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interviewyoutube.com 43 min

Donald Trump, ICE, présidentielle... L'interview en intégralité de Marion Maréchal

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:05
Présentateur

Merci d'être avec nous pour BFM Politique. Bonjour Marion Maréchal. Merci d'être notre invitée ce matin de BFM Politique. A mes côtés pour vous interroger Amandine Atalaya. Bonjour Amandine, éditorialiste politique BFM TV. Et Ludovic Vigogne de la Tribune dimanche, notre partenaire. Bonjour Ludovic. Alors on va revenir bien sûr dans quelques instants sur le livre que vous publiez, Si tu te sens, Le Pen, vos confidences, vos ambitions, ce que vous voulez faire pour la droite. On va voir vos relations avec Marine Le Pen, avec Jordan Bardella.

Mais d'abord, bien sûr, on le disait, cette tension qui restait extrême entre l'Iran et les Etats-Unis, les forces iraniennes qui sont en état d'alerte maximum, l'armada américaine qui est toujours présente dans la région. Une attaque américaine déclenchera une guerre régionale, prévient ce matin le guide suprême Ali Ramenei. Est-ce que vous, vous êtes favorable, oui ou non, à une intervention américaine pour renverser le régime des Mollahs iraniens ?

0:59
Marion Maréchal

Écoutez, je pense que sur ce dossier iranien, il faut associer à la fois l'espérance et la prudence. L'espérance, évidemment, de voir ce régime qui est basé sur le fanatisme religieux et qui opprime son peuple et ses opposants tomber, et qui est une menace d'ailleurs pour Israël et le monde en général.

Mais aussi prudence, en ce sens évidemment, que si une opération au sol avait lieu, nous pourrions prendre le risque demain que la chute du régime et à la fois le régime nouveau qui s'en suivrait pourrait être entaché finalement de l'idée qu'il aurait été imposé ou installé par une puissance étrangère, disons-le dans un contexte interne qui est instable en Iran, puisqu'il y a de très nombreux peuples et communautés qui cohabitent aujourd'hui sur cette terre, dans le contexte aussi géopolitique inflammable du Moyen-Orient. Et donc ceci étant dit, prudence ne veut pas dire inaction.

Et moi je crois bien davantage sur ces dossiers, comment dire, à la coopération intelligente et discrète en sous-main, plutôt qu'aux grandes déclarations parfois un peu chaudes, telles qu'on peut les voir ces derniers jours. Et en l'occurrence je pense notamment à la capacité à affaiblir et cibler les éléments les plus brutaux et les plus radicaux du régime, et notamment les flux financiers des gardiens de la Révolution, dont on sait qu'ils sont bien souvent liés au narcotrafic, éléments sur lesquels par exemple la France peut coopérer intelligemment pour aider le peuple iranien à se libérer.

2:22
Présentateur

Donc très concrètement vous êtes pour ou contre une intervention ?

2:25
Marion Maréchal

Très concrètement, c'est ce que je viens de vous dire à l'instant, je pense qu'une opération au sol serait une chose risquée. Donc je préférerais que le peuple iranien se libère de lui-même, et que nous l'aidions à cela par typiquement...

2:39
Présentateur

Une opération au sol, vous dites non, des bombardements, oui ou non ?

2:42
Marion Maréchal

Je pense que s'il y a une capacité à pouvoir affaiblir le régime en ciblant de manière très précise un certain nombre d'infrastructures, ou une fois plus d'éléments radicaux du régime, moi je suis pour qu'on puisse aider au maximum le peuple iranien, mais je dis juste attention, parce qu'on a des expériences passées dans cette région du monde, sur lorsque des régimes tombent, que la suite ne tombe pas dans le chaos. Voilà, c'est ça. Et surtout qu'une fois plus, il n'y ait pas l'idée que ce soit finalement les Occidentaux qui aient imposé ce régime-là.

Le peuple iranien a la particularité d'être un grand peuple, c'est un peuple patriote, et je pense qu'il n'accepterait pas finalement qu'on lui donne le sentiment, qu'on lui ait pu lui imposer quoi que ce soit.

3:19
Invité

Mais s'il n'y a pas d'intervention américaine, est-ce qu'on ne va pas accuser Donald Trump d'avoir lâché le peuple iranien ? On se souvient, il y a trois semaines, quand celui-ci a commencé à se soulever, il avait écrit sur les réseaux sociaux, l'aide américaine arrive.

3:29
Marion Maréchal

Oui, je pense qu'il est dans une guerre psychologique. Il tente manifestement, non pas tant d'ailleurs si je comprends bien, de faire forcément tomber le régime que d'obtenir coûte que coûte un accord sur le nucléaire, en vue en particulier d'assurer la sécurité d'Israël. D'ailleurs, vous avez noté que sur ce dossier, Israël est très silencieux depuis maintenant quelques semaines. Et donc il joue d'une guerre psychologique et d'une menace militaire pour pouvoir faire plier le régime. Bon, on verra si ça fonctionne ou pas.

Une fois de plus, à notre niveau, nous, Français, ça ne nous interdit pas de pouvoir faire tout ce que nous pourrons faire, notamment sur les flux financiers, et par des sanctions de plus en plus dures à l'égard, bien sûr, de ces gardiens de la République.

4:06
Présentateur

Pas d'opération au sol, des bombardements, peut-être, dites-vous. Est-ce que la France doit s'associer à des bombardements, par exemple ?

4:12
Marion Maréchal

Non, je ne crois pas qu'il faille nécessairement que la France s'associe à une opération militaire au sens strict. Je vous dis, il y a bien des manières de pouvoir contribuer à aider le peuple iranien par des sanctions ou par des leviers financiers. Et une fois de plus, en s'attardant à ce sujet du narcotrafic, j'y reviens parce qu'on en parle très peu, mais les gardiens de la révolution ont le doigt, pour ne pas redire le bras, aujourd'hui dans le narcotrafic pour pouvoir financer aussi leur activité.

Ça me semble être une manière déjà intelligente de coopérer pour pouvoir contribuer à ce que, une fois de plus, cette révolution et cette chute du régime viennent d'abord et avant tout du peuple iranien.

4:42
Présentateur

Les armées européennes, qui ont d'ailleurs été classées terroristes par l'Iran au cours de la nuit, mesure justement de rétorsion aux mesures qui avaient été prises justement contre les guides suprêmes iraniens, tout au long évidemment de cette émission. On va continuer de vous donner des informations sur ce qui se passe en Iran. Alors, Armandine.

4:56
Invité

Est-ce que vous jugez toujours la politique internationale de Donald Trump intelligente ? Vous venez de dire à l'instant que c'était à vos yeux un stratège en Iran. Est-ce que les derniers événements, par exemple le Groenland ou ce qui a pu se passer avant le Venezuela, vont dans ce sens pour vous ?

5:11
Marion Maréchal

Écoutez, déjà, pour vous répondre précisément sur le sujet Donald Trump et américain, je me permets de commencer en disant que je n'ai pas de leçons à recevoir, non pas de vous par ailleurs, mais notamment du centre, des macronistes et de la gauche, et qui sont pour moi des patriotes de pacotille, parce qu'aujourd'hui ils viennent donc, en l'occurrence, nous faire la leçon, alors qu'ils ont contribué par leurs décisions politiques, au niveau européen comme au niveau français, à transformer notre continent en colonie numérique et militaire des États-Unis, en colonie économique de la Chine, entre autres choses en colonie de peuplement de l'Afrique, et pour ne pas dire en colonie islamique du Moyen-Orient, et donc ils ont très largement amputé à la fois notre puissance et notre souveraineté.

Ils sont par ailleurs, excusez-moi de le dire, incapables de tenir tête au président algérien, qui encore aujourd'hui détient un otage français. Ils sont incapables de tenir tête aux narco-trafiquants. Ils sont incapables de tenir tête à Van der Leyen, qui nous impose aujourd'hui le traité du Mercosur.

6:02
Présentateur

Emmanuel Macron a tenu tête à Donald Trump, qui est une dizaine de gens sur la question de Groenland.

6:06
Marion Maréchal

Je veux bien, si vous voulez, qu'on aille défendre, et bien légitimement, nous nous en indignons, et je me satisfais de la solidarité européenne sur ce dossier des menaces faites sur le Groenland, mais avant, si vous voulez, de garantir la souveraineté du Groenland, commençons déjà par garantir la souveraineté de nos propres territoires.

Quand on voit aujourd'hui la reculade du gouvernement sur le dossier calédonien notamment, où chaque fois nous cédons à la pression des indépendantistes violents, où nous laissons s'installer une ingérence notamment chinoise et de l'Azerbaïdjan, qui nous rapproche de plus en plus année après année, malgré le vote des Calédoniens de cette idée d'indépendance, oui, je considère qu'il y a un petit problème dans les priorités. Et je continuerai là-dessus en vous disant une chose très importante, parce que pour moi il y a une leçon centrale sur ce dossier du Groenland. Vous connaissez les raisons pour lesquelles aujourd'hui Donald Trump s'y attarde.

Ça ne date pas d'ailleurs de l'administration Trump, disons-le. C'est un territoire qui est administré par le Danemark, qui n'est pas géographiquement européen, mais géographiquement dans la zone américaine, et qui est décisif pour eux, pas une grande leçon, vous le savez parfaitement, pour la protection vis-à-vis des missiles balistiques ou hypersoniques. Et pourquoi je vous dis ça ? Parce que la conclusion que nous devons en tirer, c'est que lorsqu'il y a un vide géopolitique, quelqu'un s'en empare.

C'est-à-dire que là, depuis des années, ce territoire administré par les Danois, les Danois ne s'occupaient plus du Groenland, au point que les Chinois y étaient entrés de manière très importante. Et donc la conclusion...

7:29
Invité

Nous dirons donc que l'Europe doit être plus forte.

7:31
Marion Maréchal

Non mais donc la conclusion, déjà la conclusion, nous en tant que Français, ça veut dire que si nous laissons à l'abandon, comme nous le faisons aujourd'hui, nos territoires d'outre-mer, si nous laissons un vide géostratégique en Guyane, à la Réunion notamment, nous prenons le risque demain que les Américains finissent par s'y intéresser également pour des raisons de sécurité. Donc déjà c'est une leçon.

Évidemment, je me félicite qu'il y ait une solidarité européenne, parce que la réaction vis-à-vis du Groenland est scrutée par les Américains, mais aussi par la Chine, par les Algériens, par les Indiens, et que toute faiblesse, bien sûr, serait analysée comme la possibilité demain de pouvoir prendre possession justement des territoires européens. Mais la réponse de long terme, si vous voulez, au-delà du fait de ne pas céder, c'est d'abord et avant tout de retrouver un maximum d'autonomie stratégique et d'engagement stratégique.

8:20
Présentateur

Mais que ce soit sur le Groenland ou l'Iran, et on voit que les informations continuent d'arriver, on vous les donnera tout au long de cette émission. Par exemple, sur l'Iran, en gros, vous dites prudence et espérance, mais en gros, ça veut dire pas de bombardement, donc on laisse les Iraniens se faire massacrer.

8:31
Marion Maréchal

Non, c'est pas ce que je suis en train de vous dire. Je vous ai dit tout à l'heure qu'il y avait bien des manières de pouvoir aider le peuple iranien, mais qu'il fallait le faire de manière prudente et intelligente. Et que quand je vous parle de coopération française, notamment sur les flux financiers, ça n'est pas resté indifférent ou impuissant face à ce qui se passe. Mais une fois de plus, c'est pas un jeu, on joue pas au risque là. Pour ceux qui, voilà, on est quand même face à des situations extrêmement complexes, dont on sait que l'expérience passée en Irak, en Afghanistan, en Syrie, peut parfois aboutir, lorsqu'elles sont malmenées, à des chaos parfois encore plus grands.

Et donc sur la question iranienne, il ne s'agit pas de rester inactif, mais il s'agit de cibler intelligemment ce que nous pouvons faire.

9:12
Présentateur

Il y en a un qu'on évoquait à l'instant dont on a un peu l'impression, parfois sur la scène internationale qu'il joue, effectivement, c'est Donald Trump. De Donald Trump, dans votre livre, vous évoquez notamment le président américain, et vous dites, je le cite, que nos élites feraient bien de s'inspirer de sa méthode, défendre prioritairement nos intérêts, comme le fait le président américain, pas les siens. Mais dans tout ce que vous voyez depuis un an de Donald Trump, on le voit parfois cette volonté impérialiste sur certains territoires, une brutalité en matière de politique étrangère, une grossièreté aussi parfois dans l'expression.

Vous l'avez vu notamment avec une journaliste dans un avion Air Force One où il lui dit, tais-toi cochonne, excusez-moi pour les termes. De tout cela, rien ne vous pose problème.

9:48
Marion Maréchal

Alors, qu'est-ce que je dis précisément dans ce livre ? Je dis qu'il faut s'inspirer de la méthode de Donald Trump parce qu'il réhabilite la volonté et l'efficacité politique sur la technobureaucratie et sur le gouvernement des juges. C'est ce que je dis précisément, c'est ce qui m'intéresse. Il démontre aussi que le patriotisme est une doctrine moteur qui lui permet d'obtenir des résultats. Je ne suis pas en train de dire que Donald Trump défend les intérêts français ou européens. Je ne le pense pas. C'est un Américain qui défend les intérêts américains. Je ne lui reproche pas. Je reproche en revanche à nos élites de ne pas faire la même chose.

Maintenant, ceci étant dit, moi, je n'ai aucun problème de cohérence. C'est-à-dire que je dis, oui, bien sûr, j'ai un certain nombre de combats en commun avec Donald Trump qui sont d'ailleurs des défis qui nous rassemblent et qui nous menacent ensemble à États-Unis, Europe, qu'il s'agisse de l'immigration, de l'islamisation, du wokisme, du narcotrafic. Donc, sur ce sujet, je suis désolée si ça déplaît, mais je continuerai de travailler avec les républicains américains. Mais je sais aussi, et moi, contrairement à d'autres, je ne le découvre pas, que les Américains peuvent être des concurrents géopolitiques féroces. Mais dans le style de président, il a quand il dit

10:50
Présentateur

« Tais-toi, cochonne, à une journaliste dans un avion ». Ça ne vous pose aucun problème.

10:53
Marion Maréchal

Mais je ne défends absolument pas ça. Je ne suis pas en train de vous dire que je suis en pamoison devant le style de Donald Trump. Ce n'est pas ça. Mais à un moment donné, pour moi, ça, c'est la mousse, si vous voulez. Ce n'est pas ce qui est intéressant. Le style, la brutalité, le fait que dans ces négociations, c'est toujours la même chose, d'ailleurs. Ça devient habituel aujourd'hui. À chaque fois qu'il commence une négociation, il commence par des provocations très fortes.

11:10
Présentateur

C'est le grand retour du chef du rapport de force viril, vous dites.

11:14
Marion Maréchal

Oui, mais c'est un diagnostic. La politique, c'est la virilité. C'est un diagnostic vrai, me semble-t-il. Oui, je suis en train de dire que c'est le retour du rapport de force viril. Que ça nous plaise ou pas. Donc la question, c'est...

11:24
Invité

Mais ce qui est intéressant, c'est que parfois, vous semblez avoir une forme d'incapacité ou de non-désir à le condamner sur quoi que ce soit. Par exemple, avec ce qui s'est passé, vos propos ont pu choquer après la mort des deux Américains tués par la police de l'immigration. L'ICE américaine, vous aviez parlé d'accidents malheureux. Je cite vos propos, semblant par là tout à fait sous-estimer ce qui s'était passé. Est-ce que vous regrettez par exemple ces propos ?

11:48
Marion Maréchal

Non, moi, vous savez, je n'ai pas le patriotisme, mais j'ai trouvé géométrie variable. C'est-à-dire que typiquement, lorsqu'il y a eu la signature de l'accord commercial entre les États-Unis et l'Union européenne il y a quelques mois de cela, j'ai dénoncé cet accord. Parce que je considérais qu'il était inique et injuste pour les Européens et j'ai même regretté que nous n'engageons pas un certain nombre d'outils dont nous disposons au niveau européen pour pouvoir avoir, comment dire, une négociation qui soit davantage évidemment à notre bénéfice.

Comme d'ailleurs, je m'étonne que aujourd'hui les élites européennes s'indignent, on va dire, des méthodes américaines alors que, excusez-moi, par le passé on se souvient de l'affaire Alstom sous Barack Obama, on se souvient des États-Unis qui ont condamné... Je vais vous répondre, mais juste j'aimerais aller au bout du raisonnement pour donner de la cohérence à tout ça et je vous réponds sans aucun problème là-dessus.

Le fait que par le passé, une fois de plus, l'amende BNP Bariba, l'affaire Ocus des sous-marins qui a été torpillée par les Américains, ce qui est étonnant, si vous voulez, ou l'espionnage massif à l'époque, sous la gauche américaine des élites européennes, à l'époque ça ne posait de problème à personne. Donc moi je vous dis juste, j'ai pas le patriotisme de géométrie variable.

12:51
Invité

La France, c'est par exemple parfaitement opposé à Ocus, à Biden, sur ce qu'il s'est étonné. Sur la question d'Amandine, mais vous êtes choqués,

12:56
Marion Maréchal

mais pour en revenir à... On a eu à peine des indignations, mais concrètement, concrètement. Donc moi je vais vous dire, que ce soit la droite ou la gauche aux États-Unis, ma boussole c'est la défense intérieure.

13:05
Présentateur

Accident malheureux, avez-je dit. Est-ce que vous regrettez ces termes ?

13:07
Marion Maréchal

Qu'est-ce que j'ai dit sur la police américaine et sur cette affaire qui nous a occupés ces derniers jours ? Déjà qui nous occupe, excusez-moi, selon moi, beaucoup trop. C'est-à-dire qu'on est tous transformés maintenant en commentateur de l'actualité américaine, parce qu'il me semble, et moi j'ai bien vu comment cette affaire a été instrumentalisée par la gauche, disons-le avec le SAV du service public quand même, qui consiste en fait à laisser entendre que parce qu'il y a aujourd'hui ce type de drame aux États-Unis, eh bien il faudrait finalement s'interdire d'avoir toute politique de contrôle d'immigration en France.

13:36
Présentateur

Accident malheureux, est-ce que vous regrettez ces termes ?

13:38
Marion Maréchal

Je vais vous dire pourquoi j'ai employé cette expression. Non mais oui ou non ? Oui, non mais je vais vous dire pourquoi j'ai... Laissez-moi juste finir là-dessus, parce que c'est important. En fait, l'idée étant à chaque fois de culpabiliser les Français en disant, bah voilà, si vous voulez expulser l'assassin de Philippines, l'assassin de Lola, ou les violeurs aujourd'hui de cette pauvre mamie de 90 ans à Nice il y a quelques jours qui sont des Algériens sous OQTF, finalement ce que vous voulez, c'est tirer dans le dos des gens comme le fait Donald Trump.

Et moi je refuse, je refuse cette culpabilisation, je refuse cette propagande de la gauche, et j'ai dit une chose très simple sur cette affaire, parce qu'en l'occurrence je parlais de la dernière. Vous l'avez compris, parce qu'il y a deux versions qui s'opposent sur ce dossier. Je note juste, je note juste que quand cette police américaine, qui n'est pas la milice privée de Donald Trump, contrairement à ce que j'ai entendu sur le service public, qui est une police qui existe depuis 2003, dont le chef actuel a été récompensé par Obama, quand elle intervient, qu'est-ce qui se passe ?

Il y a des militants de gauche et d'extrême-gauche qui organisent avec la complicité des États fédérés, le blocage. Et cette police, elle intervient dans 70% des cas pour arrêter des clandestins. On a même encore le droit de protester, des clandestins criminels. On a le droit de protester encore, Mme Maréchal. Vous savez, la protestation...

14:47
Invité

La gauche peut aller dans des manifestations et protester.

14:49
Marion Maréchal

Ah oui, bien sûr, elle peut faire obstruction au fait qu'on expulse des clandestins, qui sont des criminels. Parce que je vous signale que dans la dernière affaire, où il y a eu ce drame, et ce militant qui est mort, en l'occurrence, la police intervenait pour expulser un homme qui était poursuivi pour violences conjugales. Voilà. Moi, ce n'est pas ma conception des choses. Je vous le dis. Mme Maréchal, j'allais dire un accident malheureux.

15:08
Présentateur

Est-ce que vous le regrettez ou pas ?

15:09
Marion Maréchal

Non, je ne le regrette pas. Parce qu'une fois de plus, je ne crois pas que la police américaine ait eu la volonté, comment dire, de tuer cet homme comme si c'était un plaisir en soi. Maintenant, ceci étant dit, une fois de plus, je ne suis pas pour l'importation de la doctrine d'emploi des forces américaines en France pour une raison simple. Déjà, c'est que notre contexte légal n'est pas du tout le même. C'est très intéressant ce que vous dites,

15:29
Présentateur

la question de la police, de l'immigration. Vous étiez aux côtés des policiers qui étaient mobilisés hier, notamment, pour défendre le budget de la police, demander davantage d'argent. Vous parliez de la question de l'immigration en France. Justement, Ludovic, on a une question sur ce domaine-là. Comment mener la politique d'immigration en France au-delà bien de ce qui se passe aux États-Unis ?

15:45
Invité

Les chiffres officiels pour l'année 2025 ont été rendus publics cette semaine. Ils ont montré une hausse des titres de séjour assez substantiels. Est-ce que vous vous seriez, par exemple, favorable, comme Gérald Darmenin, à une pause de deux ou trois ans en matière miratoire ?

15:59
Marion Maréchal

Vous êtes modérés quand vous dites une hausse substantielle. C'est une submersion totale. Nous n'avons jamais eu autant d'immigrés légaux et illégaux qui sont rentrés sur le sol français. Nous n'en avons jamais eu autant qui se sont maintenus, d'ailleurs, sur le territoire. Je crois qu'en cumulé, le nombre de titres de séjour actuellement sur le territoire, c'est la ville de Paris, de Marseille, de Louvre. Mais le nombre de régularisations a baissé. C'est spectaculaire.

16:21
Présentateur

Le nombre de régularisations a baissé.

16:22
Marion Maréchal

Et donc, j'ai envie de vous dire sur Gérald Darmenin, quel dommage qu'il n'ait pas été ministre de l'Intérieur. Vraiment, parce que je trouve ça formidable, ces gens qui, d'un coup, découvrent de formidables idées alors qu'ils ont été aux affaires et que Gérald Darmenin, le bilan en tant que ministre de l'Intérieur, c'est le record absolu. C'est le record absolu d'immigration et même d'insécurité. Avec, je le rappelle, on en parle assez peu, à l'époque, souvenez-vous, où Georgia Meloni tentait de bloquer l'arrivée des bateaux de migrants clandestins via des ONG. Gérald Darmenin n'avait rien trouvé de mieux pour ennuyer Mme Meloni que d'accueillir l'Océane Viking à Toulon.

Et une fois, d'ailleurs, ce bateau accueilli, les migrants avaient tous disparu dans la nature, ce qui est évidemment un appel d'air à l'immigration clandestine. Je donne peu de crédit, si vous voulez, aux commentateurs de leur propre inaction.

17:06
Présentateur

Mario Maréchal, vous publiez cette semaine ce livre, « Si tu te sens le peine », c'est aux éditions Fayard, « Si tu te sens le peine », ce sont les mots qu'a prononcé votre grand-père quand il vous a demandé d'être candidat en 2012 lors des élections législatives. Pourquoi avoir écrit ce livre ?

17:21
Marion Maréchal

Écoutez, au départ, pour être tout à fait honnête avec vous, je n'avais pas spécialement l'intention de publier un livre. J'ai commencé à écrire dans un moment qui était personnellement et politiquement un peu particulier, le lendemain des élections européennes, moment de rupture compliquée, vous en souvenez certainement avec Éric Zemmour.

17:34
Présentateur

Avec Éric Zemmour, on va y revenir dans quelques minutes.

17:36
Marion Maréchal

Absolument. Dissolution de l'Assemblée nationale, espoir de victoire du camp national, espoir malheureusement contrarié, et donc la volonté, finalement, à travers tout cela, de remettre un peu mes idées en or, de fixer un peu ce qui importait, de retracer la cohérence de mon parcours. Et puis, deux autres événements viennent percuter, si je peux dire, à l'écriture de ce livre. La mort de Jean-Marie Le Pen, et avec lui, finalement, celle d'une époque, qui m'oblige aussi, à certains égards, à interroger cet héritage, en quoi je le perpétue, en quoi je le réinterprète, en quoi je le dépasse.

Et puis, l'inégibilité de Marine Le Pen, qui, évidemment, amène d'autres réflexions sur la suite, et puis sur la méthode, même, dont je parle, qui, selon moi, est la bonne pour porter nos idées aux affaires.

18:17
Présentateur

La question, justement, de Marine Le Pen, candidate ou pas, on va en parler dans quelques instants. Quelle est la question, d'abord, sur l'héritage de votre grand-père ?

18:23
Invité

En quoi vous sentiez l'héritière de Jean-Marie Le Pen ?

18:26
Marion Maréchal

Écoutez, très simplement, aujourd'hui, Jean-Marie Le Pen, on pourra au moins lui accorder une chose, c'est d'avoir été le précurseur sur un certain nombre de sujets. Il a été, pendant longtemps, le seul à dénoncer les risques de la politique d'immigration telle que nous la connaissons, à alerter sur le risque de la montée de l'islamisation, et à porter un discours qui, à l'époque, était d'ailleurs très original, sur la dénonciation de la mondialisation sauvage, sur les risques du libre-échange généralisé, sur la désindustrialisation, au moment où c'était la mode, d'avoir une économie sans usine.

18:58
Présentateur

Quand bien même il a été condamné un certain nombre de fois, et d'ailleurs, vous évoquez un certain nombre de choses desquelles vous vous êtes démarquée ?

19:04
Marion Maréchal

J'y reviens, j'y reviens, je ne me cache pas derrière mon petit doigt, sur les désaccords que j'ai pu avoir avec lui, que j'avais à l'époque manifesté publiquement.

19:11
Présentateur

La question notamment du détail de l'histoire, évidemment, par les chambres à gaz.

19:13
Marion Maréchal

Alors qu'il était en capacité d'y répondre,

19:14
Invité

ce qui était évidemment plus compliqué à l'époque qu'aujourd'hui. Oui, justement, sur ce désaccord, quand il a réaffirmé en 2015 que les chambres à gaz étaient un détail de l'histoire. Vous êtes donc en désaccord. Est-ce que Jean-Marie Le Pen était antisémite ?

19:29
Marion Maréchal

Moi, qu'il est connu personnellement, je ne le crois pas. Sincèrement, alors je sais que vous allez me parler des condamnations, évidemment. Est-ce que la condamnation sonde les cœurs et les reins des hommes ? Je ne le crois pas. Il a été condamné à plusieurs reprises. Je n'ai en rien jamais validé ses propos. J'étais en désaccord. Je l'ai dit publiquement alors qu'il pouvait y répondre. Voilà, maintenant, c'est vrai que je m'y attarde moins. Je ne vous le cache pas parce que j'ai d'autres ambitions dans la vie que d'aller cracher sur la tombe de mon grand-père. Donc, je pense que les choses ayant étant dites.

Par ailleurs, je pense qu'aujourd'hui, les désaccords et le malentendu, y compris vis-à-vis des Français de confession juive, a été très largement soldé. Il suffit pour s'en souvenir de se rappeler l'accueil très chaleureux que j'avais eu la chance d'avoir avec d'autres et Marine Le Pen aussi, d'ailleurs, au moment de la manifestation contre l'antisémitisme. J'ai été invitée par le gouvernement israélien à intervenir dans une conférence dans la lutte contre l'antisémitisme en Israël. Je pense qu'objectivement, tout ça aujourd'hui est derrière nous.

20:26
Présentateur

On poursuit justement cet ouvrage dans quelques instants. On va voir notamment comment vous vous positionnez par rapport à Marine Le Pen. On parlait de la question de son procès. C'est mardi qu'auront lieu notamment les réquisitions. Restez avec nous. On se retrouve dans quelques instants. Vous êtes bien sûr BFM Politique. Notre invité Marion Maréchal qui publie cette semaine Si tu te sens, Le Pen, aux éditions Fayard. Vous revenez effectivement sur votre vie politique, sur votre vie personnelle également, sur la façon dont vous avez décidé de vous impliquer en politique. Puis la relation bien sûr à Jordan Bardella ou à votre tante Marine Le Pen.

Marine Le Pen, dont le procès, on appelle, se poursuit. Les réquisitions ont relié dans deux jours. Marine Le Pen qui, lors des premiers jours de ce procès, en appel, avait dit, je cite, « Si un délit a été commis, et tout le monde semble dire qu'un délit a été commis, je veux bien l'entendre, mais je veux que la Cour sache qu'en ce qui nous concerne, nous n'avions aucun sentiment d'avoir commis le moindre délit. » Comment est-ce que vous pouvez encore clamer son innocence ?

21:32
Marion Maréchal

Parce que de fait, Marine Le Pen, dans cette affaire, n'a pas volé personnellement. Elle ne s'est pas enrichie. Il n'y a pas de corruption. Il y a, depuis le début de cette affaire, vous l'avez compris, une différence d'interprétation sur la manière dont on peut utiliser le travail de ses collaborateurs parlementaires. Avec deux versions qui s'affrontent, celle du Parlement européen qui affirme, en fait, en gros, « ça va de soi », et le Rassemblement national qui dit « Nous, on a signé des contrats en toute transparence et vous n'avez jamais rien eu à dire parce qu'on avait fourni toutes les informations. » Voilà.

Donc moi, sur ce sujet, je continue d'espérer que Marine Le Pen puisse se présenter parce qu'au-delà du front... Vous continuez de le penser ? Je continue d'espérer qu'elle puisse se présenter. Vous croyez en la justice ? Je ne dis pas que ce sera le cas. Je l'espère, en tout cas. J'espère que la justice laissera la possibilité aux Français de choisir leur candidate à l'élection présidentielle parce que je ne crois pas que ce soit au juge de pouvoir décider qui peut, demain, être président de la République. On a connu par le passé un certain nombre d'affaires concernant la droite qui ont contrarié, on va dire, les élections présidentielles.

Je pense que ce n'est pas une bonne manière de restaurer la confiance dans nos juges.

22:31
Présentateur

Je rappelle qu'en l'État, en première instance, elle avait été condamnée à 5 ans d'inéligibilité et 4 ans de prison, dont 2 fermes. Amandine.

22:37
Invité

Oui. Est-ce que si Marine Le Pen ne pouvait pas, in fine, être candidate, Jordan Bardella pourrait faire aussi bien qu'elle ou est-ce qu'à vos yeux, il y aurait une déperdition en termes de chance pour le Rassemblement national ?

22:52
Marion Maréchal

Déjà, ce qui est évident, c'est que c'est maligne depuis le départ. Moi, vous savez, je suis pour une grande coalition des droites. Que chaque singularité puisse s'additionner et se mettre autour de la table pour trouver, évidemment, un programme commun à présenter aux Français et faire les fameux 50 plus 1 si urgents. Et donc, à partir de là, moi, je soutiendrai le candidat du Rassemblement national parce que, c'est en fait, les Français en ont décidé ainsi, c'est aujourd'hui la force motrice du camp national. Vous ne serez pas vous-même candidate ? Non, non. Ce n'est d'ailleurs pas un livre de candidature que vous l'avez compris.

23:22
Présentateur

Vous l'excluez ?

23:23
Marion Maréchal

Oui, oui, absolument. Non, mais moi, j'ai toujours été très claire là-dessus. Je m'en remets, si vous voulez, au choix des Français. Le choix des Français, c'est que le Rassemblement national

23:32
Invité

qui vous avait été dit par votre grand-père, « Si tu te sens Le Pen », est-ce que si on se projette pour la prochaine élection présidentielle, le fait qu'il n'y ait peut-être aucun Le Pen sur la ligne de départ alors que ça n'est pas arrivé depuis maintenant des années et des années serait imaginable pour vous ?

23:47
Marion Maréchal

Vous savez, quand je dis « Si tu te sens Le Pen », et je l'explique d'ailleurs, « Si tu te sens Le Pen », ça va au-delà d'un nom de famille et d'une famille. Pour moi, c'est une attitude face aux événements. Vous l'avez compris.

23:55
Invité

Barrella est un Le Pen.

23:56
Marion Maréchal

En fait, tous les militants qui se sont engagés avec courage et parfois au prix de leur tranquillité de vie et parfois en s'exposant à de la violence verbale ou physique se sont sentis Le Pen bien avant moi et je l'espère que se le sentiront bien après moi. Donc oui, c'est le refus du politiquement correct, c'est le fait de renoncer aux conventions et au mode du moment pour voir loin, c'est le fait d'être patriote dans l'âme, de toujours avoir comme boussole les intérêts français. En cela, je crois que Jordan Bardella évidemment répond à tous ces critères.

24:22
Présentateur

C'est le candidat naturel Jordan Bardella si Marine Le Pen ne peut pas être candidate ?

24:25
Marion Maréchal

Ça me paraît absolument évident et donc moi, mon objectif aujourd'hui, vous l'avez compris, c'est ce que j'essaye aussi d'expliquer dans ce livre et c'est en cela d'ailleurs que je parle notamment de Georgia Meloni et de sa méthode victorieuse de gouvernement qui est celle d'un rassemblement, c'est de faire en sorte que toutes les idées que je développe dans ce livre soient représentées au sein de la coalition, être aux côtés du candidat du rassemblement national pour faire exister ces idées autour d'une équipe parce que je crois que la clé c'est celle de l'équipe et demain évidemment défendre aussi les convictions qui sont les miennes dans le cadre de cette alliance.

24:53
Invité

Mais si c'est Jordan Bardella le candidat, il sera prêt à exercer le pouvoir, à être président ? Il est très jeune, il aura 31 ans en 2027, il n'a pas d'expérience du pouvoir, il n'a jamais été ministre, jamais été élu à l'Assemblée nationale. Est-ce qu'on peut être prêt à être président ?

25:07
Marion Maréchal

Écoutez, moi, j'ai eu un certain nombre d'échanges avec lui, de longs échanges. Il était présent d'ailleurs

25:12
Présentateur

à la soirée de votre livre, ça sonnait comme la réconciliation.

25:15
Marion Maréchal

Absolument et j'en l'en remercie d'ailleurs comme je remercie Bardella est un homme qui a la pleine conscience des responsabilités qu'il pèse sur ses épaules. Il a la pleine conscience que, évidemment, cette hypothèse pourrait se présenter à lui et donc, il me semble s'y préparer très sérieusement. Qu'est-ce qui lui manque encore ? Et notamment, justement, cette logique d'équipe, de variété des compétences autour de lui. Donc moi, je suis sereine sur sa capacité à pouvoir porter ce combat.

25:45
Invité

Vous expliquez néanmoins dans votre livre que votre rôle désormais est de veiller, je cite, à ce que cette conquête du pouvoir ne se fasse pas au prix des reniements et de la facilité. Arriver au pouvoir après renoncer à toutes les batailles ne sert à rien. Est-ce que vous trouvez qu'il y a des batailles qui ne sont pas suffisamment menées aujourd'hui par le Rassemblement national ou qu'il s'est, par exemple, trop affadis

26:04
Marion Maréchal

ou trop dédiabolisés ? En fait, cette réflexion n'a pas vocation à s'adresser spécifiquement au Rassemblement national.

C'est une réflexion plus générale d'ailleurs parce que, eu égard aux bilans qui ont pu être ceux de la droite par le passé, c'est-à-dire qu'il y a quand même un phénomène assez classique en politique, c'est que chaque fois qu'on se rapproche du pouvoir ou chaque fois qu'on prend le pouvoir, il y en a toujours pour s'agréger, souvent d'ailleurs les combattants de la dernière heure et pour vous expliquer que, oulala, finalement, il ne faut pas faire ceci, il ne faut pas faire cela parce que c'est trop compliqué, parce que c'est trop clivant, parce que finalement, c'était des promesses d'opposition mais une fois aux affaires, il faut voir les choses autrement.

Et donc, ce risque-là, cette tentation-là, elle s'adresse à tout le monde, y compris d'ailleurs à moi et à tous ceux qui peuvent se rapprocher de voir. Oui, mais vous-même aviez fait à un moment donné d'autres choix parce que précisément vous aviez des divergences.

Bien sûr, mais ça c'est un autre sujet mais ce que je veux dire dans ce livre, c'est que dire moi, en fait, je porte malgré tout en moi aussi la mémoire à travers justement cet héritage familial et politique de générations de militants qui ont subi des choses difficiles dans l'espoir de voir le camp national arriver aux affaires et donc je me donne aussi pour mission de m'assurer que demain, si nous avons la chance et la responsabilité d'arriver aux affaires, que toutes ces promesses soient tenues et que tout cet engagement finalement, c'est de faire peur de ce qu'il y a. C'est une mise en garde à l'égard de nous tous, je vais vous dire.

Vraiment, là-dessus, ça ne concerne pas que Jordan Bardella et en l'occurrence, je constate pour avoir échangé avec lui qu'il est là encore très conscient évidemment de l'espoir que nous suscitons et auquel nous devons répondre. Politiquement, vous vous sentez plus proche de Marine Le Pen ou de Jordan Bardella ? D'ailleurs, j'en parle très longuement dans ce livre, c'est intéressant parce que je ne me cache pas non plus là derrière mon petit doigt. j'ai des différences avec le Rassemblement National. Moi, j'ai un parti aujourd'hui qui est allié, vous l'avez compris, d'Antité Liberté. On aura peut-être l'occasion d'en parler sur l'économie et sur d'autres sujets.

Oui, entre autres choses et probablement sur l'économie principalement, mais je considère aujourd'hui qu'il y a des sujets qui nous rassemblent pour le coup très évidemment comme la question de l'immigration qui est pour moi un sujet central. Il y a aussi d'ailleurs ne caricaturons pas sur les questions économiques des choses qui peuvent aussi nous rassembler. Et donc, l'objectif pour moi, ça n'est pas tant si vous voulez de vouloir mettre en avant nos différences que plutôt de trouver le chemin et ça vaut d'ailleurs pour une partie d'ILR aussi. Politiquement,

28:17
Présentateur

vous vous sentez plus proche duquel Marine Le Pen ou Jordan Bardella ?

28:20
Marion Maréchal

La réalité aujourd'hui, me semble-t-il, je crois que Jordan Bardella se défend d'avoir une ligne différente de Marine Le Pen. Donc, je ne suis pas sûre que cette question se pose à moi aujourd'hui en ces termes.

28:30
Invité

Vous écrivez aussi page 25 de votre livre « Les grands chefs conjuguent toujours d'immenses qualités avec de grands défauts ». On ne va pas vous demander les qualités de Marine Le Pen et Jordan Bardella. En revanche, quels sont leurs défauts ? Quels sont les défauts de Marine Le Pen ?

28:42
Marion Maréchal

Vous n'allez pas me demander les défauts non plus.

28:44
Invité

Pourquoi ?

28:45
Marion Maréchal

Je ne vois pas l'intérêt de cette question.

28:47
Invité

Puisque vous l'écrivez.

28:48
Marion Maréchal

Je ne suis pas venue sur votre plateau pour dire du mal de Marine Le Pen. Ça ne m'intéresse pas. Je peux vous parler de mes différences politiques avec eux. Je peux vous parler des convergences politiques si vous voulez. Les défauts de Marine Le Pen. Et Jordan Bardella ? Pareil. C'est une phrase

29:01
Invité

qui avait fait dire... Éric Zemmour vous avait dit à un moment donné sur le fait que vous ne critiquiez pas assez Jordan Bardella que vous aviez avec lui, avec Jordan Bardella, le syndrome de la femme battue.

29:11
Présentateur

Ce qu'il a renouvelé ici même la semaine dernière.

29:13
Invité

Exactement. Qu'est-ce qu'il voulait dire par là ?

29:17
Marion Maréchal

Écoutez, c'est tout l'objet de la divergence stratégique et politique que j'ai eue avec Éric Zemmour que j'explique d'ailleurs dans ce livre qui est monté en puissance si je peux dire pendant les élections européennes lorsque j'étais tête de liste et qui a abouti à ce que je me fasse exclure moi et les deux autres vice-présidents de Reconquête. Parce qu'en fait, moi c'était très simple, je ne me suis pas engagée en politique pour me lever le matin en me disant mon but dans la vie c'est finalement de prendre ma revanche sur Marine Le Pen, le RN, Jordan Bardella.

Je veux dire, j'ai des différences avec eux, je les assume, je ne m'en suis jamais cassée mais mon but dans la vie c'est de battre la gauche en fait. Et moi pendant cette élection européenne j'ai passé mon temps à dire que je ne voulais pas insulter l'avenir parce que je savais qu'au Parlement européen et c'est ce que nous faisons. J'allais travailler avec Jordan Bardella, j'allais travailler avec François-Xavier Bellamy dans nos groupes respectifs pour défendre les intérêts français.

Et grâce d'ailleurs à cette position que j'ai prise, aujourd'hui on a trouvé le chemin pour discuter, pour faire des votes ensemble, c'est comme ça qu'on détricote le Green Deal, c'est comme ça qu'on va durcir la politique d'immigration demain à l'Union Européenne. Et donc, voilà, et ça, ça n'a pas été entendu ni compris par Éric Zemmour et Sarah Knaffo qui eux, voulaient me pousser absolument à attaquer bille en tête Jordan Bardella.

30:24
Présentateur

Vous êtes une opportuniste, ce n'est pas moi qui le dis, c'est Éric Zemmour. Qu'est-ce que vous lui répondez ?

30:29
Marion Maréchal

Bon, écoutez, oui, j'ai entendu Éric Zemmour sur votre plateau la semaine dernière. Vous l'avez noté dans ce livre, moi je me garde de toute attaque à dominem parce que je pense que ça ne grandit pas la politique. Je pense que si j'avais été opportuniste, vous savez, je n'aurais pas quitté la vie politique en 2017 en renonçant à mon mandat de député et de conseiller régional. Et je n'aurais pas non plus soutenu Éric Zemmour en 2022 dans un moment chaque jour. Je ne vais pas vous mentir, je regrette un peu qu'il l'ait oublié.

30:56
Invité

Quelle est la prochaine étape pour vous ? Puisque vous excluez d'être candidate à l'élection présidentielle, mais j'imagine que vous avez quand même envie de vous projeter encore sur deux grandes choses.

31:04
Marion Maréchal

C'est quoi la suite ? J'ai évidemment, c'est ce que vous allez comprendre avec ce livre certainement, c'est un livre d'affirmation politique et personnelle. C'est-à-dire que le but, c'est surtout de trouver la place pour les idées qui sont les miennes à laquelle je ne veux pas renoncer. Moi, je suis députée européenne aujourd'hui. Je veux jouer un rôle dans cette élection présidentielle. Je veux compter, évidemment, dans les années à venir. Je veux participer demain si nous sommes amenés à arriver évidemment aux affaires, à ce que ces idées aussi puissent être représentées. Vous auriez ministre de Jordan Bardella ou Marine Le Pen ?

Je ne suis pas en train de vous dire que je postule un rôle quel qu'il soit.

31:32
Invité

Non, mais il ne s'agit pas de postuler.

31:33
Marion Maréchal

C'est pour que les Français comprennent comment vous inscrivez dans la suite. C'est-à-dire que j'essaye de faire en sorte que la singularité des idées que je défends, qui ne sont pas absolument celles d'Éric Ciotti, pas absolument celles en fait du RN, ou en tout cas que je me donne pour les années à venir.

31:47
Présentateur

Vous parlez effectivement des discussions que vous pouvez avoir parfois au Parlement européen avec Jordan Bardella et François-Xavier Bellamy. Ça pose cette question de l'union des droites, y compris pour les municipales.

31:55
Invité

Oui, on le sait à Paris, par exemple, il y a Thierry Mariani, le candidat du RN qui est en lice, Sarah Knafo, la candidate de Reconquête. Est-ce que vous souhaiteriez qu'il s'entende, qu'il fasse alliance ?

32:06
Marion Maréchal

Moi, je préférerais dans l'absolu que tout le monde s'entende. Le problème, c'est qu'aujourd'hui, c'est vrai que la posture de Reconquête ne participe pas à faciliter, si vous voulez, les relations et le dialogue. Ça, c'est évident. Par ailleurs, moi, je suis interpellée par... Personne n'enlèvera à Sarah Knafo son dynamisme et son efficacité en campagne. Il ne s'agit pas de ça. Maintenant, il s'agit de la suite. Pour faire quoi ? Or, moi, j'ai entendu dans les propos de Sarah Knafo le fait que sans détour, elle disait qu'elle serait prête à se désister si elle était qualifiée au second tour pour ne pas faire perdre Rachida Dati. Mais du coup, quel sens a cette candidature ?

Parce que moi, je vous le dis, Rachida Dati, aujourd'hui, ministre macroniste qui va s'allier au macroniste, d'ailleurs, au second tour, avec le bilan qui est le sien comme ministre de la Culture, tout ce qu'elle fait ou plutôt ce qu'elle ne fait pas. Pour l'instant,

32:50
Présentateur

le candidat Horizon lui tape dessus. Pierre-Yves Bournazel, il tape sur Rachida Dati.

32:53
Marion Maréchal

Oui, on connaît ça. Et puis, ils s'accorderont tous, c'est évidemment écrit au second tour, son bilan comme ministre de garde des Sceaux. Moi, pourquoi je défends aujourd'hui la candidature de Thierry Mariani ? Parce que si Thierry Mariani, en faisant 10% se qualifie au second tour, il rentre au Conseil de Paris et à cela, et à ce titre, il peut finalement être l'empêcheur de tourner en rond, la garantie d'obliger Rachida Dati à composer avec ce vrai parti de droite et s'assurer qu'il y ait donc un vrai changement à Paris qui ne soit pas juste une fausse alternance comme on en a trop souvent.

33:20
Présentateur

Mario Maréchal, dans votre livre « Si tu te sens, Le Pen » aux éditions Fayard, il y a un terme qui revient à plusieurs reprises, c'est celui de français de souche. Ce qui irrigue, écrivez-vous, à propos de la France insoumise et nouveaux militants islamo-gauchistes, c'est la haine indépensable, indépassable du français de souche. Quand vous évoquez aussi votre histoire familiale et vos aïeux, vous retracez et vous expliquez, pensez, je cite, à tous ces Français de l'ombre qui ont construit notre pays, ce peuple de souche, dites-vous, qui a fait de la France ce qu'elle est.

Les Italiens, les Portugais, les Polonais, par exemple, qui sont venus travailler dans les mines, que ce soit dans le Nord ou en Lorraine, ils ont contribué à faire la France. Mais aujourd'hui, en quoi est-ce qu'il y aurait de type de Français ?

34:01
Marion Maréchal

Je ne dis pas le contraire. Ce qui me dérange un peu dans le discours ambiant qui est, d'ailleurs, maintenant, s'est transformé à LFI, vous le notez, à travers les différentes déclarations. Mais surtout,

34:09
Présentateur

vous, vous écrivez peuple de souche.

34:10
Marion Maréchal

Oui, oui, je vais vous répondre.

34:12
Présentateur

Il y a deux types de Français ? Je vais vous répondre.

34:14
Marion Maréchal

Mais non, mais moi, en fait, je ne comprends pas qu'on puisse avoir des complexes à un moment donné à dire qu'il y a aussi des Français d'origine française. Ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas des Français d'autres origines. Ça ne veut pas dire qu'ils n'ont pas eu du mérite à certains moments de l'histoire ou par leur travail.

C'est juste de dire qu'en fait, à un moment donné, ce peuple-là, il a le droit de ne pas être systématiquement réduit à un peuple, pardon de le dire aussi vulgairement, de salauds, de colons, de collabos, d'esclavagistes, à qui on explique toute la journée, finalement, que c'est l'immigration qui lui a apporté la civilisation, à qui on enjoint d'accepter sa mise en minorité et la disparition de sa culture. Et à qui on dit...

34:44
Présentateur

C'est pas exactement ce qui se passe.

34:44
Marion Maréchal

Ah bah si, parce qu'avec la promotion du multiculturalisme toute la journée, on explique en fait que ce peuple qui est le porteur quand même de cette culture de référence à laquelle les autres sont censés s'assimiler, finalement, leur culture au milieu de toutes les autres ne vaut pas plus. Et moi, je dis, c'est ce que j'essaye d'incarner à travers cette histoire, je parle en effet de mes arrières-grands-parents, que en fait, ces Français-là, c'est quand même eux qui ont construit la France dans la douleur, dans les larmes, dans la difficulté.

Moi, je viens d'une famille de patrons-pêcheurs, d'agriculteurs, d'ouvriers agricoles, ces gens qui avaient 11, 14 enfants, j'ai deux arrières-grands-pères

35:19
Présentateur

sont tombés, par exemple, dans un certain nombre de guerres. Les Italiens, les Polonais qui étaient dans les mines du Nord et de Lorraine, ils ont participé

35:25
Marion Maréchal

à la construction de la France. Mais ça ne s'oppose pas. Ce que je déplore, si vous voulez, c'est que le discours que vous tenez, et bien légitimement, moi, il ne s'agit pas d'enlever évidemment ce mérite-là, c'est de dire qu'il efface tout le reste. Et que finalement, la France ne serait que. Eh bien non, ce n'est pas que. Il y a des gens comme moi. Excusez-nous. Moi, quand j'entends...

35:40
Présentateur

Personne ne dit que c'est que. Ils ont choisi la France. Ces Polonais, ces Portugais, ces Italiens, ils ont choisi la France.

35:53
Marion Maréchal

Mais il n'y a pas de difficulté une fois de plus à ça. Ce que je suis en train de vous dire. Pourquoi d'ailleurs je suis amenée à parler de ça ? Parce qu'aujourd'hui, ceux qui posent ce sujet sur la table et en font un objet de conflit, c'est la gauche et l'extrême gauche. C'est LFI qui aujourd'hui va maintenant dans les plateaux, dans les manifestations, expliquer que, bah oui, maintenant, on assume le grand remplacement, qu'en gros, on fait plus d'enfants et que les autres seront casse-coussées.

36:13
Présentateur

Le grand remplacement des générations, dit Jean-Luc Mélenchon. Il ne parle pas de l'immigration.

36:16
Marion Maréchal

Pas en l'occurrence que des générations. J'ai en tête, je crois que c'est, comment il s'appelle ce député LFI ? Son nom m'échappe, qui a fait une déclaration il n'y a pas très longtemps sur une, comment dire, une chaîne sur Internet en assumant pour le coup cette volonté de grand remplacement de ce qu'ils appellent les racisés contre justement le peuple de souche. On a vu Mme Obono à la fête de l'Humanité, mais vous imaginez quand même, elle déclare, est-ce que vous me verriez moi aller en Côte d'Ivoire et me mettre au milieu des gens et dire quand même je suis assez mal à l'aise parce qu'il y a beaucoup de Noirs

36:50
Invité

mais c'est de même indigné. Sur ce thème de l'immigration, Marion Maréchal, Éric Zemmour expliquait sur ce plateau la semaine dernière que lui était pour la remigration des immigrés illégaux comme des immigrés légaux pour ceux qui avaient commis des crimes, des délits ou qui étaient des chômeurs de longue durée. Est-ce que vous êtes exactement sur cette ligne également qui a été la vôtre auparavant et qui n'est pas celle exactement de Marine Le Pen ?

37:13
Marion Maréchal

Je crois bien légitime que demain nous puissions renvoyer des gens qui ne sont pas des Français mais sont de nationalité étrangère et qui ont commis ou des crimes et des délits ou qui sont illégaux ou qui sont des chômeurs de longue durée c'est-à-dire en fait qui pèsent sur la communauté nationale. Je veux dire quand on voit la situation aujourd'hui économique, budgétaire, financière j'ai envie de dire même morale de notre pays je ne crois pas qu'on ait le luxe aujourd'hui de pouvoir continuer

37:33
Présentateur

sur cette voie-là. Quand vous parlez de Français de souche est-ce que vous comprenez est-ce que vous entendez que les Français du Portugal, de Pologne ou d'Italie se disent dans ces paroles j'ai le sentiment d'être un Français de seconde zone ?

37:48
Marion Maréchal

Je ne crois pas. Je pense que ça c'est une indignation de journaliste de vous le dire comme ça mais je pense que même les Français d'origine immigrée sont parfaitement aptes à accepter qu'il y ait des Français d'origine française et que ça ne s'oppose pas et même à admettre qu'en fait...

38:00
Présentateur

Un Français d'origine immigrée comme vous en parlez un Français de souche c'est la même chose

38:03
Marion Maréchal

en termes de droit.

Je ne suis pas en fait pour faire une distinction évidemment sur le plan de la nationalité de ce point de vue-là bien sûr que non mais ce que je suis en train de dire c'est qu'il a paru évident pendant des années que lorsque ces Français d'origine immigrée en l'occurrence européenne dont vous parlez sont arrivés ils se sont aussi assimilés à quelqu'un et à quelque chose voilà et ils l'ont admis d'ailleurs ils l'ont admis c'était normal aujourd'hui le problème c'est que ça n'est plus admis ça n'est plus normal ça veut dire que ceux qui arrivent considèrent qu'ils peuvent importer avec eux leur culture leur mode de vie et que finalement ceux qui étaient là avant n'ont qu'à se pousser je suis désolé de vous dire que non moi je ne l'accepte pas

38:36
Présentateur

dans ce livre vous évoquez aussi et vous redites votre opposition à la constitutionnalisation de l'avortement si vous voulez vous évoquer c'est parce que vous parlez aussi de votre histoire singulière vous dites je suis un accident qui se vit bien vous décrivez comment s'est passé votre venue au monde votre arrivée le fait que justement dans votre famille on a tout de suite dit non non il n'y aura pas d'avortement elle va grandir elle sera élevée elle sera élevée par sa famille et vous dites j'ai toujours ressenti je cite un profond malaise devant la banalisation de l'avortement question simple est-ce que vous êtes pour la remise en cause du droit à l'avortement

39:06
Marion Maréchal

non qu'est-ce que j'ai voulu faire dans ce livre vous l'avez compris j'ai vu que vous l'avez lu et je vous en remercie moi j'utilise toujours le personnel pour arriver aux idées le but n'est pas de me raconter moi-même je n'ai pas une vie assez épique pour cela mais d'expliquer en fait que j'ai voulu poser le regard d'un enfant qui en l'occurrence était l'archétype d'un enfant qui aurait dû être avorté qui est sauvé par la solidarité de sa famille les moyens matériels une famille qui a pu m'accueillir et que du coup je me suis toujours sentie particulièrement sensible au sujet notamment de ces femmes qui j'en parle dans le livre d'ailleurs les statistiques à l'appui qui voudraient garder leurs enfants et qui ne le peuvent pas parce que des moyens matériels parce que la pression du conjoint et en fait je trouve étonnant que dans le débat public on ne parle jamais du fait qu'aujourd'hui les femmes ont un désir d'enfant de 2,3 alors qu'on est à 1,5 dans un moment de creux de natalité et j'aimerais qu'on puisse entendre aussi la manière d'accompagner ces femmes alors que plus souvent on entend le fait de se féliciter qu'il y a eu une augmentation des avortements en France moi je ne le vis pas comme un motif de satisfaction

40:06
Présentateur

est-ce que vous souhaitez remettre en cause le droit à l'avortement ? et voilà

40:09
Marion Maréchal

et alors j'y viens et je vous réponds pas du tout moi je ne remets je n'ai jamais voulu remettre en cause l'accès à l'IVG je le dis d'ailleurs dans le livre il n'est plus question de déranger

40:16
Invité

ces propositions que vous faisiez

40:18
Marion Maréchal

je crois il y a longtemps de ça l'IVG oui en fait dans la banalisation qu'est-ce qu'il y a ?

il y a le fait quand je dénonce là je considère qu'aujourd'hui ce n'est pas un acte banal d'avorter d'ailleurs je pense qu'aucune femme qui y recourt le pense en réalité et donc il m'apparaissait logique que le politique puisse mettre aussi un encadrement et donc moi je suis gênée quand je vois à travers la constitution de l'IVG la fragilisation finalement de cet encadrement puisqu'on sait que la constitution menace la question de la clause de conscience à la fois individuelle mais aussi collective des établissements le fait qu'il puisse y avoir évidemment un délai de réflexion le fait qu'il puisse y avoir également une limitation donc à partir de là oui je considère que c'était une très mauvaise idée la constitution c'est d'abord le pacte civil qui nous lie en tant que citoyens c'est pas là pour faire le concours finalement des petits coups médiatiques et politiques de la gauche qui finalement obtiennent des victoires à peu près avec ce genre de choses

41:09
Présentateur

des subventions au planning familial

41:10
Marion Maréchal

oui je vais vous dire je pense dans ce livre démontrer que j'ai eu raison avant les autres voilà parce qu'aujourd'hui cette dérive idéologique du planning familial elle fait consensus je vais vous dire je savais que vous alliez me parler de ça parce que je me doutais que ça faisait polémique je vais vous ramener une petite image qui va peut-être vous faire sourire ou pas ça c'est l'une des dernières campagnes de pub du planning familial

41:30
Présentateur

ça ça remonte un peu

41:31
Marion Maréchal

qui ne voit pas oui enfin pas tant que ça et puis entre temps ils ont réitéré donc là vous avez une femme à barbe et un homme enceint

41:36
Présentateur

c'était pas national

41:37
Marion Maréchal

voilà oui mais c'est bien le problème c'est qu'en fait le national ne condamne jamais le local et si vous voulez même en l'occurrence ça c'est une tribune d'Elisabeth Badinter on ne peut pas la soupçonner d'être de mon camp politique qui elle-même dénonce aujourd'hui la dérive idéologique monstrueuse du planning familial

41:52
Présentateur

ce combat là c'est un combat que vous allez continuer de mener et qu'on voit dans ce que vous résumez dans ce livre en quelques mots

41:59
Marion Maréchal

sur votre rôle politique

42:02
Présentateur

d'extrême gauche pour conclure cette émission Marion Maréchal si tu te sens Le Pen en une phrase votre rôle dans les prochaines années

42:09
Marion Maréchal

porter la voix d'un courant identitaire libéral conservateur jusqu'à la victoire mais surtout après la victoire parce que nous sommes attendus au tournant

42:20
Présentateur

merci Marion Maréchal d'avoir été notre invité merci Amandine merci Ludovic si tu te sens Le Pen c'est aux éditions Fayard vous restez bien sûr sur BFM TV à très vite