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Podcast / conversationC dans l'air (sur YouTube)· 27 mai 2017 11 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesEurope & internationalSolidarités & famille

Législatives : pour Macron, stop ou encore ? - Les questions SMS #cdanslair 27.05.2017

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 40 %Défensif 40 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:03OuverteRéponse partielle

    Quelles conditions doit-on remplir pour être candidat aux législatives ?

  • 0:48OuverteRéponse partielle

    Comment expliquer que certains candidats soient protégés par LREM et d'autres non ?

  • 1:42OuverteRéponse directe

    Les arrangements d'entre-deux tours se feront-ils de la même manière qu'habituellement ?

  • 2:29OuverteRéponse directe

    À qui profiterait le plus une forte abstention à ces législatives ?

  • 3:24OuverteRéponse directe

    La seule manière d'avoir du poids à l'Assemblée pour le PS et les Insoumis n'aurait-elle pas été de faire une alliance ?

  • 4:14OuverteRéponse directe

    Quelle est la ligne politique de François Baroin qui semble émerger comme leader de la droite ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15InvitéFait
    « Il n'y a pas tellement de conditions à part habiter le département, il me semble. Avoir 18 ans. »
  • 0:25InvitéFait
    « En Marche avait mis des conditions, pas de casier judiciaire et de parité. Il avait mis des conditions générales d'équilibre des forces politiques. »
  • 1:53InvitéChiffre
    « Il faut faire 12,5% des inscrits pour pouvoir se maintenir. »
  • 3:38InvitéFait
    « Pourquoi ne l'avoir pas fait pendant la présidentielle ? Parce que c'était aussi leur seule chance d'être au second tour. »
  • 4:58InvitéFait
    « Le gaullisme social, il est devenu sarkozy, shirakien, sarkoziste, filloniste. »
  • 5:08InvitéFait
    « Le marqueur de Baroin, ce n'est pas un marqueur qui est très mis en avant pendant cette campagne, c'est la laïcité. »
  • 6:16InvitéFait
    « Il est sur un plus petit dénominateur commun qui lui permet de tenir autant que faire se peut jusqu'au législatif. »
  • 8:06InvitéFait
    « La question de probité, c'est vraiment le thème sur lequel Macron fait beaucoup campagne avec François Bayrou. »
  • 8:56PrésentateurChiffre
    « LR ne présente que 40% de femmes. »

Temps de parole

  • Invité34 %
  • Présentateur23 %
  • Invité 216 %
  • Invité 314 %
  • Invité 413 %

≈ 0,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Présentateur

Une question un peu générale pour commencer. Quelles conditions doit-on remplir pour être candidat aux législatives ? On a vu qu'il y en avait 22 dans une circonscription parisienne. Quelqu'un sait cela ?

0:15
Invité

Il n'y a pas tellement de conditions à part habiter le département, il me semble. Avoir 18 ans. Il n'y a pas changé. En Marche avait mis des conditions, pas de casier judiciaire et de parité. Il avait mis des conditions générales d'équilibre des forces politiques. Est-ce que la parité entraîne une pénalité pour les partis qui ne respectent pas la paix ?

0:42
Présentateur

C'était une façon de prendre un peu d'avance sur la future loi de moralisation de la vie politique. Comment expliquer que certains candidats comme Stéphane Le Folle soient protégés par La République En Marche et d'autres non ?

0:54
Invité

Est-ce que c'est très démocratique ? Je crois que pour Stéphane Le Folle, on peut tout à fait imaginer, et c'est probablement ce qui s'est passé, que François Hollande a aussi demandé un petit coup de pouce à Emmanuel Macron. En tous les cas, c'est une possibilité. Pour les autres, là, c'était un tri qui a été fait par le comité d'investiture et Emmanuel Macron lui-même. Je crois notamment, et c'est même certain, que pour Myriam El Khomri, c'est un symbole. En Marche, Emmanuel Macron tienne à ce qu'Emmanuel El Khomri soit élue.

Vous imaginez, Myriam El Khomri battu, ce serait quand même un symbole au moment où, au fond, il veut faire une réforme du travail, une deuxième étape après la première, qui porte le nom de cette loi. Donc, dans cette circoncession, il n'y a pas de candidat en marche. En plus, ça embêtait Anne Hidalgo, ce qui n'est pas pour déplaire à Emmanuel Macron, peut-être.

1:42
Présentateur

Les arrangements d'entre-deux tours se feront-ils de la même manière que d'habitude ? Ou alors, la présence de la République en Marche redistribuera-t-elle les cartes ? Qu'est-ce qui va se passer entre les deux tours ?

1:53
Invité

Vous savez, déjà, il faut faire 12,5% des inscrits pour pouvoir se maintenir. Donc, déjà, ça, ça calme. Avec l'abstention, il n'y aura pas tant de triangulaires que ça. Donc, les deux premiers, s'ils ne font pas 50%, ils restent au second tour. Et le troisième, il faut qu'ils fassent 12,5% des inscrits. Donc, après, si vous voulez, les arrangements... Non, après, il y a les consignes de vote locales. Alors, là, on va repartir dans les candidats du Front National. Est-ce que la République en Marche ou la droite vont retirer leurs candidats là où il y aura des risques d'élection du FN ? Là, on aura forcément ces habituelles discussions dans l'entre-deux tours.

2:29
Présentateur

À qui profiterait le plus une forte abstention à ces législatives, François-Miquet Marti ?

2:35
Invité

Ça peut avoir des effets extrêmement variables en fonction des circonscriptions. C'est-à-dire que l'abstention, si elle est forte, elle vient en général des milieux populaires, des jeunes, etc. Donc, ce sont les personnes les plus âgées qui vont aller voter. Si ce sont les personnes les plus âgées, ça bénéficie à LR, logiquement. Mais, ça, c'est le cadre général, si vous voulez.

Mais, au-delà de ça, je crois qu'on est dans des configurations tellement variées, en fonction des circonscriptions, en fonction des candidatures, ce qu'on a vu tout à l'heure, des réflexions sur le rôle réel de tel ou tel député, qu'il est difficile d'imaginer qu'elle peut être, de manière globale, l'impact de l'abstention. Ce qui est sûr, c'est que, de manière mécanique, de manière théorique et générale, ça bénéficie plutôt à LR. Mais, je crois qu'en réalité, les choses sont plus subtiles que ça. – Moi, je crois qu'Emmanuel Macron cherche une démobilisation de l'électorat de droite, par tous les signaux qu'il a donnés à la droite.

Soit il en fait venir vers lui, soit il les incite à ne pas aller voter pour lui laisser sa chance.

3:24
Présentateur

– La seule manière d'avoir du poids à l'Assemblée pour le Parti Socialiste et les Insoumis n'aurait-elle pas été de faire une alliance ?

3:32
Invité

– C'est impossible. De toute façon, enfin, l'alliance, c'était déjà… Pourquoi ne l'avoir pas fait pendant la présidentielle ? Parce que c'était aussi leur seule chance d'être au second tour. Mais heureusement qu'ils ne le font pas, parce que je pense que maintenant, il ne va pas falloir mettre des rustines. On l'a dit pendant toute l'émission, il va falloir recomposer en profondeur et ne pas faire d'accord électoral de dernière minute pour essayer de remporter des sièges. Je pense qu'aujourd'hui, ça n'est plus du tout quelque chose qui fonctionne auprès des électeurs. – Puis surtout, il y a beaucoup de sortants. Il y a beaucoup de sortants socialistes qui tentent la réélection.

Après tout, de toute façon, ça sera très compliqué, ils le savent, mais ils sont sortants. Donc pourquoi ils laisseraient la place aux insoumis qui, de toute façon, se présentent à peu près partout, à cause notamment des questions de financement.

4:14
Présentateur

– Quelle est la ligne politique de François Baroin qui semble émerger comme leader de la droite ? Il a une ligne ?

4:21
Invité

– Je ne sais pas si c'est le leader de la droite. C'est le leader de la campagne des législatives. – Oui. – Manifestement, il y a une sorte de partage des rôles. Le leader de la droite derrière est en plus, dans leur esprit, Laurent Wauquiez. Il a une ligne qui a beaucoup changé, qui s'est beaucoup amoindrie. Ce qui est fou, c'est que le projet de François Fillon, il défendait François Fillon, était devenu le candidat lui-même puisqu'on disait que François Fillon était abîmé par les affaires. Il fallait voter pour son projet. Et dès le lendemain de la présidentielle, on a dit non, non, le projet, en fait, on va le changer. Ça n'allait pas du tout.

4:52
Présentateur

– Mais ce n'est pas plutôt la droite sociale, Baroin ? La droite modérée ? – Lui-même a beaucoup évolué. – Oui, il a beaucoup évolué.

4:58
Invité

– Le gaullisme social, il est devenu sarkozy, shirakien, sarkoziste, filloniste. – Le marqueur de Baroin, ce n'est pas un marqueur qui est très mis en avant pendant cette campagne, c'est la laïcité, c'est le candidat de droite le plus laïque. Et ça lui a d'ailleurs valu quelques petits problèmes au sein même de sa famille politique parce qu'en tant que président de l'Association des maires de France, il avait préconisé qu'il n'y ait pas de crèche, je parle de crèche de Noël, dans les établissements publics, les mairies, les préfectures, etc.

Mais ça n'est pas là-dessus qu'est en train de se jouer la campagne législative et en plus, ça n'est pas le sentiment le plus partagé au sein des Républicains. – Mais Baroin a un avantage, c'est qu'il est d'abord quelqu'un qui est assez consensuel, qui fait consensus à droite. – Populaire. – Voilà, il est populaire, il passe bien à peu près dans tous les courants de cette droite aujourd'hui qui est quand même tirée à Uadia et c'est vrai que sa personnalité passe bien et permet de faire une campagne sans histoire. C'est déjà au moins ça de gagner.

– Je crois qu'il est confronté à une situation très difficile où dans le pays, au-delà des responsables politiques, où dans le pays, la droite se diversifie. Donc on a les droites. Donc il fait une campagne en vue législative, qui est au fond une campagne minimaliste, qui est une sorte de plus petit dénominateur commun, notamment sur le thème du pouvoir d'achat, avec toute une série de mesures de promotion du pouvoir d'achat, ce qui permet précisément de lutter, essayer de lutter contre l'abstention et d'essayer de fédérer autour de lui un maximum d'électeurs, ça n'est pas le sujet clivant à droite.

Donc il est, je ne sais pas si on peut qualifier le barouanisme, il est sur un plus petit dénominateur commun qui lui permet de tenir autant que faire se peut jusqu'au législatif toutes les sensibilités de droite. – Et attaquerait Macron sur les impôts et notamment la hausse de la CSG, c'est à peu près ça le thème majeur de la campagne.

6:40
Présentateur

– Emmanuel Macron a réussi son coup pour le moment, mais cette majorité hétéroclite tiendra-t-elle la distance ?

6:46
Invité

– C'est l'enjeu du quinquennat, c'est vrai qu'on va avoir à arriver des députés d'horizons très divers et on va les voir à l'épreuve de cette mandature et surtout avec des députés qui vont être à plein temps à l'Assemblée et ça, ça va aussi changer, c'est-à-dire que rapidement, ils vont vouloir s'investir et donc là, le gouvernement, Édouard Philippe, aura sans doute à faire avec cette majorité nouvelle. – Quel ministre risque de sauter après les législatives ? – Ceux qui perdent. – D'accord, c'est une bonne idée. – Il y en a qui sont en difficulté.

7:19
Présentateur

– Alors, Richard Ferrand ?

7:21
Invité

– Non, il a fait 60% en 2012, il est quand même assez bien placé. Alors après, on a du mal à mesurer l'impact d'affaires. Moi, je pense que Bruno Le Maire, il devrait s'en sortir moins d'une triangulaire avec la droite. – On sait que Marielle de Sarnès, par exemple, est un petit peu en difficulté dans sa circonscription. – Le seul qui est vraiment en difficulté, ça doit être Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement, qui est dans une circonscription difficile. Il lui a été proposé de changer pour aller sur une plus facile, mais c'est de là d'où il vient, il n'a pas voulu, il a pris ce risque-là. – Voilà, ce n'est pas évident.

7:55
Présentateur

– Le porte-parole du gouvernement et ministre des Relations… – Avec le Parlement. – Oui, ce n'est pas cas, c'est compliqué. – Je reviens à l'instant sur Richard Ferrand, l'affaire n'aura pas d'impact sur sa possible réélection ?

8:06
Invité

– Ça, il faut voir, parce que quand même, la question de probité, c'est vraiment le thème sur lequel Macron fait beaucoup campagne avec François Bayrou. L'affaire, même si elle a été classée très rapidement par une justice pas très curieuse, on ne l'a vu plus curieuse sur d'autres dossiers, honnêtement, c'est quand même, c'est un peu limite, ça passe, le week-end de l'Ascension, tant mieux, pour eux. – On verra lundi. – Mais après, il faut voir dans les sondages. Bon, je pense que ce n'est pas une personnalité très connue, c'est aussi leur chance.

– Je pense que cette affaire peut faire du mal nationalement à l'image de ce renouvellement qui est incarné par En Marche, mais c'est vrai que localement, c'est quand même des terres qui ont voté pour Emmanuel Macron avec des… Je crois que c'est les records, le Finistère d'ailleurs, je crois que c'est le record.

8:48
Présentateur

– Est-il exact que les Républicains et le Front National ont installé les femmes de la parité dans des circonscriptions qu'ils savent perdues d'avance ? – C'est toujours un soupçon, c'est toujours un soupçon. – Les femmes de la parité, c'est qu'il y a des règles, on le sait qu'on doit installer 50% de candidats qui n'est pas respectés.

9:14
Invité

– Et déjà, LR ne présente que 40% de femmes.

9:17
Présentateur

– Oui, et en majorité dans des circonscriptions difficiles ?

9:21
Invité

– Plus difficiles, mais en même temps parce qu'il est aussi difficile de trouver peut-être des candidates femmes dans un certain nombre de circonscriptions, mais c'est vrai que la réalité, malheureusement, est souvent celle-là. Pour répondre peut-être d'un mot à votre question tout à l'heure sur la capacité de résistant de cette majorité, ce qui est très frappant ces dernières années, c'est qu'on assiste en perception à une érosion des valeurs et de la gauche et de la droite. La droite, en 2007, c'était l'autorité essentiellement, la gauche, la solidarité, ce sont des valeurs qui baissent.

Si ces valeurs-là continuent à baisser, si ces éléments d'identification-là continuent à baisser, ça laisse de l'espace pour en marche.

9:52
Présentateur

– D'un mot, où sont passés les écologistes ? Pourquoi cette absence du débat public ?

9:56
Invité

– Disparue, leur alliance avec le candidat socialiste pendant la présidentielle les a fait passer au second plan. Aujourd'hui, ils présentent des candidats. Ils ont une douzaine ou quinzaine de députés sortants. Très peu seront réélus. Et surtout, certains sont passés en marche. – Et la nomination de Nicolas Hulot, ça fait mal.

10:13
Présentateur

– Merci beaucoup à tous les quatre. Merci à l'équipe qui a préparé cette émission. Dans un instant, Anne-Elisabeth Lemoyne pour Célèbdo. Demain, ne manquez pas ses politiques. Karim Rissouli, dès 18h30 sur France 5. Et j'aurai le plaisir de vous retrouver en direct à 19h45 pour ses polémiques avec un débat autour d'Emmanuel Macron et de ses premiers pas sur la scène internationale. est-il à la hauteur face à Trump et Poutine ? On en parlera avec Michel Alliomari, Christine Ockrent, Laurence Haïm, Vladimir Federovski et Bruno Tertré. Très bonne soirée sur France 5. – Sous-titrage Société Radio-Canada –