Changement climatique : ressentez-vous ses conséquences dans votre portefeuille ?
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:32OuverteRéponse directe
Est-ce que vous ressentez ces conséquences dans votre portefeuille ?
- 0:51OuverteRéponse directe
Vous le sentez passer avec la canicule dans votre métier ?
- 1:34OuverteRéponse directe
Du coup, vous avez moins de monde au magasin et vous pensez qu'ils passent plus par l'e-commerce ?
- 2:10OuverteRéponse directe
C'est vrai qu'il y a une dématérialisation qui n'arrange pas les choses ?
- 4:10OuverteRéponse directe
Vous, vous sentez l'impact sur votre portefeuille. Dites-nous comment ?
- 5:15OuverteRéponse directe
Comment vous faites pour gérer ? Vous mangez moins de viande ? Vous partez plus près ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10PrésentateurFait
« Quand les récoltes diminuent, certains produits alimentaires coûtent plus cher. »
- 0:13PrésentateurFait
« Les fortes chaleurs font grimper les besoins en climatisation et en électricité. »
- 0:16PrésentateurFait
« Les catastrophes naturelles pèsent sur les assurances. »
- 5:04PrésentateurFait
« Les prix de la nourriture remontent aussi à cause de la crise des agriculteurs. »
- 6:47InvitéFait
« J'avais des rendez-vous au cabinet que j'ai dû annuler parce que ce n'était pas gérable. »
- 14:00PrésentateurChiffre
« Ça contribue à une inflation alimentaire autour de 2% en 2027, après 1,5% en 2025. »
Temps de parole
- Présentateur33 %
- Invité32 %
- Invité 215 %
- Invité 39 %
- Invité 45 %
- Invité 53 %
- Locuteur 12 %
≈ 8,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Le changement climatique n'a plus seulement des conséquences sur l'environnement, il pèse aussi sur l'économie et de plus en plus sur notre quotidien. Quand les récoltes diminuent, certains produits alimentaires coûtent plus cher. Les fortes chaleurs font grimper les besoins en climatisation et en électricité. Les catastrophes naturelles pèsent sur les assurances, tandis que certaines destinations touristiques doivent s'adapter à des étés toujours plus chauds. Des conséquences qui peuvent donc finir par se retrouver sur nos factures, très clairement, dans nos courses ou dans le coût de nos vacances d'ailleurs. On vous pose la question sur Youtube, changement climatique.
Est-ce que vous ressentez ces conséquences dans votre portefeuille ? Vous savez que l'antenne de Sud Radio est à vous, 0826 300 300. On file en standard. Et on accueille Gilles qui nous appelle de Sérignan. Bonsoir.
Bonjour. Comment ça va Gilles ? Ça va très bien.
Sérignan c'est dans les roues.
C'est ça oui.
Alors vous, vous le sentez passer avec la canicule justement dans votre métier parce que vous vendez du matériel médical de santé. Expliquez-nous un petit peu.
Tout à fait, oui. On est basé sur Val-à-la-Plage. On fait tout ce qui est matériel médical et on se plaît.
Approchez-vous de votre téléphone. Et si vous êtes sur haut-parleur, enlevez-le s'il vous plaît.
Non, je téléphone à l'oreiller.
D'accord.
Donc nous, c'est vrai que depuis le mois de juin, oui, on a constaté l'application du magasin. Parce que c'est vrai que les personnes âgées avec la chaleur, on ne s'est déperse plus. Parce que nous, notre clientèle, c'est quand même le troisième âge.
Oui, bien sûr. Ils sont touchés directement par la chaleur, oui.
Tout à fait. Et du coup, les professionnels de santé, ils sont submergés par ces mêmes mécaniques au magasin.
Oui. Du coup, vous avez moins de monde au magasin et vous pensez qu'ils passent plus par le e-commerce, c'est ça ?
Oui, bien sûr.
Bruno Pommard, oui, allez-y, allez-y, on vous écoute, Gilles. Oui, bien sûr. C'est vrai qu'il y a une dématérialisation qui n'arrange pas les choses, n'est-ce pas, Bruno ? Oui, oui, oui.
Et puis même sur les périodes de vacances qu'on vit actuellement, effectivement, les gens partent. Alors, est-ce que le sud de la France, de ma région, est plus gâté que le nord de la France ? Moi, j'étais en Normandie encore le week-end dernier. C'est vrai qu'il fait un peu plus... Il fait très, très chaud. Donc, c'est bien pour toute la région bretonne, etc. Parce que le tourisme est toujours un petit peu en berne dans ces secteurs, par rapport au sud. Voilà, ça défavorise les uns, ça favorise les autres. Bon, ben, ça fait partie, malheureusement, de ce moment terrible que nous vivons tous ensemble. Et il faut s'adapter. C'est encore une fois le sujet. Il va falloir s'adapter.
Et le ministère de l'Agriculture parlait encore en juillet, là, ce juillet, de crise caniculaire. J'ai envie de dire qu'on en a marre d'entendre ce genre de mots parce qu'on est en crise de réchauffement climatique. Et en fait, ça ne va aller qu'en s'aggravant, Florence Royce.
Oui, oui, tout à fait. Et en fait, on s'aperçoit qu'on n'avait pas de recul sur ça et on n'avait pas conscience des conséquences que ça pouvait avoir sur notre quotidien. Et on est en train de s'en apercevoir, notamment la façon dont on va devoir s'équiper dorénavant et les inégalités que ça va engendrer. Parce qu'il y a des gens qui ont les moyens de s'équiper et puis d'autres, c'est plus difficile. Puis en fonction aussi des âges, comme disait Monsieur, des tranches d'âge. Il y a des gens qui peuvent s'équiper en climatisation. D'autres, c'est plus compliqué. On l'a vu au moment du gros pic caniculaire du mois de juin, quand on voulait s'acheter un climatiseur. Il n'y en avait pas.
Et quand il y en avait, il est très rare, c'était extrêmement cher. Voilà. J'ai même un chauffeur de taxi qui m'a dit qu'en fait, il faut en acheter plein l'hiver parce que ça ne coûte pas cher. Et puis, on les revend. On les revend parce qu'il y a un business.
Le business marche aussi. Le business et le climatiseur. Pour rentrer les fins de mois avant de partir en vacances, c'est pas mal. Exactement.
Pour se payer ses vacances, en fait. C'est-à-dire, en fait, ça va créer un marché parallèle du système D et forcément aussi des inégalités. Bien sûr.
On refile au standard 0826-300-300. C'est votre antenne. Sud Radio, on accueille Manuela. Bonsoir Manuela. Bonsoir Judith. Bonsoir tout le monde. Bonsoir. Manuela, vous nous appelez de Chalon sur Saône. C'est ça. Alors vous, vous sentez l'impact sur votre portefeuille. Dites-nous comment Manuela ?
Surtout au quotidien, on va dire. Je fais mes courses, ça explose au niveau du passage en caisse. Je veux dire, là où je mettais, je ne sais pas moi, 50 euros dans mon caddie il y a quelque temps, on a doublé quasiment. Et je n'ai pas plus de produits quand je fais mes courses. C'est hallucinant. On part en vacances, on réduit le temps de vacances. Pourquoi ? Parce que l'argent qu'on met dans l'essence, on ne le met pas ailleurs.
L'essence, c'est un gros budget aussi, effectivement.
Mais c'est énorme. Là, je vais vous dire, je suis descendue dans le sud, mais du coup, je suis allée voir mes parents. Pourquoi ? Parce que le logement est compris, on va dire, dans la formule. Je crois qu'on en est tous là, la débrouille, effectivement. Mais oui. Ce n'est pas que la faute à la canicule, quand même.
Non, mais on a vu, par exemple, qu'effectivement, les prix de la nourriture remontent aussi à cause de la crise des agriculteurs. On voit bien, par exemple, cette année que les patates sont toutes petites, etc. Donc, qu'il y a moins de récolte sur certains trucs, que les maïs sont tout petits aussi, etc. Donc, forcément, ce qu'on retrouve dans les étals des supermarchés, Manuela, c'est compliqué. Comment vous faites pour gérer ? Alors, vous mangez moins de viande ? Vous partez plus près ? C'est ça que vous dites ?
Ah ben, c'est ça. La viande, c'est devenu un luxe, on va se le dire. On en mange beaucoup moins qu'avant. On change notre alimentation. Les loisirs ne sont plus les mêmes. On part moins loin. On reste près de chez nous. On fait des sorties qui ne coûtent rien. Voilà. Et puis, on est obligé de s'adapter. Mais je ne suis pas la seule. Je pense qu'on est aujourd'hui obligé de faire tous comme ça. Oui, j'entends, j'entends. Qu'est-ce que vous faites dans la vie, madame, pardon ? Allez-y, allez-y, Bruno. Je suis curieux, mais vous faites quoi dans la vie, madame ?
Moi, je garde des enfants.
Ah, c'est beau. Bravo.
Mais du coup, chez vous, il faut que ça soit frais aussi, Manuela. En juin, vous avez fait comment ? Vous aviez un climatiseur chez vous ? J'ai la clim. À la fois, je suis petit, je n'ai pas le choix.
Mais voilà, c'est un poste de dépense aussi.
Bah ouais, c'est sûr. Et ce n'est pas compris non plus dans le prix que les parents vous payent.
Ah ben non, c'est moi qui veux que mes petits soient bien.
Vous avez bien raison. Florence Rouas, vous faites comment, vous, pour les vacances, du coup ? Vous le sentez aussi ? Nous, on est comment autour de cette table ? On peut le dire, on peut le partager avec nos auditeurs ?
Moi, je suis profession libérale. Alors nous, on est profession libérale. On est très à des charges. Bon. En tout cas, ça a gagné beaucoup d'argent, non ? Non, alors franchement, ça, c'est impossible. C'est pas vrai. On a l'air arrêté comme ça. Non, mais alors ça, je vais vous dire, non. La réaction de Florence, c'est-tu de l'argent ? Non, pas du tout, il fut tentant. C'est pour ça qu'elle a un collé en diamant. Non, je n'ai pas du tout de collé en diamant, c'est que du faux, je n'ai que du faux. Non, non, non, mais c'est vrai qu'il fut tentant, vous avez raison, les avocats, c'était quand même la notabilité.
Aujourd'hui, on est 35 000 avocats à Paris, donc il y a du monde au barreau de Paris, simplement. Donc, il y a du monde au portillon, donc forcément, les affaires, c'est plus compliqué. Et en plus, il y a eu cette fameuse canicule qui n'a pas arrangé, parce que moi, je me souviens, au moment du mois de juin, j'avais des rendez-vous au cabinet que j'ai dû annuler parce que ce n'était pas gérable. Moi, au cabinet, on n'avait pas de clim, donc c'était des ventilos, les ventilos s'abrassaient de l'air chaud. Forcément, on annule des rendez-vous, donc forcément, il y a une perte d'argent et ça retarde un peu les départs. Et puis bon, voilà, vous savez, les charges...
Il y a plus de monde dans les villes, en général, on parle de Paris, mais on peut parler de toute la France. C'est vrai qu'on remarque dans l'urbanité, en général, que les gens sont moins partis cette année, clairement.
Ou alors sur des plus petites périodes, peut-être. Peut-être, paraît-il que les gens font beaucoup d'allers-retours, font des petits séjours, effectivement, c'est ce qui se dit. C'est vrai que moi, c'est assez rare que je sois à Paris à cette période-là. Et pour la première fois, je trouve que c'est pas si désert que ça. Je trouve qu'il y a quand même des points d'animation. Peut-être que les habitudes sont en train de changer aussi.
Alors moi, personnellement, effectivement, d'habitude, j'ai une tendance à partir plutôt loin en été. Et c'est vrai que cette année, je pars près. Je sais pas ce que vous, Bruno, vous êtes là cet été, vous travaillez.
Ouais, grâce à vous. Oui. Non, je pars à la fin du mois. Oui, je m'en vais aux Etats-Unis, mais je vais...
C'est pour le boulot aussi que vous allez aux Etats-Unis.
Oui, j'ai la chance d'être à la retraite et d'avoir une compagnie qui gagne relativement bien sa vie. Donc, non, mais c'est vrai. Je pense souvent aux gens, parce qu'ils sont malheureusement nombreux. Je vois mon association, parce que j'accueille beaucoup de familles monoparentales et autres, l'été avec Familles et Vacances. Il y a plein, plein de gens, malheureusement, on peut se plaindre de nous, parce qu'on travaille et puis on se dit, est-ce qu'on peut partir ? Mais il y a plein de gens qui ne partent pas en vacances, malheureusement. Bien sûr. Et croyez-moi que les familles nombreuses, il y a beaucoup de familles nombreuses qui ne parlent pas, malheureusement, en vacances.
Je vais y arriver. Après, comme vous disiez, Bruno, tout à l'heure, il y a un point positif dans ce réchauffement climatique, c'est qu'aujourd'hui, on peut d'abord... Déjà, Paris, c'est pas désagréable, parce qu'il fait beau, malgré tout, alors qu'avant, au mois d'août, il y avait toujours un moment où ça s'assombrissait, où on avait envie de fuir la capitale, et puis on peut partir plus près, finalement, notamment, vous disiez en Bretagne, où avant, on ne savait pas, le temps était incertain, le sud-ouest aussi, et on avait plutôt tendance à aller plus vers le sud-est.
Maintenant, l'avantage de tout cela, si on peut regarder la partie pleine de la peteille, et puis pour les régions, pour la prospérité des régions françaises, c'est qu'on peut aller plus près et trouver du beau temps, et ça, c'est agréable. Notamment, vous parliez de la Bretagne tout à l'heure, c'est vrai que c'est une très belle région, en plus. Manuela, vous êtes là ?
Oui, je vous écoute. Vous avez la chance d'avoir des parents qui ont une maison dans le midi, finalement.
Tout à fait, je m'en réjouis. C'est ce que vous êtes en train de dire, je voulais aussi simplement dire que moi, j'habite en Bourgogne, et c'est vrai que le fait d'avoir moins de moyens, moins de possibilités, moins de pouvoir d'achat, ça fait qu'on découvre aussi sa propre région. Avant, on avait tendance à partir loin, et là, du coup, on découvre aussi de jolies choses à faire à côté de chez nous, tout simplement, et c'est vrai que c'est aussi, malgré tout, l'occasion de découvrir des coins super sympas à proximité de la maison, et chose qu'on ne faisait pas forcément avant. Et on adore votre région, Manuela.
Allez-vous, restez avec nous, et vous aussi, les auditeurs de Sud Radio. On revient dans un instant pour la suite de cette question du soir. Il est 17h16 sur Sud Radio. A tout de suite. Et c'est la suite de votre question du soir. Un petit rappel, le changement climatique, ça se voit sur le thermomètre, mais aussi sur nos dépenses. Et oui, des récoltes fragilisées qui peuvent faire monter les prix, davantage d'électricité consommée pendant les canicules, des assurances plus coûteuses face aux catastrophes naturelles, des vacances qui s'adaptent à la chaleur. Au final, le règlement climatique peut aussi peser sur notre pouvoir d'achat. Et vous, tiens, qu'est-ce que vous en pensez ?
Est-ce que vous ressentez ces conséquences dans votre portefeuille directement ? Vous n'hésitez pas à commenter sur YouTube, à nous appeler au 0800 26 300 300. On était avec nos auditeurs. Gilles, vous êtes toujours avec nous ?
Oui, tout en fait du tout.
Ah, on vous entend mieux, Gilles. Alors, vous expliquez qu'effectivement, vous aviez souffert très directement de cette canicule, de ces canicules à répétition, puisqu'en fait, votre clientèle principal, c'est le troisième âge, et que du coup, les soignants qui s'occupent d'eux, ils ne viennent plus à la boutique quand il fait très chaud, parce qu'ils ont trop de travail, c'est ça ?
Oui, oui, c'est vrai que disons que le travail explose et il y a un nombre, en fait, qui n'augmente pas. Donc, maintenant, on a une pénurie de médecins et même d'infirmiers.
Oui, on vous entend.
Et il y a beaucoup plus de patients.
Bon, et vous, vous avez fait comment ? Alors, vous avez prévu le coup ?
Ben, on a prévu le coup, en fait, c'est plus de l'hypézole. Oui, alors, on essaie de s'adapter par rapport à la domaine.
Merci, Gilles. On va écouter un petit son, tiens, sur un agriculteur de la Confédération paysanne qui prend la parole.
Les aléas climatiques deviennent plus fréquents, plus violents, imprévisibles. Après, les pluies intenses de l'hiver, la sécheresse depuis mai et maintenant, les orages, la grêle. Encore une fois, engager autant d'énergie, de temps, de passion et tout perdre en quelques minutes. Les pouvoirs publics doivent comprendre que les aides spécifiques exceptionnelles ne suffisent plus. Il faut une stratégie à long terme pour pouvoir assurer une juste rémunération de nos produits et un revenu digne pour nos paysannes et nos paysans.
Ça fait mal au cœur quand on les écoute, nos agriculteurs. Effectivement, j'en reviens, Florence Roy, c'est ce que je disais tout à l'heure, c'est-à-dire qu'on a l'impression qu'on agit toujours dans l'urgence, mais qu'il n'y a jamais de plan de prévention à un an, à deux ans, à trois ans qui permettraient justement d'éviter ce genre de catastrophe et de s'être préparée.
Exactement. Et vous savez, en entendant ce son justement de ce monsieur, je me suis dit une chose, je me suis dit, les candidats à la présidence de la République qui vont commencer à débarquer et à expliquer leur programme à partir de septembre, puisqu'on rentre quand même dans une période de campagne électorale, ils vont avoir fort à faire pour convaincre les citoyens français, parce qu'il y a quand même beaucoup de chantiers, et notamment celui-ci, parce que c'est fini de se contenter, d'abord de mettre sous le tapis, puis de se contenter d'être dans une réaction, vous savez, action-réaction, ou dans des effets d'annonce.
Les gens attendent, sur ce domaine notamment, sur ce sujet, un vrai programme, des vraies propositions, des choses qui quand même encadrent, rassurent et puissent permettre d'anticiper, parce que c'est le vrai terme, anticiper, que ce soit les pluies diluviennes, que ce soit la chaleur excessive, il faut savoir comment y répondre.
Et puis le coût pour notre portefeuille aussi, Bruno Pemaire.
Oui, non, non, mais il y a une question qui se pose, c'est que nos politiques depuis un paquet d'années, d'ailleurs, c'est pas nouveau, le changement climatique et tout ça, on sait que depuis des années, on a ces problématiques-là, le pouvoir d'achat, il y a toujours les mêmes sujets qui reviennent. Bah c'est ça. Et on est en rapièce, l'essence coûte trop cher, on va filer quelques millions d'euros, le gaz coûte trop cher, on va filer des pognons, on n'est qu'à faire du rapiessage.
Oui, c'est exactement ça, on est en réaction systématique, on est incapable d'anticiper parce que par nature, le politicien ne s'est pas anticipé, lui, il nous promet, évidemment, on va le voir encore au présidentiel, nous pourrons mettre mon zémervier, le plein pouvoir d'achat, le plein emploi, enfin tout, comme d'habitude, et puis on va repartir dans une série encore catastrophique.
Donc c'est un vrai sujet qui se pose, et je pense évidemment toujours à nos agriculteurs, moi j'étais maire d'un petit village dans l'Aude, je les vois malheureusement souffrir trop, et encore une fois, il va falloir qu'on puisse apporter des réponses concrètes parce qu'avec l'Europe, avec l'ensemble des partenaires, Dieu sait s'il y a des moyens en plus, mais là, ça se pose la question du soutien à nos agriculteurs et aux éleveurs en particulier.
Surtout quand on sait que des organismes d'État comme la Banque de France, par exemple, elle identifie bien les conditions météorologiques comme un facteur de hausse des prix des produits frais et de certains coûts agricoles. Elle a dit que ça contribue à une inflation alimentaire autour de 2% en 2027, après 1,5% en 2025, c'est hallucinant en fait.
Oui, c'est hallucinant et c'est ce que disait votre auditrice tout à l'heure quand elle a dit, mais moi, pour 50 euros, je ne fais plus beaucoup de courses et je crois que c'est un constat général. On s'aperçoit qu'aujourd'hui, pour avoir un panier, le panier de la ménagère coûte extrêmement cher. Moi, par exemple, quand j'ai des dossiers à traiter dans le droit de la famille et que je vois que certains sont retissants à payer des pensions alimentaires pour les enfants en rechignant à payer ce qu'il faut, je leur dis, mais attendez, mais aujourd'hui, qu'est-ce que vous faites avec 100 euros ou 150 euros ? Je veux dire, c'est ridicule, ce n'est pas possible.
Il faut s'engager parce qu'il faut nourrir et c'est cher partout en fait. Ça veut dire qu'on achète de la malbouffe, de la mauvaise bouffe, évidemment. Oui, on achète mangement bien. Il faudrait manger bio. Super, moi, je veux bien, tout le monde, mais il faut des moyens. Peut-être qu'il faut aller directement vers les agriculteurs, les producteurs, acheter sur le terrain et peut-être qu'on serait tous gagnants. Ça se fait déjà, ça se fait pas mal. Dans le rural, ça se fait pas mal. Oui, dans le rural, mais pourquoi, en fait, finalement, nous, peut-être qu'il faut créer, il faut innover.
Il y a plein de fermes autour des villes françaises.
Oui, mais voilà, peut-être qu'il faut innover et se dire, tiens, on va aider aussi nos agriculteurs et on va aller chercher les produits directement. Il n'y a pas d'intermédiaire comme ça. Moi, je vois ma fille dans le sud, elle le fait, ça. Et c'est très intéressant. Alors, ce n'est pas des super beaux fruits, mais ils sont de... Oui, mais ils sont meilleurs. Ce n'est pas la beauté qui compte. Exactement, c'est la saveur. Et pour la viande, c'est exactement pareil. Ça se fait.
Manuela, vous êtes encore avec nous ? Oui, oui, tout à fait. Donc, vous, on l'a dit, quand vous faites vos courses, c'est beaucoup plus cher qu'avant. Quand vous prenez votre voiture aussi, c'est compliqué. Et puis, en fait, il y a un truc qu'on a oublié, il y a un poste important, c'est le prix de l'électricité, le prix du gaz. Ah bah, qui expose aussi, tout à fait. Vous l'avez senti passer, ça ?
Ah bah, complètement, complètement. En fait, ça ne s'arrange pas. Mais on a l'impression, finalement, que tout devient compliqué, en fait, que tout augmente de partout. Et c'est vrai que, ouais, ça devient difficile au quotidien.
C'est vrai que, François, on a l'impression qu'il n'y a pas de, alors, comme on disait tout à l'heure, il n'y a pas de vision à long terme, mais il n'y a pas aussi de solutions concrètes qui sont apportées, en fait. Mais parce qu'il n'y a pas de créativité, moi, je trouve.
Voilà, j'ai donné, je ne me targue pas d'être créative, mais, je veux dire, j'ai eu cette idée comme ça, parce que c'est dans l'air du temps aussi.
Pourquoi pas, d'ailleurs, vous êtes créative, vous allez le droit.
Non, mais c'est parce que c'est dans l'air du temps, c'est dans l'air du temps. Voilà, c'est ça, la vraie véritable écologie. La véritable écologie, pour moi, qui ne suis pas écolo politiquement, ce serait, effectivement, d'aller chez les agriculteurs. On prend sa petite voiture, ou même on va en train, ça fait une balade en famille, et puis on va faire son panier. Après, il faut y aller une fois par semaine, c'est toute une organisation. Pourquoi pas, quand on est une famille, il faut essayer de mettre peut-être des billets de train moins chers, mais ça existe déjà pour les familles nombreuses.
Sinon, la solution, c'est peut-être que nos agriculteurs organisent des services de livraison qui nous permettent, ça existe déjà sur certaines marques.
Franchement, dans le rural, ça existe. Ce n'est pas totalement développé, mais ça existe et ça marche, puisque ça continue à fonctionner, donc il n'y a pas de souci. Ça existait au moment du Covid, souvenez-vous. On avait des livraisons comme ça, des primeurs, et même des gens, des agriculteurs, de l'île de France, ça peut se faire, ça peut être intéressant.
En tout cas, il y a aussi un autre sujet dont on n'a pas parlé, c'est les assurances, parce que les événements climatiques coûteux, comme ça vient de se passer, parce que bon, on le sait, les incendies, c'est 9 fois sur 10, les êtres humains qui les provoquent, mais il n'empêche que derrière, ça crée des catastrophes, et du coup, en fait, les assureurs, les prix des assurances explosent complètement, c'est pareil.
Les polices d'assurance explosent, et puis quand il s'agit d'indemniser, c'est toujours ça. C'est un argument de plaidoirie, c'est vrai, je vous assure, c'est-à-dire qu'on sait très bien que les polices d'assurance salle, pour nous demander des coûts, des mensualités qui sont onéreuses pour le qui-dame, mais au moment de couvrir les sinistres, il n'y a plus personne, il y a toujours une petite clause qui s'est immiscée dans le contrat, qui vient, voilà, qu'on n'a pas lue. Mais vous voulez liser les clauses, vous, j'espère. Non, mais c'est pas les clauses. Vous savez, c'est le corps de Nîmes à le chaussé, hein ? Oui, on fait tout ce pareil.
Vous non plus, vous ne lisez pas les clauses, vous n'en pouvez pas.
Non, pas du tout, moi non plus, je lisez chaque fois qu'on a besoin de remboursement.
Et vous, Manuela, vous voulez liser les clauses ? Honnêtement, pas du tout. Mais voilà, c'est à nous de changer notre attitude, il faudrait.
C'est comme avec les banques, de toute manière, c'est pareil. Oui. C'est la même... Mais encore une fois, avec le coup des incendies...
Oui, mais c'est comme ça qu'on se fait avoir, hein ?
Très bien qu'on est de tous qui ont été victimes de ces incendies, mais en attendant, les assureurs, ils ne font pas de cadeaux. Ils m'ont aidé, là, c'est sûr, mais ça va être répercuté sur nos cotisations, et puis, allez, en avant, c'est parti.
Oui. En tout cas, merci à nos auditeurs, Gilles et Manuela. Merci, Manuela, d'avoir participé à ce débat avec nous. Si vous voulez faire comme Manuela, vous nous appelez au 0826 300 300, vous pouvez aussi aller commenter sur YouTube, sur ce que vous entendez à l'antenne de Sud Radio, vous le savez. Et puis, comme c'est la fin de ce débat, qui nous touche tous, évidemment, on fait le point avec Quentin Saunier sur vos commentaires, justement.
Oui, Judith, puisqu'on vous pose cette question sur notre chaîne YouTube, changement climatique, ressentez-vous ces conséquences dans votre portefeuille ? Et vous répondez oui à 79%. Vous nous laissez aussi beaucoup de commentaires pour Christina, c'est évident. On le voit dans le prix de la nourriture, par exemple. On a Mireille, en colère, qui nous dit tout est bon pour taxer et augmenter les produits du quotidien. Et on a Elia, plus perplexe, qui nous dit les taxes se sentent dans le porte-monnaie et le réchauffement climatique se sent sur le thermomètre.
Merci beaucoup, Quentin Saunier, c'est éclairant. Allez-vous rester avec nous sur Sud Radio, il est 17h27, on revient dans un instant pour le tour de table des vraies voix. A tout de suite.