Aurore Bergé, présidente du groupe Renaissance à l'Assemblée nationale - 09/10
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C'est la présidente du groupe Renaissance à l'Assemblée nationale Aurore Berger qui est notre invitée ce midi dans BFM Politique, soyez la bienvenue. L'actualité immédiate, c'est la CGT qui annonce à l'instant reconduire le mouvement de grève dans les raffineries, le syndicat qui dénonce le silence de la direction de Total, il demande des négociations sur les salaires. Évidemment la conséquence de ça, et Philippe Godin en parlait dans le journal à l'instant, ce sont des galères pour beaucoup d'automobilistes dans les stations essence. Combien de temps ça va durer Aurore Berger ?
Il y a plusieurs choses. Déjà, notre première responsabilité, nous, pouvoir public, c'est de faire en sorte d'avoir des prix accessibles des carburants. C'est ce qu'on a fait. C'est ce qu'on a fait dès cet été avec la baisse du prix du carburant à la pompe, ce qui fait que les Français n'ont pas été pris en défaut sur ce sujet-là. Et je pense que c'est essentiel que chacun puisse encore une fois pouvoir aller travailler, notamment pouvoir se déplacer parce qu'il a les moyens de pouvoir le faire, les moyens financiers de pouvoir le faire.
Mais là, ce n'est pas tant le prix, c'est de pouvoir juste mettre de l'essence dans sa voiture.
Mais nous, notre responsabilité, c'est déjà celle-ci, dès cet été. Et on a pris nos responsabilités, ce qui a aussi un vrai impact sur la dépense publique. Mais on a fait ce choix de protéger les Français. Ensuite, il y a la question de l'approvisionnement. Et là, qu'est-ce qui se passe ? On a, de facto, de la prévention qui est faite par la CGT et qui dit qu'on fait une grève préventive. Alors qu'on a quand même plusieurs aspects. Un, on le sait, notamment, par exemple, au sein de Total, on a déjà eu une augmentation des salaires de 3,5% qui a été réalisé. Et on a des négociations qui doivent intervenir mi-novembre pour, à nouveau, voir comment augmenter les salaires.
Ce que je dis, ce que nous disons, c'est que nous nous garantirons, et nous l'avons déjà fait avec, vous le savez, des stocks qui sont les stocks de l'État. Nous avons libéré un certain nombre des stocks stratégiques pour faire en sorte que les Français, qui n'ont pas d'autre choix, puissent y accéder. Je pense notamment à la question des Hauts-de-France.
Vous ne pouvez pas mettre de pression sur la direction de Total, par exemple, au moins pour les invités à la table des négociations ?
La pression, elle doit être mise des deux côtés. Encore une fois, c'est-à-dire que, oui, on a une entreprise qui a réalisé des bénéfices exceptionnels. 6 milliards d'euros de bénéfices exceptionnels sur un trimestre. Donc, oui, il est légitime, évidemment, que les salariés demandent à bénéficier, évidemment, de ces résultats exceptionnels qui ont été réalisés aussi grâce à eux. Mais ce qui est inacceptable, c'est que ces mêmes salariés, notamment sous la demande et la contrainte de la CGT, fassent, encore une fois, des grèves préventives qui ont un impact sur qui ? Qui ont un impact sur les Français qui n'ont pas d'autre choix.
Donc, Orban G, si on vous écoute, la responsabilité est plutôt du côté de la CGT qui ferait des demandes excessives, plutôt que du côté de la direction de Total, dont on pourrait dire aussi qu'elle joue la montre en renvoyant les négociations salariales au 15 novembre, c'est-à-dire dans plus d'un mois.
Parce qu'au départ, ces négociations, elles avaient été actées par les autres organisations syndicales aussi et par le groupe Total. Et on a des négociations qui interviennent et qui avancent sur d'autres groupes énergétiques, par exemple sur ESO. Ce que je dis, c'est qu'on ne peut pas, en permanence, avoir la menace d'une grève préventive qui a quoi comme conséquence ? Qu'on a aujourd'hui des Français qui n'ont pas d'autre choix que de vouloir aller travailler avec leur voiture.
Je pense notamment aux soignants, par exemple, qui s'inquiètent, nos infirmières libérales, qui nous disent, moi, je me lève à 5h du matin, je fais le tour de plusieurs stations-service, je n'arrive pas à remplir aujourd'hui et à faire mon plein, et je suis inquiète pour les patients que j'ai.
Vous ne trouvez pas ça légitime, Mme Berger, de dire que vous avez parlé de l'augmentation des salaires chez Total, 3 points. Bon, l'inflation, c'est plus de 6, donc on est déjà 3 points en dessous de l'inflation dans un groupe qui réalise des bénéfices colossaux. Ça ne me semble pas légitime que les salariés disent, attendez, face à une situation exceptionnelle, à des bénéfices exceptionnels, il faut que notre direction nous écoute.
Mais l'écoute, est-ce que c'est en mettant une pression par, encore une fois, une grève préventive qui pénalise qui ? Là, aujourd'hui, ce n'est pas surtout Total qui est pénalisé, c'est les Français qui bossent, c'est les Français qui n'ont pas d'autre choix que d'aller faire leur plein, qui se lèvent plus tôt pour essayer de faire plusieurs stations-service le matin pour pouvoir tout simplement avoir le droit de travailler. Et ce que je dis, c'est qu'à un moment, il faut ramener, en l'occurrence, les deux à la raison, c'est-à-dire, en effet, assumer d'ouvrir une véritable négociation. Plus tôt ? Est-ce qu'il faut faire plus tôt ?
J'espère qu'elle aura lieu plus tôt, mais sur des bases, encore une fois, qui sont des bases saines de négociations. Oui, les bénéfices exceptionnels appellent aussi à une redistribution au sein de l'entreprise. Il y a déjà eu 3,5% et je pense que Total pourra et fera mieux. De toute façon, il y a d'autres distributeurs qui le font. Je pense notamment à Esso, où il y a des négociations qui se passent, et qui se passent vraisemblablement dans le calme et dans l'apaisement. On n'est pas en permanence obligés d'aller au conflit parce qu'à la fin, le conflit pénalise qui ? Il pénalise encore une fois les Français qui bossent
et ça, c'est inacceptable. Justement, vous parlez de ces Français qui sont inquiets, qui ne savent pas s'ils vont pouvoir aller travailler, qui font la queue pendant des heures sans savoir s'ils trouveront de l'essence. Et on a de l'autre côté le gouvernement qui refuse de parler de pénurie. Est-ce que vous pensez que ces personnes-là qui sont dans cette situation à ne pas savoir s'ils pourront aller travailler peuvent le comprendre ? Et si ce n'est pas une pénurie, En vérité, pourquoi à un moment,
vous ne parlez pas de pénurie ? Parce que ce n'est pas généralisé sur l'ensemble du territoire. Et parce que si vous dites le mot pénurie, il se passe quoi ? Il se passe une angoisse, une peur et tout le monde qui se précipite à la station-service, comme c'est le cas sur d'autres produits et biens essentiels. Et finalement, vous ne faites qu'ajouter de la crise à la crise. Vous craignez un effet boule de neige. Il y a un effet boule de neige et c'est aussi ce qui se produit dans un certain nombre de stations.
Mais vous comprenez l'exaspération de l'automobiliste qui attend pendant une heure pour faire un plein et à qui on dit « Non, non, ce n'est pas une pénurie, c'est une tension d'approvisionnement, mais ça va aller mieux, ne vous inquiétez pas. » Parce que ça, ce n'est pas plus simple de juste dire « Oui, on a une situation de pénurie. » Ça ne veut pas dire que ça ne va pas se régler dans les prochains jours,
mais voilà, disons les choses telles qu'on les voit. Parce qu'encore une fois, une pénurie, ce n'est pas le juste mot, tout simplement. Parce que pénurie voudrait dire qu'encore une fois, on n'arrive pas à approvisionner nos stations. Ce n'est pas le cas. Ce qui est le cas par contre, c'est des tensions qui sont très graves et qui sont beaucoup trop importantes dans un certain nombre de régions, la région Haute-France notamment, qui commencent à l'être en Ile-de-France et qui doivent absolument être levées. Comment c'est levé ? Le fait qu'on puisse approvisionner tout ton week-end, alors que normalement, on n'a pas le droit de pouvoir le faire. C'est dérogateur, ça.
C'est ce que vous dites, les poids lourds qui peuvent circuler aujourd'hui.
Exactement, y compris ce dimanche. Le fait qu'on a des approvisionnements maintenant deux fois par jour, alors que normalement, on est sur un rythme beaucoup moins soutenu. Le fait aussi qu'on a libéré là encore des stocks stratégiques parce que dans les Hauts-de-France, on avait parfois 50% de manque dans un certain nombre de stations.
Est-ce qu'il aurait fallu les libérer plutôt, les stocks stratégiques ? Xavier Bartrand a lancé une alerte la semaine dernière en disant qu'il fallait libérer tout de suite les stocks stratégiques au niveau national.
Déjà, vous n'avez pas les mêmes situations sur l'ensemble du territoire. Vous voyez bien qu'il y a des régions qui aujourd'hui, et tant mieux, ne sont pas du tout impactées par, encore une fois, le phénomène qui est la grève et le blocage. Il ne faut pas inverser les choses. Il fallait aller plus vite, plus loin. En tout cas, moi, ce que je constate, c'est qu'aujourd'hui, ces stocks ont été libérés là où on a des tensions qui sont importantes et que les décisions ont été prises pour, encore une fois, approvisionner plus, approvisionner plus vite, approvisionner sur un court terme, un moyen et un long terme. Mais je le redis, pourquoi aujourd'hui, on a des difficultés d'approvisionnement ?
Parce qu'on a des raffineries qui sont bloquées. Et c'est quand même ça, le premier point, il ne faudrait pas inverser la charge. Ce n'est pas la responsabilité de l'État, c'est qu'à un moment, on a une organisation syndicale qui a bloqué des raffineries et qui empêche, de facto, les gens de devoir s'approvisionner.
Le 1er novembre, les aides vont baisser. Les aides à la pompe vont baisser. Est-ce que vous ne craignez pas que, mathématiquement, logiquement, ça entraîne une ruée vers les stations essence sur la fin du mois d'octobre ? Et je précise qu'avant le 1er novembre, il y a des vacances et qu'avant les vacances, il y a un pont. C'est-à-dire qu'on sait que c'est mathématique, les gens vont faire le plein à ce moment-là.
Oui, ça ne m'a pas échappé pour partir en vacances. Beaucoup d'entre eux, en effet, faisaient le plein. Mais il y a une responsabilité qui est la nôtre, encore une fois. J'ai commencé par ça, mon propos, en disant que nous, on avait justement protégé le pouvoir d'achat des Français. On en reparlera sans doute. Mais vous ne pensez pas
que c'est avec le bazar, là, le 1er novembre ?
Mais dans ces cas-là, on fait quoi ? Je vous demande. Moi, je ne suis pas en charge de la gestion du pays. Il y avait deux solutions. Parfois, on ne protégeait pas le pouvoir d'achat des Français. Et on disait, après tout, écoutez, les prix vont continuer à augmenter. Et ce n'est pas grave. Et chacun fera comme il peut. Et c'est ce qui se passe dans un certain nombre de pays. Aujourd'hui, en France, on a le taux d'inflation le plus bas d'Europe. Mais M. Berger, est-ce qu'au fond,
ce n'est pas cette décision qui... Parce qu'on parle de ce qui se passe sur les raffineries, c'est vrai. Mais c'est aussi la restourne de l'État, la restourne de Total qui crée cet afflux dans les stations-services. Est-ce qu'avec le recul, vous ne vous dites pas, on a pris une mesure antisociale, anti-écolo qui crée la situation que l'on vit aujourd'hui ?
On a pris une mesure de protection des Français. Et moi, je ne regrette pas la mesure que nous avons adoptée à l'Assemblée nationale parce qu'elle permet, encore une fois, à celles et ceux qui n'ont pas d'autre choix que d'utiliser leur véhicule que de pouvoir faire le plein. Sinon, qu'est-ce qui se serait passé ? Vous m'auriez interrogé aujourd'hui même en disant...
Vous n'auriez pu cibler plus, par exemple, ce qui était à l'origine...
Vous m'auriez interrogé en disant, c'est un scandale, on a aujourd'hui un certain nombre de Français qui n'ont plus les moyens de faire le plein. C'est ça la question que vous m'auriez posée. Donc aujourd'hui, la question n'est pas les moyens. La question, elle est en effet sur l'approvisionnement et je le redis, la pression doit être mise sur celles et ceux qui aujourd'hui empêchent les Français de s'approvisionner et qui sont dans des... Encore une fois, une guerre et une grève préventive et je ne trouve pas ça sain. Madame Berger, c'est-à-dire qu'à un moment, on doit d'abord pouvoir négocier avant d'engager des blocades.
Vous parlez de pression, Madame Berger. Alors, les Français, ils sentent la pression, la pression qui est liée à la sobriété qu'il leur est demandée. Il y a eu une grande conférence de presse cette semaine pour expliquer, enfin tous nous expliquer, nous rappeler des gestes en fait au bon sens. Est-ce que ça va suffire à passer l'hiver sans rationnement et sans coupure ?
C'est l'objectif ? C'est-à-dire qu'encore une fois...
Donc c'est-à-dire que si on fait bien ce qui nous a été expliqué, bon, que l'on savait un peu, mais qui nous a été rappelé, ça ira.
Mais c'est exactement l'objectif qu'on poursuit. C'est-à-dire que l'idée n'est pas de sortir un plan juste pour se rassurer et donc ça veut dire qu'il va falloir durablement changer un certain nombre de modes de consommation notamment. Mais on a aussi un enjeu de très court terme qui est comment on fait pour prévenir justement les risques potentiels de pénurie, les risques de coupure. Si on arrive toutes et tous à réaliser une baisse de 10% de notre consommation énergétique, alors oui, ça veut dire qu'on arrivera à passer cette période sans qu'il y ait des coupures. Vous avez hésité à mettre un col roulé pour venir aujourd'hui ? Comment ?
Vous avez hésité à mettre un col roulé pour venir aujourd'hui ?
Écoutez, moi j'ai assez chaud sur votre plateau, donc je n'ai pas besoin d'un col roulé, mais en l'espèce, on peut en permanence moquer les initiatives des uns et des autres. On peut juste aussi considérer que si on ne le fait pas, on ne montre pas l'exemple. Et à un moment, je pense que c'est aussi ça. Et le vrai sujet, c'est quoi dans le plan de sobriété ? Ça peut marcher sans contrainte ? C'est d'abord l'exemplarité de l'État, parce que ce qui est insupportable pour les Français, c'est souvent finalement qu'on leur demande des efforts alors qu'on ne se les applique pas à nous-mêmes. Ça, c'est insupportable.
Donc c'est d'abord l'exemplarité de l'État, l'exemplarité des pouvoirs publics, l'exemplarité des administrations. C'est aussi l'exemplarité des entreprises.
Sans aucune contrainte.
Ce n'est pas vrai, parce que d'un point de vue réglementaire, on a pris un certain nombre de mesures sur la publicité lumineuse, par exemple. Donc on peut tout à fait aussi...
C'est des cas assez précis pour le reste. C'est des cas assez précis,
mais on a à un moment la possibilité d'aller plus loin sur de la contrainte s'il y a besoin d'en arriver là. Moi, je crois que les entreprises, c'est leur intérêt d'y aller. C'est leur intérêt économique, parce que l'énergie coûte cher, mais c'est leur intérêt aussi vis-à-vis des consommateurs, parce qu'aujourd'hui, les Français sont de plus en plus attentifs à ce que les entreprises font ou ne font pas en la matière. Ils changent aussi leur mode de consommation en fonction de ça. Et puis après, c'est évidemment nous-mêmes dans nos consommations habituelles, dans nos comportements de tous les jours, où évidemment, on a un rôle majeur à jouer. Mais c'est les trois combinés qui fonctionnent.
Quand on parle des comportements de tous les jours, l'une des mesures phares, c'est de dire la limite du chauffage, c'est 19 degrés. Cette limite, elle est inscrite dans le Code de l'énergie depuis 1978. Ce n'est pas une mesure nouvelle. Est-ce qu'on n'a pas tout simplement un immense retard sur ces questions ? Si, probablement.
Parce que finalement, on n'avait pas forcément suffisamment conscience de l'urgence qui était devant nous et de la nécessité à agir. Mais ça veut dire qu'on n'en avait pas suffisamment conscience individuellement et collectivement. Donc oui, on rappelle des mesures qui sont des mesures de bon sens, qui sont aussi d'ailleurs des mesures de santé.
C'est une autocritique que vous faites de l'exercice du pouvoir de votre majorité, parce que ça va faire cinq ans que vous êtes au pouvoir.
Je crois que c'est une autocritique vu les dates que vous rappeliez qui peut être faite sur les trente dernières années. On calcule le nombre d'années. Y compris donc nous-mêmes. Je crois qu'il faut être très lucide là-dessus. Mais encore une fois, c'est l'effort combiné État, entreprise et consommateur, citoyen, qui peut et qui doit pouvoir fonctionner.
Aurore Berger, un député de votre groupe, Jean-Marc Zulési en l'occurrence, a déposé un amendement au budget pour taxer davantage le kérosène des jets privés. Question simple, est-ce que cet amendement sera soutenu par la majorité, votre majorité et le gouvernement ?
On en débattra puisque justement c'est un amendement qui est porté et donc c'est un amendement qui méritera d'être débattu. Quelle est votre conviction ?
Est-ce que vous deviez être favorable ?
Ce que je dis, il y a deux choses. Un, je pense qu'on doit impérativement tenir une ligne très claire qui est que ce n'est pas notre majorité qui augmentera les impôts dans notre pays et qui augmentera les taxes dans notre pays. Et je crois que cette ligne-là,
elle doit être... Pour ceux qui nous regardent, le kérosène des jets privés est moins taxé que le kérosène des avions commerciaux. Donc il y a un sujet de justice sociale, de rééquilibrage.
J'entends, mais je rappelle quand même cette ligne-là qui est pour moi une ligne fondamentale et pour nous dans la majorité une ligne fondamentale parce que je vois des initiatives venant d'autres groupes politiques qui en permanence finalement font quoi ? Veulent augmenter les impôts, veulent augmenter systématiquement les taxes. Je ne crois pas que l'écologie passe systématiquement soit par de l'interdiction soit par de la taxe supplémentaire.
Sur cet amendement ?
Sur cet amendement, qu'est-ce qui se passe ? On a la nécessité en effet de dire qu'il ne faut pas donner le sentiment de deux poids, deux mesures. Il ne faut pas donner le sentiment qu'en fait les efforts ce seraient toujours pour les mêmes à défaut de ceux qui en fait sont peut-être les plus spectaculaires parfois dans les mesures qu'ils mettent en œuvre. Donc vous espérez
qu'il soit adopté cet amendement ?
Je pense que cet amendement sera adopté. Je pense qu'on aura un débat sur le sujet mais je ne pense pas qu'il faille que le symbole, si vous voulez, emporte tout. Ce n'est pas cet amendement.
Le symbole, c'est important en politique.
Mais vous savez bien quand même que ça n'est pas et d'ailleurs ça n'est pas ce que dit mon collègue et président d'ailleurs de la commission de développement durable. On sait bien que ce n'est pas ce sujet-là qui emporte toute la question de l'urgence écologique. Vous dites
j'espère que cet amendement sera adopté il y a quelques semaines quand Clément Beaune parlait de la nécessité de réguler les jets. À ce moment-là Christophe Béchut, son ministre de tutelle disait oui mais attention à l'écologie du buzz les jets privés ce n'est pas le sujet.
Vous n'aurez pas échappé que ce n'est pas l'amendement qui a été déposé et que ce n'est pas la proposition qui a été faite par la majorité. C'est un rééquilibrage par la taxation
Clément Beaune.
Mais ce n'est pas l'amendement-là qui a été proposé et qui sera encore une fois débattu. Ce que je crois c'est un, réaffirmer notre ligne pas d'impôts, pas de taxes supplémentaires notamment qui devraient peser sur nos entreprises et qui devraient peser sur les Français et au contraire nous on continue à les baisser on baisse notamment les impôts des entreprises. Les Français ne prennent pas
les jets privés.
Je sais bien. Mais c'était la question d'un jamin en fait. Oui mais je crois que c'est important aussi en politique de rappeler des éléments qui sont des éléments de cohérence, qui sont des éléments de stabilité qui font qu'à un moment les Français ont confiance ou n'ont pas confiance. Si vous changez la ligne en permanence, je crains qu'à un moment les Français n'aient plus confiance.
Éric Arella, le patron de la police judiciaire de Marseille, a été renvoyé. Il lui est notamment reproché d'avoir soutenu ces hommes qui avaient manifesté contre la réforme de la police judiciaire qui est en cours lors de la venue du patron de la police nationale à Marseille. Ma question est simple, on n'a pas le droit de manifester son mécontentement quand on est policier ?
C'est absolument pas ce qui est dit. Il faut partir de ce que dit au départ cette réforme qui va commencer à être débattue seulement au Sénat puis qui sera débattue à la Sénat nationale. C'est une réforme qui est demandée d'abord par la direction générale de la police nationale depuis des années. Une réforme qui avait été anticipée à une époque où je n'étais pas tout à fait responsabilité par Pierre Jox. Vous voyez que c'est quelque chose qui date. Une réforme qui dit quoi ? Absolument pas l'idée de dénaturer les fonctions de la police judiciaire. Au contraire...
C'est pourtant la crainte de la PJ, c'est pourtant la crainte des magistrats.
Il faut entendre, encore une fois, les craintes qui s'expriment mais il faut aussi rappeler la réalité de ce que dit aujourd'hui ce qui est un projet de loi. Et le projet de loi dit quoi ? En aucun cas qu'on affaiblirait les moyens mais qu'on a aujourd'hui dans chacun de nos départements plusieurs chefs de la police. Parfois jusqu'à 5 personnes qui sont responsables pour l'organisation de la police
dans les départements où c'est testé. Il y en a 5 en France. Par exemple, les officiers de police judiciaire qui sont en gros les leaders des enquêteurs en France, ils se retrouvent à faire du maintien de l'ordre par exemple.
Est-ce qu'aujourd'hui on a un taux d'élucidation qui augmente ou qui baisse ? Parce que c'est ça le véritable sujet qu'on doit se poser. C'est l'efficacité des processus qu'on a mis en place. L'efficacité de l'organisation administrative qu'on a mise en place. Est-ce que dirait le patron de la PJ marseillaise
et de la PJ du Sud est à même d'apaiser et de créer les conditions d'un dialogue apaisé entre Gérald Darmanin, le ministère de l'Intérieur et les officiers de la police judiciaire qui sont opposés à cette réforme ? Est-ce que Gérald Darmanin n'a pas eu la main un peu lourde ?
Déjà, la décision elle a été prise par la direction générale de la police nationale et c'est cette décision qui a été respectée et mise en oeuvre. Point. Est-ce que c'est pas le rappel
qui va compromettre la réforme qui suscitait déjà une vague de protestations comme l'a dit Jean-Baptiste dans les rangs policiers mais aussi du côté de la justice ? Est-ce que ça c'est pas finalement le déclencheur ?
L'action qui est menée par Gérald Darmanin en tant que ministre de l'Intérieur depuis qu'il a été reconduit démontre en tout point son attachement au travail de nos policiers et de nos gendarmes et le soutien qu'il leur a à chaque fois apporté y compris quand parfois certains notamment hommes ou femmes politiques voulaient les entacher par rapport à la mission réelle qu'est la leur et la manière avec laquelle ils exercent leur métier. Donc en aucun cas ce ministre de l'Intérieur ce gouvernement ou cette majorité n'ira affaiblir les moyens de la police. C'est le contraire qu'on fait depuis cinq ans et qu'on continue à faire budget après budget loi après loi.
Notre question par contre qui est posée c'est vis-à-vis de l'efficacité de ce qu'on met en place et aujourd'hui on a la nécessité d'avoir une efficacité renforcée notamment au sein de chacun de nos départements.
Aurore Berger vous parlez du gouvernement de la majorité présidentielle Alexis Colleur il est secrétaire général de l'Elysée il est mis en examen maintenu dans ses fonctions et soutenu publiquement par le président de la République est-ce que c'est normal ?
Moi sur ce sujet je vais répondre comme je réponds sur chaque sujet sur lequel je suis interrogé quand une enquête est en cours et une information judiciaire est en cours c'est que je suis députée et qu'en tant que députée je n'ai évidemment aucun commentaire à faire et je ne peux faire vous savez très bien
ce dont on parle Aurore Berger on parle de la valeur de la parole des politiques des engagements qui sont pris des déclarations qui sont faites par Emmanuel Macron lui-même en tant que candidat qui jure devant les Français que jamais ce type de situation ne va se produire et alors qu'il est président de la République ça se produit et il n'agit pas comme il l'a promis
Mais comment devrait-il agir ? C'est-à-dire qu'à partir du moment où une information judiciaire à partir du moment où une information judiciaire est ouverte cela voudrait dire qu'il y aurait une présomption de culpabilité et plus une présomption d'innocence qui pèserait sur celles et ceux qui potentiellement sont mis en cause c'est ça qu'il faudrait qu'on dise moi je ne crois pas
Ça veut dire qu'il y a une règle qui a été édictée de la façon la plus claire qui soit en 2017 par le Macron candidat consistant à dire un ministre mis en examen doit partir et on a un président de la République qui réaffirme son soutien le plus absolu à un ministre de la Justice garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti alors même qu'il est mis en examen Vous voyez bien que Et à son secrétaire général Et à son secrétaire général absolument Vous voyez bien que les Français peuvent se dire mais au fond c'est deux poids deux mesures il y a ce qui est dit pendant une campagne électorale et ce qui n'est pas appliqué quand on est au pouvoir
Il y a aussi encore une fois la réalité des faits c'est-à-dire une présomption d'innocence qui devrait normalement bénéficier aussi Mais la présomption d'innocence
elle valait aussi en 2017 quand il est dicté cette règle ou quand il disait qu'il allait continuer à l'appliquer
Encore une fois moi je persiste à penser que ça n'est pas sain dans une démocratie dans un état de droit de considérer que la seule mise en examen vaut culpabilité Dans d'autres cas dans d'autres affaires que nous avons malheureusement à connaître notamment à l'Assemblée nationale avec certains parlementaires et notamment un en particulier Vous voyez bien à quel point on ne peut pas en permanence considérer qu'accusation vaudrait culpabilité On va y revenir Pardonnez-moi Mais Madame Berger Ça n'est pas comme cela qu'on doit pouvoir exister dans un état de droit Il y a une différence fondamentale Excusez-moi C'est très important pour nos téléspectateurs Je ne m'exprimerai jamais sur les instructions parce que ça n'est pas mon rôle en tant que parlementaire
Il y a une différence fondamentale entre l'ouverture d'une information judiciaire et la mise en examen La mise en examen elle intervient lorsqu'il y a et c'est la définition des indices graves et concordants Donc elle intervient La mise en examen
ne dit pas et heureusement que vous êtes coupable Ou alors ça veut dire que encore une fois l'instruction ne servirait à rien
Très bien Donc ça veut dire qu'Emmanuel Macron a eu tort en 2017 de se prononcer comme ça
Ça veut dire qu'encore une fois on a des cas qui sont spécifiques On a des choix aussi individuels qui peuvent être réalisés de la part ici de parlementaires ici de membres de gouvernement Donc il n'y a que des cas spécifiques
Il n'y a pas de règle
Et que Je suis désolée Donc la règle a changé Soit on nous dit On peut le dire
Soyez plus ou moins Soyez transparents On fait tromper La règle a changé Maintenant c'est au cas par cas Est-ce que c'est ça la doctrine ?
La question Cette doctrine a été mise en place il y a des années par d'autres gouvernements et d'autres majorités
Réaffirmée par le candidat Macron en 2017
Moi je considère que cette doctrine elle est dangereuse dans un état de droit et dans une démocratie Parce qu'elle a poussé Donc elle n'était pas dangereuse en 2017 Elle est aujourd'hui J'ai le droit de donner mon avis personnel Elle a poussé des hommes et des femmes à démissionner Pourquoi ? Pourquoi on les a fait démissionner en vérité ?
Parce qu'on considère que la pression qui était mise sur notamment la pression médiatique qui existait ou la pression des oppositions ne leur permettait plus d'exercer leur fonction librement comme ils devraient pouvoir l'exercer Je ne crois pas qu'Éric Dupond-Moretti soit entravé dans la fonction qui est la sienne et dans la nécessité que nous avons de continuer à réformer la justice et d'en augmenter les moyens et c'est ce que nous faisons
Éric Dupond-Moretti il est confronté à un cas justement très spécifique puisque dans quelques mois il va être amené à nommer le successeur de François Mollins procureur général près de la Cour de cassation or c'est justement lui qui est chargé de porter l'accusation contre lui est-ce qu'il peut finalement nommer son principal son accusateur est-ce que ce n'est pas gênant cette situation
C'est la raison pour laquelle vous le savez la première ministre l'a réaffirmé c'est elle directement qui du coup est en charge de ces sujets-là vous le savez dans ces cas-là il y a des règles qui s'appellent des règles de déport et que ce n'est pas le ministre qui aura cette responsabilité elle l'a réaffirmé devant notre assemblée encore cette semaine
Nous revenons dans un instant suite de BFM Politique Or Berger et notre invitée sur BFM TV ce dimanche La suite de BFM Politique avec Or Berger qui est notre invitée ce midi Madame Berger je vous montre trois photos elles vont apparaître derrière moi vous allez en choisir deux sur les trois derrière chacune d'entre elles se cache une question je vous montre le visage de Chantilly de Corte Sandrine Rousseau à l'Assemblée Nationale et un site internet de gauche ou de droite
Le majeur de Sandrine Rousseau je pense savoir sur à quoi ça fait référence puisque c'était lors d'une question que j'ai posée au gouvernement
et puis du coup
la jeune femme de gauche
Chantilly de Corte en fait cette jeune femme de 23 ans en bonne santé physique a été euthanasiée elle a choisi de mourir parce qu'elle souffrait trop psychologiquement suite aux attentats de Bruxelles dont elle avait été une des victimes est-ce qu'il faut faire évoluer la loi sur l'euthanasie en France ?
C'est un débat qu'on va ouvrir c'est un débat sur lequel un peu moins comme on a vu le débat sur la question de la bioéthique je pense qu'il faut assumer d'entrer en tout cas en tant que députée sans savoir forcément dès le départ quelle est la réponse parce que déjà c'est un débat qui est vertigineux à partir du moment où on prendra une décision on sait très bien qu'on ne pourra pas revenir en arrière si vous ouvrez ce droit vous ne pourrez pas 2 ans, 5 ans, 10 ans après à mon avis revenir en arrière sur le nouveau droit que vous aurez accordé et ça suppose énormément de je pense de temps et de conscience sur ce qu'on va faire encore une fois parce que vous voyez bien là les questions qui peuvent être posées qui y aurait accès dans quel cadre qui déciderait à partir de quel âge est-ce que ce sont sur des maladies chroniques des maladies qui sont incurables est-ce que c'est une souffrance psychologique extrêmement importante toutes ces décisions-là à un moment c'est le législateur qui va devoir voter
quel est votre point de vue madame ?
et bien justement moi j'assume de vous dire qu'aujourd'hui avant que le débat ait été engagé je ne sais pas ce que je voterais je sais que je voterais je sais qu'en mon âme et conscience à un moment je voterais mais je pense qu'il faut assumer énormément d'humidité et de recul sur ce genre de questions et j'en vis beaucoup ceux qui ont déjà pensé tout à fait arrêté sur le sujet mais je pense qu'à partir au moment où vous ouvrez ce débat plus vous l'ouvrez et plus en vérité vous avez de nouvelles questions qui apparaissent et de nécessité justement à légiférer avec énormément de prudence et encore une fois d'humidité
il nous reste deux photos un choix à faire Sandrine Rousseau ou le site de gauche ou de droite
alors c'est pas pour Sandrine Rousseau que je vais choisir cette photo mais parce que je sais que c'est en réponse à la question que j'avais posée sur la question des violences faites aux femmes
vous choisissez la photo de Sandrine Rousseau ? oui ça permet alors je vous pose ma question est-ce qu'elle est l'incarnation du féminisme en politique ?
je pense que non de manière très claire je pense que c'est plutôt l'inverse c'est-à-dire que si le féminisme doit s'exprimer de cette manière-là c'est-à-dire une manière qui en vient à considérer que le féminisme se fait forcément à l'encontre des droits fondamentaux du respect des droits de la défense par exemple y compris à l'égard de ceux qui sont dans son propre parti politique je crois qu'il y a beaucoup de gens qui vont se détourner du féminisme le féminisme c'est la question de la protection des droits des femmes c'est la question de l'égalité des droits entre les femmes et les hommes c'est un chemin qui est extrêmement long qui est périlleux on voit bien aussi d'ailleurs progressivement malheureusement à quel point y compris des grandes démocraties reviennent sur des droits qu'on pensait acquis je pense évidemment à la question de l'immunité aux Etats-Unis je crois qu'encore une fois ça n'est pas dans cette posture-là qu'on fait avancer qu'on fait respecter les droits des femmes
c'est pour ça que vous avez fait cette intervention remarquée cette semaine à l'Assemblée nationale qui a provoqué beaucoup de remous qui a provoqué l'indignation de la NUPES des applaudissements de votre camp
je crois que ça a surtout provoqué un assentiment assez généralisé vous avez fait allusion
entre eux au cas quatre minces pour le dire
oui je l'assume parce qu'on vit depuis plusieurs semaines un fait quand même assez invraisemblable de la vie politique c'est-à-dire un parlementaire qui a reconnu des faits qui sont constructifs de violences conjugales mais parce qu'il appartient à ce parti politique et bien il n'arrive pas à s'en défaire et on en vient à avoir des propos assez invraisemblables à son égard on en vient à avoir un ancien candidat à l'élection président qui a recueilli sur son nom des millions de votes dire qu'il lui renouvelle son affection donc oui moi je n'ai pas d'affection pour un homme qui frappe sa femme je crois que ça devrait être une règle assez absolue qu'on pourrait partagir
côté France Insoumise ils vous ont répondu Aurel Berger n'a pas beaucoup de mémoire parce que quand il s'agissait de lever l'immunité parlementaire de Benoît Simian qui était un député de la République En Marche dans la précédente législature accusée de harcèlement à l'égard de sa femme elle ne disait rien sur Damien Abad qui continue à siéger au sein du groupe Renaissance et la situation dans votre propre camp
Justement non parce que moi je n'ai jamais changé de discours en fonction des hommes qui pouvaient être mis en cause qu'ils soient membres de mon parti politique ou qu'ils ne le soient pas et je pense que c'est ça Sur les deux cas précis
que j'ai cité Benoît Simian et Damien Abad
Sur les deux cas précis moi je n'ai malheureusement pas été en charge de pouvoir voter ou non la levée de l'immunité pour moi la ligne elle est très claire l'immunité parlementaire ne doit servir qu'à protéger ce qui se passe dans l'enceinte de l'hémicycle un homme ou une femme politique quel que soit le sujet Oui ça aurait dû être fait Oui j'aurais voté la levée de l'immunité Clémentine Autain qui elle siégeait au bureau de la Série Nationale n'a pas voté pour la levée de l'immunité il faudrait aussi qu'elle aller de la mémoire plutôt que donner les leçons aujourd'hui
Donc pour les choses clairement ça vous dérange que Damien Abad continue de siéger l'Assemblée Nationale
Et après ce que je dis sur ces sujets que ce soit pour le cas de M. Coquerel que ce soit pour Damien Abad que ce soit quel que soit encore une fois l'homme qui est mis en cause ou la femme peut-être d'ailleurs demain c'est qu'encore une fois à partir du moment où une information judiciaire est ouverte ça n'est pas à moi femme politique et parlementaire de prononcer une peine Je n'ai pas cette responsabilité-là et je ne peux pas la voir Qu'est-ce qui se passerait demain ? C'est-à-dire vous et moi on est saisis demain d'une victime présumée qui vient vous voir et qui vous dit voilà les faits que j'ai peut-être subis et vous faites quoi ? Vous auditionnez l'auteur présumé ?
Vous auditionnez la victime présumée et sur le seul fait des déclarations vous dites qui est la victime et qui est le coupable ? Ça n'est pas tenable en une démocratie
C'est problématique parce qu'Adrien Quatennin certes il a reconnu des faits mais il n'a pas été ni jugé ni condamné
Oui mais il a reconnu des faits Il a reconnu des faits qui sont encore une fois constitutifs de ce qu'on appelle des violences conjugales Et depuis qu'il les a reconnus
Pour vous en gros l'aveu c'est la limite ?
Depuis qu'il les a reconnus ce qui se passe c'est quoi ? C'est qu'au lieu d'avoir eu justement une clarification sur ces sujets-là on a en permanence des hommes et des femmes politiques qui cherchent à excuser qui nous parlent d'un divorce qui serait difficile comme si toutes celles et ceux qui traversent un divorce difficile devaient en arriver à frapper leurs femmes C'est quand même assez invraisemblable Est-ce que là-dessus on peut quand même avoir un discours qui soit cohérent dans la vie politique française ? Tous les gens de la France Insoumise
que j'ai interrogé ont condamné fermement les violences
Alors pourquoi ils ne l'ont pas exclu ? Pourquoi ils ne l'ont pas exclu de leur groupe politique ou de leur parti politique qu'ils ont condamné les violences ? Pourquoi ils continuent à soutenir Jean-Luc Mélenchon et ses appels à une marche notamment en octobre prochain c'est que les propres mots de Jean-Luc Mélenchon à l'égard de celui qui devait être l'héritier Ce que vous disiez Benjamin
c'est que la France Insoumise par exemple il vous cite aussi le cas de Gérald Darmanin qui a reconnu avoir des relations sexuelles avec une femme qui elle dit que c'est contre des faveurs il vous cite le cas de Damien Abad
Quel est le cas de Gérald Darmanin à part une succession de non-lieux judiciaires
Jean-Luc Mélenchon à l'instant considère qu'Adrien Quatennens fait l'objet d'une forme de lynchage ce n'est pas un violent parce qu'il a été violent une fois évidemment il peut revenir et s'exprimer à l'Assemblée nationale arrêter de lyncher Quatennens arrêter d'en parler voilà ce que dit Jean-Luc Mélenchon
Vous vous rendez compte du caractère invraisemblable de cette nouvelle déclaration ? C'est-à-dire qu'à un moment quand est-ce qu'il parle de la victime ? À quel moment parle-t-il
de la victime ?
C'est très aimable qu'il lui renouvelle son affection mais enfin le réflexe immédiat quand vous avez un homme encore une fois qui reconnaît des faits de violences conjugales n'est pas de soutenir celui qui est l'auteur des violences conjugales n'est pas de dire qu'il est victime lui d'un lynchage parce qu'à nouveau le terme de victime il est accolé à qui dans le message que vous venez de lire ?
À Adrien Quatennens et non pas à celle qui a été violentée et qui a été frappée Ce que je dis c'est que ça fait des dizaines d'années qu'on a des associations qui se battent des magistrats qui se battent qu'on a encore eu y compris ce week-end des forces de l'ordre qui sont allées s'interposer dans des faits de violences intrafamiliales qui sont les faits les plus dangereux potentiellement pour nos forces de l'ordre parce que c'est souvent là où ils risquent leur vie Et l'opposition
vous demande un milliard d'euros pour ces causes-là ?
Mais on a mis bien plus d'argent sur la table quand on a renforcé les moyens des magistrats quand on a renforcé les moyens de la police quand on fait de la prévention à l'école Mais il y a toujours besoin de plus et vous savez quoi ?
C'est ce qu'on va continuer à faire et on va continuer à augmenter aussi les moyens du 39-19 pour que les femmes potentielles victimes puissent évidemment appeler le numéro d'urgence comme ça ça permet de le reciter ce matin Mais encore une fois je trouve invraisemblable parce que c'était son héritier politique parce que c'est celui qu'il avait choisi parce que c'est celui qu'il avait désigné qu'il ne soit pas capable de dire qu'un homme qui frappe sa femme la question c'est pas qu'il l'ait fait une fois ou dix fois une fois c'est toujours une fois de trop et c'est une fois qu'il doit justifier que les femmes se sentent légitimes à partir et se sentent accompagnées
L'Assemblée nationale qui va s'emparer alors l'année prochaine désormais on le sait du sujet des retraites Pauline
Absolument et on connaît maintenant la feuille de route de la concertation lancée par le gouvernement notamment le dernier volet portera sur l'âge légal sauf que en fait les positions des uns et des autres dans cette affaire sont déjà connues ceux qui étaient partisans de l'aller vite disaient même les positions sont figées c'est pour ça qu'il faut le faire tout de suite à quoi va servir la concertation lancée cette semaine par le gouvernement est-ce que c'est pas finalement une concertation de façade ? Non parce qu'on a
aujourd'hui des organisations syndicales qui ont tout accepté de venir dans cette concertation et donc je crois que ça c'est plutôt une bonne chose par rapport au premier sujet qu'on évoquait je trouve que c'est quand même mieux de se dire qu'on a des bases qui peuvent être des bases où on concerte et on dialogue dans le pays On tend maintenant
leur opposition ferme et formelle à l'allongement ou au report de l'âge légal de départ à la retraite
J'ai dit 65 ans c'est niait qu'est-ce que ça peut changer
C'est quoi le point de départ sur le sujet que nous on assume ? Le point de départ c'est la nécessité de la réforme la nécessité de la réforme pourquoi ?
Tout simplement pour pouvoir continuer à financer notre système Ceux qui aujourd'hui disent l'inverse mentent aux Français ou alors ils ne disent pas quel est leur projet véritable qui passerait nécessairement soit par baisser les pensions de retraite de ceux qui sont aujourd'hui en retraite soit par une augmentation des impôts Si on veut ni augmentation d'impôts ni baisse des retraites ça veut dire qu'on n'a pas d'autre choix que de s'engager sur une réforme Par contre on a des sujets sur lesquels on peut discuter J'ai vu Laurent Berger cette semaine Les sujets sur lesquels on peut discuter c'est quoi ?
La question de l'emploi des seniors Comment on fait si on reporte l'âge légal pour favoriser l'emploi des seniors sur un plus long terme ? Comment on fait aussi pour agir sur la question de la pénibilité sur la question des carrières longues ? Comment on fait pour lever des freins aussi ? Sur ce sujet-là il y a du grain à moudre Vous pourriez donner des points à Laurent Berger à la CFDT ? C'est à ça que sert une concertation La concertation ça ne peut pas être c'est mon projet ou rien
Mais par exemple allonger la durée de cotisation
plutôt que de faire
64 ans en 2027 65 ans en 2031 dire on va essayer de trouver peut-être une autre solution allonger la durée de cotisation Est-ce que ça c'est possible ou est-ce que sur 64-65 c'est pas de discussion possible c'est le projet et ça ne bougera pas ?
Mais c'est le projet qu'on a présenté aux Français Vous vous en souvenez quand même pendant la campagne présidentielle ? Vous vous en souvenez quand même pendant la campagne présidentielle ? Dans la campagne présidentielle c'est probablement le sujet qui est le plus ressorti sur lequel on a été le plus interpellé On aurait pu dire écoutez si ça suscite trop de contestations vous savez quoi ?
On retire le projet Et on ne prend pas le risque Et on l'a assumé le risque Le président l'a assumé pendant la campagne présidentielle Nous l'avons assumé pendant nos campagnes législatives Nous sommes allés devant les Français en leur disant que cette réforme on la ferait et qu'on la tiendrait parce qu'elle était nécessaire
Le président allait rétropédaler un peu pendant l'entre-deux-tours Pas sur la nécessité de la réforme Ensuite on a entendu non ce n'est pas l'âge légal à 65 ans ce n'est pas un totem Qu'est-ce qu'il peut y avoir des bougées là-dessus ? Mais on l'a dit
et Olivier Dussopt l'a rappelé encore ce matin Est-ce que c'est un totem absolu sur 64 ou 65 ans ? La question est non Par contre la nécessité du report de l'âge légal la nécessité de la prise en compte de la pénibilité des carrières longues d'arriver à un minimum de retraite pour ceux qui ont travaillé tout au long de leur vie ça oui et ça on ne bougera pas parce qu'encore une fois c'est ce qu'on a promis au français
Justement Edouard Philippe ce matin très bonne interview de notre ami Paul-Li Thévenio C'est l'heure Lui 65, 66, 67 67 ans Edouard Philippe il estime que il va falloir reculer le départ de l'âge à la retraite Parler de 67 ans ce n'est pas un peu risqué quand on est un personnage politique aussi important de la majorité et qu'on est je crois selon les dernières études le personnage politique préféré des français
En tout cas moi j'ai répondu à vos questions je crois de manière claire vous ne m'avez pas parlé de 66 ou de 67 ans vous m'avez plutôt parlé de 65 ou de 64
Mais là je vous en parle maintenant
Donc moi je vous réponds très clairement
Est-ce que cet homme il est potentiellement président de la république dans 5 ans ?
Oui mais moi je sais celui qui est président de la république aujourd'hui Et je pense que les français ils sont d'abord attachés à savoir est-ce qu'on va réussir ou non ce qu'on est en train de faire Ils veulent savoir s'ils pourront faire leur plein demain Ils ne se demandent pas quelle sera la fin du quinquennat Ils demandent qu'à la fin du mois
Est-ce que c'est de la provocation de parler aujourd'hui dans un contexte de tension sociale de possibilité de reporter l'âge d'égal à 66-67 ans ?
En tout cas ce n'est pas le projet qu'on porte Donc c'est très clair ça n'est pas le projet que nous portons ça n'est pas le projet que nous mettrons en oeuvre dans ce quinquennat
D'ailleurs assez étonnamment Benjamin cette interview ce n'est pas franchement celle d'un ancien premier ministre
un président en cours C'est quelqu'un qui fait un certain nombre de critiques sur la question des retraites Il dit aussi que vous devriez aller plus vite sur la réduction du déficit que les autres pays européens se donnent l'objectif de repasser sur les 3% en 2025 alors que nous c'est 2027 que sur la baisse de la dépense publique il n'y en a pas assez En fait il donne l'impression que vous êtes un pouvoir un exécutif un gouvernement qui n'est pas assez réformateur qui ne va pas assez vite
Et sur la question de la dette et du déficit moi je n'ai pas de difficulté à en parler On est aujourd'hui le pays européen qui a le taux d'inflation le plus bas Pourquoi ? Parce que justement on a assumé une protection très forte des Français Mais là vous répondez un peu
à côté de Robert Sur les critiques
adressées par Edouard Philippe
Comment est-ce que vous prenez ces critiques-là alors même que c'est censé être un allié loyal ? Je parle du fond
Je parle de ce qui à mon avis intéresse les Français Est-ce que oui ou non les Français veulent qu'on laisse une inflation galopée comme c'est le cas dans un certain nombre d'autres pays comme c'est le cas en Allemagne avec 11% de taux d'inflation comme c'est le cas aux Pays-Bas avec 17% de taux d'inflation ou est-ce qu'ils préfèrent qu'on continue à faire en sorte de limiter au maximum sur leur quotidien l'impact de l'inflation C'est déjà à 6% et c'est déjà trop important pour beaucoup de nos concitoyens Donc moi je pense qu'on doit continuer Quant à la question de la dette qu'il évoque il a raison de l'évoquer évidemment et c'est la raison pour laquelle on a dit qu'il fallait ramener nos déficits publics en dessous des 3% en 2027 Vous êtes un peu gênée là ?
Non je ne suis pas gênée
Ah si parce qu'il vous dit des choses pas très sympas sur ce que fait le gouvernement Vous dites oui mais il a raison sur le fond Ce qu'il dit dans cette interview c'est l'exécutif ne va pas assez vite sur la réduction du déficit Est-ce qu'il a raison ? Mais dans ces cas-là
moi ce que je dis c'est que l'ensemble de la majorité présidentielle doit aussi être prête et nous on l'est au sein de Renaissance à voter de la baisse de la dépense publique et c'est les propositions qu'on fait c'est les propositions qu'on va faire sur la question du logement Mais si c'est la vraie réponse La vraie réponse ce n'est pas encore une fois telle ou telle interview ce n'est pas la projection de telle ou telle personnalité politique pour savoir qui pourrait être candidat dans 4 ans La question c'est maintenant La question c'est qu'est-ce qu'on fait maintenant sur les retraites qu'est-ce qu'on fait maintenant sur l'assurance chômage et sur le travail Et qu'est-ce qu'on fait maintenant sur le budget
sur la dette et le déficit Sur le budget justement est-ce qu'il s'agit de dire les économies ça attendra ce budget-là ce n'est pas un budget où il y a des économies Si
il y a aussi un certain nombre d'économies qui sont réalisées et c'est d'ailleurs encore une fois ce que je vous disais c'est-à-dire les propositions que nous on va porter Mais c'est toujours plus difficile de porter un objectif de baisse de la dépense LR dit c'est un budget dispendieux C'est pas possible Mais c'est les premiers à proposer des hausses de dépense Quand est-ce qu'ils ont proposé où est leur seule proposition qui nous présente encore une fois de la baisse de la dépense publique Tous les amendements que nous collègues ont dû repousser en commission des finances que nous avons essayé de repousser parce que parfois vous avez des alliances contre nature qui se forgent parce que le seul objectif c'est quoi ?
C'est démontrer qu'on peut faire battre le gouvernement faire battre la majorité au prix de la cohérence politique et résultat vous avez des associations qui s'associent au RN Voilà l'image qui est renvoyée Tout ça pour quoi à la fin ? Pour augmenter toujours plus la dépense publique Nous on dit l'inverse
Donc du coup est-ce que ça va être un débat sans fin le budget ou pas Orberger ? Il va débuter demain Ça va durer combien de temps ?
En tous les cas vous avez une durée qui est même constitutionnelle sur le débat Donc de toute façon non ça ne peut pas être un débat sans fin et à la fin on doit avoir un budget
Mais vous voulez aller plus vite sur un 49-3 ?
Ce n'est pas aller plus vite sur le 49-3 c'est juste assumer qu'à partir du moment où toutes les oppositions toutes sans exception ont dit qu'elles ne voteraient pas le budget Quoi qu'il y ait dans ce budget quelles que soient les modifications que le débat parlementaire y apporte ça veut dire que les oppositions nous disent utiliser le 49-3 C'est ça qu'ils nous disent
Mais la question Orberger c'est qu'il y a deux équipes au sein de l'exécutif il y a ceux qui disent il faut aller vite sur le 49-3 il ne faut pas laisser traîner les débats et il y a ceux qui expliquent qu'il faut au contraire laisser le temps pour que les français voient bien que c'est les oppositions qui sont responsables du blocage Dans quelle équipe vous vous situez ? Est-ce qu'au fond vous dites sur le 49-3 il faut assumer d'aller assez rapidement pour ne pas que les débats s'enlisent ?
Moi je crois au débat parlementaire et on en a fait même la démonstration cet été Tout le monde nous disait cet été vous n'arriverez pas à faire adopter un seul texte où vous aurez besoin dès cet été du 49-3 ce n'est pas ce qui s'est produit mais parce qu'on avait aussi des oppositions qui à ce moment-là avaient accepté le dialogue Et donc cette semaine ? Aujourd'hui C'est ce que je viens de vous répondre C'est-à-dire qu'encore une fois ce sont les oppositions qui nous disent utiliser le 49-3
Donc ça n'ira jamais au terme des 70 jours en fait ça va aller très très vite
Très très vite j'en sais rien Est-ce que ça pourrait être dès la semaine prochaine
le 49-3 ?
Tout dépend de la manière avec laquelle les débats vont s'organiser Moi je ne crois profondément que oui le débat doit exister ne doit pas se faire au prix de taxes supplémentaires d'impôts supplémentaires de dettes supplémentaires et qu'encore une fois oui notre responsabilité ce sera d'assumer d'engager suffisamment tôt le 49-3 si les oppositions bloquent matin
midi et soir le débat L'opposition appelle à une marche contre la vie chère et pour la transition écologique le 16 octobre une partie de l'opposition je pense à la NUPS un appel qui est repris aujourd'hui par une série de personnalités dont la très récente prix Nobel de littérature Madame Ernaud est-ce que vous craignez cette mobilisation du 16 octobre ?
Il n'y a pas à craindre une mobilisation les Français sont libres de manifester et sont libres de dire aussi quel projet alternatif ils voudraient voir être mis en place dans le pays c'est leur liberté fondamentale donc moi je ne le crains pas ce que je crains potentiellement c'est les risques de dérive de ce type de mobilisation c'est les risques de violence qui peuvent malheureusement émailler un certain nombre de ces mobilisations et malheureusement quand c'est une mobilisation qui est lancée par Jean-Luc Mélenchon il y a régulièrement des appels à l'insurrection des appels à la violence et ça je ne crois pas que ce soit construit de la liberté de la manifestation
Vous trouvez qu'il appelle à la violence ? Je crois que
très régulièrement dans les termes qui sont les siens dans la méthode qu'il emploie dans les comportements de ses propres parlementaires à l'Assemblée nationale ce ne sont pas des cas de comportement qui sont des comportements respectueux de notre Assemblée et donc qui sont respectueux des Français Moi je pense qu'au contraire on a déjà une société qui est suffisamment violente que les Français profondément le regrettent et qu'on a plutôt intérêt à ramener de la mesure dans le débat public
Vendredi matin vous disiez Jean-Luc Mélenchon je cite n'est pas crédible pour continuer à être un homme politique Est-ce que là vous n'êtes pas dans une forme de surenchère Jean-Luc Mélenchon il est à la place qui est la sienne il a réuni près de 22% des suffrages à l'élection présidentielle en quoi ne serait-il plus crédible pour être un homme politique ?
Moi on m'interrogeait à la fois sur l'affaire qu'on a évoquée d'Adrien Quatennens Moi je persiste à penser que ce qu'il a dit et ce qu'il vient de réitérer aujourd'hui le discrédite et que ça devrait pour les Français le discréditer de manière définitive et qu'en plus on a dans la formulation qui sont les siens dans les comportements qui sont les siens notamment sur cet appel à mobilisation encore une fois pas juste un appel à manifestation ça c'est une liberté absolue des Français mais un appel qui est lui beaucoup plus violent et je ne crois pas que ce soit les responsables politiques qui devraient avoir ce genre de comportement
Un mot s'il vous plaît
projet de loi qui arrive le 24 novembre à l'Assemblée ? Absolument une proposition de loi du député La France Insoumise Emric Caron qui sera discutée dans l'hémicycle à l'occasion de la niche parlementaire de La France Insoumise sur l'interdiction de la Corrida en 2021 en Berger vous aviez signé une pétition pour l'interdiction de la Corrida question simple est-ce que vous voterez cette proposition de loi du député La France Insoumise Emric Caron ?
Moi sur ce sujet-là j'ai dit qu'évidemment mon groupe parlementaire parce que c'est un sujet éthique et évidemment totalement libre de son vote et de son choix je ne tords pas le bras des députés de mon groupe pour qu'ils décident sur ce type de questions donc ce sera une libération moi je ne sais pas si je serai dans l'hémicycle à cette date-là je ne peux pas répondre
si vous y êtes
donc je ne peux pas répondre si j'y suis je ferai mon choix à ce moment-là
pourquoi c'est compliqué de le dire alors que vous avez signé une tribune expliquant que vous vouliez son interdiction et parce que c'est un projet de loi de l'opposition vous ne pouvez pas dire aujourd'hui
ce n'est pas un sujet d'ailleurs je l'ai dit par exemple sur la question de l'Ibg quand j'ai été interrogée que si la France Insoumise décidait que ce soit l'un des premiers textes qui soit examiné évidemment je le voterai puisqu'ils disent la même chose que ce que nous nous avons porté donc moi le sujet parce que la question c'est quel est le projet politique est derrière et comment il le défend moi ce que
on dépend de l'interdiction de la Corrida soit c'est interdit soit c'est autorisé c'est pas ce que je dis
sur la question de la Corrida j'assume les positions qui ont toujours été les miennes en faveur de l'interdiction en faveur de l'interdiction j'ai signé des pétitions c'est public j'aurais pu ne jamais le faire moi j'assume complètement cette position qui est personnelle et encore une fois je ne demande pas aux députés de mon groupe de suivre telle ou telle position mais d'être libre ce que je ne veux pas c'est qu'on ait demain un projet de société qui soit en permanence des projets d'interdiction notamment sur des enjeux qui sont essentiels je pense à la question de la chasse par exemple qui sont très identitaires dans notre pays et qui réunissent des millions de français qui sont attachés à ce patrimoine et c'est juste ça la limite que je vois notamment dans le projet qui est celui de M.
Caron
Merci beaucoup Orberger d'avoir accepté notre invitation ce midi merci beaucoup Pauline Benjamin voici affaire suivante Philippe Godin et Dominique Rizet je vous retrouve moi à 18h pour BFM TV SD tout à l'heure
Aurore Bergé