Abrogation des retraites : "C’est un haut degré d’irresponsabilité du groupe LIOT"
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et notre invité politique ce matin c'est Marc féno bonjour merci beaucoup d'être avec nous ministre de l'Agriculture et de la souveraineté alimentaire on est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Julien Lecuyer de la Voix du Nord bonjour Julien bonjour Yann bonjour monsieur ministre bonjour on va parler évidemment longuement des sujets agricoles avec vous mais d'abord dans l'actualité on a appris hier que le petit neveu de Brigitte Macron avait été gravement agressé violemment agressé lundi soir par plusieurs individus dans la foulée de l'interview du chef de l'État en marge d'une manifestation contre la réforme des retraites non déclaré qu'elle a été votre réaction à cette agression hier soir puisque j'étais en débat au Sénat c'est une réaction quand même effrayante de ce qui est le degré de violence c'est-à-dire qu'au fond on est en train tous ceux qui sont en train en permanence de justifier de la violence parce que la cause serait juste ou de dire au fond tout ça c'est des manifestations qui sont pacifiques on a la démonstration que ça n'est pas le cas et deux vous avez quelqu'un qui est attaqué pour le seul motif de son lien familial avec Brigitte Macron et avec Emmanuel Macron vous je sais pas de quel degré de terreur il va falloir s'accommoder pour qu'un moment tout le monde se mette autour de la table et dénonce s'est fait violence il y a toujours des il y a des oui mais il y a des oui mais la violence sociale oui mais la violence économique oui mais on n'est pas d'accord avec il y a pas de oui mais quand il y a de la violence il y a il y a jamais aucune cause qui ne justifie de la violence physique qui est souvent nourri au démarrage par de la violence verbale il y a ça n'est pas anodin de mettre la tête d'un président de la République sur un bio et de simuler des scènes des décapitations ce n'est pas anodin de brûler des effigies à l'effigie de telle ou telle collègue mini ça pas anodin d'aller menacer des gens devant leurs habitations pour leur engagement on parlera peut-être de l'élu de syndrome des gens pour leurs engagements ou pour les causes qu'ils défendent ou pour les projets qui sont appelés à défendre pour défendre parfois l'intérêt général ils sont menacés pour eux-mêmes et ils sont menacés pour leur famille mais où est-ce qu'on où est-ce qu'on arrête cette logique avec moi vous m'avez toujours entendu dénoncé la violence quel que soit la violence quel que soit l'élu quel que soit la personne qui est concernée il faut qu'on cesse dans le débat public implicitement alors tout ça est pernicieux parce que implicitement du mieux c'est pas grave vous voyez bien que c'est un jeu on entend monsieur laissez-moi finir ma phrase on entend Monsieur Mélenchon à longueur de trucs c'est amusant c'est une façon de se défouler non ça n'est pas une façon de se défouler et je le dis très solennellement il faut que ça s'arrête on peut avoir des désaccords en politique on peut avoir des débats j'avais jusque tard cette nuit des débats au Sénat je respecte l'adversaire je ne menace pas mes adversaires et je n'incite pas ceux qui peuvent avoir parfois des esprits un peu égarés à passer à l'acte parce que les mots précèdent les faits les gestes de violence et donc il faut que ça cesse il faut que chacun se remette un peu en or demain il faut que les esprits de Mélenchon entretient la violence dans la société je vais pas moi-même faire ce que fait Jean-Luc Mélenchon mais Jean-Luc Mélenchon comme moi comme tous les autres il a il porte une responsabilité c'est d'apaiser le débat de faire qu'il y a du débat démocratique dans les enceintes où ils doivent allier avoir lieu et pas dans la rue à taper des gens pour le seul motif on commente la faire de quelqu'un qui part pour ses liens familiaux pour ces liens de sang et menacés et violenté dans la rue mais où est-ce qu'on est Jean-Luc Mélenchon qui lui-même qui a lui-même fait l'objet de violence et même de d'un projet de d'assassinat pour participer c'est pas des violences ordinaires là c'est des gens qui sont c'est du terrorisme c'est pas du tout la même nature là c'est non mais participe d’un climat général de violence faire le tri de violence des adversaires justement pour prolonger pour prolonger sur ce sujet en effet la première ministre Elisabeth borne rencontrera ce soir Yannick Morez de Saint-Brevin les pins il a été agressé à plusieurs reprises vous le savez et il a il a fini par démissionner démontre le manque de soutien de l'État est-ce que justement l'État a été suffisamment à ses côtés et de façon générale auprès des élus qui sont sans cesse menacés je suis élu municipal j'ai été maire d'abord j'ai vu monter quand même la première fois que j'ai été élu conseiller municipal en 95 donc j'ai une forme d'ancienneté dans le métier si je peux dire désormais hélas j'ai vu monter cette violence et là le fait que auparavant la conflictualité se régler entre voisins la conflictualité se régler avec le maire qui faisait figure de médiateur et la conflictualité désormais pour les mêmes motifs c'est à dire que espèce d'incitation à la querelle et de l'incitation à la querelle par la violence verbale puis physique et donc les mers sont confrontés à ces violences les mers sont aussi challengées dans j'ai un projet je suis pas avec vous et je vous menace et ça m'est arrivé comme un autre à l'époque quels sont les sujets c'est que souvent les mers ont intériorisé n'ont pas dit donc on a besoin de verbaliser les choses comme d'autres formes de violence d'ailleurs c'est que il faut que les mères puissent se saisir de la question parce que quand on est maire et que quelqu'un vous insulte ou je vais aller tuer vous dites c'est un des moments d'égarement et vous n'osez pas aller chez gendarmes vous dites on va faire monter la pression ce n'est pas le cas pour le maire de ce matin qui avait largement j'y réponds à Saint-Brevin et donc on a besoin ça et c'est d'ailleurs un certain nombre de dispositions successives qui ont été prises pour que les associations puissent être participé j'entends ce que dit Lemaire alors il va être il va être vu par la première ministre il rencontrera aussi ma collègue Dominique fort il échangera sur ce qu'il y a pu faire défaut pas faire défaut il y a le sentiment l'important c'est qu'il ait eu le sentiment que il n'était pas assez accompagné c'est même plus la question des faits donc on a besoin sans doute de renforcer notre arsenal de penser que toute la chaîne il y a pas que l'État les collègues mer chacun tient une part de la de la comment dirais-je de la chaîne de solidarité qui fait qu'on pas un élu où quelqu'un qui porte un projet d'ailleurs en soi mais l'élu il est détenteur d'une spécificité c'est qu'il est élu pour prendre des décisions et représente l'intérêt général dans son territoire il essaye de le représenter et donc on a besoin sans doute de solidifier les liens mais vous voyez bien que c'est un il y a beaucoup de mer qui sont dans ces situations là et qui abandonnent leur mandat alors là 4000 élus locaux ont démissionné depuis 2020 oui mais c'est un climat de violent vous écoutez les parlementaires il y en a beaucoup qui dit je ne retournerai plus jamais à l'Assemblée nationale mais non mais on me menace chez moi on a mûrait mon domicile et ça c'est la démocratie qu'on entrave donc il faut défendre ce maire ou cet ancien maire est défendent le principe que l'intérêt général que les gens qui s'engagent ils doivent être encouragés pas découragés et pas menacées vous avez 500 000 élus locaux il faut qu'on prête attention il faut faire attention au bruit au bruit là aussi il y a une responsabilité d'un certain nombre de gens qui a appelé à manifester et qui a montré du doigt se maire c'est monsieur Zemmour et ses amis c'est Madame Le Pen et ses amis et qui maintenant disent je recuse la violence mais quand vous montrez du doigt comme ça des gens et avec les mots qui ont été employés évidemment vous incitez des gens donc ils ont une part de responsabilité selon vous mais tout le monde a une part de responsabilité l'État doit accompagner et s'il y a des choses et ça sera regardé mais je ne crois pas sur ce sujet là mais on verra je vais pas grief au maire et puis il faut pas entretenir de querelles en plus mais ceux qui parlent de la violence comme ça qu'il a justifie ou qu'il a légitime ils ont une responsabilité on va parler de la réforme des retraites oui puisque les trois groupes de la majorité à l'Assemblée nationale ont décidé hier de s'opposer à la proposition de loi visant à abroger la réforme des retraites en brandissant un argument qui est celui de cette constitutionnalité en se basant sur l'article 40 qui empêche de créer de nouvelles dépenses publiques ou d'affaiblir le le budget est-ce que c'est la bonne stratégie selon vous c'est pas une question de stratégie c'est une question de fait ce texte enfin moi je l'ai dit il y a quelques jours sur une autre antenne enfin l'article 40 ça existe il a pas été inventé par les parlementaires il a été produit par Michel Debré le général de Gaulle en 58 l'articarol n'est pas un article nouveau c'est un article qui a été créé dès la constitution de 58 et qui dit quoi qui dit que on ne peut pas engager une dépense nouvelle c'est à constitutionnel dès lors que l'État ne lève pas le gage c'est un fait qu'on pose la question du loi si ce texte était déféré au Conseil constitutionnel tout le monde a le droit de le déférer il serait jugé inconstitutionnel sans doute pourquoi parce qu'il n'aurait il aurait enfin le principe de l'article 40 ce qui est le cas pour une grande partie des textes de loi qui sont déposés à l'Assemblée nationale les personnes qui sont spécialistes de la vie parlementaire le savent très bien il y a beaucoup de propositions qui sont assises sur une augmentation des détails sur les alcools et les tabacs ça passe quand même et pourtant là quand même quelque chose de particulier dans ces cas là le gouvernement on dit qu'il lève le gage et là pardon c'est un petit qui c'est un tout petit gage c'est un gage à 14 milliards non mais là donc c'est le montant il faut que les gens qui portent ça et qui remettent en cause au fond la Constitution la Constitution il faut qu'ils aient un amendement qui vise à supprimer l'articante mais alors à tout ou alors on ouvre une porte je le dis parce que on vit dans un état de droit c'est pas parce qu'on est dans un moment éruptif et dans un moment où il y a des gens qui ont perdu complètement le sens des choses que il faut s'affranchir de tout tes règles y compris les règles constitués attendez je finis il a passé le texte a passé la Commission de la vérité mais peut-être que ce qui s'est passé je vous demanderai au président de la commission des finances pourquoi il a jugé qu'il ce texte n'entraînait pas une dépense supplémentaires et qui donc il était recevable mais c'est lui que vous avez dangereux c'est pas moi je viens pas m'interférer dans ces affaires là mais si vous ouvrez cette boîte là sans rien dire ça veut dire que vous pouvez faire tous les jours des textes à 20 milliards sans vous soucier le moins du monde de son financement quand même le sujet des retraites qu'est-ce qui a justifié la réforme des retraites c'est pas le plaisir d'être en défaut avec les Français de nourrir des querelles avec eux c'est que nous avons un système de retraite qui est déficitaire déjà aujourd'hui et qui valait demain la seule question qui compte à l'endroit de la proposition de la au-delà de la question constitutionnelle c'est qui paye qui finance attendez là l'humilité de la majorité est quand même est-ce que vous n'hésite pas ce texte peut passer donc est-ce qu'on a le droit dans une démocratie de simplement rappeler ce qui est la règle constitutionnelle sans est-ce qu'on a le droit j'ai entendu l'autre jour quelqu'un dire faut pas qu'on fasse de l'obstruction on se fait donner la leçon dans la majorité par des gens qui ont fait 20 000 à 30000 amendements et quand on en ferait 100 on ferait de l'obstruction mais on a dévoyé la musique ces derniers temps depuis quelques semaines puisque vous ne savez pas par quel bout attaquer ce texte qui en effet une épine dans le pied du gouvernement on l'entend bien puisque il risque de d'être voté s'il passe dans la dans la dans l'hémicycle mais cela dit est-ce que vous il y a pas une sorte de je répète le mot de stratégie et qui est en plus délétère puisque certains comme Laurent Berger patron de la CFDT qui dit que si le texte ne passe pas ce serait inacceptable Bertrand pencher le président du groupe piote qui a déposé la le texte dit ce serait un bâton de dynamique qui serait allumé est-ce que il a aussi une responsabilité quel bâton de dynamique quelle responsabilité Candy bâton dynamique qu'on lâcherait vous voyez la colère sociale pas les mots parce qu'on a commencé par la violence c'est pas un bâton de dynamite on peut avoir un désaccord politique on peut avoir un désaccord démocratique enfin c'est pas un bâton dynamique un bâton dynamique c'est un truc concret alors je vais au bout de la réponse pardon de le dire on a un déficit sur le le le retraites à moins que Monsieur pencher nous dise le contraire le texte il vit simplement à supprimer le passage de 62 64 qu'est-ce qui propose pour financer une conférence sociale oui d'accord ça c'est pas l'irresponsabilité ça non ça c'est pas grave de dire je ne sais pas comment finance j'abroge ah si si vous avez fait une erreur il propose d'augmenter les taxes sur les tabacs et boissons ça fera ça fera plaisir dans l'opinion publique c'est quand même un haut degré d'irresponsabilité et j'ai le droit de le dire et c'est pas une insulte que de dire que quand vous avez un déficit comme celui-là il est pas illégitime pardon pas faire offense à personne mais que dans le débat démocratique même la majorité fût-elle relative fut-elle relative disent comment finance or là c'est je supprime je garde d'ailleurs un certain nombre de dispositions de du projet de loi tel qu'il a été validé par le Conseil constitutionnel qui elle crée de la dépense et je ne dis pas un mot de comment je finance mais qui se moque de qui là donc c'est un institutionnalité vous la vous la soulèverez on a beaucoup de sujets abordés et d'abord l'inquiétude majeure des agriculteurs c'est la sécheresse ou les pluies dans certains cas comme le nord c'est plutôt on va on va en parler est-ce que concernant la sécheresse les plus de ces dernières semaines ont permis d'améliorer la situation des agriculteurs on en est où aujourd'hui les plus ont quand même amélioré que le rendement la situation sur les trois quarts du pays nous avions une inquiétude qui était née d'une pluviométrie très inférieure en février elle a été très supérieure en mars plutôt supérieur en avril et plutôt dans la moyenne au moins on met le moine n'étant pas terminé avec des températures par ailleurs qui sont des températures plutôt sous les moyennes saisonnières ce qui m'invite à deux choses la première c'est qu'il faut qu'on nous politique qu'on s'évite de commenter la météo tous les matins parce que je pense qu'on a besoin de raisonner à 30 ans ce sujet du dérèglement climatique et pas est-ce qu'il va faire beau dans 15 jours ça c'est l'affaire des météorologues et moi qui suis assez passionné de météorologie je le laisse sur mes météorologues pas qu'on commande parce que vous avez raison je l'avais d'ailleurs dit au moment du salon d'écriture j'ai dit attention on est en train de parler de sécheresse et dans deux mois vous verrez on dira il y a trop d'eau chez nous c'est le cas on est voilà et c'est le cas chez vous donc c'est mieux alors ça veut pas dire que l'état des nappes c'est amélioré ça veut dire juste que la pluviométrie est au rendez-vous est parfois trop au rendez-vous on a moins de besoin d'irrigation je pense aux céréales à la paille dans une région comme la mienne manifestement comment plus les températures ont été normal il y aura pas besoin d'irrigation alors ça veut pas attendez plus clair juste sur les conséquences pour les récoltes on est le 15 mais alors maintenant on est dans un espèce d'anticipation on ne connaît des récoltes pardon de le dire comme ça qu'à la récolte donc on peut pas dire si on va monter de pêche d'abricots cet été aujourd'hui donc on a des nappes qui sont par constitués mais de l'eau qui a été qui vient couvrir le besoin des plantes adaptes partout sauf quand même sur le bassin militaire indien donc ça c'est plutôt un élément de réassurance deuxième élément des zones comme les celles que vous connaissez le mieux non pas de calais si on penche empêche l'implantation on finit par être retard alors ceci dit là aussi on commande des choses tous les ans moi je connais pas une météo parfaite sur toute la France chaque année enfin c'est tous les ans il y a trop d'eau le problème de la météo c'est quand elle dure trop longtemps comme on dit comme disent des paysans c'est trop de pluie trop de chaud trop de secs trop de froid trop de vent c'est l'excès de quelque chose qui est mauvais en météo donc on peut nourrir quelques inquiétudes sur le sur le la région Hauts-de-France pour les régions pour les raisons de pommes de terre pas pomme de terre betterave pour les betteraves aussi compris du retard et qui pourront peut-être pas être plantés pour un certain nombre d'entre elles reconnaissant les choses mais ça c'est le rythme classique de ce point de vue là pas de d'inquiétude au-delà de ce que peuvent nourrir des inquiétudes d'influctuation et puis dans le sud plutôt sur effectivement les fruits aussi le maraîchage mais le maraîchage c'est plus réparti dans le sud c'est quand même le l'arboriculture est très présent trop tôt aussi pour dire si on va devoir payer plus cher parce qu'on voit bien j'étais dans les Pyrénées-Orientales que il y a des arbres qu'on est obligé qu'on est obligé de délester de leur fruit parce qu'ils ne pourront pas supporter la sécheresse pour eux-mêmes et pour les fruits donc faut supprimer il faut faire un choix de récolte ou de non récoltes et donc là on peut penser qu'il y aura une raréfaction d'autant plus que d'ailleurs pêche nectarines des sujets comme ça les fruits de cette nature du coup plus cher on peut pas dire mais il peut y avoir un risque et ce d'autant qui vient se rajouter un sujet c'est que de l'autre côté de la frontière pyrénéenne les Espagnols eux sont très gravement touchés sur la quasi-totalité de leur territoire par un épisode de sécheresse intense donc on a besoin donc ça c'est la vigilance du court terme après on a besoin de construire territoire par territoire une forme de résilience cette année dans le dans les hauts de France c'est trop d'eau je personne ne sait dire aussi dans 5 ans dans les Hauts-de-France c'est pas pas assez d'eau oui voire même si dans trois mois il y aura pas voilà en effet une nouvelle canicule personne ne le sait mais donc on a besoin de construire en revanche une résilience des systèmes agricoles la résilience c'est pas la disparition c'est quels sont les modèles qui seront les mieux adaptés à des phénomènes climatiques qui s'intensifient trop d'eau pas assez d'autres d'autres choses souvent mais juste une précision sur la question de l'eau parce que quand Emmanuel Macron a présenté son plan haut dans la foulée vous étiez devant le Congrès de la nsea et vous je leur avais dit que les agriculteurs n'auraient pas à fournir d'efforts supplémentaires et n'auront donc pas à baissé leur prélèvement la semaine dernière sur LCP Christophe BECHU votre collègue ni de la transition écologique assure que la filière agricole sera concernée par les efforts à fournir son métier c'est le prélèvement net peut rester stable parce qu'on va avoir besoin de plus d'irrigation en France parce qu'il y a des territoires qui n'avaient pas besoin je pense à la filière pomme de terre c'est des territoires où on arrosé un peu les pommes de terre mais il y a des zones maintenant qui sont plus en nécessité simplement les efforts que doit faire l'agriculture c'est les efforts de sobriété à l'hectare c'est ce que j'avais d'ailleurs dit à l'endroit où vous indiquez dans le congrès de la SSH je lui ai dit le prélèvement net dire qu'on va le réduire surtout dans un pays comme le nôtre qui a un 6% des surfaces seulement sont irrigués en France 10 15 20% on est moins en surface irriguée que les Pays-Bas bon donc on n'est pas on peut pas il faut pas se vider Pender s'auto flageller simplement on a besoin de sobriété à l'hectare parce que il y a il y a un besoin de prise de conscience collective mais les agriculteurs l'ont déjà pris pour faire en sorte que chaque goutte utilisé soit le mieux utilisé le plus efficace mais vous confirmez qu'il y aura pas de baisse d'après la fin mais l'idée c'est d'avoir une stabilisation sur la partie agricole pourquoi parce qu'on a besoin non baisse des prélèvements c'est déjà un effort parce que beaucoup nous demandaient une augmentation des prélèvements agricoles mais une non baisse ça passe par une sobriété à l'état mais en demandait plus que ça c'est renoncer à l'agriculture l'autre sujet d'inquiétude c'est la résurgence de la grippe aviaire il y a combien de cas aujourd'hui sur le territoire il est un peu plus de 300 on a surtout une inquiétude sur une résurgence dans le Sud-Ouest c'est une zone qui avait été assez épargnée à bâtir une trentaine de cas en une dizaine de jours malheureusement sans conscience alors ça c'est la science qui documentera sans qu'on sache pourquoi c'est très urgent on sait que vous savez très bien comme moi que théoriquement la grippe aviaire c'était plutôt automnale en fonction des migrations l'an dernier on a vu apparaître le fait que on avait plutôt une présence permanente du virus et qui n'était pas liée aux migration des oiseaux et mes théoriquement quand on arrive au printemps les températures font que la grippe aviaire disparaît qu'on a une période de pause plutôt entre mais et septembre octobre malheureusement là on a une résurgence un peu inexpliquée d'ailleurs enfin bon hier je réunissais les acteurs de la filière et la stratégie mais c'est la stratégie qui va être celle habituelle c'est les confinement c'est le des peuplements mais c'est c'est vous avez 31 foyers vous avez une zone autour du foyer vous avez le foyer et vous avez une zone un peu plus large pour éviter les contaminations si on sait que c'est une contamination qui est large donc mesure classique malheureusement donc ça c'est un point de d'inquiétude et puis deux j'aurais réussi aussi les acteurs de la filière parce qu'on a heureusement aujourd'hui une solution vaccinale en particulier pour les canards qui sont ceux qui sont les plus vecteurs du virus et on travaille actuellement à au déploiement comme je m'étais engagé devant les d'ailleurs au déploiement d'un vaccin pour le mois de septembre octobre pour que la saison prochaine alors ça éliminera pas le virus mais ça normalement ce vaccin ce vaccin qui a été expérimenté à grande vitesse aussi c'est en moins d'un an il permet d'éviter la surcontamination donc ça sera septembre ça concernera là aussi parce que là il y avait des têtes c'est l'alimentation là ça sera généralisé sur le territoire dernier résultat de l'expérimentation l'idée c'est d'expérimenter sur enfin de généraliser sur l'ensemble de territoires avec une remix et les canards qui sont la suite principale parce que c'est ceux qui sont plus vecteurs et ceux qui sont le plus malades si je peux dire les extraites beaucoup plus de virus que d'autres ça n'empêche pas la vigilance sur d'autres donc on va regarder comment ça se passe et puis il y a un sujet faut qu'on le pense en européen et nous sommes sur des filières qui exportent et donc faut pas que le remettre soit pire que le mal c'est à dire que ça vient d'opérer les capacités d'exportation je serai dimanche à exposer la position française sur la vaccination dans le cas de la grippe aviaire pour défendre aussi la filière dans sa capacité d'exportation alors autre sujet qui vous a occupé jusqu'au cœur de la nuit j'ai cru comprendre les sénateurs ont voté une proposition de loi pour un choc de compétitivité en faveur de la ferme France c'est l'intitulée alors les écologistes ont dénoncé une régression environnementale et finalement un texte qui répond favorablement ou plutôt au lobby et à la FNSEA est-ce que vous êtes de leur avis puisque vous étiez pas favorable à certaines des mesures de cette je disais aux écologistes que si on pouvait éviter les caricatures ça serait mieux sur ces sujets là parce que l'agriculture souffre et les agriculteurs encore plus sont beaucoup plus trop des caricatures qui ne sont pas une régression il y a dans ce texte des sujets qui sont à mon avis juste c'est la question de la compétitivité j'ai l'impression que le mot compétitivité gênait pour certains dans l'hémicycle enfin nous sommes dans une filière économique c'est pas une filière esthétique l'agriculture il y a besoin que les gens gagnent leur vie il y a besoin que dans la concurrence je parle pas de la concurrence mondiale la concurrence européenne on est une agriculture qui soit compétitive donc le mot compétitivité n'est pas un mauvais reg et c'est en cela que l'initiative du sénateur du plan du sénateur lourd du sénateur Mario de la rapporteur présidente Sophie proma est une bonne initiative parce qu'il y a des dispositions sur lesquelles ils ont voulu pointer du doigt la question du portage de capitaux de l'épargne la question de comment on a une réglementation qui ne vient pas sur Ajouter à celle qui existe déjà comment on essaie de raccourcir les délais puis il y avait des objets de désaccord avec le Sénat là aussi on peut le dire oui sans tomber dans la caricature qui est en particulier la remise en cause d'un certain nombre d'équilibres qui ont été portés et qui sont le fruit non pas de la majorité qui soutenait François Hollande mais aussi sous Nicolas Sarkozy parce que le principe de précaution c'est sous Jacques Chirac le Grenelle de l'environnement et la trajectoire de baisse des pesticides c'est sous Nicolas Sarkozy avec Jean-Louis Borloo donc chacun a fait son œuvre simplement on a besoin de penser en conscience quels sont les outils de la modernisation et je trouve que ce texte de loi et j'ai dit hier ce en quoi le gouvernement était en accord et ce en quoi le gouvernement était en désaccord sur un débat démocratique ce sur quoi vous êtes en désaccord c'est notamment une disposition qui qui doit permettre au ministre de l'Agriculture que vous êtes de suspendre une décision de l'ancêtre qui interdirait certains produits phytosanitaires pourquoi vous n'y êtes pas favorable parce que je trouve que l'équilibre qui a été trouvé je pense que c'est était maintenant posé sur la table et revenir en permanence sur les dispositions en fait on a un problème en France on change la loi est-ce qu'on peut pas simplement ce que j'ai dit d'ailleurs y compris dans la la polémique qui est née de ce que j'avais dit sur l'onces dans ces selles elles aimaient elle a mis des avis et il est pas illégitime que étant n'étant pas une autorité indépendante c'est une agence de l'État sous cotutelle de 5 ministères c'est pas une insulte c'est pas révolutionnaire c'est pas remettre en cause la science que de dire on a besoin de débat d'ailleurs sur la grippe aviaire je le rappelais aux écologistes et ils ont été les premiers à remettre en cause les préconisations de l'anxess sur les nitrites ils sont les premiers à dire je ne suis pas d'accord avec l'anxess donc on peut avoir ce débat là mais il me semble que remettre en cause et d'une certaine façon subreptisement d'ailleurs la présidente prima a dit la question n'est pas de remettre en cause l'excellence du travail et la science donc à ce moment-là ne remettons pas à cause cela et essayons avec l'anxess de construire une stratégie qui soit pas seulement la stratégie de l'analyse scientifique et qui est juste et qui est nécessaire mais la stratégie de la transition et des alternatives à trouver parce que l'ancêtre est-ce que la mission de lancer c'est pas d'avoir un avis scientifique sur des produits type le S mais met la chlore et pas de s'interroger sur le fait de savoir si on adéquation et c'est le bon timing par rapport à la réglementation européenne pardon de dire que si je trouve pas que c'est les questions qui est posée dans ce registre et pas complètement idiote parce que attendez attendez le svto la chlore est un herbicide un désherbant donc chimique s'il est interdit en France et pas dans les 26 pays européens qu'est-ce que j'ai gagné je sais pas la santé des gens non mais vous c'est une question autre pays se moquent totalement de la santé des gens quel jugement d'arrogance quand même nous aurions à dire ça non mais vous avez raison mais est-ce qu'on peut poser la question sans faire insulter de dire les 26 autres les Allemands le collègue allemand il est il vient de chez les Verts bon il est pas suspect donc par nature et c'est quelqu'un qui je travaille très bien par ailleurs mais chez eux ils ont ils l'ont pas fait pour l'instant si c'est au niveau européen c'est un double avantage 1 on crée pas de distorsion entre nous et de ça permet de l'imposer au frontières réglementation ça peut s'assumer d'ailleurs hier ce qui était amusant c'est qu'il comprit les sénateurs pour poser la surglementation mais si on peut le faire dans une chronologie qui soit crédible mais sinon ça serait mieux ce qui veut pas dire qu'on veut en rabattre sur la question de la réduction des phytos marché on va dire un mot des sénatorial puisque ça aurait lieu en septembre vous êtes chargé des négociations au sein de la majorité pour le modem ça vous occupe un petit peu j'ai l'impression est-ce qu'il y aura des listes communes modem Renaissance horizon pour les scénaristes vous savez aussi mieux que moi-même parce que le Sénat c'est quand même une assemblée particulière vous savez très bien que c'est à la fois dans les scrutins parfois plusieurs listes qui s'expriment pour des raisons diverses et variées bonnes ou moins bonne d'ailleurs pour parfois contourner la parité on va pas dire le contraire et ça c'est valable dans tous les partis vous avez parfois des querelles à l'intérieur qui créent c'est valable dans tous les partis je vois ça partout et donc ça peut arriver et y compris dans la majorité vous avez des scrutins illuminaux c'est pas tellement l'étiquette qui compte mais c'est la personnalité il y a des gens qui sont élus sur leur territoire normalement ça ne correspond pas à l'étiquette du territoire donc il y aura des listes communes il y aura des listes qu'on soutiendra en commun il y a des gens qui ne demandent pas de soutien mais qui bénéficieront au fond de la bienveillance et de la de la non compétition avec avec nos listes ou avec des candidats de chez nous enfin il y a toutes ces formules dans ces cas là vous savez quand vous regardez la candidature et l'étiquetage c'est plutôt des divers c'est le règne vous êtes optimiste sur un accord oui mais attention c'est réinvesti d'emblée tous ces sortants sans vous prévenir ça a créé un point de vue je pense qu'on a besoin de se parler qu'on a besoin d'avoir des des je pense qu'une négociation d'abord elle doit être secrète et j'ai toujours mené les négociations nous racontant pas ce qui s'y passe que je pense que l'arrière cuisine n'a pas d'intérêt elle est elle est pas affreuse mais c'est juste ça n'a pas d'intérêt en cours de chemin c'est important c'est le résultat et donc moi je veille à faire en sorte que tout le monde se représenté qu'on préserve les sortances qui n'empêche pas le débat de dire est-ce que celui-là est mieux positionné qu'un autre et ça n'empêche pas chez nous comme ailleurs qui puisse avoir des désaccords mais je ne savais une idée de la répartition entre Renaissance horizon mais que je vous donnerai pas là parce que nous sommes justement pour les raisons que je viens d'évoquer en cours de discussion et que je n'ai pas envie de un débat parce que c'est un travail qui doit se faire à 3 et personne ne peut sortir du bois sans les autres et Messieurs le ministre derrière question mais à force de vous occuper des créatoriales est-ce que ça vous donne pas envie d'y participer j'aime beaucoup le Sénat vous le savez je l'aime depuis 22 ans je crois pas que ce soit le bon timing pour être très honnête et essayer de répondre franchement à votre question mais j'aime beaucoup la répétition d'être un homme pressé puis si c'est pas dans 6 ans et que c'est pas possible mais ce sera pas là ça sera j'ai été élu sur mon territoire comme parlementaire je suis devenu ministre de l'Agriculture je trouve qu'il y a aussi quelque chose de l'ordre du respect des électeurs que auquel j'essaie de me tenir et de pour éviter de donner des leçons aux autres il faut s'appliquer à soi-même des principes et donc j'essaie de me tenir assez de je dis pas que je suis pareil que de toutes les vertus mais je ne crois pas que ce soit le moment même si vraiment je reconnais me sentir particulièrement bien au Sénat depuis très longtemps merci Marc chéneau merci beaucoup d'avoir été notre invité ce matin la Une de La Voix du Nord on en parlait sans Gor ger d'eau enfin une éclaircie oui mais avec toutes les difficultés que ça peut provoquer en effet et c'est à dire dans La Voix du Nord merci Julien merci Marc fenouil
Marc Fesneau