Serge Papin : "Sur le budget, tout le monde devra faire un effort"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 55 %Attaque 25 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Est-ce que cette taxe européenne est un moindre mal pour permettre à l'industrie française textile de faire face à cette déferlante asiatique ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Sur ce point, est-ce que vous êtes d'accord ?
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Est-ce que vous êtes d'accord avec l'idée de taxer les plateformes chinoises ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Comment peut-on faire pour aider ces commerces ruraux dans ces régions où très facilement on va vers le géant de l'e-commerce ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Quels sont les chiffres que vous disposez concernant l'inflation ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pourriez nous préciser votre pensée sur les efforts à faire pour le budget ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Serge PapinFait
« On est confronté à un triple défi jamais vu, hein. C'est pour ça que moi je faut là c'est vraiment on est dans la réalité. »
- 7:00Serge PapinPromesse
« Il y a un budget qui va être proposé. Quels sont les retraités qui vont devoir euh faire un effort ? »
- 9:00Serge PapinFait
« Il y a une idée qui circule, c'est la TVA sociale. Euh Serge Papin, qu'est-ce que je vous propose d'abord d'écouter le le patron de la coopérative que vous connaissez bien sûr, Dominique Schelcher qui plaide pour une hausse de la TVA, il est pas le seul. »
Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Sud Radio, l'invité [musique] politique Jacques Terdose, il est 8h31 sur Sud Radio, c'est l'heure du grand entretien politique. Aujourd'hui, Jacques, vous recevez Serge Papin, ministre des PME, du commerce, de l'artisanat, du tourisme et du pouvoir d'achat. Bonjour monsieur le ministre.
Bonjour Jacquose. Votre parole est attendue en cette rentrée. Beaucoup de Français ont du mal en terme de pouvoir d'achat.
Nous sommes très écoutés dans le monde rural et on va aborder plusieurs sujets qui concernent également le monde rural. Commençons par le textile si vous voulez bien. Votre actualité c'est l'ultra fast fashion.
Une taxe européenne de 3 € par colis a été mise en place. Est-ce que cette taxe européenne est un moindre mal pour permettre à à l'industrie française textile de faire face à cette déferlante asiatique ? Alors, plus largement sur les plateformes, vous savez, quand j'ai pris ce job de ministre euh venant de la société civile en tant que ancien chef d'entreprise, bah j'ai reçu des fédérations de commerçants, euh de fabricants qui m'ont tous dit première parole, "Monsieur le ministre, c'est injuste.
Il y a une concurrence déloyale avec les plateformes chinoises qui vendent des produits non conformes et cetera et cetera." Donc moi, je me suis attaqué au sujet. Euh, on a d'ailleurs au passage suspendu la plateforme Chine après la vente de produits illicites.
Euh, il y a au passage des sanctions qui ont été portées parce que euh moi j'ai une administration qui s'appelle la ce qu'on appelle les fraudes, c'est la DGCCRFC. Donc voilà, et qui contrôle donc on a fait des prélèvements. Ces prélèvements, on a regardé les produits, on s'est aperçu que la majorité la grande majorité de ces produits ne respectaient pas nos codes de la consommation.
Ils étaient même parfois dangereux voire illicite. Donc moi je me suis dit bah voilà il faut sanctionner. Donc au passage il doit y avoir un milliard de sanctions qui ont été données en année glissante entre les sanctions au niveau de l'Europe et au niveau de la France. 1 milliard c'est beaucoup 1 milliard 1 milliard.
Voilà les sanctions. Donc c'est pas rien. Vous voyez quand on dit et on a poussé ce qu'on appelle des des des droits de douane.
C'est la France qui a demandé ça. Donc de 3 € comme vous venez de le dire et qui vont augmenter jusqu'à 5 € au mois de novembre. Donc c'est la fameuse taxe petit colis.
Et entre l'éveil des consciences c'estd les gens qui s'aperçoivient bah ouais ces produits sont quand même dangereux. Il voit bien que le business model vou dire que tout ça a eu aussi un effet sur les consommateurs sur les consommateurs qui se disent bon finalement ce wat hein par rapport à ça euh c'est des produits qui sont qui sont qui qui sont pas satisfaisants en terme de consommation et évidemment les taxes et ben on a une baisse c'est pas rien de ces produits là aujourd'hui de - 30 à - 50 % donc c'est énorme. Et puis moi, je vais vous dire, je suis content parce que on m'avait accusé.
Non mais on m'avait accusé d'être un espèce de don quiotte en disant "Mais c'est David contre Goliath, j'ai jamais réussi." Pourant, vous aviez dit "Je veux leur casser la gueule au chino". [rires] Vous aviez employé c'était une expression.
Non mais parce que c'était une façon comme ça un peu triviale de dire il faut qu'on se protège, j'ai rien surtout j'ai rien contre contre les Chinois. Mais ça veut dire en tous les cas et vous nous l'annoncez qu'il y a une baisse [raclement de gorge] de la consommation sur cette produit. C'est une satisfaction pour vous bien sûr parce que c'est moi en tant que ministre du commerce des PME, je je me dois à la fois de protéger ces entreprise, protéger le consommateur aussi et puis comme vous venez de le dire là, on est les premiers en Europe à mettre en place une loi contre l'Ultra Fast fashion.
Donc c'est en route là, c'est promulgué depuis le mois de juillet et donc les arrêtés là passent au 1er septembre. Ça veut dire quoi ? qu'on va avoir un espèce de de coefficient qu'on va mettre en place de qui est issu à la fois d'un nombre de produits énorme Chine par exemple mais 6000 à 7000 produits par jour.
Ce dont vous êtes en train de parler, c'est la deuxième taxe au niveau européen qui est un malus, hein. C'est bien cela c'est un malus au niveau français hein, pas européen pour l'instant hein. Le le le laf reprise par par d'autres pays européens.
En tous les cas donc ce malus il est issu de deux choses. Un nombre de produits énorme qui est mis en est compte 6000 à 7000 produits par jour sont mis en en marché par Chine et surtout la réparabilité donc un indice de réparabilité parce que ces produits qui sont tellement éphémères euh ils sont irréparables. Donc on a voulu mettre un malus donc qui va de euh 50 centimes si c'est un sous-vêtement.
à 12 € maximum si c'est par exemple un manteau, ce sera en fonction du vêtement. Voilà. Et ça peut monter jusqu'à la moitié à peu près de la valeur du vêtement avec un plafond à 12 € pour l'instant.
Et donc le but c'est évidemment de défendre les les commerces européens. Bien sûr, bien sûr. Défendre les commerces européens.
Puis surtout, vous saz, moi je je m'étais engagé sur la COP 21 il y a il y a 10 ans et vous vous rendez compte que il y a 600 avions qui viennent en Europe chaque jour pour livrer des produits qui sont qui respectent pas les codes de de la consommation qui ne payent d'ailleurs au passage aucune taxe sur notre protection sociale, sur la les retraites et cetera. Donc voyez euh c'est la raison pour laquelle c'est la raison pour laquelle Serge Papin les industries européennes veulent 10 € de plus par colis. Sur ce point, est-ce que vous êtes d'accord ?
Oui. Oui. Moi alors nous on a fait on montre l'exemple en France, on s'aperçoit que alors je pense que l'Europe est en train de prendre conscience aussi et là et je vais vous dire la France sert d'exemples parce que parfois on dit ouais mais l'Europe c'est l'espèce de grande marmite là on peut rien faire.
Bah et et puis quand on montre l'exemple quand on est déterminé B on voit que l'Europe est nous suit h alors pourquoi ne pas appliquer cette même taxe à non pas l'ultra fast fashion mais la fast fashion et là je pense à des marques pardon de les citer mais comme Zara H&M euh vous faites une différence ? Oui, je fais une différence sur des magasins physiques pour citer Kia Abi, Jules et cetera. Pourquoi ?
Parce que d'abord ils sont pas dans l'ultra fast fashion. Il y a une différence entre la la l'effet mérité, si je puis dire, hein, de la l'Ultra. Et eux, ils sont dans la ce qu'on appelle la Fast Fashion.
Ils sont ils vendent des produits euh par exemple Kiabi vend des jeans made in France qui sont à à 35 €. Moi, j'ai pas envie de pénaliser les commerçants français qui ont des magasins physiques qui emploient des vendeurs dans les territoires, mais c'est pénalisé les plateformes chinoises. Donc c'est ciblé.
Alors justement à propos des commerces français et physiques, vous avez déjà travaillé avec les commerces de Centre-Eville. Dans le monde rural, il y a aussi des grandes difficultés. Comment peut-on faire pour aider ces commerces ruraux dans ces régions où très facilement on va vers le géant de l'e-commerce ?
Vous avez des propositions à faire ? Vous avez des idées ? On a des on a déjà un plan d'action pour le commerce de centre-ville en général.
Euh on a mis en place un donc euh des outils. Les outils, il y en a deux auxquels je pense qui sont très efficaces. C'est d'abord la foncière hein.
La foncière qui est une euh une possibilité au niveau des mairies qui est dotée par la Banque des territoires, donc qui est une banque qui dépend de l'État. Il y a un budget euh qui est pas qui est quand même conséquent 100 millions d'euros et qui permet ben de préampter, d'acheter les mairies et puis de les les mairies ont tout, elles achètent des commerces. Ça leur permet de réouvrir des rideaux, de réguler les loyers et euh si on couple ça avec un métier que vous connaissez peut-être pas qui s'appelle les managers de commerce de centre-ville, il y en a presque un millier maintenant.
Et quand on couple les deux possibilités stratégiques pour les mairies de s'impliquer dans le commerce de Centrreville avec des animateurs, et bien c'est efficace et du coup on est en train de retourner la situation et de réouvrir des rideaux qui étaient fermés. Premier point. Deuxième point sur le commerce rural, on on a bien sûr un dispositif qui va être exprimé, qui va être communiqué là dans quelques jours et qui va être une aide assez conséquente pour remettre des commerces dans les zones où ils ont disparu.
Et euh voilà et je je l'occasion sur Sud Radio ce matin, il y aura une aide spécifique pour le monde rural, pour les commerces en monde rural. Il y a il y a deux choses hein, si vous permettez. Il y a d'abord ce qui peut être fait avec le privé parce que il y a des enseignes qui font des choses en proximité qui sont très bien.
Et là, il suffit aussi de coupler quand la mairie par exemple investit dans un local, bah on peut mettre dans des petits bours une enseigne type Vivalp, petit casino. Je pense à eux parce qu'ils sont très très impliqués dans ce domaine là. Et ça marche hein sur des petites surfaces.
Et quand il y a dans des zones par exemple où il y a entre 500 et 1000 habitants pour situer à peu près l'échelle, bah là on a des des budgets entre aux alentours de 80000 € par dossier qui permettront de réactiver des commerces en zone rurale. Donc j'aurai l'occasion de de le de l'exprimer dans quelques jours. Serge Papin, vous êtes, je le disais, ministre du pouvoir d'achat.
Forcément, ça raisonne dans la tête lorsque l'on entend ça. D'abord, le constat aujourd'hui, quels sont les chiffres que dont vous disposez et notamment concernant l'inflation ? Alors, on a l'inflation qui est la plus faible d'Europe, hein, puisque l'inflation au niveau de l'Europe, c'est aux alentours de 3 %.
En France là à date aujourd'hui on est à 2,4 % à la fin de l'été hein. Et 2,4 % l'inflation alimentaire c'est moins de 1 %. Donc sur les produits de consommation alimentaire, on est je dirais en stabilité sur l'été depuis le début de l'année.
Depuis le début de l'année. Depuis le début de l'année en moyenne bien sûr. Donc de ce point de vue-là c'est sous contrôle sur la consommation sur cet été en supermarché plutôt plutôt bonne.
Plutôt bonne. C'est-à-dire on est en croissance on est en croissance de 04 05 % donc c'est c'est une petite croissance mais elle est là. L'été c'est plutôt bien passé.
Les touristes de l'étranger sont venus nombreux dans le pays malgré la canicule. Les Français aussi, il y a eu une augmentation par exemple des nuités avec les les Français de l'ordre de 1 %. Donc on va faire une bonne saison touristique.
J'aurai l'occasion de de le dire là aussi dans les prochains jours. Alors qu'allez-vous proposer pour redonner de l'air aux Français d'une façon générale en matière de de pouvoir d'achat ? On parle souvent au sein du gouvernement de rééquilibrage.
Écoutez, on est confronté à un triple défi jamais vu, hein. C'est pour ça que moi je faut là c'est vraiment on est dans la réalité. C'est quoi une crise énergétique la plus forte depuis la deuxième guerre mondiale avec les conséquences que ça et sur la avec la fermeture du D3 d'Ormous ? une crise climatique jamais vu non plus et avec tout ce que ça va avoir comme conséquence sur l'adaptation et puis une crise aussi sur les taux d'intérêt hein.
On est aujourd'hui confronté à des taux d'intérêt qui sont élevés à la fois pour nos comptes publics et pour les particuliers. Donc tout ça pèse. Donc qu'est-ce qu'on a voulu faire ?
On a mis un filet de sécurité. vos solutions à vous, c'est voilà, on a on a mis un fili de sécurité donc pour les salaires les plus modestes, d'abord le SMIC, il a augmenté de 3,6 % depuis le début de l'année. On est un des seuls pays d'Europe à à faire ça de cette manière-là.
C'est pas rien, c'est 800 € de plus pour quelqu'un qui est au SMIG. On a la le le chèque énergie qui a été mis en place. Ça c'est ce que vous avez déjà mis en place, Serge Papin.
Mais qu'est-ce qui quelles sont les annonces que vous pourriez faire ? Ah ben non, mais les annonces déjà, vous voyez, c'est avoir ces possibilité de continuer à [raclement de gorge] à aider les les salaires les plus modestes, les les les activités en les ciblant, je pense, au grands rouleurs qu'on continue aussi à aider. Donc voilà, c'est ça c'est quelque chose qui qui va se péréniser, quelque chose qui existe.
C'est une vraie protection. Et dans le même temps, on apprend que les retraités vont devoir mettre la main au au portefeuille. Euh il y a il y a il y a un budget qui va être proposé.
Quels sont les retraités qui vont devoir euh faire un effort ? Il y a il y a un budget qui va être proposé. On on donc de ce point de vue-là, euh je pense que on a des comptes publics qui ont il va falloir tenir compte de la de la dette en même temps avoir une protection.
Donc il y a une stratégie sur le budget qui est en place hein dont on dont on discute et je pense que tout le monde devra faire un effort et euh pas forcément que les retraités. Ah ben alors très bien, on va en parler dans dans une seconde. Vous restez avec nous.
Serge Papin, ministre des PME du commerce, de l'artisanat, du tourisme et du pouvoir d'achat. On marque une toute petite pause. On va parler de cette possible désindexation des retraites ou de cette suppression de l'abattement de 10 %.
Vous aviez également évoqué le montant de 3000 € à partir desquels les retraités pourraient être mis à contribution. Peut-être que ce sera un autre chiffre, vous nous le direz dans une seconde. Il est 8h44. [musique] Le grand matin Sud Radio 7h10h, Jacques Tardose.
Serge Papin, ministre des PME, du commerce, de l'artisanat, du tourisme et du pouvoir d'achat est dans le studio de Sud Radio. Bonjour Serge Papin. C'est la deuxième partie de de notre entretien.
On abordait la question des efforts parce que c'est à peu près certain aujourd'hui cette petite musique, les Français l'ont entendu, qu'il y aura des efforts à faire et vous disiez juste avant la pause que tout le monde va devoir faire ses efforts. Est-ce que vous pourriez nous préciser votre pensée ? Bah écoutez, vous avez évoqué tout à l'heure les les retraités.
Moi évidemment, je suis retraité et donc j'ai envie qu'il y ait une solidarité intergénérationnelle. Bien sûr, parce que on je vois bien euh je mets de côté évidemment euh les retraités qui sont euh dans les minimum vieillesses ou les petites retraite, mais autrement disons euh les retraités qui sont plus à l'aises, on le voit bien, ils ont envie aussi de de transmettre. Moi, je je vois je discute avec des gens de ma génération.
Donc, c'est euh comment on pourrait faire ça ? à condition que ça soit fléché justement faudrait que ça soit fléché et qu'on se dise bah les efforts qu'on va faire ça sert aux jeunes actifs fléch mais il y a aussi qui qui en bénéficie qui va devoir payer bah écoutez le le premier ministre s'est exprimé en tous les cas il y a pas d'augmentation de la fiscalité h ça c'est quand même un point importantement il y a des secteurs qui sont stratégiques auquels on on va pas touché au contraire qui vont être encore améliorés sur le plan budgétaire. C'est la défense, c'est l'adaptation au Il y a une idée qui circule, c'est la TVA sociale.
Euh Serge Papin, qu'est-ce que je vous propose d'abord d'écouter le le patron de la coopérative que vous connaissez bien sûr, Dominique Schelcher qui plaide pour une hausse de la TVA, il est pas le seul. Il y a Michel Eddouard Lecler aussi qui est de cet avis. On l'écoute.
Si aujourd'hui le chef d'entreprise que je suis veut augmenter de 100 € quelqu'un qui est aux alentours du SMIC, ça me coûte 483 €. Peu d'entreprises ont les moyens de se payer ça. Il faut donc moins faire porter la protection sociale sur le travail.
On a fait glisser ça depuis des années sur le travail. Il faut faire un mouvement inverse et il y a pas 36 solutions. Si on veut baisser ça, il faut faire un transfert en partie sur la consommation.
Surtout pas sur la TVA des produits de première nécessité, mais sur la TVA la plus élevée qui en France est une des plus basses d'Europe. Qu'est-ce que vous en pensez ? Oui, bah ça fait partie des pistes.
Je pense que là pour le coup, on est dans un programme quasi présidentiel hein dans ce qu'évoque Dominique Chelcher. Je trouve pas ça idiot. Maintenant euh je vais pas vous faire la présentation budgétaire ce matin, mais en tous les cas c'est une idée intéressante à mettre en en débat bien sûr, mais il fait la part des choses euh entre la TVA sur les produits de première nécessité.
Sans doute que on pourrait même aller un peu plus loin si on voulait on pourrait dire il faut la baisser, pourquoi pas ? Et en revanche les produits qui sont un peu moins dans dans les besoins quotidiens les augmenter. Il propose ça.
Vous seriez favorable donc à une baisse sur certains produit. J'ai pas dit que j'étais favorable. Non mais en mettre ça en débat en particulier pour les présidentiels, moi je trouve c'est une idée qui peut voler et puis si en plus les les de du débat des présidentielles elle peut servir le gouvernement et les arbitrages du gouvernement, pourquoi pas.
Oui mais écoutez ça comme vous dites c'est les arbitrages du gouvernement. Je vous signale que je suis pas l'arbitre. Bon euh comme promis euh on vous propose dans ce deuxè quart d'heure, monsieur le ministre et comme pour tous nos invités politiques, une carte blanche et vous avez souhaité vous euh cette fois peut-être réends le costume du patron et avoir un regard un peu particulier sur le monde politique.
Oui. Alors d'abord, je trouve ça intéressant votre carte blanche là. Alors, j'avais je reprenais un mot que j'ai utilisé quand j'ai fait la petite table ronde à la à la reff là donc était la réunion avec le le le patronat et je disais il faut il nous faudrait un New deal vous savez pour paraphraser parce qu'on a le le président américain à l'époque parce que on était on est dans un tel changement d'époque.
Donc un New Deal c'est quoi ? D'abord avec les salariés et ça répond aussi à votre question un peu indirectement sur le pouvoir d'achat, c'est d'aller vers plus de partage de la valeur, aller vers un capitalisme plus social par voilà, moi je serais assez favorable à ça. Donc comment les entreprises contrat d'intéressement, de participation, actionnariat salarié, ça c'est des choses que j'aime bien.
Je m'occupe des négociations commerciales. Bah le New Deal, c'est de faire en sorte quand on voit les problèmes du climat, toutes les répercussions qu'il y a sur notre alimentation, sur l'environnement, sur la santé, c'est il y a ce qu'on appelle des négociations annuelles qui sont quand même un peu dans le rapport de force. Moi, j'aimerais bien que on les transforme en en en négociation pluriannuelle, que tout le monde ait du temps.
Voilà, qu'on puisse comme ça repenser et puis que les politiques entre nous et ben ils fassent aussi un new deal entre eux, qu'ils arrêtent un peu. Vous vous considérez pas comme un politique. Non, pas vraiment non.
Et par contre, je remarque que moi je suis un commerçant à l'origine. Un commerçant ça négocie. Je trouve qu'il négocie mal entre eux.
Ils sont tout le temps en train de s'envoyer des invectives et s'ils pensaient vraiment dans le leur combat à l'intérêt général du pays, bah ils accepteraient aussi que le New Deal, ça serait d'avoir un budget pour le pays parce que ça c'est l'intérêt du pays aussi. Serge Papin, l'un des soucis des chefs d'entreprise puisque vous disiez que vous vous ressentez patron, c'est aussi la question de la facturation électronique. Dans ce deuxè quart d'heure, on a proposé à des auditeurs de poser leurs questions.
En écoute. Bonjour monsieur Papin. Alors, je suis Lionel, je suis chef d'entreprise à Grass dans les Alp maritimes.
Ces derniers mois, on a eu le piratage du SIA, du Ficoba, de la NTS, des données de santé de de la DGFIP qui s'est fait pirater. Est-ce que les bilans en sécurité ont été faits correctement et est-ce que un diagnostic un peu plus poussé peut-être que ce qui a été fait ne serait pas nécessaire ? Euh il est vous parlez du hackage là, il parle Lionel du parle de son inquiétude de la mise en place de la facturation électronique dans le cadre de ces hackings qui ont su pour la facturation électronique la la mise en place euh va se faire tranquillement.
On va vivre une phase de transition. Il va y avoir de la souplesse de la part de l'administration. Vous dites au chef d'entreprise tranquille ça va, on va prendre son temp on va prendre son temps com temps au moins jusqu'à la fin de l'année.
Donc ils ont un triestre ils voilà pour voilà qui sera une période de transition et puis après on va pas leur tomber dessus non plus au 1er janvier. Donc et ce qui est intéressant c'est que les entreprises qui sont bien organisées, bah elles vont servir, elles vont essuyer les plâtres pour ceux qui derrière vont observer un peu les choses. Le regard des réseaux sociaux avec vous euh Benjamin Glaise euh bonjour mon ministre.
Bonjour Benjamin. On vous écoute Benjamin. Bon on va parler de l'interdiction du du portable au lycée.
Ça a fait réagir notamment bah voilà le déplacement d'Emmanuel Macron c'était hier dans un établissement de mand en laer pour assurer le service aprèsvente devant les caméras des lycéens aussi forcément. Il a tenté bah voilà d'échanger avec eux pour leur expliquer pourquoi cette mesure était devenue nécessaire. Bon, vous venez là avec des objectifs et vos enseignants en ont aussi qui est eux de vous transmettre un savoir, vous de l'acquérir et donc ça c'est pas compatible avec être sur son téléphone.
Et ceci étant dit, on a appris que vous-même, les membres du gouvernement, vous étiez privés de portable en conseil des ministres sommet de les laisser dehors avant de débuter. Moi quand je fais des réunions pas en pally maintenant, je demande aux gens de déposer leur portable avant si sinon même à l'Élysée, vous retrouvez, vous faites des réunions avec des gens, ils sont tous sur leur téléphone. Donc il y a des modes.
Ministre peut vous le dire en conseil des ministres, chacun dépose son téléphone avant. parce que en fait on n'est pas sinon disponible à ce qu'on fait et ça veut dire qu'on fait plus rien. Un ministre c'est comme un lycéant, faut lui retirer son portable pour qu'il reste concentré.
Oui, puis il y a aussi c'est des questions de sécurité aussi quand il y a des réunions comme ça qui sont un peu donc il y a le conseil des ministres mais pas que hein. Avec le premier ministre nous étions en séminaire de pour le budget et il y avait des casiers où nous avons laissé notre portable longuement parce que c'est une réadu qui a été très longue. C'est dur non ?
Moi je trouve ça bien qu'on puisse un peu se désacoutumuler. Il y a des ministres qui sont plus accr d'autres. Il y en a il y en a qui sont plus accro.
Il y en a qui sont plus accr le président les réprimande. B alors non parce queils viennent pas en conseil des ministres, ils viennent pas avec leur portable donc ça ils bien sûr. Juste d'un mot à l'Assemblée nationale je sais pas si vous pensez qu'il faudrait interdire le téléphone portable lors des séances. qu'on a vu, on va pas balancer de nom, on a vu bah des députés, des ministres, voir même des premier ministres, montrer des je sais pas des photos de leurs chiens à leurs collègues ou jouer voilà en ligne.
Je sais pas est-ce queil faudrait faudrait l'interdire le téléphone en séance. Il faut je pense que il faudrait encourager l'attention au débat, ilut le calme aussi dans les débats. Moi, je pense qu'il faudrait plutôt encourager le respect dans les dialogues et un peu le fait d'être un peu posé à l'assemblée plus que ou autant que les portables.
Merci infiniment Serge Papin d'avoir été l'invité du grand matin ce matin. On vous souhaite une très très belle journée. Merci à vous.
On sait que les arbitrages vont arriver et on souhaite que ils soient les meilleurs pour le pays. Bien sûr, vous êtes ministre des PME, du commerce, de l'artisanat, du tourisme et du pouvoir d'achat. On va passer bien sûr aux informations.
Serge Papin