Fabien Roussel : "L'État a abandonné nos enfants"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:36OuverteRéponse directe
L'embrasement national est-ce que vous le craignez comme le ministre de l'enseignement supérieur ou est-ce que vous le souhaitez ?
- 1:59OuverteRéponse directe
Vous avez entendu Christophe Barbier faire référence à mai 68. Vous la reprenez cette référence de mai 68 ?
- 2:44OuverteRéponse directe
Est-ce que vous espérez une convergence des luttes ?
- 3:28OuverteRéponse directe
Vous voulez que ça tienne jusqu'au 5 novembre dans un grand mouvement national de convergence ?
- 4:50RelanceRéponse directe
Est-ce que vous estimez qu'il attise le chaos ou pas ?
- 5:34OuverteRéponse directe
La police est un danger pour les jeunes aujourd'hui ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:36Fabien RousselFait
« je souhaite surtout c'est que les revendications des lycéens et des lycéennes depuis plusieurs semaines soient enfin entendues »
- 1:21Fabien RousselFait
« C'est grave quand un pays lance des grenades contre ses enfants. C'est grave quand un pays fait charger sa police contre ses enfants. »
- 1:59Fabien RousselChiffre
« Le pouvoir d'achat de nos concitoyens est amputé largement par les prix de l'énergie qui augmentent, des salaires qui n'augmentent pas et même des pensions de retraite, qui vont encore être taxées, qui n'arrêtent pas de baisser. »
- 3:28Fabien RousselFait
« il y a le budget qui va être étudié à l'Assemblée nationale et au Sénat. Et si nous voulons répondre aux aspirations des jeunes, des salariés, des agriculteurs, des agents des services publics, si on veut répondre à cette attente-là forte, qui s'exprime sur les salaires, sur les factures, sur les conditions d'enseignement, il faut que ça se traduise dans le budget. »
- 4:10Fabien RousselFait
« ce budget, il est marqué du saut de l'austérité, de la rigueur. »
- 5:34Fabien RousselFait
« le gouvernement a décidé hier d'imposer une sorte de couvre-feu sur notre jeunesse. une sorte de couvre-feu quand il ferme des établissements quand il envoie des drones pour faire de la surveillance »
- 6:17Fabien RousselFait
« Envoyez des grenades, chargez des enfants. C'est nos enfants, c'est peut-être leurs enfants qui vont eux-mêmes charger, vous vous rendez compte ? »
- 7:00Fabien RousselFait
« Il y a des policiers qui sont formés à ça, c'est-à-dire d'aller interpeller ceux qu'ils ont identifié. Protéger les manifestants. »
- 8:23Fabien RousselChiffre
« Est-ce que c'est recruter 90 000, c'est ça ? En 2022, c'était ça votre chiffre ? »
- 9:06Fabien RousselPromesse
« Il faut limiter le nombre d'élèves par classe. Je pose une question à tous les responsables politiques, à tous les groupes parlementaires qui vont étudier le budget. Mettons-nous d'accord sur un pacte. Un pacte pour notre jeunesse, un pacte pour nos enfants, qui dit tous ensemble on se met d'accord pas plus de 28-29 élèves par classe dans les lycées »
- 9:43Fabien RousselFait
« plutôt que de mettre 6 milliards d'euros de plus dans les armées et dans l'armement, je et la priorité. Mais non, la priorité c'est d'abord d'investir dans la jeunesse de notre pays pour l'avenir de notre pays. »
- 15:37Fabien RousselFait
« Face à la crise que nous vivons aujourd'hui, et notamment la crise du pouvoir d'achat, il y a une urgence pour moi, je lui demande de la mettre à l'ordre du jour. C'est l'augmentation des salaires, pas seulement du SMIC qui augmente en fonction de l'inflation mais de l'ensemble des salaires. »
- 16:19Fabien RousselChiffre
« J'ai juste enregistré 125 milliards de réduction du budget de la France »
- 17:01Fabien RousselFait
« Ce qu'il faut faire, c'est qu'il y ait suffisamment de professeurs disponibles pour pouvoir les remplacer en l'espace de 24 heures. »
- 21:44Fabien RousselChiffre
« Marine Le Pen dans la catégorie ouvrier, elle atteint 63%. »
- 22:25Fabien RousselFait
« Rima Hassan est accusé d'avoir jeté à terre le drapeau européen et le drapeau israélien. »
Temps de parole
- ?100 %
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questions dans quelques instants il est 8h25 bonjour Amélie bonjour bonjour à tous merci beaucoup Fabien Roussel d'avoir accepté notre invitation l'embrasement national alors qu'on garde ces images en direct d'une artère de Paris bouchée on voit on on va en reparler dans quelques instants les premiers adultes parents personne en écharpe ou peut-être avec des brassards blancs qui se positionnent on en reparle mais l'embrasement national est-ce que vous le craignez comme le ministre de l'enseignement supérieur ou est-ce que vous le souhaitez ce que je souhaite surtout c'est que les revendications des lycéens et des lycéennes depuis plusieurs semaines soient enfin entendues parce qu'aujourd'hui si ce mouvement s temps c'est parce
que justement les jeunes les organisations de jeunesse ont le sentiment de ne pas être entendu de ne pas être respecté mais pire que ça il y a une violence là qui se développe et qui se déchaîne beaucoup contre ce mouvement. Et je pense notamment à ce jeune Alance qui a perdu la main. Vous vous rendez compte de la situation dans laquelle notre pays est tombé, c'est extrêmement grave. C'est grave quand un pays lance des grenades contre ses enfants. C'est grave quand un pays fait charger sa police contre ses enfants. Nous sommes arrivés à un point de violence dans notre société qui est aujourd'hui extrêmement dangereux.
C'est une forme d'escalade de la violence et il faut que ça redescende immédiatement. Et c'est de la responsabilité première du gouvernement puisque c'est lui qui est en capacité d'apporter des réponses aux revendications que portent les jeunes lycéens. On va prendre les choses point par point parce que chaque point est vraiment majeur de la violence que vous dénoncez policière aux réponses du gouvernement sur le fond. Vous avez entendu Christophe Barbier faire référence à mai 68. Vous la reprenez cette référence de mai 68 ? Est-ce que vous souhaitez un nouveau 68 ? Non, parce que d'abord c'est pas du tout la même chose. On ne peut pas comparer. Il y a en En France, une situation qui est effectivement difficile, une crise sociale, économique lourde.
Le pouvoir d'achat de nos concitoyens est amputé largement par les prix de l'énergie qui augmentent, des salaires qui n'augmentent pas et même des pensions de retraite, qui vont encore être taxées, qui n'arrêtent pas de baisser. Bref, il y a une situation sociale qui est dure. On a une agriculture, des paysans qui ont du mal à exercer leur profession, ça craque dans plein de domaines. Et puis il y a cette jeunesse. Cette jeunesse qui veut étudier, apprendre et qui se sent maltraité parce que des lycées en très mauvais état, avec des rats, des fuites, des profs qui ne sont pas remplacés. – Mais ce n'est pas mai 68 pour vous ? – Non, non, parce que vous, on va retenir de mai 68 les barricades, les pavés et donc l'extrême violence.
Derrière, ce n'est pas ça que je veux retenir. Moi ce que je veux retenir c'est surtout là une jeunesse qui se mobilise, qui pourrait être rejoint d'ailleurs... Est-ce que vous espérez une convergence des luttes ? Oui, vous le souhaitez une convergence des luttes Oui, je le souhaite. C'est-à-dire à quel stade, à quel niveau, quelle ampleur, qui ? Mais parce que, encore une fois, je vous le dis, il y a énormément de salariés, de Français, de retraités qui aujourd sont en colère contre le gouvernement parce que tous les jours, ils ont l'impression d'être taxés un peu plus et de ne pas pouvoir vivre dignement de leur travail ou de leurs cotisations de retraite. Et de l'autre côté, un gouvernement qui durcit, qui ne sait pas répondre à ses attentes.
Donc il y a une situation qui est dangereuse. Je souhaite que les salariés et les jeunes puissent se retrouver ensemble. Par exemple jusqu'au 5 novembre, puisqu'on a appris hier que l l'intersyndical appelait à un mouvement le 5 novembre pour les carburants, produits alimentaires, loyers, gaz, électricité, salaire, pension, les services publics. Vous voulez que ça tienne jusqu'au 5 novembre dans un grand mouvement national de convergence ? Oui, parce qu'il y a le budget qui va être étudié à l'Assemblée nationale et au Sénat. Et si nous voulons répondre aux aspirations des jeunes, des salariés, des agriculteurs, des agents des services publics, si on veut répondre à cette attente-là forte, qui s'exprime sur les salaires, sur les factures, sur les conditions d'enseignement,
il faut que ça se traduise dans le budget. Or ce budget, c'est pour ça qu'il y a cette colère qui s'exprime, ce budget, il est marqué du saut de l'austérité, de la rigueur. C'est dur. Et on sent que les Français, avec ce budget, nous ressentons tous que nous allons souffrir. Or, nous ne voulons pas souffrir. Est-ce que vous souhaitez l'explosion sociale Non, il n'y a personne qui souhaite l'explosion des termes en corps qui s'assimilent derrière au feu, au sang, aux larmes. On ne veut pas ça, il n'y a personne qui veut ça. On pense beaucoup aux gilets jaunes, c'est C'est sûr qu'on a peur de tomber toujours dans la caricature Il n'y a personne qui veut ça Il n'y a personne qui veut ça
Tout le monde aspire à ce qu'on puisse être entendu et respecté Et dans le calme, et d'ailleurs toute Toute manifestation, toute revendication est entendue quand elle s'exprime dans le calme, mais avec beaucoup de détermination. Et or nous sommes dans un rapport de force avec le gouvernement. Nous sommes dans un rapport de force. – Vous estimez qu'il attise le chaos ou pas ? Parce que c'est ce que disait dans les grandes lignes Manuel Bompard à votre place en fin de semaine dernière. Vous estimez que le gouvernement attise le chaos ? – D'abord, j'estime que le gouvernement apporte une très mauvaise réponses, quand il surréagit par une politique de maintien de l'ordre qui est dure. Le gouvernement a décidé hier d'imposer une sorte de couvre-feu sur notre jeunesse.
une sorte de couvre-feu quand il ferme des établissements quand il envoie des drones pour faire de la surveillance quand il envoie de la BAC qui n'est pas appropriée pour la politique de maintien de l'orne quand il impose aux enseignants la veille pour le lendemain de faire des cours à distance pour justement fermer les lycées. Quand il interdit des rassemblements, on n'a jamais vu ça devant un mouvement lycéen. Moi j'étais un lycéen mobilisé en 86 contre les lois Devaque et Monori, on n'a jamais vu ça. C'est extrêmement dur. La police est un danger pour les jeunes aujourd'hui ? La police est un problème ? Mais pas du tout. Dans le cadre du mouvement lycéen, est-ce que la police est une partie du problème Dans toute société, nous avons besoin d'une politique
de maintien de l'ordre mais qui respecte le peuple. Qui... Qui respecte le peuple tout simplement et qui respecte sa jeunesse. Or aujourd'hui la politique de maintien de l'ordre. Et je plains les policiers. Je plains les policiers qui ont à exécuter des ordres qui sont mauvais pour nos jeunes. Envoyez des grenades, chargez des enfants. C'est nos enfants, c'est peut-être leurs enfants qui vont eux-mêmes charger, vous vous rendez compte ? Est-ce que vous estimez qu'il légitime en revanche de charger les casseurs, des émeutiers ou des personnes dont même certains lycéens estiment qu'ils ne volent leur mouvement ? Mais une politique de maintien de l'ordre, justement, c'est ça. C'est-à-dire qu'ils sont formés à ça. Il y a des policiers qui sont formés à ça, c'est-à-dire d'aller interpeller
ceux qu'ils ont identifié. Protéger les manifestants. Le droit de manifester est inscrit dans notre constitution. Et donc, ceux qui manifestent doivent être protégés de ceux qui viennent pour casser. C'est ça une politique de maintien de l'ordre. Elle marche dans d'autres pays. Chez nous, elle brise et elle fait mal. Elle appelle à une mobilisation pacifique, je le cite, pour renouer avec une contestation encadré. Le ministre de l'Education veut la mobilisation comme une liberté qui se respecte et qui se protège. Est-ce que ça ne va pas dans votre sens ? Si, mais les paroles ne sont pas suivies par des actes. Nous avons aujourd Aujourd'hui, un gouvernement qui fait le choix de durcir et ça risque de développer une forme d'escalade de violence qui n'est pas bon pour notre
Qu'est-ce qu'il y a aujourd'hui pour est stopper ça ? On a l'impression que plus rien ne peut stopper la machine. Parce que si on répond aux lycéens, et maintenant il y a les étudiants, il y a la convergence des luttes que vous appelez. Est-ce qu'il faudrait la démission du ministre de l'Éducation ? Et qu'est-ce que vous demandez Est-ce que vous appelez à la démission de membres du gouvernement ? D'abord, il faut arrêter de braquer les caméras sur les violences et sur les symptômes. Il faut plutôt commencer à se pencher sur les causes de ce mouvement. Pourquoi ça craque pourquoi les jeunes, pourquoi mille lycées se mettent en grève c'est pas des centaines de milliers de casseurs quand même nos jeunes sont sincères quand ils dénoncent des profs qui ne sont pas remplacés des lycées vétus,
des ramorts dans les escaliers, des toilettes qui ne fonctionnent pas. Vous avez promis un plan pour l'école, votre plan pour l'école, pour aujourd'hui, mardi, on est mardi. Quel est votre plan pour l'école ? Est-ce que c'est recruter 90 000, c'est ça ? En 2022, c'était ça votre chiffre ? Est-ce que c'est toujours la même chose avec toutes les difficultés budgétaires que rencontre notre pays ? Mais parlons-en, parlons-en justement des moyens que nous voulons mettre devant nos écoles pour nos enfants et pour nos enseignants. Si nous voulons garantir le meilleur pour nos enfants et aussi pour notre pays, parce que nos enfants sont ceux qui vont demain le construire, créer, produire dans la France. Bien, on a besoin d'eux. Pour cela, il faut leur garantir la meilleure école,
le meilleur environnement, le meilleur accès à la connaissance. Nous voulons des bâtiments dignes pour les recevoir, mais pas que les lycées, les collèges, les écoles maternelles primaires. Il faut un plan d investissement pour nos établissements. Il faut une meilleure reconnaissance pour nos enseignants et les personnels qui travaillent dans ces établissements. Et vous savez que c'est terrible, mais on y revient beaucoup à la question de l'argent. Et nos enfants demandent qu'il n'y ait plus 40 élèves par classe. Il faut limiter le nombre d'élèves par classe. Je pose une question à tous les responsables politiques, à tous les groupes parlementaires qui vont étudier le budget. Mettons-nous d'accord sur un pacte. Un pacte pour notre jeunesse, un pacte pour nos enfants,
qui dit tous ensemble on se met d'accord pas plus de 28-29 élèves par classe dans les lycées pas un enfant en situation de handicap sans AESH, pas une classe sans professeur, réformons parcours sup, abrogeons parcours sup, on sait que ça ne fonctionne pas, mettons-nous d'accord là-dessus. Il devrait y avoir un pacte républicain pour nos enfants et on va trouver les moyens. Moi je vais faire des propositions. Plutôt que de mettre 6 milliards d'euros de plus dans les armées et dans l'armement, je
et la priorité. Mais non, la priorité c'est d'abord d'investir dans la jeunesse de notre pays pour l'avenir de notre pays. Fabien Roussel, malheureusement le temps file, on a encore beaucoup de questions à se poser. Vous serez dans la rue aujourd'hui Est-ce que vous serez dans la rue avec un casque blanc ou avec un brassard blanc ? Je serai dans la rue en tant qu'élu, en tant que soutien. Dans la rue, je serai aux côtés des jeunes, avec eux, en soutien à leurs revendications, avec le mouvement de la jeunesse communiste qui, dans plus de 300 lycées de notre pays, remplit avec les jeunes des cahiers de doléances pour exprimer classe par classe lycée par lycée les attentes que formulent les jeunes. C'est très concret et le gouvernement doit l'entendre.
Vous savez, on a déjà marqué un point parce que la lettre qu'a fait Sébastien Lecornu hier dans laquelle il dit j'ai entendu qu'il faut des profs dans chaque classe, qu'il faut réformer Parcoursup, qu'il faut revoir les horaires. Ça y est, il commence à entendre. Je fais une demande. Je formule une demande. C'est que derrière chacune de ces... Comment dire ? De ces priorités qu'il a formulé, qu'ils mettent un chiffre dans le budget qui va être débattu à l'Assemblée nationale. Il faut maintenant que derrière ces engagements, il y ait une traduction concrète avec une traduction dans le budget pour qu'enfin ce soit mis en oeuvre. Ça ne peut pas être des promesses en l'air, ça doit être des actes concrets. – Ça c'est très clair, l'appel il est passé.
Dans la rue aujourd'hui, est-ce que vous appelez les parents à se mobiliser avec les brassards blancs, avec les casques brancs comme le relayé Jean-Luc Mélenchon pour protéger les élèves et des violences policières et des casseurs ? – Nous avons lancé un appel, nous, ma formation politique, dans tous les départements de France où nous avons des élus communistes, des militants communistes, nous avons appelé un appel à être aux côtés des lycéens, à se mettre à leur disposition pour pouvoir sécuriser les rassemblements, faire en sorte qu'ils se déroulent pacifiquement. J'ai vu dans l'interview que vous avez fait, j'ai reconnu les élus communistes de Paris qui sont présents là dans ce rassemblement. Il y a aussi la confédération paysanne, des paysans,
des agriculteurs qui seront présents à leur côté, des militants syndicaux. C'est une bonne chose que les adultes s'en mêlent, ceux qui ont l'expérience de ces manifestations, pour pouvoir créer les conditions de rassemblement pacifique. Je voudrais vous poser une question sur la grande musique qui monte, celle des casseurs-payeurs. Vous avez certainement vu cette image du préfet des Hauts-de-Seine qui a convoqué des parents de jeunes impliqués dans les violences. Il a fait la promotion de son recadrage en postant une photo de ses parents convoqués et il écrit, message clair, vous êtes responsable moralement et juridiquement de vos enfants, conscient de la gravité de la situation. Elle est là. Elle est là, cette image qui fait tant parler.
Les parents se sont fermement engagés, dit-il, à ce que ces faits ne se reproduisent plus. Pour vous, c'est justice, bon sens, responsabilité ou c'est humiliation et casse notre société ? Mais qu'on fasse à chaque fois peser la responsabilité sur les parents qui sont effectivement les premiers responsables de leur enfant, je le comprends. Mais vous voyez ça ? Ce que ça me renvoie comme image, c'est que on va encore une fois pointer du doigt la responsabilité des parents, mais jamais on ne va voir, jamais on ne va voir des parents mettre devant eux un préfet ou un ministre de l'éducation nationale responsable,
de ne pas avoir mis de prof de maths pendant trois mois, de ne pas avoir mis de prof de français pendant trois mois. Vous demandez la démission du ministre de l'éducation ou pas ? – Mais qu'est-ce qu'il demande, lui, le préfet, à ses parents ? Il leur demande de payer. Moi je demande au ministre de payer. – Est-ce que vous demandez au ministre de démissionner ? – Bon il y en a eu huit, mais il y en a eu huit en l'espace de dix ans, il peut démissionner,
je dis moi, que le gouvernement doit être mis en accusation d'avoir abandonné nos enfants. Ils les ont abandonnés. Huit ministres de l'éducation nationale, pas de plan pour redresser la situation, 15 millions d heures d'enseignement sans professeur. Des écoles qui fuient, des écoles où il fait zéro degré l'hiver, 40 degrés l'été. Ils ont été abandonnés. Ils ne sont pas responsables ? On peut pas les mettre sur une chaise ? Les huit ministres, dont Gabriel Attal, en leur disant « c'est de votre faute ». C'est vous qui avez fait ça ? Si je me laissais emporter, je dirais qu'il faudrait presque un tribunal populaire pour les accuser. Pas pour les mettre en prison. Mais c'est ça, quelque part. Ils sont au tribunal ces parents ?
Mais moi je mettrai les huit ministres de la même manière avec des parents devant eux pour leur dire voilà ce que vous avez fait à nos enfants. Et puis ils auront à répondre de leurs actes de la même manière. Je vais passer à un autre sujet, j'entends et je la sens même physiquement votre colère pour être tout à fait sincère puisque nous sommes dans une forme de proximité. Je voudrais juste vous poser une question de budget, il y a Patrick Martin le patron du Mélève qui sera à votre place. Demain matin, il est très en colère contre le budget, lui aussi, mais pour toute autre raison. Il a déploré aussi le gel des allègements de cotisations patronales prévus l'an prochain. Il est là à votre place demain matin. Est-ce que vous souhaitez lui envoyer un message à Patrick Martin
un patron du MEDEF ? Oui, parce qu'il représente les entreprises et donc une partie de l'économie du pays. Face à la crise que nous vivons aujourd'hui, et notamment la crise du pouvoir d'achat, il y a une urgence pour moi, je lui demande de la mettre à l'ordre du jour. C'est l'augmentation des salaires, pas seulement du SMIC qui augmente en fonction de l'inflation mais de l'ensemble des salaires. Ne pense-t-il pas que c'est par une relance des salaires et donc de la consommation que l'on peut relancer l'activité économique de notre pays Il y a l'ERN qui présente son budget aujourd'hui, vous avez jeté un petit coup d'œil sur les 125 milliards les objectifs de PIB et de déficit J'ai juste enregistré 125 milliards de réduction du budget de la France,
quand je vois dans l'état dans lequel se trouvent nos écoles et l'état dans lequel se trouvent nos collectivités, les communes, les départements et les régions qui financent les lycées, les collèges et les écoles, mais où est-ce qu'ils vont aller chercher ces 125 milliards d'euros ? C'est terrible ! Le budget du Rassemblement National c'est une purge encore plus importante et plus grosse que ce qu'ont fait les gouvernements d'Emmanuel Macron. Il faut que les Français mesurent bien que le gouvernement national, le Rassemblement National derrière ses discours propose un programme économique qui va être terrible pour nos services publics. On passe aux questions de Français, Fabien Roussel. Je découvre avec vous en direct. On a une question de Guillaume qui est à Nantes.
Bonjour à vous, Guillaume. Pardonnez-moi, Guillaume. Que comptez-vous faire pour lutter contre l'absentéisme des professeurs ? Alors d'abord, ce n'est pas forcément l'absentéisme des professeurs. Il y a beaucoup de professeurs qui sont envoyés en formation et qui sont absents parce qu'on leur a demandé de se former ou d'être ailleurs. C'est les professeurs qui me le disent. Ils n'aiment pas qu'on pointe l l'absentéisme des professeurs. Ce qu'il faut faire, c'est qu'il y ait suffisamment de professeurs disponibles pour pouvoir les remplacer en l'espace de 24 heures. C'est pour ça que nous proposons, nous, l'embauche d'enseignants supplémentaires pour avoir des brigades plus importantes partout et remplacer en 24 heures chaque professeur qui serait absent.
C'est possible. On prend une autre question. Alors Loïc, je crois. Loïc, vous venez de Paris. Bonjour Loïc. Comment peut-on encore promouvoir en 2026 l idéologie communiste qui a échoué dans tous les pays où elle a été adoptée et transformée en système politique et économique ? On peut encore la promouvoir parce que cet idéal que nous avons de mettre l'humain au cœur de tous les projets en France il a fait ses preuves à l'exemple de la sécurité sociale que nous avons mise en place en 45 mais nous avons gouverné ce pays avec le général de Gaulle au lendemain de la guerre est-ce que nous avons mis en place à cette époque là fait encore aujourd'hui ses preuves dans un certain nombre de domaines je pense notamment à la grande entreprise publique d'EDF qui a fait elle aussi
ses preuves bref mettre l'humain au coeur de tout toute décision politique c'est peut-être ce qui manque le plus dans notre pays et donc l'humain d'abord ça reste un bel idéal que je défends une autre question allez on la découvre ensemble c'est Guylaine bonjour à vous Guylaine à Gélos au vu du mécontentement grandissant pensez-vous judicieux de multiplier les candidatures et d'enclencher la guillemets machine à perdre qui nuit à la gauche depuis trop longtemps eh bien merci Guylaine pour cette question moi je souhaite plutôt la la machine à gagner la machine à gagner c'est celle où la gauche avec 3 candidats 2, 3, 4 candidats puissent convaincre un maximum d'électeurs et d'électrices à voter pour
les candidats de gauche qui se présenteront à cette élection présidentielle je fais un pari à Guylaine, je fais un pari c'est que si nous arrivons à 3 ou 4 candidats à faire 40 % à rassembler 40-45 % d'électeurs et d'électrices d'abord il y en aura forcément un qui sera au second tour et la deuxième chose c'est qu 'il y aura une dynamique pour pouvoir l'emporter ensuite et donc c'est ça qu'il faut nous avons des différences à gauche nous avons des différences franches et fortes il faut les assumer s'expliquer devant les français et savoir se rassembler Christophe Barbier a fait son entrée bonjour Christophe bonjour Amélie vous êtes donc face à Fabien Roussel expliquez-moi 4 ou 5 candidats 40 % au total ça en fait un au second tour non ça peut faire tous à 12 ou à 13 ou à 14 et puis un
second tour, Édouard Philippe-Marie de Le Pen. Ça n'existe pas. Regardez, vous êtes un fin connaisseur de l'histoire de la cinquième. Oui, Poir Pompidou. Deuxième tour à droite. Le Pen Chirac, deuxième tour à droite. Mais regardez, à chaque fois que la gauche a fait plus de 40%. A chaque fois, elle a eu un candidat de qualifié. Pour l'instant, on est plutôt en dessous de 30 au total. Je sais. Donc il y a du travail. On en est au début. Ça commence ? 140 000 inscrits pour la primaire EPS. Pour vous, c'est un succès ? C'est plus que ce qu'on attendait ? Ou ils ont eu tort de ne pas faire une primaire ouverte à 1, 2, 3 millions ? Je respecte les choix de chacun. Ils ont fait ce choix de passer par une primaire pour désigner leurs candidats entre eux. Voilà. Nous, nous avons fait un congrès.
Nous en avons débattu pendant six mois et nous avons fait un choix. Chacun se détermine en fonction de ses pratiques, c'est tout. Moi, je respecte les choix de chacun. Franchement, vous ne me ferez pas dire... Vous avez apprécié les débats ? Vous avez – Vous avez apprécié les échanges, vous avez appris des choses sur cette gauche-là ? – J'ai suivi, j'ai regardé, j'ai vu les différences et les nuances qu'il y avait sur la politique nationale, sur l'industrie notamment qui me tient beaucoup à cœur, sur la politique salariale que je défends beaucoup mais aussi sur l'international. Il y a vraiment des grandes différences et donc je suis très curieux de savoir qui émergera. Et vous discuterez avec le vainqueur, quel qu'il soit, au nom de l'union de la gauche
ou il y en a avec qui vous dites l'ennui ? J'ai un profond respect pour les électeurs et les électrices socialiste. On se côtoie, je les rencontre, ils viennent me parler, j'ai un profond respect. Je souhaite qu'ils puissent avoir un candidat qui les rassemble et qu'on ait des débats entre nous devant les Français. Et les Français choisiront. Il il faut laisser la liberté de vote. Je suis tellement attaché à la liberté et la liberté de vote et de choisir. De choisir le candidat de gauche dont on se sent le plus proche et ensuite de choisir entre un candidat de gauche et de droite au second tour, ça serait l idéal. Dans le dernier sondage IFOP pour LCI, Marine Le Pen dans la catégorie ouvrier, elle atteint 63%. C'est un défi pour vous ? C'est bien sûr un défi.
Je regarde aussi le nombre de salariés d'ouvriers qui ne votent plus, où le taux d'abstention est très élevé. Et ça me fend le cœur quand je vois tous ces hommes et ces femmes dégoûtés par la politique. J'aimerais tout simplement pouvoir les convaincre de s'y intéresser. C'est la politique qui décide de beaucoup de choses, de notre vie quotidienne. Donc si vous ne voulez pas que la politique vous maltraite, intéressez-vous à la politique et saisissez-vous en. Je les appelle à regarder les programmes de chacun et de chacune. Et quand nous on défend le le travail, les salaires, la paix, le dialogue, la diplomatie, tout ça. Et je dis aux Français, choisissez bien en conscience. Fabien Roussel, une dernière question. C'est une affaire qui monte et on attend confirmation
ou affirmation d'ailleurs, mais au Parlement européen dans une exposition dédiée aux victimes et aux otages du 7 octobre. Rima Hassan est accusé d'avoir jeté à terre le drapeau européen et le drapeau israélien. Accusation émanant de Nathalie Loiseau ou encore de M. Monsieur Bellamy, encore une fois, on attend confirmation, affirmation. Mais la question c'est, y a-t-il une place pour le drapeau israélien au Parlement européen dans le cadre de l'hommage aux victimes du 7 octobre ? Il y a un problème au Parlement européen, c'est que face aux crimes, au génocide, aux persécutions du peuple palestinien, il n'y a eu aucune sanction prise par le Parlement européen à l'encontre du gouvernement israélien. Aucune. Il y a deux poids de mesure en la matière, il y a les sanctions prises contre
la Russie de Poutine et avec raison parce qu'il a envahi l'Ukraine et il n'y a eu aucune sanction contre la politique du gouvernement Netanyahou qui a organisé un génocide qui a rasé Gaza et qui continue de persécuter le peuple palestinien. Et donc ça c'est un vrai sujet, c'est extrêmement grave ce deux poids deux mesures. Maintenant les drapeaux c'est autre chose, les drapeaux représentent une nation. Je pense au drapeau israélien, le drapeau français, le drapeau allemand ça représente une nation et je ne confonds pas un drapeau qui représente une nation avec un gouvernement d'extrême droite, suprémaciste et raciste. Ça c'est une chose. Le drapeau européen lui, il ne représente pas une nation. Lui il représente des traités européens qui nous font...
Il représente une idée ! Il l'a fait ! Oui mais pour moi il représente des traités européens qui nous font énormément de mal. Pour autant, je ne dis pas qu'il faut les jeter à terre, ils doivent se combattre politiquement et idéologiquement.
Merci Christophe, merci à vous de nous avoir regardé. On se dit demain même heure, même endroit. Très belle journée à tous et David Ducan qui reprend la main.
Fabien Roussel