterminer à la place d'une personne qu'elle doit être exactement la tenue qu'elle porte et je dis attention à cette logique on va pas faire la police du vêtement on va pas faire l'Iran à l'envers décidé ça c'est une tenue acceptable ça c'est une tenue qui ne l'est pas donc je ne dis pas qu'il ne peut pas y avoir des difficultés je pense que quand elles arrivent vous devez les régler par la discussion et donc je reprends ce que j'ai dit tout à l'heure je pense et d'ailleurs l'interview qu'on est en train d'avoir elle est en train de le démontrer que on est peut-être pas obligé sur ce type de sujet traitons-les par les discussions localement quand il y a des situations qui se présentent 10 consacrer 15 minutes de la religion et la condition de toute critique mais puisque vous dites que ce n'est pas religieux ça vous permet si vous êtes devenus marxiste à Pauline de Malherbe ça m'intéresse mais vous savez dans ce cas là je vous propose de lire Carl Marx en entier car le mars il dit par exemple que le système capitaliste est un système qui appauvrit c'est un système qui exploite les êtres humains et la nature et comme moi je suis effectivement marxiste je pense qu'il faut lutter contre ces systèmes capitalistes vous voyez la religion et la condition de toute crise on a tout à fait le droit de critiquer la religion et je suis très attaché au fait qu'on puisse critiquer la religion dans ce pays mais je dis attention ne cofondons pas la critique d'une religion avec la stigmatisation des personnes qui la pratiquent
Manuel Bompard