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Podcast / conversationyoutube.com· 19 mars 2025 101 minComplaisantPortrait personnelInstitutions & électionsÉducation & rechercheEurope & internationalCulture, médias & sport

François-Xavier Bellamy, député européen | les Mardis de l'ESSEC / LCP - 18/03/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 74 %Attaque 12 %Défensif 14 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 9:25OuverteRéponse directe

    Vous ne vous êtes jamais revendiqué tout à fait philosophe, est-ce parce que cette étiquette vous effraie ou parce que vous ne vous en sentez pas digne ?

  • 11:29RelanceRéponse directe

    Sur la question de se dire philosophe, est-ce que le philosophe est celui qui acquiert le titre par une reconnaissance ou par le fait d'avoir des disciples ?

  • 12:59OuverteRéponse directe

    Quelle est la différence entre le professeur de philosophie et le philosophe ?

  • 14:22OuverteRéponse directe

    N'y a-t-il pas une part de mégalomanie à passer à l'acte et à coucher par écrit une théorie ?

  • 18:36OuverteRéponse directe

    Quand on est politique, est-ce que le pouvoir évince la part de sagesse nécessaire à la philosophie ?

  • 27:07OuverteRéponse directe

    On a révisé votre ancien en 2022 : le rythme de l'action rend-il le travail de la pensée plus compliqué ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:48Fait
    « votre opposition à la PMA pour toutes votre participation à la Marche pour la vie et votre souhait de diminuer le nombre d'avortements en France »
  • 6:32Fait
    « vous portez plainte contre Rima Hassan en juillet 2024 pour menace et incitation à commettre un crime contre un élu »
  • 10:08Chiffre
    « je suis le seul candidat à l'élection européenne qui est en valeur absolue et recueilli plus de voix que sa formation politique à l'élection présidentielle »
  • 10:49Chiffre
    « un sondage interne à l'ESSEC m'avait placé en premier »
  • 54:34Fait
    « je me suis battu au Parlement européen contre la gestation pour autrui »
  • 55:15non_speechFait
    « j'ai déposé des amendements pour inclure la GPA dans les cas de traite d'êtres humains »
  • 56:00non_speechFait
    « on ne peut pas admettre ce monde dans lequel tout vertu amour amitié plaisir art que tout finalement passerait dans le commerce »
  • 56:43non_speechFait
    « l'école ne sait plus quelle est sa mission »
  • 59:27non_speechChiffre
    « nos élèves sont les derniers de l'OCDE en mathématiques »
  • 1:00:10non_speechChiffre
    « un jeune Français sur 5 à 18 ans qui sait pas lire le français »
  • 1:00:50non_speechChiffre
    « le système scolaire le plus inégalitaire de tous les pays de l'OCDE »
  • 1:07:27non_speechChiffre
    « 83 % des Français et Françaises jugent positivement l'autorisation de l'avortement par la loi française »
  • 1:18:52non_speechFait
    « nos concitoyens qui sont de confessions juives sont depuis le 7 octobre confrontés à une vague d'antisémitisme absolument inouï »
  • 1:20:18non_speechFait
    « la France a payé le prix du sang face au terrorisme islamiste »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

organisé avec le concours des cabinets d'audit et de conseil forvis Mazar et being point ainsi que le groupe financier Odo BHF nous remercions également notre partenaire LCP qui diffuse ce débat sur sa chaîne Youtube monsieur Belami bonsoir dans une époque où la pensée semble trop souvent sacrifiée sur l'hôtel de l'urgence politique certains esprits s'efforcent encore de concilier l'exercice du pouvoir et l'exigence de la réflexion doit-on gouverner en philosophe et surtout le peuton cette interrogation trouve une résonance particulière dans votre parcours François Xavier Belami ou comment gouverner la cité en philosophe pour répondre à cette question permettez-nous de tenter de brosser votre portrait tout d'abord un mot sur nos sources rassurez-vous cher public nous vous épargnerons notre longue bibliographie pour évoquer principalement un site fameux et sans prise de parti aucune fxbm fr c'est là que nous avons pu accéder à votre bio vos actu votre bilan et répondre à votre appel au don et oui le philosophe désintéressé que vous êtes a aussi besoin de soutien financier s'il ne veut pas vivre de la politique nous avons également cherché du côté de la press people mais sans grand succès votre vie privée est pour ainsi dire privé c'est un crève cœur pour de nombreuses mères de famille qui vous dessernent la palme du gendre idéal pour revenir au terme du sujet penchons-nous d'abord sur leur genèse François Xavier bami né le 11 octobre 1985 soit quelques mois après la signature de l'accord de Schengen coïcidence je ne crois pas mais alors philosophe homme politique qui est réellement François Xavier bami un philosophe qui lassé de la quiétude théorique de sa tour d'ivoire a voulu se frotter à la dureté du monde réel un professeur qui amusait du brois de ses élèves en classe a voulu voir ce que cela donnait avec des députés dans un hémicycle tentons aujourd'hui d'élucider la question nous traiterons en première partie de François Xavier bami un élève étudiant puis professeur briillant puis en seconde partie nous verrons comment il est devenu philosophe député à défaut de pouvoir devenir philosophe roi enfin nous explorerons ces fait d'armes votre aspiration a devenu philosophe roi trouve peut-être ses racines dans votre enfance passé à l'ombre du château du Roi Soleil entre scootisme école privé et catéchisme vous incarnez l'archétype du câau versailla vous essayez toutefois de vous émanciper des clichés disant écouter du rap pour vous tenir au courant des évolutions du monde en député soucieux de représenter fidèlement son électorat avant d'atteindre les sièges de l'hémicycle c'est d'abord ceux du Lycée Henri que vous frqu pour y effectuer votre prépa littéraire cher public vous ne devinerez jamais quel était le sujet du concours en philosophie pourquoi y a-t-il des lois incroyable mais vrai une préfiguration évidente de votre engagement futur vous qui cherchez aujourd'hui à simplifier les nombreuses normes qui plombent le système la prépa achevée vous sortez donc de la caverne et grimper ilico au sommet Normal Sup alors que la crise des subprimes ébranle le monde en 2008 vous prenez toutefois le temps de disserter pendant 7h sur la question pourquoi il y a-t-il plusieurs philosophies chacun ses problèmes et c'est une fois l'agrégation en proche que vous commencez à exercer comme professeur mais rapidement la philosophie ne vous suffit plus assoifé de grands idéos nourr de récits héroïques vous éprouvez le besoin de briser vos chaînes et de faire votre révolution vous retournez alors à Versailles sans culotte sanguinaire devenu adjoint au maire vous cumulez les postes entrant comme chargé de mission au cabinet de Renaud d'indieu de Vabre ministre de la Culture et de la Communication puis rejoignez en 2008 le cabinet de la garde des saut et ministre de la Justice Rachida Dati votre carrière politique est lancée pendant près de 10 ans vous évoluez entre versaill agère ou encore rambouillé où vous enseignez la philosophie menant une sorte de double vie preuve de philo by day politicien by night vous parvenez à conciler votre amour pour l'art oratoire et le monde des idées en créant en 2013 les soirées de la philo succès immédiat pour ce cycle de conférence bimensuell en 2023 vous remplissez même l'Olympia l d'une soirée dédiée au 10 ans de votre projet jackpots vous réussissez ainsi à faire de la philosophie un vrai business model un tour de force inspirant pour les futurs entrepreneurs de la salle en 2017 votre parcours politique change d'échelle vous candidatez aux législativ que vous de justesse vous semblez essuiller votre premier échec casselantienne vous vous relevez tel cisif poussant votre pierre vers de nouveaux sommet en bon philosophe vous ne pouvez vous faire à l'idée de vous encarter il faudra attendre 2019 pour que vous entriez chez les républicains et ce au titre de tête de liste aux élections européennes et président de la délégation française du PPE le Parti populaire européen vous faites presque figure de dissidents au sein des LR en entre ant des liens avec Eric Zemour vous lui déclarez votre flamme en lui accordant votre signature lors des présidentielles de 2022 sans que cela ne parvienne à entacher votre image car votre mandat européen est renouvelé en 2024 le score de votre partie est tout simplement historique vous obtenez 7,25 % des voix jamais le score de la droite républicaine n'avait été aussi bas après avoir formulé nos thès et antithèse vient l'heure de la synthèse il ne faudrait pas confondre votre mépris pour les étiquettes avec une forme de lacheté lorsque vient l'heure de s'engager en effet vous affirmez vos convictions c'est là que ça passe ou ça casse vous portez haut les couleurs du conservatisme éthique votre opposition à la PMA pour toutes votre participation à la Marche pour la vie et votre souhait de diminuer le nombre d'avortements en France semble des prolongations de votre engagement en faveur de la manif pour tous conservatisme éthique mais aussi politique vous prenez un renforcement de la défense et un doublement des frontières européennes vous opposant simultanément au fédéralisme européen cela ne vous vaut pas que des amis puisque vous portez plainte contre Rima Hassan en juillet 2024 pour menace et incitation à commettre un crime contre un élu après avoir bloqué son élection comme vice-présidente de la sous-commission aux droits de l'homme si vos engagements politiques sont nombreux la culture reste et restera votre combat vous vous placez en disciple de arent en publiant les déshérités ou l'urgence de transmettre dans lequel vous affirmez craindre non le choc des cultures mais des incultures ainsi vous bousculez les clivages habituels tout en restant traditionnels rejetez les étiquettes qu'on vous impose et révéle la pluralité de vos facettes alors bat les masques entre le philosophe et l'homme politique qui êtes-vous vraiment monsieur Belami nous vous souhaitons à tous monsieur Belami cher public un excellent débat bonsoir Monsieur bami bonsoir les mardi sont très heureux de vous accueillir à nouveau après votre dernière venue il y a 3 ans dans ce même amphi comme le veut la tradition mardisienne vous disposez d'un cour droit de réponse à la présentation qui vient d'être faite de vous par Clémentine et sixe et ben d'abord merci infiniment pour votre invitation pour votre accueil c'est une grande joie de vous retrouver de revenir au mardi je vais demander une carte de fidélité et j'espère confirmer l'essai merci pour cette int production tellement développée que elle m'a rappelé des souvenirs que j'avais moi-même oublié c'est toujours un exercice très difficile évidemment de de de d'entendre parler de soi parce que je ne suis pas certain que ma ma courte vie mérite une telle attention mais j'étais très touché de de de de cette présentation et puis très heureux de cette petite page de publicité que vous avez offerte à quelques beaux projets et notamment les soirées de la philo où je je seraai ravi de vous accueillir si vous avez l'occasion de venir c'est au théâtre Antoine en effet tous les 15 jours et ça n'est pas un très bon business model puisque je fais ça bénévolement donc échec total pour les investisseurs qui rêvaient de pouvoir investir dans une start-up philosophique c'est effectivement une belle manière de partager la philo et pour moi c'est une immense chance et et finalement vous savez que c'est le point de départ la naissance de la philosophie le conflit entre la philosophie et la sophistique se trouve exactement là les sophistes se font payer très cher pour vendre des éléments de langage les philosophes tentent de partager gratuitement la la quête de la vérité je ne prétends pas être philosophe ce sera mon dernier mot dans ce droit de réponse j'essaie de le devenir je crois qu'on essaie tous de le devenir j'espère vous aussi je suis modestement professeur de philosophie et et et et c'est vrai que c'est le c'est le fil rouge de de mon engagement et j'espère le vivre aussi en en politique je pense que ça compte aussi merci encore en tous les cas vous vous êtes déjà venu au mardi de l'essai c'était en 2022 pour les présidentiel à l'époque l'amphi était un peu vide aujourd'hui il est il est plein craqué euh c'est peut-être le signe d'une trajectoire politique montante le débat Ava été très politique euh très centré sur cette politique nationale euh aujourd'hui ce sera d'avantage un dialogue politique malgré tout puisque ce débat est organisé avec l'association de philosophie de l'ESS le tempsfil avant toute chose et c'est le notre première question sur laquelle vous avez déjà anticipé dans droit de réponse vous ne vous êtes jamais revendiqué tout à fait philosophe est-ce parce que cette étiquette vous effraie ou alors parce que vous ne vous en sentez pas digne mais je suis très heureux que l' fil soit plus plein que la dernière fois d'ailleurs c'est fin de ce petit droit de réponse vous évoquez le score que nous avons fait aux élections européennes je suis pas revenu là-dessus mais je me Doig de corriger non dans son histoire la droite française avait fait pire euh et le fait est que ces résultats étaient au contraire je crois un rebond peut-être on reviendra dans la partie politique et j'espère le signe d'un nouvel élan parce que je suis le seul candidat à l'élection européenne qui est en valeur absolue et recueilli plus de voix que sa formation politique à l'élection présidentielle alors qu'il y a moins de alors qu'il y a moins de participation comme on sait aux élections européennes ah non enlever cette photo c'est pas possible non vraiment je vous en supplie voilà merci ça c'est parfait restez comme ça ne bougez plus et et et je crois que c'est cétait je crois que c'était le signe d'un d'un nouvel élan et c'est l'occasion pour moi de vous témoigner ma très profonde gratitude ce soir oui oui ma ma grande reconnaissance parce que pendant cette campagne européenne qui a été souvent rude évidemment c'était une campagne où il fallait affronter bien des courants contraires pendant cette campagne européenne j'ai vécu un très grand moment de réconfort et d'encouragement lorsque j'ai appris qu'un sondage interne à l'ESSEC m'avait placé en premier c'est sans doute le seul endroit où je suis arrivé premier et donc je je je dois dire maintenant que j'espère que toute la France ressemblera à l'ESS alors sur la question de se dire philosophe il il y a en fait il y a un très un très joli passage de d'épique-tête dans le manuel qui dit prends garde de te dire philosophe car les gens qui te rencontreront diront d'où nous vient ce philosophe qui vient de naître en une nuit en une nuit vous l'aviez cité il y a 3 ans ici même si et donc nous aimerions une réponse plus développé est-ce que le philosophe est-ce que vous m'aviez posé la même question alors oui c'est la question d'introduction d'accord euh non en fait on va refaire le débat d' a 3 ansond ceci est un replay le fond de notre question était de savoir si le philosophe qui le devient enfin celui qui acquiert le titre de philosophe l'acquier-t-il par une reconnaissance des pères par un acte créateur inédit ou alors par le fait d'avoir des disciples qui le qui vont les suivre comme bon comme époque Socrate et cetera quelle est la différence entre le professeur de philosophie et le philosophe mais la particularité c'est que un historien c'est quelqu'un qui connaît très bien l'histoire et dans la science fait autorité un mathématicien de même avec les mathématiques mais un philosophe c'est quelqu'un qui et je ne dis pas que ce soit supérieur en rien mais c'est une singularité de la philosophie c'est quelqu'un qui travaille à réformer sa propre vie pour vivre ça c'est pour le coup la magnifique devise de Jean-Jacques Rousseau vitam imp vero vivre dans la vérité et je crois qu'on peut être un très grand expert en Histoire de la philosophie on peut connaître la philosophie académique sur le bout des doigts on peut avoir lu une infinité de livres et n'être absolument pas philosophe à l'inverse on peut être relativement débutant dans cette discipline on peut même peut-être n'y rien connaître au sens académique du terme et être en réalité philosophe la philosophie c'est le désir de la sagesse c'est le désir amoureux de la vérité philia sopia le le désir amoureux la quête de la vérité et en ce sens rien ne serait moins philosophe que de se présenter comme tel parce que celui qui se dirait philosophe se dirait par là arriver au but or être philosophe c'est savoir qu'on est toujours en route vers cette sagesse que l'on désire et et si le désir éperdu de la sagesse nî dans un esprit c'est d'abord parce que cet esprit mesure à quel point il ne la possède pas celui qui croit savoir celui qui croit être savant celui qui croit être sage celui-là n'est pas philosophe et philosophe celui qui sait qu'il n'y est pas encore arrivé celui qui sait qu'il ne sait rien ou presque rien encore de ce qu'il faudrait connaître et c'est pour ça qu'effectivement ça ça donne ce résultat très concret qu'à chaque fois que dans un média je suis invité et qu'on me dit on vous présente sur le bandeau comme philosophe je dis non s'il vous plaît mettez professeur de philosophie voilà vous voyez c'est donc le philosophe ser c'est le scrupule étonnant le philosophe serait plutôt le sage ou alors l'Ignon parce que si vous dites que c'est celui aussi qui ne se croit pas philosophe il y a peut-être 400 philosophes dans la salle mais j'espère j'espère et c'est la raison pour laquelle je pense qu'il faudrait se garder de croire que la philosophie est réservée à des spécialistes ou à des experts on peut être j'en suis convaincu un un un on peut être un dirigeant d'entreprise et être profondément philosophe on peut être j'espère un dirigeant politique et être profondément philosophe on peut être un citoyen ordinaire et et et tenter de vivre dans la vérité et c'est ça qui caractérise la philosophie quand à écrire des livres de philosophie qui est passé un pas tout de même dans le fait de se croire un petit peu philosophe au moins de penser qu'on peut avoir quelque chose d'intéressant à transmettre n'y a-t-elle pas nécessairement une petite part de mégalomanie dans le fait de passer à l'acte c'est cette anecdote de Balzac qui c'est de la littérature mais qui au début de sa comédie humaine va voir ses amis et leur dit sauvez-moi je crois je suis en train de devenir un génie est-ce qu'il y a pas un peu ça dans le fait de passer à l'acte et de coucher par écrit une théorie ou alors la synthèse de théorie qui vise toujours à apporter quelque chose tout de même euh c'est possible c'est vrai qu'il y a dans tous les cas une forme d'audace à prétendre que l'idée qu'on porte en soi mérite d'être imprimé pour pouvoir être partagé je suis pas sûr que ça aille nécessairement avec une forme de Mégal de mégalomanie euh c'est le chapitre extraordinaire de Nietzsche dans qui s'intitule en toute sobriété pourquoi j'écris de si bons livres il faut lire absolument ce ce ce texte fabuleux Nietzsche dit en substance euh pourquoi j'écris de si bon livrees c'est c'est l'époque où d'ailleurs il a du mal à trouver un éditeur et plus personne ne le lit et il dit euh j'ai rencontré un jour un érudi fort sympathique qui m'a dit qu'il n'avait pas compris une traître ligne à un seul de mes livres et je lui ai répondu que c'était parfaitement normal parce que avec l'idée que je me fais de la supériorité de mes livres je ne pense pas qu'un seul moderne puisse en comprendre un simple mot aujourd'hui en vérité je serais injuste envers moi-même si je prétendais aujourd'hui trouver des oreilles trouver des mains pour mes vérités extraordinaire Nietzsche dit en substance un jour et il écrit ça c'est quand même incroyable un jour on fonda des université pour vivre comme je m'y entends à vivre mais pour l'instant pour l'instant c'est tout à fait normal que personne ne me comprennent encore je je je je n'ai pas cette folie là et quand il m'est arrivé de publier c'était dans le même esprit que que quand je suis venu à l'enseignement je suis je ne suis pas un universitaire je suis dans dans dans dans dans les amis avec qui j'ai eu la chance d'étudier l'un l'un des rares à ne pas avoir poursuivi vers la carrière universitaire parce que j'ai toujours eu une vocation de professeur du secondaire j'ai toujours voulu faire de la philosophie avec des nonpécialistes euh ce sont deux vocations très différentes euh non que l'une soit supérieure à l'autre j'ai beaucoup d'admiration pour ceux qui se sont spécialisés dans un domaine spécifique particulier de la philosophie mais pour moi ce qui était important ça a toujours été et mon rêve a toujours été d'enseigner en terminal j'ai enseigné ensuite en prépa mais toujours avec des des des des élèves des étudiants qui n'étaient pas euh des spécialistes au sens universitaire du terme de la philosophie et c'est ce que je fais encore aujourd'hui avec les soirées de la philo et quand j'ai publié les déshérités puis demeur mon but n'était pas de prétendre écrire de grandes pages de de de philosophie mais simplement transmettre un héritage qui mérite d'être retrouvver aujourd'hui qui mérite d'être partagé et et si je peux devenir je ne pense pas que je serai un jour ce qu'on appelle un grand philosophe mais si je peux devenir avec le temps un bon pédagogue ça suffira à mon bonheur si vous êtes là ce soir et si s'il y a tant de de groupill dans l'assistance c'est peut-être parce que vous êtes homme politique aussi il y a ce sujet inévitable dans la philosophie celui du du philosophe roid dans la République Platon en rêvait il estimait que je cite il n'y aura pas de trêve au mot dont souffre les états tant que les philosophes ne seront pas princes d'unre côté Kant dit la possession du pouvoir coront inévitablement le libre jugement de la raison est-ce que vous partagez le constat de Kant est-ce que finalement quand on est politique ça évince pas un petit peu cette part de de de sagesse l'idée du pouvoir voilà qui qui fait perdre une forme de naïveté nécessaire à la philosophie il me semble qu'il y a deux il y a deux questions dans votre question euh la première question c'est faut-il que les philosophes gouvernent faut-il que les philosophes soient roi le modèle platonicien est-il le bon euh Platon comme vous le savez est un est profondément un pessimiste il pense que la foule que le grand nombre est forcément marqué par la folie et la déraison l'opinion commune c'est la déraison et la sagesse l'intelligence seront toujours du côté du petit nombre euh et par conséquent la cité est devant un problème politique majeur si on laisse gouverner la foule la cité va à sa perte comme vous l'avez dit à l'instant il faut que le petit nombre la gouverne et le petit nombre des philosophes parce que les philosophes seront toujours une élite la la pardon de rappeler vos traumatismes de terminal ou vos années de prépa mais dans la République de Platon on trouve cette allégorie si célèbre de la caverne celui qui sort de la caverne il est seul le grand nombre reste au fond et quand celui qui est sorti la figure socratique par excellence redescend dans la caverne et bien la réponse de la cité c'est de l'assassiner Socrate a été tué par athè donc si la foule décide si la foule doit choisir la foule dans sa folie va tenter de tuer le sage alors qu'elle devrait au contraire si elle était sage le mettre à sa tête donc on est devant un grand problème politique si la foule était sage elle se laisserait gouverner par le sage mais si la foule était sage elle n'aurait pas besoin d'être gouvernée par le sage puisquelle serait déjà sage c'est parce que la foule est folle qu'elle a besoin d'être gouvernée par le sage mais c'est aussi parce qu'elle est folle qu'elle refusera toujours de l'être alors comment faire Platon dit en substance si vous êtes philosophe surtout surtout ne vous présentez jamais à une élection jamais vous êtes sûr de perdre parce qu'encore une fois si la foule était raisonnable elle vous élirait mais c'est précisément parce qu'elle est dé raisonnable qu'elle a besoin que vous la gouverniez alors comment faire et bien c'est c'est là que Platon sort sa carte et et d'une de certaine manière sa carte qu'ancienne c'est le le noble mensonge il faut mentir pour prendre le pouvoir il faut été trop philosophe aux dernières élections vous pensez moi je suis pas très platonicien de de ce point de vue-là je je je crois pas du tout à cette perspective Platon dit voilà il faut raconter au peuple une histoire c'est l'histoire des races la race d'or la race d'argent la race de bronze et puis on explique pourquoi il y en a qui doivent gouverner et pas les autres et c'est comme ça moi je je crois beaucoup plus à la réponse qu'apporte à la même question Aristote le disciple de Platon Aristote au contraire du pessimisme platonicien Aristote c'est l'optimisme aristotélicien la la première phrase du livre grand alpha de la métaphysique c'est tout homme par nature désire savoir tout homme par nature désire savoir et dans l'éthique àudem Aristote écrit même tout homme a quelque chose à apporter à la vérité donc si l'esprit humain est tourné vers la vérité alors on a plus de Chan si on demande au grand nombre de se prononcer on a plus de chance d'aller vers la vérité que vers l'erreur et je crois assez à ça je pense qu'il y a des conditions de possibilité pour ça on y reviendra sans doute je pense qu'il y a des conditions de possibilité pour que la démocratie nous rapproche du vrai et du juste mais il y a plus de Chan que le grand nombre aille vers le vrai et le juste que celui qui tout seul croit savoir contre tous les autres et et en vérité comme Aristote je pense que si vous êtes persuadé de posséder la vérité que tous les autres ignorent ou méprisent commencez par vous inquiéter de vous-même ça peut se produire ça peut arriver ça peut arriver il peut arriver que la foule se trompe que le grand nombre soit dans l'erreur et c'est arrivé dans l'histoire mais pour en avoir la certitude il faut d'abord commencer par s'examiner beaucoup soi-même pour être certain que c'est pas soi-même qui est qui est en train de se perdre vous connaissez la la fameuse anecdote entre la rencontre entre Alexandre le Grand et diugen leic pour rappel Alexandre le a conquis la Grèce il est au fait de sa gloire et il va voir Diogène le cynique il v dans un tonneau et euh il lui demande des des brins de sagesse et diugen lui répond haut toi mon soleil ha toi de mon soleil vous préférez être qui Alexandre ou dieugène je suis pas sûr que j'aurais beaucoup aimé être dieugène pour être très honnête vivre sa vie dans un tonneau ne me paraît pas nécessairement un projet d'existence valable euh je me sensès pas très cynique dieugène c'est le c'est le le fondateur du cynisme qui est en fait une sorte de de scepticisme radical et et et les cyniques professaient de vivre dans une forme de dénuement absolu ce qui leur valait d'être surnommé les les les chiens cunicos le cynique c'est le le chien vivre comme des chiens bon ça ça ça fait pas a priori rêver non c'est sûr eu Alexandre est un destin intéressant mais mais encore une fois on y revient derrière Alexandre il y a il y a Aristote euh il a fallu Aristote le préc teur d'Alexandre pour former cet esprit brillant et le préparer à l'élan qu'il allait créer mais pourtant donc la suite de l'anecdote c'est que Alexandre s'en va et ses compagnons se moquent de diogè et se moque également d'Alexandre qui s'est pris un trait et il se retourne et leur dit moi si je n'étais pas Alexandre j'aimerais être Diogène finalement n'y a-t-il pas aussi de la part du du tyran ou du du roi qui qui cherche la sagesse une admiration pour cette figure marginale peut-être que si en se retirant du monde on devient mie philosophe on pense à Kant qui était comme ça un petit peu reclu qui faisait le la même balade tous les jours et qui philosophait mieux est-ce que voilà on étant députés européens sans cesse dans dans le monde on philosophe moins bien ou est-ce qu'au contraire ça nourrit une réflexion il y a je crois pas qu'il est je crois pas qu'il y ait un divorce indispensable entre les deux et je pense que d'ailleurs aujourd'hui on vit une séparation qui est très néfaste pour ces deux univers une séparation entre le domaine de la pensée et le domaine de l'action le monde universitaire le monde académique le monde intellectuel n'a jamais été aussi à distance du monde politique et à l'inverse je crois pouvoir dire sans sans trahir de secret que on a rarement sans doute aussi peu pensé dans le monde politique je veux dire par là que les débats politiques et on le constate tous aujourd'hui euh donne le sentiment d'une forme de grande pauvreté qui n'est pas lié seulement aux acteurs qui le font vivre mais qui est lié aussi aux conditions de son de son exercice aujourd'hui le le l'exercice médiatique la la la la pression de l'immédiateté le fait que les réseaux sociaux avec leur dimension immédiate a pris une telle importance le fait de l'informationue tout cela fait que l'immédiateté est le contraire de ce ce travail de la distance qu'exige la pensée il y a quelques jours je je lisais un texte sur sur De Gaulle Charles de Gaulle quand il était président de la République prenait chaque semaine deux après-midis pour lire il ne faisait rien d'autre que lire et quand il allait à la à la à la Boisserie son son sa maison quand il se se retirait il avait il était président de la République il avait refusé avec énergie qu'on installe le téléphone il n'avait pas le téléphone donc il partait de TR jour il n'était tout simplement pas joignable alors évidemment on suppose que s'il y avait eu une urgence absolue on serait venu les chercher mais le fait est que euh le temps était différent le temps de l'action on pouvait être au sommet de l'État et avoir le temps de prendre cette distance là le temps de lire et moi je me pose la question à moi-même et je vous pose la question à tous est-ce que est-ce qu'on lit encore aujourd'hui est-ce que est-ce que nous lisons je je dis pas vous lisez parce que je m'inclus là-dedans c'est devenu tellement difficile de lire parce qu'on a on a tous dans nos poches ce petit objet qui est une une machine à fragmentation intellectuelle et que et que et que cet effort de l'attention du temps de la patience de la distance tout cela est devenu de plus en plus difficile et donc je crois que le défi aujourd'hui ça va être et ça vaudra pour le monde politique comme pour le monde économique pour tous les lieux où l'action se mène de réconcilier le domaine de l'action et le domaine de la pensée pour comme le disait Berkson magnifique formule agir en homme de penser et penser en homme d'action magnifique vous déclariez justement à ce propos on a bien révisé votre ancienb en 2022 le rythme de l'action rend le travail de la pensée plus compliqué non mais c'est on est vraiment en train de faire un replay là en réalité c'est on ESS on essaie d'aller au-delà puisque en choisissant je préfère me répéter que me contredire mais quand même en choisissant en 2019 de vous engager en politique sur la liste des républicains vous avez en quelque sorte cédé à ce rythme trépidant de l'action qui laisse moins de temps pour votre discipline première avez-vous vu votre engagement politique comme un sacrifice peut-être sacrifice du métier que vous aimez que vous aimiez de de la tranquillité ou alors comme un plaisir plaisir d'infléchir le destin des gens qui sont confi à votre responsabilité de la France plaisir d'être sous le feu des projecteurs peut-être euh honnêtement ce serait enfin ce serait absurde de dire que c'est un sacrifice je l'ai fait par choix et c'est un engagement passionnant c'est une très grande chance pour moi de vivre cette responsabilité c'est vrai que ça a été un grand changement dans ma vie c'était pas prévu du tout c'était c'est pas du tout calculé quand j'ai été sollicité par les républicains pour devenir leur tête de liste à l'élection européenne j'étais toujours professeur j'enseigné en prépa littéraire et donc j'ai passé mon année entre ma entre ma ma ma classe mes classes de de de prépa et puis ma et puis la campagne européenne le lendemain des des résultats à 8h30 j'étais en cours le lundi matin et et donc voilà c'était c'était une à la fois un rythme très exigeant mais en même temps c'était une chance de pouvoir conjuguer les deux après avoir été élu local pendant pendant des années donc je je je je vivais effectivement un peu de ce que vous avez dit prof le jour et politique la nuit c'est c'est plus vrai que vous ne le croyez parce que quand on est élu local j'étais adjoint au maire dans ma ville je faisais des des astreintte euh parce que quand vous êtes adjint au maire Vous vous dans les dans dans des dans des villes importantes vous par définition vous relayez le maire pour pour qu'il ne soit pas lui-même en permanence en première ligne et donc ben vous êtes appelé la nuit pour aller vous occuper de gens qui ont connu un incendie qui doiv être logé pour s'enquérir de la situation après un accident pour et et et donc je je je vivais cette espèce de de dualité dans dans l'engagement maintenant j'ai dû quitter l'enseignement effectivement ça pour le coup c'est un renoncement mais mais la politique et le mandat que je vis aujourd'hui a une grande chance et notamment ça va vous paraître peut-être paradoxal mais parce que ça m'a permis de de de de renoué avec l'expérience étudiante j'ai l'impression d'être redevenu étudiant je passe mon temps à apprendre parce qu'en fait quand vous vous arrivez devant un sujet devant une question politique et bien il faut par définition essayer de de de de maîtriser les grands enjeux qui sont liés pour préparer une décision et ça ça veut dire rencontrer des gens qui vont vous partager leur expérience leurs connaissance leur approche parfois leurs approches divergentes contradictoires chercher à se faire une idée la plus juste possible d'un sujet user disait que la philosophie c'est une méthode d'approche des problèmes et en soit l'expérience politique que je vis aujourd'hui elle ressemble aussi un peu à ça j'ai la chance de m'appuyer sur une équipe qui m'accompagne pour ça et puis j'ai la chance de rencontrer toute la journée des gens qui viennent me parler de leur métier de leurs problèmes tout à l'heure j'étais à Bruxelles avec en particulier avec Nicolas héronyus je lui ai dit je vais être obligé de vous quitter parce que je dois filer prendre un train pour repartir je vais au mardi de l'Essex ce soir et il me dit mais je suis ancien de l'ESS vous avez bien raison d'y aller euh il travaille il est aujourd'hui l'un des l'un le le le directeur général de de L'Oréal et et donc on on on on échange sur des sujets qui sont extrêmement concrets comment est-ce que aujourd'hui la réglementation européenne sur les substances chimiques impacte la filière des cosmétiques en Europe et bien en fait moi je je je j'ai une passion pour le fait d'apprendre et et pour moi c'est une grande chance de rentrer dans la complexité des questions euh et de pouvoir être d'une certaine manière euh en permanence au contact de de de de cet exercice de de de la pensée et de l'apprentissage en 2019 la droite était un peu au au bout du rouleau et et personne ne voulait faire la la campagne pour les européennes et vous êtes proposé vous êtes encarté en vitesse pourquoi est-ce queil y a quelque part une sorte de d'idée que vous alliez sauver les choses une sorte de mystique de l' providentielle qui est récurrente en France on le sait maintenant avec les travaux de l'historien Jean garide Jean garig pardon quand quand j'ai été en effet approché pour pour prendre la tête de cette liste en en 2019 les les la listeair était donnée à 6 % dans les sondages j'avais été je je vous fais une confidence mais bon maintenant il y a y a prescription on peut raconter l'épisode j'avais été demandé conseil à Nicolas Sarkozi une figure très importante bien sûr de de la droite et je vais le voir et je lui dis voilà monsieur le Président et ben c'était à peu près ça en fait hein je lui dis monsieur le Président voilà je je voulais simplement vous vous demander conseil est-ce que vous pensez que que c'est une bonne idée d'y aller est-ce que vous pensez que c'est le bon moment et il m'avait dit mais enfin si c'était le bon moment il serait pas pour vous c'était brutal mais c'était vrai effectivement c'était une aventure qui était pas gagnée d'avance et j'y suis allé parce que pour une raison très simple et qui vous concerne tous j'y suis allé parce que vous avez raison de le dire j'étais pas encarté euh j'étais souvent critique et même très critique sur la situation politique du pays sur les décisions qui était prise sur ce que la droite était devenu eu et j'avais eu l'occasion de le dire et j'avais eu l'occasion de l'écrire et je me retrouve dans cette situation où un parti politique important et celui auquel a priori je je m'identifiais le plus même si j'en étais pas membre parce que je m'étais toujours senti à distance des partis et de la structure des partis mais ce parti vient me voir et me dit est-ce que vous voulez vous engager rentrer sur le terrain et je me suis dit en réalité si je refuse cette occasion j'aurais plus jamais le droit de me plaindre est-ce que quand vous déplorez que les choses n'aillent pas dans le bon sens et qu'on vous propose d'agir est-ce que vous avez encore le droit de dire une fois que vous avez refusé que ça va pas dans le bon sens donc j'ai accepté pour cette raison-là et je renvoie la question à vous tous je la partage avec vous tous euh peut-être certains dans cette salle j'espère j'imagine vous partagez des convictions qui sont sans doute différentes les unes des autres mais si certains se sentent profondément par leur tempérament par leur conviction leur sensibilité lié à ce qu'on appelle historiquement politiquement la droite et que vous avez l'impression que le grand parti politique qui est supposé représenter la droite ne vous représente pas ne vous représente plus assez mais dans ce cas-là rejoignez-le c'est une raison de venir changer les choses de l'intérieur c'est une raison de venir faire en sorte que les choses s'améliorent et je dirais pareil pour la gauche entrer de nouveau dans la vie politique si vous avez le sentiment que tout ne tourne pas rond et bien c'est de vous qu'on a besoin pour faire en sorte de retrouver la bonne direction c'est une idée intéressante le plus grand châtiment pour l'homme de bien s'il refuse de gouverner les autres c'est d'être gouverné par un plus méchant que soit c'est Platon dans la République et c'est exactement ce que vous venez de nous dire nous allons désormais passer à la seconde partie de notre débat qui sera assez particulière euh euh étant donné que la philosophie nourrit votre il a fait des ravages tout à fait euh étant donné que que la philosophie nourrit votre accent c'est un petit peu la lumière de votre sentier et donc nous nous sommes dit que vous étiez sûrement guidés par un idéal qui n'est pas forcément un idéal que l'on va décrire dans le milieu politique puisque c'est la culture du compromis c'est la culture du pragmatisme aussi pour pouvoir être élu et nous nous sommes dit que ce soir peut-être vous pourriez nous livrer euh le monde idéal que vous imaginez reproduisant euh à gros trait l'Utopie de Thomas mort donc tel raphaelit Claudé le le héros de ce roman euh nous allons essayer de procéder méthodiquement pour recréer cette cité idéale première question quel est le but de la cité idéale c'est là qu'on voit que le fait qu'il y a une association de philosophie àess ça ça change quand même la donne parce que là on est en train de rentrer dans dans ce qu'il y a de plus de plus de plus difficile de plus de plus abstrait et en même temps de plus nécessaire parce que vous avez tout à fait raison on peut pas ancrer une action politique dans le quotidien si on ne l'arrime pas à une vision de ce que l'on veut porter au fond mais avant de commencer je je je je je subvertis votre question je crois

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Non speech

[Musique]

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Locuteur

que la chose la plus importante paradoxalement et ça va vous paraître étonnant mais le premier est bien qui n'a rien d'une évidence c'est que déjà que la cité soit euh avant de se poser la question de ce qu'est la cité idéale il faut avoir conscience qu'il y a déjà un premier bien dans le fait même qu' existe la cité qu'existe la politique et que rien que ça ça n'a rien d'une évidence ça n'a rien d'une évidence la cité idéale de Thomas mort c'est l'utopie et l'utopie comme vous le savez tous c'est ce qui n'a pas de lieu euh Thomas mort fait un exercice de pensée qui commence par un avertissement symbolique il s'agit d'un exercice de pensée nous nous ne vivons pas dans l'utopie nous vivons dans le lieu réel que nous avons à habiter et dans ce réel là la cité n'est pas évidente et je le dis parce qu'on est aujourd'hui devant je le crois un risque existentiel pour la possibilité même de la politique la politique a des conditions de possibilité la politique est née avec euh dans dans notre civilisation elle naî avec l'origine même de cette civilisation européenne dans les cités de la Grèce antique où se développe cette forme singulière d'organisation des sociétés la police la police la cité et qu'est-ce que c'est que la cité c'est la certitude que nous avons quel que soient nos histoires queles que soient nos convictions nos opinions nos représentation du monde nous avons quelque chose en commun qui nous relie qui s'appelle l'existence civique la la police la polythia et ça mais mais ça encore une fois ça n'est pas du tout une évidence est-ce que tous les Français aujourd'hui partagent le sentiment qu'ils appartiennent à une même cité est-ce qu'ils se savent relier entre eux par quelque chose qui les dépasse qui les précède et qu'il leur appartient de transmettre ça ça n'a rien d'une évidence et si la politique se défait et partout où la politique se défait alors ressurgit le contraire de la politique c'est-à-dire la violence qu'est-ce que c'est que la politique qu'est-ce que c'est que la cité c'est une manière non violente d'organiser la résolution des problèmes inéluctables qui surviennent dans une société mais c'est c'est jamais gagné d'avance donc finalement dans votre utopie déjà le le premier aspect qui ressort c'est que les habitants de l'utopie sont en quelque sorte conscient d'appartenir à cette utopie si j'ai bien compris ils sont conscients de relié dans cette utopie de ce lien civique de ce lien civique et même si j'étais là pour le coup utopiste je dirais conscient d'une forme d'AM tié civique ok le fait que vous pouvez penser exactement le contraire de moi nous serons peut-être dans la compétition électorale concurrent nous serons peut-être adversaires mais nous ne serons jamais des ennemis aujourd'hui regardez la façon dont le débat public finit par traduire la contradiction en une occasion permanente de jugement moral et le désaccord devient inéluctablement l'occasion de se trouver face à un ennemi un ennemi de l'intérieur un ennemi qu'il faut détruire mais en réalité c'est le contraire de la politique et je le redis la politique n'est jamais gagné d'évidence et ça peut-être c'est ce qui ce qui s'appelle être de droite pardon je suis désolé vous auriez invité un homme de gauche il vous aurait décrit tout de suite sa cité idéal mais qu'est-ce que c'est que la droite la la la gauche c'est la gauche c'est la volonté de faire adevenir l'idéal la droite c'est l'inquiétude devant le fait que les biens que nous avons dans nos mains sont vulnérables sonutant plus vuléra qu'il sont nécessair et que notre premier devoir en politique c'est d'éviter qu'il ne se défass et à cet égard l'Union européenne l'Europe d'une façon générale l'Occident c'est un peu l'utopie pour la moitié de la population mondiale est-ce que c'est important pour nous d'être conscient de ça du fait que on est une utopie pour les autres mais que malgré tout on ne l' pas pour nous vous croyez que c'est l'utopie pour la moitié de la population mondialeah c'est vrai quand V ave 2 dollars par jour c'est plus compliqué de le fait d'avoir à manger par exemple c'est plutôt l'utopie effectivement l'Europe aujourd'hui est un lieu où le bien-être matériel est infiniment supérieur à bien d'autres régions de la planète mais est-ce que ça qui traverse la Méditerranée ou ou de façon générale aux habitants de ces régions de façon générale qui voilà qui qui qui n'ont sont jamais allés en Europe et qui pensent que l'Europe c'est presque le l'endroit où où coule le lait et le miel et est-ce que c'est important pour nous de de savoir que pour les autres on est dans une utopie parce que vous avez dit que les habitants de l'utopie voilà devaient être conscient de ce lien je je ce serait une question qui mériterait approfondie je je je je suis pas sûr que la représentation que nous avons de la représentation que les autres ont de nous soit exactement juste mais mettons cette question entre parenthèses je pense que le bien-être matériel dont nous jouissons que la prospérité qui indéiablement est pour nous une immense je dis pour nous en particulier parce que nous sommes d'une génération j'ai plus le droit de dire ça maintenant pardon je suis d'une génération et vous êtes d'une autre génération je suis devenu vieux c'est comme ça mais la la génération les générations que que nous représentons ont reçu cette prospérité on peut pas prétendre laavir mérité nous n'avons pas de mérite dans le fait d'être né ici plutôt qu'ailleurs donc c'est pour nous un privilège immense je pense qu'il faut qu'on ait conscience que ça n'est pas là non plus ça n'est pas gagneré d'évidence pour toujours et et et pour la France en parti particulier aujourd'hui nous vivons dans une forme d'irréalité qui sidère l'Europe entière la trajectoire de nos finances publiques la trajectoire de notre déficit commercial la situation de notre activité économique indique de toute évidence que si on tire le trait nous allons vivre un vrai grand choc d'appauvrissement dans les années qui viendront on le vit déjà mais peut-être par degrés petit à petit on s'en rend pas tellement compte parce que les choses se font peu à peu mais quand les Américains sont venus pour les Jeux Olympiques à Paris la première expérience qu'ils ont faite c'est que c'est tellement chip ça coûte pas très cher ici vous allez aux États-Unis le coût de la vie est plus élevé parce que les salaires sont plus élevés aussi à la veille de la crise de 2008 le le PIB de l'Europe était inférieur était supérieur pardon au PIB des États-Unis aujourd'hui le PIB européen est inférieur de 80 % au PIB américain donc il y a un décrochage relatif il y a un décrochage relatif de l'Europe dans le monde et il y a surtout un décrochage relatif de la France dans l'Union européenne et donc là aussi je redis ce que je disais à l'instant euh la cité idéale on peut en rêver tant qu'on veut mais la première chose à faire c'est d'éviter de perdre les biens que nous avons reçus d'être capable de les cultiver d'être capable de les préserver d'être capable de les accroître et d'être capable de les transmettre malgré tout il faut quand même penser une forme de cité idéale si on veut savoir où on va et notamment on pourrait penser euh à une thématique qui intéresse tout le monde ce soir c'est celle de l'environnement la façon dont les invitants interagissent avec leur écosystème et c'est vrai que dans vos programmes on a du mal à trouver les questions écologiques est-ce que vous pouvez nous expliquer un peu votre vision de l'environnement pourquoi pas avec un un philosophe qui voilà qui raisonne pour vous à cet égard alors je conteste je serais très heureux de vous faire parvenir les deux programmes pour lesquels j'ai fait campagne en 2019 et en 2024 en 2019 la première mesure qu'on portait ou l'une des premières c' soit la première soit la deuxième c'était ce qu'on appelait la barrière écologique c'était ce qui est devenu le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières c'est-à-dire le fait que on devait mettre le marché européen au service de la décarbonation des grands producteurs mondiaux la vision que je défends de l'écologie c'est vrai que c'est une vision qui est assez différente de celle des écologistes c'est qu'en réalité il faut regarder dans les faits où est le problème climatique et le problème climatique c'est un enjeu global et il ne pourra être résolu que par une solution globale et là l'Europe a une immense responsabilité pas seulement dans le fait d'émettre moins de CO2 mais parce que l'Europe si elle arrivait à zéro émission ce qui est aujourd'hui son seul but si elle arrivait à zéro émission en 2050 en fait elle aurait pas nécessairement pour autant sauver la planète si tous les autres continents continuent d' mettre et même émettre de plus en plus le problème reste le même et et même d'une certaine façon il y a il y a une façon de se décarboner qui aggrave encore le problème l'Europe peut faire zéro émission c'est très facile en faisant zéro emploi zéro création zéro production zéro énergie zéro travail zéro prospérité zéro vie et à là évidemment ça fait zéro émission mais en réalité si c'est pour que vous importiez tout d'une production extra eururopéenne qui ne respecte aucune règle environnementale et bien vous avez seulement détruit votre économie et offert des pars de marché chez vous à des modèles de production qui détruisent la planète donc c'est la double peine vous avez offert de la compétitivité à ceux qui créaient la crise climatique donc ce que nous disons nous et ce que nous avons défendu et ce que nous avons fait dans le dernier mandat puisque le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières il va rentrer en vigueur c'est que l'Europe là elle a une responsabilité avec son marché le marché européen 500 millions de consommateurs le premier marché mondial la plus grande profondeur de marché c'est un marché queaucun acteur économique mondial ne peut éviter donc le jour où nous fixerons un prix au carbone pour ceux qui veulent importer chez nous ce jour-là nous créerons un encouragement concret matériel un effet de levier pour la décarbonation des grands producteurs mondiaux en 2022 la Chine a ouvert deux centrales à charbon par semaine en 2023 la Chine a atteint un pic de consommation de charbon en 2024 la Chine représentait la moitié de la consommation du charbon mondial donc je dis pas que c'est de la faute de la Chine je dis pas ça pour faire d'Ain shame je dis que nous sommes responsables parce que qui consomme les produits qui sont faits en Chine c'est nous et donc c'est trop facile d'une certaine é quand on regarde pas à qui on contribue par ses achats par sesimportations et là là le vrai sujet pour l'Europe se trouve cela dit on réfléchit uniquement à ce qu'on aimait mais aussi d'une façon générale vous réfléchissez aussi beaucoup en terme d'émission le rapport à l'environnement surtout peut-être en tant que philosophe on peut le définir avec l'environnement en tant que concept et en tant que voilà quelque chose de plus général il y a 500 millions de consommateurs en Europe il y a aussi 500 millions de de citoyens qui se baladent dans la nature et c'est vra que vous vous intéressez peu à ce rapport à l'environnement là c'est j'entends par là que par exemple vous avez souhaité laabocation du pacte vert la déréglementation de l'agriculture finalement pour vous l'environnement c'est surtout la maximisation des des enfin de la réduction de CO2 mais il y a peut-être moins cette idée de de prendre soin aussi de du jardin autour de nous alors je parler du climat parce que c'est la question que que vous posiez en particulier j'ai pas demandé l'abrogation du pacte vert j'ai jamais eu cette formule là pour pour une raison très simple c'est que ce qu'on appelle le Green Deal c'est en réalité des dizaines de textes législatifs différents et dans ces textes législatifs et bien il y en a que j'ai soutenu je vous parlais du mécanisme d'ajustement carbone aux frontières ça ça fait partie du pacte vert il y en a auquel je me suis opposé avec détermination et je suis prêt à expliquer pourquoi sans aucune espèce de problème je me suis opposé par exemple au 100 % véhicule électrique parce que je pensais que c'était un immense cadeau à pas ce monsieur celui d'avant le 100 % V véhicule électrique c' était un immense cadeau fait à la Chine et on voit aujourd'hui le le résultat et le paradoxe absolu dans cette affaire c'est que ça aura un immense impact sur l'environnement au sens plus large que le climat parce qu'un véhicule électrique il a un impact sur l'environnement au-delà même des émissions il a un impact sur la question de l'extraction des matériaux sur la question des terres rares il a un impact sur le sujet des des des des autres formes de de pollution donc le 100 % véhiculle électrique pour moi c'était un désastre économique industriel un désastre en terme de souv et c'était aussi un désastre environnemental donc je me'y suis opposé et j'ai aucun problème pour dire qu'aujourd'hui oui il faut revenir là-dessus le plus rapidement possible et puis il y a des textes que j'ai considéré avec ma délégation être sur le principe intéressant mais mal conçu dans l'exécution et sur lesquelles il va falloir revenir de toute urgence donc c'est des réalités tellement différentes que je crois complètement absurde la position de ceux qui aujourd'hui au Parlement sur ma gauche disent il faut des prendre le pacte vert et sur ma droite disent il faut la Broger ça n'a pas de sens ça n'a pas de sens rentrons dans le concret et parlons en effet de ce qui nous attend et de ce qu'il va falloir faire vous avez tendance à toujours vouloir rentrer dans le concret c'est peut-être votre position de droite si on revient un peu à l'homme de gauche qui est au fond de vous et qu'on retourne sur l'utopie dont nous parlions quelle place va avoir le progrès technique dans cette cité idéale si l'on admet comme l'a montré par exemple Gunter Anders que le progrès technique conduit à l'obsolescence de l'homme à une sorte d'irruption incontrôlable de la machine un monde qui qui qui se qui qui est produit mais qu'on ne peut même plus se représenter là où dans la civilisation classique que nous connaissons depuis très longtemps avant cette émergence du progrès technique on se représentait une société que l'on produisait ensuite dans votre cité idéale au-delà de tous les débats européens quelle pourrait avoir quelle pourrait être la place de cette de ce progrès technique il n'y a pas de progrès technique c'est ce que dit un philosophe et un économiste exceptionnel qui s'appelle ratkovski dans un livre qui s'appelle les jeux du désir qui est un livre très étonnant un livre à la fois d'économie et de philosophie mêlée c'est un exercice de style vraiment singulier et je ne peux que vous en recommander la lecture ratkovski dit il n'y a pas de progrès technique parce que la technique apporte des innovations et c'est C innovations peuvent être dites un progrès seulement en relation avec quelque chose qui est en dehors de la technique un progrès parce que elle permettent de préserver ou d'augmenter un bien mais un bien qui est évalué comme tel à l'extérieur du champ de la technique à proprement parler par exemple est-ce que la voiture est un progrès technique si vous voulez économiser du temps lorsque la voiture apparaît avec le moteur à explosion par rapport au vélo si vous voulez gagner du temps oui la voiture est indéiablement un progrès technique par rapport au vélo mais si vous voulez minimiser l'utilisation des ressources fossiles si vous voulez cultiver votre santé si vous voulez éviter un impact excessif sur l'environnement alors si vous voulez gagner de l'argent alors le vélo est préférable à la voiture et aujourd'hui dans nos villes les mères passent leur temps à faire des pistes cyclables parce que il faut que la ville soit de plus non plus ouverte au vélo le progrès c'est le vélo par rapport aux tout voiture et et par vous parliez d'agriculture tout à l'heure c'est la même chose pendant très longtemps on a dit voilà le progrès c'est les pesticides les phytosanitaires le progrès c'est la mécanisation le progrès c'est la mondialisation les exportations aujourd'hui il y a tout un courant qui se dit peut-être que le progrès c'est en fait de préserver la santé des agriculteurs et la santé des consommateurs moins de produits phytosanitaires peut-être que le progrès c'est de retrouver la proximité les circuits courts en fait qu'est-ce qu'on appelle le progrès on appelle le retour à des manières de produire et de consommer qui étaient cell de nos grands-parents donc il y a pas de progrès technique et et dire ça c'est pas euh c'est pas une superchuie de langage c'est très important parce que dans la cité euh idéale que vous nous demandez d'esquisser la vraie question qui se pose c'est quel bien voulons-nous servir et c'est à partir de là que nous pourrons dire qu'une innovation technique est un progrès est-ce que ce qu'on appelle lia est un progrès moi je pense ce serait un long débat que on devrait contester le principe même de l'idée de l'intelligence artificielle je je pense ça ça mériterait encore de long développement que que on a laissé passer trop vite cette expression qui me paraît mal conçue mais passons est-ce que l'ya est un progrès mais lia sera potentiellement un progrès si elle permet de soigner de guérir des maladies que on avait du mal à appréender elle sera un progrès si elle nous permet d'améliorer nos manières de travailler elle sera un progrès si elle rend plus libre les les les les êtres humains dans leur vie de tous les jours elle sera évidemment une régression si elle nous rend moins humain et je dirais que la grande question de la politique c'est celle-là comment faire en sorte que l'homme reste humain que l'homme soit vraiment humain parce que le mystère de la condition humaine c'est que là encore le mystère de la condition humaine c'est que ça n'est pas gagné d'avance que l'homme est humain par sa propre humanisation par le chemin qu'il humanise et c'est la raison pour laquelle vous évoquez tout à l'heure ces débats de société sur les questions bioéthiques c'est la raison pour laquelle je crois profondément que toute innovation technique n'est pas forcément un progrès que toute toute innovation technique n'est pas forcément un progrès et vous demandiez à quelle hauteur je me réfère quand on parle d'environnement moi l'auteur qui m'a le plus marqué sur ces questions c'est un auteur qui s'appelle anonas que vous connaissez sans doute qui en 1974 a publié un livre qui s'appelle le Principe responsabilité en disant maintenant par l'étendue de son pouvoir technique maintenant l'homme peut détruire les condition de possibilités de la vie humaine c'est la première fois dans l'histoire et donc nous avons une plus grande responsabilité une responsabilité politique qui est inédite et ce sera la nôtre la vôtre nous allons décider du devenir de la condition humaine mais il y a deux manières pour l'homme de se détruire disait Yonas et on oublie toujours la deuxième la première c'est le scénario de l'effondrement l'effondrement climatique l'effondrement de la biodiversité une situation qui ferait que le milieu serait tellement dégradé que la vie il deviendrait impossible c'est la première façon de détruire la vie humaine mais il y a une deuxè manière de détruire la vie humaine c'est de transformer l'homme au point qu'il vive désormais la vie d'un robot dans un corps d'apparence humaine dit Jonas on est en 1974 la question du transhumanisme la question de l'homme augmenter la question de notre rapport à ces nouvelles technologies elle va se poser et elle doit se poser je le crois profondément à l'ône de cette question là qu'est-ce qui rend l'homme vraiment humain et qu'est-ce qui au contraire le rend inhumain je me suis battu au Parlement et j'assume de l'avoir fait je me suis battu au Parlement européen contre la gestation pour autrui vous allez dire c'est rétrograde c'est réactionnaire oh là là terrible cliché du versaillais conservateur en l'occurrence ce combat là je l'ai porté avec une députée européenne d'extrême gauche elle était rapporteur sur un texte sur la traite d'êtres humains j'ai déposé des amendements pour inclure la GPA dans les cas de traite d'êtres humains et elle m'a dit je suis d'accord avec vous et on a porté ce combat ensemble c'est la preuve que on peut être uni pour dire que il y a et je le crois profondément des manières de techniciser la transmission de la vie qui en réalité déshumanise l'homme et que quand on fait de la vie d'un enfant quand on fait du corps d'une femme l'objet d'un contrat marchand en réalité on contribue à perdre ce sens de l'humain on contribue à une forme de retour des l'inumain tout ne peut pas rentrer dans le marché vous demandiez l'homme de gauche qui sommeille en moi je pense comme l'écrivait Carl Marx dans les écrits de jeunesse si tu es Carl Marx à les sec c'est un plaisir qui ne se refuse pas je pense comme l'écriva Carl Marx que on ne peut pas admettre ce monde dans lequel tout vertu amour amitié plaisir art que tout finalement passerait dans le commerce tout ne peut pas passer dans le marché et laisser ce mouvement s'opérer par le truchement de la technique ce serait en réalité abîmeré profondément notre condition humaine la technique à la mesure de l'homme donc dans votre cité idéal à la mesure de l'homme cet homme doit être formé vous avez beaucoup écrit et vous êtes par ailleurs professeur vous avez beaucoup écrit sur l'éducation qui est une de vos préoccupations principales vous le rappeliez dans votre ouvrage Les déshérité en particulier vous retracez la jeunèse de ce qui est pour vous l'effondrement du système éducatif actuel en passant en revue trois grands philosophe Descartes Rousseau et le sociologue Bourdieu qui chacun ont jeté le soupçon sur le maître puis sur la connaissance puis sur la culture elle-même dans la seconde partie de l'ouvrage vous faites un un plaidoyer certes assez brillant en faveur de la culture et de la culture légitime mais vous proposez très peu de solution si ce n'est une critique de la de la réforme de Najad Valo pelkassem donc dans cette cité idéale comment est organisé le système éducatif est-ce une éducation par la famille par l'école par les Pères par la connaissance empirique tout ça à la fois euh l'éducation c'est le travail d'une vie euh dans dans les désérité c'est j'essayais vraiment de proposer une réflexion à partir de la philosophie sur la crise de l'école et donc effectivement c'était pas le but était pas d'écrire un programme pour réformer l'éducation nationale j'ai j'ai eu l'occasion de le faire un peu plus tard en écrivant un un petit recueil de de 30 propositions pour sauver l'école parce que justement je croyais qu'il était important de aussi de rentrer dans le dans le concret mais en fait la crise de l'école c'est pas d'abord une crise des mesures concrètes c'est pas d'abord une crise de moyens d'organisation de de réforme technique à faire bien sûr il y a des problèmes de moyens et location des moyens bien sûr il y a des vrais sujets de réforme de l'organisation l'éducation nationale c'est 1150000 fonctionnaires géré par une seule DRH c'est le deuxième plus gros employeur du monde après l'armée chinoise donc oui il y aurait vraiment des réformes à faire pour améliorer cette cette structure ce serait quoi par exemple trois réformes concrètes je sais pas on parle de cège avant avant les trois réformes concrètes la vraie grande question de l'école aujourd'hui c'est à quoi sert l'école à quoi à quoi est-ce qu'elle doit ser servir et et aujourd'hui la crise de l'école c'est profondément j'en suis convaincu une crise de la transmission euh c'est que l'école ne sait plus quelle est sa mission euh que la société ne sait plus exactement quelle est la mission de l'école j'étais jeune professeur et quand j'étais en formation avec mes jeunes collègues

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Locuteur

euh quand quand j'étais en c'est fou comme la réalité ressemble peu à des banques d'images euh un côté susi un peu là je c'était bien trouvé ah ouais euh qu'importe quand j'étais peut-être quand j'étais en quand j'étais en en formation le le le maître mot qui structurait tout l'enseignement que nous recevions comme jeune prof c'était vous ne devez surtout pas transmettre des connaissances les élèves doivent produire leurs propres savoir produire leur propre représentation du monde et puis de toute façon dans le monde du digital est-ce que ça a vraiment encore du sens d'essayer d'apprendre quelque chose essayer d'apprendre par cœur est-ce que ça a vraiment du sens et bien le résultat de tout ça c'est qu'effectivement l'école a cessé de transmettre parce que le soupçon a été porté sur cet acte même de la transmission l'école a cessé de transmettre et le résultat il est sous nos yeux aujourd'hui l'enquête teams qui est paru il y a un mois et demi nous a montré que nos élèves sont les derniers de l'OCDE en mathématiques on étit les derniers d'Europe maintenant on est les derniers de tout l'OCDE on est derrière la Bolivie on est derrière le Kazakhstan alors qu'on est historiquement le deuxème pays au monde en nombre de mdaill fields par habitant on a un grand euh on a une grande histoire de avec les mathématiques et pourtant on est arrivé dans cette situation d'effondrement on a un jeune Français sur 5 à 18 ans qui sait pas lire le français ça c'est la statistique officielle produite par le Département de la prospective et de la performance de l'éducation nationale parce qu'il y a un département de la performance à l'éducation nationale qui fait avec une persévérance millimétrique la documentation de la faillite progressive de notre propre système et et donc le sujet aujourd'hui c'est comment on sort de là et ça cette question là à nouveau elle elle nous regarde tous parce qu'on a certainement quelque chose en commun commun c'est que a priori on fait partie de ce que Bourdieu appelait les les héritiers a priori on a eu beaucoup de chance dans la vie moi j'ai eu beaucoup de chance dans la vie et j'ai découvert en devenant prof que tout le monde n'avait pas eu ma chance parce que ce jeune Français sur 5 qui sait pas lire le français qui est ils sont nés en France ils ont grandi en France ont fait toutes leurs études en France hein et c'est pas par leur faute c'est par la celle de notre système scolaire ces jeunes Français là ils sont pas répartis dans toutes les classes de la même manière on a le système scolaire le plus inégalitaire de tous les pays de l'OCDE c'est veut dire celui dans lequel le parcours scolaire d'un élève est le plus directement prévisible à partir de son milieu social d'origine et ça c'est une blessure très profonde pour la promesse républicaine pour la promesse de la méritocratie donc ça veut dire que ça nous regarde tous parce que moi je suis un héritier c'est vrai c'est un fait j'ai j'ai eu de la chance j'ai grandi dans un milieu favorisé j'ai eu la chance qu'on me metre des livres dans les mains quand j'étais petit que ma famille soit très attentive aux études que je faisais j'en ai pas honte j'y suis pour rien c'est comme ça mais maintenant ça me donne une responsabilité particulière et je me doute que vous êtes sans doute pour beaucoup d'entre vous dans le même cas que moi vous avez nous avons collectivement cette responsabilité reconstruire l'école c'est la mission la plus importante pour le pays et ça passera par le fait de retrouver le sens de la transmission alors après il y a plein de mesures concrètes bien sûr mais avant de savoir quelle mesures concrètes il faut mettre en uvre il faut d'abord avoir le sens de la vision de ce qu'on va faire ensemble merci beaucoup merci de vous être prêté à ce petit jeu les sujets auraient pu être très nombreux nous sommes quantonnés à l'environnement à l'éducation maintenant un autre jeu peut-être plus ludique le petit jeu des Mardis nous allons vous poser quatre questions qui sont des QCM avec trois réponses et vous avez à choisir une de ces réponses même lorsque aucune ne vous satisfait tout à fait première question la sociologie a montré que les hommes beaux ont plus de succès dans la vie cela pour la politique et l'on vous cite souvent comme le gendre idéal de la politique française qui selon vous hormi vous est le plus beau gosse de la politique française réponse a Jordane Bardella pour sa nouvelle barbe châyante réponse B Gabriel hatal vous l'avez pas mis avec la version avec les lunettes il est il est aussi très impressionnant donc vous avez déjà fait votre choix réponse B Gabriel Atal pour son regard foudroyant et réponse C Gérard Larcher pour son sourire enivrant euh bah écoutez non mais je vais vous faire une réponse qui vous paraîtra pas du tout lié à mon appartenance partisane mais je dirais évidemment Gérard Larcher et qu'est-ce que vous lui trouvez Gérard Larché je me souvient très bien d'un moment où la rumeur courait et un papier dans dans dans dans lib disait que il avait déjà commencé à se préparer à être candidat à la présidentielle eu et que la meilleure preuve de cela c'est qu'il faisait un régime et je me souviens qu'il avait beaucoup plaisanté là-dessus euh mais non Gérard Larcher moi j'ai alors pour le coup vraiment je le dis sans sans sans plaisanter j'ai j'ai euh j'ai j'ai beaucoup d'admiration pour la connaissance qu'il a de la France une France qu'il sillonne depuis longtemps comme personne euh et c'est peut-être pas euh la catégorie dans laquelle vous vouliez le faire entrer mais euh ça me paraît aujourd'hui nécessaire euh pour le pays de retrouver cette attention à la réalité que vivent les français partout euh en France et aujourd'hui dans ce moment de très grande instabilité pour la vie politique du pays euh je crois que c'est une chance pour nos institutions que le Sénat soit soit un pôle un pôle de stabilité peut-être une une beauté intérieure donc merci beaucoup 2e question 2e question avec la citation duquel des des philosophes suivants comment seriez-vous vos dissertations d'abord François Hollande be you be proud of you because you can be do what you want to do be do deuxièmement Jean-Claude Van Dam j'adore l'eau dans 20 30 ans il y en aura plus et puis finalement George Stanislas MaLif dingapito dit niska tu sers à rien comme un brocoli et donc là le principe c'est de choisir citation préférée entre les TR pour une copie de préférence frçis Holland est indépassable on est d'accord 3è question avec qui peut-on être sûr de passer une soirée amusante réponse a Donald Trump réponse B vladimire P c'est Sylvain pierre du Rif le Christ

1:05:32
Non speech

[Applaudissements]

1:05:34
Locuteur

cosmique et rassurez-moi l'image du milieu c'est c'est c'est fait avec liya non non non c'est vrai non c'est vrai c'est avec la les services de propagande russes sont très bons euh ça c'est sûr y compris dans nos pays euh non je dirais euh aujourd'hui ce qui ce qui ce qui ce qui serait sans doute je sais pas le plus amusant mais le plus intéressant ce serait de de de pouvoir dîner avec Donald Trump ça c'est sûr on aurait beaucoup de choses à lui dire quel est votre pèlerinage préféré premièrement chartre vous y retrouvez vos amis d'enfance deuxièmement Jérusalem vous en profitez pour remonter le moral à votre ami benjamine et puis troisièmement la MEC pourquoi pas vous ouvrir une nouvelle culture e ben eu ça va peut-être vous surprendre mais le seul que j'ai fait c'est échartre ça ne nous surprend qu'à moitié merci beaucoup de vous être prêté à ce petit jeu et nous allons tout de suite passer à la partie suivante vous pouvez les applaudir après les applaudissements et nous allons aborder quelques-unes de vos opinions marquantes oui donc là on quitte la cité idéale là pour le coup tout à fait ce que les journalistes appellent la popole la cité n'est plus du tout idéale et vous vous y faites peut-être fortement vilipandé en raison des des opinions que vous avez qu'on va aborder la première pas des moindres c'est un sujet dans lequel vous faites fréquemment cavalier seul dans la classe politique l'avortement selon un sondage de la Fondation jeanores réalisé à l'occasion de l'inscription de l'IVG dans la Constitution 83 % des Français et Françaises jugent positivement l'autorisation de l'avortement par la loi française à titre personnel vous êtes contre vous l'avez déjà dit vous avez participé à la démarche antiivg et la réduction du nombre d'aportements est pour vous une nécessité quels sont les arguments qui peuvent justifier votre opposition alors en fait ce qui est frappant c'est que je suis toujours amené à cette question alors que je n'ai jamais voulu mettre cette discussion sur la table je pense que la France a aujourd'hui tellement de sujets tellement urgents à traiter je dis pas que celui-là ne soit pas important mais je ne crois pas du tout que ça fasse partie de de l'agenda politique médiia qui attend aujourd'hui le pays et je trouve qu'il y a quelque chose d'assez symptomatique dans le fait que cette question reviennent toujours et et d'ailleurs vous l'aurez observé comme moi le le le le droit à l'IVG est rentré dans la Constitution alors que je crois profondément qu'il n'est absolument pas menacé pas remis en question il y a aucune force politique en France il y a aucun responsable politique qui présente dans son programme l'idée qu'il faudrait revenir dessus donc en faiti moi la question que je me pose c'est pourquoi et d'ailleurs il compris pourquoi est-ce que la question se pose maintenant parce que encore une fois moi je n'en ai jamais parlé on m'en parle et je me demande toujours ce qu'il y a derrière ça c'est assez intéressant deuxièmement pourquoi est-ce qu'on m'en parle l'expression publique que j'ai eu sur cette question et qui me vaut d'être associé à ce sujet c'était pourtant il y a fort longtemps la seule chose que j'ai dit sur cette question et je pense que sur un sujet aussi important ça mériterait qu'on qu'on qu'on y réfléchisse est-ce que ça ne nous relie pas la seule chose que j'ai dit c'est que il faudrait quand même s'interroger sur le nombre en effet d'IVG qui sont pratiqués chaque année en France rappelons quand même l'esprit de de de Simon veille Simon veille qui est évidemment une figure politique très importante notamment pour avoir porté cette loi et ce qui me vaut aujourd'hui d'avoir été si souvent violemment attaqué si souvent vous l'avez dit ça ne fait pas ça n'a pas fait consensus mais ce qui m'a valu parfois les pires insultes c'est seulement parce que j'avais osé citer Simon veille qui disait tout avortement est et restera un drame c'est pas de moi c'est de Simon veille et j'avais cité cette formule en disant peut-être que ça mériterait qu'on y réfléchisse de réfléchir à comment on sort d'une situation où il y a un nombre si grand d'IVG par an en France c'est un peu un grand tabout mais je le dis on dit souvent oui de toute façon vous êtes un homme vous avz pas le droit d'en parler je dis ça aussi parce que j'ai vécu ça dans ma vie personnelle avec une de mes amies qui est passé par là et j'ai vu à quel point c'était il faut bien le reconnaître parfois un très grand confort pour les mecs que nous sommes de laisser porter cette expérience à des femmes et je pense que c'est une question dont on devrait se sentir responsable je pense pas que ce soit un acte particulier de générosité que de se dégager complètement de cette réflexion et c'était ma seule question et c'était ma seule citation si Simon veille est devenu tabou en France il faut le dire mais c'est pas de ma faute la question avait un double sens merci d'avoir répondu déjà sur le le la notion d'IVG euh particulièrement la question sous-jacente c'était de savoir puisque vous traînez cela comme un boulet sur tous les plateaux télé vous le dites même ici non je vous rassure hein ça me ça ça m'empêche pas de dormir non plus hein non mais la vraie question c'était de savoir euh euh est-ce que les électeurs valorisent euh le courage de la franchise ou pas est-ce que finalement comme peut-être Platon le conseiller il faudrait euh utiliser la technique du noble mensonge sur des sujets qui sont si tabou parce qu'ils viennent si profondément toucher les gens parfois dans leur chair euh encore une fois je je euh je je je n'ai je n'ai vraiment jamais voulu faire de cette question euh euh un sujet de priorité politique mais vraiment jamais c'est ça qui est très particulier pour moi dans le fait qu'elle qu'elle revienne souvent j'y vois plutôt un symptôme de quelque chose qui traverse la société et et que il se trouve que ça ça ça ça se cristallise ainsi mais mais mais pour moi enfin je me suis battu sur tellement de sujets dans ma vie politique sur l'école on en a parlé sur l'écologie sur l'énergie j'y ai passé des des des des des années à travailler sur la question de de de des conditions de de notre souveraineté sur les enjeux géopolitiques sur je je je n'ai vraiment jamais fait de ce sujet euh le le le combat qui me semblait urgent parce que je je je je ne crois pas que ce soit la priorité pour l'agenda qui devrait attendre la France donc euh c'est pas vous voyez vous me mettez devant une question qui n'est même pas la mienne je je je me suis jamais dit mon Dieu je suis tiraillé entre la question de savoir s'il faut séduire les électeurs en en leur disant quelque chose de douloureux mais que je crois nécessaire ou bien si au contraire il faut le taire c'est ça n'a même jamais été ma question pour le reste d'une manière bien plus générale oui je crois si vous me posez la question de ce que c'est que la politique je crois que dans la politique c'est c'est pas très dur de gagner en fait c'est pas très dur de gagner c'est pas très dur de de de de l'emporter et c'est pas très dur d'être au pouvoir en réalité si vous êtes prêt à renoncer à toute espèce de cohérence intellectuelle si vous êtes prêt à abandonner tout ce en quoi vous croyez si vous êtes prêt à à trahir mentir et tromper bon bah c'est c'est pas tellement la compétition est pas trop sur le niveau quoi pour être très honnête ce qui est très dur en revanche c'est de réussir à gagner sans se renier sans renoncer à ce que l'on croit essentiel c'est de réussir à mener le combat jusqu'au bout en essayant de gagner parce que bien sûr le but n'est pas de perdre j'ai pas pour ambition d'être un perdant magnifique le but c'est d'arriver au pouvoir pour pouvoir changer les choses et j'appartiens aujourd'hui en Europe à la première famille politique européenne c'est nous qui allons avoir les leviers pour agir pendant les 5 années qui viennent donc je crois à la nécessité de l'action et pour ça je crois à la nécessité du combat et de la victoire dans le combat mais la victoire pas à n'importe quel prix parce que gagner en reniant ce en quoi on a toujours cru ça me paraît être en réalité la pire des défaite qui soit celle dans laquelle on se défait soi-même en fait on voit bien en fait dans cette histoire que c'est difficile aujourd'hui d'articuler ses positions publiqu et ses convictions privées quand on est un homme politique peut-être qu'on est dans un moment où c'est de plus en plus difficile pour le politique d'avoir à la fois une vie privée et une vie publique il y a de plus en plus de politiques qui voilà sont sur TikTok sur Instagram qui sont presque des personnages de téléréalité on est un peu dans ce que Bernard Manin appelait la démocratie d'audience une sorte de désintermédiation entre le gouvernant et le gouverner comment vous le vivez ça le TikTok vous êtes sur tous les réseaux mais voilà est-ce que vous pensez que c'est une bonne chose ou est-ce qu'au contraire il faut garder ses distances comme de Gaul que vous évoquez grand enthousiasme qui allit dans sa cabane comme ça enfin pas sa cabane mais sa maison euh c'est c'est une vraie immense question euh alors je ferai pas l'amalgame entre tous les les réseaux je pense qu'il faut être sur les réseau sociaux aujourd'hi on a pas le choix parce que c'est là que c'est là que la conversation civique se passe aussi et il y a tout un public qu'on ne j'ai pris un jeûe en stop l'autre jour en bagnole et euh un un jeune étudiant en droit première année de droit et et et et et on parle de de de sa vie de ce qu'il fait et il me dit non j'ai pas trop d'engagement pas trop d'activité je dis mais vous vous faites quoi du coup toute la journée enend de cours il me dit TikTok et je lui dis ah bon mais et donc il me dit oui je passe 4 5 heur par jour sur TikTok et je lui dit mais mais c'est quand même un problème non et il me répond ouais ce truc détruit ma vie c'est très impressionnant et je lui dis mais alors il faut arrêter il me dit mais je peux pas arrêter parce que si j'arrête en fait je seraiis pas au de ce qui se passe dans le monde je sais qu'il y a une guerre en Ukraine parce que je l'ai vu sur Instagram et et donc sa seule relation au monde était les réseaux sociaux et je pense qu'il y a toute une génération qui est dans cette situation aujourd'hui j'ai on a terminé cette longue conversation je lu dit essayez pendant 15 jours vous coupez les applications on fait un Paris dans 15 jours vous m'écrivez et si c'était trop dur vous les remettrez vous aurez perdu que 15 jours et sinon je vous offre un abonnement au journal de votre choix pour vous soyez au courant qu'il y a une guerre en Ukraine et finalement et ' envoyé un mail très sympa ouais en me disant qu'il avait qu'il avait l'impression d'avoir retrouvé sa vie c'était très beau je lui ai offert un abonnement au Parisien il m'a demandé eu et maintenant bravo mais je veux je veux je veux surtout pas je veux surtout pas jouer ce que je ne suis pas je je je veux pas être le le euh le daron qui qui qui emmerde le monde avec ses considérations morales je je vis la même chose en moi je vois à quel point aujourd'hui effectivement nous sommes sommes piégés par cet environnement d'immédiateté donc comme comme responsable politique j'ai le devoir d'être présent sur ces réseaux parce que parce que c'est important de pouvoir parler à ceux qui ne s'informment que par là j'ai toujours fait une petite exception avec TikTok pendant très longtemps je me suis dit que c'était quand même un vrai problème spécifique d'aller sur TikTok parce que parce qu'il y a quand même derrière la question de l'influence chinoise et et de cet outil de de de il faut bien dire ce qui est quand même cet outil de de euh décstructions mental massive que la Chine a mis en œuvre vous savez que TikTok n'a pas le même algorithme en Chine et dans les pays occidentaux et et pour moi il y avait vraiment un problème particulier à aller sur ce réseau j'ai fini par M résoudre encore une fois parce que je me dis qu'aujourd'hui tant que ce réseau existe on a le devoir d'y être présent mais le but c'est d'essayer de reconduire les gens vers vers d'autres formats et peut-être vers des vers des des moyens de s'informer qui soi plus approfondis deuxème sujet brûlant euh celui de conflit israélo-palestinien depuis l'attaque du 7 octobre vous avez affiché un soutien absolument défectible à Israël vous êtes l'un des seuls à revendiquer une position proisraélienne aussi forte et peut-être que ce manque de nuance est contraire à vos habitudes de philosophe pourquoi cela ben d'abord parce que dans le 7 octobre je crois qu'il faut regarder les faits tels qu'ils sont et les fait c'est que il y a a une organisation islamiste terroriste qui est rentrée en Israël avec pour but de tuer le plus de Juifs possible voilà c'est un fait et de tuer des civils des enfants des femmes des hommes désarmés des personnes âgées uniquement parce qu'elles étaient juives c'était le le le projet et cette milice islamiste en réalité a plongé en enfer la population israélienne mais aussi la population civile de Gaza et moi je suis le premier effondré et et terrifié je crois qu'on c'est trop habitué mais quand on lit qu'aujourd'hui effectivement des dizaines de personnes sont mortes dans des bombardements à Gaza évidemment que c'est terrifiant et je ne dis pas du tout que ce regard de principe sur la situation exempte le gouvernement israélien de sa responsabilité dans la proportionnalité de la réponse qu'il apporte à cette situation et moi je suis avec les familles des otages qui sont aujourd'hui dans une angoisse absolue parce qu'elles ne voient pas comment leur proches pourraient revenir ces familles d'otage elles savent que le Hamas garde euh leurs proches euh dans des situations dans des conditions terribles mais aujourd'hui elle pose aussi la question au gouvernement israélien de ce qu'il fait pour permettre vraiment leur libération et moi je partage cette questionlà donc je je je crois pas être incapable de de nuaner vous avvez affirmé à un moment donné que le gouvernement israélien ne devait pas négocier avec le Hamas non je crois pas avoir dit ça c'est ce que j'avais trouvé sur le gouvernement israélien des facto ne négocie comment dire la négociation comme vous le savez elle passe par des intermédiaires mais j'ai toujours espéré qu'une négociation ait lieu bien sûr cela étant dit je reconnais aussi qu'on peut pas pour le coup si vous me demandez la question dans ces termeslà on peut pas mettre à égalité le gouvernement israélien et le Hamas et quand j'entends en effet des gens dans le débat public y compris des able politique quand j'entends Rima Hassan que vous ctiez tout à l'heure qui nous explique que le Hamas est légitime et qui a redit cela il y a quelques jours que l'action du Hamas est légitime mais enfin est-ce qu'on mesure la gravité de ce propos la gravité de ce propos parce que cette question elle se joue au Moyen-Orient mais elle se joue aussi chez nous elle se joue chez nous le terrorisme islamiste la France y a été confronté la France a payé le prix du sang face au terrorisme islamiste notre pays est directement menacé par les mêmes ennemis qu'Israël et aujourd'hui dans notre pays nos concitoyens qui sont de confessions juives sont depuis le 7 octobre confrontés à une vague d'antisémitisme absolument inouï et ça aucun d'entre nous n'a le droit de le trouver légitime aucun n'a le droit de se résigner à ça et je je recevais ce matin à Bruxelles et les une association d'étudiants juifs européens et ils sont étudiants comme comme comme vous peut-être certains d'entre vous partagez cette confession ils vivent aujourd'hui y compris sur leur lier d'étude ils vivent la réalité de cette violence qui s'exerce contre eux à sciencep Paris j'ai été à sciencep Paris et j'ai eu l'occasion d'un débat sympathique et paisible avec Monsieur Boyard à sciencesp Paris vous avez une étudiante de confession juif qui a été expulsée de son hi par d'autres étudiant parce qu'elle était juive est-ce qu'on a le droit de s'habituer à ça moi je réponds non et sur une question comme celle-là je zone aussi comme un politique français là il y a pas de nuance à avoir aucune zéro nuance justement sur cette question euh deux aspects ce cette question draîne tellement les foules déchaînent les passions a-t-on affaire en France de 1 à une nouvelle affaire defus et a-t-on à faaire au niveau plus macroscopique peut-être international à une un choc entre des civilisations qui se retrouve à se confronter alors qu'elle vivait à côté euh au sens où il y a deux camps qui peuvent pas se parler en France si on évoque le conflit israëlpalestiniens dans le métro les les gens seraient prêts à se taper enfin je veux dire c'est ça devient dramatique et c'est là que de nouveau vous vous voyez bien la la la la la gravité de la situation pour nous moi évidemment que je suis préoccupé préoccupé par ce qui se passe en Israël et par ce qui se passe à Gaza euh mais en réalité je suis un responsable politique français et la priorité pour nous c'est de refuser que que ces événements au Moyen-Orient servent aujourd'hui à alimenter un agenda de fracturation de notre société française parce que c'est de ça qu'on parle on commençait en disant que la politique n'a rien d'une évidence et je suis d'accord avec vous aujourd'hui on le vit très concrètement parler ensemble discuter ensemble débattre ensemble partager les positions divergentes c'est devenu presque impossible à cela se substitue la violence et une violence qui je le redis assigne des gens à résidence à cause de leur confession de leur identité quand quand vous avez j'étais à sciencep Strasbourg il y a quelques jours quand vous avez des étudiants qui sont systématiquement traité de salcioniste parce qu'il se trouve qu'ils sont juifs mais encore une fois mais moi je pense qu'on est pas seulement en train de vivre une nouvelle affaire defus on est en train de vivre un nouvel épisode de ce que les Juifs ont malheureusement trop souvent vécu dans notre pays de de de de cette relégation de cette violence inouï qui consiste à se voir accuser de ce dont on est la victime qu'est-ce que ça veut dire parler de génocide c'est quand même stupéfiant comme expression tout le monde doit comprendre ce qui est en train de se jouer derrière ça ce qui est en train de se jouer derrière ça c'est ce que disait très bien Jean kelevic grand philosophe le le le rêve de ceux qui cherchent à organiser cette haine serait qu'on puisse un jour expliquer que les Juifs sont en fait les vrais nazis c'est de ça qu'il qu'il s'agit c'est à ça qu'on assiste aujourd'hui ce qui était pour Jean kelevic une sorte de prédiction terrifié mais irréel est en train de devenir la réalité sous nos yeux et ça encore une fois on peut pas s'y résigner finalement pour conclure ce débat haut en couleur est très intéressant l'homme politique et le philosophe qui sont en vous ont-ils envie de dire quelque chose de particulier aux jeunes de 20 21 22 peut-être plus qui sont dans la salle y a-t-il un philosophe qu'il faut lire à tout prix une citation qu'il nous faut connaître peut-être vous m'aviez déjà posé la question la dernière fois vous aviez répondu je vous le cite pour pas que vous redonniez la même citant Bernanos qu' le que l'espérance était un risque à courir et que ce risque risque même est justement était beign bon alors il faut changer d'auteur tout à fait bah écoutez d'abord merci encore pour votre invitation et pour cette discussion j'espère que que elle aura permis de de de d'explorer les quelques questions que que vous avez voulu poser si j'avais une chose à partager avec vous une question immense je pense que la chance et le fardeau de votre génération sera que nous arrivons à un moment sans doute plus critique que jamais dans l'histoire de notre pays pas pas le plus catastrophique de l'histoire bien sûr ceux qui nous ont précédés ont vécu des moments bien plus catastrophiques on va pas se mettre à jeindre et à se poser en victime ce serait complètement absurde mais en revanche il y a peu de moments dans l'histoire qui ont été aussi critiques au sens littéral du terme on vit une crise globale crise économique crise matérielle crise de l'éducation crise culturelle crise de la politique crise des institutions on vit même une crise qui atteint jusqu'à la nature ce qui n'était jamais arrivé dans l'histoire humaine ça n'est jamais arrivé vous vous posiez la question du climat de l'environnement ça n'est jamais arrivé dans les générations qui nous ont précédé qu'on se demande si la nature allait dérailler euh vous étiez un citoyen romain en train de vivre la chute de l'Empire vous pouviez voir que tout s'écroulait autour de vous mais il y avait une chose qui incarnait la permanence et la répétition inéluctable du même et c'était la nature les saisons reviendraient toujours et toujours la nature serait identique à elle-même aujourd'hui même cela nous est retiré même la nature est en crise donc on vit un moment de crise globale et le moment de la crise c'est le moment de la décision c'est le moment où ça se décide crisis en grec ça veut dire le choix c'est le moment de faire des choix un état stable c'est un état dans lequel vous pouvez vous dire bon écoutez si on tire le trait tout continue comme ça mais un état de crise c'est un moment dans lequel il va bien falloir atteindre un moment de bifurcation il va bien falloir choisir le choix c'est comme dit kirkegarde c'est le premier livre qu'il publie à 29 ans le choix la formule du choix c'est ou bien ou bien pourra pas faire les deux ça pourra pas être en même temps il va falloir faire des choix et et ça ce sera l'immense responsabilité que vous aurez que nous aurons et et l'immense responsabilité de votre génération de décider de ces choix qui décideront de l'avenir de notre pays de notre continent de notre civilisation et même de l'avenir de la nature et de la condition humaine de la vie humaine sur la terre quelle immense aventure et en même temps bien sûr quel immense fardau et dans cette perspective là je crois que nous avons tous une responsabilité politique ne croyez surtout pas que la politique ce soit un métier dans lequel certains s'engagent vous êtes tous engagés en politique tous vous êtes tous déjà embarqués et la politique ça consiste à croire qu'il y a pas de fatalité que le destin n'est pas écrit d'avance que justement votre action chacune de vos histoires peut avoir un effet sur notre destin collectif c'est ça le miracle de la politique alors je termine avec une citation vous me demandez une citation peut-être les dernières lignes de ce texte magnifique de Weber qui s'appelle le métier et la vocation de politique politique alsberouf le métier est la vocation de politique la politique est un effort énergique et tenace pour taroder des planches de bois dur il est parfaitement exact de dire et toute l'expérience historique le confirme que jamais dans le monde on aurait pu atteindre le possible si l'on ne s'était sans cesse et toujours attaqué à l'impossible et celui qui est capable de faire cela doit être un chef et même un héros dans le sens le plus simple de ce terme celui-là seul qui convaincu que le monde jugé de son propre point de vue sera peut-être trop mesquin pour recevoir ce qu'il prétend avoir à lui offrir et qui reste néanmoins capable de dire quand même celui-là seul à la vocation de la politique merci professeur merci encore nous allons passer au aux questions du public le le micro va circuler dans la salle vous pouvez vous signaler euh bonsoir une question d'actualité peut-être politique européenne euh alors qui devrait vous parler en tant que députés européens alors au risque de ne pas être très original je vais reprendre la question qu'on a posé à un de vos collègues que si je comprends vous ne croisez pas souvent au Parlement que doit répondre la France et l'Europe aux menaces du président Trump de taxer les vin alcool et spiritueux venu de France et d'Europe à 200 % merci merci à vous la réponse est assez simple à mon avis il faut être capable de répondre avec fermeté et donc dire que si quelqu'un lance contre nous une guerre commerciale on ne la souhaite pas parce que cette guerre commerciale sera destructrice pour tout le monde mais si cette guerre commerciale devait nous être opposée alors nous mènerons la guerre et les États-Unis n'ont aucun intérêt à voir se fermer le marché européen mais si demain nous étions menacés de 200 % et bien mettons 200 % et on le fera pas pour que ça se produise mais on le fera pour que ça s'arrête je pense qu'il y a pas d'autre réponse que celle-là le le devoir de l'Europe et celui auquel vous faisiez

1:30:38
Non speech

[Musique]

1:30:40
Locuteur

allusion je crois que la réponse était nécessaire même si elle était à côté le devoir de l'Europe c'est de libérer la force de ses entreprise de les libérer du poids d'une réglementation qui est devenue excessive et asphyiante de faire en sorte qu'on arrive à trouver le chemin d'une une protection efficace de l'environnement et des droits sociaux qui ne soit pas pour autant synonyme de décroissance je crois profondément qu'on a besoin de ça mais sur le sujet commercial pour le coup il y a aucune hésitation sur ce point la vraie réponse à une menace c'est de montrer que nous sommes capables de reposter et là il faut que l'Europe montre sa force l'Europe elle est faible par bien des aspects mais elle a quand même des forces c'est l'une de ses première force c'est ce qu'on disait tout à l'heure c'est son marché c'est le premier marché mondial personne ne peut s'en passer et moi je crois que les Américains qui sont pragmatiques ramèneront bien vite leur administration à la réalité lorsqu'ils découvriront que cet agenda de guerre commerciale complètement absurde et parfaitement infondé conduit à une destruction de valeur gigantesque pour leurs propres acteurs économiques ce momentl je pense on verra s'apaiser un peu les relations qui sont aujourd'hui en train de se tendre tellement bonsoir François x bami d'abord je crois que si le béamisme était une philosophie je crois que c'est la réconciliation de la passion et de la raison qui est tellement opposée dans la tradition intellectuelle française depuis Pascal soyons donc conscient que il n'est pas que professeur de philosophie il est le créateur du béamisme voilà donc nous sommes bélamistes alors puisque nous sommes béamistes et puisque vous nous dites que le en même temps ça pour vous n'êtes pas tous obligés de l'être et la la le pluralisme a droit de séance mais merci beaucoup en toutous les cas je suis très touché de votre confiance une nuance supplémentaire dans le béamisme qui est un pluralisme puisque nous en sommes là et que vous dites que le en même temps finalement touche à sa fin bon la présidentielle c'est dans deux petites années il y a beaucoup de jeunes dans cette salle qui a envie de s'engager quand est-ce qu'on s'y met ah benah on y est déjà hein rejoignez-nous on y est déjà parce que moi c'est ce qui fait que je me suis engagé dans dans cette famille politique je l'évoquis tout à l'heure je suis pas rentré chez LR parce que c'est là qu'il y avait les courants sondagers les plus favorables je suis pas rentré là parce que c'est là que les perspectives de carrière étaient les plus confortables mais j'y suis allé par parce que je crois profondément qu'il faut reconstruire en France un débat politique digne de ce nom et ma conviction c'est que c'est ce qui m'a toujours tenu éloigné du macronisme la politique elle a besoin de clivage c'est pour ça que je disais que vous êtes pas tous obligé d'être d'accord en fait qu'est-ce que c'est que la démocratie c'est l'organisation intelligente de nos désaccords et les désaccords surviennent nécessairement parce que dans la vie d'une société les problèmes sont intrinsè ement complexe et que par conséquent il n'y a pas d'évidence nous sommes dans le clair obscur dans le brouillard de la situation politique et et dans cette situation d'incertitude il faut organiser la conversation et si la conversation est correctement organisée ça c'est les conditions de possibilité qu'on évoqué si l'éducation fait correctement son travail et forme les citoyens si les médias font correctement leur travail et informment les citoyens alors l'organisation du dialogue va susciter la meilleure réponse possible c'est c'est ma conviction profonde c'est le Paris optimiste que j'évoqué chez Aristote et pour ça il faut que les différentes formations politiques jouent leur rôle moi je crois pas du tout à l'idée de la fin d'éclivage je crois pas en même temps le le le le fait le fait est que dans la vie la noblesse et la difficulté du choix c'est que justement on peut pas tout faire en même temps c'est ou bien ou bien et pour les politiques pour les responsables politiques qui s'engagent à rendre pour un temps pour la cité le service de la décision la noblesse de la politique c'est d'assumer leur choix devant les citoyens yen pour dire voilà ce que je propose et il est tout à fait normal et même nécessaire que d'autres proposent autre chose pour que le citoyen soit libre de choisir et de ce point de vue-là je crois que notre devoir c'est de reconstruire une formation politique de droite je crois pas que le débat puisse être les gens raisonnables pour revenir à la raison les gens raisonnables contre les extrémistes je crois pas du tout à ça il y a des gens raisonnable j'espère être raisonnable qui peuvent pour autant penser le contraire de moi et je crois pas que le débat puisse être le bloc central contre les marginaux ça n'a pas de sens et c'est d'ailleurs paradoxalement pour ça que la promesse de la fin d'éclivage a construit ou conduit finalement la France à une situation de fracturation de tension plus vive que jamais parce que si la démocratie n'exprime pas le fait qu'il y a plusieurs choix possibles qui sont respectables pourtant et qui qu'il est normal en étant tout aussi raisonnable de pas penser la même chose si la démocratie ne traduit pas cela dans la discussion et bien de fait on arrive à la violence et ça se vit pas seulement dans les institutions ça se vit dans les amphis ça se vit dans les université ça se vit sur les campus on a tellement de difficultés aujourd'hui à vivre nos désaccords on devrait retrouver la jubilation du désaccord intelligent on devrait retrouver ça génial de dialoguer précisément quand une divergence survient et donc moi je crois que mon devoir notre devoir c'est de reconstruire une famille politique de droite solide sérieuse intelligente raisonnable une famille politique de droite qui correspond à cette grande tradition intellectuelle qui correspond à ce tempérament profond qui correspond à cette inquiétude que j'évoquais tout à l'heure aussi à cet émerveillement devant le réel et j'espère et je dis ça en plaisantant à raphaë gluxman avec qui j'étais ce matin à Bruxelles on est dans le train ensemble on a pu bavarder un peu j'espère j'espère que va se reconstruire une gauche raisonnable solide sérieuse qui soit pas sous la tutelle de l'extrême gauche une gauche qui veuille participer à cette conversation et je pense qu' on en a besoin on a besoin de cette conversation là et et et je l'espère pour la santé de notre vie démocratique de demain alors si vous vous sentez de droite et que vous avez envie d'y participer c'est déjà commencé rejoignez-nous ça se passe maintenant et dans 2 ans je suis certain que on n'est pas condamné à être les spectateurs d'une histoire qui s'écrit sans nous je suis certain que dans 2 ans la droite a vraiment si elle sait en donner les moyens un très bel espace devant elle pas pour elle-même mais pour la France parce que c'est la seule chose qui compte pour nous pas de servir un parti mais de relever ce pays bonjour monsieur en haut euh vous aviez donné votre signature à Éric Zemour pourquoi et comment est-ce que vous vous positionnez par rapport à lui sur l'échéquier politique j'ai donné ma signature à Éric Zemour c'est vrai que c'était peut-être aussi une des une des raisons de de de rectification potentielle c'était pas pour lui déclarer ma flamme puisque ce n'est pas le candidat que j'ai soutenu à l'élection présidentielle je lui ai donné ma signature parce que euh au moment où je l'ai fait euh il était menacé de ne pas pouvoir se présenter et euh comme d'autres candidats d'ailleurs j'ai d'autres amis qui ont fait le même choix que moi je je me souviens de David Lisnard par exemple euh qui est un grand ami et pour qui j'ai beaucoup de d'estime David Lisnard qui euh essaie de de de de d'incarner et qui incarne vraiment en France une une vision libérale David Lisnard a donné sa signature à Jean-Luc Mélenchon c'était pas pour lui déclarer sa flamme mais c'est parce que Jean-Luc Mélenchon n'avait pas assez de signature pour pouvoir se présenter et pour moi ça aurait été une catastrophe c'était 15 jours avant la date limite ça aurait été une catastrophe absolue que Jean-Luc Mélenchon ne puisse pas se présenter imaginez le problème démocratique que ça aurait représenté et bien de la même façon ça aurait une catastrophe absolue qu'Éric Zemour ne puisse pas se présenter à l'époque où je lui ai donné ma signature il était menacé de ne pas pouvoir se qualifier et il était à je sais plus 15 % dans les sondages imaginez ce que ça aurait voulu dire pour des centaines de milliers de Français qui voulaient voter pour lui et et donc je pense que d'ailleurs sur cette question des signatures on a un vrai problème concret de de d'organisation de ce processus électoral justement parce que comme vous l'avez dit on signe pour un candidat on lui déclare sa flamme ça devrait pas être le cas on devrait je crois que le filtre est nécessaire parce que c'est indispensable que n'importe qui puisse pas se présenter à l'élection présidentielle quand des gens représentent vraiment un courant d'opinion et c'était le cas de Jean-Luc Mélenchon c'était le cas d'Éric Zemour bah il faut qu'il puisse se présenter mais c'est utile qu'il y ait un filtre donc ce filtre je le remets pas en cause mais je trouve qu'il y a un problème dans le fait que la signature soit immédiatement interprété comme un soutien et c'est pour ça que moi je serais assez partisan pour que les signatures soient maintenues les 500 signatures mais qu'elles ne soi pas publier après tout quand on va dans l'isoloir on publie pas son vote et je dis pas ça pour me défausser de ma responsabilité mais parce que ça crée une immense pression sur les mares quand vous êtes maire de votre commune les maires sont les premiers à pourvoir euh en signature les candidats quand vous êtes Mair de vos communes bah vos administrés vous disent comment ça mais comment tu as pu signer pour ce type et c'est pour ça que B ça devient très difficile pour les mairres d'engager leurs signature de plus en plus de maires préfère ne signer pour personne et ça pose un problème démocratique et je les comprends mais ça pose un problème démocratique de plus en plus évident un grand merci nous pourrons nous retrouver juste après pour un cocktail en petit passo merci Monsieur Belami merci encore

1:40:43
Non speech

[Musique]