Le clivage droite-gauche "est passé du critère économique et social, au critère identitaire"|LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Bonsoir, rebonsoir événement majeur. C'est la publication de ce sondage sur les personnalités politique qui montent et qui descendent en France. Bonsoir Mari Maréchal, merci d'être là.
On va commenter ça avec vous, commenter ce que vous prenez, l'Union des droites et les choses qui bougent peut-être en tout cas en Europe avec l'Italie en particulier mais aussi dans d'autres pays, y compris sur la question migratoire. D'abord ce sondage et cette première surprise, alors c'est pas votre boutique, c'est Raphaël Luxman qui fait euh une performance qui une percée comme on dit quand on compare surtout à ce qu'ils avaient enfin les socialistes avaient au présidentiel la dernière fois. 15 % pour Raphaël Nuxman.
Comment est-ce que vous commentez cela ? Bah écoutez, les outrances de Jean-Luc Malanchon, je pense en mécaniquement redonner de l'oxygène à ce qui est pour moi la grande famille socialiste. Voilà.
Mais je moi ça je vais vous dire ça m'inquiète parce que je vois un RN très fort au premier tour et c'est une bonne nouvelle. Mais en revanche, la limite c'est de l'exercice qu'on a souvent connu, c'est quit du 2e tour. Et face à un Jean-Luc Mélenchon, on se dit assez aisément que les chances de victoire sont peut-être grandes.
Face à un Raphaël Gluxman, euh le jeu peut être déjà plus compliqué. D'où le fait en effet que dès maintenant, il faut se mobiliser pour se donner tous les moyens de cet élan au second tour. Et est-ce que le scénario catastrophe existe pour vous euh de du retour des centres ?
Au fond, on voit que Retaillo, alors dans ce sondage là, il est pas très avantagé, mais on voit que c'est une force tout de même hein, un centre droit et un centre gauche classique qui reviennent alors que pour vous bénéficiez le RN est à longtemps bénéficier du recul de des centres. Alors moi je ne suis je suis un allié du Rassemblement national comme vous savez je ne suis pas au rassemblement national en tant que tel et je considère qu'aujourd'hui il y a jusqu'au centre droit comme vous l'appelez Bruno Retaillot compris entre autres choses des gens qui devraient faire partie justement de cette grande coalition parce que je crois qu'il n'y a pas de logique aujourd'ui les fosses face à un adversaire existentiel. Voilà moi je distingue l'allié potentiel de l'adversaire existentiel et je crois que c'est tout ce qui doit nous rassembler d'ici 2027.
On a 2 ans pour faire bouger les lignes parce qu'une fois de plus, on a souvent connu le scénario d'un camp national fort au premier tour qui est dual à transformer l'essai au second. Je vous le dis avec d'autant plus d'humilité que je l'ai moi-même vécu lorsque j'étais tête de liste aux résion régionale en provençable côte d'Azur. Au premier tour, j'avais une énorme avance sur Christian Estrosi.
Christophe Castaner se désiste et nous perdons au second tour faute d'alliés et faute de de réserve de voie. Donc pour moi ça a été un déclic d'où aujourd'hui le fait que je milite pour ce rassemblement. Vous militez mais vous êtes très loin de Marine Le Pen.
On on va écouter un extrait de l'émission euh avec Marine Le Pen sur cette antenne, jeudi qui a fait une sensation surtout dans les milieux de droite, dans les droites puisque elle ferme la porte complètement à Lyon droite et en plus en des termes qui sont extrêmement clairs. Mais pardon, mais moi je ne suis pas là pour sauver la droite. Moi je suis là pour sauver la France.
C'est pas exactement pareil. Donc je ne vais pas fermer la porte. Il faut une majorité.
Il faut une majorité madame. Mais d'accord. Mais monsieur RBin, moi j'ai été élu, je suis élu et j'ai été réélu dans une circonscription qui a été pendant 80 ans sociolo-communiste.
Il y a donc bien des socialistes et des communistes qui un jour se sont mis à voter pour le Rassemblement national. Je ne compte pas leur fermer la portenée. Vous voyez un plafond madame là il s'est passé on revient ce plafond d' il y a un plafond que vous le vouliez ou non que soit bien pas faire l'union mais pour faire l'union des droites faut se positionner à droite.
Moi je me positionne au-dessus de cela. Voilà, je suis ni de droite ni de gauche. Je j'vre pour mon pays.
Je Attendez, attendez. Vous voulez dire que vous n'êtes pas plus proche de monsieur Retaillot par que de monsieur Olivier Fort ? Franchement, sur certains sujets, oui.
Marchal, d'abord cette hésitation hein, euh pas plus proche forcément sur certains sujets seulement de retaillot ou de fort. Écoutez, si je ne suis pas aujourd'hui au rassemblement national, c'est qu'il y a un certain nombre de raisons. Je partage évidemment point de convergence et il nous aura pas échappé qu'en effet sur ce planl j'ai une divergence.
Maintenant, Marine Le Pen dit une chose que j'entends, je ne suis pas là pour sauver la droite, je suis là pour sauver la France. C'est aussi mon cas, je vous le cache pas, je me réis pas le matin en me disant je vais sauver la droite. En revanche, je considère que pour sauver la France, il faut battre la gauche et que pour battre la gauche et en avoir l'assurance, il faut rassembler les droites.
Donc c'est pour cela que je considère qu'aujourd'hui, et c'est pas moi qui le dit d'ailleurs, les les sondages, les résultats électoraux en attestent, aucun parti politique, aussi fort soit-il, ne peut gagner seul. Et je crois que la victoire réside dans la capacité à additionner des complémentarités, des singularités. Mais pour ça, c'est vrai que ça demande une démarche, une démarche de compromis, de dialogue, d'accepter, de réformer une partie de son programme pour être encore plus clair pour vous, est-ce que c'est une stratégie perdante si le RN fait comme vous dites très fort au premier mais est bloqué au plafond au 2è ?
Ah bah je pense que si nous repartons dans les modalités euh actuelles, il y a en effet un risque de défaite au moment où je crois précisément que Marine Le Pen, aujourd'hui candidate officielle pour le camp national peut l'emporter et ce serait regrettable. Et c'est d'ailleurs une fois de plus ce on a beaucoup parlé de dissolution. Moi je j'appelle également à la dissolution.
Je pense que c'est la seule porte de sortie aujourd'hui. Mais je pose une question préalable. Pourquoi faire ?
Parce que ce que disent les sondages, c'est qu'aujourd'hui s'il y avait des solutions, on se retrouvait quasiment dans la même situation sans majorité absolue. Donc tirons-en les conclusions parce que quel intérêt de retourner aux urnes si finalement nous sommes dans la même situation de blocage au lendemain. Est-ce qu'il y a quelque chose de personnel chez Marine Le Pen ?
Quelque chose d'anti droite traditionnel, d'anti bourgeois peut-être ? C'est un moment de l'émission où on parle des bourgeois, je vois son œil qui s'allume un peu parce que traditionnellement oui, il y a eu un une antipathie entre elle entre Jean-Marie Le Pen et ce qu'on pouvait appeler une certaine bourgeoisie française. Est-ce que ça ça a laissé des traces aujourd'hui je crois que déjà Marine est profondément authentique et sincère.
En l'occurrence, je crois qu'elle n'a rien de de tactique, mais ça fait partie d'ailleurs des désaccords, vous savez que j'avais déjà quand j'étais au rassemble au Front National à l'époque avec elle qui est une je crois une une lecture des choses qui ne me semble pas personnellement ex sincérité sur quoi c'était soyez précisé sincér sur sa sur sa ligne et sur sa tactique là dans ce rapport ave traditionnelle là où il y a une je crois une erreur de de d'analyse he selon moi c'est que quand elle parle de ces en effet ces territoires hein qui sont passés du social communisme de fait au camp national national tion et qu'on regarde dans le détail déjà on constate que ce mouvement s'était fait en partie sous Jean-Marie Le Pen et quand on regarde les motivations de ces électeurs, c'est très intéressant, ce sont exactement les mêmes qu'un électeur de droite. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que ces électeurs de gauche sont passés en réalité à droite et surtout J'en finis ce qui est intéressant dans la circonscription de Marine Le Pen, la gauche existe toujours.
Par contre, la droite a disparu. En fait, le camp national a totalement absorbé la droite traditionnelle. Donc moi, j'en tire pas du tout les mêmes les mêmes éléments.
Maintenant, bon, c'est vrai que Marine Le Pen a une une fibre sociale et populaire. Est-ce que ça marche au fond si on regarde les sondages de fait est-ce que dans un pays comme la France qui a une fibre assez étatiste, un peu antilibérale finalement c'est elle fait un bon ça marche en tout cas les sondages le montrent mais que le Rassemblement national est un écho très important auprès des Français avec la ligne qui est lacielle c'est indéniable maintenant le sujet c'est pas seulement de faire des gros scores au premier tour ou d'être très fort dans les sondages on est d'accord on arrive quand même à un moment donné où la France est dans une situation économique budgétaire migratoire identitaire culturelle absolument dramatique. Donc moi ce que je veux c'est qu'on ne perd pas de nouveaux 5 ans avec les mêmes recettes et qu'on en tire dès maintenant les conclusions en regardant ce qui se passe un peu à l'étranger.
Alors comment vous faites pardon faisant un cas d'école un cricpile comme disent les militaires parce que vous dites toujours union des droites union des droites union des droites. Bon alors expliquez-nous c'est-à-dire vous vous appelez Laurent Voquier vous dites allons allons voir comment ça se passe je vais pas être très original hein. Il suffit de regarder ce qui se passe à l'étranger ou ce qui s'est passé même en France partout ailleurs puisque aucun parti une fois de plus n'a gagné seul toujours des coalitions.
Ce sont des parties qui à un moment donné bah s'assoit autour de la table, pas toujours d'ailleurs avec des gens qu'ils apprécient. Parfois il y a des vieilles concurrences mais enfin on prend ses responsabilités en main et puis on trouve un compromis sur un programme. On est capable d'accepter de faire un pas vers l'autre, de renoncer à certaines choses, d'en appuyer d'autres.
Attendez, soyons précis parce c'est là le diable est dans les détails. Vous savez très bien parce qu'en général souvent ça marche mais quand on dans la pratique, ça veut dire quoi ? C'est pas moi qui ve faire le programme commun aujourd'h bien croire mais qui est-ce que autour de cette table qu'est-ce qu'il y aurait bien je vais vous dire très librement il y aurait probablement d'autres gens encore mais Marine Le Pen Jordan Bardella moi-même je le souhaite et je l'espère évidemment et Zmour me semble tout à fait Nicolas Dupont Aignant Bruno Rotaillot Laurent Voquet et même d'ailleurs j'ai envie de vous dire jusqu'à une partie d'horizon je dis bien une partie d'horizon parce que j'ai pas grand chose à faire avec Nathalie Loiseau par exemple alors attendez attendez Edouard Philippe serait autour de cette table par exemple ah bah alors Edward Philippe c'est un peu particulier parce que un moment donné vous savez quand on On se dit de droite, il y a les propositions mais il y a les actes.
Moi, j'oublie pas quand même que Édouard Philippe il a appelé à voter communiste face au Rassemblement national. C'est pas rien. En revanche, par exemple, une femme comme Christelle Moranet tiens qui est présidente de la région des pays de la Loire dont qui a fait quasiment jusqu'à 100 millions d'euros d'économie et a coupé sec dans les subventions de la gauche culturelle.
Bon, je pense qu'il y a des choses à se dire parce que on parle souvent de ce qui nous divise mais il y a quand même énormément de choses qui nous rassemblent tous ces gens honnêtement sur l'immigration, sur le régalien, sur la sécurité même j'ai envie de vous dire sur la réduction d'un certain nombre de dépenses ou de la volonté de baisser les impôts sur les classes moyennes quand même, excusez-moi, une très bonne base de départ. Quelques visages, quelques visages. Pas vous faire un droitomètre ou des brevets de droite, mais regardez quelques visages et ça m'intéresse d'avoir votre habit quand on voyait tout à l'heure d'ailleurs l'appellation, c'est toujours intéressant qui est de droite, qui est de gauche tout à l'heure sur ce plateau Manon Hombri disait euh Raphael Gusman n'est pas de gauche.
Bon chacun la classe, tout est relatif dans la vie hein. Quand on voit un Bruno Rotaillot, c'est un homme de droite pour vous. Déjà, je suis flatté que vous me preniez comme autorité morale pour définir vous qui êtes là.
Alors ou non mais en tout cas je vais essayer de me faire l'arbitre des éléquences droitières. Bruno Rota oui évidemment selon moi il est de droite mais pour une raison simple c'est que pour moi le clivage aujourd'hui droite gauche il a muté il est passé de du critère économique et social au critère identitaire et donc la question de l'immigration est centrale. Vous êtes proche de lui ?
Bah idéologiquement j'ai beaucoup de ban commun. Maintenant, il vous aura pas échappé que moi je ne souhaite pas être le marche-pied macronisme. Laurent Vokier.
Oui, Laurent Vokier évidemment est également de droite. Très proche. Bah très proche.
Je il y a des sensibilités différentes mais oui bien sûr qu'il y a beaucoup de choses en commun mais une fois de plus la question étant de savoir que que faisons-nous de ces proximités ? Sébastien le Cornu, est-ce qu'il est encore un homme de droite à vos yeux ? Ah non, je pense que aujourd'hui quand on regarde d'ailleurs la dernière intervention qui fait même dans la presse, euh on voit que c'est une nouvelle nouveau visage du macronisme agonisant euh dont il a tous les oripaux.
Vous êtes sévère, il fait des efforts. Euh le fait que euh pour l'instant il est renoncé tout à fait si j'ai bien compris à à l'ISF que il fasse un effort pour réformer la il a plutôt donné des signes qui compris le respect du Rassemblation. J'ai lu entre les lignes déjà je n'ai pas vu une seule fois le mot immigration et insécurité.
Excusez-moi, mais dans un moment où encore il y a quelques jours, une femme de 80 ans Marie-Fance s'est fait violer à mort par un Afghan. À mort, hein, elle est morte de ce viol, excusez-moi de vous dire que c'est un sujet qui devrait être central déjà pas une ligne et j'ai vu dû en même temps dans l'économie. J'ai vu en effet pas de tax du très bien, j'en suis très heureuse sur la mais j'ai vu quand même qu'il s'autorisait à ouvrir le débat.
Quel courage. Par contre, j'ai vu sur l'économie qu'il expliquait quand même qu'il envisageait potentiellement d'augmenter certains impôts, même si c'était pas la taxe du Zukman. Bon, c'est quand même du macronisme.
Géral Derman. Oui. Alors, attention parce que à droite, il y a une fois de plus les propositions et il y a le bilan.
Gérald d'Arman, il a un bilan en tant que ministre de l'intérieur qui est pas fameux. Et moi, j'oublie pas puisqu'on parle de l'Italie que Géraldmanin, c'est quand même le ministre qui au moment où Georgia Mélanie fermait ses frontières au bateau de clandestin, en l'occurrence l'Aquarius, et ben accueillit ce bateau de migrant en faisant, pardonnez-moi l'expression, un grand bras d'honneur à Georgia Meloni à Toulon, créant ainsi un appel d'air en France pour cette immigration clé. quand Laurentier disait c'était sa formule était chez Elizabeth Martou sur cette chaîne la droite ça pour lui l' droit peut aller de Gérald Armana à Sarnafo bah je viens de vous répondre sur Gérald Armanain maintenant Sarah Knafo appartient à reconquête et de ce fait là moi je considère qu'en effet il devrait faire partie bah de ceux qui sont autour de la table est-ce qu'il se passe quelque chose dans les trèfonds quand on remonte l'histoire des droites il y a eu notamment à l'UDF quand on voit certaines positions de Giscard destin sur le droit du sang dans les années 90 déjà en réalité il y a une partie de la droite dite classique qui était pas si loin en réalité de vos idées.
Vous avez raison de le rappeler, il y a eu des accords UDF Front National à l'époque, c'est aujourd'hui oublié. Ça paraît être de la politique fiction, mais vous savez, on parle beaucoup de l'Italie. Mélie est intervenu lors de notre événement de rentrée pour appeler justement en France à cette coalition, espérant demain trouver en 2027 un allié à ses côtés au Conseil européen.
Et elle nous livre sa confiance pour essayer de mener cette mission à bien. Mais vous savez, ça n'a pas toujours été une évidence en Italie non plus hein. Parfois, la petite histoire se fait dans la grande.
La différence entre l'Italie et nous notamment dans les années 80, c'est eux ont eu Berlusconi, nous avons eu Jacques Chirac. Bah Berlusconi il a brisé le cordon sanitaire. Voilà, il a fait en sorte que le centre droit travaille avec la droite nationale et Jacques Chirac, il a renforcé le cordon sanitaire.
Donc je veux dire, il y a rien d'inexorable. Voilà. Euh les choses changent, les choses avancent.
Moi, je suis optimiste. Je suis optimiste parce que je vois ce qui se passe au Parlement européen. Au Parlement européen, cette majorité de droite, nous la construisons face à la gauche.
Nous travaillons avec le groupe du centre droit DLR. Nous travaillons avec le groupe du RN et nous alignons des votes qui permettent de contrarier la majorité justement de gauche. Et je vois aussi des évolutions chez les LR.
Moi, j'ai entendu Laurent Voquet et Bruno Retaillot pendant leur campagne interne dire "Ah non, le seul cordon sanitaire aujourd'hui tolérable, c'est face à LFI." Et ben vous voyez, c'est peut-être ça finalement la chance de la droite, c'est qu'aujourd'hui la gauche se fise et donc devient un adversaire existentiel. Pas tout à fait.
Aujourd'hui, vous le disiez vous-même, vous souveniez au début d'entretien, il y a une reman Mélenchon est devenu incontournable. Que ça nous plaise ou non et que ça nous plaise ou non, malheureusement, je crains que ce sera le visage durable de la gauche dans les décennies à venir. Quand quand vous citizez Madame Mélonie, on va l'entendre peut-être parce qu'effectivement, il y a un phénomène entre Madame Méloni et vous.
Elle elle appelé à l'union des droite et elle vous cite tout à fait nommément. Pour changer profondément l'Unateurs à nos côtés. Imaginez ce que nous pourrions réaliser avec un nouveau basculement vers la droite au plus haut sommet européen.
Et le seul moyen d'y parvenir et de créer deux alliances de Roma à Bruxelles en passant par Paris et Madrid. La est celle de l'unité des droites et du centre droite que Marion Maréchal les soutient justement depuis longtemps. J'espère qu'un jour cela pourra aussi arriver en France pour offrir enfin une alternative gouvernementale fort et crédible à des millions de françaises. pas tous les jours que la chef de gouvernement d'un important euh très important pays, c'est une sorte de 3e puissance en Europe, appelle à euh Qu'est-ce qu'il y a entre vous et et Marie ?
Et il y a nous sommes nous sommes des moi j'ai connu Georgia Méloni quand elle était pas encore chef de gouvernement donc je la suis depuis longtemps et puis nous sommes des alliés au Parlement européen. ça ne vous aura pas échappé et puis nous partageons de de multiples convergences idéologiques et je vais vous dire moi je suis non seulement très honoré de cette vidéo mais heureuse de voir aussi l'évolution parce que j'ai été très seul he pendant les élections européennes à défendre Jean-Jaméloni le RN l' critiqué les la critiqué aujourd'hui tout le monde l'érige en modèle y compris Laurent Vequier he j'ai vu qu'il faisait le voilà le tout le panorama de ses succès. Bien moi je je vais je leur dis allez au bout du raisonnement.
Voilà, vous les rigez en modèle sur la fermeté migratoire sur les résultats économiques. Et bien le modèle de Georgia Meloni c'est aussi un modèle de gouvernement. Voilà, c'est un modèle de coalition.
Ça lui a permis la victoire et ça lui permet de gouverner durablement. Donc voyez petit à petit l'air de rien, malgré ce qu'on peut penser, il y a quand même quelques victoires symboliques qui nous font avancer. Est-ce que la Est-ce que c'est un au fond c'est une limite aussi de la 5e République ?
Le système italien fait que c'est possible. C'est-à-dire la coalition, c'est possible chez eux. Ici, c'est pas tout à fait la tradition.
Si on s'en tient à l'esprit de la 5e. Il y a évidemment la culture, il y a les institutions, il y a les modes de scrutin en France he bien sûr qui nous nous desservent sont peu représentatif mais ça les a longtemps desservi. Là on a l'impression que ça les sert même en terme de stabilité.
Il y a une stabilité italienne mais enfin comme je vous le disais ce sujet du cordon sanitaire et de la coalition des droites même avec des institutions à l'italienne différent il n'a pas existé puis il a fini par exister. Donc je crois pas que ce soit les 5 la 5è aujourd'hui qui est le principal obstacle à cela. Je pense que ce sont des des vieilles tactiques politiques, une certaine angoisse aussi, on va dire, relative à au jugement de la bienpensance.
Bon, qui font que tout n'est pas encore totalement clarifié, mais bon, je pense qu'une fois de plus, les les temps qui arrivent vont forcer les uns et les autres à être plus clair dans leur démarche. Ça reste inconvenant, c'est-à-dire pour une partie de la la bourgeoisie puisqu'on utilisait ce mot tout à l'heure de dire "Je vote Eren, je vote Marion Maréchal par exemple." Vous l'entendez ça encore ?
Je crois pas que ce soit le moteur principal. Je pense qu'il y a parfois des plutôt des retenues relatives au programme, mais tout le fait d'ailleurs que une fois de plus, aucun parti politique à lui tout seul ne peut satisfaire par son programme l'ensemble euh de sa famille politique. Donc c'est tout l'objet des coalitions, c'est d'expliquer que bah leur Assemblée nationale a son programme mais il y a à ses côtés des gens comme bah moi par exemple l'identité liberté qui port une ligne plus libérale, plus conservatrice qui va aller et bien convaincre une autre partie des des Français.
Moi, je me dis, vous savez, j'ai j'ai on a 2 ans jusqu'à l'élection présidentielle. Donc, je la mission que je me suis donné, c'est celle-là. Elle apparaît aujourd'hui euh lointaine, mais je vais y mettre toute mon énergie parce que j'y crois et surtout parce que je ne vois pas d'autres solutions que celle-là.
S'il y en a d'autres, donnez-les moi. Mais a priori, elle n'existe pas. Jusqu'où peut aller l'arrêt de l'immigration de votre point de vue ?
Il y a un mouvement en Europe, on peut regarder des sondages en Europe au sens large, d'ailleurs pas seulement l'Union européenne, mais le le continent. Sondage au au Royaume-Uni, c'est le plus spectaculaire. Nigel Farage en tête malgré le Brexit, certains ratés du Brexit et cetera, les commentateurs disaient plus jamais en réalité le une grande partie du peuple britannique lui ferait confiance.
Il serait même peut-être en position d'être premier ministre s'il y avait des élections demain. En en Allemagne, l'AFD, sondage de l'AFD, on peut regarder aussi les chiffres qui sont tout à fait spectaculaires. L'AFD, 27 % devant la CDU, loin devant les socialistes.
Qu'est-ce que ça révèle selon vous ? Bah ça la rébelle que petit à petit, en effet, l'Europe est en train de virer à droite pour le meilleur parce que ça veut dire que les rapports de force au Conseil européen vont changer. Ça veut dire que nous allons pouvoir encore davantage influencer cette politique européenne.
Maintenant, j'aimerais quand même dire une chose aux Français qui nous écoutent he dont ils doivent avoir conscience hein. La politique sociale aujourd'hui qui est en France, c'est pas l'Union européenne, l'AME, l'ASPA justement qui est cette aide donné à des étrangers qui arrivent sur le territoire sans jamais avoir cotisé par exemple le droit du sol. La politique aujourd'hui est extrêmement l'axiste du regroupement familial.
Ça n'est pas l'Union européenne le fait que aujourd'hui typiquement après l'affaire philippine, vous savez cette loi qui a été censurée par le Conseil constitutionnel qui permettait notamment de pouvoir élargir allonger pardon le l' de rétention des clandestins dangereux et bien cette loi a été censurée en dépit de ce que permettait le droit européen. Donc moi, j'ai envie de vous dire quand même que sur la question de l'immigration, bien sûr que le sujet Schengen est important, bien sûr que le sujet de la Cour de justice l'Union européenne est important, mais enfin pour l'essentiel, c'est un problème national et c'est le problème pardon, du Conseil constitutionnel et du Conseil d'État. Donc c'est ce à quoi il faudra quand même s'attarder dans une réforme constitutionnelle si on veut être efficace.
Est-ce que vous êtes en train d'être doublé par votre droite en quelque sorte par des gens qui sont au pouvoir, même des sociaux-démocrates. Regardez la carte, c'est Thierry Breton qui nous l'amené hier et on voit à quel point un grand nombre de pays qui sont parfois dirigés par des sous-démocrates comme les Danois, madame Fréixen, sont déjà en train de rétablir des contrôles aux frontières, de mener une politique migratoire même en réalité, ils sortent des critères européens sans le dire. Et voilà, Danemark, l'Allemagne, même l'Allemagne rétablit certains contrôles aux frontières.
Les Polonais contre l' frontière avec les Allemands, il considèrent qu'il y a trop d'immigration de ce côté-là. Les Autrichiens, Italie, on en a parlé. En réalité, est-ce que les choses sont en train de bouger là ?
Bien sûr, Schengen est en train de mourir et c'est plutôt une bonne nouvelle parce qu'on voit bien que Shengen a été pensé dans un monde voilà pacifique où l'immigration de masse n'était pas encore une réalité et tous les pays en prennent conscience et vous avez raison pas seulement à droite d'ailleurs parfois jusqu'au centre même parfois étonnemment jusqu'au centre gauche il n'y a que la France qui semble-t-il et l'Espagne d'ailleurs aussi qui est particulièrement à la traî sur ce sujet des pays ont connu l'immigration de masse plus tard que nous je pense notamment à la Suède et ont réagit plus vivement mais ce qui doit nous rendre optimiste là-dedans, c'est que ces pays obtiennent des résultats. Donc comme quoi, c'est possible, il y a pas de fatalité, c'est-à-dire quel résultat ? J'aimerais partir d'une anecdote, j'ai appris ça cet après-midi, ça je trouve ça extraordinaire.
Vous avez eu tout le monde le sait maintenant, vous avez parler en primeur ici sur un accident très grave. Il failli perdre la vie en en Italie. Et je sais que vous avez été soigné entre autres par des médecins cubains.
Alors c'est la seule partie de gauche qui soit en vous hein si je peux me permettre des médecins système communistes qui sont très bons médecins d'ailleurs hein. J'ai absolument j'ai été hospitalisé en Italie et il y avait en effet un médecin cubain parmi des médecins italiens mais parce que l'Italie est confrontée à la même problématique que nous sur le plan médical hein. Ils ont organisé bon pas Jorg Méloni mais les politiques passaient des pénuries de médecins avec leur numéus clausus et donc ils ont palié.
La différence quand même avec l'Italie c'est que l'Italie a une véritable immigration de travail et choisie. C'est extraordinaire par ça comme apologue de ce qui se passe en Europe. C'estàdire Marian Maréchal son mari un grave accident une fois soigné par un médecin cubain formé dans un système communiste qui alors il a c'est c'est l'enfer dans plein de domaines mais là ils le font très bien très bon médecin.
Qu'est-ce que ça dit de ce que peut être selon vous une immigration choisie quand ça marche ? Expliquez-nous ce qui marche parce que quand même disons une chose le sujet de l'immigration en France est pas le sujet du médecin. En revanche ce qui est vrai la différence avec l'Italie c'est que l'immigration de travail est une véritable immigration choisie.
Ça veut dire que George Mélonie n'accorde de visa de travail qu'à des personnes qui sont issues de pays qui s'engagent à reprendre leur clandestin. Ça veut dire que typiquement en France, il y aurait pas d'immigration de travail. Ça changerait quand même, vous me l'accorderez, beaucoup de choses.
Et c'est une immigration qui est véritablement temporaire. Les gens viennent, travaillent, repartent. Ce qui fait encore une différence massive avec la France.
Donc c'est vrai qu'il y a des moyens manifestement d'agir. Il n'y a pas de fatalité une fois de plus. Mais le problème c'est qu'en France la volonté n'y est pas et le courage politique n'y est pas. pas encore.
Quand on voit le succès de la pétition de Philippe Devilier, alors je sais pas où ils en sont les signatures. Je sais qu'ils avaient dépassé les 2,9 millions, je crois. Voilà, ils doivent être pas loin de deux.
Alors, les pétitions, il faut ensuite vérifier les signatures et cetera. Quoi qu'il en soit, c'est un très grand succès de succès populaire. En clair, selon vous, au-delà de l'acte symbolique, ça permettrait d'obtenir quoi ?
Bah déjà et ben déjà, excusez-moi mais symboliquement un bel exemple de coalition des droites parce que cette pécion, bon moi je l'ai signé euh mais Laurent Voquier l'a signé, RC Zemour l'a signé, une partie des gens du RN l'ont signé comme quoi c'est un sujet fédérateur. Donc je trouve qu'une fois de plus c'est une étape supplémentaire positive. Vous restez quand même àqué, ça égit pas tant que ça hein.
Vous vous me dites vous qui Oui, mais enfin c'est quelqu'un qui accepte d'associer son nom à d'autres il y a encore quelques années, ça n'aurait pas été possible. Donc voilà, maintenant que le référendum sur l'immigration soit un sujet particulièrement consensuel en France, c'est une évidence attestée par tous les sondages. Bien sûr, votre scénario, c'est quoi ?
Si effectivement il y a un vote sur un un référendum sur l'immigration, vous savez à quel point le Conseil constitutionnel est contre. Ils feront tout certainement pour l'empêcher. Je pense que il n'y aura pas de réponse à l'immigration sans réforme constitutionnelle.
C'est évident que si on part, on va dire dans le cadre actuel du droit, on sera verrouillé de toutes parts par le Conseil constitutionnel, le Conseil d'État. Donc la première chose que doit faire demain un vrai président de droite, c'est s'attaquer à une réforme constitutionnelle et notamment une loi constitutionnelle sur l'immigration intégrée au pacte constitutionnel qui nous permettra d'avoir les mains libres sur ce sujet. On va dans quelques instants entendre avec nos invités éditorialistés ce qui est en train de se passer.
Les événements vont très vite sur Donald Trump qui est en train de proposer un plan pour Gaza. J'aimis votre regard sur la semaine de Trump, c'est-à-dire on a vu ces images à New York, la scène incroyable du prompteur, des escalators et cetera, mais le fait qu'il est au centre du débat. Est-ce qu'il est aujourd'hui votre meilleur allié ? idéologique, politique.
En tout cas, il y a évidemment des convergences. Voilà, quand je le vois critiquer, par exemple l'arnaque de l'hystérie écologique, euh notamment le fait que nous organisons notre propre décroissance, notre propre pénurie d'emploi, notre propre défaillance économique pour des critères écologiques parfaitement absurdes. Alors que l'Europe, c'est 7 % des gaz à effet de serre dans le monde et que les de tiers viennent hors de l'Occident.
Je trouve qu' voilà, il bouscule un peu les esprits. Alors après, c'est le style Trump hein, c'est pas toujours très agréable pour nous européens. On n'est pas du du bon côté.
Il a maltraité madame, ça c'est le moins qu'on puisse dire. Mais enfin où elle s'est laissé maltraiter politiquement. Il y a il y a peut-être une bonne nouvelle parce que si à l'issue ce plan de Donald Trump aboutit dire qu'on aboutit à la libération des otages et à une sortie de crise à Gaza, bon bah c'est la démonstration que finalement la bonne réponse n'était pas la reconnaissance de l'État palestinien comme le pensait Emmanuel Macron.
Est-ce qu'il est pour vous une chance pour l'Occident ? Une sorte de sursaut. Donald Trump certains considèrent alors qu'il est très dangereux, on va en parler, on aura des invités des deux camps, hein.
Les autres disent "Non, il y a une forme de chance, une espèce de d'agressivité dans le bon sens du terme que l'Occident retrouve." Alors, deux choses. La première, c'est qu'en effet euh Donald Trump engrange des victoires sur des sujets culturels et politiques qui moi me tiennent à cœur dans la lutte contre le wisme, dans la lutte contre l'immigration clandestine entre autre chose, dans la criminalité organisée.
Donc ça c'est de bonne augure. L'autre, est-ce que vous applaudissez, pardon, je vous interromp parce que souvent on entend en France, moi je suis frappé du double discours, c'estàd souvent beaucoup de gens de droite notamment hors caméra sont jubiles parce qu'ils ont l'impression enfin qu'ils ont quelqu'un qui leur ressemble et dès que la caméra s'allume, ça les gêne un peu parce qu'ils savent que Trump est pas si populaire que ça en France. dire moi je suis absolument pas gêné de dire que j'ai sympathie à certains égards pour ce que peut faire Donald Trump quand vous avez vu son discours l'autre jour est-ce que ça vous a fait jubiler mais je vais vous dire oui oui ça m'a fait plaisir de le voir bousculer un peu les les comment dire le parter de de l'ONU comme j'avais d'ailleurs beaucoup aimé le discours de Rabi Miley à Davos maintenant vousz moi je suis pas surprise parce que contrairement aux élites qui nous ont gouvernés pendant décennies moi j'ai toujours su que les Américains défendaient d'abord les intérêts américains.
Moi j'ai pas oublié l'affaire Alstom. J'ai pas oublié l'espionnage massif des dirigeants européens. J'ai pas oublié l'amende considérable à BNP Pariba-bas.
Donc je veux dire jeus les sous-marins tous très bien mentir ça c'était sous la gauche américaine. Mais bizarrement à l'époque les élites européennes disaient rien. Là maintenant comme c'est Donald Trump ils réagissent.
J'ai envie de vous dire presque tant mieux pour nous. Vous savez moi je me bas pour une Europe souveraine autonome indépendante. Donc si ça peut faire avancer cette cause là tant mieux.
Mario Maréchal. Merci
Marion Maréchal