Charles Rodwell - Le Barbier du matin du 18/03/25
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:16OuverteRéponse directe
Bruno Retailleau parle de riposte graduée. Est-ce la bonne méthode ?
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Certains disent qu'il faut taper plus vite et plus fort.
- 1:56OuverteRéponse directe
Bruno Retailleau explique que s'il n'y a pas cette fermeté du côté de l'exécutif, il pourrait démissionner.
- 2:03OuverteRéponse directe
Vous leur demandez aussi, au chef de l'exécutif, d'être ferme ?
- 2:54OuverteRéponse directe
Un mot sur une de vos autres positions qui a été très dure, c'était en fin de semaine dernière.
- 3:07OuverteRéponse directe
Pourquoi vous avez été si ferme ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« L'Algérie refuse de prendre les 60 individus dangereux que la France souhaite expulser. »
- 1:07Invité politiqueFait
« Le Rassemblement national dit qu'il faut bloquer les échanges financiers entre les Algériens qui vivent en France et leur pays, les bloquer ou les taxer. »
- 3:08PrésentateurFait
« J'ai, comme d'autres collègues, j'ai tout de suite demandé la démission du ministre qui était prêt à accepter le port du voile dans des compétitions sportives. »
- 3:21PrésentateurFait
« C'est une remise en cause grave du principe fondamental de la laïcité qui structure la vie sociale et tout simplement la vie de notre pays. »
- 4:29PrésentateurFait
« Cette question peut constituer un point de rupture au sein du socle commun. »
- 6:55Invité politiqueFait
« Le R&D, nous sommes le vrai bouclier de la communauté juive face à l'islamisme. »
- 7:40PrésentateurFait
« aujourd'hui, malheureusement, le parti qui flirte avec l'antisémitisme dans notre pays, et même qui l'assume, c'est la France insoumise. »
- 9:30PrésentateurFait
« Quand je considère que vous avez une élue comme Rima Hassan, qui est objectivement la porte-parole du Hamas parmi d'autres organisations sur le territoire français et qui joue perpétuellement contre la France, j'ai du mal à comprendre comment cette personne peut être rémunérée par les impôts des Français pour être une élue de la République française. »
- 11:03PrésentateurFait
« On a l'administration Trump et l'administration Poutine qui sont en train de négocier un accord de paix sans les Européens. »
- 11:35PrésentateurFait
« Moi, je sais que c'est un effort extrêmement important de bander à des millions de Français. »
- 11:59PrésentateurFait
« Si on veut travailler moins, c'est possible. Mais dans ce cas-là, on va voir notre niveau de vie se dégrader. »
- 12:30PrésentateurFait
« J'ai fait des propositions qui m'ont valu les foudres d'une partie de mon propre camp. »
Temps de parole
- Présentateur83 %
- Charles Rodwell17 %
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Bonjour, merci pour votre invitation.
Merci d'être là. Ça ne s'arrange pas entre la France et l'Algérie. L'Algérie refuse de prendre les 60 individus dangereux que la France souhaite expulser. Bruno Retailleau parle de riposte graduée. Est-ce la bonne méthode ?
Je pense que c'est la seule méthode qui vaille. L'Algérie a malheureusement choisi le bras de fer. Et quand je parle de l'Algérie, je parle du gouvernement algérien. A malheureusement choisi de miser à 100% sur la rente mémorielle de conflits passés, voire passéistes. a décidé de rentrer dans un bras de fer haineux avec la France. Il est hors de question pour nous, cher Christophe Barbier, de céder aux menaces et aux intransigeances d'Algérie. L'Algérie refuse une nouvelle fois de coopérer avec les citoyens algériens dangereux et délinquants sur le territoire français pour les récupérer.
Et bien si l'Algérie refuse, la France doit accepter et doit elle aussi engager un bras de fer dur avec le gouvernement algérien.
Certains disent qu'il faut taper plus vite et plus fort. Le Rassemblement national dit qu'il faut bloquer les échanges financiers entre les Algériens qui vivent en France et leur pays, les bloquer ou les taxer.
Le Rassemblement national, le Rassemblement national, le Rassemblement national, moi je ne vois que des incohérences malheureusement à l'Assemblée nationale sur ce sujet. On pourra aborder d'autres thématiques, j'imagine, comme le conflit russo-ukrainien et autres. Quand le gouvernement, à chaque fois que le gouvernement français ou le président de la République prend des positions dures, claires, fermes sur ces sujets, on aimerait bien que le Rassemblement national nous soutienne. Ils sont toujours aux abonnés absents, dont acte.
Moi je considère qu'aujourd'hui que la riposte graduée face au refus d'Alger de coopérer et face à l'acceptation du gouvernement algérien de rentrer dans un bras de fer, ne nous laisse pas d'autre choix que d'accepter ce bras de fer et d'engager cette riposte graduée jusqu'à faire plier le gouvernement algérien.
Bruno Retailleau explique que s'il n'y a pas cette fermeté du côté de l'exécutif, il pourrait démissionner. Il attend de Bayrou, de Macron la même fermeté. Vous leur demandez aussi, au chef de l'exécutif, d'être ferme ?
Alors moi je ne l'ai pas lu dans ces mots, la démission de Bruno Retailleau et c'est heureux. En revanche, moi comme beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup d'autres députés, j'ai trois quarts du socle commun, une fermeté absolue du gouvernement, notamment sur la question algérienne, sur la question migratoire, sur la question de la lutte contre l'islam politique, sur la lutte contre l'antisémitisme. On a fait beaucoup, beaucoup, beaucoup de propositions. Je pense aux propositions par exemple qui ont été faites par ma collègue Caroline Yadant, qui est très courageuse et que nous sommes très nombreux à soutenir.
Nous appelons le gouvernement à ne pas céder et surtout à laisser le duo d'Armanin-Retailleau avoir les mains libres pour appliquer leur politique, leur politique que je qualifie moi de sécuritaire et anti-migratoire et qui est à mon avis la bonne pour notre pays.
On va reparler de l'initiative de Caroline Yadant dans quelques minutes. Un mot sur une de vos autres positions qui a été très dure, c'était en fin de semaine dernière. La ministre des Sports, Marie Barsak, avait dit que le voile dans le sport, ce n'était pas de l'antrisme de la part de l'islam politique. Vous l'avez contesté, vous avez même réclamé sa démission. Pourquoi vous avez été si ferme ?
J'ai, comme d'autres collègues, j'ai tout de suite demandé la démission du ministre qui était prêt à accepter le port du voile dans des compétitions sportives. C'est une remise en cause grave du principe fondamental de la laïcité qui structure la vie sociale et tout simplement la vie de notre pays. Ça n'a rien d'un acte islamophobe, comme j'ai pu lire, évidemment, vous imaginez bien, sur les bancs de la gauche. C'est simplement une application stricte et juste du principe de la laïcité qui structure notre République. Certains disent que le voile pour les jeunes filles, ça permet de faire du sport. Sinon, elles restent cloîtrées dans leur famille.
Moi, ce que j'aimerais, c'est que les jeunes filles de notre pays, chère Christophe Barbier, puissent faire du sport sans avoir la possibilité ou sans avoir l'obligation de porter le voile. C'est ça, en fait, la réalité de la laïcité. C'est ça pour lequel on devrait tous se battre.
Le Sénat se bat. Le Sénat a voté une loi qui va arriver à l'Assemblée.
Et c'est la raison pour laquelle nous allons demander de l'inscription de cette loi sur du temps transpartisan pour pouvoir faire passer cette loi au plus vite pour interdire catégoriquement le port du voile dans les compétitions sportives. Il y aura une majorité ? Moi, je suis honnêtement sidéré par les positions qu'a prise la ministre des Sports. Je suis rassuré des positions qu'ont prise Bruno Retailleau et Gérald Darmanin. La simple chose que je peux vous dire, c'est que nous appelons désormais le Premier ministre à clarifier cette ligne, à clarifier la ligne du gouvernement en lui signalant aussi que cette question peut constituer un point de rupture au sein du socle commun.
Il n'est pas assez laïque, François Bayrou, il est marqué quand même par son parcours de démocrate chrétien. La spiritualité, ça le trouble.
Au contraire, je pense que François Bayrou est un homme d'État. C'est un homme qui a toujours appliqué les principes fondamentaux de notre République. C'est aussi quelqu'un qui a toujours su se projeter à 15, 20, 25, 30 ans. Il s'est saisi de la question de la représentativité des citoyens, à travers la proportionnelle. Depuis 40 ans, il se saisi du sujet de la dette en étant le premier à avoir mené une campagne présidentielle sur ce sujet. C'est un homme qui s'est toujours saisi des défis structurants de la société française. En voilà un.
Et nous attendons sincèrement que le Premier ministre prenne position pour clarifier une bonne fois pour toutes la ligne du gouvernement pour l'application stricte et fondamentale de la laïcité dans notre pays. Et je le reconfirme, ce serait un point de rupture pour une bonne partie d'entre nous.
Gabriel Attal s'est rendu en Israël ces derniers jours avec Caroline Yadant, notamment la députée de cette circonscription des Français de l'étranger. Voyage qui a été très réussi et très remarqué par la communauté française sur place. Est-ce qu'il a cherché à prendre ses distances avec Emmanuel Macron qui a eu des mots durs envers Israël ces derniers mois ?
Je ne crois pas qu'il était dans une volonté de clarification vis-à-vis de qui que ce soit. Je pense qu'il y était, un, pour rencontrer les Français habitant en Israël et puis les Français de la communauté juive qui vit là-bas aussi. Le deuxième élément, je pense qu'il voulait bâtir sa propre doctrine concernant un sujet tellement sensible pour la géopolitique mondiale, notamment dans le contexte dans lequel on le connaît aujourd'hui, et qui a un impact réel aussi sur la vie politique française.
Je cite Gabriel Attal, il considère qu'à juste titre, le 7 octobre est la vitrine de la haine du juif, y compris en France, et de la volonté de la part de certains de détruire Israël, et qu'il était donc parfaitement impossible de transiger avec les attaques innommables qu'ont été celles du 7 octobre, et qu'il y avait bien un avant et un après les attaques du 7 octobre, et qu'il se s'étirait toujours du côté des victimes en la matière et toujours du côté de la lutte contre l'antisémitisme. C'est une ligne politique qui est heureuse, qui est tranchée, qui est claire, et que nous sommes tous à soutenir dans notre groupe.
On a appris aussi que Jordan Bardella et Marion Maréchal étaient invités officiellement par les autorités israéliennes pour la fin de la semaine prochaine. Alors le R&D, nous sommes le vrai bouclier de la communauté juive face à l'islamisme. Est-ce que ce n'est pas s'auto-décerner un peu trop vite un brevet ?
Ça, il faut demander aux Français qui sont de culte juif. Moi, je défends les Français juifs parce que je m'oppose à l'antisémitisme, mais je n'ai pas l'arrogance ou l'absence d'humilité d'expliquer que c'est moi qui suis le seul défenseur des Juifs de France. La question n'est pas là, la question est simplement de dire que chaque citoyen français devrait pouvoir exercer le culte comme il l'entend, en toute liberté, tant qu'il respecte les lois de la République.
Et ce que je considère aujourd'hui, c'est que les Français de culte juif sont en insécurité pour beaucoup dans notre pays, dû à une chose, c'est la montée de radicalisme religieux qui veulent remettre en cause cette religion en France. Je considère une deuxième chose, c'est qu'aujourd'hui, malheureusement, le parti qui flirte avec l'antisémitisme dans notre pays, et même qui l'assume, c'est la France insoumise. Quand je vois les propos de Rima Hassan, quand je vois ces affiches innommables qu'a portée la France insoumise, pour des questions électorales, ils pointent les Juifs de France, c'est parfaitement malheureux.
Et moi, ce que j'attends, c'est le réveil du Parti socialiste, qui préfère se voter dans une vacillisation confondante avec le parti du communautarisme violent et le parti de l'antisémitisme qu'est la France insoumise. Je pense que l'histoire les jugera.
Caroline Yadant est à l'initiative d'une tribune contre le nouvel antisionisme qui porte cet antisémitisme. Vous l'assignez ? Tout à fait. Ça ne fait pas de débat dans le socle commun, ce combat contre l'antisionisme, où il y a des troubles ?
Je tomberais de ma chaise que ça fasse débat. Aujourd'hui, ce sont des Français dont les familles vivent en France depuis maintenant des générations et des générations et des générations, qui ne demandent rien d'autre que de pouvoir pratiquer leur culte, qui est le leur, et qui est un culte éminemment lié à l'histoire de notre pays. Et si une telle position qui est celle de Caroline Yadant que de les défendre simplement dans la pratique de leur culte provoquait des remous dans le socle commun, je pense vraiment qu'il faudrait qu'on se pose une question fondamentale sur notre projet politique. Heureusement, ce n'est pas le cas.
Moi, je vois les positions que Gabriel Attal a prises de manière très forte lors de son voyage en Israël, et j'en suis heureux, ce qui me confirme que nous sommes à la pointe du combat contre l'antisémitisme pour les Juifs de France.
Et pourtant, on n'arrive pas à faire condamner ceux qui donnent dans l'apologie du terrorisme ou dans l'antisionisme. Ils arrivent à s'abriter derrière cela. Notre arsenal juridique est inadapté.
En tout cas, ce qui est certain, c'est qu'il faut le faire évoluer, y compris pour les élus. Je fais partie des élus qui ont voté, ou en tout cas qui ont co-signé, pardonnez-moi, la volonté de déchoir Rima Hassan de sa nationalité française.
C'est très compliqué. Elle serait apatrie d'on ne fait pas ça en France.
Quand je considère que vous avez une élue comme Rima Hassan, qui est objectivement la porte-parole du Hamas parmi d'autres organisations sur le territoire français et qui joue perpétuellement contre la France, j'ai du mal à comprendre comment cette personne peut être rémunérée par les impôts des Français pour être une élue de la République française. Je crois que c'est tout bonnement scandaleux. Et effectivement, sur ce point-là, comme sur d'autres, il va falloir qu'on fasse, si vous voulez, notre arsenal législatif pour protéger les Français contre le radicalisme et le communautarisme religieux violent que portent une partie des forces politiques de ce pays à des fins électorales.
Le Hamas ne veut plus libérer d'otages. Israël a repris ses frappes cette nuit. On est reparti dans une logique d'affrontement. L'effet Trump s'est dissipé ?
Moi, je vais être franc, je ne suis pas le mieux placé pour imaginer effectivement ce qui se passera dans les prochaines semaines. Je regrette effectivement les centaines de victimes qui ont provoqué des deux côtés ce conflit. Il y a une solution à la paix, c'est la libération des otages par le Hamas. Et moi, la simple question que je pose à ceux qui se font les héros du Hamas en France, c'est pourquoi est-ce que cette organisation terroriste, qu'ils qualifient souvent d'organisation résistance, cette organisation terroriste ne libère pas les otages pour obtenir la paix que tout le monde aspire, à laquelle tout le monde aspire dans cette région et je pense même dans notre pays.
Un mot sur la réforme des retraites qui semblait se dérouler dans la réflexion du conclave des partenaires sociaux. Patatra, Bayrou dit, 62 ans, c'est impossible, je ferme la porte. Est-ce qu'il n'a pas mis en péril et la discussion et son propre gouvernement ?
Mais vous vous rendez compte le décalage qu'on vit en ce moment ? On a l'administration Trump et l'administration Poutine qui sont en train de négocier un accord de paix sans les Européens, avec peut-être une exception, c'est le président de la République Emmanuel Macron, qui depuis 7 ans, depuis 8 ans maintenant, défend les mêmes principes, l'autonomie stratégique de l'Europe, le réarmement de l'Europe, l'indépendance de la France et de l'Europe vis-à-vis des États-Unis pour bâtir sa propre ligne politique. Et le débat politique que certains veulent mettre sur la table en France, c'est le retour à 62 ans.
Moi, je sais que c'est un effort extrêmement important de bander à des millions de Français. Je vois aussi que dans d'autres pays européens, l'Italie, on est à 67 ans, 70 ans pour les fonctionnaires.
Et nous, on est un peu fatigué, on est une nation fatiguée.
En tout cas, je pense qu'on est une nation qui est malheureusement gangrénée aussi par des forces politiques qui font croire à des gens de bonne foi qu'il est possible de travailler moins et de tenir un niveau de vie qui est le même que nos voisins. Simple, on a un choix à faire. Si on veut travailler moins, c'est possible. Mais dans ce cas-là, on va voir notre niveau de vie se dégrader. Et dans ce cas-là aussi, il y aura des métiers que les Français ne feront plus et qu'il faudra qu'on remplace par une immigration de masse. La gauche a une logique. Moi, je combats leur projet politique, mais elle a le mérite d'être logique.
L'extrême-gauche, notamment, nous dit les Français vont pouvoir travailler moins et on va compenser ce travail en moins par une immigration de masse. Moi, je suis opposé aux flux migratoires de masse. Je veux les réduire massivement. J'ai fait des propositions qui m'ont valu les foudres d'une partie de mon propre camp. Mais il y a un prérequis que n'a pas saisi le Rassemblement National dans cette affaire ou sur lequel il ment aux Français, c'est que si on veut réduire les flux migratoires, il va falloir, en contrepartie, demander, et je sais que c'est difficile, aux Français de travailler un peu plus. Et ça passe notamment par cette réforme des retraites.
Et donc, tous ceux qui expliquent aux Français qu'on peut revenir à 60 ou à 62 ans sont des menteurs qui mentent aux Français dans un débat qui est objectivement obsolète. Charles Andouel, merci et bonne journée. Merci à vous. Bonne journée à vous. Merci beaucoup, Christophe Barbier. On vous retrouve demain matin à 7h45. Votre invité sera David Habib. Merci à vous. Merci à vous.
Charles Rodwell