2027 : Marine Le Pen largement en tête des intentions de vote au premier tour (IFOP)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Le grand matin Sud Radio, la vérité en face, Jacques Cardose. [musique] Et dans la vérité en face, nous sommes avec Hugo Lasser, chef de groupe à l'IFOP opinion. Bonjour Hugo.
Bonjour. Soyez le bienvenu sur l'antenne de Sud Radio. Et je le disais, on a besoin de comprendre comment a réagi l'opinion.
Et là, c'est passionnant. C'est passionnant parce que c'est le vrai démarrage de la campagne électorale. On a vécu une journée folle euh avec cette décision judiciaire.
On était dans l'attente de la décision de Marine Le Pen toute cette journée-là. Qu'est-ce que ça dit déjà globalement en terme de réaction ? Est-ce qu'il y a des tendances qui se dégagent après cette première journée ?
Alors oui hein, comme vous l'avez dit, on est dans un fait euh majeur euh politique avec l'annonce de la candidature euh de euh Marine Le Pen. On l'a vu hein notamment avec nos confrères de de médiamétrie où ça a été suivi par 7 millions de téléspectateurs en direct. Sur quoi ?
Sur l'ensemble de la journée ou parle juste du 20h ? Du 20h. Ouais, d'accord.
Ouais. 7 millions, c'est quasiment trois fois ce qu'ils font en ce enfin c'est au moins au moins le double en tous les cas, mais un peu plus même. Ouais.
Voilà. Tout à fait. Donc ça a été vraiment suivi.
Ça montre aussi ce qu'on voit dans nos enquêtes quantitatives à l'IFOP qui a un intérêt très fort pour cette campagne des de l'élection présidentielle à venir. Plus de 90 % des citoyens et des 10 citoyens déclarent être intéressés par par cette campagne. 90 % ou alors ça c'est rare quand même.
C'est rare et ça s'explique. Alors on pourra sans doute y revenir par une montée d'inquiétude pour le pays. un souhait de débat de profondeur programme contre programme qui devra être mis sur la table dans cette campagne électorale à venir.
Donc si on revient un petit état des lieux après cette candidature de Marine Le Pen, ce qu'on voit, on a mené une enquête électorale nous juste après l'annonce de la candidature de Marine Le Pen. Donc les électeurs et électrices françaises et français ont pu donc être interrogés après cette candidature. qu'on voit et c'est un le premier enseignement majeur de cette enquête électorale, c'est que Marine Le Pen est crédité à 36 % d'intention de vote dans cette enquête.
Donc là, on parle du premier tour, l'intention immédiate, elle est à 36 %. C'est combien de points supplémentaires par rapport à à à avant cette décision ? Alors 2 semaines avant, on l'avait mesuré également, c'est plus 4 points pour Marine Le Pen en comparaison il y a 2 semaines.
Donc ce qu'on voit à l'instant té, c'est qu'il n'y a pas un impact négatif de cette candidature. Alors arrêtons-nous sur sur ce ce point-là qui est qui est qui est qui est très intéressant. Est-ce que ces + 4 % sont d à sa volonté de se présenter ou bien est-ce que ça a un rapport avec la condamnation ?
Vous voyez ce que je veux dire ? C'est qu'il y a deux notions. Il y a la condamnation et puis il y a politiquement ce qu'elle en fait.
Qu'est-ce que vous savez de ce que comprennent enfin de de cette traduction et de dans les dans les chiffres en fait ? Alors, nous ce qu'on voit dans le discours qualitatif euh des Français, c'est euh qu'on est euh justement euh face à une volonté euh de changement euh face au fait que Marine Le Pen euh incarne euh le changement et euh il y a une volonté euh pour les électeurs et électrices euh d'avoir un réel changement et c'est incarné par Marine Le Pen et il aura elle aurait pu être incarnée avec Jordane Bardella. qu'ils sont en fait interchangeables dans nos enquêtes quantitatives.
C'est-à-dire que en fait est-ce que c'est le fait qu'elle qu'elle y aille malgré la condamnation ? Ce que ce que ça montre c'est que en réalité elle n'est pas pénalisée en tous les cas, ça c'est absolument certain, par la condamnation. Tout à fait.
Et ça il y a deux deux hypothèses, enfin deux grands axes. Le premier grand axe, c'est qu'on a la structure de l'électorat du Rassemblement national. On l'a vu, hein, depuis quelques années, c'est devenu un électorat attrape tout.
On est loin de l'époque de Jean-Marie Le Pen où on avait un profil plus ouvrier, plus homme. Aujourd'hui, bah 36 % d'intention de vote, ça perce partout. Il y a une vraie montée notamment chez le public féminin qui représente bah un demi du corps électoral,50% 50 % et puis une montée également chez les cadres.
Et dans ce qu'on voit c'est qu'on est vraiment face à cette structure électorale un peu antisystème vous voyez chez certains électeurs du Rassemblement national. reprendre une formule. Il y a il y a il y a une volonté de dégagisme.
Voilà, il y a une volonté de dégagisme. Donc on n' pas essayé Marine pas essayer et tout à fait il y a ça et puis il y a aussi une dépersonnalisation de de la personnalité. Et oui, parce que vous nous le dites, que ce soit Marine Le Pen ou Jordane Bardella, finalement en tous les cas en terme d'enquête d'opinion ça change rien.
Après il y a la campagne là c'est c'est autre chose. Et là il y a plus il y a plus d'expérience chez Marine Le Pen. Est-ce que vous avez au-delà du quantitatif est-ce que vous avez des qualitatifs qui vous donnent des indications sur la façon dont les Français perçoivent Marine Le Pen ?
Alors euh Marine Le Pen, dans nos enquêtes qualitatives, elle est perçue comme quelqu'un d'expérience, notamment dans l'électorat du Rassemblement euh national. Euh elle est plus puissante que Jordan Bardella sur le le fait d'avoir une stature euh présidentiable si vous voulez. Et chose très importante aussi, elle est elle est bien perçue dans sa capacité à gérer les crises, notamment dans un contexte international que qu'on le sait hein, notamment vos auditeurs compliqués.
Donc prime à l'expérience face à Jordan Bardella. Même si Jordan Bardella est bien perçu, il est perçu comme proche du peuple, quelqu'un qui vient voilà d'une cité, quelqu'un qui s'appelle Jordane aussi, un prénom populaire et puis qui est perçu positivement dans l'opinion. Est-ce que est-ce qu'il y a des points de faiblesse chez Marine Le Pen et si oui, lesquels ?
Alors le un point de faibless euh qu'on qu'on a identifié, qu'on va identifier, ça va être une des hypothèses, c'est euh sur euh la question du bracelet. Euh vous voyez, bon bah là, elle est présumée innocente euh Marine Le Pen, mais si euh il y a le bracelet qui arrive à un moment pendant la campagne électorale, euh il y a un risque de sanction parce qu'elle a dit qu'elle ne ferait pas campagne si elle avait un bracelet électronique. Et ça, les Français, ils sont très attentifs au au fait de bah on si on dit des choses, on les fait.
Vous voyez, on est dans une crise du résultat euh dans une campagne où on a besoin d'aller sur des thèmes avec des programmes qui doivent être respectés et s'il y a ça, il peut y avoir un paradoxe euh voilà qui n'est pas sous-estimé. C'est c'est intéressant parce que ça veut dire que pour euh l'électorat du Rassemblement national, mais peut-être pas que, euh il y a la notion de vous avez dit quelque chose, vous devez le faire. C'est c'est la la promesse doit être tenue.
Tout à fait. Tout à fait. Et c'est ça va ça va dans un contexte plus large de de bah du crise un peu du du politique totalement avec des niveaux nous on a un baromètre de côte de d'opinion de de personnalités politiques qu'on qu'on produit qu'on livre chaque mois.
On n pas une personnalité politique qui a plus de 50 % d'opinion majoritaires. Vous voyez ? Alors euh ça bouge pour Marine Le Pen mais j'ai envie de savoir quelles sont les répercussions sur les autres.
Qu'est-ce que vous pouvez nous dire du euh du paysage politique, de tous les candidats ? Ils sont nombreux, donc ça doit donner beaucoup de travail et ça doit être extrêmement complexe parce qu'il faut euh évidemment vous pouvez pas mettre euh cinq candidats pour le bloc central, cinq candidats pour euh chaque famille politique, hein. Donc il faut réduire tout ça.
Euh qu'est-ce que ça dit ? Comment ça bouge pour les autres personnalités ? Alors euh comme on l'a dit hein, bloc euh de entre guillemets de droite nationale très fort à 40 % et cannibalisé en fait par euh par Marine Le Pen ou Jordan Bardel à 36 %.
Ouais. On a le bloc euh central libéral, ça dépend comment on souhaite l'appeler, incarné par euh Gabriel Atal ou Edbor Philippe. Vous l'avez dit, il y a une multitude de candidatures mais nous voilà, on dans notre dernière intention de vote, ils sont crédités entre 15 et 19 %.
Donc s'ils font le deuxè, donc là c'est la qualification pour le deè ça se joue entre les deux. Alors justement, c'est plus complexe euh parce que c'est le 3è enseignement et qui est un enseignement majeur de cette de cette enquête électorale et fait inédit pour nous, c'est à gauche. Qu'est-ce qui se passe dans le BL bloc de gauche qui est à 30 35 % si on prend l'ensemble des gauches et ce [grognement] qu'on voit donc LFi compris hein LI compris tout à fait et ce qu'on voit le leadership aujourd'hui à gauche est incarné par Jean-Luc Mélenchon crédité à 15 % d'intention de vote plus 3 ou 4 points en comparaison à il y a 3 semaines 2 3 semaines on peut dire que la séquence Le Pen quelque part profite aussi à Mélenchon aussi ouais alors alors je pense pas que ça soit lié je pense que c'est juste justement le fait que la France insoumise est déjà un programme, un candidat, une clarification partie tôt peut-être.
Tout à fait. Il y a pas de surprise, c'est-à-dire qu'on connaît le bonhomme, on sait quel est le programme, c'est ça ça compte ça. Tout à fait.
On on connaît le le bonhomme comme vous l'avez très bien dit. Il y a ces lieutenants euh qui euh ont le même qui viennent sur les plateaux qui qui qui parlent du programme et euh l'autre gauche incarné. Nous on teste Raphaël Gluxman mais on a pourrait tester quelqu'un d'autre à 9 % le deuxè vous voyez Raphaël Gluxman parce que voilà ils pâtisent aussi du fait c'est le paris de Jean-Luc Mélenchon qui est en train ou qui est en passe d'être gagné c'est-à-dire que il est parce qu'il est parti tôt parce que comme il l'a dit tout de suite d'ailleurs he je crois nous c'est carré ça a été son expression voilà vous savez où vous allez quoi.
C'est-à-dire que LFI s'est identifié, les lieutenants sont identifiés et cetera et ça est-ce qu'on peut dire qu'il y a deux dynamiques dans le pays ? Il y a la dynamique erenne et la dynamique ALFI. Alors, il y a deux dynamiques en effet qui sont présentes qui qui s'affrontent.
Deux parties qui incarnent avec des électorats très différents, si vous voulez, on pourra pour y revenir, mais qui incarne une dynamique de changement. Vous voyez un une rupture. Aujourd'hui, il y avait un de vos auditeurs he qui en parlait tout à l'heure, je suis arrivé et qui a dit quelque chose de très vrai.
Il a dit "Aujourd'hui, on a besoin de changement. Euh aujourd'hui les promesses qui sont pas tenues, on a besoin d'avoir euh on a une crise voilà du résultat parce que la promesse qui était bon on change la vie des gens, malheureusement après 10 ans elle est elle est pas là. Et ça c'est une ça c'est absolument constant dans tout ce que l'on entend en tous les cas sur cette antenne mais je crois que c'est assez général euh c'est que il y a un sentiment de ralball.
Voilà, il y a un sentiment de ralbol, il y a un sentiment de volonté de changement et ça rejoint exactement ce que vous disiez sur le dégagisme. Je reviens à cette gauche. Donc deuxème dynamique, [raclement de gorge] c'est Jean-Luc Mélenchon mais il y a match quand même pour la qualification pour le second tour parce que vous nous dites euh Gabriel Atal serait au tour de 15.
Ouais, nous on le mesure à 15. On le mesure à 15 quand il est Édouard Philippe à 19. Tout à fait. après le meeting, après la séquence du weekend dernier.
Après le meeting, donc lui il ne bouge pas, il ne profite pas de la de la situation de de Marine Le Pen, ni d'un côté ni de l'autre. Alors nous du tout du moins dans nos enquêtes centrale, ça change rien. Il y a une stabilité réelle.
Euh après euh avec les faits de campagne qui vont arriver, avec un intérêt plus prononcé, c'est-à-dire qu'on va vraiment rentrer dans le dur de la campagne, peut-être que les opposants euh vont vont insister sur le détournement de fonds public. Mais vous l'avez dit aussi tout à l'heure, je vous ai entendu, ça c'est très vrai de dire que si vous faites campagne que là-dessus, vous gagnerez pas. En fait, les gens en ont marre en fait de voter soit contre un candidat, ils veulent un programme euh et des objectifs concrets et de changer la vie au quotidien.
H je pense que la séquence judiciaire, elle finira par s'user d'elle-même. Je pense que voilà, enfin, c'est comme ça que je vois les choses. Je pense qu'à partir du moment, et vous le dites, à partir du moment où on va rentrer dans une dans des moments où il va y avoir des grands débats à la télévision, forcément on va passer par on va pas parler pendant 3h de la Cour de cassation parce que ça sinon vous videz la salle he comme on dit dans notre jargon.
Une dernière question et puis on on va on va marquer une toute petite pause avant de vous retrouver parce que c'est passionnant. J'ai énormément de questions à vous poser. Vous nous apprenez énormément de choses euh ce matin, Hugo Lasser euh juste sur ce sur ce point du bloc central.
Euh euh ils sont tous les deux au coude à coude quelque part 15 19 c'est quand même assez serré mais est-ce que vous avez mesuré l'hypothèse où l'un des deux ne serait pas dans la course et est-ce que si c'est le cas ça les fait progresser ou pas ? Alors justement, nous euh on a mesuré justement euh Gabriel Atal et Édouard Philippe, ils sont tous les deux séparés. Euh mais ce qu'on voit euh plus, c'est que s'ils partent tous les deux, ça sera pas possible.
Voilà. D'accord. Alors, vous savez quoi ?
On poursuit la discussion dans une seconde. Euh on marque une toute petite pause sur Sud Radio parce qu'il y a énormément de questions. Ça vous intéresse, j'en suis sûr.
On est dans la vérité en face et vous voyez que le jeu politique est en train de beaucoup évoluer. À tout de suite. Le grand [musique] matin Sud Radio, la vérité en face.
Jacques Cardose avec Hugo Lasser, chef de groupe à l'IFOP opinion et on parle des conséquences de cette folle journée judiciaire de l'annonce de la candidature de Marine Le Pen qui a donc décidé de se pourvoir en cassation et qui va faire campagne qui a même déjà débuté. Alors Hugo Lasser, on poursuit la discussion autour de vous, autour de ce que vous nous disiez ce matin avec vous, pardon, parce que il y a deux enseignements d'abord d'une part Marine Le Pen progresse plus de 4 plus de 4 % plus 4 points pardon. Elle arrive à 36 % et euh et ensuite vous nous disiez également + 3 % pour Jean-Luc Mélenchon.
Jean-Luc Mélenchon qui lui aussi quelque part gagne grâce à cette séquence électorale. Autre point intéressant, c'est le Bloc Central. Alors 15 % pour Gabriel Atal, 19 pour Red Édouard Philippe et vous nous dites si ça reste comme ça, c'est sûr que le bloc central sera pas au bon tour.
Alors oui, c'est surtout il faut qu'il y ait si ça reste comme ça, il y a une il y a une hypothèse s'ils sont les deux séparés. Vous voyez, nous on a testé Gabriel que si Gabriel, l'Édouard, Philippe et Jean-Luc Mélenchon sont présents fin avril et qui sont en course pour le premier tour, ce sera pas forcément le bloc central. C'est ça que vous nous dites.
Ça ça va être très très compliqué pour pour le bloc central puisque ils ont une réserve de voie de 20 % au total. Voilà, le bloc du bloc central avant Jean-Luc Mélenchon, on le mesure à 15 % sauf que le bloc des gauches pour l'instant ça peut évoluer. Il y a pas un plafond de verre mais il est à entre 30 et 35 %.
Ah oui, c'est énorme. Donc la réserve de voie est beaucoup plus forte. La réserve de voie est beaucoup plus forte.
Après, il vous a pas échappé que à gauche, entre une gauche France insoumise et une gauche plus non LFI type Raphaël Gluxman, il y a quand même des écarts électorals. La gauche social déémocrate, on peut dire. Tout à fait.
Ouais. Qui qui a quand même d'une manière structure de l'électorat, la structure de l'électorat de Jean-Luc Mélenchon, c'est un électorat beaucoup plus jeune, un électorat de de catégorie populaire. Alors que l'électorat de gauche dit de Raphaël Gluxman est un exorat plus senior entre guillemets et plus de classe moyenne.
Voilà, on n'est pas du tout dans les mêmes structures alors que le bloc central c'est un bloc à 20 % mais c'est assez assez stable, vous voyez, c'est assez c'est des catégories aisé CSP+ et profil senior. Je peut-être juste souligner he vous parliez de ce duel entre Gabriel Atal et Édouard Philippe. Eddouard Philippe est mieux placé que Gabriel Atal.
Édouard Philippe crédité à 19 % dans l'hypothèse avec Édouard Philippe donc et dans l'hypothèse avec Gabriel Atal, on est à 15 % donc il y a quand même 4 points de différence entre les deux. C'est beaucoup quatre points pour vous. On a l'impression que c'est pas tant que ça.
Moi enfin je sais pas mais c'est quand même assez conséquent et notamment parce que pour Gabriel Gabriel Atal Voilà Bruno Retillot euh mange plus entre guillemets quand il y a Gabriel Atal que quand il y a Vous voulez dire que lorsque Gabriel que lorsque vous mesurez Gabriel Atal et non Édouard Philippe Bruno Retaillot est plus bas il prend plus il prend plus. Donc en fait pour l'électorat du bloc central, il vaut mieux que ce soit pour le moment Édouard Philippe pour le moment. Après bien entendu, il y a une campagne qui va se jouer, il y a une visibilité, il y aura [raclement de gorge] des rallimements, il y aura des abandons.
On sait que il y a la primaire de la gauche qui va forcément jouer maintenant. On sait que ce sera fin septembre puisque ça a été annoncé ce matin par Olivier Fort. Donc tout ça va jouer beaucoup.
On va aborder la question du second tour, on va aborder la question des électorats. Mais d'abord en un mot, quels sont les trois thèmes favoris pour les Français ? Et puis dans une seconde, on sera avec Loï de Toulouse qui va nous appeler parce que il veut nous parler de l'électorat de Marine Le Pen et de Jordan Bardella.
Quels sont les trois thèmes favoris Hugo Lasser pour les Français ? Alors les trois thèmes favoris sont très clairs et très stables dans le temps. C'est social des thèmes sociaux et des thèmes économiques.
Premier thème c'est le pouvoir d'achat. Tout à fait. Premier thème vraiment invariant depuis 2019 c'est la santé.
Il y a exactement, il y a une des vraies inquiétudes sur la dégradation perçue de l'hôpital public. Il y a une inquiétude sur la gestion de de la dépendance euh de nos parents, de nos grands-parents. Le clivage qu'on pouvait entendre entre jeunes générations et senior, en fait, il a il a pas lieu.
Vous voyez, tout le monde est questionné par la place en ÉPAD notamment. C'est des questions qui traversent toute la société française. Il y a pas de vraie lutte des générations.
C'est pas c'est pas du tout le le le sentiment majeur qui qui se dégage. Il y a plus une solidarité. Oui, là-dessus deuxième thème, vous l'avez dit, c'est le pouvoir d'achat invariant que ça soit à gauche comme à droite, un peu moins dans le bloc central, mais ça reste un thème majeur.
Deuxième grand thème. Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, on a un français sur trois qui nous déclare dans nos enquêtes ne plus avoir d'argent le d'argent le 10 du mois.
Euh, il y a la question des salaires, il y a la question des impôts. On avait François Bairou comme invité exceptionnel cette semaine et qui dans son livre nous racontait l'appauvrissement de la France et il prend des chiffres en mesurant les PIB euh en les comparant notamment euh il a fait une étude dans la en comparant la France au Pays-Bas, pays comparable. Cette fois-ci, il a pas pris l'Allemagne pour éviter les critiques qui peuvent aller avec.
Et bah, il y a un appauvissement qui est très très clair. He, c'est très profond. Donc ce que nous disent les Français à travers leurs appels ici à Sud Radio, bah ça se vérifie dans les chiffres quoi.
C'est pas une invention quoi. C'est ça. Et euh voilà, l'injustice suprême en fait c'est plus d'être au chômage, c'est d'avoir un travail qui paye mal.
Voilà. En gros, ouais, il y a une popérisation euh de cette classe ouvrière. on peut encore l'appeler classe ouvrière, même si le travail a beaucoup évolué évidemment et qu'on plus on peut plus vraiment parler de de travail dans le monde de l'industrie, mais les premiers salaires sont euh en proie [raclement de gorge] des grandes difficultés financières.
Euh on on peut se projeter sur le second tour. Euh alors, il faut le dire quand même, les sondages sont moins performants sur un second tour. Pourquoi d'ailleurs ?
Expliquez-nous cela. Alors, vous avez tout à fait raison, il y a une extrême vigilance là sur les les sondages de second tour parce que déjà il y a une multitude de candidature. Euh la campagne est encore en cours de lancement, euh il y a énormément de zones d'inconnu euh sur cela.
Donc on fait des hypothèses avec une extrême prudence, vous voyez. Donc ça c'est vraiment prendre avec énormément de prudence les secondes tours si on en parle. Ouais.
Alors, on est avec Loï de Toulouse. Euh, bonjour Loï, soyez le bienvenu sur l'antenne de Sud Radio. Vous vouliez intervenir sur la question de de l'électorat de de du Rassemblement national et vous nous dites que ce soit Marine Le Pen ou Jordan Bardella, finalement vous pensez pas que ça change grand-chose vous ?
Alors, très sincèrement, on voit bien qu'au niveau du RN aujourd'hui, il y a quand même deux courants au sein du parti. On a plutôt un courant le pénist et un courant euh Barvela. Euh pour autant euh je pense que ce parti voit ce que les divisions peuvent faire dans les autres partis de gouvernement et autres et ils ne feront pas ils ne feront pas l'erreur de se désunir sur ces ces deux courants forts qu'on peut aujourd'hui trouver trouver dans le RN.
Vous êtes vous-même électeur du du RN Loï ? Ah non, pas du tout. Pas du tout.
D'accord. Vous êtes vous êtes sans dévoiler exactement votre vote, mais pour qu'on vous situe, vous êtes site. Il y a pas il y a pas de souci.
Moi, j'ai toujours été euh plutôt clairement de droite euh et malheureusement plus je vieillis et plus je vire souverainiste, je crois de moins en moins en l'Europe telle qu'on nous l'avance. Ouais. Ah ben ça c'est intéressant.
Pourquoi ? Parce que vous n'y croyez plus à cette Europe à 27. Parce que vous constatez chaque jour que un certain nombre de de de souverainetés nous nous échappent.
Alors écoutez très simplement, moi j'ai voté pour la première fois en 97, j'ai voté Noir d'Astricht à l'époque des hommes. Ah oui. Et tout simplement parce que je j'ai bon j'ai une culture historique assez importante et je pense que le diagnostic qu'avait posé le général puis le président de Gaulle était très très clair.
L'Europe s'est construite sur une volonté économique libérale et non pas sur une Europe des pays des souveraineté. Et on voit bien le résultat aujourd'hui. On se retrouve avec une Europe qui est inféodée à l'Amérique de manière indirecte et un peu plus directe malheureusement depuis une dizaine d'années à l'Allemagne.
D'ailleurs, ça se ressemble dans tous les grands programmes européens dont [raclement de gorge] on en a quand même quelques exemplaires à Toulouse avec le spatial et l'aéronautique. Et je peux vous dire que plus ça va et plus les Allemands prennent le pouvoir un peu partout. Discussion très intéressante qu'on pourra poursuivre à un autre moment puisque ça va bientôt être l'heure puisque ça va bientôt être l'heure de de Maxime Yedo qui a fait son entrée dans le studio.
Merci infiniment Loï de Toulouse de nous avoir partagé votre sentiment. Dernière question avec vous Hugo Lasser. Effectivement on voit monter ce sentiment d'anti-Europe là dont vient nous parler Loï.
Vous le vérifiez vous aussi ça ? Alors euh il y a un sentiment d'antie-Europe euh de l'Europe qu'elle est exactement antidémocratique, si on peut finir, c'est ça va être aussi un thème de campagne. C'est la volonté d'avoir plus de démocratie euh d'inclure davantage les citoyens dans la décision publique et ça l'Europe comme elle est actuellement, il y a une carence là-dessus et ça on le voit partout et avec notamment au rassemblement national à LI moins au bloc central mais plus de démocratie.
Merci infiniment Hugo Lasser d'avoir accepté l'invitation ce matin de Sud Radio et je retiens ce que vous dites hein. Sont les débats de fond sont les débats de fonds les plus intéressants. Allez Maxime Yedo, le programme.
Euh bonjour Maxime. Bonjour Jacques. Bonjour à toutes.
Bonjour à tous. Alors qu'est-ce que vous nous annoncez aujourd'hui ? Qu'est-ce que vous nous avez concocté ?
Alors concocté mais ça c'est tout moi. C'est mes talents de chef cuisinier que que tout le monde a pu vérifier déjà. À partir de midi, on s'interrogera alors que Bernard Arnaud a donné une grande interview, un média très populaire qui fait largement le point sur l'argent qu'il a versé à l'État depuis des années et des années.
Pour vous rendre compte, Bernard Arnaud a reçu à un moment de la part de l'État 70 millions d'euros. Depuis, il a créé un groupe, il en a versé 40 milliards. Je crois que ça s'appelle un bénéfice.
On sera avec l'un des directeurs de challenge, vous savez, qui chaque année publie le classement des plus grandes fortunes de France. ce sera l'occasion de revenir sur cette personnalité et sur ces personnes qui quoi en pense font vivre aussi le pays. Rendez-vous à partir de midi et puis 10h30 midi vos débat et ce matin, on va se poser cette question.
Est-ce que l'actualité judiciaire de Marine Le Pen va kidnapper la campagne présidentielle ? Parce qu'on a bien vu lors de son premier déplacement qu'il y a eu, on va dire quelques chau, quelques manifestations et on s'interrogera aussi sur des députés qui ont sorti un rapport. Savez-vous, mon cher Jacques, que 62 % des centre-ville en réalité n'ont plus de commerce tout simplement.
Et la question, elle est simple. Au milieu de certaines préconisations, faut-il encore vraiment sauver nos centrre-villes ? J'attends bien sûr vos commentaires, vos réactions, vos opinions. 0826 300h, c'est une émission passionnante que vous nous préparez.
Merci à John et Manu. La réalisation est au standard ce matin. Il est 9h58.
Je vous souhaite une très belle journée et je vous dis à demain.
Marine Le Pen