eCommittee MEP Anne Laperrouze part 1
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:50OuverteRéponse directe
Qu'en avez-vous pensé du vote de votre commission sur les émissions de CO2 pour les autos ?
- 3:41OuverteRéponse partielle
L'extension du bonus malus au niveau européen est-elle envisageable ?
- 5:08OuverteRéponse directe
Comment promouvoir les transports publics et les comportements alternatifs ?
- 6:31OuverteRéponse directe
Qu'en pensez-vous de l'hydrogène comme alternative ?
- 8:27OuverteRéponse directe
Quelles mesures pour limiter le risque de non-renouvellement des flottes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:35Fait
« Le vote de la commission industrie me laisse finalement un goût un petit peu mitigé. »
- 3:01Fait
« On est dans un monde globalisé et que certainement des constructeurs, des pays tiers peuvent aussi capter ce qui se dit ici au niveau de l'Union européenne. »
- 5:51Fait
« Depuis la hausse du prix de l'essence, on a vu la fréquentation du transport par bus augmenter. »
- 8:27Fait
« 120 g pour 2012, c'est trop juste. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Bonsoir. Nous avons le grand plaisir d'accueillir ce soir madame Anne Lapérouse. Madame la Pérouse est députée européenne française au sein du groupe Alliance des démocrates et libéraux d'Europe. Par ailleurs à les membres de la commission de l'industrie de la recherche de l'énergie, également de la commission temporaire pour le changement climatique et également membre du conseil général du TARNE. Euh madame la POUS, nous vous remercions infiniment de votre acceptation de cette interview. Euh tant que vous êtes la première députée européenne française et compte tenue de la présidence française, nous a semblé important d'avoir une voix française dans ce qui nous préoccupe,
c'est-à-dire le changement climatique. Alors, d'abord, je je voudrais vous poser une question et en traite au à la décision et au vote qui a été pris hier par votre commission en ce qui concerne les émissions de CO2 pour les autos. Qu'en avez-vous pensé ? Est-ce que vous étiez contente ? Est-ce que vous étiez déçu ? Et qu'en est-il à votre avis de l'influence qu'ont pu porter peut-être les fabricants d'auto ou les constructeurs automobiles sur cette décision ? Très bien. Ben tout d'abord, merci de m'avoir invité. Je crois qu'effectivement le le moment est venu de parler des émissions de de CO2 de voiture. Alors le le vote de la commission industrie me laisse finalement
un goût un petit peu mitigé. Euh je dois dire que j'ai globalement soutenu des amendements de compromis mais que j'aurais aimé par exemple que certains critères soient évités comme le poids des voitures. C'est-à-dire plus les voitures finalement si on reste à ce vote de la commission industrie, plus le poids des voitures va grossir plus finalement on serait autorisé à émettre de de CO2. Alors je pense que le poids des voitures peut croître à mon sens il devrait plutôt diminuer mais s'il croit on devrait proportionnellement aussi diminuer le coût de CO2. Donc par rapport par par rapport à ça, je suis déçue. Euh je suis également déçue parce que au tout début euh moi je m'étais dit c'est simple de dire 120 g pour 2012, tout le monde comprend. Bon, mais vous
savez que je viens aussi du monde de l'industrie automobile, donc je comprends aussi bien sûr ce qu'on appelle les pressions euh des industriels de l'automobile. C'est vrai que pour changer de modèle euh on estime qu'il faut entre 4 et 7 ans. Euh 2012, c'est dans 4 ans. Donc, on peut comprendre que l'industrie automobile finalement est fait une forte pression. Alors pour le moment, je dis on a donné un signe mais le signe c'est le vote de la commission industrie. Il est quelque part normal que la commission industrie donne un signe industriel. On a aussi le vote en environnement. Moi personnellement, je je pense que je vais pousser pour que on encourage de toute façon les constructeurs à baisser le
leurs émission. Je crois qu'il leur va aussi de leur intérêt. Faut pas oublier qu'on est dans un monde globalisé et que certainement des constructeurs, des pays tiers peuvent aussi capter ce qui se dit ici au niveau de l'Union européenne et au niveau du monde entier sur la nécessité de réduire les émissions de CO2. Donc il y a ça et puis je crois aussi beaucoup au comportement des consommateurs. Je crois qu'aujourd'hui si on achète un véhicule, il me semble qu'aujourd'hui avec tout le bruit qu'a fait Algor ce qui s'est passé en France avec le grenet de l'environnement, je pense que le consommateur aujourd'hui va chercher des véhicules peu consommateurs et peu émetteurs de CO2. Donc il va de l'intérêt des constructeurs d'accélérer le mouvement. Ben je vous remercie
d'ailleurs. Alors les questions que je vais vous poser, c'est les questions qui émanent de citoyens français d'ONG ainsi que de votre collègue la sénatrice Fabienne Keller. Donc c'est un ensemble de questions et justement vous touchez au grenel de l'environnement et là une question concerne un système incitif incitatif du type bonus malus par exemple actuellement expérimenté avec succès en France et est-ce que ça ne pourrait pas selon vous être étendu au niveau européen ? Alors, c'est une question qui est effectivement euh débattue. Euh on est pour des systèmes incitatifs. Euh bon, aujourd'hui, le système le plus simple, c'est les crédits d'impôts, mais si on ne paye pas d'impôt, effectivement, on ne va pas pouvoir bénéficier de cela. Je pense que pour l'automobile, c'est un c'est un bon
système que ça devrait être développé au niveau européen. Et qu'est-ce qu'en pensent vot vos vos vos vosos vos vos collègues ? On a on a toutes les opinions là-dessus. Ça me paraît un peu difficile de de répondre. On a vraiment toutes les opinions là-dessus. Il a des propositions qui n'ai pas été pris en considération comme vous l'avez souligné au début de cette interview, c'est la le le style de de l'attitude des consommateurs et leur style de vie. Vous voyez, moi je je réside à Bruxelles par exemple, mais pour aller au Parlement, je ne prends pas mon auto sûr euh parce que ça serait complètement ridicule. Je prends les transports en public et je crois que euh il il il pourrait y avoir une incitation plus grande de façon à faire en sorte que cela soit prise en compte même dans au sein des
réglementations en en disant que on va promouvoir encourager. Alors là on va on va sortir du du 120 g de CO2 des voitures. On on va on va jouer sur ce que je dis au tout départ, c'est le comportement, c'est aussi les collectivités comment elles vont gérer, comment elles voi la vision de leur déplacement à terme. ou tout à fait. Donc ça c'est fondamental et et d'ailleurs le paquet énergie climat va orienter vers cel que le COD de voiture. D'ailleurs à ce niveau-là je et puisque vous êtes au conseil général du Tarn comment ça se passe chez vous par exemple ? Alors, chez nous, nous sommes typiquement dans des zones difficiles parce que ce sont des zones rurales. Donc ça veut dire que le le transport public coûte un peu plus cher qu'ailleurs. Donc, il est largement
financé par la collectivité et je dois dire que depuis la hausse du prix de l'essence, on a vu la fréquentation du transport par bus augmenter. Donc, c'est quand même intéressant. On voit aussi euh des changements qui qui de des comportements qui sont modifiés, des personnes qui allaient à la ville voisine acheté en grande surface qui aujourd'hui reviennent vers du petit commerce parce qu'elles évitent les allers-retours en voiture et même en zone rurale, il y a du couvoiturage qui existe déjà. Oui, on a des endroits où les gens garent leur voiture pour aller ensuite travailler à Toulouse. Ils font de covoiturage. Donc ça commence de plus en plus à se développer. Je crois beaucoup moi à ce comportement mais je crois je crois que c'est essentiel même en ce qui concerne par exemple la les
politiques pour favoriser la commercialisation de nouvelles par exemple voitures électriques. On entend parler beaucoup d'hydrogène maintenant. Qu'est-ce que qu'est-ce que vous en pensez de ça ? Il faut peut-être il faut peut-être apporter des des des subventions, il faut des encouragements. Alors bon, il y a il y a l'industrie automobile qui qui innove dans dans ce dans ce genre de de nouveaux produits. Je pense aussi aux encouragements qui sont faits au niveau européen via les politiques d'encouragement pour la recherche et l'innovation, ce qu'on appelle les programmes cadres de recherche et de développement. Il y a aussi des initiatives qui sont accordées au travers ce qu'on appelle des programmes innovation et compétitivité pour les qui s'adressent à des PME. Donc
je crois qu'aujourd'hui le l'accent est mis sur la la recherche de nouvelles économies d'énergie, l'efficacité énergétique, sur des nouvelles innovations. L'hydrogène fait partie euh des sujets qui sont fortement encouragés au niveau européen. On a ce qu'on appelle des projets d'initiative conjointes au niveau européen pour encourager tout ça. Donc c'est c'est clair qu'aujourd'hui, je crois qu'ici tout le monde est sensibilisé sur les nouvelles technologies qui vont amener de nouveaux formes de véhicules mais aussi peut-être de nouveaux carburants. Puis sont les gisements d'emploi en plus hein. Et ce sont des gisements d'emploi. Nous croyons que de toute façon, il me semble d'une manière un peu plus large que finalement l'économie européenne bien sûr ce que je vais dire est
peut-être un peu caricatural mais il me semble qu'en Europe nous avons pratiquement tout ce dont nous avons besoin. société, nous avons l'eau, l'électricité, le logement. Il y a bien sûr des gens qui souffrent qui qui sont en grosse difficulté par manque tout simplement de moyens financiers malheureusement. Mais je crois que nous avons une source aujourd'hui de progrès, c'est l'environnement. Oui, je pense aussi, c'est sûr. C'est sûr c'est un gisement d'emploi considérable et nous avons les atouts au niveau de la recherche, de l'innovation. Moi, je crois fortement. Et dans tous les domaines parce que là on est en train de parler d'automobile mais votre collègue par exemple Honesta euh parlait des des bâtiments, des édifices euh euh en indiquant qu'on peut vraiment réduire de
50 % ce qui est énorme. Donc euh ça c'est plutôt positif. Euh quelles sont les mesures prises ? C'est une autre question pour limiter le risque de non non non renouvellement des flottes au cas où le coût subi par le consommateur est trop important. Oui, c'est les questions qui éent des vraies questions. Ouais. Euh c'est c'est pour cela si vous voulez qu'il faut il faut être prudent. Oui. Euh je crois que pratiquement 120 g pour 2012, c'est trop juste. Euh donc c'est pour ça que nous avons finalement en commission industrie industrie euh prévu que ce serait 60 % de la flotte en 2012, 70 en 2013 et cetera pour arriver
jusqu'en 2015. Et nous estimons que globalement par rapport aux statistiques que nous avons, ça laisserait normalement le parc automobile arriver à cet objectif sans trop pénaliser les les cons et qui serait par exemple peut-on parler de l'ordre de à moyen terme en 2020 20 alors de 80 g ou de l'objectif serait 80 g je trouve ça serait un bon chiffre. Oui oui oui oui oui oui oui parce que je finalement on n pas parlé d'objectif à moyen terme. Voilà. Et c'est qui c'est c'est si on a un petit peu parlé dans notre discussion en disant qu'il fallait de la donner de la visibilité au aux entreprises pour pouvoir investir pour pouvoir prévoir amortir leurs investissements. Mm.
Anne Laperrouze