Face à Face : Maud Bregeon - 31/08
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:37OuverteRéponse directe
Vous connaissez la position de la France sur les frappes en Iran ?
- 1:16FerméeRéponse partielle
Les aides au carburant seront-elles prolongées ?
- 3:27RelanceÉludée
Pourquoi ne pas dire clairement que les aides sont prolongées ?
- 3:45OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui pourrait changer dans les aides aux entreprises ?
- 5:07FerméeRéponse directe
Quel est le prix actuel du carburant ?
- 5:21OuverteRéponse directe
Anticipez-vous une baisse des prix du carburant ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:18Invité politiqueFait
« Vous êtes la porte-parole du gouvernement »
- 0:19Invité politiqueFait
« Vous êtes ministre déléguée à l'énergie »
- 1:25Invité politiquePromesse
« Ce sera prolongé ? »
- 2:14PrésentateurFait
« Les pêcheurs, les agriculteurs, les transporteurs, le secteur du bâtiment »
- 5:16Invité politiqueFait
« Le baril de Brent est passé au-dessus des 90 dollars à nouveau après les frappes de cette nuit »
- 5:48PrésentateurChiffre
« 4,2 millions de foyers de manière automatique »
- 8:39Invité politiqueFait
« S'il y a une taxation des super profits, on en tirera les leçons, il n'y aura plus jamais de plafonnement des prix de l'énergie »
- 9:05Invité politiqueFait
« Cette taxe sur les super profits elle va être prolongée parce que de toute façon vous n'avez pas le choix, vous avez besoin de sous »
- 9:20Invité politiqueFait
« Reproduire cette surtaxe à l'identique enverrait un très mauvais signal »
- 12:10Invité politiqueChiffre
« L'objectif c'était 1% de croissance et un déficit de 4,7% du PIB »
- 14:42PrésentateurChiffre
« Sans budget c'est 15 milliards d'euros de coûts pour le pays »
- 14:49PrésentateurChiffre
« Un déficit qui pourrait atteindre 5,9% »
Temps de parole
- Présentateur73 %
- Maud Bregeon27 %
≈ 0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez RMC Face à Face Apolline de Malherbe
Il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Maud Bréjon Bonjour à tous Merci de répondre à mes questions ce matin Vous êtes la porte-parole du gouvernement Vous êtes ministre déléguée à l'énergie De très nombreuses questions évidemment à vous poser Notamment sur la question du pouvoir d'achat et du budget Mais d'abord après les frappes qui ont repris cette nuit en Iran Frappe américaine d'abord Réplique iranienne ensuite Et sans doute des navires touchés La question des mines dans le détroit d'Hormuz C'est reparti
Vous connaissez la position de la France Elle est constante depuis des mois maintenant On appelle évidemment au calme On appelle à la réouverture pacifique du détroit d'Hormuz Et c'est ce à quoi travaille le président de la République Avec notamment nos alliés européens Pour autant on n'est pas sans ignorer Évidemment l'impact que ça a sur les Français L'impact que ça a sur le prix à la pompe L'impact que ça a pour nos entreprises Et donc on va sûrement parler Mais la question de la réconduction des aides Dans un moment difficile Dans un moment où on a du mal à dire Ce qui va se passer Quelle sera l'évolution des prix Évidemment se pose Et le Premier ministre l'a clairement mis sur la table Chez vos confrères du Parisien dimanche
Mais pardon, elle fait plus que se poser Puisque ce soir c'est la fin De la possibilité de s'inscrire Pour toucher ces aides au carburant Ce sera prolongé ? Tout à fait
Nous souhaitons poursuivre les aides sectorielles Notamment pour les entreprises les plus en difficulté Nous souhaitons poursuivre ces aides Nous allons encore discuter dans les jours à venir Pourquoi vous ne dites pas ce matin ? Je vais terminer Pardonnez-moi Nous poursuivons ce jour Je vais terminer Je vais terminer Nous avons encore des discussions à mener Avec les secteurs les plus touchés Pour réfléchir avec eux Dans quelle mesure ces aides doivent être prolongées A quelle échéance ? Dans quelle proportion ?
Maintenant on va se le dire très clairement Les entreprises les plus en difficulté Qui font appel à ces aides Pourront bien sûr dans les semaines à venir Continuer à faire de demandes Nous n'allons pas fermer les portails Nous n'allons pas fermer les guichets Nous avons pris un engagement Dès mars dernier Ne pas lâcher les entreprises Encore une fois Les plus en difficulté Les pêcheurs, les agriculteurs, les transporteurs Le secteur du bâtiment Vous nous dites ce matin, Maud Bréjon
Que vous ne fermerez pas le guichet des aides
Non et nous voulons Nous voulons poursuivre encore une fois Ces aides Parce que derrière ce sont des salaires et des emplois
Pardon Maud Bréjon, je ne comprends rien Je ne comprends pas pourquoi Pourquoi vous dites nous souhaitons Et pas nous prolongeons les aides
Nous aurons l'occasion de détailler Dans les jours à venir L'ampleur, la durée de cette prolongation Il y a encore quelques discussions Quelques réunions à mener avec les fidèles Mais je veux moi rassurer tout le monde ce matin Apolline de Malherbe On peut jouer sur les mots Je veux rassurer tout le monde Nous ne lâcherons, nous ne lâcherons personne Nous avons été aux côtés de ces secteurs d'activité Encore une fois, depuis le départ Ces aides ne seront pas suspendues Il y a quelques discussions à mener encore Je le dis sur l'ampleur, l'organisation Mais ces aides ne seront pas suspendues Pour que les choses soient bien claires
Effectivement, et que les gens puissent se projeter Les aides seront prolongées, dites-vous Mais on ne sait pas encore exactement dans quelle ampleur
Dans quelle ampleur et à quelle échéance Mais elles seront prolongées Vous savez qu'on s'adapte au fur et à mesure Moi après moi, en fonction d'une situation Encore une fois, géopolitique, vous l'avez dit en ouverture de l'interview Qui est très évolutive Qu'on a du mal à anticiper
Je vais vous poser la question à votre région Mais notre cap, il est constant Qu'est-ce qui doit être discuté ? C'est quoi ? C'est que vous n'avez plus de sous ? C'est sans doute une des raisons Mais est-ce que vous pouvez l'assumer comme tel ? Ou est-ce que c'est simplement que vous vous rendez compte Que peut-être les aides n'étaient pas suffisamment précises Ou pas ciblées sur les bonnes personnes ?
Qu'est-ce qui pourrait changer ? L'impact budgétaire, il existe Et il est complètement assumé Nous assumons, encore une fois, des aides Qui sont des aides ciblées Qui ne sont pas des aides universelles Qui sont à destination de celles et ceux Qui en ont réellement besoin Qui sont particulièrement dépendants De l'évolution du prix du gasoil Du gasoil non routier notamment Pour faire fonctionner leur activité Pour faire fonctionner leur appareil productif Donc ça, on l'assume En fait, j'essaie de me mettre à la place ce matin
De ceux, vous évoquiez tout à l'heure Notamment les pêcheurs, les agriculteurs Qui sont des professions Qui savent que normalement Enfin, qui pensaient se lever ce matin En se disant jusqu'à ce soir minuit On a les guichets Bon, vous venez de dire les guichets Vont pas être fermés
Je veux rassurer tout le monde Mais comment peuvent-ils se projeter ? Mes collègues Mes collègues Que ce soit pour le secteur de la pêche De l'agriculture Des transports Continuent de discuter Avec les secteurs concernés Il y a probablement des ajustements Apportés Peut-être certaines parties sectorielles Qui n'étaient pas complètement couvertes Est-ce qu'on peut les aider davantage ? Vous pourriez élargir ?
On le fera Peut-être que certaines Encore une fois Modes organisationnels N'étaient pas parfaitement adaptés Mais là encore Sans rentrer dans le détail Ce matin Et dans la mécanique Vous êtes comme la ministre de l'énergie Mais sans rentrer dans la mécanique organisationnelle Ce que je veux dire Au secteur les plus touchés C'est que nous ne les laisserons pas tomber
Maude Bréjon Ce matin les prix du carburant C'est 2,03 euros Pour le 95 C'est 2,20 euros Pour le gasoil Le baril de Brent Est passé au-dessus Des 90 dollars A nouveau Après les frappes De cette nuit Vous anticipez J'imagine Que ça ne redescende pas ?
Je n'ai pas de boule de cristal Et encore une fois Personne ne sait dire Quelle sera l'évolution Des prix des carburants Dans les semaines à venir Ça dépend Notamment Pardon De la situation Évidemment Au Moyen-Orient J'ai dit deux choses J'ai dit d'abord Dans le budget 2027 Le chèque énergie Le chèque énergie Qui est versé en avril Entre 150 et 270 euros Pour plus de 4 millions de foyers 4,2 millions de foyers De manière automatique Sera reconduit Pourquoi je le dis ?
Donc il n'y aura pas besoin de le demander Je le dis Il n'y aura pas besoin de le demander Je le dis parce que Il y a eu Des discussions Ici ou là Sur un rabot De ce chèque énergie Sur une suppression De ce chèque énergie Le Premier ministre J'étais présente Dès juillet dernier Arbitré de manière très claire Au regard de l'évolution Des prix de l'énergie Et spécifiquement du carburant Nous ne touchons pas A ce chèque énergie Le chèque énergie
Qui sera reconduit Le chèque énergie Reconduit Vous disiez d'ailleurs Qu'il était versé De manière automatique Ce n'est pas le cas Des aides Effectivement carburants Vous aviez estimé Qu'il y aurait 3 millions En gros De Français Qui pouvaient prétendre En profiter Combien de personnes Ont véritablement Fait la demande Et obtenu cette aide 1,4 million
Donc c'est beaucoup moins Que ceux qui pourraient prétendre 1,4 million De Français Aujourd'hui Fait cette demande Prenez pas de temps Aujourd'hui Fait cette demande Encore une fois Nous on estime Que c'est normal Légitime et contréhensible Qu'il y ait un acte Volontaire Pour percevoir cette aide Il y a certaines conditions A remplir Mais ça veut dire Que 1,6 million De Français
Qui pourraient y prétendre Ne l'ont pas demandé Et encore une fois C'est pour ça Qu'on a prolongé Moins de la moitié De ceux à qui Ces aides Normalement Devraient arriver Ne les toucheront pas
Ils n'ont pas encore Fait cette demande C'est pour ça Qu'on avait notamment Poursuivi Cette possibilité De faire cette demande D'aide Au-delà de juillet Je vais vous poser
La question un peu différemment Est-ce que vous n'aviez pas Anticipé De manière J'allais dire Un peu faucheton L'idée que Sur les 3 millions Qui pouvaient y prétendre Il y en aurait sans doute La moitié Qui soit ne sauraient pas Qu'ils pouvaient y prétendre Soit n'auraient pas le courage D'aller jusqu'au bout Du formulaire à remplir Et que donc Ça vous ferait en fait Des économies Non
On avait calibré cette aide Pour qu'elle soit Encore une fois Bénéfique Aux Français Un qui travaillent Je le rappelle C'est une condition Qui est importante Et deux Français les plus en difficulté Fin juillet Quand on s'est rendu compte Qu'un peu plus d'un million De Français seulement Avait fait cette demande On a décidé De prolonger le guichet Jusqu'un fin août Est-ce que ce guichet Sera de nouveau prolongé C'est possible On doit en discuter Vous venez de me dire Qu'il serait prolongé le guichet On doit en discuter Avec le Premier ministre Là on parle des aides Gros rouleurs Pour les Français Les plus en difficulté Je comprends qu'ils s'y perdent Les deux Moi-même je m'y perds Alors que c'est mon job Et moi j'appelle J'appelle Et David Amiel le fait Roland Lescure le fait H5 interview Tous les Français A faire cette demande On a mis en place Un portail en ligne Le plus simple Le plus accessible possible De telle façon Que encore une fois Cette aide Puisse être versée De la manière La plus efficace Pour les Français Qui en ont besoin Et donc J'invite encore une fois Ce matin Celles et ceux Qui y ont droit A faire cette demande
Maude Bréjon Le patron de Total Monsieur Pouyannet A prévenu Je cite S'il y a une taxation Des super profits On en tirera les leçons Il n'y aura plus jamais De plafonnement Des prix De l'énergie Qui tient qui ? Est-ce que c'est Total Qui tient le gouvernement ? Est-ce que c'est le gouvernement Qui tient Total ?
La question se pose pas Dans cet ordre là Nous on a demandé Depuis encore une fois Le premier jour Je vais vous dire Pourquoi je pense Qu'elle se pose comme ça Lundi dernier Je reçois le ministre De l'économie Ici même Roland Lescure Qui laisse entendre Que oui Cette taxe Sur les super profits Elle va être prolongée Parce que de toute façon Vous n'avez pas le choix Vous avez besoin de sous Entre temps Patrick Pouyannet dit Attention s'il y a une taxe Sur les super profits Je fais remonter Les prix à la pompe Et troisième étape De la fusée Sébastien Lecornu Qui lui dit hier Reproduire cette surtaxe A l'identique Enverrait un très mauvais signal C'est un impôt exceptionnel Il doit donc rester exceptionnel Il a donc entendu L'appel de Patrick Pouyannet
Je ne suis pas certaine Qu'il parlait Exactement de la même surtaxe En l'occurrence Roland Lescure Parlait de surimpôt Sur les entreprises Qui était chiffré A 7,5 milliards d'euros L'année dernière Qui est un impôt Qui doit être exceptionnel Qui a été mis en place D'abord en 2025 Reconduit en 2026 Déjà
C'est celui-là Qui serait reconduit alors
Déjà en 2026 On avait diminué l'assiette On avait exonéré Les ETI De cette surtaxe Sur les entreprises Est-ce que la question De la prolongation Se pose Et est étudiée La réponse Est oui Est-ce qu'on s'était engagé A ce que cette surtaxe Soit exceptionnelle La réponse est également oui Donc Si on peut Réduire l'assiette De cette surtaxe Bien sûr on le fera Mais pardonnez-moi On ne le fera pas Parce que Patrick Pouyannet Ou d'autres Nous le demandent On le fera Parce que Permettre aux entreprises De payer un peu moins d'impôts Que ce qu'elles payaient Je parle pour les très grandes entreprises L'année dernière C'est leur permettre d'investir C'est leur permettre De créer des emplois Vous avez reçu Régulièrement Des patrons Sur vos antennes Qui expliquent Que trop d'impôts C'est ce qui leur empêche De développer De leur appareil productif Et notamment De leur appareil productif En France Et donc De créer des emplois C'est pour ça Qu'on fait attention Et ensuite Nous on a demandé Aux distributeurs A Total Comme aux autres D'être extrêmement vigilants Que Total Aujourd'hui Plafonne les prix en France Qu'on est un grand pétrolier Qui soit en capacité De faire ce geste-là Qui soit en capacité De nous aider De nous assurer Un approvisionnement suffisant Même quand la situation A été particulièrement tendue Sur la question De l'approvisionnement C'est une bonne chose Pour la France
Vendredi La Bulgarie S'est financée Moins cher Que la France Sur les marchés
On est dans une situation Budgétaire On va sûrement en parler On arrive dans une période Qui est la période De la construction Du budget 2027 Qui est très difficile A plusieurs égards Il y a la question des taux Il y a la question du contexte Au Moyen-Orient On en parlait Qui pèse sur les Français Qui pèse sur l'activité économique Il y a la question du déficit Qui est un déficit Encore bien trop élevé Et puis je terminerai Sur un point Quand même Il y a le contexte Politique national Qui pèse Sur notre capacité Qui pèse Sur notre capacité A redresser Les finances publiques Et donc ça va Appeler des choix Ça va aussi appeler De la responsabilité De la part des uns Et des autres
Est-ce que votre responsabilité N'est pas de dire Que les objectifs Ne seront pas tenus Je rappelle le contexte Lorsque le budget 2026 A été écrit En réalité Il était déjà Semble-t-il faussé Mais il l'est encore plus Aujourd'hui L'objectif c'était 1% de croissance Et un déficit De 4,7% Du PIB Aujourd'hui La croissance Le gouvernement lui-même L'a revu à la baisse A partir de 1% On est passé à 0,9% Puis on est passé à 0,7% Aujourd'hui L'INSEE Et c'est vendredi Qu'il l'en dit Estime que la croissance Du PIB Au deuxième trimestre Était en réalité De 0 C'est donc une stagnation Alors que l'estimation Était de Plus 0,2 Ça veut dire que Tout va être revu à la baisse Ça veut dire que déjà Les 0,7% Sur lesquels vous continuez À tabler Alors qu'ils étaient déjà Bien moindres Que ceux qui étaient prévus Au départ Ne seront pas tenables
Alors d'abord Apolline de Malherbe Je ne peux pas vous laisser dire Que le budget Tel qu'initialement Adopté au Parlement Était un budget faussé C'était déjà un budget
Alors on va le dire Très optimiste C'était un budget Très optimiste Je ne vais pas dire Que vous avez menti Mais qu'au moins Vous avez fait preuve De l'optimisme Je voudrais être très claire
Pour les français Qui nous écoutent là-dessus C'était un budget Qui s'appuyait sur le contexte Qui était celui de janvier Entre temps On a connu la fermeture Du détroit d'Hormuz Qui a considérablement Ralenti l'économie mondiale Impacté la croissance française Pas uniquement Mais aussi française On a vécu un été Là encore extrêmement difficile Épisades de canicules Qui se sont enchaînées Sécheresse Impacte aujourd'hui Sur les filières Je pense notamment Aux filières agricoles Et donc tout ça bien sûr Pèse sur l'économie française Mais on est déjà plus à 0,7% Je ne ferai pas ce matin De prévision D'actualisation Enfin c'est mécanique
Si l'INSEE nous dit Que c'était 0 au dernier semestre On sait qu'on ne tiendra pas Les 0,7%
Je ne suis pas ministre du budget Je ne vais pas actualiser ce matin Les prévisions de croissance Ce que je peux vous dire C'est que tout est fait Et que tout sera fait Pour atteindre l'objectif Que nous nous sommes fixés Le ministre de l'Action Et des Comptes Publics David Amuel Avait déjà anticipé Ces difficultés En annonçant Des gels budgétaires A hauteur de 6 plus 3 milliards Donc c'est des sommes Qui sont extrêmement importantes Et qui visent À atteindre cet objectif Puis ensuite Il va falloir Qu'on regarde devant nous On a une année 2027 Qui est charnière Sur le plan économique Sur le plan politique Sur le plan international Et là encore Dans quelques semaines Le Parlement va débuter Les discussions budgétaires Il serait inconcevable Et irresponsable De commencer l'année 2027 Sans budget pour le pays
Alors le problème C'est que vous l'avez sans doute Entendu ce week-end Les socialistes Laissent entendre Que la censure arrive Et donc ce budget Ne pourra pas passer
Oui alors Moi je vous propose D'abord de repartir Du contexte Et d'un rapport De l'inspection générale Des finances Qui dit une chose simple Sans budget C'est 15 milliards d'euros De coûts pour le pays Et un déficit Qui pourrait atteindre 5,9% Le Premier ministre A dit une chose Très juste Chez vos confrères Du Parisien dimanche Il a dit Les petits calculs politiques S'arrêtent Là où commence Le risque financier Je trouve Cette phrase Encore une fois Particulièrement juste Et particulièrement cohérente Dans le contexte Il y a un risque financier Pour la France aujourd'hui On peut Si on prive Ce pays De budget Si on continue A s'enliser Dans un déficit Dont on n'arrive pas A sortir Au regard du contexte International Au regard de la hausse Des taux Dont vous avez parlé Il y a un risque financier Pour le pays Si on ne fait rien Qu'est-ce que vous dites Aux socialistes ?
Je dis aux socialistes Comme à l'ensemble Des forces politiques D'abord vous ne pouvez pas Refuser le débat Il y a un point de méthode Qui est très important Nous on va proposer
Vous trouvez que le fait Que On va proposer Le copie de départ Cette idée de censure Plane déjà Alors même que Les discussions n'ont pas commencé Ce n'est même pas Joué le match Je constate que
Annoncer une censure Alors même Qu'on n'a pas lu le dossier Est à la fois Irresponsable Et très décalé Par rapport à la situation Encore une fois Économique du pays On ne peut pas avoir Des responsables politiques Qui se prétendent De partis de gouvernement Et en même temps Avoir des censures Annoncées Mais le même Olivier Faure Le même Olivier Faure Sur la table La copie budgetnaire
Le même Olivier Faure Qui a été en réalité Votre allié Pour le dernier budget Aujourd'hui Est celui Qui laisse entendre Qu'il n'y aura même pas De discussion
Mais nous On va encore une fois Tendre la main A toutes les forces politiques Toutes Qui ont envie De discuter Et qui ont envie De travailler On ne négocie pas Avec les uns ou les autres Je pense notamment Au RN ou LFI Mais enfin On fait avec l'Assemblée nationale Et avec les élus Que les français Ont choisi Et puis Ensuite Il y aura des amendements Il y aura des modifications A ce budget Ça va prendre du temps Et nous Apolline de Malherbe On prendra Tout le temps qu'il faut Pour cette discussion budgétaire Mais ce travail-là Il doit se mener Et les parlementaires La première prérogative D'un parlementaire C'est de discuter Et c'est de voter le budget
Vous êtes toujours Membre du parti Renaissance Je suis toujours membre Du parti Renaissance Et pourtant Vous soutenez Edouard Philippe Horizon Oui Et non pas Gabriel Attal Le candidat de Renaissance Alors sans transition
Je suis un peu perdue Sans transition Je me suis engagée Il y a près de 10 ans Maintenant Avec le président de la République Que je suis très fière de servir Et qui a d'ailleurs Fondé ce parti J'ai une conviction Profonde C'est qu'on doit réussir A unir aujourd'hui La droite et le centre Face à la montée De l'extrême droite Et à la montée De l'extrême gauche Il y a un candidat Aujourd'hui Un candidat Qui est en capacité D'être au second tour Et de gagner Cette élection présidentielle A droite et au centre C'est Edouard Philippe
Donc vous dites à Gabriel Attal Que c'est le moment De se retirer ?
Je dis aux Français Qui nous écoutent Je dis à tous mes amis politiques Qu'ils soient de la droite Du centre Encore une fois Dans notre famille politique Il n'y a pas match Il n'y a pas match Edouard Philippe est le seul A pouvoir se qualifier Au second tour Et gagner Pour l'instant Et gagner L'élection Et gagner L'élection présidentielle Je vois Je vois Les différentes enquêtes D'opinion Publiées Il y a encore deux jours Sur BFM TV Il est de très loin Le mieux placé Il fait Le double de ses concurrents Encore une fois Au sein de la droite Et du centre Au premier tour Il est en capacité De rassembler Gabriel Attal doit se retirer Avec Avec un projet Pardonnez-moi Je ne m'adresse pas Qu'à Gabriel Attal Je m'adresse C'est votre patron C'est quand même
Le patron de votre De votre famille politique Vous êtes membre de renaissance J'ai quand même du mal à comprendre
D'abord mon patron C'est le président de la république Et le premier ministre Et ensuite je m'adresse A l'ensemble des forces politiques Donc Gabriel Attal Et Bruno Rotaillot Dans ces cas-là Bruno Rotaillot Xavier Bertrand Laurent Wauquiez C'est vrai Vous avez raison Il y en a beaucoup Pardonnez-moi Il n'y a pas que les candidats Supposés ou déclarés A la présidentielle Il y a aussi Des responsables politiques Importants Je pense à Yael Brown-Pivet Par exemple Chez nous Il y a des femmes On en parle moins Mais qui ont un rôle A jouer dans cette élection Présidentielle Moi je dis une chose simple Edouard Philippe Il a de la constance De l'expérience Et une vision claire Pour le pays Voilà C'est le plus à même D'être en capacité De rassembler C'est le seul aujourd'hui C'est le seul aujourd'hui Qui peut éviter Au pays Le cauchemar D'un second tour Entre le rassemblement national Est-ce qu'il faut des primaires ?
Est-ce que ça suffira Que vous fassiez Ce genre d'appel ? Est-ce qu'il faut À un moment Une primaire ? Gabriel Attal Dit pourquoi pas Bruno Rotadio Dit s'il y en a une J'y participerai David Disnard ici même Disait Faisons une grande primaire Edouard Philippe dit non Il y a une forme d'hypocrisie
Dans les déclarations Des uns et des autres D'abord parce que Ceux qui disent aujourd'hui Pourquoi pas Disaient non hier Et ensuite parce que Quand vous rentrez Dans le détail Et je sais que vous prenez Le temps de le faire Ils ne placent pas tous Le curseur de la primaire Au même endroit Entre ceux qui veulent Une primaire Du parti socialiste ALR Ceux qui veulent une primaire De la droite À Sarah Knafo Ceux qui disent J'accepte une primaire Mais je ne m'engage pas Je termine Mais je ne m'engage pas À soutenir le gagnant Ce qui est quand même Un concept Vous en conviendrez Assez particulier Donc je crois que Le temps est venu De parler aux français Je crois qu'encore une fois Le temps de la primaire Oui mais comment Comment vous allez me convaincre De partir s'il n'y a pas Une manière De distrainer les uns des autres Le temps de la primaire Est terminé Il n'y a Encore une fois je le dis Plus match Edouard Philippe Est le seul A pouvoir faire Ce rassemblement là Et je pense que Les français Je pense que les français Commencent à le voir Et que l'heure est désormais À parler aux français Non pas à parler Entre partis politiques Mais à parler à l'ensemble Encore une fois Des français de la droite Du centre Des français qui doutent Qui ne se retrouvent pas Forcément dans les partis politiques Aujourd'hui Mais qui estiment comme nous Que l'école doit être Une priorité Que le redressement budgétaire Du pays Et la condition Sinequanone Il n'y a plus match Et le temps de la primaire C'est fini C'est même plus un débat pour vous Il faut avancer Pour plus de fermeté Notamment sur le régalien Que la France Ne se construit pas Sans une union européenne forte Voilà ce qu'on pense
Merci Maude Bréjon Porte-parole du gouvernement Quand vous dites Voilà ce qu'on pense Ça veut dire que Vous pensez que Gabriel Attal Bruno Retailleau Edouard Philippe Pensez à peu près la même chose Et que donc Autant se mettre derrière Le gagnant C'est ça ce que Je comprends dans vos mots
Je pense qu'on peut avoir Des différences de nuances Mais qu'on est d'accord Sur l'essentiel Mais c'est un haut large Et c'est pas pour D'ailleurs C'est pas pour rien Qu'on gouverne ensemble Depuis des années maintenant Bruno Retailleau Étaient ministre de l'Intérieur De François Bayrou Qui lui-même a été Un des premiers grands alliés Du président de la République Merci Maude Bréjon
D'avoir répondu à mes questions Porte-parole du gouvernement Et ministre délégué À l'énergie
Maud Bregeon