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InterviewFédération de l'Hospitalisation Privée (FHP)· 24 mai 2024 14 minComplaisantFond programmatiqueSantéÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsTravail & emploi

Le système de santé en questions

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:09OuverteRéponse directe

    Vous êtes particulièrement investie sur les questions de santé depuis le début ?

  • 1:35OuverteRéponse directe

    Vous avez été parfois critiqué, comment gérez-vous cela ?

  • 2:18RelanceRéponse directe

    La loi sur l'intérim médical a-t-elle été efficace ?

  • 3:46OuverteRéponse directe

    Quels sont les enjeux de rémunération des professionnels de santé ?

  • 4:30OuverteRéponse directe

    Pouvez-vous préciser votre engagement sur la délégation de tâches ?

  • 5:59OuverteRéponse directe

    Quelles évolutions du système de santé depuis 10 ans ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:02Promesse
    « on est en train de faire les auditions là donc on rentrera notre rapport début juillet pour objectiver l'impact que cette loi a eu »
  • 3:46Fait
    « quand on garde on a plus de statut unique à l'hôpital par exemple il y a de nombreux contrats alors les contrats de type 2 qui sont très hétérogènes »
  • 6:44Fait
    « il y a eu des évolutions sur l'organisation du territoire ça a été poussé dès la loi de marieol Touren qu'on a renforcé avec la loi M santé 2022 la loi Valtou du ministre Valtou récemment »
  • 7:26Fait
    « on arrive à un moment où il va falloir que la société débatte de comment on finance cette sécurité sociale »
  • 9:37Fait
    « avec les sommes de dépenser dans notre pays pour le système de santé aucun des acteurs n'est satisfait du financement qu'il reçoit »
  • 10:21Chiffre
    « on est à plus de 30 % des dépenses publiques dans notre pays dans dépenses sociales »
  • 12:27Fait
    « le Covid a apporté le renforcement de la nécessité de voir ce qui se passe sur le terrain de laisser le territoire s'organiser »

Temps de parole

  • ?98 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Non speech

[Musique]

0:09
Locuteur

voilà ce mercredi 22 mai 2024 ici à sent expo un sent expo très actifin je reçois avec beaucoup de plaisir Stéphanie Rist vous êtes Stéphanie Rist rapporteur général de la commission des affaires sociales vous êtes parlementaire député député du Loiré et vous êtes sans aucun doute une des parlementaires les plus connus du système de du des professionnels de santé en tout cas probablement de votre circonscription également évidemment vous avez toujours été réélu d'ailleurs assez brillamment ouiinant oui je vous suis ouis oui mais mais mais vous êtes particulièrement investi il est vrai que vous êtes médecin médecin rhumatologue au centre hospitalier universitaire maintenant hein d'orléon enfin c'est le centre Hospital on reparlera d'ailleurs de ça également avec vous mais vous êtes très investi sur ces questions de santé depuis le début oui c'est vrai c'est le Sange de mon engagement en politique c'est d'améliorer l'accès aux soins dans mon territoire de le Loiret qui ent difficultés sur l'accès aux soins oui alors vous l'avez d'ailleurs je voudrais avoir un petit un petit moment un petit moment de répi avec vous nous avons parlé tout à l'heure il y a quelques instants avec agès fmain le baudau et Claire Forcade de la fin de vie donc on va on va faire un peu de répi et non mais c'est pour peut-être mieux connaître la parlementaire que vous êtes parce que vous avez été très très sollicité vous êtes très sollicité mais vous avez été particulièrement sollicité parfois terriblement critiqué d'ailleurs oui c'est vrai alors après quand on fait de la politique il faut accepter de pas être aimé par tous les les Français c'est une différence avec quand vous êtes médecin c'est plutôt facile d'être médecin et vous êtes plutôt apprécié ce qui est pas le cas en politique et c'est pas très grave il faut assumer sa sa vision les propositions qu'on peut faire j'ai fait deux propositions de loi qui ont été transformé en deux lois votées d'ailleurs quasiment à l'unanimité de l'Assemblée nationale ma santé 22 non alors c'est la la première loi qui concernait la confiance donnée au professionnels de santé qui était en 2021 vous parlez de vos vos PPL oui qui sont devenus du coup des lois voté quasiment à l'unanimité mais qui bouleverse et transforme la culture des métiers lié à la à la médecine dans notre pays voilà c'est R intérim la mesure d'intérim elle était dans cette dans cette loi nous sommes en train de l'évaluer avec la commission des affaires sociales à l'Assemblée pour voir l'évolution est-ce que cette loi a été efficace et ou pas est-ce qu'il faut apporter des modifications législatives cétait inscrit dans les textes ça vous vous étiez engagé à évaluer cette loi alors c'est le boulot du député d'évaluer les lois et notamment du rapporteur d'une loi d'évaluer les lois qu'il a pu rapporter ça fait partie du travail du député c'est obligatoire systématiquement non non c'est pas fait de façon systématique parce que ça prend énormément de temps parce qu'on a fait beaucoup de lois peut-être trop euh mais voilà donc moi je me suis engagé à évaluer cette loi notamment sur la partie intérime qui a fait beaucoup parler a entraîner des des critiques il est vrai on est en train de faire les auditions là donc on rentrera notre rapport début juillet pour objectiver l'impact que cette loi a eu notamment sur l'intérim en tout cas ça au moins l'avantage on en parle plus de l'intérime enfin moins c'est moins un sujet d'actualité que ça ne l'était non c'est à peu près régulé V ce qu'on voit c'est que c'est à peu près régulé qui reste une grande hétérogénéité dans le mode de rémunération des professionnels et je crois que c'est un des enjeux des années qui viennent c'est comment on arrive à rémunérer les les professionnels les médecins par rapport à ce qu'ils font et pas par rapport au statut qu'ils ont je je crois que c'est un sujet qu'il faut entraîner parce que quand on garde on a plus de statut unique à l'hôpital par exemple il y a de nombreux contrats alors les contrats de type 2 qui sont très hétérogènes on a des des différences de rémunération qui sont majeures sur certaines spécialités en fonction de si vous travaillez en ville à l'hôpital voilà donc je je crois que ça fait partie des enjeux des années à venir alors donc la loi qui a été très marquante bon d'accord il y a l'intérim mais c'est surtout que vous avez été une actrice très on peut dire de la délégation de tâche enfin du transfert de compét ce que l'on veut mais en tout cas de l'implication des soignants alors notamment les accès directs de certains professionnels kinésithérapeut soignant et CETA et également évidemment infirmi et notamment les IPA d'ailleurs monsieur Valtou a également été à l'origine de de BPL importante mais reprécisez-nous les choses oui mon engagement est aussi de dire que alors j'avais travaillé en tant avec des infirmières spécialisé avant d'être député et j'avais pas mal regardé les études à l'étranger on a énormément de retard sur le partage des compétences avec les autres professionnels entre médecins et autres professionnels ce retard il est lié à notre histoire à notre histoire médicale de comment s'est construit le le métier de médecin mais dans les études qu'on pouvait avoir on montre une amélioration de la qualité de la prise en charge des patients et une libération du temps de médecin et considérant la démographie F il m'a semblé nécessaire de pousser ce sujet et donc de le proposer dès ma première loi et bien sûr dans la deuxème c'est-à-dire un accès direct au kinésithérapeutes aux infirmières de pratique avancé s'ils exercent dans en soins coordonnés les décrets vont sortir très prochainement euh voilà et effectivement cette évolution est une évolution culturelle importante pour les médecins qui repose la question de la place du médecin généraliste dans les dans les années qui qui viennent et je crois que ça a entraîné effectivement beaucoup de craintte de peur je crois qu'il faut répondre à ça avec la place du médecin dans les années qui viennent et que moi je considère indispensable mais peut-être pas de la façon dont on le faisait il y a 50 ans dans la mesure où vous avez été une parlementaire de la majorité quelles ont été quel depuis une dizaine d'années disons marqué sur la présence notamment du président Macron et de ses gouvernements qu'est-ce est-ce que le système de santé a à bougé s'est adapté quels sont les les forces les nouvelles les faiblesses ce que vous regrettez si je je continue à travailler le lundi matin donc si si euh à l'hôpital à Orléan si je regarde sur mon territoire par rapport il y a 7 ans 8 ans il y a eu des évolutions il y a eu des évolutions sur l'organisation du territoire ça a été poussé dès la loi de marieol Touren qu'on a renforcé avec la loi M santé 2022 la loi Valtou du ministre Valtou récemment donc une prise en compte du territoire beaucoup plus importante ça ça ça s'est modifié aussi dans les compétences des professionnels la place la possibilité de faire confiance aux professionnels qui ont des compétences je pense à l'élargissement de l'interruption volontaire de grossesse par les sages femmes de de nombreux métiers qu'on a pu porter dans cette majorité notamment donc il y a des évolutions en tant que rapporteur du budget de la Sécurité sociale ce qu'on peut dire au moment où l'on est avec avec la trajectoire des finances de la sécurité sociale qui arrive c'est qu'on arrive à un moment où il va falloir que la société débatte de comment on finance cette sécurité sociale et donc comment on organise ensuite les dépenses de cette sécurité sociale c'est-à-dire le financement du système de santé dans notre pays pour que c'est les conditions de la sécurité sociale auxquell on tient toutes c'est-à-dire le le le fait de pouvoir soigner tout le monde n'importe où et quel que soit leur revenus soit dans les années qui viennent c'est un enjeu majeur je trouve que ce débat doit être plus porté publiquement pour savoir comment on finance nécessiterait que une grande loi d'ailleurs ça a été dit ou ça a été demandé par plusieurs acteurs je recevais tout à l'heure hier jean-carles Grelier qui porte un peu des des propositions de ce type mais ça nécessiterait qu' des majorités al vous n'avez pas la majorité sur les sujets santé on arrive à avoir des majorités toutes les propositions de loi qui on ces dernières années que ce soit les miennes cell de Monsieur Valtou ou d'autres ont été voté quels que soi les les partis il y en a quelquesunes en 493 quand même pas en tout cas sur les propositions de loi le 493 c'est sur les budgets les lois de financement de la sécurité sociale effectivement sont enc93 parce que c'est c'est d' finance et classiquement si vous êtes dans l'opposition et que vous votez un projet de financement c'est que vous faites partie de la majorité donc on est obligé d'utiliser les 493 mais toutes les autres qui concernent la santé ont ét été voté avec des grosses majorités le sujet de la santé et heureusement ne doit pas être clivant clivé politiquement on en a pas les moyens il y a deux sujets qui ont marqué ici même et c'est des sujets d'actualité c'est évidemment les politiques tarifairire qui ont été discutés avec quand même des oppositions assez fortes selon selon les secteurs quel est votre position vous de comme parlementaire de la majorité en tant que rapporteur c'est le symbole pour moi qu'on arrive au bout du système de financement on rajoute à ça en parallèle les négociation conventionnelle qu'ont les médecins avec la la la sécurité sociale là et on voit on voit bien dont on a bien vu les difficultés la longueur des négociations le fait que finalement personne n'est satisfait ce qui me frappe c'est qu'avec les sommes de dépenser dans notre pays pour le système de santé aucun des acteurs n'est satisfait du financement qu'il reçoit et ça ça me frappe quand on est à plus de 30 % des dépenses publiques dans notre pays dans dépenses sociales comment se fait-il que les usagers ne se sentent pas correctement soignés en tout cas n'ont pas un accès aux soins si simple comment se fait-il que l'ensemble des acteurs est mécontent de comment il est rémunéré mais c'est parce que peut-être aussi soyons raisonnable le diable est dans les détails c'est-à-dire quand les uns et les autres se sentent mais on est dans des sommes qui représentent plus de 250 milliards d'euros avec plus de 50 50 milliards par an qui ont été rajoutés ces 5 dernières années on est dans des sommes considérables qui sont nos cotisations à nous tous comment se fait-il qu'avec ces sommes alors peut-être que la une des réponses est de dire il faut doubler le pourcentage de PIB utilisé pour les dépenses en santé en tout cas ça doit ramener à un débat de société et d'organisation aussi pour que les acteurs soient satisfaits de comment ils sont pr Stéphan le gouvernement et le gouvernement et la cam vont se sortir de la et et les syndicats médicaux vont-ils se sortir et comment de la des négociations conventionnelles à votre avis on peut que le souhaiter évidemment on peut que le souhaiter moi j'ai pas d'information particulière en même temps je je pense vraiment qu'il ne faudrait pas que ça mette de côté les réformes de financement nécessaires de notre système parce que une convention a été signée et qu'on attende 5 ans pour se redire que c'est compliqué je crois encore une fois que quand on met des sommes publiques de dépenses si importantes qu'on sait qu'on a des enjeux de financement des nouvelles thérapeutiques de l'innovation à venir du vieillissement de la population qu'on a un investissement dans la prévention à faire cette convention parce queelle aura été signée ne doit pas mettre de côté les réformes systémiques qui seraient nécessaires dans le financement de notre système en tout cas on peut reconnaître et ce sera peut-être ma dernière ou une de mes dernières questions on peut reconnaître que vous avez été très sollicité vous avez d'ailleurs également été engagé dans la réforme sur la retraite oui j'étais rapporteur puisque c'était Budet de la sécurité sociale ça vous laisse quoi comme souvenir c'était un un un bon souvenir je j'ai évidemment un souvenir de travail très très important parce que très technique et le boulot du rapporteur est un travail assez technique assez caché mais qui nécessite beaucoup de temps de compréhension et de discussion et d'échang avec les acteurs mais passionnant d'un autre côté et et je regrette pas du tout d'avoir été et puis il y a eu le covid évidemment toute la période de crise sanitaire dans laquelle vous avez été particulièrement impliqué en tant que parlementaire ou ce qui est intéressant c'est quand j'échange dans ce salon c'est souvent l'État qui a pris le pouvoir là depuis hier le covid a apporté le renforcement de la nécessité de voir ce qui se passe sur le terrain de laisser le territoire s'organiser et on est à un stade où il y a eu beaucoup d'expérimentation beaucoup d'articles 51 beaucoup de de nouvelles organisations qui sont en plat sur les territoires et peut-être qu'on arrive au moment où il va falloir un peu rassembler tout ça et un peu remettre une une vision et des financements derrière pour ces nouvelles organisations entre bienveillance et régulation pourrait résumer ça votre ligne vos objectifs la bienveillance elle est nécessaire dans notre milieu de la santé parce que sans bienveillance on ne peut pas correctement soigner les patients un mot sur l'Europe c'est l'actualité pour terminer je dirais juste aller voter le 9 juin elles sont indispensables ces élections et bien merci Stéphanie riste madame la rapporteur générale de la commission des affaires sociales merci beaucoup nous avons été heureux de de vous retrouver merci beaucoup

13:36
Non speech

[Musique]