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interviewJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 16 avril 2025 87 minAutoproduit

Trump n’est pas fou, il a un projet - Conférence à l'université McGill à Montréal

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Sans plus attendre, je vous prie d'accueillir monsieur Jean-Luc Mélenchon. [Applaudissements] Merci, merci beaucoup. Merci beaucoup.

Je suis très impressionné par votre nombre. Et naturellement, je n'ai pas la vanité de croire que ce soit une affaire personnelle. Je pense que vous êtes venu, vous avez voulu venir en nombre pour exprimer un message.

Je le reçois avec beaucoup de gratitude. Votre message, c'est l'intérêt pour une forme d'organisation, une pensée et une action, celle de ce qu'on appelle dorénavant la gauche radicale française. comme si la gauche pouvait être autre chose que radical.

Mais enfin bon et sans doute peut-être de votre côté aussi une certaine solidarité avec l'un des représentants d'un peuple qui a cette particularité de vivre dans ce qu'on appelle une démocratie où le président de la République convoque des élections et puis décide que le résultat ne le concerne pas. Et donc après qu'on nous est annoncé par 27 sondages sur 27 notre défaite certaine au profit de l'extrême droite, nous avons gagné. Et le président de la République en toute logique a nommé comme premier ministre quelqu'un venant du parti le plus petit.

Voilà la France telle qu'elle est. Mais ce n'est rien bien sûr tant que nous sommes debout et que la lutte continue. Ce n'est pas nous qui sommes disqualifiés par ces méthodes immorales, ce manque de respect pour la souveraineté du peuple qui est quand même le fondement de la République.

Ce n'est pas nous non. Et c'est pourquoi quand le livre Fait mieux a été traduit en anglais, que donc je dois aller aux États-Unis d'Amérique, j'ai pensé que ça serait bien de venir prendre mon souffle ici d'abord avant de sauter et puis parce que je vous connais et puis évidemment il y a les événements de votre que votre voisin vaincré, comme dit la louette en colère, grossier, armé et cetera. J'espère vous connaissez la chanson.

Bon, donc c'est pas la peine que je la chante, ça la gâcherait. Mais nous avons décidé alors que on ne se contenterait pas de passer et on a décidé en examinant la situation que il fallait faire une délégation et pas une délégation n'importe laquelle, une délégation de d'élus directement lié à vous, au centre d'intérêt que représente le Canada et le Québec pour des Français. Alors, je redis que nous sommes là pour exprimer une solidarité avec le Québec, sa liberté, avec le Canada, son indépendance à l'égard de son voisin qui le menace d'annexion.

Et je sais que nous, nous avons honte du silence des dirigeants européens. Nous avons eu honte de voir notre président pactiser avec celui des États-Unis d'Amérique sans avoir dit un seul mot du voisin qui est notre ami, notre allié et puis nos cousins du Québec tout de même qui aurait au moins mérité quelques secondes d'attention de la part de ce personnage. Alors il y a eu pire puisque vous êtes paraît-il membre du comm Noël, c'est que vous avez un roi.

Alors lui au moins, il a mis une décoration pour montrer sa solidarité avec vous. Mais l'autre, le Premier ministre quand il a été voir monsieur Trump, alors à la sortie, on lui a dit "Vous avez parlé du Canada, du Canada, il a mal pris. Il a dit "Ah, vous faites ça pour qu'on ait des histoires avec les Américains." Donc il n'a pas parlé.

Alors, nous avons honte. Qu'a dit la présidente de l'Union européenne ? Rien. qu'on dit les dirigeants d'une manière générale européen, rien.

Alors, nous marchons au plafond quand la Russie envahit l'Ukraine à juste titre puisqu'on ne peut pas l'accepter mais quand les États-Unis d'Amérique menacent le voisin le plus proche de l'envahir, personne n'a rien à dire. Alors moi, je viens très solennellement dire ici, au nom du peuple français et des insoumis, nous sommes profondément solidaire du futur indépendant et libre de votre peuple. Quoi qu'il arrive, fus à coup de bâton et à coup de pierre, nous serons de votre côté si ce voisin dépasse la frontière.

Alors, ce sera le moment d'émotion. Pour le reste, j'ai bien l'intention de tenir parole et de faire en sorte que ce soit ici une conférence. Je suis très sensible au fait que l'université est acceptée de nous louer cette salle car véritablement plus que jamais il nous faut vivre l'université comme un lieu de liberté de l'esprit dans un moment où cette liberté est menacée partout dans le monde et spécialement dans les lieux de savoir parce que se dessine devant nous une forme nouvelle d'obscurantisme qui rappelle quasiment celui des époques médiévales ou au nom de la religion ici, au nom de la politique là-bas, on intervient, on entre dans les universités et on décide de quoi l'on va pouvoir parler, sur quoi on va pouvoir rechercher, sur quel thème on va pouvoir publier.

Et c'est ainsi que nous français ne montrons pas l'exemple puisque nous avons eu une présidente d'université capable de dire qu'elle allait s'en prendre au walk dont personne ne sait ce que ça veut dire en tout cas pas moi. Et qui se destinait à pourchasser les islamogauchistes. Ensuite, c'est devenu les antisémites dès que quelqu'un critiquait la politique de monsieur Netaniaahu suivant une équation terrible qui a produit des effet désastreux dans tous les lieux où l'on veut penser librement et donc librement donner son accord ou exprimer son désaccord pourquoi.

Il est donc très important qu'à cette heure on ait un deuxième petit moment d'émotion pour dire notre solidarité avec des gens que le reste du temps on fréquente pas trop, faut bien le dire qui est l'université d'Harvard qui avait courage a tenu tête à monsieur Trump parce que celui-ci prétendait supprimer l'argent parce que il ne s'était pas comporté d'après lui d'une manière qui lui convient. Et voici cette première forme d'obscurantisme ou plutôt la dernière qui vient de ressurgir. La politique se mêlant de dire ce que l'on doit faire dans une université.

Pour nous français, nous ne pouvons oublier que la première de nos universités, je pense à la Sorbonne, fondée par Robert de de Sorbon, on était à une époque où ça rigolait pas, hein. La liberté de l'esprit, c'était pas le fort de l'époque. Et bien, les libertés universitaires ont été pratiquement consubstantielles à l'université elle-même.

Et si c'était que quelques personnages grossiers et violents, on pourrait encore se dire "Ma foi, ça passera. Pour ma part, je ne crois pas que ça passe" sans qu'on les ait chassé eux de vive force. Mais regardons les choses comme elles sont.

Cet obscurantisme n'entre pas seulement par la parole des politiciens exagérés et souvent ignorant, ne connaissant pas grand-chose à ce qu'est le mouvement des idées, de la recherche, des esprits. C'est aussi quelque chose qui tient à la substance du système dans lequel nous sommes. Car voici que pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, quelque chose dont on avait eu le pressentiment et à quoi on avait donné un nom avant même qu'il en existe les prémisses, la nos sphères, c'est-à-dire, j'éclaire ce thème dans mon livre, la sphère de l'esprit.

Toutes les productions de l'esprit sont actuellement rassemblées dans une même sphère numérique. Et cette sphère numérique qui a enregistré tout le passé du savoir humain, toutes ces images, tous ces écrits a été approprié de manière privée. Et c'est cette base qui fournit le socle de l'intelligence artificielle qui fait peur aux enthousiasmes les autres. mais de toute façon ne saurait existé premièrement sans cette base là, ce rassemblement qui a été fait.

Il faut en mesurer l'importance. La masse de ce qui est contenu dans ces machines éparpillées sur la surface de la Terre représente une pile de livres égal à 100000 fois la distance Terre Lune. Tout y est et tout a été approprié d'une manière privée.

Tantez si bien que pour y accéder, il faut passer par des portes qui sont autant de péag, autant de tribus pris sur ceux qui veulent accéder à ce savoir. Et ce n'est pas par hasard que c'est ainsi dans le livre, on étudie cette nouvelle forme du capitalisme. c'est que nous n'avons plus affaire à un capitalisme qui prétend afficher sa supériorité et son intérêt par les performances techniques qu'il est capable de réaliser sur le plan de la satisfaction des besoins humains.

Mais un capitalisme qui occupe les points de passage. C'est un capitalisme tributaire. L'économiste Cédric Duran parle à ce sujet de féodalo capitalisme parce que il y a cette forme féodale qui tient aux tribus perçu par la force par l'obligation de passer par les points de passage.

Et ça c'est la forme sans doute de l'obscurantisme qui nous menace le plus. Car voyez-vous, jusqu'à une date récente, la chose qui vous paraît si évidente à vous les plus jeunes, que le savoir se pa et bien était une idée totalement absurde, elle l'est d'ailleurs toujours aujourd'hui, mais qui paraissait à tout le monde absurde. En France, jusqu'en 1959, il était interdit de déposer un brevet sur un vaccin parce qu'on considérait que l'humanité avait la santé en bien commun et que quand on pouvait la protéger, on le faisait tous ensemble et sans condition.

Comme quand un navire va couler et qu'un autre passe dans les parages, quelle que soit sa destination, il doit se détourner pour aller chercher celui qui est en train de couler. Et bien, on considérait que l'humanité était responsable en tout point et en tout lieux de tout le reste de l'humanité face à ceux qui pouvaient la frapper comme les maladies. Et il est évident qu'à notre époque où les anciennes maladies qui avaient d'abord disparu réapparaissent du fait de l'obscurantisme marchand qui dispute l'accès aux soins, qui parfois même en discute la nécessité.

Tant est si bien que l'on voit revenir la variole, le choléra. le paludisme et toutes ces maladies dont on pensait que le paludisme, bon, ça fait pas longtemps qu'on l'a éradiqué, des maladies qu'on pensait avoir éradiqué. Oui, c'est ainsi.

Et bien, par les droits de passage, nous entrons dans l'obscurantisme. La connaissance et le savoir est un processus cumulatif. Nous, les êtres humains, nous sommes une espèce qui procède par apprentissage cumulatif.

La liberté de circuler des idées et des connaissances n'est donc pas un supplément d'âme ou un luxe. C'est partie prenante de notre construction en tant qu'être humain. Et c'est à cela qu'il nous faut renoncer dès lors qu'on a mis des brevets sur à peu près tout ce qui se et que chaque jour qui passe, il y en a encore d'autres nouveaux qui tombent et qui sont autant d'empêchement d'accéder au savoir.

J'estime qu'il est nécessaire pour nous et pour vous la jeune génération de rappeler que ceci est un enjeu de la lutte, que vous avez des droits sur le savoir universel, que vous avez des droits sur le passé de l'humanité qui vous appartient à vous d'abord puisque c'est vous qui êtes les dépositaires du soin du futur. À ma génération, je dis qu'il est temps de balayer devant nos portes et de regarder quel monde dégoûtant nous avons laissé derrière nous et par conséquent d'assumer la responsabilité d'aider les suivants à forcer le passage, à abattre les citadelles, à libérer tout l'école des points de passage payants qui ont été établis. Voilà quels sont aux uns et aux autres nos responsabilités communes devant le capitalisme de de notre époque.

Et ceux qui ne veulent pas le faire se condamnent et condamnent les autres pas seulement à l'ignorance ou à une vie diminuée, mais tout simplement à la fin de la civilisation humaine. Nous connaissons le prix douloureux du savoir. Le prix douloureux du savoir, c'est la responsabilité.

Car savoir interdit de regarder ailleurs quand quelque chose se passe qui est le contraire de l'intérêt général humain. C'est pourquoi par exemple, j'apprécie tant que cette université nous accueille alors qu'elle sait très bien quel est mon point de vue qu'elle ne partage pas avec moi et qui me rend solidaire de ceux d'entre vous qui se sont battus bravement et continuent à le faire contre l'épouvantables génocides inadmissibles génocides qui continuent en [Musique] Palestine. Et bien quand vous m'aurez entendu, voici ce que j'ai comme premier message.

Vérifiez chaque fois que vous m'entendez dire quelque chose qui vous convient ou vous vous dites tiens, ça c'est fort. Et bien je vous propose une consigne. Vérifiez que c'est vrai.

N'acceptezz rien jamais sans l'avoir vérifié par vous-même, sans avoir éprouvé la force de votre esprit à décortiquer, à savoir, car ensuite vous devrez payer le prix du savoir. Il faut assumer. Aujourd'hui, nous nous assumons le fait que il y a une obsolescence totale des logiciels qui ont animé la famille politique à laquelle dans notre diversité nous appartenons, c'est-à-dire la gauche.

La gauche, ça n'a qu'un sens depuis le début, c'est qu'il n'est d'autre maître que le peuple lui-même. Et la souveraineté populaire ne connaît aucun autre maître, chacun bien sûr de son côté, agissant d'après les normes, les savoirs, la morale qu'il choisit d'avoir pour lui-même. Mais à la fin, le seul pouvoir qui est le droit de prescrire, d'interdire, d'autoriser ou d'encourager, c'est la souveraineté du peuple.

Alors, il nous faut quand on est vraiment républicain et je pense que même dans le Commons, on peut-être républicain. Et bien, c'est d'accepter cette règle dans toute sa difficulté. À la fin, on est responsable de tout, de la plus petite parcelle de l'univers.

On est en contact avec elle parce qu'on cherche à la comprendre et à assimiler ce qu'elle concerne pour notre propre existence individuelle et collective. Aujourd'hui, l'obsolescence des logiciels de la gauche communiste et du communisme d'État a été réglé sous nos yeux. Ce fut un immense fracas vers la fin du précédent siècle et ensuite une débandade incroyable jusqu'au point qu'on a fini par penser qu'il n'existait pas d'alternative, qu'au fond le monde était ce que les libéraux comptaient en faire et qu'on ne pourrait rien faire d'autre.

Et puis peu après, ceux qui avaient en quelque sorte réorienté leur logiciel en 10ant pour finir l'air des guerres et des révolutions est terminé. C'est dans la dynamique du capitalisme qu'on fait des prises davantage pour les salariés et les travailleurs. C'est le logiciel social-démocrate qui a aussi eu ses succès, qui a aussi eu comme le communisme qui a eu ses succès, qui a eu ses apports positifs à la vie des travailleurs.

Personne ne peut penser nier ou repousser d'un seul geste ces décennies que dis-je ce siècle de lutte de cette gauche. Et bien son logiciel est obsolescent. Pour une raison simple à comprendre, c'est que si vous comptez sur la dynamique du capitalisme pour faire des prises d'intérêt pour les travailleurs, ça signifie que vous êtes voué à la logique interne du capitalisme qui contient le suicide de l'humanité.

Pourquoi ? parce qu'il faut que l'argent devienne des marchandises et les marchandises deviennent de l'argent ensuite et que ce cycle le capitalisme tout entier en est prisonnier. Alors c'est en suicide parce que il n'y a pas de futur possible dans une croissance sans fin.

Ce n'est pas possible. Les ressources n'existent pas et l'écosystème ne peut pas le supporter. La cause numéro 1 de l'obsolescence de la pensée, même la pensée matérialiste à laquelle je me rattache des anciens systèmes.

C'est leur incompréhension du rapport qui existe entre les activités humaines et la nature qui n'est pas simplement un cadre, qui n'est pas simplement une ressource, mais qui est une partie de nous-même. Et c'est pour n'avoir pas compris assez bien cette formule de Carl Marsk lorsqu'il dit que la nature est le corps inorganique de l'être humain, que nous nous sommes engagés dans une impasse. Et bien c'est cette obsolescence qui a justifié qu'on cherche non pas à pleurnicher dans les coins ou à faire les modernes en remettant tout en cause mais à chercher un chemin de raison.

Car pour nous, tel que nous sommes faits, il n'y a pas de plus grand bonheur que de comprendre ce qui se passe pour y trouver notre place. Cette formule est de Léontrotsky, je pourrais l'habiller avec Baruc Spinoza. Il ne faut ni haï, ni pleurer, ni rire.

Comprendre. Oui, comprendre. Et c'est ce que le mouvement assoumis a voulu faire.

Le travail que j'ai eu l'honneur de présenter avec ce livre et ce cadre de compréhension. Il y a un instant, j'ai évoqué la Noosphère qui est une idée qui nous permet de comprendre, de saisir et de dire "Nous exigeons que la NOSphère soit reconnue comme un bien commun." Le concept de bien commun est revenu à l'ordre du jour du fait de la prise de conscience écologique de la crise du capitalisme et de la civilisation humaine.

Car le bout du bout c'est que s'il y a crise c'est parce que les biens communs ne sont pas respectés et ils ne sont pas respectés parce qu'ils sont appropriés. L'air, l'eau doivent rester des biens communs de l'humanité et donc préserver en tant que bien commun. Le savoir est un bien commun.

Il doit rester un bien commun si on ne veut pas qu'il soit défiguré par l'appropriation privée et le rabouissement qui résultera mécaniquement de cette appropriation privée. Voilà les trois exemples que je veux donner rapidement qui montre comment s'enchaîne dans un matérialisme historique renouvelé l'idée que la bataille écologique est la bataille centrale parce que c'est la bataille de l'humanité. Et alors bien sûr ça nous met à distance de toutes sortes d'autres forces politiques.

Inutile que je vous résume la distance avec les sociaux-démocrates. Il s'occupe même de la creuser régulièrement. Mais je le dis aussi à d'autres amis, par exemple les écolos.

Non, nous n'avons pas, c'est vrai, nous avons une différence. Pour nous, l'écologie politique n'est pas un exercice de développement personnel. C'est une pensée politique sur la société, sur son avenir, sur son développement.

Et je crois que je le dis en en toute amitié parce que pourquoi pas je vais vous dire d'ailleurs que je considère l'engagement, j'ai dit tout à l'heure le prix douloureux du savoir, mais que fait le savoir s'il nous rend responsable ? Et ben c'est qu'il nous pousse à l'engagement. Et qu'est-ce que l'engagement politique d'une certaine manière ?

Et bien, c'est enfin introduire du sens dans une réalité qui n'en a pas. L'univers roule dans le vide et il ne va nulle part. Et pourtant nous, il faut que nous accomplissions mieux que nos instincts.

Pas seulement ce que les aptitude biologique nous permettent d'espérer, mais quelque chose de plus qui vient de ce que nous avons en nous-même. Et ce qui est de plus que nous avons en nous-mêmes, c'est précisément cette partie qui va nous mettre en lien avec les autres d'une manière horrible de notre société gratuite. Voilà le cadre.

J'ai évoqué l'obscurantisme en réaction à la tentative d'essayer d'introduire des normes de l'extérieur sur le droit à la liberté de l'esprit. La liberté de l'esprit est en tout. Alors, on peut dire après tout cette histoire de génocide n'a rien à voir avec la liberté de l'esprit.

Si, parce que si vous commencez à interdire ça, l'autre devra interdire autre chose et ainsi de suite. Et à la fin, il reste plus que les gens qui sont d'accord entre eux. et avec des gens qui sont d'accord entre eux surtout et bien il n'y a pas grand-chose à tirer car la vie surgit de la contradiction.

Ça c'est depuis démocrite qu'on sait ça hein. Donc 5e siècle avant notre ère parce que je vous dis ça parce que souvent on me fait le procès de dire "Ah cet homme a dit qu'il fallait tout rendre conflictuel." Bah oui en politique je ne comprends pas qu'on m'interroge sur le sujet.

Si si ça n'est pas la contradiction, l'antagonisme, alors c'est quoi ? Tout le monde est d'accord. Mais c'est pas le rôle de la démocratie qu'on soit tous d'accord.

Le rôle de la démocratie, c'est de trancher entre des positions contraires. Encore faut-il qu'on les connaisse et qu'on puisse les apprécier et faire notre choix, décider qu'on va faire ceci plutôt que cela. Autrement dit, la racine de la démocratie, c'est comme la conscience.

Il faut qu'il y ait un conflit. Asi longtemps que je crois que les apparences sont ce qu'elles sont, et bien je ne comprends rien. Pour que je les démonte, il faut que je commence par me dire ce n'est pas vraiment tout à fait la réalité ou plus exactement la réalité de chaque personne est plus ample que ce qu'elle est elle-même.

C'est tous les liens qu'elle a avec les autres qui la composent. Aucun d'entre nous n'est un objet à part et aucun moment de la civilisation humaine ne le permet. Alors tout ça quand il est question de réseau, je viens je pense d'avoir fait une petite description à propos des réseaux du savoir, mais ce qu'il y a d'absolument nouveau dans la vie que nous menons.

Mais vous pouvez pas le savoir. Vous savez pourquoi ? Parce que vous avez le nez conneté dessus et que s'il y en a pas un qui vient vous dire ça a pas toujours été comme ça vous pouvez pas le savoir et vous ne veut pas pas vous rendre compte de la nouveauté absolue dans laquelle vous vivez.

Et bien voyez-vous à côté des réseaux qui englobent maintenant toutes les activités humaines. Aucun d'entre vous, homme ou femme, ne peut produire et reproduire son existence matérielle sans passer par les réseaux. L'eau, l'électricité, le gaz, la route, le savoir, la santé, tout est réseau.

Autrement dit, ce qui était autrefois possible ne l'est plus. une certaine forme d'autonomie de l'existence qui pourvoyait à ses besoins par ses propres moyens. C'est fini.

Essayez de vivre dans cette ville-ci sans passer par les réseaux. C'est tout simplement impossible. Dès lors, votre rapport personnel, que vous en soyez d'accord ou pas et pas de même nature selon que le réseau est public et que donc le réseau public ne cherche pas à tirer de vos besoins un enrichissement.

Il a plutôt intérêt à ce que ça se passe bien puisque le réseau public a cette caractéristique, c'est qu'il est placé en principe sous le contrôle des citoyens. Le réseau privé, on vous dit c'est la main invisible du marché. Vous n'en voulez pas, bah vous n'en voulez pas.

Naturellement tout le monde sait ici que c'est pas vrai, que les tris/4 des marchés sont des monopoles et qu'il n'y a aucun choix et que d'ailleurs vous êtes dressé pour éviter de choisir dans une palette trop ample. Tout le monde passe par les réseaux. Les réseaux résument votre rapport à la réalité sociale.

Le réseau privé vous introduit dans les rapport marchand capitaliste et c'est plus sévère la relation au réseau que même la relation d'exploitation au travail. Parce que dans la relation d'exploitation au travail, il y a toujours une médiation, l'action collective, le syndicat, la négociation. Et bien si vous avez soif et que vous ouvrez le robinet et qu'il ne coule pas d'eau, quel genre de médiation pouvez-vous appeler ?

Et bien vous voyez que l'aliénation, ce processus qui a été si bien décrit par le matérialisme est bien plus violente dans la relation que nous avons au réseau qu'elle ne l'est avec la relation au travail lui-même. Et ceci est absolument nouveau. Or, c'est ce qu'on ne voit pas, ce à quoi on ne pense pas.

La place des réseaux. Mais ça n'est pas le seul fait nouveau que je vais mettre devant vous et qui est dans ce livre. Le deuxième fait nouveau, c'est que nous vivons en ville.

Vous avez toujours vécu en ville. Vous dites, il vient de si loin pour nous dire ça. C'est pas la peine.

Bah si, c'est la peine parce que c'est seulement depuis 2008, vous m'entendez ? depuis 2008 seulement qu'il y a plus de monde qui vit en ville qu'à la campagne. Et dans nos pays dit développé, c'est-à-dire où la forme de la productivité capitaliste a été poussée le plus loin, c'est évidemment des proportions considérables. 80 % en ville, 20 % à la campagne.

Et les 20 % qui sont à la campagne vivent un mode de vie urbain, ont besoin demande des services qui sont d'habitude ceux de la ville. La plupart du temps, c'est peut-être pas le cas au Québec, mais en France, je vous garantis que les ruxaux, c'est pas des paysans. Des paysans chez nous, il y en a plus.

Ils sont tellement bien dirigés, leurs syndicats sont tellement efficaces qu'ils sont passés de 7000 à 400000 puis continuent à raller et à murer nos permanences. à nous qui les défendons. Donc on on devine à peu près ce qu'ils vont devenir.

La même chose qu'aux États-Unis d'Amérique bien sûr. Donc en ville et en ville, vous n'êtes plus les mêmes personnes qu'autrefois. Pourquoi ?

Parce que vous vivez au contact de milliers de gens. Autrement dit, selon la formule, excusez-moi, je vais encore citer Marx, mais la véritable richesse intellectuelle des individus, c'est la richesse de leur relation sociale. Plus vous avez de relations sociales, plus vous parlez avec des gens, plus vous en croisez.

Savez-vous qu'il y a 400 manières de dire bonjour suivant que vous dites bonjour à votre compagnon ou à votre compagne, à votre gosse, au voisin, au chauffeur du bus, au gars qui est à l'entrée ou la fille qui est à l'entrée de l'immeuble dans lequel vous entrez. Tout ça c'est ce qu'autrefois on disait ah ben ça rend urbain la ville urbain ça voulait dire ceux qui avaient en quelque sorte du savoir faire dans la relation aux autres vous avez pas le choix donc c'est bien ça que vous faites la ville vous transforme mais pas seulement sur ce plis un peu folklorique vous n'êtes plus les mêmes personnes du fait même de cette vie collective même quand vous ne connaissez pas vos voisin car il s'est produit maintenant quelque chose d'autre qui va avec la ville qui va avec les réseaux c'est la connexion En France, vous savez, moi j'ai pris, il a fallu que je prenne un calendrier pour comparer en me disant que j'allais voir des dizaines de salles avec des gens qui me regarder des yeux comme ça. Qu'est-ce qui vient nous dire que il y a des réseaux, qu'on est en ville ?

Bon, il fallait que je démontre, il faut que je prouve, il faut que je montre en quoi c'est quelque chose qui je modifie les conditions de la politique, c'est la connexion. Dans mon pays en 1950, j'ai choisi 1950. Bon, les ennuis ont commencé l'année d'après.

C'est moi qui suis né. Mais pas à cause de ça, mais à cause du fait que pour les anglo-saxons, on dit after present ou before present parce que à partir de 1950, on a tellement gâché avec les essais atomiques que le carbone la datation carbone 14 marche plus. Voyez, ils ont raison de dire que c'est avant et après le présent parce que oui, l'air atomique a changé complètement la nature des conflits humains.

Bon, en 1950, 8 % des gens avaient un téléphone à la maison en France. Aujourd'hui, c'est 95 % et c'est pas fini. Seulement depuis 2009, qui c'est qui est né en 2009 ici ?

Il y en a pas. Il y a que des vieux ma parole. Bon alors depuis 2009 que vous avez des smartphones, le smartphone vous relie en principe en théorie sur 8 milliards 5 milliards de personnes sont censées être reliées entre elles.

Bien sûr ne sauriez que faire de 5 milliards de personnes. Et dans les statistiques de la sociologie politique, on considère comme un ami quelqu'un avec qui on peut passer 20 minutes dans la semaine. pas 5 minutes comme quand vous faites avec votre Facebook ou le reste là.

D'accord ? Mais je vois bien moi aussi j'ai 5000 amis. Vous pensez bien que je les connais pas.

Je sais pas qui c'est. Par contre, je vais vous dire, je connais pas tous mes voisins, mais alors eux pour échapper au repas d'anniversaire et aux photos de la première communion, faut vraiment se lever de de bonheur. Donc nous sommes en quelque sorte dans certaines circonstances envahis par la vie privée de ceux qui nous entourent sur ces réseaux.

La connexion modifie les conditions dans lesquelles se construit votre conscience. Les capacités de dressage de cet outil qui a une stratégie de captation de la tension sont considérables. Je fais partie des gens qui ne pouvaient s'endormir sans avoir lu au moins une demi-heure ou trois quart d'heure chaque jour. toute ma vie jusqu'à 2010 et arrivé du smartphone et j'ai dû constater que je ne lisais plus deux livres par semaine et je vous dis pas ma statistique actuelle, elle est lamentable mais je vois bien que je suis capté et comme je n'ai pas l'arrogance de ce de ma génération, je ne passe pas mon temps à dire c'était mieux avant.

Alors, je peux tous vous dire les plus jeunes, avant j'y étais, c'était pas mieux. Par conséquent, réjouissez-vous parce que de tout objet et de toute chose qui nous est proposée, il y a un bon et un mauvais usage. Si vous en faites un bon usage, alors vous verrez que c'est fantastique et c'est merveilleux.

Pour ma part, je ne me suis pas plain un seul jour de pouvoir en utilisant Google, comment vous dites ? Ah bah, on est au Québec, non ? Gogle ?

Et ben ouais, Gogle de Trump. Voilà. Bon bah taper Trump sur Gogle, il va vous dire qui c'est.

Et bien d'avoir cet accès à ce savoir si vite. Tout à l'heure, j'ai parlé du corps inorganique de l'homme en parl en citant de Marx. Ce truc me revient à l'esprit en écrivant impossible de me rappeler où c'était.

J'ai demandé à Gogle qu' a trouvé tout de suite et je me suis épargné des heures à fouiller dans des bouquins que j'avais lu quand j'avais 20 ans pour retrouver où c'était. Je vous dis ça pour y mettre la nuance du sourire, mais ce que je veux vous montrer, c'est que tout ça fait système pour créer un nouveau contexte dominé par la crise de la civilisation humaine, du fait du changement climatique et de la crise de l'écosystème créé par l'activité humaine. Nous sommes donc dans des conditions bien plus favorables pour mener le combat que nous l'avons jamais été à aucune autre époque parce que nous pouvons entrer en contact parce que nous pouvons argumenter parce que nous pouvons prouver parce que même quand il possède comme c'est le cas dans mon pays à 9 personnes 90 % des médias de les Français nous passons par la portie de secours par les fenêtres et chaque semaine la stratégie de communication qui est que chacun dise ce qu'il a à dire dans le mouvement insoumis et le disent autant qu'il peut fait que nous comptons 20 30 40 millions de vues par semaine.

Quand a-t-on pu faire ça à un autre moment ? Cela veut dire que nous avons pu adresser les signaux de combat et le propager, le répandre. Et c'est ainsi que pour ma part ce que nous sommes en train de faire ce soir et bien ça sera diffusé.

D'autres vont apprendre, vont écouter, vont contester, vont critiquer, mais à partir du moment où ils entrent dans cette voie, ils font fonctionner la matière grise. J'ai pris l'exemple de la ville pour vous dire c'est nouveau, les premières villes datent de mo- 6000 ans avant l'ère commune. C'est seulement en 2008 que ça devient le mode dominant dans les années 60 pour les pays comme les nôtres.

Ce n'est pas le seul bouleversement. J'en aborde un autre, certainement le plus fondamental et le plus directement corrélé à la crise de l'écologie, c'est le nombre des êtres humains. Il a fallu 300000 ans pour atteindre le premier milliard d'êtres humains, puis 100 ans pour atteindre le deuxè.

Et ensuite, depuis tous les 10 ou 12 ans, il y a un milliard d'êtres humains de plus. Nous sommes 8 milliards. Dans ma génération, un homme de ma génération a vu l'humanité doubler deux fois.

Je ne vous le souhaite pas parce que 8 et 8, ça fait 16 et 16 et 16. Imaginez-vous le genre de vie que vous allez mener à 32 milliards. Je vous rassure, comme toutes les espèces, nous sommes entrés en déclin parce que nous sommes nombreux.

Mais en attendant, à partir du moment où il y a 8 milliards d'êtres humains, le capitalisme, c'est-à-dire le système productiviste extractiviste, est un suicide collectif. C'est pourquoi vous me voyez ce soir et d'autres soirs encore. Nous sommes en train de perdre notre temps avec la guerre commerciale de monsieur Trump.

Nous sommes en train de perdre notre temps à préparer une guerre où c'est contre les Russes et en tout cas ça sera contre les Chinois. Nous perdons notre temps parce que il y a urgence à faire face non pas pour inverser. Ce n'est plus possible.

Vous ne pouvez plus inverser. La seule chose que vous pouvez faire c'est inventer une société où les solidarités sont suffisantes, assez organisé, assez désintéressé pour être les plus intenses possible. et faire face aux catastrophes qui vont s'abattre sur vous et que vous finirez dans la génération suivante.

Je l'espère, je vous le souhaite, vos gosses à vous là, les jeunes que je vois devant moi qui trouveront tout à fait normal que tantôt ils tombent des trompes d'eau et le lendemain il fait sec comme jamais et ainsi de suite. Et à qui vous viendrez dire ça a pas toujours été comme ça. Mais en tout cas ce qui est vrai maintenant comme hier comme avant-hier, c'est que la plus grande force des êtres humains, c'est leur capacité à apprendre et à être solidaire. un régime politique et économique qui passe son temps à dresser les gens les uns contre les autres et qui pour maintenir sa domination a un besoin vital de la lutte de chacun contre tous et qui donc va sans cesse chercher à naturaliser les inégalités qui résultent soit de la situation sociale, soit du déroulement de la vie de chacun et qui au lieu de tenter de les réduire en donnant à chacun les plus grandes opportunités d'accomplir son humanité va chercher à les réduire.

Le nombre est le facteur essentiel de la dynamique de l'histoire. Alors, comme je vous ai dit tout à l'heure que j'appartenais à l'école philosophique du matérialisme historique, quelques-uns d'entre vous, pas tous, allez vous dire révisionnisme, l'histoire est l'histoire de la lutte de classe, camarade Mélenchon, pas celle du nombre des êtres humains. J'envoie Kiri, c'est donc qu'ils ont compris.

Et bien je vais vous dire pour qu'il y ait des classes, il faut d'abord qu'il y ait du nombre parce que c'est du nombre que vient la possibilité de commencer à accumuler et donc de pouvoir répartir inégalitairement ce qui a été accumulé. Les premières villes sont avant tout des lieux où l'on stockait et où on répartissait et au départ on répartissait plutôt également. Et ce qui est frappant, c'est que dans les villes les plus lointaines que l'on connaisse dans l'histoire de l'humanité, curieusement, toutes connaissent une crise au bout d'un certain temps qui se termine par des incendies et des sacages.

Pourquoi ? C'est pas un envahisseur, c'est pas une catastrophe extérieure, c'est qu'il y avait une lutte de classe et que précisément les gens qui étaient là supportaient pas qu'il y en ait un qui soit très riche et pas l'autre. Si bien que la dynamique du rapport entre le nombre et la formation des classes sociales et leur contradiction est absolument intime et avec le milieu environnemental dans lequel tout ça se déroule.

Chaque fois qu'on a abusé, et ça a été le cas souvent, les sociétés humaines se sont effondrées. Mais comme elles s'effondraient localement, alors elles pouvait se reconstituer ailleurs ou revenir ici ou là. Là, il y a plus d'échappatoire.

Nous sommes déjà 8 milliards et il y a aucun endroit où aller où il y ait personne. Alors ça ce sont des données statistiques. Ce sont les conditions du combat de notre époque.

Nous ne pouvons plus construire des projets politiques fondés sur l'idée de la croissance sans fin. C'est absolument impossible. Et la satisfaction des besoins du très grand nombre, c'est-à-dire de 8 milliards d'individus, justifie qu'on soit en train d'inventer une autre manière d'être un être humain, c'est-à-dire de se réaliser autrement qu'en consommant.

Regardez-vous vous-même, vous êtes complice personnellement d'un système absurde. Combien de t-shirts achetez-vous par an ? Posez-vous la question.

Et bien, il se trouve que la moyenne c'est trois ou quatre. Vous n'en avez pas besoin de trois ou quatre, mais vous le faites parce que celui-ci, parce que celle-là, voilà, c'est comme ça. Et bien figurez-vous que ceux qui les produisent en produisent 30 % de plus que ce qui est nécessaire et que par conséquent tous les ans ont détruit 30 % de vêtements qui ne seront jamais portés par personne.

La terre entière fonctionne dans la logique de la production effrainée pour obtenir une vente effrainée et ne rater aucune opportunité de vente. C'est la raison pour laquelle jamais, comme à cette époque de la vie de l'humanité, on a autant gaspillé, jeté de produits qui sont indispensables à la vie quotidienne et jamais on a marqué avec autant de barbarie le refus de partager. Quand on voit par exemple dans les grandes surfaces qu'on préférera détruire ce qui est encore mangeable que de le donner à ceux qui ont faim, quand on voit qu'on préférera laisser vide des locaux plutôt que de loger ceux qui sont à la rue.

Nous autres Français pour notre honte qui sommes mis au pillage depuis le début de la présidence de monsieur Macron. Nous avons 3000 enfants à la rue chaque année et nous support parce que nous regardons ailleurs, parce que nous ne savons que faire, parce que nous ne décidons pas à changer fondamentalement les règles de la société et qu'il y a toujours une bonne raison. On verra après, celui-ci est plus crédible.

Ah ben l'autre est moins clivant. La cravate de Mélenchon est toujours rouge. Enfin, prenons quelqu'un qui met des fleurs et ainsi de suite.

Vanité, communication, pensée réduite à des slogans. Vous voyez que c'est toute autre chose dont on a besoin. de conviction profonde qui aille au cœur de l'esprit et à l'esprit du cœur pour savoir à quel point la révolution citoyenne, c'est-à-dire la reprise du contrôle sur la société est un objectif impératif.

Car c'est ça que veut dire la révolution citoyenne. La révolution citoyenne, c'est pas parce qu'on a peur de dire la révolution socialiste. D'abord, c'est qu'on s'est quand même rendu compte que depuis la chute de l'URSS, il y a plus de révolution socialiste nulle part.

Mais que ça empêche pas qu'il y a des révolutions, des mobilisations populaires de masse. Dans le livre, on a tellement bien travaillé, je dis on parce qu'on était plusieurs, on a étudié 22 cas de révolution citoyenne dans le monde. À la fin, on a dit on arrête parce qu'on est en train de travailler pour la CIA.

Là, on leur explique comment ça se passe. Ça c'est clair que c'est pas ce qu'on fait de plus malin. Donc on arrête, on va pas tout leur dire parce que mais elles ont des caractéristiques communes.

Al, je vais pas les résumer là parce que la conférence n'en finira plus. J'ai évoqué donc l'air du peuple, c'est ces 8 milliards de personnes qui vivent en ville, qui sont connectés et qui sont donc susceptibles d'entrer dans une action laquelle ? contrôle contrôler reprendre le contrôle bien sûr sur sa propre vie mais il est impossible de reprendre le contrôle sur sa propre vie si on ne prend pas le contrôle collectif sur ce qui est collectif c'est impossible vous ne pouvez d'aucune manière vous soustraire aux 1000 et une petite pattes du système qui vous caresse la tête tous les jours.

Dans le bouquin, on travaillait à l'ancienne matérialisme historique. Alors on discute entre nous la valeur d'usage la valeur d'échange. On vérifie la valeur de ces concepts.

Et puis en cours de route, j'ai dit écoutez, il y a quand même quelque chose, c'est que quelqu'un m'a dit il y a des besoins artificiels. J'ai dit qu'est-ce que c'est un besoin artificiel ? Tout est artificiel dans l'être humain.

L'être humain est un être de culture. Alors il s'habille pour des raisons culturelles. Il y a aucune raison qui fait que vous avez un chapeau pointu, des godasses en pointe ou des godasses rondes.

Et pourtant, essayez de pas être à la mode, hein. Bah, vous y arrivez pas, c'est tout. Vous faites des concessions.

Bon toi, d'accord, tu as mis un bonnet, mais voilà, tout le monde en met pas, d'accord. Bah oui. Non mais non mais il me fait il me fait comme ça genre on peut bah non on peut pas.

Voilà c'est tout. Vo mon pote tu restes seul avec ton bonnet. Bon voilà.

Non mais c'est ça la vie. Moi même moi je dis des choses qu'on qu'on vit tous hein. Je je j'espère que tu le prends pas mal.

Je blague hein. Il me faut un exemple. Merci.

Bon donc il y a une valeur inclusive dans tout objet parce que nous sommes des animaux culturels. Tout objet contient une valeur inclusive. Et la valeur inclusive pour nous est au fond la plus grande valeur d'usage qu'on attribue à quelque chose qu'on veut s'approprier.

Voilà pourquoi le capitalisme est si fort. Voilà pourquoi il a souvent le dernier mot avec nous. Alors ça vous permet de régler le problème ?

Moi, je vous engueule pas là, ça a l'air mais presque. Parce queon me dit "Ah ben alors vous Mélenchon, vous êtes propriétaire de votre appartement et vous venez parler des riches." Je dis "Ouais ouais, la morale ça peut pas être.

Profite-toi. Et puis je vais vous dire autre chose. Je vais en bas de chez moi qui a une surface collective.

C'est un bon prix hein. Je sais que j'entretiens le capitalisme mais ça fait pas de moi un agent du capitalisme. Il y a pas moyen de faire autrement.

Je fais comme ça. Donc il faut mettre à part l'idée de la responsabilité morale et politique et la responsabilité individuelle. Nous ne sommes pas la famille des martyres.

Nous ne prenons pas le dénument personnel et ainsi de suite. C'est pas ça notre logique. Notre logique, c'est changer la règle du jeu et la changer tous ensemble en sachant qu'on pourrait rechanger après.

C'est la vertu de la démocratie. Là, j'ai évoqué des aspects quantitatifs. Je vais en évoquer un maintenant.

J'irai pas plus loin. Mais il est tellement fondamental. Quand vous regardez les chiffres, ce qui est le plus intéressant, c'est les hommes et les femmes.

Vous prenez la proportion d'hommes et de femmes dans chacun des objets que vous étudiez. Exemple, l'éducation. Année 50, à peine 30 % des femmes du monde sont alphabétisées.

La population totale, c'est 50 %. Je prends que cet exemple, mais il est évident que ce n'est pas par hasard que l'humanisme philosophique, celui qu'on attribue aux penseurs du 14e ou 15e siècle en Italie, mais qui en réalité en affirmant l'être humain est le seul animal qui n'est pas que le résultat de ses instincts, il est mais il est d'une manière culturelle et par conséquent l'être humain et son propre auteur. N'entendez rien là qui soit contraire à vos à vos convictions religieuses.

Peut-être même que ça les fortifierait en quelque sorte. Après, on dirait le libre arbitre. D'où vient cette liberté ?

D'en haut, diront les uns. De l'organisation de notre cerveau diront les autres. Peu importe.

Nous sommes tous dépositaires de cette liberté. Mais figurez-vous qu'avant les textes de l'humanisme philosophique, les premiers textes qui disent quelqu'un est plus que lui-même, c'est ceux qui viennent des premières formes du féminisme. Chez nous français, le texte fondateur, c'est la cité des dames de Christine de Pisan.

Il est de 1405 tandis que le bouquin de pic de la Mirandole est de 1487. La première fois qu'on a pu avoir l'intuition qu'un être n'était pas enfermé dans ses aptitudes biologiques, mais pouvait être davantage et autre chose que cela est venu du féminisme qui va emporter la logique de l'humanisme ensuite. Et vous allez le retrouver pendant tout le 16e siècle, tout le 17e siècle, chaque fois qu'il est question d'éducation, la revendication commune, c'est l'éducation des filles.

J'espère que tout le monde comprend bien ce que je suis en train de dire. C'est un manifeste de la liberté individuelle. C'est lui qui va nous conduire à comprendre que l'époque fondatrice, c'est celle où pour la première fois une aptitude biologique a cessé d'être en destin social, c'est-à-dire lorsque la contraception et le droit à l'interruption volontaire de grossesse a en quelque sorte mis non pas sur un pied d'égalité mais sur un pied qui permettait des formes de liberté qu'on avait jamais connu jusque-l.

Et mes amis, vous les hommes, c'est seulement la troisème génération de femmes qui vit sous ce régime. Autrement dit, pour ma petite fille qui a 18 ans, elle sa mère et sa grand-mère, je parle du droit français. Je ne connais pas le droit au Québec et à quel moment vous avez eu droit à quoi ?

Je vais pas vous faire le bilan français, ça vous concerne pas très directement et puis de toute façon, comme c'est calamiteux, je préfère pas. Voilà, ça veut dire que la première génération reproduisait les habitudes mentales et les schémas qui étaient tirés de la domination du patriarcat parmi les femmes. La deuxième a commencé à mettre à distance ce que disait leur mère et la troisième réfléchit radicalement différemment de la répartition des rôles genrés et des cultures des uns et des autres.

C'est une modification fondamentale de la condition humaine et c'est la raison pour laquelle à notre époque toutes les révolutions citoyennes ont pour caractéristiques communes le surgissement de cette masse de personnes que sont les femmes qui entrent dans la bataille politique pour exiger le règlement immédiat des problèmes auxquels elles sont confrontées parce que la réalité de la répartition des rôles fait que tout le mécanisme de la reproduction sociale repose pour l'essentiel sur les femmes. Et c'est donc pourquoi c'est là que se trouve l'énergie du bouleversement la plus grande parce que la plus radicale qui se paye le moins de mots. C'est absolument nouveau.

Absolument nouveau. Tout ça n'existe pas. Et si vous considérez ou vous continuez à considérer que l'écologie c'est un sujet dans le programme, alors à la page 200, il y a le chapitre écologie.

Nous serons propres. Des fois ils mélangent tout. l'écologie et la et et et la civilité.

Et puis ensuite, pareil pour les revendications féministes, page 250. Alors là, on explique ceci, cela et cetera. Si vous ne comprenez pas que c'est le contraire, que ces questions qui tiennent à l'identité du genre humain, à l'universel humain, sont les premières questions politiques qui nous sont posées, alors vous ne comprenez rien.

Bien sûr, nous sommes des êtres sociaux. Bien sûr, nous devons nous battre pour notre droit à la retraite le plus tôt possible, pour notre droit à la santé, pour notre droit à un salaire, mais sans jamais oublier que nous sommes des êtres de culture et que donc ce qui se passe dans nos têtes, ce qui nous réunit, ce qui nous oppose est fondateur. Et regardez bien pourquoi ce livre tombe si bien, c'est que précisément nous avons monsieur Trump et que cet homme vient en quelques mots de faire un manifeste politique.

Je parle pas de la guerre commerciale, j'en dis un mot maintenant. Après, de toute façon, demain soir, il y a le meeting politique. Là, c'est une conférence.

Alors, il arrive au pouvoir et qu'est-ce qu'il fait ? Mesure numéro 1, il ressort des accords de Paris. Autrement dit, la question de la catastrophe écologique est nié.

Ça n'existe pas. Drill baby, drill. Et maintenant, allez, forage partout.

C'est un manifeste et ce qui est contenu dans cette idée qui bien sûr immédiatement cherche à séduire par la pas du gain, on va gagner, on va faire des choses, on va libérer le commerce, que sais-je encore, faire des trous partout et sortir du gaz et de et de et et du pétrole. Mais en même temps, il y a un autre message qui passe. Donc il y a pas de bien commun.

Il y a que les biens particuliers, il y a que l'entreprise privée particulière qui va pouvoir savoir quoi en faire. Et donc s'il y a pas de bien commun, il y a pas d'intérêt général humain. Et pour que vous compreniez bien qu'il y en a pas, on va vous expliquer que les femmes c'est pas comme les hommes et ils ont pas les mêmes droits.

Et voilà pourquoi dès le début vous avez à la fois négationnisme écologique et négationnisme de l'universel humain. C'est en même temps les deux. Un, la crise écologique n'existe pas.

De on n' pas besoin de discuter à perdre de vue des droits des femmes parce que c'est pas le sujet. Et la question du genre encore moins qui peut prendre une décision aussi aberrante, aussi cruelle, aussi barbare que celle qui a consisté à renverser les changements de genre qui avaient été enregistrés administrativement. Oh bien sûr, on va dire ça concerne peu de monde et alors ?

Et alors ce peu de monde là a les mêmes droits humains que les autres et par conséquent le droit de décider pour soi-même contre toutes les évidences que on décide les évidences biologiques, les évidences physiques, on décide que on se réclame de tel genre plutôt que de l'autre. Qui ça dérange ? Qui ça dérange ?

Qui qui ça incommode ? Qui est obligé de faire comme ça ? dit ça.

Ça me fait plaisir de voir que vous applaudissez parce que des fois j'en vois qui sont là et qui se disent "Non, non, la liberté, l'égalité c'est en tout." C'est pourquoi moi je parle jamais d'équité. L'équité, j'en ai rien à faire.

Qui c'est qui décide de ce qui est équitable ? Le plus fort. C'est pas le plus faible.

L'égalité, ça tout le monde comprend. 1000 balles pour toi, 1000 balles pour moi. Ça va ça ?

Ça tout le monde comprend. pas toi comme tu es plus petit tu manges moins. Et ben si machin machine a des droits, ben l'autre aussi égalité des droits.

Nous autres nous devons implacablement en tout cas vous faites ce que vous voulez mais nous c'est comme ça qu'on fera. C'est pour ça qu'on s'appelle insoumis. Nous sommes insoumis au négationnisme écologique qui continue à frapper au moins la moitié des dirigeants du monde un peu partout parce que s'ils en avaient pris conscience, il parlerai d'autres choses que d'organiser une guerre.

Nous sommes toujours contre le négationnisme de l'universel humain et nous n'accepterons pas la ruse qui sous prétexte de lutte contre l'antisémitisme organise la lutte de pour l'islamophobie parce que nous avons parfaitement compris ce qu'on essaie de nous faire avaler. Et ça, je vois que vous êtes d'accord avec moi, donc je n'insiste pas parce que ça va tourner au meeting. Mais en attendant, monsieur Trump a fait le choix de ce double négationnisme et de son appartenance à une logique qui est contenue dans un livre de 1996 qui avait ébloui toute l'aristocratie intellectuelle, démocrate et républicaine des États-Unis d'Amérique.

Le livre de Samuel Newton qui s'appelle Le choc des civilisations. Et depuis cette période, ce livre qui est en quelque sorte le manuel comme les Américains du Nord en produisent régulièrement dans leur histoire comme ils ont fait le soldat et le citoyen qui a permis d'expliquer que les nouvelles classes moyennes c'était l'armée et que l'armée était mieux capable qu'une autre de gérer les pays parce que précisément elle était la classe moyenne, le soldat et le citoyen. Au nom de quoi ?

On a eu des pouches dans toute l'Amérique du Sud et partout dans le monde en remplaçant des gens élus plus ou moins performants par des militaires qui étaient tous incompétents à commencé par le coup d'état que vous avez tous présent à l'esprit qui a été fait au Chili par le général Pinochet contre Salvador Aliendé. Alors, j'ai évoqué devant vous la nécessité d'une lutte implacable contre le sexisme. L'assumer en toute circonstan comme une conquête culturelle et sociale parce que les problèmes de la lutte contre le sexisme s'attrapent par les questions sociales.

Comment se fait-il que les unes soient moins payées que les autres ? Ça ne tient qu'à une raison, c'est que le capital fera toujours toutes les économies qu'il peut sur la part de la richesse qui doit distribuer à ceux qui produisent. Alors, le sexisme est un très bon argument parce qu'il permet de naturaliser une inégalité.

Et si ça suffit pas, alors il y a le racisme qui remplit la fonction suivante. Évidemment, pire que tout, c'est quand ça s'empile et que vous avez le racisme, le sexisme et ainsi de suite. Je vous le dis pour que vous ne cédiez pas à la mode parce qu'on vient nous donner des leçons de la manière d'être de gauche.

Est-ce que vous ne croyez pas que vous avez exagéré comme on m'a encore dit l'autre jour avec le soutien à la Palestine ? Oui, bien sûr. On aurait pu admettre un petit génocide de 30 jours.

Oui, on va faire un compromis 6 mois. Mais vous serez d'accord quand même pour dire que 1 an et 6 mois ça fait quand même beaucoup trop hein. Oui, on va en parler sur ce terrainlà.

Vous voyez comme je suis raisonnable, je parle doucement, aimablement. Ne cédez pas à la mode qui veut que certaines questions soient considérées comme sociétales et d'autres sociales. Les êtres humains ne se coupent pas en deux.

La partie sociétale de leur personne est la partie sociale. C'est la même chose. C'est le même être humain.

Et plus vous ferez avancer l'idée de l'égalité en droit des êtres humains, plus vous préparez les esprits à accepter l'idée de l'égalité sociale. Ce n'est pas l'inverse. Le plus souvent, c'est parce qu'on défend sa dignité qu'on défend celle de l'autre. et que dans le travail, on ne va pas supporter de voir que le collègue parce qu'il est musulman va être maltraité parce qu'il est musulman parce que sa dignité c'est aussi la tienne.

S'il est maltraité et que toi tu laisses faire et ben tu as honte de toi-même. Parce que dans le milieu populaire la honte, l'idée de pas se laisser faire, ça compte. Tout ce que je vous dis là, c'est de la politique.

C'est de la pensée politique. J'ai écouté quand il a décidé que le droit du sol était suspendu. Le droit du sol, qu'est-ce que c'est encore cette histoire là ?

On m'a dit une fois, je dis le droit du sang, tu connais ? Non. Benah, je dis "Ben tu vois, voilà, tu sais pas de quoi tu parles.

Donc pourquoi tu veux le reproche à moi ? Te parler un truc que tu sais pas, l'autre non plus tu le sais pas. Donc je suis pour le droit du sol parce que je suis contre le droit du sang.

Le droit du sol, ça veut dire tu es né quelque part déjà, tu as rien demandé à personne. On est d'accord ? Aucun d'entre nous n'a formulé un jour la revendication de naître.

Jamais personne nulle part. Et ben nouvella là. Alors on arrive le point fermé et en criant bon début que nen a-t-on gardé l'habitude ?

Vous rigolez mais quand vous m'envoyez la photo de vos gamins à chaque fois c'est la même chose. Vous êtes là et bais parce qu'il a le point fermé. Mais non tout le monde a le point fermé.

Mais enfin c'est beau et ça aimux. Je vous le dis à la blague mais c'est pour dire chaque être humain a des droits parce qu'il a rien demandé là où il arrive. C'est-à-dire le droit d'être égal à l'autre être humain qui est à côté.

Le droit du sol, c'est ça que ça veut dire. Et c'est pourquoi c'est fondamentalement un concept républicain. Nous autres les Européens, nous devrions en parler plus souvent.

Vous savez la vraie frontière culturelle de l'Europe ? Hm, c'est l'Empire romain. En dessous de la frontière, là-bas, perdue dans les brumes de la Germanie, en dessous la cité.

La cité tout le monde vote. Tout le monde est égal, tout le monde est citoyen. Tu arrives, tu es enregistré. de l'autre côté, la tribu, la horde, c'est-à-dire comme notre père, comme notre grand-père.

On a toujours fait pareil. On va faire comme ça et puis nos femmes vont pas vous faire des gosses à vous, à nous. Mais bien sûr, le corps des femmes a toujours été la frontière des tribus et des ethnies.

Toujours. Par conséquent, toutes ces choses se tiennent entre elles. Le droit du sang crée la tribu et la orde.

Le droit du sol crée la liberté et l'égalité. C'est la raison pour laquelle c'est si difficile. Il le crée pas spontanément, il faut se battre.

Mais au moins, on a la base pour le faire. C'est pourquoi j'ai trouvé si frappant qu'il ait commencé par ça Trump qu'il a mis ça avec le reste dans les premières mesures qu'il prend. Pourtant ce type quand vous le regardez de loin, vous dites "Bon, c'est une buse.

Arrêtez avec ça. Arrêtez de dire il est fou. Il est pas fou du tout.

Il applique un plan. Son plan, c'est la domination des États-Unis sur le reste du monde parce qu'elle est en crise. Et voici toute la dernière partie du livre.

Et chaque fois qu'il y a une partie, il y a une proposition conceptuelle pour dire de quel côté on avance, comment on fait, quels sont les points de passage. Je vais vous dire, je ne sais pas comment c'est par chez vous, mais nous en Europe, on a vu s'effondrer les deux grandes formations qui avait organisé la gauche, la revendication sociale, la pensée libre pendant un siècle et demi et il restait rien sinon des chefs ineptes qui ne savaient pas eux-mêmes ce qu'ils voulaient et qui croyaient mythiquement que le capitalisme allait régler les problèmes à leur place jusqu'à ce qu'il reste plus rien, jusqu'à ce que le racisme s'étale, occupe tout le terrain. Et après on dit comment croyez-vous que le rassemblement fait des progrès ?

Ben on fait des progrès parce que vous avez rien foutu contre. Voilà. Et deuxièmement parce que votre presse Mais oui et on a recommencé on a recommencé à zéro je vous le dis.

Je m'adresse au plus jeune d'entre vous. Pardon pour les pour les autres à cet instant. On s'est dit on recommence tout à zéro.

À zéro, on reprend tout un par un. On va recréer les digues, les outils de pensée et on va les porter nous d'abord en ayant jamais peur ni en baissant jamais les yeux. Nous sommes insoumis.

C'est pas pour rien qu'on a choisi ce mot-là. quand même que vous soyez dans la confidence, il y avait plusieurs mots. Il a fallu trancher.

C'est celui-là qu'on a choisi. Et vous savez, je l'ai raconté hier à mes amis qui étaient venus me voir. On a choisi un soumis parce que c'était le nom qui avait été donné à ceux qui refusaient de continuer la première guerre mondiale.

Ils voulaient plus se battre. Alors, on les a fusillé et on les appelait insoumis. Et ensuite, on a dit ceuxl ils sont pas morts pour la France.

Ils disparaissent. Des monuments au mort. Ils disparaissent des évocations, on n'en parle pas, ils ont pas voulu se battre.

Et bien cela c'était les plus courageux de toute l'armée parce qu'ils savaient qu'ils allaient mourir mais ils ne voulaient pas que ça continue et ils préféraient payer de leur personne ne sachant quoi faire d'autre et en mourir que d'aller contre ce que leur conscience leur dictait. À savoir qu'ils en avaient par-dessus la tête d'occuper toute leur vie misérable dans ces tranchées boueuses à essayer d'assassiner des gens d'en face qu'il ne connaissaient pas. Voilà d'où vient le mot et pourquoi nous le portons avec tant de fierté.

Et j'en profite pour vous dire à quel point on est fier nous d'avoir fait adopter à l'Assemblée nationale française la loi qui réhabilite les insoumis et qui les déclare morts pour la France parce que ceuxl sont morts pour la France que nous on aime celle à laquelle on croit maintenant où tu l'as mis le prompteur me dit il y a un prompteur ah ouais ça va ou là là je suis bon dans la cadence là il y en a plus que pour 2 he alor Monsieur Trump a déclaré la guerre commerciale et tout le monde de dire il est fou. Non, il n'est pas fou. Il suit un plan, un plan qui a été commencé par les démocrates eux-mêmes.

C'est pas Trump qui a inventé les droits de douane, les subventions aux entreprises et le ce sont les démocrates qui ont commencé. Et si vous en doutez, cherchez les discours de monsieur Sullivan, Jack Sullivan qui est le secrétaire d'État qui était chargé de la sécurité qui explique pourquoi les droits de douanes minimum et les salaires minimum ont ruiné les États-Unis d'Amérique. Mais alors pourquoi est-ce que madame Camala Haris ne l'a pas dit ?

Savez-vous pourquoi monsieur Trump a gagné ? Parce que il y avait pas de gauche. Alors on nous dit la gauche a perdu.

Non, il y en avait pas. Madame Camala Haris, c'est pas la gauche. Il y en avait pas.

Alors, il y en avait une qui était en train de dire "Ah, tous les clignotants sont au vert". Alors, nous en France, on se tape la propagande des États-Unis une fois qu'elle a traversé l'Atlantique. Alors, elle est un peu délavée.

Il faut pas de gros efforts de penser. "Ah oui, mais là-bas, ça marche aux États-Unis, la consommation, elle marche très bien. Les consommateurs sont contents." Bon, il y a un journaliste qui s'est dit "Tiens, je vais aller voir ce qui consomme." Qu'est-ce qui avait progressé comme consommation, chers amis ? les tarifs d'assurance et les médicaments, un signe de bonne santé évident d'une économie.

Alors, les gens qui étaient là, les braves gens qui se tuent au boulot, qui essayent de faire vivre la famille proprement, dignement, ils entendent ça et disent "Mais qu'est-ce qu'il racontent ces gens ? que tout va bien et que si ça va bien, c'est de ma faute. Genre Macron, si vous voulez du travail, traversez la rue.

Franchement, il a même dit une fois qu' il y avait des gens qui avaient connu du succès et les autres, c'étaient des gens de rien. Au moins à la droite, il disait qu'on était des gens de peu. Ah, il restait quelque chose.

Lui, c'est rien, carrément. D'accord. traverse la rue le mec comme il a jamais entendu de parler quelqu'un qui travaille réellement, je veux dire pas qu'il fait banquier d'affaires.

Banquier d'affaires, c'est un arnaqueur professionnel. Bon, ça c'est un talent hein. C'est un talent.

Faut pas le nier. Faut pas nier ça. Le type, il aurait pu commencer par demander au gars, "C'est quoi votre métier ?

Juste pour parler quoi. Traverse la rue pour faire quoi ? Qu'est-ce qu'il y a comme emploi de l'autre côté du trottoir ?" Eth ben, il y avait des emplois de serveurs dans les restaurants.

Mais il sait pas que serveur c'est un métier. C'est crevant, faut savoir le faire, faut une résistance physique, faut de la mémoire. Il y a plein de choses.

Vous allez pas là où il y a un gars qui met 2 heures à vous servir, qui a perdu la note, qui se rappelle pas ce que vous avez pris ni ce que vous avez demandé. Vous y allez pas. Donc c'est bien un métier, hein.

Bon, mais il a pas demandé, traverse la rue. Et lui, qu'est-ce qu'il faisait comme boulot ? On a posé la question.

Il est horticulteur le gars. Pourquoi vous voulez transformer un horticulteur en un gars qui sert dans un bistro ? C'est à peu près aussi absurde que demander au gars qui sert dans le bistro de faire horticulteur hein.

Dans l'autre sens, vous le comprenez presque mieux parce que vous vous trompez sur ce qu'est la qualification professionnelle. Mais ce que les gens entendaient aux États-Unis d'Amérique, c'est ça va bien et si ça va pas, c'est de ma faute. C'est le propre du libéralisme.

Vous êtes malade, c'est de votre faute. Qui est responsable de la maladie ? est malade, qui est responsable du chômage ?

Le chômeur et cetera et cetera. Qui est dans la misère ? C'est de sa faute à cause de sa religion ou à la cause de sa couleur de peau.

C'est ça leur manière d'attraper les problèmes. Et bien ça c'est le manifeste de monsieur Trump. Il n'est là que parce qu'il n'y a eu personne pour lui tenir tête et lui dire "Monsieur, allez vous faire voir, dégager.

On vous a assez vu, vous tour Ah, c'est pas poli." Alors oui, il y a une crise de domination de l'empire nord-américain et c'est ça qu'il essaie de régler. Pourquoi ? parce que le capitalisme s'est survécu après la Première Guerre dans des conditions qui lui étaient devenues plus défavorables après la Première Guerre qu'avant la Première Guerre.

Parce qu'entre-temps, il y a eu la révolution soviétique et comme aucun problème n'était réglé, il y a eu à nouveau une grande crise et une deuxième guerre mondiale dont le capitalisme est sorti affaibli, bien qu'il est vaincu par les armes son adversaire de l'intérieur que tu les nazis heureusement pour nous tous et grâce au sacrifice de 20 millions de soviétiques aussi qu'on oublie trop souvent dans les commentaires qu'on fait. Mais à ce moment-là, le tiers de l'humanité ne dépendait plus du marché capitaliste. Ça arrange pas les affaires du capital.

Et dans cette ambiance chaotique arrive une tentative politique intelligente qui consiste à isoler l'URSS en s'accord avec la Chine populaire. Et les États-Unis d'Amérique ont mis au point un système, les Chinois produisent à bas prix, on leur donne des sous et avec ces sous, ils achètent les dettes, les titres de la dette de l'État américain, lequel lui a depuis 1971 le droit d'éditer de dollars tant qu'il veut, sans aucune contrepartie matérielle. Système génial.

Mais le jour même où ils l'ont déclaré, un de leurs grands hommes a dit "Et la prochaine fois, qu'est-ce qu'on va bien pouvoir inventer ?" Oui. Qu'est-ce qu'ils vont bien pouvoir inventer ?

Et petit à petit, la situation s'est dégradée. Pourquoi ? Parce que la Chine, c'est pas un ramassi chinois.

La Chine, c'est un grand peuple. C'est une des plus vieilles civilisations du monde. C'est un peuple très nombreux, très industrieux, très inventif, très créatif. et les gros malins en Europe qui se disaient "Les Chinois vont faire les ombrelles et les castagnettes et nous pendant ce temps-là on va faire les ordinateurs." Et bien voilà, ils font aussi les ordinateurs et nous on n'est pas foutu de faire ni des ombrelles ni des castagnettes.

Voilà le bilan. En 2040, les la Chine produira plus que tout le reste du monde. Alors, c'est ça qu'il lui faut régler parce que il y a une crise qui touche au cœur du système, le dollar.

Le dollar n'a aucune valeur particulière. Le dollar comme nous ont dit les Américains eux-mêmes, c'est notre monnaie, c'est votre problème. Le dollar ça marche tant que ça circule, tant que les contrats de fourniture en pétrole sont payés en dollars.

C'est le matériau qui est le plus utilisé. Tant que les matières premières sont payées en dollars et cetera. À partir du moment où il y a des gens qui disent "Nous, on veut plus payer en dollar, on va payer en monnaie nationale." Alors, c'est la crise du dollar.

Et voilà comment en l'espace de 20 ans, la quantité totale de dollars détenue par les banques centrales est passée à moins de la moitié de leurs avoir. Il y a une crise de la domination des États-Unis sur le monde. S'ils ne font rien, ils auront perdu et ils seront jetés à la poubelle de l'histoire sans même s'en rendre compte.

Et voilà ce qu'essaie de régler monsieur Trump avec une méthode qui ne peut pas marcher. Si l'idée c'est je mets des droits de douane et comme ça comme tout coûte plus cher et ben ce que nous allons produire va pouvoir être produit localement. C'est impossible.

Vous ne pouvez pas réindustrialiser un pays au niveau auquel il faut réindustrialiser aujourd'hui en performance technique en 4 ans. Ça n'existe pas. Donc c'est en l'ure.

C'est pas vrai. C'est pas ça qu'il est en train de faire. Il déclenche une guerre commerciale quioblige tout le monde à négocier avec lui.

Il le dit dans de manière extrêmement grossière et vulgaire. Il a appelé les gens qui viennent le voir pour négocier. Il a dit il vient de me lécher le cul.

C'est la première fois qu'on se fait parler comme ça. Ça a l'air du Non, ils ont rien dit. Les Européens, ils font la queue, ils attendent.

Ah, c'est ton tour de quoi ? Tu as vu comment on fait passer ? Prends des notes toi là.

C'est comme ça qu'il faut faire parce que si je viens, je dis "Ah bah l'impérialisme américain, il se marre pas, ils font la gueule. Ils disent "Qu'est-ce qu'il nous dit encore ?" Là tout le monde a compris pourquoi on peut pas les blairer, hein ?

Ça c'est humain. Bon, j'en viens à mon à au cœur de de l'affaire. Donc qu'est-ce qu'ils font ?

Ils font ça, ils déclenchent une guerre commerciale mondiale. Mais leur but, c'est de mettre tout le monde à la taxe. La déclaration de monsieur Trump pour nous, c'est un cadeau pour nous qui sommes anticapitalistes. le type et toute cette bande qui nous a cassé les pieds pendant 40 ans à nous dire que le prix était le maître des choses et de la perfection humaine grâce à la main invisible du marché qui règle les problèmes de compétition grâce à la politique de l'offre.

Celui qui propose du moins cher a gagné surtout si c'est performant. Moins cher n'existe pas. C'est pas la peine d'en discuter.

Il y a toujours quelqu'un qui paye. Le travailleur qu'on a exploité à mort. La nature qu'on a détruit de tous les côtés.

Moins cher n'existe pas. Plus arnaqueur, oui, ça existe. Moins cher, non.

Et tous ceux qui croient moins cher sont les complices d'un crime qui se fait contre l'écosystème et contre ces millions de gens qui sont exploités comme ils le sont aujourd'hui. Donc, il faut qu'il trouve une autre courroie d'entraînement, les nord-américains. Et ça sera pas les droits de douanes.

Mais le simple fait qu'il est dit qu'il allait régler les problèmes avec des droits de douane, c'est l'aveu d'une capitulation sans condition. On croyait que c'était la main invisible du marché. qui faisait la loi des prix.

Ah non, c'est les droits de douane. C'est l'État. L'État communiste va l'état.

Non mais Trump, on va finir par le remercier. Ce type a ruiné plus de milliardaires en 48 heur qu'aucun d'entre nous pendant toute notre vie. Ce type a réhabilité l'État d'un seul coup en une nuit.

Alors les autres, ils font semblant de pas avoir vu. C'est à moi qui demande des comptes. Et ben, vous êtes trompé.

Non, monsieur Mélenchon, parce que voyez, le protectionnisme s'amène. Je dis mais je rêve. C'est vous qui avez inventé ce truc de dément qui fait que maintenant on est à la mercie d'un type qui décide tout seul de coller de droit de douane partout.

C'est vous qui vous êtes trompés, pas nous. Nous, on a toujours dit "Oui, protectionnisme, solidaire, négocier de pays à pays, pas une règle absurde qui s'applique à tout le monde. La concurrence libre et non faussée sur n'importe quoi.

Non, non, non et non ! 100000 fois non." Bref.

On en est là. Donc ils ont inventé la suite des opérations. Monsieur Trump arrive et dit "Notre commerce est déséquilibré." Ah bah déséquilibré normal, ce que vous faites est moins bon que nous.

Non non, droit de douane, il vient avec ses deux revolvers, il nous les met sur la tête et il dit "Achetez mes chewing-gums." Mais c'est ça qu'il fait. où vous avez vu quelqu'un venir vous dire "Vous allez m'acheter, c'est ce qu'il fait.

Venez acheter." Vous devez nous acheter davantage quoi ? Du gaz ou du pétrole que vous avez obtenu en fracturant le sol ?

Oui, vous nous avez obligé à le faire. C'est vous qui avez fait sauter le gazoduc Nordstream. Parce que le premier jour, on a posé le premier tuyau, vous avez commencé à dire que vous en voulez pas.

Et quand il y a eu la guerre avec l'Ukraine, vous l'avez fait sauter. Oh, on peut pas le prouver. Ils ont dit, c'est les Russes, vous êtes sont moins bêtes que vous les Russes.

S'ils veulent arrêter de livrer du gaz, ils ferment le robinet. Ils ont pas besoin de faire sauter le tuyau. Il est à eux.

Ah oui tiens, il y av pas pensé trouver quelque chose de plus convaincant. Si vous voulez nous convaincre, tâchez de trouver des choses convaincantes. Ne nous prenez pas pour des imbéciles.

On a été à l'école, on sait compter, on sait comprendre. Bref, voilà où on en est. Acheter de force, ils ont trouvé quoi nous faire payer.

Et c'est comme ça que le capitalisme est en train de passer à l'économie de guerre. Ils ont besoin de la guerre parce que la guerre est la meilleure affaire que le capitalisme puisse faire. Parce que le client est un bon payeur, vu que s'il veut son matériel, il faut qu'il paye et on fait payer les populations, on achète du matériel qui a une qualité extraordinaire, c'est qu'on jette sur les autres et après faut recommencer à en fabriquer.

C'est génial. Et une fois que vous avez tout cassé chez les autres, faut reconstruire. Ça fait encore de l'activité.

La guerre est un atout pour le capitalisme. C'est un bienfait pour le capitalisme. Et donc qu'on la fasse ou pas, monsieur Trump a décidé, comme je vous ai parlé tout à l'heure du capitalisme tributaire à propos des réseaux, revoici le capitalisme, l'impérialisme tributaire.

Monsieur Trump a dit "La terre entière va payer 5 % du PIB pour s'armer et faire partie de notre alliance." et qu'on décidé aussitôt les grands stratèges européens qu'ils allaient dépenser 850 milliards d'armement. Ça fait pile poil les 5 % qu'a demandé monsieur Trump.

Alors évidemment ça se double d'une autre d'une autre bêtise, c'est que c'est pas l'argent de la Commission européenne, c'est celle des États. Et nous sommes autorisés à avoir des grands découverts pour pouvoir nous armer. Vous avez tous compris, c'est en tribu.

Monsieur Trump a dit "Si vous voulez être nos alliés, vous payez 5 % pour acheter leur matériel." C'est pour ça que nous on est bien content de pas avoir besoin de leur matériel. Nous les Français Primaux.

C'est Gun 2, on voit pas ce que pourquoi on resterait dans une alliance militaire comme les LOTAN. Pourquoi faire ? Vous achetez un avion, il décolle que si l'autre est d'accord.

Et ben non, mais je vous le redis sous cette forme, j'essaie de donner plaisante sinon à pleurer toute la soirée hein. Mais c'est terrible de voir que le Danemark à qui on annonce qu'on va lui confisquer le Grenland qui dit bredouille quelques paroles de protestation et encore je sais pas si on peut appeler ça une protestation, la première mesure qu'il prend c'est d'acheter 35 F35. Voilà une décision qui est courageuse.

Ils ont donné un signal. Oui papa, on fera ce que tu as dit. Voilà, c'est des petits toutous tous autant qu'ils sont, pas un qui résiste, pas un qui dit "Mais qu'est-ce que c'est que cette histoire ?

Vous voulez plus qu'on fasse rentrer chez vous de l'acier et de l'aluminium ? Parfait, on le fait rentrer ailleurs." Qu'est-ce qui passent là leur temps à dire "Ah là là, c'est les Chinois qui vont déverser sur nous en Europe, tout ce qu'ils arrivent plus à vendre aux États-Unis." Et qu'est-ce qui vous empêche à vous d'aller discuter avec les Chinois pour voir comment on peut s'entendre et voir pas besoin de ce qu'on produit nous ?

Ça ça s'appelle le protectionnisme solidaire. On discute, on négocie, on considère pas le reste de la terre comme une proie et tant que c'est pas une proie, on n'est pas content. Non, on peut discuter.

Ça s'appelle la diplomatie. Par exemple, pour arrêter les guerres, il faut discuter avec l'ennemi, pas avec les amis des fois, si, mais bon, avec l'ennemi. Et c'est comme ça que dans le commerce international où il y a une compétition, il faut établir des règles par la discussion.

Sinon quoi ? Et ben les États-Unis ont répondu, il n'y a pas de solution de marché à la compétition avec la Chine, ont-ils déclaré. Ça veut dire qu'il n'y a de solution que de guerre et ils sont en train de la préparer activement, très activement.

Tous les jours, il y a un incident. Moi, je suis ça de très près parce que dans mon pays, ils ils sont pas au courant qu'ils sont concernés. Ils pensent que ça va être une guerre lointaine là-bas au fond, on sait pas où, hein.

Non, la France est présente dans l'océan Indien, la Réunion Mayotte. La France est présente dans l'océan Pacifique là-bas en bas et jusque jusque sur les côtes de la Calédonie française pour l'instant. La Polynésie, c'est marqué dessus française.

La Polynésie nous sommes présents. Donc nous allons être directement concernés par cette guerre. Sauf si on décide queon regarde ailleurs.

Mais on va regarder ailleurs comment ? Parce que qui peut croire que les Chinois vont se laisser faire ? Ça n'existe pas.

Donc, puisque vous savez qu'ils vont faire quelque chose, autant vous préparer tout de suite à éviter le pire. Quel intérêt aurions-nous à la guerre avec la Chine ? Aucun.

Vous allez voir l'armada de la propagande qui va commencer à déferler pour dénoncer évidemment le régime communiste. Alors, si vous êtes pas communiste, vous êtes d'accord pour dire qu'on peut faire autre chose. Mais c'est pas le sujet.

Parce que si on doit se battre et envahir tous les pays dont le gouvernement ne nous convient pas, j'aime mieux vous dire que il y en a des plus près hein avec qui on pourra les regarder. Donc c'est pas le sujet. C'est pas le sujet.

Le sujet c'est est-ce que nous avons fait le choix de la paix ou pas ? C'est pourquoi partout la gauche qui se respecte, qu'elle se dise radicale ou pas doit être la gauche de la paix et du refus absolu de la guerre. Absolu.

La guerre n'est pas un jeu. La guerre va détruire cette planète. Pas de guerre.

N'importe quoi vaut mieux que la guerre. Tant qu'on est vivant, on peut continuer à discuter, à chercher, à inventer. Aucun régime ne peut résister à une pression populaire instruite et durable.

Aucun. et un peuple qui veut rester libre finit toujours par le devenir. Il faut avoir pour nous la confiance de l'histoire, de ce que nous avons vu faire par les générations qui nous ont précédé, qui ont gagné dans des partis qui semblaient perdus d'avance.

Voilà. Oui, nous sommes dans une crise de domination de l'empire. Et j'ai essayé de vous expliquer la logique rationnelle de tout ça.

Dans le livre, on traite et on essaie de répondre à chacune de ces questions avec des principes. Nous avons parfaitement vu les Américains, les Nord-Américains se déployer sur les nouvelles frontières de l'humanité. En mer, ils y sont.

Ils ont bloqué tous les passages et ils exigent maintenant des droits pour tous ceux qui arrivent de l'extérieur sur le continent nord-américain. Des droits incroyables qui comp pour contrôler les routes maritimes. 90 % du commerce mondial passent par les routes maritimes.

L'espace jusqu'à il y a même pas 5 ans, l'espace était un bien universel qui n'appartenait à personne, un bien commun. Il était interdit de militariser l'espace. Les Américains ont proposé, les Nord-Américains ont proposé un traité qui permet non seulement de s'y installer, mais d'installer des bases militaires là où on a quelque chose à prendre.

Ils l'ont décidé. Est-ce qu'on le fera ou pas ? Je n'en sais rien.

Mais même mon pays a osé signer cette affaire-là. Ils avaient tellement honte les politiques qu'il y en a pas un qui a été lui-même faire le malin à signer. Ils ont envoyé un fonctionnaire comme ça, pas vu, pas pris.

Une honte. Et c'est clair que le jour où il y aura un gouvernement insoumis, et ben le traité il existera plus pour les Français. Et comme nous sommes la première puissance spatiale du continent européen, j' fera un peu de bruit.

De même que nous foutrons dehors toute organisation liée à l'OTAN et qui prétend faire de l'espace un espace militarisé. Nous sommes contre. Pas d'armes dans l'espace, pas de destruction depuis l'espace.

Et de même les matières premières rares. Pourquoi voulez-vous qu'il s'intéresse au Canada ? parce que vous êtes à côté.

Non, il s'intéresse au Canada parce que dans le Canada, il y a des ressources qu'ils veulent maîtriser qui concerne les matériaux dont on a besoin pour les industries les plus en pointe aujourd'hui. Et voilà pourquoi ils veulent le Canada. Et voilà pourquoi ils veulent le Groenland.

Et voilà pourquoi ils veulent partout il y a quelque chose à prendre. le prendre et le prendre de la manière la plus brutale jusqu'à ce que vous finissiez par tomber à genou comme l'ont fait les Danois qui ont dit aux Américains "Mais pourquoi vous pleurez ? Faites ce que vous voulez, vous êtes chez vous, vous avez déjà une base, vous en voulez deux, il y en a déjà deux.

Vous en voulez trois ? Oui, c'est vrai, vous en avez déjà trois. Vous en voulez 4, 5, 6, 10, partout.

Mettez des armes si vous voulez. C'est-à-dire on capitulait sans condition et l'autre, il repasse derrière. Ce qui vous apprend tous bien à réfléchir sur ce que c'est qu'un rapport de force. comme ils ont cédé l'autia, ça suffit pas.

On veut tout et puis on pera les gens s'il faut pour ça. Voilà où on en est. Il n'y a de limite à l'exploitation.

Il n'y a de limite à la domination que la résistance à l'exploitation et à la domination. Et si vous ne vous battez pas, vous ne pouvez pas espérer obtenir quelque chose. Se battre, c'est pas faire la guerre.

B, c'est trouver le point de passage. Mais déjà, comme je l'ai dit au tout début et il faut que maintenant j'arrête et bien ça passe par le fait qu'on comprenne ce qui se passe. Vous devez comprendre que les anciens logiciels politiques, les promesses des politiciens qui vous disent qu'il vont arranger tout sans que ça vous coûte rien du tout d'effort, ce sont des menteurs.

Ce n'est pas possible. vous serez arnaqué encore un tour. Alors, on m'explique, je sais, je comprends.

Moi-même, j'ai été élu assez longtemps dans ma vie pour bien comprendre et je suis électoraliste, je vous le dis d'avance. C'est-à-dire que je ne crois qu'aux élections pour changer le monde. Je ne crois pas aux avant-gardes isolé, encore moins à la guerre de Guerria et quoi que ce soit.

Tout ça, je l'ai vécu plus jeune et je sais que ça ne nous mène nulle part. Il faut donc gagner démocratiquement en convaincant autour de nous. Mais je vais vous dire une bonne chose parce que vos arguments à quelquesuns d'entre vous, je les connais.

Si vous laissez vos convictions à la porte du bureau de vote, vous étonnez pas de pas les retrouver dans les urnes. Vous avez compris ? Vous réfléchissez.

Je l'ai dit dans mon pays, c'était pareil. C'est difficile de prendre une bonne décision, mais c'est pas une bonne décision que de dire "Je choisis le moindre mal." Parce que le moindre mal, c'est quand même le mal.

Et ça, c'est la leçon d'Ana qui le disait. Le moindre mal, c'est toujours le mal. Ce qu'il faut, c'est sans cesse viser le meilleur par la voie qui permet de rendre possible le meilleur à échelle de masse, c'est-à-dire la démocratie.

Alors, un petit coup de jor pour terminer. Pourquoi on fait ça ? On pourrait s'en On le fait, je vous l'ai dit au début, parce que l'engagement, c'est le prix du savoir.

Je sais. Donc, je ne peux pas regarder ailleurs. Je sais que la catastrophe s'avance.

J'aime d'avance des êtres qui n'existent pas, ceux qui seront vos enfants, vos petits-enfants, les miens, mais je les aime d'avance et je me sens concerné par ce qui va leur arriver. Je veux pas être de ceux qui regardaient ailleurs. De même, quand on va regarder bien en face ce qui aura été fait en Palestine, au milieu de tant de malheur, au moins je me dis on aura eu la dignité de refuser.

On aura eu la dignité de regarder là où se passait le problème et de considérer qu'il n'y a pas deux sortes d'êtres humains. les Palestiniens qu'on peut tuer et ceux qu'on peut ne pas tuer. C'est important.

La dignité, l'engagement dans la gauche radicale, c'est la volonté d'être digne jusqu'au bout dans chacun des aspects. Tout à l'heure, j'ai commencé en vous disant, nous ne sommes pas d'avis qu'une doctrine politique doit être un exercice de développement personnel. Non, mais que ce soit un fil conducteur qui donne son sens à chacun de nos efforts du quotidien.

Oui, je me suis posé la question de savoir si d'autres avant nous avaient eu ce genre d'idée, s'étaient posé ce genre de question. Et bien sûr pour nous les Français la grande figure c'est comme ça, c'est Jean Jorè parce que jusqu'au bout il a écrit fait il en est mort. Ah c'est toujours un un abruti qui passe par là.

Il lu a tiré dessus à travers la fenêtre. Ah les autres sont très forts pour faire ça. Chauffé à mort par des campagnes dégoûtantes, des appels au meurtre permanent et puis après il disent "Ah vous êtes mort !

Vous l'avez bien cherché. C'est ça qu'on nous dit aujourd'hui. Six députés insoumis vivent sous menace de mort permanente.

Aucun d'autres d'entre nous n'est protégé par autre chose que par l'affection populaire qui nous entoure. Et on ne veut pas d'autres protection. Il reste d'ailleurs à prouver que le reste soit de protection.

Alors des fois il y en a ici qui viennent du Maghreb. Oui. Bon bon alors chez nous, moi je suis un maghrébin européen, hein.

Bah ouais, chez nous au Maghreb moi. Ah bah ouais, il y en a ils peuvent pas en dire autant hein. Bon, on dit mectoubrive ce qui doit arriver.

Bon, ça veut rien dire mais ça soulage le cœur. Sinon, j'ai Jean Jorè. Le courage dit-il.

Le courage, c'est d'agir. Agir, hein, pas bavarder, agir et de se donner aux grandes cause sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l'univers profond, ni s'il lui réserve une récompense. Au combat camarade. 26.

Ça va ?

Trump n’est pas fou, il a un projet - Conférence à l'université McGill à Montréal — Jean-Luc Mélenchon · Pourquijevote