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InterviewGabriel Attal (sur YouTube)· 24 mars 2026 23 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleÉconomie & entreprises

GABRIEL ATTAL SUR FRANCE INTER | BILAN DES ÉLECTIONS MUNICIPALES 2026

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Quel bilan Renaissance pour les municipales ? Quelle leçon ?

  • 2:01OuverteRéponse partielle

    Quels sont les héritiers de Lionel Jospin aujourd'hui ?

  • 4:00RelanceRéponse partielle

    La France des communes reste majoritairement à droite et PS. Pourquoi si peu d'implantation locale pour Renaissance ?

  • 6:00RelanceRéponse partielle

    Vous vous félicitez d'avoir remporté Bordeaux et Ans. Mais 360 listes sur 35 000 communes, c'est peu ambitieux.

  • 8:00RelanceRéponse partielle

    À Paris, la défaite de Rachid Adatif est-elle due à la division ?

  • 10:00RelanceRéponse partielle

    À Lyon, pourquoi Jean-Michel Holas a-t-il perdu face à Grégory Douet ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Gabriel Atal. Bonjour Florence. Bonjour.

Merci d'être avec nous ce matin sur France Inter pour tirer les enseignements des élections municipales. Quel bilan renaissance ? Quelle leçon ?

À un an de la présidentielle de de 2027, vous avez promis une méthode de rassemblement. Vous nous direz de quoi il s'agit, ce que ça signifie. Mais d'abord Gabriel Atal, la disparition de Lionel Jospin, ancien premier ministre socialiste entre 1997 et 2002, héros de la gauche pluriel. un hommage national lui sera rendu jeudi, vous qui avez commencé à vous engager politiquement au Parti socialiste, qu'est-ce qui l'incarnait pour vous Lionel Jospin ?

D'abord, un homme d'état, un homme d'action qui a fait beaucoup pour notre pays et puis je crois un homme de principe et et de valeur et c'est vrai que c'est une grande émotion, je pense pour beaucoup de Français de toute génération. Vous savez, moi mon premier souvenir politique c'est en 1995 accompagner mes parents voter pour Lionel Jospin à l'époque. J'étais très jeune, j'avais 6 ans mais je me souviens être rentré dans l'isoloire avec mon père pour déposer le bulletin de de Lionel Jospin dans l'urne.

C'est aussi pour moi, je le dis, l'ancien ministre de l'éducation nationale à qui je pense j'ai été ministre de l'éducation nationale, il avait à l'époque permis une revalorisation très importante pour les enseignants, une revalorisation salariale et il s'était beaucoup engagé pour pour l'école. Je crois que ça reste un projet absolument majeur pour le pays. C'est qui les héritiers de Lionel Jospin aujourd'hui ?

Ça vous savez, c'est évidemment pas à moi de d'cerner ça, mais je crois que il y avait quand même dans cette gauche de des principes finalement le refus des extrêmes. Bien sûr, il y avait pas le même phénomène qu'aujourd'hui avec la France insoumise mais je crois profondément qu'il y avait une gauche. Il était allié avec le Parti communiste et premiers allègements de charge pour les entreprises pour favoriser l'emploi.

C'est aussi un certain nombre de privatisation. Donc je pense que c'était aussi une gauche qui quand même regardait le réel. Hm.

Parlons des municipales. Gabriel Atal, vous vous félicitez d'avoir remporté un certain nombre de villes dont Bordeaux et Ans mais la France des communes, elle reste très majoritairement à droite, la droite et au Parti socialiste. On est frappé, Gabriel Atal par le peu d'implantation locale de votre parti Renaissance qui est au pouvoir depuis 9 ans.

D'abord, on est un jeune parti. Vous savez, il a fallu 20 ans au gaulistes pour s'implanter localement dans des élections municipales. Le mouvement en marche a exister à partir de 2017, mais le parti Renaissance qui est un vrai parti politique, ça fait 4 ans qu'il existe seulement.

Horizon est encore plus jeune que vous, ils ont le double de maire Horizon à la fin de cette de cette élection. Mais vous savez, il y a des maires qui étaient déjà élus par d'autres étiquettes qui ont rejoint ce mouvement à l'époque. C'est pour relativiser l'argument de la jeunesse.

Il y en a qui nous ont rejoint aussi à l'époque. On progresse partout. On progresse partout.

On a plus de 200 mères qui ont été élus sous les couleurs de Renaissance à Never, à Bayon, à Coulomier, à Tarbe, à Rodè, dans beaucoup de villes dites moyennes. J'aime pas beaucoup ce terme, mais en tout cas de 10 20 30 400 habitants. Ce qui vient démentir aussi le fait que notre parti serait un parti des grandes métropoles, des grands centres urbains.

Et fait nouveau pour nous, deux villes de plus de 100000 habitants ont été gagnés par des maires renaissance. Ansy avec Antoine Armand et Bordeaux capitale régionale avec Thomas Casnap. Euh mais quand on présente 360 listes euh seulement euh sur plus de 35000 communes, on prend quand même pas beaucoup de risques.

C'est pas très ambitieux. Mais d'abord, vous savez, regardez tous les candidats, quel que soit leur partie politique, la plupart d'entre eux ont déposé des listes divers droites, diversantes parce qu'ils font des très larges rassemblement et si vous regardez pour les partis y compris LR et partis socialistes, le nombre de listes officielles qui ont été déposées est très nettement inférieur [raclement de gorge] à ce que représentent ces parties. Donc la réalité, c'est que ce sont des élections locales et que partout en France, vous avez des des rassemblements très larges qui sont organisés à l'initiative des candidats avec des personnes qui viennent d'horizon différents.

Et ceux qui gagnent sont ceux qui arrivent à faire le rassemblement derrière eux. Je me réjouis qu'on fasse plus que doubler notre nombre de maires et notre nombre je vous entends bien en fait on continue dans la lignée de ce qu'on entend depuis dimanche soir, c'est-à-dire chaque partie qu'on reçoit ce micro considère que il est le grand triomphateur de ces élections municipales. C'est pas ce que j'ai dit.

Vous avez écouté depuis le début de cette interview Benjamin Damel. Je suis pas là encore une fois. Je suis très modeste et humble.

J'ai dit que notre parti était jeune. J'ai assumé qu'on avait moins d'élus que les autres. Mais on progresse fortement, je vais pas le cacher surtout que j'ai entendu des commentaires pendant toute cette campagne des municipales expliquant qu'on les enjambait, que finalement ils nous intéressait pas.

Vous avez pas été d'une présence dans cette campagne. Absolument, on vous a peut-être davantage vu faire une tournée européenne pour aller rencontrer des des leaders plutôt que plutôt que plutôt que sur le terrain. J'ai été toutes les semaines sur le terrain en soutien de nos candidats.

J'ai fait plus d'une trentaine de déplacements pendant cette campagne des municipales pour aller soutenir nos candidats et je me réjouis encore une fois qu'on progresse partout en France. Encore une fois euh c'est une élection locale. On démarre dans ces élections mais on va aujourd'hui pouvoir s'implanter dans énormément de territoires.

Il faut qu'on parle Gabriel Atal de deux villes qui ont symbolisé vos difficultés. D'abord ce qui s'est passé à Paris avec la la lourde défaite de Rachid Adatif face à face à Emmanuel Grégoire. Je rappelle que votre candidat c'était Pierre Bournazel avant que sa liste ne fusionne au second tour avec celle de de Rachid Adati.

Et on a entendu la candidat à l'air dimanche soir qui a mis en avant le poison de la division qui aurait produit ses effets. Donc en fait, c'est de votre faute si Rachid Adati a perdu. On a fait le choix de soutenir Pierre Bournael.

C'était un choix collectif de nos cadres, des représentants de nos adhérents à Paris, de nos élus à Paris qui ont fait le choix de soutenir cette candidature parce qu'elle était celle qui était la plus proche de nos valeurs, celle dont on considérait qu'elle avait le projet le plus rassembleur pour la capitale. C'est le choix qu'on a fait. Malheureusement, on n pas réussi à convaincre avec Pierre Bazel au premier tour.

Il ne sait pas, il a pas maintenu sa liste au deuxième tour, il a fait le choix de fusionner sa liste avec celle de Rachidetti. Après, on voit le résultat, l'écart est tel qu'il est difficile d'imputer la défaite au fait qu'il y ait eu plusieurs listes au premier tour savoir rassembler une victoire, elle ne se décrète pas, elle se construit. On sent bien Gabriel Atal que vous n'aviez pas du tout envie de de soutenir Rachid Adati à l'inverse du président de la République.

Bah en tout cas je vous confirme qu'on a pas soutenu Rachid Adati au premier tour de ces élections et qu'on a fait le choix de soutenir enfin ni au second. La fusion des listes vous l'avez pas tellement appuyé. Il y a une a une fusion des listes qui a été décidée par Pierri Bournael les candidat Pier Bournael sous pression [rires] de [souffle coupé] de d'Edouard Philippe et et du président manifestement.

En tout cas, moi je suis je suis un pragmatique. Vous savez, il y avait des des candidats renaissance sur la liste de Pierry Bournaal. Il a fusionné sa liste avec celle de Rachid Adati.

Nos candidats renaissance se sont retrouvés sur la liste de Rachid Adati. Je me réjouis qu'un certain nombre d'entre eux soit élus aujourd'hui au Conseil de Paris et vont pouvoir travailler pour construire l'avenir et surtout pour agir pour les Parisiens. Est-ce qu'il y a eu un problème de Est-ce que c'est un problème de campagne ?

Est-ce que c'est un problème de de de candidate ? Vous aviez eu des mots assez sévères. Vous repreniez au fond ce que disait Pierre Bournazel sur ce que pouvait incarner Rachid Alati sur la façon de faire de la politique.

Est-ce que c'était la bonne candidate ? Mais encore une fois, si j'avais pensé que c'était la meilleure candidate euh je l'aurais soutenu, on l'aurait soutenu dès le premier tour. C'était pas le cas.

Encore une fois, moi ce que je crois c'est que euh le rassemblement que proposait Pierrive Bournazel, le sérieux de son travail lui permettait lui aurait permis de rassembler largement au 2è tour. Ça a pas été le cas dès le premier tour. Je pas dire que on avait raison surtout.

Vous avez compris que Emmanuel Macron lui la soutienne depuis le début et soit c'est le choix du président de la République. Effectivement, il a fait le choix de d'apporter son soutien à Rachidati depuis le début. Il l'a exprimé d'ailleurs compris quand elle a quitté le gouvernement.

C'est son choix. Moi, je suis à la tête d'un parti politique renaissance. On prend des décisions collectivement.

Pris la même décision que le que le président de la République. Non, parce que j'ai pris une décision collective avec nos adhérents, avec nos élus, avec nos cadres. Encore un mot sur Paris.

Si vous aviez été électeur à Paris entre Emmanuel Grégoire et Rachidati, vous auriez voté pour qui ? D'abord, merci de dire que je ne suis pas électeur à Paris. Je suis électeur avant vous.

Je suis élu local depuis 12 ans maintenant et je vais continuer à l'être avec Bernard Gauchotud. Nous avons été réélus à l'occasion de ces élections municipales. Ensuite, je vous ai raconté ce qui s'est passé à l'occasion de ces élections municipales.

On a choisi de soutenir Pierri Bournael au premier tour. Au deuxème tour, je crois que c'est clair. Mais on a été clair, on mais on a été clair.

Renaissance l'a dit dès lors que nos candidats figuraient sur la liste de Rachid Adati. Donc vous auriez voté donc vous auriez voté Rachid. Renaissance à fait un communiqué très clair pour appeler à élire nos candidats qui étaient sur la liste de Rachid.

Mais encore une fois, parler d'enthousiasme, on ne soutenait pas cette candidature au premier tour mais au deuxème tour on a pris une position très claire. Est-ce que n'ont pas fait bon nombre de de vos électeurs hein qui n'ont pas suivi non plus la fusion ? Il y a Lyon, il faut qu'on parle de de Lyon.

Gabriel Atal, votre candidat c'était Jean-Michel Holas que tout le monde donnait vainqueur face au maire écologiste sortant. Puis ça s'est pas passé comme prévu. C'est Grégory Douet qui a gagné.

Euh qu'est-ce qui s'est passé là ? Euh c'était une bonne candidature euh Jean-Michel Holas, pourquoi est-ce que vous l'avez soutenu ? Vous saz c'est tellement facile après les élections quand il y a des défaites de euh critiquer, de tirer sur ceux qui ont perdu en expliquant que c'est de leur faute et cetera.

Bon, Lyon, c'est une ville euh où le vote pour la gauche a très fortement progressé ces dernières années. Regardez ce qui s'est passé aux élections européennes. Les deux listes en tête, c'est la liste du Parti socialiste, la liste de la France insoumise.

Il n'y a que des députés du Nouveau Front populaire à Lyon désormais. Donc c'était déjà très difficile au départ. Et s'il y en a un, j'en suis convaincu, qui pouvait euh l'emporter, c'était Jean-Michel Olast.

Il a fait une bonne campagne ou pas ? Il a réussi à rassembler derrière lui l'ensemble euh des partis politiques de ce qu'on appelle le socle commun avec Horizon, le modem, l'élenaissance. Il a fait une campagne.

Ah oui, il a fait une campagne, ça c'est sûr. Est-ce qu'il a fait une bonne campagne ? Il a refusé de débattre la plupart du temps.

On a vu un certain nombre d'approximations. Là maintenant, il en est à contester le résultat en voulant faire un recours devant la devant la préfecture. Est-ce que là encore vous avez été fier de la campagne qu'il a fait ?

C'est trop facile Benjamin Damel d'aller critiquer les candidats quand ils ont perdu parce qu'en général on se dit que s'ils avaient gagné tout le monde expliquerait que ça a été formidable. Donc voilà, il a perdu si on veut citer Lionel Jospin parfois faire un droit d'inventaire des campagnes ça peut servir. Perdu.

Il a perdu avec une très faible marge. Il a perdu. Euh Grégory Douet a été réélu mais encore une fois euh mais en fait ce qui se passe c'est que du coup vous vous retrouvez à endosser des défaites de candidats qui n'y sont pas allés euh sous vos couleurs.

Euh Oui, mais vous savez moi j'ai assumé Florence Paracuellos, la première chose que j'ai dite quand on s'est lancé dans cette campagne des municipales, c'est qu'on allait pas présenter renaissance des candidats partout sous notre étiquette pour le plaisir de présenter des candidats sur notre étiquet. Mais surtout parce que je crois pas que c'est ce que les gens attendent. Vous savez, les Français ont dit 9 français sur 10 ont déclarés dans de très nombreux sondages qui se décidaient avant tout pour des considérations locales.

Donc partout où il y avait des candidats qui défendaiit un projet proche d'une autre et qui partageait les mêmes valeurs que nous, c'est vrai qu'on a cherché à faire des alliances avec eux et j'ai envie de vous dire tant mieux. Moi, je pense que c'est ce qu'il y a à faire. En revanche, dans d'autres communes où ça n'était pas le cas, on a assumé de se présenter sous nos propres couleurs et dans un certain nombre de communes, 200 communes, on l'a emporté et je m'en réjouis.

Gabriel Atal pour continuer de tirer les enseignements de ce qui s'est passé et en perspective de la suite, il y a eu un fait de campagne dans cet entre de tours. C'est ce qui s'est passé à Nice, vous avez un parti les républicains qui était votre partenaire qui était censé soutenir Christian Estros euh Bruno Rotaille, le patron des républicains qui a renvoyé dos à dos ados Éric Si et Christian Estrosif jugant que la campagne était délétaire et que c'était maintenant au Nisso et au Nissois de de choisir. Est-ce que vous considérez que une ligne rouge a été a été franchie par Brono dans cet entre de tour ?

Est-ce que ça pose la question aussi de de futures alliances échanges avec le parti des républicains ? Je considère que c'est grave et je considère qu'il y a urgence à clarifier. Effectivement, vous avez Bruno Rotaillot qui a la tête de LR et des responsables qui ont des postes importants chez LR, je pense à François Xavier Bami qui très clairement ont refusé d'appeler à battre l'extrême droite à Nice en plus pour un candidat de la droite, ce qui est quand même totalement mais incompréhensible et objectivement très choquant.

Donc il y a un besoin de clarification maintenant parce que chez LR, je le dis aussi, vous avez des personnalités qui sont extrêmement claires sur cette question de l'extrême droite. Je pense à Jean-François Copé, à Valérie PCR, à Xavier Bertrand, à Gérard Larcheter. Donc il y a urgence à clarif demander une clarification, ça veut ça veut dire quoi ?

Et si cette clarification n'advient pas, quelle leçon est-ce que vous en tirerez ? Ah bah si cette clarification n'invient pas ou si la ligne de LR euh c'est désormais de faire ce qu'on appelle l'union des droites mais en réalité c'est la l'union de la droite et de l'extrême droite, bah évidemment qu'on ne partage absolument rien avec ça et que pour ce qui est de la construction de l'avenir puisque c'est la question que vous posez j'imagine vous pensez à l'élection présidentielle de 2027 ça ne peut pas faire partie d'une d'une alliance avec nous bien sûr. Mais il y a pas d'ors et déjà un problème de valeur commune avec Bruno Rota.

On a des différences très profondes sur un certain nombre de principes sur l'Europe. Moi, je suis résolument proeen. Je constate que la ligne de LR aujourd'hui n'est plus une ligne proe européenne et qu'il y a au Parlement européen une forme d'alliance qui se dessine entre les députés européens LR et l'extrême droite au Parlement européen qui votent ensemble sur un certain nombre de sujets voir construisent des mesures ensemble.

Sur la question de l'état de droit, j'ai des différences de principes là aussi avec les LR de Bruno Rotaillot. sur la question de l'écologie, de l'énergie, j'ai aussi des différences profondes. C'est une réalité et donc sur tous ces sujets-là aussi, je pense que la clarification est nécessaire.

Ça fait beaucoup du coup. Oui, je vous confirme. C'estàd pour une alliance de la droite et du centre en vue d'une élection présidentielle, ça va être compliqué.

Mais moi ce que je souhaite, c'est qu'il y a une alliance des démocrates euh pour un projet puissant, pour la jeunesse, pour l'éducation, pour l'ascenseur social dans notre pays face à ce que beaucoup appellent l'Union des droites, mais encore une fois l'extrême droite et ça ça se construit. Mais encore une fois, c'est au parti politique de clarifier leur ligne. C'est pas à moi de la clarifier à leur place.

Et nous, on cherchera toujours à rassembler ce qui partagent nos priorités, qui partage nos valeurs. Et on va parler dans un instant de de 2027, juste d'un mot rapidement aussi sur la gauche et ce qui s'est passé à gauche, ces alliances qui parfois n'ont n'ont pas fonctionné aussi ce concept de Nouvelle-Fance qui est utilisé par Jean-Luc Mélenchon. Il y a quelques instants, j'interrogeais David Guou, le nouveau maire de Roubé à à ce sujet.

Comment est-ce que vous comprenez ça ? cette Nouvelle-Fance qui obtient un certain nombre de victoires. Il y a Roubé, il y a des mairies en en petite couronne.

Ça fonctionne cette Nouvelle France à laquelle s'adresse Jean-Luc Mélenchon ? D'abord le premier point que vous avez évoqué, celui des alliances entre le Parti socialiste et la France insoumise. Moi, je veux dire que il y a un dégoût un dégoût d'un très grand nombre d'électeurs de gauche d'une gauche républicaine, social-démocrate, c'est certains en tout cas républicaines laïque qui ont été là aussi meurtris par la négation de la parole donnée.

On a quand même entendu le chef du Parti socialiste Olivier Fort pendant des semaines expliquer qu'il y aurait pas d'alliance avec la France insoumise à l'occasion de ces élections municipales et on a vu dans l'entre de tour ce spectacle affligeant d'un parti socialiste qui s'est soumis à la France insoumise dans l'essentiel des villes dans le but de sauver des sièges reniant leurs principes en tout cas ce qu'ils ont affirmé et donc moi je m'adresse aussi évidemment à ces à ces électeurs là parce que ces français qui encore une fois croient dans des valeurs qui sont extrêmement importantes de justice sociale d'écologie ne se retrouve pas dans ses alliances contre nature. Et d'ailleurs, on a vu que les villes que le Parti socialiste a remporté, en tout cas la plupart d'entre elles, l'ont été parce qu'il y a une clarté vis-à-vis de la France insoumise et ensuite sur la question de ce que vous appelez la Nouvelle-France, ce que j'appelle ce que Jean-Luc Mélenchon et les insoumis appellent la Nouvelle-France, c'est la c'est la négation de la France. C'est la négation de la France parce que c'est la dissolution de la République.

C'est la c'est la dissolution. C'est la négation de tous les principes pour lesquels tant de femmes et d'hommes se sont battus. Pourquoi la négation de la France ?

Qu'est-ce que vous entendez quand il dit Nouvelle France qui ressemble à la négation de la France ? Il y a l'idée que chacun doit être renvoyé avant tout à ses origines, à sa couleur de peau, une ethnicisation comme on dit du débat public. Et je le dis aussi, c'est un carburant, c'est un tracte pour le Rassemblement national parce que ces propos là, qu'est-ce qu'ils font ? il viennent finalement alimenter cette idée qu'avance que brandit le Rassemblement national de grands remplacement.

La France insoumise et le Rassemblement national on le voit aujourd'hui s'alimente l'un et l'autre parce qu'ils considèrent que c'est dans leur intérêt. Vous avez une de vos conseurs qui a fait une enquête récemment et qui disait que en off, comme on dit en tout cas de manière confidentielle en dehors des micros, les responsables du Rassemblement national disaient qu'il fallait s'attaquer à la France insoumise mais pas trop pour garantir que la France insoumise puisse être au deuxème tour de l'élection présidentielle pour que le Rassemblement national puisse gagner. Et du côté de la France insoumise, il y a évidemment aussi une stratégie visant à renforcer et faire monter le Rassemblement national.

Donc ça veut dire que vous appelez les électeurs de la social-démocratie de la gauche modérée euh potentiellement à vous rejoindre. Non mais en tout cas vous savez, je crois que ces électeurs-là, ils ont déjà euh affirmé clairement qu'ils refusaient ces alliances. Regardez dans les villes où le Parti socialiste s'est soumis à la France insoumise à l'exception de Nant, je crois.

Vous avez des électeurs qui très clairement ont dit qu'il ne suivaient pas. Hm. Gabriel Tali, ilifa qu'on parle de 2027 et notamment que vous précisiez euh cette initiative de rassemblement que vous avez évoqué.

D'abord euh Édouard Philippe, candidat déclaré à l'élection présidentielle, a été largement réélu au Havre. Est-ce que ça fait de lui le candidat naturel de votre de votre famille politique avec la dynamique qui a été la sienne dans la foulée de cette élection ? D'abord, moi je me réjouis qu'il a été réélu au Havre, une ville qu'il dirige depuis un certain nombre d'années maintenant.

Ensuite, encore une fois, vous avez une élection municipale. Maintenant, vous allez avoir progressivement une campagne présidentielle qui va s'installer. Vous allez avoir plusieurs projet qui vont passé Philippe aujourd'hui quand on regarde les sondages, il y a cette relégitimation par les électeurs et par les les avrais.

Est-ce que vous reconnaissez à Minimac c'est le mieux placé aujourd'hui ? Je vous répondre très clairement Benjamin Damel, si on veut empêcher le Rassemblement national de l'emporter en 2027, ce qui aujourd'hui quand même est le résultat de tous les sondages qui sont donnés. Aujourd'hui, aucun candidat, c'est une réalité, ne plie le match ou ne l'emporte face au Rassemblement national dans les sondages euh aujourd'hui.

Édouard Philippe, il est dans le dernier sondage, il est euh qualifié au second tour. Je peux vous je peux vous commenter, on peut commenter les sondages. On peut regarder les sondages de deuxème tour.

On voit malheureusement que Jordan Bardella ou Marine Le Pen l'emporte aujourd'hui dans les sondages. Comment on fait pour empêcher ça ? Moi ma préoccupation c'est comment on fait pour empêcher un second tour mortifère entre le Rassemblement national et la France insoumise ?

Est-ce que vous imaginez pour la France si le deè tour de l'élection présidentielle c'est Jean-Luc Mélenchon face à Jordan Bardella ou Marine Le Pen ? Moi je crois que notre pays ne s'en remettrait pas. Je dis sincèrement, je crois que l'Europe ne s'en remettrait pas non plus.

C'est deux parties qui sont antieuropéens. C'estes deux parties qui alimentent la haine et la division dans notre pays. Moi, j'ai pas envie de voir l'ultra gauche et l'ultra droite qui viennent s'affronter à l'occasion de ce deuxième tour dans nos rues et qui ensuite potentiellement crée du débordement dans le pays.

Donc il faut l'empêcher. Donc il faut l'empêcher. Et pour se faire, vous avez une méthode de rassemblement dont vous n'avez pas encore donné le le détail.

Donc de quoi s'agit-il ? Comment vous vous organisez le rassemblement de votre famille politique ? Je vais vous dire, il y a deux choses pour l'empêcher.

La première chose, c'est une vraie campagne présidentielle. On a vu en 2022 ce que ça donnait l'absence de campagne présidentielle. Il y a pas eu de vraie campagne en 2022 parce qu'il y a eu évidemment la guerre en Ukraine, la situation internationale parce que le président de la République a fait le choix d'annoncer sa candidature à sa réélection très très tard.

Il y a pas eu de campagne et le résultat c'est qu'il y a eu une grande frustration là. Mais pour qu' a une vraie campagne pour qu' a une vraie campagne d'abord il faut assumer que vous ayez différents candidats différents partis politiques qui présente des projets politiques pour le pays et qui confrontent démocratiquement ses projets tout au long de l'année 2026. Sauf que là il s'agit bien d'une méthode de rassemblement pour des candidats qui partagent les mêmes valeurs.

Qu'est-ce que ça veut dire ? Ensuite, je crois qu'à l'issue de cette campagne et au début de l'année 2027 ou à la fin de l'année 2026, il faudra effectivement qu'il y a un rassemblement de ceux qui partagent un projet qui est très proche et ceux qui ont les mêmes valeurs. Et pour ça, il faut évidemment l'organiser.

Il faut Alors, donc ça veut dire l'organiser, c'est quoi ? Ça veut dire faire une primaire. Ça veut dire regarder qui est le mieux placé dans les sondages et que les autres se retirent.

Moi, je n'exclus aucune possibilité. Ça peut être la primaire, ça peut être des sondages, ça peut être une autre méthode. Ah, donc il y a pas de méthode en fait pour l'instant.

Il faut qu'on s'en parle entre partis politiques. Et ce qu'on va proposer avec Renaissance, c'est que on puisse réunir une forme de comité de liaison avec Renaissance, Horizon, le modè qui sont trois parties qui ont gouverné ensemble entre 2017 et 2024. Donc il y a une forme de naturel.

Est-ce que on se parle pour regarder comment est-ce qu'on pourrait organiser un rassemblement le moment vous parlez 2026 juste organiser une primaire en janvier 2027 ça a du sens. en de vousz fin avoir un seul etque candidat 4 moisant dire duel moi ce que je ne veux pas c'est que le premier tour de l'élection présidentielle soit une primaire parce que là évidemment si vous avez plusieurs candidats qui ont le même projet et les mêmes valeurs bah vous vous retrouvez si c'est la primaire le premier tour avec le risque que le second tour ce soit Jean-Luc Mélenchon face à Jordan Bardella ou Marine Le Pen moi je cherche des solutions. Voilà ce que je veux c'est vous êtes vous n'êtes pas hostile à la prière parce que Édouard Philippe lui continue de dire moi une primaire pas question vous vous n'y êtes pas hostile.

Moi j'ai jamais rien écarté par principe mais encore une fois ce qu'il faut c'est que des partis politiques pour lesquels il y a une cohérence parce qu'ils ont gouverné ensemble de 2017 à 2024 puissent se parler avec des responsables de ces partis qui puissent échanger pour réfléchir ensemble et regarder étudier les conditions d'un rassemblement. Peut-être qu'à la fin on constatera que c'est pas possible parce que certains partis politiques, vous l'avez évoqué diront "Nous on refuse on refuse cette méthode". Mais au moins, on aura essayé.

Donc Renaissance modem horizon, ça exclut les LR. Il y aura un candidat LR. Vous serez enfin votre famille aura face à elle un candidat LR.

Moi je vous dis on est trois partis politiques qui ont gouverné ensemble entre 2017 et 2024 qui a priori quand même partagent euh un grand nombre d'idées de valeurs. Même si on attend encore de voir les projets pour l'élection. Pourquoi vous dites pas oui un candidat à l'air face à nous ?

Encore une fois, on attend de voir les projets de chacun pendant cette campagne et je pense que c'est ça qui permettra ou non un rassemblement aussi. Ensuite la deuxième chose, je vous ai dit tout à l'heure qu'il y avait un besoin de clarification. Euh moi je ferme la porte à personne, je suis pas secctaire, je suis pragmatique.

Regardez euh on a parlé tout à l'heure d'C et de Bordeaux. On a gagné ces villes y compris en étant soutenu par les LR. On a soutenu madame Trotman à Strasbourg qui vient euh du Parti socialiste qui est une gauche encore une fois qui clairement a mis une digue avec les extrêmes et avec la France insoumise.

Donc je suis pas secctaire mais c'est assez partie de clarifier leur ligne. Euh effectivement si la ligne de LR c'est de dire on glisse vers l'extrême droite et vers le rassemblement national et vers une union des droites comme c'est le cas aujourd'hui au Parlement européen comme on l'a vu dans certains choix aux élections municipales, on ne pourra pas avancer avec eux. Et de la même manière pour la pour la gauche, si la ligne c'est la soumission à la France insoumise comme ça a été le cas dans ces élections municipales, on pourra pas avancer avec eux.

Mais c'est pas à moi de clarifier à la place des autres. Donc c'est important ce que vous nous annoncez ce matin. Un comité de liaison et en janvier un mode de sélection qui n'est pas qui n'est pas tout à fait déterminé.

Un tout dernier mot, Gabriel Atal, l'éléphant dans la pièce, c'est quand même votre candidature. Vous allez publier un livre le mois prochain. Édouard Philippe, il est candidat déclaré.

Vous C'est quasiment tout comme ça irait pas plus vite. Ce serait pas plus simple de nous dire ce matin que vous allez être candidat. C'est c'est pas une décision que vous annoncez ou que vous prenez à la légère quand même.

Enfin, heureusement, j'ai envie de dire, on parle de la présidence de la République, c'est un projet, c'est une une décision que qu'il faut mûir et ensuite que vous annoncez plutôt d'ailleurs au français le plus directement possible. Donc voilà, moi vous savez, je suis pas là à me cacher derrière mon petit doigt. Je suis à la tête de Renaissance. tout le travail que j'ai engagé avec Renaissance, on propose euh des idées.

On a fait un programme, on a présenté un certain nombre de mesures sur les questions de sécurité, sur les questions climatiques, sur les questions économiques, sur un nouveau système de retraite. Tout ce travail, on ne le fait pas pour rien. Benjamin du AML.

Donc vous attendez le bon moment pour votre candidat. Temp pour tout. Moi encore une fois ce qui m'importe aujourd'hui, c'est que on y voit clair sur la manière dont les choses vont se dérouler.

Je pense qu'il faut une vraie campagne et qu'il peut y avoir plusieurs projets dans cette campagne. Je pense d'ailleurs que c'est nécessaire pour rassembler le pays et ensuite il faudra évidemment les conditions d'un rassemblement et je suis prêt à les étudier avec les partis politiques que j'ai évoqué. Merci Gabriel Attal d'avoir été au micro d'Inter ce matin.