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interviewRMC (sur YouTube)· 3 septembre 2026 16 min

"Il va y avoir un accident" : Philippe Juvin alerte sur le déficit

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Moi, je regarde les choses et je vous dis qu'aujourd'hui euh on a un déficit tellement important que il va y avoir un accident quand je ne sais pas mais il va y avoir un accident. Et donc comment on s'en sort ? On s'en sort en regardant les grandes masses de dépenses.

Les grandes masses de dépenses, c'est un la retraite de la santé. Donc si vous ne touchez pas à la retraite et si vous ne touchez pas et si vous ne touchez pas, je termine à la santé, vous ne pouvez pas par définition rétablir les comptes publics. Quand je dis toucher à la retraite, ça signifie quoi ?

Ça signifie regarder d'abord les retraités effectivement sous indexer les retraites, pas les baisser, ne pas les baisser mais ne pas les augmenter aussi vite que l'inflation. Vous savez la [raclement de gorge] Gir Carco qui est un qui qui est une complémentaire que tout le monde applaudit sous index ses retraites tous les ans. Tous les ans.

Et et ça ne fait aucun débat. Donc les députés les républicains des Hautes scèes, il est rapporteur du budget à l'Assemblée nationale. On va d'ors et déjà lui souhaiter beau courage.

Mais avant, on va lui dire bonjour. Bonjour monsieur Juvin. Bonjour monsieur Juvin.

Ce sont les encore les Français qui vont passer à la caisse ? Ce sont toujours les Français qui passent à la caisse. Il y a pas d'argent public, vous savez.

L'argent public, ça n'existe pas. Donc quand un ministre vous annonce un plan X ou Y, euh en réalité, c'est toujours de l'argent qui vient d'une poche. Et la poche, c'est toujours celle des Français ou des entreprises françaises.

Oui, mais j'ai l'impression que là, ce sont les poches des retraités que vous allez faire. Alors, peut-être pas vous directement, mais en tout cas que le gouvernement a envie de faire. Je veux dire, il faut surtout regarder la vérité en face.

Quelle est la situation ? Il y a une dette très importante. La dette très importante, c'est parce qu'il y a un déficit très important.

Comment on réduit le déficit ? Ben, on réduit le déficit de deux manières. Soit vous augmentez vos recettes, soit vous baissez vos dépenses.

Jusqu'ici, ça va. Augmenter les recettes, c'est quoi ? Bah, c'est augmenter les impôts, ils sont déjà max.

Et euh et c'est favoriser la compétitivité des entreprises. Et puis, il faut baisser les dépenses. Et pour baisser les dépenses, il faut regarder où sont les grosses masses.

C'est quoi les grosses masses ? Les grosses passes, c'est d'abord les retraites, c'est ça qui coûte le plus cher, puis ensuite la santé ou bien ensuite tout le reste. Ah bah on est aux alentours de 400 milliards. [grognement] Et donc quel est le sujet, comment vous baissez cette charge ?

Bah de deux manières en faisant participer tout le monde. Vous êtes d'accord pour que les retraités aiser, je sais pas ce que ça a d'ailleurs que participe à cet effort. Oui, je crois même que c'est indispensable à deux conditions.

Ah bon ? deux conditions. La première, c'est que on fixe un objectif.

Quel est le plan ? Aujourd'hui, il y a pas de plan. Et je pense que les Français sont prêts à à à regarder les choses en face et à faire des efforts à condition qu'on leur dise où on va.

Sinon, c'est le tonneau des Danaïdes chaque année un peu plus. Donc, quel est le plan ? Ça, on ne l'a pas aujourd'hui.

Il faut l'avoir le plan. Et deuxièmement, euh il faut que tout le monde participe. Je pense que les retraités accepteront de participer si les actifs participent aussi.

Si tout le monde participe pas mais pardon, excusez-moi mais les retraités participent déjà puisqu'ils payent des impôts et que surtout un retraité aisé, enfin je sais pas d'ailleurs ce que c'est un retraité aisé mais enfin dans la bouche de certains c'est ceux qui gagnent plus de 2000 €. Bon 2000 € on est aisé mais il y a c'est un système qui est déjà très redistributif. C'est-à-dire que on sait très bien que les gros salaires, c'est ceux qui ont donc le plus cotisé, qui ont donc plus contribué que les autres systèmes, bah perçoivent une retraite qui est plafonnée.

Donc déjà, il y a une forme forme d'ailleurs d'injustice. C'est pas normal d'ailleurs que leur retraite soit plafonné, mais c'est comme ça le système français. Et en plus à ces gens qui ont donc plus cotisé, on va leur dire "Bah écoutez, c'est pas suffisant.

Comme nous gérons mal euh l'État, et bien on va vous demander un effort. Excusez-moi, vous cassez le contrat social et venant de quelqu'un de droite, ça me paraît effarant que vous puissiez défendre ça. Déjà, vous allez vous fâcher avec vos électeurs.

Ça peut ne casse rien du tout. Mais c'est quand même extraordinaire que la droite défende ça. Non, non, non, je je vous dire les choses très simples.

Moi, je regarde les choses et je vous dis qu'aujourd'hui euh on a un déficit tellement important que il va y avoir un accident. Quand je ne sais pas, mais il va y avoir un accident. Et donc, comment on s'en sort ?

On s'en sort en regardant les grandes masses de dépenses. Les grandes masses de dépenses, c'est un la retraite de la santé. Donc si vous ne touchez pas à la retraite et si vous ne touchez pas, il faut toucher et si vous ne touchez pas, je termine à la santé, vous ne pouvez pas par définition rétablir les comptes publics.

Quand je dis toucher à la retraite, ça signifie quoi ? Ça signifie regarder d'abord les retraités effectivement sous indexer les retraites, pas les baisser, ne pas les baisser mais ne pas les augmenter aussi vite que l'inflation. Vous savez la Gir Carco qui est un qui qui est une complémentaire que tout le monde applaudit sous index ses retraites tous les ans.

Tous les ans. Et ça ne fait aucun débat. Et par ailleurs, Et par ailleurs, il faut en contrepartie que les gens qui travaillent travaillent plus longtemps.

Moi, je vais déposer un amendement dans le dans le projet de loi de finance pour annuler la l'annulation de la réforme des retraites, c'est-à-dire repartir sur une augmentation de l'âge. Mais vous l'obtiendrez pas, vous le savez très bien parce qu'il faut que les socialistes ne censurent pas le corps nuu pour que ça passe. Il y a aucune majorité de rien, sauf qu'en tant que rapporteur général du budget, moi je vais mettre sur la table les mesures qu'il faudrait prendre et je voudrais et vous me parlez pas par exemple de la baisse du monde de fonctionnaires, vous me parlez pas du administratif, vous ne parlez pas du nombre d'élus, vous ne parlez pas des agences, vous ne parlez pas aussi de de ce qui fait la dépense de l'État.

D'abord, si j'en parle, si j'en parle, j'ai même été celui qui l'année dernière au budget a proposé un rabot général sur les dépenses de l'État de plusieurs milliards qui n'a pas été fait qui sur les fonctionnaires, vousz conserver 70 % de leur salaire pendant 10 ans alors qu'ils travaillaient plus quand bien même ils auraient un nouveau salaire. Ce qui aurait ce qu' aurait fait 30 % de dépenses publiques en moins. J'ai proposé le gel du barem et cetera.

Est-ce que je ce que je veux vous Bah laissez-moi parler le rapporteur général du ministre pl je peux parler ? Je je Merci je je vous dis simplement la vérité des choses. La vérité des choses c'est que les grandes masses c'est les retraites et la santé.

Oui. Et si vous touchez ni à l'un ni à l'autre, vous ne pouvez pas y arriver. Par ailleurs, il faut aussi taper le train de vie de l'État.

Mais par exemple, prenons l'exemple euh de la baisse de nombre de fonctionnaires. Moi, je suis pour non replacement d'un fonctionnaire sur de En fait, ce que vous allez récupérer très faible en masse. Si vous faites un an de travail en plus pour les actifs, vous gagnez une dizaine de milliards.

D'accord ? Si vous euh gelez euh le barê des fonctionnaires, et bien vous allez faire 3 4 milliards. Donc en fait, les masses de manœuvre, elles ne sont pas elles ne sont plus sur l'État.

Pardon de vous le dire. Oui, mais on le fait pas. On l'aurait fait.

Si on l'aurait fait, on se dirait ah ben il nous manque encore de l'argent mais qu'on ne le fait pas les retrait exemple. Ce qui est assez extraordinaire, c'est que tout ce que vous me proposez, je l'ai tout ce que vous proposez, je l'ai proposé. Je Oui, je sais parce qu'il y a pas de majorité mais je veux que vous ayez les yeux ouverts.

Ayez les yeux ouverts. Prenez l'exemple des agences. Il faut évidemment faire le ménage sur les agences.

Si on faisait les ménages sur les agences au mortier lourd, c'est-à-dire comme on ne le fera jamais, on arriverait à un résultat probablement on gratterait de ou trois milliards. Ah, vous allez me dire c'est déjà pas mal. Oui.

D'accord. Le déficit, est-ce que vous savez combien on va emprunter cette année ? Dites-nous plus de 300 milliards.

Donc ce que je veux vous dire, c'est qu'il faut aussi qu'on ait les les les grandes masses en tête. Et le candidat à la présidence de la République qui vous dira je vais rétablir les comptes publics en euh tapant en tapant les agences mais il vous raconte une histoire d'enfant parce que c'est pas vrai. Non mais très intéressant parce que c'est ce que raconte le RN.

Ça ne peut pas être l'alpha et l'oméga. Mais juste pardon parce que en fait il y a deux choses qui se télescopent. C'est-à-dire qu'il y a Non mais il y en a deux prépondérantes.

C'estd il y a le fait de faire le budget et l'élection présidentielle. Euh donc il y a il y a ce qui est ressort de la campagne présidentielle et de ce que pourra faire le prochain candidat ou le prochain président et puis il y a de ce qui peut être fait là pour le budget quoi. Donc ouais, je suis d'accord.

D'abord, moi je non mais j'ai interpellé tous les candidats à la présidentielle dans une lettre avantier en leur disant ne vous planquez pas durant la campagne. Parce que ce qui est quand même assez intéressant, c'est de noter que durant toutes les dernières campagnes présidentielles, les candidats arrivent avec leur projet de politique publique. Moi, c'est l'éducation, moi c'est la sécurité et cetera.

Mais personne ne disait comment on finance ce truc. Il se trouve, je crois que c'est la première vraie élection présidentielle où celui qui ne vous dit pas avant tout comment il rétablit les comptes publics en réalité vous raconte des histoires pour enfant pour endormir les enfants. S'il vous dit moi je veux plus de plus de profin.

Il faut d'abord déterminer comment on rétablit la question des finances publiques. C'est la question clé. Donc je ne comprendrai pas qu'un candidat à la présidentielle par exemple me jure qu'il va rétablir les comptes publics à partir du mois de juin une fois qu'il aura été élu mais ne parle pas des retraites au mois de novembre.

Quoi le scénario alors pour le budget ? Bah pour le budget alors l'année dernière, il n'a pas été censuré parce que les socialistes les socialistes avaient obtenu la suspension de la forme des retraites. Bon là ça peut pas se refaire là.

En plus les socialistes à mon avis comme ils sont eux-mêmes en campagne, ils vont pas faire de cadeaux. Donc c'est c'est quoi c'est les ordonnances passé par les ordonnances. En fait je pense qu'il y a deux choses.

D'abord je pense que si le gouvernement est censuré, ça ne sera pas pour des raisons budgétaires. Ça sera parce qu'en fait quelqu'un aura fait un calcul qu'il a intérêt à le censurer avant la élection présidentielle. Donc ce que j'ai dit moi au premier ministre est très simple.

Je lui ai dit bah au fond faites le budget qui vous paraît vertueux puisque de toute façon si vous êtes sanctionné ça sera pas là-dessus que le budget soit bleu blanc rouge ou marron crème en fait c'est pas c'est pas ça qui faites le but de toute façon c'est pas ça qui fait que vous s comment comment on arrivera bah on peut on n pas de majorité donc ça peut pas être un vote normal soit ça sera un 493 soit ça sera des ordonnances moi je voulais vous poser une question vous vous disiez tout à l'heure il faut qu'on fasse quelque chose chose sinon on risque un accident. Alors il y a pas longtemps Daniel Bal président du Crédit Mutuel alerté justement la France sur l'état de la dette sur les emprunts sachant que la dette elle est empruntée dans les banques françaises en grande partie et avec des assurances vies. Quel est quel type d'accident pourrions-nous avoir si toutefois aucune réforme n'était faite et quelles conséquences ça pourrait avoir justement concrètement ?

Vous savez ce que disait Emingou qu'on lui demandait pourquoi vous êtes fauché ? Et Mingouw répondait bah parce que ça s'est fait en deux temps. D'abord peu à peu et puis brutalement.

Et en fait c'est un peu ce qui nous arrive là. Peu à peu, on s'appauvrit donc le les taux augmentent. C'estàd chaque fois qu'on empreinte, c'est plus cher et donc ça va nous étouffer et ça peut continuer comme ça sans accident supplémentaire.

Mais il y a un moment où finalement il faudra mettre tellement d'argent dans le remboursement des intérêts de la cas. C'est mais ça va être encore plus le cas puisquon on va être alors et alors au bout du et et il y a un deuxième épisode qui serait plus grave, c'est que ça peut s'accélérer. C'està-dire qu'il y a un jour un matin les ceux qui nous prêtent et contrairement à ce que vous avez dit, c'est pas tout à fait exact.

La majorité de notre dette est désormais détenue par des gens qui ne sont pas français ou et donc euh que disais-je ? Oui, ils peuvent se réveiller un matin en disant finalement la prime de risque que je vais demander aux Français, je suis trop inquiet et donc je vais leur demander une prime de risque très important et les taux vont augmenter et on peut avoir le monsieur Jin, la solution elle existe et vous voulez pas l'avoir. Vous allez me parler de l'annulation de la dette de monsieur Mélenchon.

C'est ça. C'est la dette au feu. Oui, bien sûr.

Mais dans ces casl à votre avis, oui, bien sûr. Bien sûr. Une partie.

Donc si vous allez voir votre boulanger à qui vous avez vous payez pas parce que la baguette vous le payez une fois par mois et vous lui dites "Oh bah finalement, je vous paye pas la dette. Est-ce que vous croyez que votre charcutier va accepter de vous faire crédit ? Non.

Ce qui va se passer, c'est si on dit à la banque centrale, je vous rembourse pas, non seulement les autres pays de l'Union qui qui ont des des dettes aussi au de la banque centrale vont vont se dire "Bah moi aussi." Mais surtout, vous croyez que le prêteur américain va se dire "Tiens les Français, c'est des gens sérieux, je vais continuer à leur prêter." Non, en réalité les gens arrêteront de vous prêter.

Je passe sur les détails que cette interdiction, il y a une interdiction juridique, mais c'est un détail. Non, quand vous payez pas votre tête, ça me Oui. Monsieur Juvin, est-ce que vous donnez raison euh aujourd'hui à François Fillon qui euh en 2007 disait déjà qu'il était à la tête d'un pays en faillite ?

Oh bah, c'est encore plus vrai aujourd'hui. Mais le terme faillite n'est pas adapté. Pourquoi ?

Parce qu'en fait, contrairement à de récession quand même, c'est autre chose, c'est vous avez plus de croissance. Non, mais la la question c'est est-ce qu'un jour euh la France peut se retrouver dans une situation où plus personne ne lui prête de l'argent ? Probablement pas.

Probablement pas. Sauf que c'est le prix de l'argent qui va augmenter brutalement. Et et là, on va être étouffé, c'est la question que vous posiez.

Euh euh en 2029, il est probable que nous payons tous les ans 100 milliards d'intérêt de la dette. Vous savez qu'on ne rembourse jamais le capital, ce n'est que les intérêts. 100 milliards, c'est quoi ?

Pour que les gens comprennent, bah le budget de la justice, c'est à peu près 10 milliards. Donc on on en tirant la langue, on met 10 milliards dans la justice. En revanche, on file 100 milliards tous les ans pour rembourser les intérêts.

Donc c'est en cela que c'était tout. Bah comment on fait ? On dépense moins.

On dépense moins. Oui, mais vous voyez, on devait dépenser moins et finalement cette année cette année on a dépensé plus et pourtant il y avait des promesse de de Sébastien le Cornu de dépenser moins en fait à chaque fois. à chaque fois et pourtant Sébastien Lecu quelqu'un plutôt de raisonnable.

Il y a un texte il y a un texte que je vous je vous je vous conseille de lire qui est très intéressant c'est la déclaration de politique général du général de Gaulle quand en 1er juin 58 il est nommé premier ministre à l'époque on dit président du conseil à l'assemblée il fait son discours de politique générale. C'est un discours qui a deux caractéristiques. D'abord il fait 600 mots une page et demi.

Quand un premier ministre parle aujourd'hui c'est 2h et en 2 heur on ne sait pas ce qu'ils ont dit. Là ça dure 7 minutes et il dit voilà la situation voilà ce qu'on fait. Donc la concision ramasse l'action et la phrase capitale de cette ce discours est très intéressant.

Il dit "La la plus grande cause de nos épreuves virgule c'est l'impuissance publique." L'impuissance publique la la vérité des choses, c'est que nous sommes devenus impuissants. C'est-à-dire que un homme politique vous dit "Bah tiens, tous les cards désormais seront bleus et puis on regarde et ils sortent rouges." Voyez, en fait, nous sommes impuissants.

On va baisser vos dépenses si on ne le baisse pas. La la vraie question qui va se poser, je crois politique au prochain président, c'est comment je fais pour n'être plus impuissant ? Et c'est valable pour la dette, c'est valable pour 1000 choses.

Charles Consign, non, moi je Est-ce que vous n'êtes pas désespéré quand même de voir la tournure que prend pour l'instant la campagne présidentielle où au fond il y a aucun candidat pour dire vraiment la la la vérité aux gens ? Il y a une espèce de à gauche, on se on est dans le entre le boboisme et le retour de d'Hollande. Enfin, c'est complètement délirant.

Euh le RN cesse de mentir aux Français, ne cesse de leur dire qu'en gros rien ne va changer et que avec leurs petites solutions où ils vont euh faire commencer les gens à travailler faire commencer à travailler les gens plus tôt, ça suffira pour partir à la retraite à 62 ans puis effectivement ils vont supprimer les agences donc c'est bon pas de problème. Édouard Philippe qui au fond a l'air de savoir la vérité mais qui n'en qu'un petit bout parce qu'il veut pas effrayer les Français parce qu'il a théorisé que il fallait pas trop les brusquer et à droite dans la famille politique qui pourrait dire les choses bah les candidats ils ont du mal à percer que ce soit David Lissard qui est celui qui tient peut-être le discours le plus radical sur ce sujet mais il plafonne désespérément à 3 % et Bruno Rotaillot dit plus ou moins les choses mais pas très audible. Est-ce est-ce qu'on n pas Est-ce que les Français on n'est pas un peu comme une espèce de de malade du cancer dans le déni complet qui refuse de voir qu'il est métastasé ?

Alors, c'est c'est ce que vous dites, c'est d'abord c'est vrai que nous sommes dopés à la dépense publique puisque comme vous le savez euh 2/33 des Français touchent plus que ils le participent. Donc du coup, en réalité, les Français n'ont pas intérêt à changer le système tant que ça tient. Tant que ça tient.

Oui. Euh, il est là la réponse parce que vous avez raison de dire qu'au fond euh comme la situation est grave, si celui qui dit le premier qui dit la vérité euh bah en fait on va on va dire bah en gros, il nous propose des du sang et des larmes et on ne sait pas élire là-dessus. Donc c'est pour ça que tous hésitent à faire ça.

C'est pour ça que je leur ai écrit il y a 2 jours en disant "Ne vous planquez pas, dites la vérité." Moi je crois que les Français sont prêts à l'entendre à condition qu'il y ait une cible et à condition qui est que tout le monde participe. Mais plus encore, je l'ai dit à tous les candidats, ce qui leur manque c'est quoi ?

C'est une vision. C'estàdire tous vous explique qu'il faut faire plus 1 % sur le truc - 02 en fait pourquoi faire ? En fait, ils décrivent un chemin et encore qui est pas le bon.

Je suis d'accord, escarpé. Mais euh où où je vais, je ne sais pas. Donc je leur dis à tous, arrêtez d'être des techniciens supérieurs de la politique, soyez-le parce qu'il faut quand même y arriver hein.

Mais euh quelle est votre vision ? Quelle est votre vision du pays ? Et forcer de constater, je le dis avec une grande difficulté que Mélenchon a un peu une vision, que le Pen a un peu une vision et qu'au milieu là où pourrait être la solution, il y a pas suffisamment de vision.

J'appelle mes collègues à mettre de la vision sur la table. RMC, les grandes gueules. [musique]