Bruno Le Maire, Dans les yeux d'Agathe
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Dans la petitesse, on descend toujours beaucoup plus bas qu'on ne le croit. Quand on vous a laissé pour mort sur le bord de la route, il faut d'abord ressusciter. »
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« Mort sur le bord de la route, c'est à peu près l'état dans lequel on a voulu me laisser en 2024 à la sortie de Bery avec toutes des accusations qui me sont tombées dessus, la plupart largement infondé. »
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« C'était le seul qui voulait vraiment rétablir les comptes publics. Personne n'a voulu prendre ses responsabilités. »
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« Les Français tout d'un coup changent de regard et se disent tiens, ce qu'il dit est intéressant. »
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« Il a parlé de cheval de retour, ce qui est assez violent. Ça veut dire récidiviste dans la petitesse. »
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« Je ne souhaite pas à mes enfants la violence qui fait partie de la vie publique. »
Temps de parole
- Bruno Le Maire100 %
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Dans la petitesse, on descend toujours beaucoup plus bas qu'on ne le croit. Quand on vous a laissé pour mort sur le bord de la route, il faut d'abord ressusciter. Mort sur le bord de la route, c'est à peu près l'état dans lequel on a voulu me laisser en 2024 à la sortie de Bery avec toutes des accusations qui me sont tombées dessus, la plupart largement infondé. J'ai pas entendu un responsable politique ni des oppositions, ni de la majorité. Dire "On met tout sur le dos du ministre des finances". En réalité, si on se dit la vérité, c'était le seul qui voulait vraiment rétablir les comptes publics. Personne n'a voulu prendre ses responsabilités.
Il y en a qu'un, je l'oublierai jamais, qui l'a fait, qui l'a reconnu. C'est Gérald Armanain. C'est le seul. C'est l'épreuve la plus dure de votre vie. politique bien sûr, c'est une vraie épreuve. Alors, je crois à la résurrection donc ça tombe très bien. Donc vous n'êtes pas ressuscité encore. Il y a la résurrection personnelle, je suis en pleine forme, très heureux, tout va bien. Mais c'est pas le sujet. Le sujet c'est que les Français tout d'un coup changent de regard et se disent tiens, ce qu'il dit est intéressant. Peut-être qu'on l'a jugé un peu trop vite, peut-être que dans le fond ce qu'il nous propose est la solution. Et ça pour le moment, c'est pas le cas. Demain, on verra.
Il y a pile un an, quasiment jour pour jour, vous faisiez votre retour au gouvernement au ministère des armées. Un retour qui n'a duré que quelques heures, notamment parce que votre ex-collègue Bruno Retaillot a démissionné. Il a parlé de cheval de retour, ce qui est assez violent. Ça veut dire récidiviste dans la petitesse, on descend toujours beaucoup plus bas qu'on ne le croit. Je constate que je ne sais pas s'il a voulu me tirer une balle dans la tête, mais en tout cas, il s'est tiré une balle dans le pied car je ne suis pas sûr que les Français aient compris sa décision.
Donc euh même à 57 ans, même avoir reconnu beaucoup d'épreuves et avoir beaucoup de cicatrices, vous découvrez toujours plus dans la petitesse peuvent aller les hommes. Et pour le coup, n'étant pas du tout un homme de regret, je suis très fier de m'être engagé dans cette voie. Je trouve que c'est un pas un métier, c'est une vocation formidable la politique. Faut pas s'arrêter à ce qu'elle est devenue, ce qu'elle est aujourd'hui, ce qu'elle peut avoir parfois de de médiocre et surtout de très violent. Vous le souhaitez pour un de vos fils aujourd'hui ?
Et pourtant, je ne le souhaite pas du tout pour un de mes fils parce que je ne souhaite pas à mes enfants la violence qui fait partie de la vie publique. Mais s'engager pour les autres, il y a rien qui donne plus de sens à l'existence. Rien. Mais vos enfants plutôt loin de la politique, le plus loin possible ou trop violent.
Bruno Le Maire