Nicolas Dupont-Aignan invité de Politique Matin
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Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 0:08OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous pensez de l'attitude de Donald Trump qui a finalement retiré sa signature de l'accord final du G7 ?
- 0:56OuverteRéponse directe
C'est un échec de la politique d'Emmanuel Macron à l'étranger ?
- 1:20OuverteRéponse directe
Est-ce que Donald Trump a raison de renforcer les droits de douane sur l'aluminium, sur l'acier européen ?
- 1:52RelanceRéponse directe
Donc Donald Trump se trompe de cible finalement ?
- 2:03RelanceRéponse directe
L'Europe ne se couche pas, puisqu'il y a aussi des droits de douane qui vont être imposés sur des produits américains ?
- 2:38OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous pourriez, vous, si vous étiez aux manettes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:14Invité politiqueFait
« Je trouve ça un peu effrayant et stupéfiant. »
- 0:18Invité politiqueFait
« Maintenant, tout cela montre qu'en vérité, Donald Trump ne connaît que le rapport de force. »
- 1:02Invité politiqueFait
« Oui, je pense que c'est vraiment le signe à fiasco. »
- 2:16Invité politiqueChiffre
« Les taxes de Donald Trump portent sur 6 milliards d'importations d'acier et d'aluminium aux États-Unis venant d'Europe. 6 milliards. »
- 2:23Invité politiqueChiffre
« Les taxes de l'Union européenne qui viennent d'être décidées ne taxent que 2,8 milliards de produits américains. »
- 2:52Invité politiqueFait
« Immédiatement, j'aurais couvert les entreprises européennes, c'est-à-dire appliqué le règlement de 1996 de l'Union européenne, qui a déjà été appliqué pour les sanctions contre Cuba. »
- 6:41Invité politiqueChiffre
« Vous savez que les prix n'ont jamais été aussi bas des céréales. Les prix redescendent du lait. Il y a un tiers ou la moitié, un tiers des agriculteurs qui sont à moins de 300 euros par mois. »
- 8:00Invité politiqueChiffre
« Et je vois que maintenant, on va augmenter les prix du gaz, 6,5% au 1er juillet. »
- 8:10Invité politiqueChiffre
« 5 milliards pour les plus riches de France, avec l'abolition de l'impôt sur la fortune financière. Et 1,5 milliard pour Bruxelles. Et 1,5 milliard pour les migrants, les clandestins. »
- 10:02Invité politiqueChiffre
« Il y a plus de 3 millions d'exemplaires. »
- 11:54Invité politiqueFait
« M. Fillon s'est rué dans les bras de M. Macron en 20 minutes. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan74 %
- Locuteur 413 %
- ?7 %
- Invité4 %
- Présentateur2 %
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Nicolas
Dupont-Aignan, bonjour. Vous
êtes
présidente de Boulafrance, député de l'Essonne. Qu
'est
-ce que vous pensez de l'attitude de Donald Trump qui a finalement retiré sa signature de l'accord final du G7 ?
Je trouve ça un peu effrayant et stupéfiant. Maintenant, tout cela montre qu'en vérité, Donald Trump ne connaît que le rapport de force.
Et
comme l'Europe ne réagit pas,
comme
Emmanuel Macron et Mme Merkel sont vraiment dans une position de soumis, par rapport à lui, il va jusqu'au bout. C'est ça qui est surprenant. C'est l'incapacité de quelques dirigeants européens d'affirmer leur position avec tranquillité et force. Cela montre bien
que
la politique de l'image, de la com', des poignées de main, tout cela, c'est dérisoire et cela n
'a
pas marché.
C'est un échec de la politique d'Emmanuel Macron à l'étranger ?
Oui, je pense que c'est vraiment le signe à fiasco. Parce qu'en fait, Emmanuel Macron a cru que les relations internationales, c'était comme la politique française.
Et
qu'il suffisait d'aller au culot, d'avoir le soutien des médias et qu'on allait gagner. Donald Trump est un peu plus coriace que la politique française.
Est-ce que Donald Trump a raison de renforcer les droits de douane sur l'aluminium, sur l'acier européen ? Le
grand paradoxe,
c'est que Donald Trump a raison de dire que l'OMC n'est pas juste, mais Donald Trump a tort de s'attaquer à ses alliés. Parce qu'en vérité, le problème du commerce international depuis 20 ans,
c
'est que l'OMC, l'Organisation Mondiale du Commerce, couvre
les
agissements illégaux de la Chine.
qui,
avec des subventions d'État, avec des entreprises d'État, avec des crédits publics, rachète le monde.
Donc Donald Trump se trompe de cible finalement ?
En vérité, Donald Trump se trompe de cible. Mais il faut analyser pourquoi ? Tout simplement parce que la Chine réagit
et
que l'Europe se couche. Et Mme Merkel a une responsabilité écrasante.
L'Europe ne se couche pas, puisqu'il y a aussi des droits de douane qui vont être imposés sur des
produits américains ? Non, c'est ce qu'on répète partout. Les jeans, le bourbon, les harley d'habitien ?
Ça, c'est ce qu'on a répété partout. Moi, j'essaie de faire la politique sérieusement.
Donc
j'ai regardé. Les taxes de Donald Trump portent sur 6 milliards d'importations d'acier et d'aluminium
aux
États-Unis venant d'Europe. 6 milliards. Les taxes de l'Union européenne qui viennent d'être décidées ne taxent que 2,8 milliards de produits américains. Et encore, ça ne va pas s'appliquer tout de suite. Et encore, les Européens disent qu
'il
faut passer par l'OMC. Donc cela veut dire que les Européens n'ont pas réagi en vérité.
Qu'est-ce que vous pourriez,
vous, si vous étiez aux manettes
?
Deux choses. La première chose, réaction sur le même montant. Et pas sur des produits anecdotiques,
des
Harley-Davidson ou des ceci, sur des produits qui touchent les Américains. Deuxièmement, notamment sur l'affaire de l'Iran, qui est encore beaucoup plus grave. Immédiatement, j'aurais couvert les entreprises européennes, c'est-à-dire appliqué le règlement de 1996 de l'Union européenne, qui a déjà été appliqué pour les sanctions contre Cuba, qui font que s'il y
a
une sanction américaine contre une entreprise PSA ou Total, immédiatement, il y a une représailles, une saisie d'entreprises américaines en Europe. Cela veut dire que là, vraiment, on répond. En vérité, les Européens ne répondent pas. Et pourquoi les Européens ne répondent pas
?
Parce que Mme Merkel a de tels excédents
vis
-à-vis des États-Unis, et ça pose le problème de l'Allemagne, que la France, là aussi, est dépendante de l'Allemagne, s'est mise dans une situation de dépendance. Si M. Macron avait été beaucoup plus ferme, eh bien, je suis certain que Donald Trump aurait résisté. Parce qu'en vérité, le problème, c'est les relations entre l'Allemagne et Donald Trump.
Aujourd'hui, ou plutôt demain, Donald Trump et Kim Jong-un vont se voir. Ils sont arrivés aujourd'hui, ils sont à Singapour. Après ce coup de sang de Donald Trump sur le G7, à quoi on peut s'attendre cette
rencontre ? Est-ce que ça peut être une
réussite,
selon vous ? Je ne sais
pas, mais en revanche, ça montre quelque chose, quand même, d'extravagant. C'est que Donald Trump respecte le président de Corée du Nord
et
ne respecte pas ses alliés. C'est ça que ça veut dire, en fait. C'est-à-dire qu'il va se déplacer à Singapour pour rencontrer quelqu'un qui a fabriqué la bombe, qu'il l'a défié, qu'il l
'a
insulté, et il méprise ses alliés de l'OTAN. Autre remarque tout à l'heure, par rapport à ce que vous m'avez demandé, j'aurais immédiatement sorti la France du commandement militaire intégré de l'OTAN parce qu'on ne peut pas être dans la même alliance militaire et avoir un pays qui nous tape dessus. C'est ahurissant. Donc ça prouve bien que face à Donald
Trump, il faut... Mais ce serait
acter une séparation entre l
'Alliance... Non, parce qu
'on n'a pas été membre de... Je n
'ai
pas dit l'Alliance, j'ai dit l'organisation militaire intégrée. On n'en était pas membre, ce De Gaulle, et ça marchait très bien. Donc ce que je veux dire, c'est qu'à un moment, il faut que la France reprenne son indépendance. Mais comme M. Macron a été élu dans les fourgons des États-Unis, il est mal placé pour s'affranchir.
Je vous propose qu'on écoute Stéphane Travers, qui est le ministre de l'Agriculture, et qui s'exprime sur les agriculteurs qui bloquent ce matin dépôts et raffineries de pétrole.
Je
dis qu'aujourd'hui, ces blocages sont illégaux, et que ce n'est pas en bloquant des raffineries que l'on trouvera les solutions adéquates, tout simplement. Il n'y aura pas de pénurie d'essence, et moi j'appelle à la responsabilité aussi
de nos... Pourquoi ? Parce que
vous avez suffisamment de stocks pour tenir ?
Aussi parce qu'il
faut appeler à la responsabilité de nos concitoyens, c'est-à-dire qu'il ne faut pas se précipiter inutilement dans les stations-service, parce que c'est ça qui souvent crée la pénurie.
Les agriculteurs ont raison de bloquer ces dépôts et raffineries ?
Les agriculteurs sont en train de crever. Le gouvernement mène une politique scandaleuse contre les agriculteurs, notamment, vous le savez, avec la négociation du CETA qui s'applique, alors qu'il n
'a
pas été ratifié ici, dans cette maison, à l'Assemblée nationale, je l'ai demandé, avec la négociation du Mercosur,
c
'est
-à
-dire un traité de libre-échange qui va importer encore davantage de viande de boeuf bourrée de produits qui sont interdits en France. Là, le conflit porte sur quoi ? L'importation d'huile de palme, qui, on le sait, est en train de détruire les forêts des pays qui la produisent, alors même qu'on a une filière et qu'on a incité les agriculteurs à cultiver du colza pour nourrir les usines qui permettent de créer de l'agrocarburant.
Est-ce qu'on n'est pas assez compétitif ? Non, mais attendez,
c'est pas ça. C'est que le gouvernement a cédé à Total, a créé cette raffinerie, va importer de l'huile de palme. Mais qu'est-ce que fait M. Hulot encore dans ce gouvernement ?
Vous lui
demandez de s'exprimer ?
Mais M. Hulot devient lâche.
Il
n'est pas seulement complice, il devient lâche. Et je dis à M. Hulot, si vous avez un peu de courage, vous devriez démissionner. Comment vous pouvez tolérer ça ? Il avale ses chapeaux, il avale des couleuvres, il avale des boas, c'est insupportable. Quant à M. Travers, il laisse crever nos agriculteurs. Vous savez que les prix n'ont jamais été aussi bas des céréales. Les prix redescendent du lait. Il y a un tiers ou la moitié, un tiers des agriculteurs qui sont à moins de 300 euros par mois. Mais quelle profession accepterait de gagner moins que les coûts de
production ? Il vient d'avoir
un projet de loi agriculture. Eh
bien, qui ne change rien, c'est un drame. C'est bien un drame. Mais non, mais
rien. Rien à ce projet de loi. C'est de l'enfumage. La seule possibilité, c'est ce que j'avais proposé, c'est des prix garantis, c'est d'intervenir, c'est de contingenter nos importations, c'est de taper du poing sur la table. Mais là aussi, il
n
'y
a
pas de gouvernement. Vous savez, en fait, l'histoire de ce gouvernement, cela va être un effet boomerang dans quelques mois, terrible, parce que les Français vont comprendre l'imposture. On ne peut pas gouverner que par la communication. Il
y
a un moment, il faut des résultats.
Alors, il y a trois économistes ce week-end qui contestent la politique d'Emmanuel Macron, qui lui suggère de rééquilibrer, de faire plus de social. Est-ce que vous êtes d'accord
? Mais
je remarque que ces économistes étaient plutôt favorables à Emmanuel Macron.
Ce n'est pas des opposants. Ils ont même aidé à
préparer le projet.
Oui.
Donc, ça veut bien dire que ce que je dis depuis des mois, où on m'accuse d'être un opposant systématique, ce n
'est
quand même pas idiot, ce que je disais. Quels sont les chiffres ? Parce qu'on va reprendre les chiffres. 10 milliards. INSEE, c'est l'INSEE, ce n
'est
pas moi. 10 milliards de prélevés sur les classes populaires moyennes, CSG, taxes. Et je vois que maintenant, on va augmenter les prix du gaz, 6,5% au 1er juillet. Ça touche qui ?
Les
classes populaires.
Et
puis, ça,
ça
va à qui ? 5 milliards pour les plus riches de France, avec l'abolition de l'impôt sur la fortune financière. Et 1,5 milliard pour Bruxelles.
Et
1,5 milliard pour les migrants, les clandestins. C'est ça, la politique de Macron. Ça veut dire, je prends
à
la France moyenne, à la France populaire, et je donne aux profiteurs d'en haut et aux profiteurs d'en bas. Il faut bien les appeler comme ça.
Pourtant, cette étiquette de président des riches, elle ne lui colle pas forcément à la peau.
Mais si. Les Français ont très bien compris. Tous les sondages le montrent. Mais ce n
'est
pas une attaque. C'est une réalité.
Sa cote
de popularité ne s'effondre pas.
Elle s'effondre dans les classes populaires. Alors, pour l'instant, il tient parce que, et on va en parler, l'opposition est un peu médiocre. Pas à la hauteur. Mais c'est tout le travail que j'essaye de faire. Ce n
'est
pas simplement de critiquer. Ça sert. Les Français, ils vont comprendre vite. Vous savez, ils le voient dans leur porte-monnaie. C'est de trouver une alternative et de proposer un autre chemin. Parce que les Français sont dubitatifs dans les sondages parce qu'ils n'entendent pas assez la voix d'une opposition intelligente.
Alors, il y
a
une opposition à droite qui vient des Républicains. On va écouter Virginie Calmez, numéro 2 des Républicains.
Sur ce fameux tract, ce n'est pas le slogan qui me choque. Moi, je suis une vraie patriote. J'aime le drapeau français. J'ai soutenu toutes les propositions qui ont été faites par Laurent Wauquiez et par les Républicains en matière, justement, de sécurité, de défense, de volonté, de lutte contre le totalitarisme islamique. En revanche, ma différence de sensibilité, elle s'exprime notamment souvent dans le domaine économique. Parce que je suis une libérale et que donc je suis toujours choquée quand mon camp parle de cadeau aux riches, par exemple.
Ce n'est pas
ma ligne politique.
Virginie Calmez, qui avait dit qu'elle n'était pas au courant de ce tract est distribué aux militants et les Républicains pour que la France reste la France. Vous, il vous choque ce slogan
?
Mais
bien sûr que non. D'ailleurs, j'ai remarqué que les Républicains copiaient beaucoup ce que nous faisions à Debout la France. Mais moi, je vais leur envoyer mon tract qui est diffusé actuellement dans toute la France. Il
y a
plus de 3 millions d'exemplaires.
J
'étais dans les fêtes de fédération ce week-end. Dans le tract de Debout la France,
il
y a une toute petite pastille de critique
et
les 4 pages, ce ne sont que des propositions.
Vous
voyez, ce qui me choque dans le tract des Républicains, ce n
'est
pas le tract, parce que ce qu'ils disent que la France reste la France, qu'on est contre le communautarisme islamique, c'est qu'il
n'y a
pas de proposition. Et je vais vous dire pourquoi ils n'ont pas de proposition dans leur tract.
C
'est parce qu'ils ne sont pas d'accord entre eux.
C
'est-à-dire que, en vérité, et moi je vois, ce week-end j'étais à Marseille, à Perpignan, dans la salle,
il
y avait beaucoup d'adhérents républicains qui sont venus m'écouter. Et ils sont venus pourquoi debout la France ? Parce qu'ils disent chez vous, au moins c'est clair. Ça fait des années que vous répétez la même chose, c'est clair. Quand vous voulez des frontières,
vous
voulez des frontières. Vous ne
faites
pas semblant. Parce que ce qui est extraordinaire dans le tract de M. Wauquiez, c'est qu'il est contre l'immigration. Mais c'est lui qui a signé la levée des frontières,
M. Wauquiez. Il a été ministre des Affaires Européennes. La
chose sur les municipales, il n
'a
dit pas d'alliance entre les Républicains et la
République en marche.
C
'est curieux,
parce qu'il avait dit l'inverse il y
a
15 jours.
Il y a des macronistes sur les listes de la République.
Alors je vais vous dire, je vais vous surprendre, quand j'ai entendu Laurent Wauquiez dire ça, je me suis dit c'est une bonne nouvelle. Et puis je me suis dit mais je ne
suis
pas fou,
j
'avais quand même entendu il
y
a 15 jours exactement l'inverse. Et je me suis dit j'ai peut-être rêvé, j'ai peut-être commis une erreur. Donc j'ai été regarder sur Internet et il
y
a 15 jours, Laurent Wauquiez disait exactement l'inverse. Donc le problème des Républicains, pourquoi ils ne mettent pas de propositions dans leur tract ?
C
'est qu'ils ne savent plus lesquelles.
Mais alors vous, est-ce que c'est très clair ? Pour la présidentielle, vous vous alliez avec Marine Le Pen. Et puis là, pour les Européennes, vous lui dites non. Pourquoi ?
Parce que très simplement, à la présidentielle, c'était un choix binaire.
C
'était le second tour.
Il
fallait choisir entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Et comme je suis un homme responsable, j'ai été candidat au premier tour, j'ai négocié avec elle pendant 5 jours. M. Fillon s'est rué dans les bras de M. Macron en 20 minutes. Moi j'ai négocié. M. Wauquiez ne
l'a
pas choisi. M. Mélenchon ne
l
'a pas choisi. J'estime qu'un homme politique responsable devait choisir comme 45 millions de Français. Là, on est au scrutin européen. Et qu'est-ce que j'ai dit à Marine Le Pen ? J'ai dit on ne
peut
pas faire de liste commune si on ne connaît pas le projet. Quel est votre projet européen ?
Sauf que vous connaissiez le projet pour la présidentielle.
Il n'est plus éloigné. Le
projet sur la présidentielle,
on l'a
travaillé ensemble pendant 5 jours. J'ai négocié.
Mais
qu
'est
-ce qui
a changé
aujourd'hui ? Vous connaissez sa position sur l'euro, sur l'Europe ?
Eh bien non.
Elle a changé d'avis ?
J'ai regardé le débat du second tour et je n
'ai
pas retrouvé au débat du second tour le projet que j'avais signé quelques jours avant.
Et
donc comprenez que je dise à Marine Le Pen très simplement l'union pour qu'elle soit solide
ça
doit être sur un projet établi. Donc ce n
'est
pas un nom définitif. Attendez, l'union pour qu'elle soit solide pour moi elle doit dépasser le tête-à-tête avec Marine Le Pen et s'élargir aux républicains qui ne sont pas d'accord avec M. Macron.
C
'est-à-dire
que à des
gens très larges
à des gens voilà beaucoup plus larges l'union est une affaire trop sérieuse pour être bâclée sur un coin de table je l'ai dit à Marine Le Pen en privé aussi
tout
simplement
moi
j'essaye de faire la politique sérieusement les français sont écoeurés
du
fonctionnement de la droite les incohérences de M. Wauquiez les divisions etc. Mais ce n
'est
pas en se lançant des appels par presse interposée sans travailler sur le fond qu'on y arrivera.
Elle a voulu
vous piéger pourquoi a-t
-elle
fait
ça ? Je ne
sais pas il y
a
son bureau en face
en
face du mien à l'Assemblée Nationale
elle aurait pu vous parler directement Exactement
je lui ai dit je suis le seul
qui
a osé la soutenir au second tour je ne suis pas suspect de division d'ailleurs j'ai beaucoup de militants en Front National qui m'ont écrit
c
'est intéressant et qui m'ont dit vous avez eu raison de dire non tant que ce n
'est
pas clair vous savez chacun doit travailler moi je travaille avec Debout la France et les amoureux de la France c'est-à-dire avec des partis de droite diverse le CNI les chrétiens démocrates de Jean-Frédéric Poisson et les autres Marine Le Pen doit travailler avec son nouveau mouvement Monsieur Wauquiez doit clarifier sa position et quand tout ce beau monde aura travaillé
et
bien on se reverra moi j
'enverrai mon projet pourquoi
pas
je n'en
sais rien j'enverrai mon projet et je veux
comment
vous dire offrir aux français un jour un projet solide et pour offrir un projet solide il faut travailler je suis dans une phase de travail à Debout la France on travaille et je ne participerai jamais à des cuisines comment vous dire pour amuser la galerie
est-ce que vous voulez pas être
tête de
liste pour assurer votre avenir au
Parlement européen alors oui j
'ai lu ça alors écoutez s'il y
a
un type qui a été réélu contre vents et marées
il y aura
un redécoupage
de ces restrictions il y aura une base de nombre de parlementaires alors je vais vous
dire alors ça c'est une j'ai vu ça dans un article de presse j'ai trouvé ça minable parce que j'ai été réélu contre l'avis de tout le monde tout le monde pensait que je serais battu donc j'ai absolument pas peur de la réélection et j'ai été suffisamment élu pour être tranquille ça m'intéresse pas non c'est pas ça la vraie question
est
-ce qu'on va laisser Macron
détruire
la France est-ce qu'on va laisser Mélenchon
comme
le seul opposant et bien moi je vous dis que si Wauquiez continue comme il continue Le Pen continue comme elle continue et bien ça sera mauvais donc mon devoir
c
'est d'être exigeant quitte à ce qu
'on
m'accuse de division de ceci j'en ai rien à faire je
serais exigeant
je veux le rapprochement des droites sur une base solide et sur un programme sinon on aura un nouveau bug comme au débat du second tour
Merci Nicolas Dupont-Aignan d'avoir été avec nous ce matin Présidente de Boula France depuis Puy-de-Lessonne Très bonne journée à vous
Nicolas Dupont-Aignan