🔴 Dette, budget, élections présidentielles : Manuel Bompard, invité du Grand Jury !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour à tous, je suis ravi de vous retrouver pour ce grand jury, une nouvelle saison, une saison présidentielle. Nous sommes en direct sur RTL, nous sommes également en direct sur Public Sénat et nous sommes très heureux aujourd'hui d'accueillir notre nouveau partenaire Westfance. Bienvenue à tous dans ce grand jury.
Nous sommes ensemble pendant 1 heure. Bonjour Manuel Bompard. Bonjour.
Vous êtes le coordinateur national de la France insoumise. Geler ou racheter une part de la dette colossale de la France ? La France insoumise a lancé le débat de cette rentrée et a forcé tout le monde à répondre.
Est-ce totalement sans risque ou de la pure folie ? C'est ce que nous verrons avec vous. Une rentrée politique où les sondages donnent Jean-Luc Mélenchon [musique] possible qualifié au second tour de la présidentielle.
Mais face à Marine Le Pen, c'est toujours un échec cuisant que mesurent les instituts au second tour. Êtes-vous très fort à l'extrême gauche et faible dans le pays ? Bienvenue dans ce grand jury Manuel Bompard.
Merci. À mes côtés pour vous interroger aujourd'hui Steve Jourdin de Public Sénat et Stéphane Vernet de Westfance. Bonjour.
Dans ce grand jury, Emmanuel Bompard, nous aurons une nouvelle séquence, le grand jury sur le terrain pour les difficultés très concrètes des Français. Ça sera avec West France. Et puis nous parlerons aussi euh de l'autre actualité de cette rentrée, le budget 2027 pour le gouvernement.
Le Cornus, ça sera dans la séquence ça se passe au Parlement et vous n'échapperez pas à nos questions expresses. Le grand jury, la bataille des idées. On peut le dire.
Donc Jean-Luc Mélenchon anime cette rentrée des idées avec cette idée de geler la dette. Euh des économistes et des adversaires politiques pointent plusieurs risques. On va les passer en revue, mais dites-vous aujourd'hui euh que geler la dette est une opération sans aucun risque, aucune inconnue.
Ah bah c'est plus qu'une opération sans aucun risque. C'est une opération qui euh porte des opportunités dans une situation qui est une situation particulièrement claire, c'est que on est face aujourd'hui à un certain nombre de grands défis qui sont devant nous. Je pense en particulier, on l'a vu cet été au défi de la transition écologique et donc on va avoir besoin d'investissements qui sont des investissements massifs si on veut être en capacité de faire face à ces défis.
Et pour avoir ces investissements massifs et ben oui, je pense qu'une mesure qui consiste à dire que la part de la dette qui est détenue aujourd'hui par la banque centrale européenne, travailler sur une congélation, une annulation, ça nous permet justement de nous libérer des marges de manœuvre pour pouvoir affronter ces défis. Est-ce que vous répondez à ceux qui disent que ça pourrait affoler les marchés parce qu'il y a des gens qui nous prêtent de l'argent. Il y a une part de la dette qui est qui est privée avec des taux d'intérêt qui sont déjà très élevés.
Aujourd'hui, on emprunte à 4 %. Si ça folle tout ça t on peut plus emprunter. Non, précisément c'est l'inverse.
Je vais ce que je trouve assez extraordinaire, c'est que depuis que le débat s'est ouvert sur ce sujet, j'entends y compris des gens comme monsieur le cornu qui est premier ministre. Pardonnez-moi, mais racontez absolument n'importe quoi. Quand monsieur le Cornu dit euh si euh on prend la proposition de Jean-Luc Mélenchon et de la France assoumise, il y a des prêteurs qui vont être floués.
C'est ce que disait aussi monsieur Atal. Soit il a pas compris de quoi on est en train de parler, soit il ment volontairement pour aper tout le monde. Reconnaissez pour les gens qui nous prêtent de l'argent.
Attendez, l'idée qu'on puisse en annuler une partie, même si c'est celle détenue par la BCE, ça peut affoler quand même. Vous reconnaissez donc qu'on parle bien de la part de la dette qui est détenue par la Banque centrale européenne. Voilà.
Donc des potentiels investisseurs euh dans les marchés financiers qui détenaient de la dette. Eux ils ont déjà été remboursés au moment du rachat de la dette par la Banque centrale européen par on parle pas de quelques milliards, on parle de 600 milliards là d'euros. Bien sûr, bah c'est conséquent évidemment.
Euh mais donc c'est une dette qu'on se doit à nous-même en quelque sorte et comme on se la doit à nous-même, c'est absolument mensongé de dire que ça pourrait conduire à ce que à nous-même dans un système on se la doit à nous-même dans un système européen basé sur l'euro, basé sur une certaine confiance dans cette monnaie. Donc c'est pas nous euh on n'est pas isolé euh personne ne dit qu'on est isolé. Et ce que nous avons dit depuis le premier jour, alors là aussi c'est la deuxième objection absolument mensongère qui nous a été réfutée, c'est oui mais vous voulez faire ça tout seul.
Mais nous on a jamais dit qu'on voulait faire ça tout seul. très clair. Mais alors donc c'est pas une décision purement française, uniquement française.
Comment vous allez convaincre euh les autres pays européens ? 27 précisément parce que je vous le disais à l'instant, on est tous confrontés en Europe aux mêmes difficultés, c'est qu'on a en face de nous un mur d'investissement qui est indispensable si on veut nous adapter au changement climatique pour prendre cet exemple. Est-ce que vous avez quand même remarqué, juste pour vous donner un exemple, que l'Allemagne dont on a dit pendant des années et des années qu'elle était la chanre de la rigueur budgétaire et cetera, que l'Allemagne il y a quelques mois a annoncé un plan d'investissement de 500 milliards d'euros. 500 milliards d'euros.
Je vous rappelle qu'en 2022, quand Jean-Luc Mélenchon disait que pour la France, sur 5 ans, fallait un plan d'investissement de 200 milliards d'euros, tout le monde disait "ça va être le chaos, ça va être la catastrophe." L'Allemagne annonce 500 milliards d'euros de plans d'investissement. Oui, mais le leurs finances sont pas du tout dans le dans l'état des nôtres.
Enfin, c'est pas ça n'a rien à voir. Ah bah, vous voulez l'Allemagne, son déficit est supérieur à 3 %. D'ailleurs, on l'a appris encore cette semaine.
Ce que je veux vous dire par là, parce que vous m'avez demandé qui peuvent être d'éventuels partenaires au niveau européen, je vous dis que au niveau européen, je pense que tout le monde a intérêt à une mesure qui permet de réduire la pression qui exerce la dette aujourd'hui sur les étudiants. Les semaines qui suivent son élection, vous allez enclencher une révision des traités européens. Alors, d'abord pour pour la mesure dont on est en train de parler, il n'y a pas besoin de réviser les débats làdessus.
Non, mais regardez les quand il y a eu les programme de rachat de pardon, je va pas être trop technique de titre de dette, c'estàdire quand la BCE a commencé à racheter de la dette des États, il y a eu une décision de la Cour de justice de l'Union européenne qui a dit c'est absolument compatible avec les traités européens. Donc continuez continuez à faire ce type de de programme et absolument pas contraire. Par contre, là où vous avez raison, c'est que oui, il y a des choses à changer dans les traités européens et notamment le fait que la Banque centrale européenne devrait être en mesure de pouvoir payer prêter directement aux États ce qui aujourd'hui ça est interdit par les traités européens.
Sans sans être trop euh technique, il y a quand même une question à laquelle vous ne répondez pas, c'est avec qui de qui vous obtenez cette autorisation pour pouvoir dire que la dette de la BCE finalement on la remboursera jamais. Je vous l'ai dit justement, je vous l'ai dit niveau européen, je vous ai parlé de l'Allemagne, je par je peux vous parler de l'Espagne. Je pensais que l'Allemagne l'Espagne dirait aujourd'hui oui, d'accord, très bien, la France.
Je pense que tous ces pays ont intérêt aujourd'hui à faire en sorte parce que il faut quand même que les gens comprennent de quoi on est en train de parler. On est en train de parler d'une dette qui en particulier a très largement été contractée pendant le Covid. Pourquoi ? parce qu'il y a eu une pandémie, une crise sanitaire et que il y a eu besoin d'avoir des investissements qui c'est des investissements massifs.
Je pense que oui, trouver une coalition à l'échelle européenne de pays qui disent bah pour se libérer des marges de manœuvre et des capacités d'investissement pour l'avenir, on va alléger ce qu'on a été obligé d'emprunter pendant le Covid. Oui, je pense que c'est absolument possible l'inconnu de votre Mais mais il y a pas d'inconnu. Enfin, je les batailles elles se mènent.
Ce que j'entends de la part de nos adversaires, c'est qu'ils ont même pas l'intention de mener cette bataille. Et encore une fois, en donnant des arguments qui sont absurdes. Vous m'avez interrogé sur les taux d'intérêt tout à l'heure, juste, j'ai pas répondu, je veux répondre très rapidement.
Mais quand j'entends dire que si on retire une partie de la dette, ça va se traduire par une augmentation des taux d'intérêts. Ce qu'on nous dit à longueur d'année, c'est pas ça. C'est que plus la dette est importante, plus les taux d'intérêt sont importants.
Et là, on vous propose une mesure pour immédiatement réduire le poids de la dette, y compris ce qu'on appelle le ratio dette sur PIB. Là, on le réduit immédiatement. Donc ça ne se traduira bien évidemment pas par une augmentation des taux d'intérêt mais plutôt à l'inverse parce que la situation sera plus saine que ce qu'elle est aujourd'hui.
Stéphan Vern Europe sur lequel vous pouvez compter est quand même très très limité. On parlait on parle de quatre enfin moins d'une demi-dzaine d'états qui pourra être intéressés quelques exemples mais mais c'est très insuffisant par rapport à 27. C'est c'est c'est très minoritaire.
Comment est-ce que vous la la créez cette coalition ? Comment est-ce que vous pouvez créer une dynamique pour obtenir le l'effacement de 600 milliards d'euros ? C'est quand même une somme énorme.
Mais je pense sincèrement que je vous ai déjà dit que il y a aujourd'hui un certain nombre de défis qui sont devant nous et que tous les pays européens sont confrontés à ces mêmes défis, que tous les pays européens sont pas les mêmes positions sur le sujet. Vous avez quand même une majorité de pays au sein de l'Union européenne qui ne sont pas pour le gel ou pour l'annulation de la dette. Je sais pas, ça dépend.
J'ai entendu monsieur Dragy, ancien dirigeant italien, dire que c'était quelque chose qu'il fallait faire. J'observe par exemple, c'est pas tout à fait la même chose mais euh attendez, est-ce que vous observez quand même ? disais qu'il fallait faire de l'investissement massif.
Mais non, il a dit qu'il fallait relancer des programmes de rachat de de titres de dette publique par la Banque centrale européenne. Et est-ce que vous avez remarqué quand même parce que moi je veux bien que l'Union européenne si vous voulez soit en quelque sorte le dindon de la farce mondiale mais est-ce que vous avez remarqué ces derniers jours que la banque centrale américaine la Fed vient précisément de décider de relancer des programmes d'achat de la dette américaine par la différem non c'est pas les mécanismes différents. C'est exactement la même chose. avant de pouvoir l'annuler ou la congeler la dette, il faut d'abord qu'elle appartienne à la Banque centrale européenne.
Donc, il faut des programmes de rachat de dette. Or, aujourd'hui, la Banque centrale européenne est en train de vendre la dette des États qu'elle détient. Donc, d'abord, il faut arrêter ça, faut relancer les programmes d'achat et ensuite il faut congeler ou annuler une partie de cette dette pour nous redonner des marges de man. 10 minutes, vous nous dites que ce ce mécanisme sera indolore.
C'est-à-dire que voilà, on peut racheter, on peut positif mais même positif. Alors, pourquoi s'arrêter là ? Pourquoi seulement 600 milliards de d'euros ?
Pourquoi on va pas plus loin ? Bah précisément parce que vous avez dit vous-même la la nuance et la distinction qui est très importante entre la dette qui appartient à la Banque centrale européenne et je le disais tout à l'heure qui donc nous appartient en quelque sorte à nous-mêmes et la dette qui aujourd'hui est sur les marchés financiers qui donc appartient à euh des investinteurs privés. Bah oui, c'est pour ça que quand j'entends dire euh si vous commencez à annuler cette dette-là, les investisseurs vont se dire que ça sera leur tour après.
Bah non, on est en train de parler de la dette détenue par la Banque centrale européenne. On n'est pas en train de parler d'une are dette aujourd'hui qui a une limite. Donc je je je pense que tout le monde y a intérêt en vérité.
Je pense que tout le monde a intérêt à une telle mesure et c'est pourquoi je pense qu'on aura pas de difficulté à convaincre largement en Europe pour y parvenir. Mais il y a un phénomène connu aussi, c'est que généralement la dette, on finit aussi par la payer par de l'inflation. Alors ça c'est par exemple, c'est un autre contreargument qui nous a été donné qui à mon avis tient pas la route.
Je vais vous dire pourquoi. Parce que euh pourquoi on dit ça ? Parce que quand on crée de la dette, quand il y a de la création monétaire, il y a toujours cette idée que ça va produire de l'inflation.
Mais là en l'occurrence la création monétaire, elle a eu lieu au moment où on a racheté les titres de dette. Et il y a pas eu d'inflation au moment du Covid quand il y a eu ces programmes de rachat de dette par la Banque centrale européenne, il n'y a pas eu d'inflation. Donc précisément, c'est à ce moment-là qu'il y aurait dû avoir de l'inflation si la théorie économique dont vous parlez c'était vérifie.
Dans votre raisonnement, on on rachète donc de la dette, on gèle de la dette, enfin qu'importe. Euh on arrête de s'endetter derrière ou pas ? Mais c'est ça, c'est l'autre argument un peu de mauvaise foi dans ce débat si vous voulez. desgise fo depuis non mais je veux dire tous les non mais tous les arguments qu'on liste sont à vos yeux de mauvaise foon reconnaissez quand même que quand vous avez le premier ministre de la France qui nous explique qu'il y a Jean-Paul ou Jean-Louis ou Jean-Luc, je sais plus ce qu'il a dit qui va ne pas être remboursé si on met en œuvre cette mesure il raconte absolument n'importe quoi.
Il redit maintenant faute morale pour citer Sébastien le cornu faute morale, faute économique, faute patriotique de votre Oui, mais précisément parce qu'ensuite il explique que il y a une telle personne qui nous aurait prêté qui serait floué, ce qui est absolument faux. Donc pardonnez-moi de dire que ça c'est de la mauvaise fois. Bon ensuite une fois qu'on a qu'on a qu'on a dit ça, votre votre question c'était donc on a parlé d'ation pardon sur l'inflation.
Bah je crois vous avoir répondu. [raclement de gorge] Les programmes de de rachat dette, ils ont déjà eu lieu au moment du Covid et ça n'a pas produit d'inflation. Et si je peux en rajouter, j'ai plutôt l'impression que ce qui va produire de l'inflation par exemple en cette rentrée, parce qu'on voit bien qu'il va y avoir par exemple une inflation sur les matières premières, sur les fruits et légumes, elle a déjà commencé.
Pourquoi ? Parce qu'on a eu des événements climatiques extrêmes qu'on va avoir des pertes de production et que donc j'ai plutôt l'impression que ce qui crée de l'inflation, c'est quand on n pas investi suffisamment pour s'adapter au changement climatique parce que l'inflation, elle est là aujourd'hui alors que notre mesure n'a pas été mise en œuvre. Et je pense au contraire que si notre mesure avait été mise en œuvre, alors on aurait pu mieux se préparer, mieux s'adapter au changement climatique et on serait pas confronté aujourd'hui à une crise des prix qui va arriver dans les prochains jours et dans les prochaines semaines.
Emmanuel Bonpard, je résume. Vous promettez de geler la dette si nos partenaires européens sont d'accord. Reste de me battre pour l'idée que vous avez effectivement euh lancé ou plutôt relancé puisque c'était déjà dans votre programme à cette rentrée.
Parallèlement, le Rassemblement national promet lui la règle d'or budgétaire et 125 milliards d'euros d'économie sur l'État. Est-ce que vos propositions finalement elles risquent pas encore de permettre au Rassemblement national de se crédibiliser ou en tout cas de dire bah le sérieux budgétaire c'est nous ? Ah non, parce que si vous pensez que c'est du sérieux budgétaire et queil y a de la crédibilité à expliquer que en supprimant les aides à l'immigration et les agences de l'État, on va faire 125 milliers millions milliards d'économie, hein.
C'est c'est ce que dit euh madame Le Pen. Si vous pensez que ça c'est crédible, euh là, il va falloir un peu réviser le classique. He le sérieux budgétaire, c'était pas c'était pas quelque chose que leur Assemblée nationale mettait en avant. avec le sérieux budgétaire parce que pardon mais moi je considère que notre position c'est la seule position raisonnale et je vais vous expliquer pourquoi.
Parce que ça fait maintenant depuis des années et des années que on nous dit à chaque exercice budgétaire ah on a un déficit trop important donc on va faire des coupes et vous allez voir ça va améliorer la situation. On nous a dit ça il y a 2 ans. On va voir le déficit l'année dernière a été en augmentation par rapport à l'année précédente.
L'année [raclement de gorge] dernière, on nous dit "Ah bah maintenant, on va faire des dizaines de milliards d'euros de coupe dans les budgets et cetera. Vous allez voir ce que vous allez voir. Là, on apprend quoi cette année ?
Que le déficit risque d'être en augmentation par rapport à l'année dernière. Donc moi, je veux bien qu'on m'explique que ceux qui sont responsables de cette situation et qui ont toujours et pourquoi c'est pas mais pourquoi ? Parce que le problème qu'il faut comprendre et c'est ce que disait Jean-Luc Mélenchondef jeudi, c'est que quand vous êtes dans un pays dans lequel 50 % de la croissance est tiré par la consommation populaire, quand vous avez des politiques sont des politiques de coupe et de baisse du pouvoir d'achat et ben ça se traduit par un ralentissement de la situation économique.
Remarquez que devant les patrons, Jean-Luc Mélenchon a dit "Si vous continuez comme ça, il va y avoir la récession." Et le lendemain, qu'est-ce qu'on a appris ? Qu'on était sur un trimestre de récession.
Donc moi, je veux bien qu'on m'explique que ceux qui veulent continuer dans cette même direction qui va nous amener dans le mur sur les gens raisonnables, mais je le crois absolument pas. Ils sont absolument déraisonnables. Et ce qui est raisonnable, c'est d'avoir une politique de relance, de développement du pouvoir d'achat, d'investissement pour faire face aux grands défis qui sont devant nous aujourd'hui.
Justement, justement, puisqueeffectivement Jean-Luc Mélenchon parle de relance par la consommation populaire. Quand il détaille les choses, ça veut dire qu'il faut augmenter d'après lui les fonctionnaires et relancer de la dépense publique pour lancer par exemple des travaux ou des des grands travaux. C'estàd que tout cela enfin la relance de la consommation passe pas du tout par les les entreprises privées.
C'est de la dépense publique pour relancer la consommation. Non, les deux. Euh quand vous avez ça vous a sans doute pas échappé encore une fois pour faire référence au débat qui a eu lieu jeudi devant le MDEF que au moment où Jean-Luc Mélenchon a parlé de l'augmentation des salaires du SMIC.
D'ailleurs, vous avez eu des patrons qui ont rigolé, ce que j'ai trouvé honnêtement particulièrement grossier. Et je profite de votre antenne pour dire que je je suis convaincu que tous les chefs d'entreprise pensent pas la même chose, mais moi je les invite à prendre la parole et à prendre une position pour dire que c'est pas normal qu'on traite avec un tel mépris les exigences salariales qui sont celles des salariés aujourd'hui. Mais donc non, notre proposition, elle ne s'appuie pas que sur la politique publique, elle s'appuie aussi sur l'augmentation du SMIC, sur l'augmentation des salaires, sur des plans d'investissement.
Quand vous mettez en un plan d'investissement par exemple de transition, de bifurcation écologique, bah une partie va être prise en charge par l'État mais évidemment qu'une partie va correspondre à de l'activité pour les entreprises. Si vous développez l'idée, ce que je vais dire par là, c'est que c'est en grande partie, c'est de la dépense publique. La relance de l'économie pour vous passe d'abord et avant tout par l'investissement l'investissement public, il est aujourd'hui indispensable.
Je vous ai donné les chiffres de ce que les Allemands mettent sur la table. Donc peut-être que si les Allemands mettent 500 milliards d'euros sur la table, peut-être que il sont on va peut-être pas être les derniers à comprendre queon est aujourd'hui face à des telles mutations internationales, sociales euh que la la la question écologique, elle est devenue d'une centralité absolue et que si on n'est pas capable et qu'on attend encore pour engager ces investissements, bah on va perdre du temps et qu'on va être les derniers de la classe. Vous parliez vous parliez des patrons Steve Jourdin ?
Oui, juste peut-être un mot sur sur ces mots de Manon Ombri, député européenne de la France à soumise qui a qualifié la semaine dernière. C'était à vos journées de rentrée les les milliard de nuisibles. Est-ce que ce sont vos mots ?
Bah d'abord, je veux dire que là aussi pour ça serait bien qu'on ait un débat qui soit un débat honnête. Là, c'est pas par rapport à vous, mais j'ai entendu monsieur Atal dire que nous avions dit que les chefs d'entreprise étaient nuisible. Il l'a dit pendant le débat, ce qui était absolument pas ce que nous avons ce que nous avons dit et et ce que Manon Aubri a dit.
Ensuite dire que les milliardaires pouriter la phrase exactement pas les chefs d'entreprise vous savez les milliardaires ils sont pas tous chefs d'entreprise les che sont pas tous milliardaires là comme ça on parlera de la même chose d'un point de vue purement économique je veux vous convaincre aussi d'à quel point les milliardaires sont des formes de nuisibl phrase exacte écoutez oui je je je je considère que aujourd'hui les personnes qui accumulent autant de richesse plutôt par exemple que de le mettre ou de l'investir dans la société sont des gens qui nuisent à l'économie. Oui, je je le considère. Ouais.
Je je pense que on doit quand les quand les quand les fortunes personnelles sont des détentions d'entreprise, est-ce que ça ça relève des nuisibles ou pas ? Mais quelle détention d'entreprise ? Ça dépend pour faire quoi ?
Ah il y a des il y a des milliardaires, ils sont milliardaires parce qu'ils détiennent des entreprises qui milliard. Oui oui et ben ça dépend mais quand vous avez par exemple une entreprise c'était cette semaine comme Sodexo qui est détenue par des milliardaires et qui annonce des plans de suppression d'emploi et qui en même temps verse des centaines de millions d'euros de dividende. Voilà plutôt prenez les choses comme vous voulez. elle est plutôt en bourse.
Mais en ce qui me concerne, je considère que oui, c'est une attitude assez nuisible, y compris du point de vue du pacte social qui doit être que l'on doit défendre la France de Jean-Luc Mélenchon, il y aura plus de milliardaires. Bah en tout cas, il y aura des Alors là, c'est pareil. Évidemment, il y avait une partie de provocation quand le débat s intitulé, faut-il interdire les milliardaires ?
Je rassure, si ça vous rassure, personne n'a l'intention de faire une loi pour dire il est interdit d'être milliardaire. La question c'est plutôt quel levier on utilise pour mieux répartir la richesse ? Et à mon avis, il y a plusieurs leviers pour ça.
Il y a évidemment ce qu'on appelle la taxe zuukman. Comment vous pouvez justifier aujourd'hui que en moyenne et proportionnellement à leur revenu, vous avez des milliardaires aujourd'hui qui payent moins d'impôts que une partie des classes moyennes en France ? Comment vous pouvez l'expliquer ?
Vous pouvez pas le justifier. Donc une mesure de type taxe Zucman qui est rétablie de la justice fiscale, elle est absolument indispensable. Et puis après, peut-être qu'on va en parler et à la question du patrimoine parce que 12 millions d'euros, vous prenez tout.
Bah pourquoi ce chiffre là ? D'abord, il faut que les gens comprennent. C'est l'idée de dire que euh on prend 100 fois le patrimoine moyen qui est euh euh transmis et on considère que euh pouvoir déjà avoir 100 fois plus que le patrimoine moyen, c'est déjà considérable.
Et oui, quand on dépasse ce seuil là de 100 fois le patrimoine moyen, bah on peut considérer que la société, elle doit pouvoir reprendre ce qu'elle a elle-même contribué à créer et pour pouvoir le mettre au service par exemple des générations futures. Donc notre proposition, c'est de prendre ces montants là mais pour les investir dans une garantie d'autonomie pour les jeunes pour que tous les jeunes puissent pas avoir besoin de travailler en même temps qu'ils font leurs études et se consacrer à leur rentrer dans la vie. Point de vue pratique, ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que les les les familles qui possèdent de très grandes entreprises ne peuvent plus les transmettre à leurs enfants. Non, ça veut dire que ça veut dire une réforme des droits de succession. D'ailleurs, il y a un il y a un simulateur qu'on a mis en place sur ce sujet et comme je sais que c'est un sujet très éruptif en France la question des droits de succession, je vais dire les choses de manière très simple.
La réforme que nous proposons, elle se traduit par une baisse ou un même niveau d'imposition sur les successions pour 99 % des Français. Et dans les 1 % des plus hauts patrimoines et en particulier les 0,01 % des plus hauts patrimoines, eux seraient mis à contribution davantage. Donc pour l'essentiel des Français, non seulement ça n'aurait pas d'impact, mais parfois même leur droits de succession baisseraiit.
Non, je le dis parce que aujourd'hui dès que vous faites une proposition, on dit vous allez augmenter les droits de succession pour tout le monde. Non non. 99 % des gens y gagneraient.
Et ce que vous vous ce que vous proposez de changer ne concerne pas que les multinationales ou les très très grandes entreprises. Vous avez aussi des entreprises de taille intermédiaire, de très grosse PME qui dont les dont les successeurs ou les héritiers seraient obligés de vendre leur affaires pour pouvoir pour pouvoir gérer leur succession. Alors, attendez, je comprends bien votre question, mais alors il faut donner une précision.
Moi là, je vous parle de l'imposition des des patrimoines des individus. Ensuite, pour les entreprises, il existe aujourd'hui, on va pas être trop technique, des dispositifs notamment ce qu'on appelle le pacte du trail qui facilite les transmission des entreprises. Nous, on n'a pas proposé de remettre en cause ne pas y toucher, ça se discute parce que aujourd'hui il y a eu des abus dans le pacte euh du trade.
On est censé transmettre des entreprises. Quand on l'utilise pour transmettre des holdings qui détiennent des produits de luxe, je prends un exemple comme ça. Là, il y a un petit problème et un petit détournement du pacte du trade.
C'est l'idée que les entreprises doivent avoir des des situations particulières de transmission. Évidemment qu'il faut conserver cette idée parce qu'on a envie que nos entreprises et notamment nos petites moyennes entreprises, nos entreprises de taille intermédiaire, elles puissent rester en France et pas qu'on les transmette à des investisseurs étrangers. Évidemment, le grand jury, quel président à l'Élysée.
Quel président à l'Élysée ! Dans les sondages de la semaine et notamment dans le premier de la semaine, le sondage RTL Haris Interactive, Jean-Luc Mélenchon peut accéder au second tour de si l'élection présidentielle avait lieu dimanche prochain. 17 % des attentions de vote à égalité avec Édouard Philippe.
Est-ce que c'est une bonne nouvelle pour vous manuel Bompard ou est-ce que vous ne croyez pas au sondage ? Non, je je disons que nous disposons d'autres éléments aujourd'hui pour enregistrer la dynamique qui est la nôtre. On a réuni plus de 10000 personnes à notre université d'été la semaine dernière.
C'est deux fois plus que l'année dernière à la même époque. On était quasiment 30000 pour le meeting de lancement de campagne de Jean-Luc Mélenchon à Saint-Di. 26000 26000 donc quasiment 30000 plus proche de 30000 que de 20000 si vous voulez 26000 mais si si du monde c'est vrai mais c'est chi 26000 ça vous va et je je prends 26000ugment il y a pas de difficulté et on a aujourd'hui plus de 350000 parrainages citoyens d'ailleurs j'en profite pour dire aux gens venez nous aider rejoignez la campagne vous signez sur mélanchant 2027.fr fr ces 350000 parinages citoyens.
Donc les indicateurs de notre campagne sont évidemment très positifs. Après les sondages euh je sais que à quel point c'est un outil aujourd'hui de prescription de de fabrication d'une réalité politique. C'est un peu comme un horoscope.
Quand vous avez un bon horoscope, vous êtes plutôt content, vous avez plutôt le moral. Bon mais ça veut pas dire que ça a quelques valeurs prédictives que ce soit. quand même beaucoup plus scientifique qu'un qu'un horoscope.
Oh, ça ça se discute parce que si vous m'expliquez ce qu'il y a de scientifique à avoir quelqu'un qui vient rajouter un point, deux points à la fin tout seul parce que en fonction de en tout cas il y a des a des écarts qui sont quand même assez énormes. Marine Le Penacolle à 35 à 38 % d'intention de vote. C'est ce très haut score révèle quoi ?
Est-ce que tous les autres candidats sont faibles y compris Jean-Luc Mélenchon ? Non, mais d'abord que madame Le Pen et lors des dernières élections législatives et plus de 30 % qu'elle a été qualifiée au second tour sur les deux dernières élections présidentielles, c'est une réalité. Mais je voudrais quand même vous faire remarquer que sur les dernières campagnes présidentielles et notamment la campagne présidentielle de 2022, madame Le Pen, elle était annoncée à peu près à la même époque là à même distance.
Elle était quasiment parfois annoncée audessus de 30 % à l'élection présidentielle de 2022. Elle a fini à 23 %. Et à la même époque, Jean-Luc Mélenchon, il était annoncé à 7 8 % et il a fini à 22 %.
C'est-à-dire, pour que les choses soient soient soient claires, il y avait quasi 20 points d'écart au début de la campagne, il y en avait plus qu'un quand on est arrivé au résultat le jour du vote. Donc Madame Le Pen est une concurrente sérieuse évidemment, une adversaire sérieuse évidemment, mais tous ceux qui disent "Elle est déjà qualifiée au second tour, c'est sûr, elle va gagner". Bah, ils oublient que il y a une campagne électorale et que dans une campagne électorale, l'objectif c'est de convaincre une majorité des Françaises et Français.
Et moi, je suis optimiste sur notre capacité à convaincre une majorité des Français. De nous qualifier au second tour et de l'emporter au second tour. Encore une fois, Emmanuel Bompard, si l'élection avait lieu dimanche prochain, euh dans les proj, elle a pas lieu dimanche prochain, c'est ça l'avantage.
Ouais. Mais dans les projections de second tour, plus personne n'est mesuré gagnant contre Marine Le Pen, le score de Jean-Luc Mélenchon euh reste lui le le plus faible. Euh cette question d'un second tour ardu impossible, on dit les choses comme on veut, c'est un gros sujet pour vous ?
Non, parce que je pense que les sondages de second tour aujourd'hui euh non. Alors encore moins que les sondages de premier tour et d'ailleurs les sondurs eux-mêmes le disent quand vous les interrogez sur ce sujet. Euh aucune crédibilité et euh pour euh rigoler un peu si vous voulez aller voir un peu l'archive électorale.
Est-ce que vous savez qu'en novembre 1980, monsieur Giscard Destin était annoncé au 2è tour à 60 % et monsieur Mitterran à 40 %. Finalement, c'est François Mitteran qui l'a emporté à l'élection présidentielle de 1980. Il y avait une gauche qui était pas éclaté.
Vous pouvez toujours avoir des différences mais ce que je vous dis c'est que entre ce qui é annoncé 6 mois avant l'élection et ce qui s'est produit c'est deux choses différentes. Et moi, vous savez, j'ai commencé l'engagement politique au moment de la bataille contre le traité constitutionnel européen. Vous savez le référendum de 2005 et ben au début de cette campagne le oui a été annoncé à plus de 70 % et le non à 30 % et puis quand il y a eu le vote c'était 55 % pour le non et 45 % pour le oui.
Donc c'est pour ça qu'il y a des campagnes électorales et maintenant c'est notre travail de convaincre et je dis aux gens venez nous aider parce qu'on peut y arriver si on s'y met tous. Vous parlez de de la gauche Manuel Bonard Olivier Fort le patron du du PS va annoncer sa candidature à la primaire ce soir. Qu'est-ce que ça change pour vous ?
Pas grand-chose. Je pense que monsieur Fort comme monsieur Gluxman font pas la même chose que nous. Eux, ils sont candidats pour gagner une primaire et pour espérer dans candidat à l'Élysée.
Ouais. Enfin, pour l'instant, ils sont surtout candidats à l'intérieur et on a bien compris que l'un veut pas lâcher la direction du Parti socialiste, que j'ai j'ai plutôt l'impression que leur enjeu c'est celui-là, c'est celui-là. Aujourd'hui, nous, on est précisément en campagne pour essayer de gagner les élections.
Donc, je pense qu'on se positionne pas sur le même sur le même terrain. Voilà. Donc ils ont décidé de faire une vous avez peut-être une préférence quand même dans cette primaire for du l'Union de la gauche c'est plutôt euh j'ai pas l'intention d'exprimer moins défavorable à vous que d'autres candidats.
Mais oui mais les gens des les les adhérents socialistes et place publique puisque je crois que la la primaire est quand même très compacte puisque il faut payer 15 € pour pouvoir voter. Bon ils décideront ils feront leur choix. Moi, c'est pas à moi de de m'ingérer dans ces choix là.
Pour ma part, je n'irai évidemment pas voter. J'utiliserai mes 15 € pour un don à la campagne de Jean-Luc Mélenchamp, ça sera plus utile. Comment vous vous positionnez vis-à-vis du de de vos partenaires de l'autre gauche, du reste de la gauche ?
J'étais à Valence la semaine dernière, dimanche dernier. Dans son discours euh Jean-Luc Mélenchon a tapé à bras raccourci sur la droite, le centre, l'extrême droite. Pas un mot, pas une pique sur les écologistes, les communistes, les socialistes.
Est-ce qu'il espère, est-ce que vous espérez encore pouvoir créer un mouvement, une alliance, un ralliment autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon ? Oui, comment vous avez raison. Aujourd'hui, nous on est en campagne, c'est ce que je disais et dans cette campagne nos adversaires, ils sont à la droite au bloc 10 central qui à mon avis est de moins en moins central d'ailleurs mé à l'extrême droite et on va pas rentrer dans une compétition avec les autres candidatur à gauche.
C'est pas notre volonté. Euh et ensuite, vous me posez la question de savoir si euh il est possible que certains viennent en renfort, viennent participer de cette campagne. J'ai dit, ils sont les bienvenus mais nous en attendant on est en campagne et on va pas attendre la réponse à cette question.
Donc je crois savoir que les écologistes sont en train de discuter, en tout cas c'est ce qui est dit publiquement, d'une éventuelle prise de position interne sur ce sujet. On [grognement] verra de quelle nature est cette prise de position. Encore une fois, dès le mois de janvier, moi-même, Jean-Luc Mélenchon, on avait fait la proposition en disant "Venez, on peut construire une campagne ensemble parce qu'on sera encore plus fort si on est si on est ensemble." Mais je vais pas attendre des mois et des mois à attendre leur réponse.
Donc nous, on avance et ceux qui veulent venir nous aider sont les bienvenus. Manuel Bonpard. On va marquer une pause dans ce grand jury.
On se retrouve dans quelques instants pour la suite. À tout de suite. Le grand jury sur le terrain.
Sur le terrain, une nouvelle séquence avec les difficultés des Français. Après la canicule, aurons-nous encore de l'eau au robinet ? Stéphane Vernet, la sécheresse inquiète notamment en Bretagne.
Oui, tout à fait. Plusieurs départements redoutent d'avoir à à rationner la distribution d'eau dès cet automne dès le mois de d'octobre ou novembre s'il ne plaî pleut pas en abondance pour pour reconstituer les ressources. C'est le cas notamment en Bretagne dans le dans le pays Bégoudin ou le le pays de Saint-Malot mais c'est aussi le cas dans le centre dans un très grand nombre de de petites communes rurales et on estime que 10 % des exploitations agricoles seraient aujourd'hui en grande difficulté. euh un plan d'urgence est est prévu.
Qu'est-ce que quelle quelle mesure vous réclamez ? Qu'est-ce que qu'est-ce qui qu'est-ce qu'on peut faire pour pour notamment pour aider les agriculteurs ? Vous vous miseriez sur quoi ?
Beaucoup de choses. D'abord la la question de l'eau, elle est évidemment centrale et elle va l'être d'autant plus que les années vont passer. Et je vous fais remarquer que en 2022, à la dernière élection présidentielle, le seul candidat qui a mis cette question au cœur de l'actualité politique à l'époque tout le monde s'en fichait, c'était Jean-Luc Mélenchon qui avait notamment fait y compris un meeting consacré exclusivement à cette à cette question.
Donc qu'est-ce qu'il faut faire et qu'est-ce qu'on peut faire ? Là, je parle pas après on peut parler de mesures d'urgence si vous voulez, mais à mon avis la question qui nous est posée c'est comment on traite cette question des pénuries d'eau qui vont arriver dans les prochaines années, dans les prochaines décennies. La la la première proposition qu'on a développé, c'est l'idée déjà de réorganiser et d'introduire ce qu'on a appelé des écorégions sur la base des bassins versants euh qui permettent justement que la question de l'eau, elle soit centrale dans le pilotage.
Bien expliqué, on redessigne les régions en prenant les fleuves. Exactement. Pour que les pour que la la question de l'eau soit vraiment au cœur des politiques qui sont mises en place.
Ça c'est on peut une parenthèse sur ces écorégions. Est-ce que ça a du sens quand même pour les habitants parce que d'un point de vue écologique, on peut comprendre gérer l'eau. Il y a des agences de l'eau aujourd'hui qui qui gèrent l'industrian en eau.
Voilà. Mais pourquoi organiser les régions sur ce modèle là ? La dernière fois qu'on a redessiné ou en tout cas qu'on a notamment fusionné des régions, ça n'a pas été très Oui, mais précisément la dernière fois qu'on a qu'on a fusionné des régions, qu'on les a redécoupé, on l'a fait sur la base d'aucun critère.
C'est une réforme purement bureaucratique. Alors que là précisément l'idée c'est de répondre à une question à laquelle on a peu répondu en France ces dernières années. C'est à quoi sert l'échelon région ?
Et ben l'idée c'est que l'échelon région soit l'échelon écoorégion qui servent précisément à piloter de planification écologique. Mais attendez par ailleurs après on est en train encore de travailler. On avait présenté une première carte avant l'été.
Il s'agit pas de dire que le le ça va être la même région euh comme je l'ai lu ou je l'ai vu parfois sur certaines cartes du rein jusqu'à la région PACA alors que sur la base des bassin versant on pourrait ouvrir cette discussion. Donc c'est pas ce qu'on est en train de dire non plus. Donc il faut travailler à des quelque chose de cohérent du point de vue des bassins.
C'est quand même des très grandes régions que vous proposez. Ça ça pose aussi la question d'identité régionale. C'est pour ça qu'il faut tenir compte des deux tenir compte des deux.
C'estàdire c'est un concept pour l'instant. Non c'est pas un concept. On est en train de travers, on a présenté une première carte avant l'été, mais je suis content que ça vous intéresse parce qu'à l'époque, peu de gens en ont parlé alors que c'est quand même une proposition qui a une proposition à mon avis très enthousiasmante de dire on va répondre à cette question de à quoi doivent servir les régions dans la République française ? ont dit ben à mettre en œuvre une politique de planification écologique.
Pardon, on a ouvert une petite parenthèse sur les agriculteurs. Alors ensuite sur l'eau, je pense qu'il y a la question de d'engager un grand plan de rénovation des canalisations pour lutter contre le gaspillage de l'eau. Et après pour être clair, là je parle encore une fois pas de mesure d'urgence mais si on regarde à long terme évidemment qu'il va falloir il va falloir des transformations du modèle agricole.
Enfin pardon mais on nous a vendu pendant des mois que la solution ça allait être de construire des mégabassines. Ça a quand même donné lieu à des débats assez rude. Qu'est-ce qu'on a appris pendant l'été que les mégabassines elles étaient vides par avaient sous le fait pas encore autorisé à parce qu'il av sousestimé Ah non non ils avaient sous-estimé une chose assez simple c'est que si vous mettez de l'eau dans un grand bassin et qui fait chaud ça s'évapore.
Il pas besoin d'être à mon avis très intelligent pour le comprendre. Donc je pense qu'il faut des des mutations du système agricole pour favoriser des cultures qui sont moins gourmands dans eau. Il y a des alternatives qui existent.
Maintenant, pardon, je suis un peu long dans ma réponse, mais je distingue ce qui est de l'ordre de long terme et ce qui est de l'ordre des mesures d'urgence. Et là, évidemment, on a des agricultrices, agriculteurs qui vont être confrontés à des pertes de rendement, à des pertes de production et là, il faut un plan d'aide euh qui peut pas être juste de les renvoyer sur de du système assurantiel. Donc il y a des régimes des calamités qui existent.
Un impôt sécheresse et et sur la question de la sécheresse, il faut les Est-ce que vous seriez [raclement de gorge] favorable à un impôt sécheresse ? Qu'est-ce que impôt sécheresse ? Qui devrait le payer ?
Bah en 76 comment finance les mesures d'urgence pour l'agriculture Ah bah ça ça va renvoyer peut-être à la discussion budgétaire qu'on va qu'on qu'on va avoir mais là de toute façon on n pas le choix et vous avez des agriculteurs qui sont retrouvent démunis qui ont perdu une grande partie de leur production et on va pas les laisser attirer la langue et et en plus ils vont avoir pas d'eau sans doute dans les prochaines semaines dans les prochains mois. Donc oui, bien sûr qu'il faut des aides, mais ensuite les aides, ça suffira pas, y compris d'un point de vue budgétaire, si on met pas en place des politiques de transformation du modèle lui-même, parce que sinon chaque année, vous allez me dire "Ah, on fait des mesures exceptionnelles et comment vous les financer ?" Et bah, pour éviter d'avoir à répondre à cette question chaque année, il faut des mesures de transformation du modèle et certainement pas les méga bassines et autres illusions qui évidemment ne fonctionnent absolument pas.
L'autre calamité de de l'été, c'était les incendies, Steve Jorge ? Euh, les incendies, oui, je je voulais surtout pardon. Allez Alors Sébastien le cornu euh c'est c'est défendu ce matin dans le dans le Parisien et à propos puisque vous avez vous l'aviez largement critiqué l'État les réseaux sociaux ont bien sûr débordé d'arguments paresseux de de politiciens alimentés par la France insoumise qui n'ont jamais rien géré de leur vie et qui ont fait la leçon aux pompiers et aux agents de l'État répondez quoi au premier ministre je lui réponds comme en fait le problème de monsieur le cornu c'est que de toute façon on n pas le droit de le critiquer il fait tout bien il est parfait il est génial pardon c'est pas ce que pense une grande partie des Français de la manière avec l'État à a manqué de de d'adaptation pour faire face à ces épisodes climatiques extrêmes.
Enfin, pardon, mais quand vous avez les ressources par exemple, mais la la sécurité civile, le budget de la sécurité civile par exemple a augmenté. C'est indéniable. Monsieur, le problème c'est pas est-ce que le budget a augmenté ?
Le problème c'est est-ce que le budget est suffisant pour faire face à la montée en puissance de ces mégafeux ? Quand vous avez aujourd'hui quatre fois plus de surface brûlées qu'il y a 20 ans et vous avez le même nombre de pompiers, vous pouvez prendre le problème par tous les bouts. Il va y avoir un problème.
Quand Emmanuel Macron nous avait dit qu'il allait rénover et voir doubler la flotte de Canader et que ça n'a pas été fait, bah évidemment se retrouve confronté à un problème. quand il avait été promis une base pour les Canadaires dans des landes dans les landes et qu'elle a pas été mise en œuvre et ben évidemment quand il y a un mégafeu qui se déclenche dans cette région là le temps que les Canadaires et les premiers appareils arrivent sur le feu bah ça prend plus de temps et le feu c'est déjà largement propagé qu'il faut mieux anticiper Jean-Luc Mélenchon propose une conscription écologique pour former une garde régionale de la sécurité civile. C'est une conscription obligatoire on est d'accord comment ça fonctionne ?
L'idée c'est que ça soit une conscription euh obligatoire au service de de l'intérêt général, du bien commun et donc notamment de la moins de 25 ans participeront participeront des choses aussi. Bah par exemple, on fera en sorte d'y passer le permis de conduire pour prendre cette cet exemple là mais oui d'avoir un moment où le pays tout entier se rassemble pour faire face aux grands défis qui sont là devant nous. Et après parfois il y a la question de la conscription militaire.
Euh, on peut juste on peut juste préciser sur la conscription écologique. Dans la dans l'avenir en commun, il était question de 9 mois de formation obligatoire pour tous les mois de 25 ans. Payé au SMIC, c'est bien ça ?
Oui. Bah en tout cas, ça c'est la version du programme. Vous allez changer ou pas ?
Vous restez le programme il est encore en cours d'examen. Donc je vais pas vous dire avant il est encore en cours de d'actualisation. Donc tant que sa nouvelle version n'est pas publiée, je vais pas vous dire exactement les modalités mais en tout cas dans le même état d'I. pose la question parce que vous avez beaucoup critiqué le service national universel, le service militaire volontaire en disant que c'était beaucoup trop cher mais là ce que vous proposez en fait ça ça potentiellement ça coûterait beaucoup plus cher que ce que ce type de service.
Bah oui mais ça rapporterait aussi beaucoup plus. Le problème du service euh du SNU, c'est que ça ne pardon mais ça ne servait de mon point de vue absolument à rien. Il y a une dimension, il y avait une dimension euh protection civile aussi euh formation secours.
Euh dans le cas, je vous dis euh on vous précisera les modalités mais oui, l'idée pardon, c'est que ça s'inscrive dans le même état d'esprit que ce qu'on a défendu en 2022. Et quelle est l'idée derrière ? Parce qu'il y a une idée derrière, c'est que on va être confronté à à des événements climatiques extrêmes et en fait c'est la société tout ensemble. tous ensemble, c'est toute la société qui doit être mobilisée, qui doit être prête à à contribuer aux adaptations qui sont nécessaires aujourd'hui.
Bien sûr, qu'il y aura toujours des pompiers professionnels, bien sûr qu'il y aura toujours des personnels professionnels de sécurité civile, mais on a besoin que sur des moments ça soit toute la société qui fasse preuve de solidarité. Je pense que c'est bien pour notre pays. Le grand jury, ça se passe au Parlement.
Le gouvernement prépare la copie budgétaire qu'il présentera fin septembre avant son examen au Parlement à l'automne. C'est donc pour le budget 2027. Manuel Bompard, vous avez d'ors et déjà annoncé que vous alliez le censurer.
Est-ce que vous avez pas envie de savoir juste ce qu'il propose avant ? Ben, c'est parce que je sais ce qu'il propose avant que nous avons annoncé que nous allions le censurer parce que il y a eu des lettres de cadrage envoyées dans les des lettres de plafond envoyé dans les ministères pendant l'été. Monsieur un débat, les les choses sont pas arrêtées sont Oui, mais le problème de monsieur le Cornu, c'est qu'il organise un débat entre une position qui lui convient et une position qui lui convient.
Par exemple, il y aura un débat pour savoir à quel niveau on va devoir mettre à contribution les retraités. Mais par contre, il y aura pas de débat pour savoir à quel niveau on va mettre à contribution les plus hauts patrimoines ou les plus grandes richesses. Ouais, c'est pas vraiment un débat quand il y a une partie des solutions qui sont déjà les grandes lignes de son budget dans le parisien.
Euh Sébastien Lecornu qui propose une augmentation du budget de l'éducation nationale, augmentation de celui de la recherche, renforcement de soutien aux énergies renouvelables et au fond vert, tout ça vous êtes contre. J'ai pas dit que j'étais contre tout ça. D'abord, je vais en attendre si vous voulez bien en voir les modalités parce que je connais la petite technique qui consiste par exemple à dire qu'on va augmenter un budget mais comme il y a de l'inflation quand on regarde en frais réel finalement le budget il baisse.
C'est d'ailleurs ce qui a conduit à ce que contrairement à ce qu'il dit dans les budgets de l'éducation nationale précédent ben on a eu des suppressions d'emploi dans l'éducation. Mais là il y a quand même des augmentations. Ça vous allez dévoquer.
Ils annoncent des augmentations mais il va y avoir de l'inflation. Donc si vous voulez bien, on va regarder les choses en détail. Et puis deuxièmement, c'est pas parce que vous êtes opposé à la logique générale d'un budget euh que vous êtes contre tout ce qu'il y a dedans.
On augmente les moyens pour faire face à la transition écologique. C'est indispensable. Est-ce que c'est suffisant ?
C'est un are débat. Est-ce que vous allez proposer pendant le débat parlementaire ? Est-ce que vous avez déjà des idées d'amendements que vous allez mettre ?
Nous chaque année, on est on est les seuls d'ailleurs, je crois. Chaque année, on présente ce qu'on appelle un contrebudget où on présente une logique politique alternative. Je crois qu'ils l'ont fait la première fois l'année dernière, ils nous ont un peu copié, mais nous ça fait depuis des années et des années qu'on présente un contrebudget qu'on dit quelles sont nos solutions à nous.
Après, on est d'accord ou on n'est pas d'accord avec nous, mais nous on présente une logique politique et économique qui est différente. Et en fait, je ne je je l'ai un peu détaillé tout à l'heure quand on discutait de la dette, mais en fait cette idée que chaque année, on vient nous voir, on nous dit "Allez, faites des efforts parce que c'est comme ça qu'on va baisser le déficit." Et en fait, les gens font des efforts et chaque année finalement ça se traduit par une augmentation du déficit.
Je sais pas euh il va falloir on va continuer comme ça. Enfin je ça ne marche pas. Leur solutions ne fonctionne pas.
Donc en fait il faut rompre avec ces solutions. Et rompre avec ces solutions, c'est acté l'idée que le problème aujourd'hui c'est pas le budget de du ministère de de l'éducation nationale qui serait trop important. C'est pas vrai.
Le problème aujourd'hui c'est que Emmanuel Macron, depuis qu'il est arrivé au pouvoir a baissé d'à peu près 60 milliards d'euros par an les recettes de l'État au nom d'une politique du ruissellement qui devait profiter profiter à la société dans son ensemble. 60 milliards d'euros par an, ben si vous les rétablissez, vous êtes à 3 % de déficit aujourd'hui. Voilà.
Donc il a fait des cadeaux au plus riches en disant ça va profiter à l'économie, ça a profité au plus riche et ça n'a pas profité à l'économie puisqu'on est en récession aujourd'hui. Donc monsieur le cornu, il veut continuer comme ça mais nous en fait on veut pas continuer comme ça. Et ce qui serait déraisonnable c'est de dire à monsieur le Cornu d'accord continuez comme ça alors que ça nous amène dans le mur.
Sensure du budget du budget du gouvernement et du budget. Ça voudrait dire une loi spéciale. L'inspection générale des finances estime qu'une absence prolongée du budget en 2027, ça dégraderait le déficit de moins 0,5 points de PIB.
Vous vous en foutez ? Ah non, je m'en fous pas. Non, mais le budget de monsieur le Cornu va dégrader le déficit de combien ?
Il essaie de contenir le déficit et de rester à essayé déjà l'année dernière hein. Et et finalement le déficit, il va être plus important que l'année dernière. Ça un contexte différent, un contexte international un peu la guerre en Iran. et toujours des bonnes excuses et le Sébastien Lecnu reconnaît lui-même que c'est un budget semestriel.
En fait, il il s'agit d'aller jusqu'à l'élection présidentielle et le futur président ou la fut président de la République refera le refera la copie. Ça vous avez raison. À quoi ça servirait de de créer une politique une crise politique majeure en censurant en faisant chuter le gouvernement juste avant les élections ?
Mais en fait, vous avez raison mais c'est cette question là. C'est à monsieur le cor c'est monsieur le corn qui devrait y répondre. C'est-à-dire que s'ils souhaitait vraiment faire ça, c'est-à-dire permettre les Français, permettre aux Français de choisir, de trancher et ensuite que il y a un budget rectificatif, et ben dans ce cas-là, il devrait mettre en place un budget qui justement se limite à l'essentiel et qui vient pas s'augmenter, s'attaquer aux retraités qui vont mettre à contribution, on sait pas encore exactement comment retrait les plus ais malades.
Oui, mais ça aussi, faites attention. Mais non mais c'est pas que je suis contre, je suis je le problème c'est que à chaque fois ils disent ça et puis après quand monsieur l'escure il présente sa mesure en fait les retraités les plus aisés ça commence à 1500 ou 2000 €. Alors si vous pensez qu'aujourd'hui quand vous avez 1500 € de retraite vous vivez très bien dans notre pays.
Non c'est pas vrai. Donc c'est pas vrai qu'il va s'attaquer qu'au plus aisé parce qu'il nous a annoncé qu'il voulait faire 7 milliards d'euros d'économie. Or si vous vous attaquez seulement au plus aisé, vous faites pas 7 milliards d'euros d'économie.
Donc en fait ce n'est pas vrai. Donc moi, est-ce que je suis pour mettre en contribution davantage les plus riches ? Oui, mais tous les plus riches qui soient retraités pas retraités et ça s'appelle l'impôt, ça s'appelle la réforme de l'impôt sur le revenu, s'appelle la taxe du Zukman dont je vous ai parlé tout à l'heure.
Faut faire de faire pour bien comprendre Manuel Bompard, l'idée de ne pas revaloriser du même montant, on va dire, les les retraités les les plus aisés, ça vous êtes contre. Mais bah d'abord parce que comme je l'ai dit, je n'y crois pas. Je crois pas que ça sera une mesure qui s'appliquera au mais ce n'est pas la sous-indexation des pensions de retraite qui a un outil de de de répartition des richesses.
En France, l'outil de répartition des richesses, c'est l'imposition, la fiscalité. Et donc, vous Mais quand vous avez des niveaux de retraite qui évoluent largement plus vite que les salaires, ça vous pose pas question les salaires si vous voulez que vous avez raison, les salaires vous avez raison, les salaires ils ont stagné ou ils ont même baissé en par rapport à l'inflation depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir. C'est évidemment insupportable mais c'est pas au retraités qu'il faut s'en prendre, c'est à ceux qui ont refusé.
L'État n'a pas la main pour le coup euh sur l'augmentation générale des sala quand même ça on a la main. Oui, mais c'est pas pour ça que vous augmentez les salairs. Généralement, vous avez plus de gens au SMIC après.
Ah non, attendez. D'abord on peut augmenter les SMIC, ensuite on peut prendre des initiatives que le gouvernement a toujours refusé de faire pour faire en sorte par exemple que tous les minimat de branches soient alignés sur l'augmentation du SMIC. Et ensuite, on peut et c'est ce que nous proposons nous, aller jusqu'à par la loi décider qu'on indexe les salaires sur l'inflation.
C'est-à-dire quand les prix augmentent, les salaires doivent augmenter d'autant. Sinon, vous perdez du pouvoir d'achat. Et c'est ce qui s'est passé depuis qu'Emmanuel Macron euh est au pouvoir.
Donc on a des solutions pour faire ça. Mais mais c'est pas les retraités qui gagnent 1500 ou 2000 € nets de retraite par mois qu'il faut mettre davantage à contribution quand vous avez les 500 plus riches, les 500 plus grandes fortunes de ce pays qui ont doublé depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir. Et donc on jette les retraités comme ça en pâure devant leur disant "C'est eux qu'on va faire payer pour protéger les autres." Ben pardon, mais il y a des gens qui ont les moyens de contribuer davantage.
C'est eux qui doivent contribuer davantage, pas les retraiter. Le grand jury, question express. Des réponses, j'ai envie de dire si possible, mais par oui ou par non pour ou contre.
Il y a certaines ça va fonctionner. Aux États-Unis, c'était une info intéressante de la semaine. Le groupe MÉTA Facebook, Instagram, YouTube s'est engagé à limiter à 2h par jour la consultation des réseaux sociaux pour les 13 17 ans et de les bloquer la nuit et aux heures de cours.
Est-ce qu'il faut faire la même chose en France ou en Europe ? Non, on était contre le l'interdiction de pour les moins de 15 ans qui a été censuré par le conséquet d'addiction. Si il y a totalement un sujet d'addiction.
Et s'il y a un problème avec les algorithmes et je vous le confirme, il y a un problème avec les algorithmes, alors on demande que les algorithmes soient modifiés, qu'il soient changés et que il favorise pas le harcèlement, les pratiques d'addiction et cetera. Donc on se bat auprès des plateformes. Ça c'est déjà une modification à partir du moment où vous limitez déjà la mais c'est pas le sujet.
Le problème c'est les algorithmes qui favorisent des mécanismes de harcèlement. Je vais vous poser une question autrement. Il y a un problème et vous pensez qu'à 15 ans et un jour il existe plus c'était jusqu'à 17 ans.
Jus 18 ans même vous êtes accro réseaux sociaux. Combien combien d'heur vous sc vous scrollz par jour ? Ah ben moi oui, je accro je sais pas mais bon après vous reconnaîtrez que dans la bataille politique être un peu présent sur les réseaux sociaux est devenu indispensable.
Mais oui il y a des problèmes et puis après il y a des problèmes de formation. Je génération vous jeunes générations, il faut les il faut les former aussi à leur apprendre mais les mesures d'interdiction, pardon, elles sont d'abord attentoire aux libertés publiques parce que pour vérifier quelqu'un, vous devez contrôler tout le monde que vous ayez 15, 16, 17 ou 40 ans, parce que sinon on peut pas savoir. Ensuite, elles fonctionne pas parce que tout le monde sait qu'elles sont contournées.
Il y a des VPN qui permettent de se connecter quand même. Donc c'est pas ça qu'il faut faire. Le le concept de question express, c'est oui.
Non. Ah bah oui mais moi j'ai répondu après on m'a dit de développer la famille traditionnelle et la question de natalité sont des concepts des notions d'extrême droite. Mais non euh je sais à quoi vous faites référence.
Non thèse développé par la député clé qui a dit juste une chose c'est que aujourd'hui il y a l'amé il y a des relations d'amitié qu'elles sont pas du tout pris en charge par la société et que il faut les les il faut les développer ça doit donner lieu à des nouveaux droits tout simplement. Mais bon, c'est ça serait bien, pardon, j'ai compris que c'était oui non, mais ce serait bien que sur chaque sujet, on aille pas à mentir, caricaturer les positions. Est-ce que dans ce débat de la présidentiel, on peut avoir un vrai débat de fond entre des projet ?
Mais nous, on en a eu un, je parle pas par rapport à vous, mais nos adversaires tout de suite. Monsieur Rota oh là là, vous êtes contre la famille, arrêtez, monsieur Retaillot, franchement là, en l'occurrence, c'était des propos de Clémence Gueté, Stéphane Vernet, mais elle a pas dit qu'elle était contre la famille. Jean-Luc Mélenchon aura ses 500 parrainages pour se présenter en 2027, c'est formalité ou vraie difficulté ?
Non, vraie difficulté. vraie difficulté parce que c'est pas simple parce que beaucoup de maires ont pas forcément envie, il ils bénéficient aujourd'hui d'un d'une sorte de privilège qu'ils n'ont pas demandé et qui parfois peut les mettre en difficulté parce que dans votre conseil municipal vous pouvez avoir des gens de de différentes opinions politiques. Donc non euh vraie difficulté donc j'en profite pour dire à à tous les élus, on vous demande pas de soutenir Jean-Luc Mélenchon en donnant votre parrainage.
On vous demande tout simplement de lui permettre de pouvoir se présenter. Vous avez progressé aux élections municipales et vous avez toujours ce problème qui était historiquement le problème du Rassemblement national. Bah non, ça a toujours été difficile pour nous, vous savez, de pouvoir réunir ces 500 parrainages.
Évidemment, on a progressé, donc on part de plus haut euh mais vous savez, il y a que les maires maires conseillers départementaux, conseillers régionaux qui peuvent pariner. Les conseillers municipaux par exemple ne parent pas. Quand vous gagnez sans ni roubé, vous avez un parrainage hein, vous en avez pas vous en avez pas 10 ou 15.
Donc non, non, je il faut continuer ce travail. Donc j'en profite pour appeler les gens qui nous écoutent à venir nous aider en parenant la candidature de Jean-Luc Mélenchoint est capable de se présenter en 2027 faute de parrainage c'est possible ou c'est de la c'est de la politique fiction je je je j'ose espérer qu'on devrait y parvenir parce que si quelqu'un trouverait normal que quelqu'un qui selon les sondages puisque c'est ce que vous avez pris tout à l'heure et annoncé on va dire entre 15 et 20 % pourrait ne pas être en mesure de se présenter je pense que ça poserait un problème démocratique très important donc je je crois qu'on en arrivera pas là Mais évidemment que c'est une difficulté pour nous et on y travaille d'arrache-pied. Le grand jury, tout est politique.
Manuel Bompard, coordinateur national de la France insoumise et notre invité Bali Bagayoko, le maire insoumis de Saint-Denis est visé par une enquête du parquet national financier pour soupçon de détournement de fonds publics. Il est soupçonné d'avoir bénéficié d'un emploi de complaisance à la RATP alors qu'il était élu. Est-ce que vous parlez vous aussi le concernant de racisme ?
Ah bah depuis que Bali Bagayoko a été élu maire de Sandy. Oui, il y a eu je vous rappelle que sa première interview après son élection, ça a été en gros vous avez dit que Sandy est la ville des noirs alors queil avait dit que c'est la ville des rois et du coup sur cette affaire. Ah bah non mais donc vous avez si vous voulez il y a jamais de racisme dans ce pays mais là en l'occurrence que Bali Bagayoko il subit des attaques rac ça me para question son cumul d'emploi là vous m'avez posé une question sur est-ce qu'il est victime de racisme je réponds oui maintenant vous m'interrogez sur précis que les gens qui nous écoutent comprennent de quoi on est en train de parler sur un article qui a été publié par monsieur Aziza journaliste bien connu pour son affection à l'égard de la France assoumise qui cible Bali Bagayoko dans un article en disant Bali Bagayoko quand il était conseiller municipal il avait aussi un emploi à la RATP Donc dit-il dans cet article, c'était un emploi fictif et il y avait pas eu de concours et d'entretien.
Et puis bon, la semaine suivante, le can enchaîné republie un article en disant bon si en fait il y a eu un entretien, il y a une question qui est pas forcément et attendez attendez laissez-moi répondre à votre question jusqu'au bout. Et vous avez vos collègues du Parisien qui interrogent l'ancien maire socialiste de Villier Elbelle, l'ancien le maire de droite de Argentuil qui sont pas des amis de la France assoumise qui disent bah non mais Balioko quand il est travaillé à la RATP était très présent. Euh donc en fait, quel est le sujet ?
Euh Bali Bagayoko comme des milliers de conseillers municipaux en France, en plus de son mandat, il a un emploi et c'est autorisé par la loi. Bah la question c'est quand même de cumuler un emploi à temps plein à la RATP euh pour 6000 € par mois. C'est euh Mais vous en savez rien par exemple.
Bah si, c'est les déclarations de Bali Bag. Ah bah si, c'est lui qui a dit qu'il gagnait 6000 €. Un poste de vice-président du département et être adjoint d'une ville de 150000 habitants.
C'était la situation. Est-ce que ça même si euh il y a une question légale une question une question légale et après il y a même une question morale c'estàd est-ce qu'on peut cumuler autant de fonction simultanément mais moi je fais plutôt partie des gens qui pensent que quand on est conseiller municipal ou adjoint au maire c'est plutôt pas mal si on garde un pied dans la vie professionnelle je pense que c'est plutôt nécessaire pour le reste on raconte n'importe quoi sur ce sujet un un mandat n'est pas un emploi et donc contrairement à ce que j'ai lu ici ou là On a tout à fait le droit et à mon avis c'est même plutôt mieux d'avoir et un mandat et un emploi. On peut cumuler la question c'est de cumuler des temps pleins et de en fait d'abord vous dites cumuler des temps plein dans quand vous êtes dans une dans un emploi et que vous avez un mandat parfois des des heures qui sont réservées qui ne sont pas rémunérées qui vous permettent de par deux emplois publics Manuel Moupard.
Non c'est pas un emploi un mandat encore une fois. Pardon mais vous pouvez pas dire ça. Euh donc au niveau de la loi si.
Non mais attendez, prenez les problèmes par tous les bouts. Si vous avez des preuves qui vous permettent de dire que Bali Bagayoko a exercé un occuper un emploi qu'il n'a pas exercé, donnez-les. Mais pour l'instant, tous les gens qui ont été interrogés sur ce sujet, les élus, la RATP elle-même dit "Ah bah si, il faisait tout à fait son boulot." Manuel Bard, il y a une enquête du du PNF et qui répondra effectivement à cette question.
Vous avez cité le le journaliste qui a effectivement publié cette information. Ça pose quand même une question, c'est comment vous allez traiter la presse et les journalistes si vous euh si vous gagnez le en 2027 et si vous gagnez le pouvoir. Jean-Luc Mélenchon a tendance à dire avec les journalistes de toute façon ça se passera mal.
Ben je ça en fait si les journalistes respectent la déontologie minimum bah là il y a il y a pas pourquoi il y aurait des difficultés. Vous pensez que monsieur Aziza puisque vous me m'évoquez sur sur ce monsieur il cible monsieur Bagayoko là vous êtes en train de cibl cible la France à insoumise enfin franchement excusez-moi hein mais regardez ce cette personne anime une émission tous les dimanches depuis 1 an c'est une il agonie d'injure et d'insulte la France assoumise donc si vous considérez que c'est une pratique déontologique euh raisonnableement défendez si vous voulez mais je pense que plus personne ne le défend d'ailleurs. Je sais même qu'à l'Assemblée nationale, il y a des gens qui commencent à être des certains de vos collègues journalistes commencent à être très embêtés par son comportement.
Et je vais pas rappeler ici pourquoi il ne travaille plus à la chaîne parlementaire et à public sénat. Donc s'il vous plaît euh jamais travaillé la chaîne publique sénat mais mais à la chaîne parlementaire. La chaîne parlementaire c'est pas par rapport à vous, j'ai pas de problème à vous mais c'est la fin de bon voilà les journalistes qui respectent la déontologie ça se passera très bien vous inquiétez pas.
Bon Manuel Bonard, merci vous étiez l'invité de ce grand jury. Bon dimanche à tous à la semaine prochaine. [musique]
Manuel Bompard