GAËTAN DUSSAUSAYE est l'invité de LAURENCE FERRARI sur CNEWS !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:03OuverteÉludée
Êtes-vous satisfait de ce que vous avez entendu de la part du gouvernement cet après-midi ?
- 2:39OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'on fait des casseurs et des pilleurs ?
- 7:45RelanceRéponse directe
Jonas Haddad, vous faites le lien entre la France insoumise et les groupuscules d'extrême-gauche. Avez-vous des preuves ?
- 9:03OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'on fait politiquement après les émeutes ?
- 12:54FerméeRéponse directe
Est-ce que vous avez hésité à reporter ou annuler le congrès du RN à Orléans ?
- 15:04RelanceRéponse directe
Jonas Haddad, vous n'êtes pas d'accord avec cette analyse ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15PrésentateurFait
« Il a même dit que c'était une petite erreur, ce qui s'était passé le samedi 17 octobre. »
- 0:25PrésentateurChiffre
« On s'attaque à plus de 3000 commerces, à plus de 3000 petites boutiques de centre-ville. »
- 0:44PrésentateurFait
« La plupart de ces petites boutiques ont aussi quasiment un rôle de service public. »
- 1:44PrésentateurFait
« Samedi dernier, ils ont eu la trouille. »
- 2:20PrésentateurFait
« Il ne faut plus avoir la main qui tremble avec les gens qui sont en train d'alimenter les ferments d'une guerre civile dans notre pays. »
- 6:19PrésentateurFait
« L'État doit se reconstruire comme un État régalien. »
- 7:23PrésentateurFait
« J'ai comme ministre de l'Intérieur ma part de responsabilité dans la conception des dispositifs de sécurité. »
- 7:30PrésentateurFait
« Vous avez la vôtre, dans le soutien que vous apportez à l'ultra-gauche. »
- 8:45PrésentateurFait
« C'est-à-dire, les associations, certaines en tout cas, LFI, cet humoriste qui a appelé quand même explicitement à tuer Vincent Bolloré et Bernard Arnault. »
- 12:11PrésentateurFait
« À la fois une politique d'immigration massive, avec un abandon total du modèle assimilationniste français. »
- 12:21PrésentateurFait
« Une politique de désarmement moral de nos forces de l'ordre dans leur rôle et leur mission de maintien de l'ordre. »
- 12:25PrésentateurFait
« Le laxisme judiciaire. »
- 17:44PrésentateurChiffre
« Pour être un peu plus confort, on parlait tout à l'heure des escadrons de gendarmerie mobile qui sont fixés dans les Outre-mer, il nous faudrait 5 000, 10 000 personnels supplémentaires. »
Temps de parole
- Présentateur81 %
- Locuteur 94 %
- Locuteur 73 %
- Locuteur 53 %
- ?3 %
≈ 23,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Alors Gaëtan Dussaucet et Jonas Haddad, est-ce que vous avez été satisfait de
ce
que vous avez entendu de la part du gouvernement cet après-midi, M. Dussaucet ? Non, c'était absolument affligeant. On était en direct et on a entendu en effet dans l'hémicycle le ministre de l'Intérieur, M. Laurent Nunez, s'exprimer. Il a même dit à un moment donné, peut-être un lapsus révélateur,
il
a même dit que c'était une petite erreur, ce qui s'était passé le samedi 17 octobre. Petite erreur. Le témoignage que vous avez remontré, et merci de l'avoir diffusé, nous prouve que ça n'a rien de petit. Aussi, quand on s'attaque à plus de 3000 commerces, à plus de 3000 petites boutiques de centre-ville, non seulement on s'attaque non pas au grand siège du CAC 40, contre qui les partisans du Grand Soir voudraient faire la révolution, on s'attaque aux outils de travail de petits entrepreneurs, de petits artisans, de petits commerçants qui ne comptent pas leurs heures pour pouvoir essayer de faire vivre leur activité, essayer de s'en sortir.
Et en plus de ça, la plupart de ces petites boutiques ont aussi quasiment un rôle de service public. Parce que quand vous saccagez des enseignes de commerce de petites ou grandes distributions, c'est aussi quelque chose qui est accessible pour des personnes qui n
'ont
juste à descendre en bas de chez elles pour pouvoir aller faire leurs courses, pour pouvoir aller chercher des médicaments quand ils en ont besoin. Je pense en particulier aux personnes âgées. Donc c'est essentiel. Donc avoir un ministre de l'Intérieur qui, comme cela, a été incapable de reconnaître sa faute et a essayé devant la représentation nationale la minimiser, c'est évident, absolument afflige. Jonas Haddad, les LR. On a vraiment l'impression que ces messieurs découvrent la doctrine de maintien de l'ordre, qui pourtant, ils la connaissaient très bien cette doctrine lorsqu'il y avait des agriculteurs.
Lorsque les agriculteurs ont manifesté, on avait sorti les centaures, on avait dit qu'il y avait un problème, on avait été très lourds. Et là, en fait, ils ont eu la trouille. Samedi dernier, ils ont eu la trouille. Et là, ils commencent à se sentir un peu de courage parce qu'ils sentent que l'opinion publique maintenant est derrière eux. Mais dans les semaines précédentes, ils ont eu la trouille. Et deuxièmement, je n'ai pas entendu ce qu'on allait faire des casseurs et des pilleurs de leur butin, parce que ce butin, il était exhibé sur les réseaux sociaux. Est-ce que des perquisitions sont prévues pour aller récupérer le butin ?
Est-ce que des mesures ont été prises pour dégager des associations qui se sont félicitées ? Je vous prends un exemple tout simple. Les soulèvements de la terre,
il
y a deux jours, viennent de faire un communiqué se félicitant de ce mouvement de convergence unique. Les soulèvements de la terre sont hébergés à l'Académie du Climat,
dans
l'ancienne mairie du centre de Paris. Que fait-on avec le soulèvement de la terre ? Est-ce qu
'on
les dégage ou pas ? Est-ce qu
'on
les interpelle ou pas
? À
un moment, il ne faut plus avoir la main qui tremble avec les gens qui sont en train d'alimenter les ferments d'une guerre civile dans notre pays. Et je trouve qu'encore une fois, M. Nunez se comporte en
techno, mais
pas en politique. Il est dans la gestion, il n'est pas dans l'anticipation. Autre témoignage que je
vais
vous faire entendre, et après je vous passe la parole et on entame le débat. Aline, elle est propriétaire d'un bar dans le 10e arrondissement. Elle a été agressée lors du pillage de son restaurant. Écoutez.
On
était à l'intérieur, on n
'a
vu personne arriver, on a eu un assaut.
On
a eu une attaque. Ils étaient quoi ? 100, 200 ou peut-être 300 ? J'en ai aucune idée.
Ils ont fait toute la rue ? Enfin, en arrivant, je vois que tous les autres commerces
sont aussi vandalisés.
Oui,
jusqu'à
23h minuit et ça continuait tout au long puisque c'était ouvert. Même le lendemain matin,
il
y a des gens qui ont profité pour voir s'il restait des babioles. On s'est échappés, vu le nombre,
on
s'est échappés, on s'est réfugiés en haut. On a eu peur parce qu'il y
a
des gens qui sont montés. On a essayé de ne pas faire de bruit, de faire penser qu'il n
'y a
personne. On m'a agressée quand j'étais à la taille. On ne sait pas comment ça s'est passé. C'était des bandes de barbares.
Là, en fait, c'était des bandes de barbares. Éric Delbec, dit cette commerçante qui elle-même est blessée. On a franchi un cap parce qu'ils sont rentrés dans les commerces,
ils
sont rentrés dans les immeubles aussi. C'est quoi l'étape d'après, en fait
? C
'est l'autodéfense ? C'est les commerçants qui se disent qu'on ne va pas se laisser faire ? C'est les habitants qui vont s'armer ? Le risque, il est là. Je le souligne déjà depuis un certain moment. C'est-à-dire que la conséquence logique du fait que l'État ne remplisse plus son rôle, c'est que la confiance
est
pulvérisée et que les gens vont prendre leurs propres moyens de défense. Après, je pense que c'est intéressant aussi, pour pouvoir répondre correctement à un phénomène, de le comprendre.
On
a un tas de débats plus ou moins oiseux sur lycéens, pas lycéens, les casseurs, l'ultra-gauche, etc. La technique et l'analyse nous permettent quand même de répondre à la question.
Je
fais une hypothèse, mais je connais quand même pas trop mal ces phénomènes. Donc j'estime que mon hypothèse n'est pas rocambolesque. Jusqu'à présent, vous l'avez constaté, dans la dizaine d'années qui se sont écoulées,
que
faisaient l'ultra-gauche et les Black Blocs en particulier ? Ils venaient, selon la théorie, la pratique dite du coucou, s'abriter au sein d'une manifestation, à l'avant,
au
milieu, à l'arrière, bref, ils gravitaient autour et dans ces manifestations. Là, on voit bien qu'il y
a
eu de basculement, c'est-à-dire que ce n
'est
plus la manifestation sert de bouclier humain pour empêcher les forces de l'ordre d'intervenir et de distinguer. Et c'est pour ça que c'était intéressant de constater leur arrivée précoce à l'ultra-gauche, même le matin. Moi, j'ai commencé à aller voir le
matin,
très tôt. Donc on a été, a priori, surpris, ce qui n
'est
pas très surprenant. Et là, il y
a
eu une articulation, non pas avec la manifestation comme protection,
mais
avec les pillards comme masse de manœuvre.
Et
ça, c'est intéressant, parce que là, on voit qu'on passe à une autre étape, c'est-à-dire, on sait, quand on connaît ces phénomènes, que l'ultra-gauche a son espèce de mythe révolutionnaire romantique un peu pathétique, consistant
à
nous expliquer que le criminel est un révolutionnaire qui s'ignore, mais que l'ultra-gauche va leur expliquer qu'ils sont des révolutionnaires. Et là, ils nous ont fait une démonstration en live de «
je
m'articule avec les pillards ». Alors maintenant, il faut exactement voir comment ça se passe. Et en fait, je les fais déferler pour saper totalement l'autorité de l'État par le bas. Ce en quoi la manœuvre est bien faite et réussie. Et puis, vous avez toutes les choses techniques dont on parle peu, mais qui sont très intéressantes. C'est que vous avez des types hyper professionnalisés qui éventrent
les
magasins. Vous avez les pillards qui rentrent par ordre, effectivement. Et vous avez des types très pros qui ne rentrent pas. Ils laissent faire les pillards et ils passent à la vitrine suivante. Ces articulations nous disent beaucoup. Donc, quand on est dans un État organisé, et je ne mésestime pas ce qu'on disait tout à l'heure sur les jeunes qui ont des angoisses, etc. Mais là, juste, ce n
'est
pas le sujet. L'État doit se reconstruire comme un État régalien.
Il
pourra ensuite aller vers des tâches plus fines. Un État qui ne répond pas à ces deux missions premières, que sont la sécurité et la défense, et ensuite la justice, n'est plus un État. Donc, le reste, on ne pourra pas le faire de toute façon. C'est comme ça. Écoutons Manuel Bompard, qui était à l'Assemblée nationale et qui répondait à Laurent Nunez.
Il y a
un échange entre les deux. Écoutez, je vous passe la parole aux politiques. À la souffrance des lycéens et des étudiants, vous avez ajouté celle de commerçants que vous avez abandonnés et de manifestants pacifiques que vous avez maltraités.
À
la honte internationale de la répression contre nos enfants, vous avez ajouté celle de mairies incendiées ou dégradées. C
'est
un véritable fiasco dont vous êtes les uniques responsables. Et vous déplorez que des commerces aient pu être pillés, que des commerces aient pu être détruits, et vous en imputez la responsabilité au gouvernement. J'ai comme ministre de l'Intérieur ma part de responsabilité dans la conception des dispositifs de sécurité. Mais vous avez la vôtre, vous avez la vôtre, dans le soutien que vous apportez à l'ultra-gauche, dans le soutien que vous apportez à l'extrême-gauche radicalisée, dont on sait très bien qu'ils mettent de l'huile sur le feu, qu'ils viennent faire dégénérer les cortèges et qu
'ils
viennent créer des incidents graves.
Voilà
pour le ministre de l'Intérieur, Jonas Haddad, qui fait le lien entre la France insoumise et les groupuscules d'extrême-gauche qui sont passés à l'action. C'est un lien que, s'il le dit, c'est qu'il a des éléments pour le prouver, j'imagine, le ministre de l'Intérieur ? Mais il faut voir ce qu'on voit et entendre ce qu'on entend. Ce matin, la députée LFI, Emma Fourreau de Caen. Elle est sur ICI Normandie et elle dit la chose suivante. Oui, ils avaient raison de piller le Sephora parce que Noël est une violence sociale. Il le dit. Ah,
celle-là,
je ne
l
'avais pas entendu.
Passer
cet extrait pour
faire entendre
à vos téléspectateurs ce que disent ces fous.
Je leur
passerais plutôt
au repas. Les
soulèvements de la terre disent que c'était un moment magnifique de convergence,
de
lutte. Ces gens sont dans Paris-Centre, dans l'Académie du Climat, payés par nos impôts. Donc, en fait, ces gens-là ne se cachent pas. Ils pratiquent juste un double discours pour essayer de ne pas être trop vus, mais ils ne se cachent plus. C'est incroyable. De toutes
les questions
que soulève cette situation, moi, ce qui m'intéresse, en effet, c'est qu'est-ce qu'on fait du terreau qui a permis le 17 octobre ? Voilà ce qui m'intéresse. C'est-à-dire, les associations, certaines en tout cas, LFI, cet humoriste qui a appelé quand même explicitement à tuer Vincent Bolloré et Bernard Arnault, et d'autres proxys. Qu'est-ce qu'on fait ? Une fois qu'on aura répondu, je l'espère, samedi prochain avec plus d'efficacité au casseur, qu'est-ce qu'on fait ensuite ? Qu'est-ce qu'on fait politiquement ? Je peux me dire, juste, j'en avais pas parlé tout à l'heure, mais je pense qu
'il
y
a
aussi des questions de diplomatie. Quand vous avez des Black Blocs qui viennent d'autres pays, il faut identifier les pays d'où viennent ces Black Blocs et demander vraiment pour le coup que ces gens-là ne soient pas autorisés à venir. Deuxièmement, bien évidemment, que les pilleurs, les casseurs qui sont étrangers, parce qu'il y en avait également, il faut qu'ils soient expulsés immédiatement. Et là, on ne
va
pas avoir des petites OQTF, on leur va demander gentiment de partir. Parce que les Black Blocs, c'est une internationale également. Donc en fait, vous avez deux typologies d'étrangers. Vous avez les étrangers d'ultra-gauche, les étrangers d'ultra-racaille. Et je pense que les deux urgences, ce sont ces deux-là. Parce que c'est eux qui mettent une ambiance terrifiante. Vous voyez, il
y
a eu récemment d'ailleurs sur les réseaux sociaux, une affiche avec Halloween. Oui.
Vous imaginez l'ambiance
? Oui, ils appellent déjà
manifester ce jour-là. Vous imaginez l'ambiance, c'est pour ça que je pense qu'il y a eu urgence. Déjà,
en temps normal, c'est horrible.
Et
qu'à part les petits débats à l'Assemblée nationale,
il
faut que l'UNES passe, pas en mode techno, mais en mode politique, là. D'accord. Yacelyse Lecors, sur ces échanges qu'on a entendus, et puis la réalité du terrain. Oui, moi j'aimerais revenir sur la notion des
réseaux sociaux. Ce qu'on voyait tout à l'heure dans le sujet que vous avez passé, ce sont des gens qui appellent à agir dans la rue, qui appellent à la violence. Mais il y a toute une autre partie de gens qu'on dirait instruits,
en
tout cas surdiplômés, qui ont souvent deux masters en sociologie ou en sciences humaines. Moi aussi,
je
suis diplômée de sciences humaines, mais bon, je ne
l'ai
pas utilisé de la même manière. Et ce qui est assez incroyable, c'est qu'il est légitime par un discours idéologique, ces violences. Et ces gens sont souvent profs à la fac. Je pense à Bettina Zourli, qui est prof de sociologie à Rennes 2, qui s'est retrouvée à Place de la République et a expliqué à une jeune femme, dont son immeuble a été envahi par des pilleurs et des casseurs. Elle s'est retrouvée seule avec son nouveau-né.
Elle
a été menacée de viol. Et on lui explique que c'est un dommage collatéral. Vous voyez, ça, c
'est
l'idéologie dans ce qu'elle a de pire et qui nie les réalités, comme vous l'avez dit, des individus. Et qu'est-ce qu'on fait ? C'est-à-dire que maintenant que cette femme est sortie du bois et a fait l'apologie de ses violences, et bien elle va
rester à son poste et on
va continuer de payer son
salaire avec nos invés. Vous avez raison. Vous avez tendu social. En fait, c'est toute la difficulté. D'ailleurs, il l'assume absolument. Les cadres de la France Insoumise, on a une députée de Seine-Maritime qui d'ailleurs a été élue grâce au retrait du candidat soutenu par l'éloi Philippe au second tour, Alma Dufour. Alma Dufour qui nous expliquait que la faim justifie les moyens. Donc en fait, il
y a
un moment donné, il y a une double responsabilité. Il y
a
d'abord la responsabilité évidemment d'un mouvement politique, qui est la France Insoumise, qui essaye d'inverser la charge accusatoire d'ailleurs. J'ai entendu encore ce matin Mathilde Panot sur une autre antenne qui nous expliquait que les commerçants avaient été victimes, je cite, de la stratégie de maintien de l'ordre. Ils ne sont pas victimes des casseurs ou des émeutiers,
ils
sont
victimes de
la stratégie de maintien
de l'ordre par
nos forces de l'ordre. Donc il
y
a évidemment une responsabilité politique de la part de la France Insoumise qui a fait de cette violence et de ce projet de chaos un projet politique et un mode opératoire. Et puis il
y a
ensuite une autre responsabilité politique, c'est celle non seulement d'Emmanuel Macron, mais de tous les gouvernements qui se sont succédés depuis 30 ans, qui en fait n'ont apporté absolument aucune réponse à ce qui a, et vous avez très bien dit le mot, M. Nolo, à ce qui a en fait créé les germes de ces émeutes et de ces chaos. À la fois une politique d'immigration massive, avec un abandon total du modèle assimilationniste français, également une politique de désarmement moral de nos forces de l'ordre dans leur rôle et leur mission de maintien de l'ordre. Et enfin, évidemment, le laxisme judiciaire.
Parce que là, aujourd'hui, on en est à avoir recours à des mesures ponctuelles, les couvre-feux, etc. Mais on ne va pas vivre H24, 16 jours sur 7, en couvre-feu. Ce n
'est
pas comme ça que j'imagine la liberté à la française. Donc il
y a
un moment donné, il faut aussi aller neutraliser et mettre hors d'état de nuire ceux qui sont responsables des émeutes et ceux qui sont responsables du chaos dans la rue. Mais pour ce faire, il
faut
avoir une justice qui fait son boulot. Au passage, le RN doit organiser son congrès ce week-end à Orléans. Il y a pas mal d'inquiétudes autour de la sécurité de ce rassemblement, vu le contexte. Est-ce qu'il y a des mesures de sécurité particulières qui ont été prises ? Vous avez hésité à le reporter, à l'annuler, ce congrès ? Du tout, du tout. On est pour le coup en contact avec les services de sécurité, de renseignement, y compris les services de la préfecture. Tous les signaux sont au vert, il
n'y a
absolument aucun problème. Donc on invite, au contraire, permettez-moi de renouveler l'invitation à tous les Français. Ça va être un moment très vestige, très agréable, un beau moment. Donc on invite tous les Français à venir à Orléans le 25e
siècle. S
'il
n'y
a pas de couvre-feu, en tout cas à Orléans. Que tout vous devez être, ça va être un très beau lancement de campagne.
Non, non, mais c'est
intéressant, Louis de Ragnel. La vraie question, c'est qu'est-ce qu'on a appris depuis les dernières émeutes ? On parle du 17 octobre maintenant, comme on a parlé du 7 octobre. Toute mesure gardée, évidemment, parce qu
'il
y
a
le drame de ce qui s'est passé en Israël. Quand
on donne la date... Ça devient une
date maintenant, on parle du 17 octobre. Depuis Naël, qu'est-ce qui s'est passé ?
Qu
'est-ce qu
'on a
appris, Louis ? Absolument rien. Moi, je me souviens des discours, il n
'y
aura pas d'impunité, on tirera tous les enseignements. Et en réalité, on passe à la crise d'après. Au moment de Naël, moi je me souviens aussi, au nom de la lutte contre la récupération politique, on n'avait surtout pas le droit, à chaud, de tirer des enseignements. Et comme à chaque fois, on vous dit, plus tard, à froid, on pourra réfléchir. Et en réalité, ça ne se produit jamais. Mais globalement, c'est toujours la même chose, même avec Dominique Bernard, Samuel Paty. À chaque fois, vous entendez les mêmes discours martiaux. L'État ne reculera pas. Là, on voit bien les discours à l'Assemblée nationale.
Le gouvernement dit, en gros, arrêtez de nous poser trop de questions, c'est déjà suffisamment compliqué comme ça. Laissez-nous faire. Nous, on est des pros. Et ensuite, on discutera des causes, des conséquences et de ce qu'il faut changer. Et moi,
je
me souviens, la dernière fois, en réalité, qu'il y
a
eu une vraie prise de conscience et des changements, pour le coup, c'était après les Gilets jaunes. Ça, pour le coup, il
y
a eu même le schéma national du maintien de l'ordre qui a évolué, avec une doctrine qui a un tout petit peu évolué. Mais depuis les Gilets jaunes, en réalité, il ne s'est rien passé. Ce qui est encore plus accablant et dramatique, c'est que comme on arrive en fin de quinquennat, vous êtes certaine, et les téléspectateurs peuvent être certains, qu'il n'y aura aucun enseignant, personne ne tirera d'enseignement de tout ça. Et on laissera l'élection nettoyée, apurée, peut-être. Il y a certains partis politiques qui en parleront peut-être plus que d'autres.
Je
pense au Rassemblement National, je pense aux
États-Unis. – Jonas
Haddad, vous n
'êtes
pas d
'accord
?
–
Globalement, il ne se passera rien. – Je pense qu'il faut changer de braquet. Je suis d'accord avec ce deal, Louis Daragnel, mais il faut qu'on tire des conséquences. Je me permets de relayer à votre antenne, et je prends le risque de le faire, une opération qui est montée sur les réseaux sociaux, et je pense qu'il faut regarder le prêt, ça s'appelle le zéro parrainage pour Mélenchon.
Quand
vous avez un candidat à
l
'élection présidentielle qui met de l'huile sur le feu, comme ça, dans l'élection présidentielle, la question se pose pour ceux qui vont donner leur parrainage à M. Mélenchon. Parce que j'ai déjà entendu des gens de droite, ou des gens du centre, ou des gens de gauche dire « mais
pour
l'intérêt démocratique, il faut que je puisse donner mon parrainage à Mélenchon ».
Donc
je pose la question du sens qu'on donne au parrainage à Mélenchon, parce que c'est exactement ce que disait Aziz Lecor tout à l'heure. On entend tous ces gens faire preuve d'une empathie suicidaire, d'une empathie vis-à-vis de ceux qui aujourd'hui cassent et détruisent notre pays, qui est complètement dingue. Et moi,
je
n
'ai
pas envie que mon pays se suicide, donc je pose la question de savoir si on peut encore, lorsqu'on est élu de la République, et que des bâtiments publics ont été détruits, donner son parrainage à Jean-Luc Mélenchon. Alors, vous évoquiez les couvre-feux, je crois qu'on peut vivre comme ça, éternellement sous couvre-feu. Écoutez ce qu'en pense Mathilde Panot, de la France Insoumise.
La réponse qui est celle de donner une punition collective, avec notamment les mesures liberticides, de couvre-feu, d'interdiction de rassemblement, qui apparemment d'ailleurs ne concernent pas les groupuscules d'extrême droite, qui ont manifesté tranquillement à Lyon la nuit dernière, malgré ces interdictions-là. Et je rappelle que dans un état de droit et en République, il ne peut y avoir de punition collective, et que toutes les mesures liberticides ne feront pas disparaître la colère. Enfin, surtout là où le mépris est le plus marqué, c'est qu'il n'y a dans la bouche de Macron et du Premier ministre, aucune réponse aux revendications.
Et je le redis, à une crise politique, il faut des réponses politiques et non policières. Voilà, il ne faut pas de réponses policières. Eric Debecq.
Bien évidemment, je vais être amené à dire le contraire. Étonnant. C'est une surprise.
Vous vous étonnez beaucoup.
Oui, je sais, je suis un garçon étonnant. J'aurais aimé, j'aimerais, je ne sais pas, ça ne
se
produira peut-être pas, mais qu'on applique
ce
que pourtant on a fait maintes et maintes fois, c'est-à-dire du quoi qu'il en coûte sur les questions de sécurité. Je pense qu'il n'est pas clair pour un certain nombre de gens dans le personnel politique que le quoi qu'il en coûte en matière de sécurité intérieure, on le défend d'ailleurs, mais de sécurité intérieure, c'est la base de toute autre mission politique. La sécurité, c'est la première mission de l'État et c'est la condition de la vie sociale. Donc là, on devrait dire, OK, maintenant on va mettre les moyens. Quand des spécialistes
du
maintien de l'ordre
sur
le terrain, parce que des conversations avec beaucoup d'entre eux disent par exemple, pour être un peu plus confort, on parlait tout à l'heure des escadrons de gendarmerie mobile qui sont fixés dans les Outre-mer, il nous faudrait 5 000, 10 000 personnels supplémentaires. Très bien, on a fait du guichet ouvert. Eh bien, mettons 5 000, 10 000 personnels supplémentaires. On a besoin de tel matériel en police, en gendarmerie, on les met. On a des problèmes d'essence, parce
qu
'en ce moment le carburant est un vrai sujet pour les policiers et les gendarmes, très bien, on débloque les budgets. Quand on parlait des gens qui se sont retrouvés là à piller, tous ces gens qu'on n'a pas traités judiciairement depuis 10 ans, 15 ans, est-ce qu'enfin on va prononcer des peines ? Parce que lors des autres manifestations où
il
y avait eu aussi des échauffourées, les gens, on les fait comparer de manière aléatoire, on les condamne encore moins, on les envoie jamais en prison. Les moyens du renseignement, est-ce qu'une bonne fois pour toutes, on va les évaluer pour savoir ce dont ils ont besoin ? Et ne pas faire ce que fait M. Darmanin, comme il a pris l'habitude de le faire depuis l'affaire Liana, c'est de dire « c'est pas moi, c'est les autres ». Donc, est-ce qu'enfin on va prendre les choses au sérieux ? Et est-ce qu'on va avoir, en fait, j'en arrive à ça, une vraie politique de sécurité intérieure ? Aujourd'hui, nous n'avons pas de politique de sécurité intérieure.
Ça c'est dit, ça c'est au carré et c'est posé sur la table. Eric Delbecq, il y a des inquiétudes ce soir, il y
a
un match de foot, je crois, PSG et Barcelone, le
match
de la Ligue des champions, dispositif de sécurité important, parce qu'évidemment on redoute de nouvelles violences. Il y a aussi un match Montpellier-Red Star, là j'imagine qu'on parle d'autre chose que de football, qui a été reporté... C'est
du
foot aussi, ok.
qui a été reporté à lundi par la préfecture, c'est de la Ligue,
c
'est de la L2,
excusez-moi. Là, maintenant, tout événement, match de foot, concert, Halloween, n'importe quoi va être suspect.
La bordélisation est
un concept global, donc tout peut être prétexte à bordélisation, même Halloween, qui normalement n'est pas fait pour ça, parce que figurez-vous que pendant les émeutes, la vie continue,
en
fait. Les gens vont au concert de Céline Dion, maintenant c'est
terminé,
il faut
les
protéger, il y aura d'autres concerts. Les gens vont au stade de foot, il faut les protéger, voilà. Et là, on est en train de dire que toute la police va être concentrée sur ces journées d'émeutes.
Alors
ça,
c
'est des images d'archives de la finale du PSG à l'étendue sociale, des anglétudes pour tous les événements désormais. C'est comme ça qu
'on
va vivre ? Il est évident que le risque existe. Et puis on a été habitués, les Français aussi avec nous, à voir des finales de Ligue des Champions être perturbés, des jours de fête... Par
des
supporters anglais. ...être perturbés, les fameux supporters anglais de M. Gérald Larmalin au stade de France. Donc tout ça, malheureusement, on a l'habitude. Mais encore une fois, ni les émeutiers, ni les casseurs, ni les pilleurs, et ni Jean-Luc Mélenchon ne méritent qu'on leur donne raison et qu'ils obtiennent des victoires par l'annulation d'événements sportifs comme par... ...d'événements politiques. ...en désaccord avec ce qui a été dit avant, mais sur le fait de ne pas vouloir parrainer Jean-Luc Mélenchon. C'est un principe de démocratie. Un élu local parraine qui y veut. Moi, évidemment, je serai totalement en désaccord sur le fond. Mais autant qu
'on
fasse ça dans les urnes, notre démocratie ne mérite pas, qu'on malmène notre démocratie, notre fonctionnement démocratique, juste pour lui. Alors,
ce
que je pense, c'est qu'on s'est transformé... On parlait de la douce France,
c
'est devenu la France à gros douce.
C
'est-à-dire que chaque moment de joie, de bonheur est cassé par des casseurs. Et on a l'impression qu'il
y
a deux Frances qui sont en train de s'installer.
Il
y a la France qui pille et la France qui paye. Voilà. Donc il y a des gens qui considèrent qu'ils ont le droit de piller, d'autres qui doivent payer pour les dégâts des autres. Et ça, malheureusement, ça doit changer de braquet. Et moi, je pense qu'il n
'y
a rien de juridique dans ce que je dis concernant Mélenchon, mais je dis juste qu'il faut que tout le monde fasse son examen de conscience, notamment chez les socialistes qui ont fait une alliance scélérate à l'époque dans le cadre du nouveau Front populaire avec la France insoumise. On ne peut plus banaliser des gens qui sont en train de menacer l'équilibre social de ce pays. Et donc j'assume mes propos et je considère que tous ceux qui vont devoir payer assument ces propos aussi. Vous savez, c'est Nicolas qui va payer tout ça quand même,
tout ce qu
'on voit. Et c'est Nicolas qui va prendre des pavés. Merci à tous d'être venus. Merci Éric Delbecq, donc Jonas Sadat, Gaëtan Dussaucet, Aziz Lecor, Éric Nolo, Louis de Ragnel. Demain à 8h10, notre invité sur CNews et Europe 1 sera Éric Ciotti, président de l'UDR, député des Alpes-Maritimes et maire de Nice. Je vous signale aussi que le match de foot de ce soir dont on parlait, il était à suivre bien tranquillement aux choses sur Canal+, comme ça je
ne risquais absolument
rien. Et j
'ai
le plaisir de passer l'antenne à Christine Kelly pour Face à l'info. Bonne soirée à demain matin. Événement. Bruno Le Maire face à Jean-Philippe Tanguy, deux visions de la France. Duel. Présenté par Laurence Ferrari, demain à 21h, en direct sur CNews.
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retard là.
Demain.
Papa, c'est aujourd'hui que je me marie donc tu peux passer la seconde s'il
te
plaît
?
Écoute, demain, ça fera trois ans que j
'ai
mon bonus 50. Alors si je veux pouvoir en bénéficier la vie, je
ne peux
pas risquer l'accident.
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vous savez pourquoi je préfère la MAF
? MAF, MAF, MAF Je
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