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Audition parlementaireLe Parisien· 20 octobre 2026 91 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéTravail & emploiÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

🔴 DIRECT. Violences du 17 octobre : Lecornu face aux députés à l'Assemblée

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:10OuverteRéponse partielle

    Et vous, monsieur le Premier ministre, qu'attendez-vous ?

  • 0:19OuverteÉludée

    Monsieur le député, vous déplorez que des commerces aient pu être pillés. À qui imputez-vous la responsabilité ?

  • 0:56RelanceRéponse directe

    Accusez-vous le ministre de l'Intérieur de manipuler les services de renseignement contre la France insoumise ?

  • 1:37OuverteRéponse directe

    Monsieur le député, dans votre circonscription à Marseille, d'où sont partis les cortèges ?

  • 2:30FerméeRéponse directe

    Condamnez-vous fermement les casseurs et les pilleurs ?

  • 2:53OuverteRéponse partielle

    Comment entendez-vous garantir durablement la paix civile et protéger les Français ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:56Fait
    « accusé le ministre de l'intérieur de manipuler les services de renseignement pour les diriger contre la France insoumise. C'est faux, monsieur le député. »
  • 1:37Fait
    « Monsieur le député, dans votre circonscription à Marseille, d'où sont partis les cortèges de la société Eurolinks ? Parce qu'il y avait l'ultra gauche qui était à la manœuvre et qui a fait que tout a dégénéré ce jour-là à Marseille. »
  • 2:30Fait
    « Condamnez fermement les casseurs, les pilleurs. Condamnez fermement les violences. »
  • 2:53Marc FenotFait
    « La loi de la violence, c'est la loi de la meute et la loi du plus fort et c'est l'exact inverse de la démocratie. »
  • 5:05Fait
    « l'ordre public est le préalable à tout et dans une démocratie qui fonctionne dans ce préalable à tout, contrairement à ce que nous venons d'entendre, nous croyons en la responsabilité individuelle. »
  • 5:50Chiffre
    « 1000 policiers et gendarmes blessés le weekend dernier. »
  • 9:51Fait
    « Cet individu interpellé et malheureusement connu déjà des services et particulièrement puisqu'il était fiché S. »
  • 10:35Fait
    « C'est évidemment une rejointe par une délinquence plus générale, jeune, majeur ou mineur déjà confirmé, on va dire ça comme ça, avec là pour le coup beaucoup d'interpellations, j'y reviendrai dans un instant, mais dont le seul objectif n'avait rien de politique. »
  • 12:38Chiffre
    « 1000 policiers et gendarmes blessés le weekend dernier. »
  • 13:18Chiffre
    « 200 enquêteurs qui sont mobilisés uniquement pour se faire. »
  • 16:19Lore La ValletteFait
    « Nous payons aujourd'hui des décennies de renoncement culturel, de mensonge d'état, de laxisme judiciaire et d'immigration anarchique perfusée à l'argent public. »
  • 18:26Fait
    « Il y a eu un certain nombre de manque d'anticipation sur deux choses principalement le volume de manifestants d'une part, d'autre part la présence quasi systématique partout dans toutes les villes de casseurs et de pilleurs qui sont venus se greffer à ces cortèges. »
  • 20:34Lore La ValletteChiffre
    « Tout ça pour 20 petites interpellations, 20 monsieur le ministre. »
  • 22:22Boris VallotFait
    « Après l'abandon de l'école publique, après l'abandon de l'hôpital public, après l'abandon de l'université publique, voici l'abandon de la sécurité publique. »
  • 28:21Sylvain MayardChiffre
    « Près de 1000 policiers gendarmes blessés, des pompiers pris pour cible, plus de 3000 commerces pillés. »
  • 32:46Éric SiotiFait
    « des préfectures envahies, des mairies attaquées, celles de Limoge incendié, Marianne renversé, des médias ciblés, des grands patrons menacés d'assassinats, 3000 commerces pillés, 1000 policiers gendarmes blessés, des actes que l'on doit qualifier de terroristes. »
  • 33:29Éric SiotiFait
    « Notre Dame républicain avec l'effondrement du B froid de la mairie de Limoge. »
  • 38:06Laurent MarcangeliFait
    « Plus aucune de nos villes n'est épargnée. L'anarchie gagne peu à peu l'ensemble du pays. »
  • 41:23Léa Balagel MariquéChiffre
    « Samedi, près d'un million de personnes ont défilé dans les rues de France pour réclamer des droits et un avenir. »
  • 42:05Léa Balagel MariquéFait
    « La police était trop occupée à gazer l'orchestre du nouveau monde, place de la République, au lieu de sécuriser nos commerces qui ont été lâchement attaqués. »
  • 46:18Corentin LefurFait
    « De Paris à Rennes, de Marseille à Limoge et de Lyon à Brest, plus aucune de nos villes n'est épargnée. »
  • 47:02Corentin LefurFait
    « Les casseurs se croient tout permis. Frappons-les durement au portefeuille. »
  • 50:25Michel TaverneFait
    « Les gouvernements successifs de gauche comme de droite depuis plus de 30 ans, ont fait preuve de passivité, de déconnexion, de complaisance et ont alimenté le laxisme autoritaire, judiciaire et migratoire. »
  • 51:03Michel TaverneFait
    « Un dispositif sous-dimensionné, des moyens de défense limité pour nos policiers et nos gendarmes notamment à manque de munition les engins lanceur d'eau déployé bien tard tout comme les 100ant la gendarmerie et les UPR des CRS. »
  • 53:50Fait
    « Il y a pu avoir ponctuellement sur certains sites des problèmes d'acheminement parce qu'il y avait des casseurs et des pilleurs. »
  • 53:50Fait
    « Les instructions étaient claires, la fermeté était là et l'armement intermédiaire est complètement utilisé. »
  • 56:58Fait
    « Il est faux de dire que il y avait une large sous-mobilisation des forces de l'ordre. »
  • 57:41Promesse
    « Le texte Casseur Payer est une priorité pour l'ordre du jour de l'Assemblée nationale dans les décisions que nous aurons à prendre dans les temps qui viendront. »
  • 58:24Fait
    « On ne peut pas faire comme si le diagnostic sur l'état de la menace, la radicalité de la menace est un trouble classique à l'ordre public. »
  • 59:07Fait
    « Le seul fait que le premier individu interpellé soit fiché S. »
  • 1:02:58Chiffre
    « On compte plus de 7000 arrestations et des mineurs mutilés. »
  • 1:03:44Fait
    « Vous avez permis que des commerces soient pillés, que des lieux de travail soient détruits. »
  • 1:06:02Fait
    « Boulevard Voltaire, rue Vieille du Temple, rue Jean-Pierre Timbau, rue du Faubourg Saint-Antoine, boulevard Beaumarchet. »
  • 1:10:08Chiffre
    « Le budget de l'éducation nationale a augmenté 32 % avec 900000 élèves de moins. »
  • 1:11:33Fait
    « Nous avons engagé des transformations majeures, mais nous savons aussi qu'il reste beaucoup à faire. »
  • 1:16:48Fait
    « Un garçon de 17 ans a perdu sa main. Une fille du même âge a perdu son œil. »
  • 1:20:48Fait
    « Vous allez jusqu'à tenter des mises en scène grossière d'arrestation de parlementaires insoumis. »
  • 1:25:45Chiffre
    « 3000 commerçants pillés, ce n'est pas une petite erreur. »
  • 1:26:29Chiffre
    « La France est endettée de 1400 milliards d'euros depuis 9 ans. »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 2,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Locuteur

de la patrie était en jeu. Chirac l'a fait Pidou aussi. [acclamation] Et vous, monsieur le premier ministre, qu'attendez-vous ?

0:09
Non speech

[applaudissements]

0:10
Locuteur

Merci beaucoup monsieur le député. La parole est à monsieur Laurent Nunes, ministre de l'intérieur.

0:16
Non speech

[applaudissements]

0:19
Locuteur

Madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, monsieur le député Manuel Bonpard, votre question est très diverse, elle est très large. Je voudrais simplement rappeler une chose, monsieur le député, vous déplorez que des commerces aient pu être pays pillés, que des commerces aient pu être détruits et vous en imputez la responsabilité au gouvernement. J'ai comme ministre de l'intérieur ma part de responsabilité dans la conception des dispositifs de sécurité. Mais vous avez la vôtre.

Vous avez la vôtre dans le soutien que vous apportez à l'ultra gauche, dans le soutien que vous apportez à l'extrême gauche radicalisé dont on sait très bien qu'il mettent de l'huile sur le feu, qu'il viennent faire dégénérer les cortèges et qui viennent créer des incidents graves. Vous avez accusé le ministre de l'intérieur de manipuler les services de renseignement pour les diriger contre la France insoumise. C'est faux, monsieur le député. Les services de renseignement dans ce pays ne travaillent pas sur les partis politiques. C'est faux. Vous le savez très bien, jamais il n'a été demandé, comme vous m'avez accusé de l'avoir fait ce matin sur France info, d'écrire sur la LFI. Jamais.

C'est faux. C'est faux. Et c'est votre diversion. C'est votre action de diversion. Vous avez jeté de l'huile sur le feu. Il y a eu de graves incidents et vous avez une part de responsabilité. Alors, je vais vous répondre, monsieur le député, je vais vous répondre sur le fait où on laisserait à penser que l'ultra gauche ne serait pas responsable des incident. L'ultra gauche, l'extrême drô radicalisé. Monsieur le député, dans votre circonscription à Marseille, d'où sont partis les cortèges de la société Eurolinks ? Parce qu'il y avait l'ultra gauche qui était à la manœuvre et qui a fait que tout a dégénéré ce jour-là à Marseille.

Voilà, monsieur le député, la vérité et je vous rassure les services de renseignement ne travaillent pas sur les partis politiques, mais le trait d'union, le trait d'union entre la France insoumise et certains groupuscules, il est réel. Vous avez un député qui est membre de la jeune garde dans vos rangs. Merci monsieur le ministre. Monsieur le député, [applaudissements] monsieur le ministre, vous avez perdu le contrôle, vous l'avez avoué. cessez de vous défausser sur les autres et répondez aux revendications et vous démissionnez.

[applaudissements] Merci monsieur [acclamation] le député, monsieur le ministre, [applaudissements] monsieur le député, condamnez fermement les casseurs, les pilleurs. Condamnez fermement les violences. Je ne veux pas voir sur les sites de l'ultra gauche la glorification des pillages qui ont eu lieu. C'est ça les sites que vous connaissez. Ce sont vos amis, ne l'oubliez pas. [acclamation] Merci beaucoup, monsieur le ministre.

2:50
Non speech

[applaudissements]

2:53
Locuteur

La parole, s'il vous plaît. La parole est à monsieur Marc Fenot, président du groupe démocrate. Madame la présidente, [applaudissements] Madame la présidente, monsieur le Premier ministre, il n'y a pas de camp à choisir. Il n'y a rien qui puisse se construire dans la violence et le désordre. Il n'y a pas d'alternative à l'ordre et à la paix civile. La loi de la violence, c'est la loi de la meute et la loi du plus fort et c'est l'exact inverse de la démocratie. La violence débridée, ce ne sera jamais une réponse aux inquiétudes des jeunes et de leurs parents qui s'interrogent sur leur avenir et celui du monde, ni une solution à la crise du pouvoir d'achat ou à la peur du déclassement.

Et leur désordre finit toujours tôt ou tard par engendrer la servitude et d'abord par frapper les plus faibles. La violence, c'est la paralysie. Ne rien ni céder, c'est la condition même pour apporter des solutions concrètes. Ceux qui érigent la violence en alternative politique ou ceux qui espèrent prospérer sur le chaos portent la responsabilité de désespérer un pays qui sait pourtant se dépasser lorsqu'il s'unit. S'ir contre la violence, ça ne devrait pas être une question. Et pour nous, députés démocrates, ça n'en est pas une. Rétablir l'ordre et la paix civile, c'est le moins que l'on doit au français. Mais nous devons aussi avancer pour bâtir, pour réparer, pour réconcilier.

Monsieur le Premier ministre, vous réunissez jeudi les forces politiques à Matignon, c'est nécessaire. Mais les Français qui ressentent de la honte et de la colère attendent surtout des actes. Comment entendez-vous garantir durablement la paix civile et protéger les Français ? Sans quoi rien ne sera possible ? Et l'ordre rétabli comme préalable à tout. Quelles initiatives politiques comptez-vous prendre pour redonner des perspectives à notre jeunesse et engager notre pays sur le chemin de la réconciliation ? Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le président. Fenot. La parole est à monsieur le premier ministre.

Merci beaucoup madame la présidente de l'Assemblée nationale, mesdames et messieurs les députés, monsieur le ministre, monsieur le président Marc Fenot. Euh permettez-moi à travers votre question mais aussi les questions qui suivront de développer des thèmes assez différents. Mais au fond, votre question pose bien le débat. Oui, l'ordre public est le préalable à tout et dans une démocratie qui fonctionne dans ce préalable à tout, contrairement à ce que nous venons d'entendre, nous croyons en la responsabilité individuelle.

Lorsqu'il y a de la casse et des pillages, ce sont les casseurs et les pilleurs qui sont responsables et non l'introduction d'une rhtorique qui laisserait à penser que les pouvoirs publics seraient à l'origine de cette casse et de cette pill. Si l'ordre public est le préalable de tout, monsieur le ministre, le soutien aux forces de sécurité intérieure est le préalable de tout. 1000 policiers et gendarmes blessés le weekend dernier. Il faut que la représentation nationale leur apporte un soutien clair, franc et massif. car ils sont les policiers et les gendarmes, non pas d'un gouvernement mais de la République, des gouvernements précédents, des gouvernements précédents

6:14
Non speech

[applaudissements]

6:14
Locuteur

et aussi des gouvernements qui suivront c'est la permanence de l'État, ce qui vaut pour les policiers, les gendarmes, vaut pour les enseignants, vaut pour celles et ceux qui rendent le service public. Et je m'étonne de devoir rappeler à chaque fois cette évidence car c'est la permanence de la République. Chemin faisant, monsieur le ministre, euh je vais me permettre par votre question puisque c'est la première de revenir avec ordre et méthode sur plusieurs éléments et le premier c'est évidemment la transparence car le gouvernement le doit au représident de la nation que vous êtes.

d'abord transparence sur l'état de la menace et ce qui s'est passé exactement samedi dernier et ensuite transparence sur ce qui n'a pas fonctionné pour y mettre aussi un tout petit peu de rationalité de raison dans un débat politique préélectoral qui démarre aussi assez fort et dans lequel je le sens bien le yaka faucon est assez présent dans l'ensemble des matinales radios. La première des choses, il faut le comprendre, ça fait depuis très très longtemps, de manière structurelle qu'il n'y a pas eu autant de rassemblement non déclaré, non signalé. Et vous le savez, vous avez été ministre de l'agriculture en plus dans l'organisation de l'expression de la liberté syndicale.

On en parlera demain. Il y a la nécessité pour sécuriser celles et ceux qui veulent manifester, y compris parce qu'ils ne sont pas d'accord avec la politique du gouvernement, des systèmes de déclaration qui doivent être respectés. Il y aura une commission d'enquête parlementaire. Je vois le président de la commission des lois. C'est la première des choses sur lequelle il faudra revenir sans compter les difficultés liées à la cission des cortèges. La deuxième des choses, monsieur le ministre, c'est et les services de renseignement, ils reviendront devant vous, j'imagine, pendant cette commission.

C'est un mode opératoire inédit dans la manière dont un certain nombre d'attaquants et de personnes violentes s'y sont pris samedi dernier. D'habitude, pour être un peu schématique et direct, vous m'en excuserez, les violents s'insèrent dans les cortèges et créent la pagaille et le chaos. Les gouvernements précédents ici en savent quelque chose en fin de cortège et en fin de manifestation. Pour la première fois, on a un mode opératoire, on l'a vu dès le début du départ du cortège d'ailleurs de la CGT à Paris.

On l'a vu à Marseille dès le matin où un certain nombre d'individus violents de l'extrême gauche radicale et de l'ultra gauche ont décidé de fonctionner en essin et de semer la violence avec méthode et avec une organisation numérique. Quand on parle de celles et ceux qui ont cassé mesdames et messieurs les députés de la France insoumise, vous avez quand même une difficulté à l'entendre et à l'assumer. On y reviendra. La réalité c'est que ce mode au territoire évidemment il a créé une confusion dans la manière de gérer l'ordre public tout au long de la journée.

Troisème des choses et nous en produirons les preuves, monsieur le ministre, c'est évidemment la planification en certains endroits d'un schéma insurrectionnel mené par des groupuscules d'extrême gauche et de l'ultra gauche. Là, ce qui s'est passé sur la mairie de Limoge en est un exemple. Vous avez une première interpellation qui a été faite ce matin, garde des sauces exprimé, je n'y reviens pas. Cet individu interpellé et malheureusement connu déjà des services et particulièrement puisqu'il était fiché S. Donc, on aura du mal à être dans une naïveté béante ou dans un une forme de négation de la réalité, de la participation de ces grosuscules violents dans cette affaire.

pareil sur l'ensemble des mouvements qui se sont organisés et qui souhaitaent notamment marcher sur l'Élysée. Et je crois que lorsqu'on est républicain ou démocrate, quel que soit son sentiment sur la personne du président de la République dans notre démocratie, on ne tolère pas que des gruscules facux puissent marcher sur l'Élysée, sur Matignon parce que c'est aussi le cas évidemment de l'Assemblée nationale ou le Sénat et l'ensemble de la démocratie représentative doit aussi défendre cette réalité, y compris celles et ceux qui sont députés.

Enfin, phénomène sur lequel nous aurons l'occasion de revenir, c'est le dernier mouvement dans la journée de samedi que l'on retrouve le soir du dimanche. C'est évidemment une rejointe par une délinquence plus générale, jeune, majeur ou mineur déjà confirmé, on va dire ça comme ça, avec là pour le coup beaucoup d'interpellations, j'y reviendrai dans un instant, mais dont le seul objectif n'avait rien de politique. Évidemment, c'était un objectif de pillage avec comme point commun une coordination par les réseaux sociaux. Alors ce qui n'a pas fonctionné, plusieurs évidences. La première, la capacité de notre enseignement à tout voir. Je dis bien tout voir.

Notre enseignement a vu beaucoup de choses mais pas tout. ce qui vient encore créer une opre et une nouvelle infamie par les députés de la France insoumise en laissant à penser que la police de la République se livre a du renseignement politique, c'est faux. C'est faux depuis les années 90 et vous le savez très bien. Donc il n'est pas besoin là aussi de mentir et de faire circuler de fausses information et comme le ministre de l'intérieur l'a dit, il est impensable qu'un gouvernement puisse donner de pareilles instructions. Deuxième des choses, le dispositif mise en place, monsieur le ministre Marc Fenot, était un dispositif au fond trop statique et pas assez mobile.

Et pour dire les choses aussi précisément, vous y reviendrez, j'imagine dans le cadre de cette commission d'enquête. Le ministre de l'intérieur a déjà pris la parole sur le sujet. On voit bien qu'à Paris, c'est la brave M qui a fait preuve de beaucoup d'efficacité parce que précisément face aux essins de délinquant de pilleur ou de casseur, c'est l'utilisation plus mobile des forces qui a été efficace et donc de cela, nous en tirerons évidemment un certain nombre de conclusions assez rapides.

Troisème chose, le ministre de l'intérieur et le ministère de l'intérieur a fait un choix et moi je le respecte pour aussi d'ailleurs avoir porté l'uniforme, c'est le fait de ne pas avoir annulé les congés longue durée pour les policiers et les gendarmes qui avaient été largement sollicités en Hexagone en Outreem. Et je le rappelle, s'il n'y a pas de bavures ou de nombreuses bavures or celles que l'gyipen est en train de regarder au cas par cas et qui ne sont pas la majorité du genre, contrairement à ce que certains veulent bien raconter, c'est aussi parce que le repos physiologique du fonctionnaire de police, du militaire de la gendarmerie fait aussi partie des décisions de commandement.

De cela, je voulais aussi vous en rendre compte. Alors, l'objectif est assez simple, c'est le retour à l'ordre immédiat, vous l'avez dit vous-même. La première des choses, ce sont ces couvre-feux et ces couvre-feux localisés sont efficaces. En tout cas, cette nuit, ça a permis de ramener le calme dans le cadre d'un dialogue entre les maires et les préfets et cela évidemment euh nous y reviendrons aussi dans les jours qui viendront. Ensuite, la judiciarisation, deux types de judiciarisation. le garde aussi a pris de nombreuses fois la parole et je le remercie depuis maintenant plusieurs jours.

Une une judiciarisation à chaud, nombreuses interpellations, nombreuses garde à vue évidemment samedi et et dimanche dernier, mais aussi une judiciarisation à froid notamment sur les pillages. Nous avons enclenché des moyens judiciaires et d'enquête notamment du côté du ministère de l'intérieur inédit parce que nous disposons d'énormément de pièces à conviction, d'images, de vidéos qui vont nous permettre de multiplier dans les jours qui viennent beaucoup d'interpellations notamment sur l'ensemble de celles et ceux qui ont volé pour la plaque parisienne pour vous donner un chiffre. C'est 200 enquêteurs qui sont mobilisés uniquement pour se faire.

Ensuite, il faudra avancer sur la réparation civile. Bien nous a pris de présenter en conseil des ministres le projet de loi casseur payeur. On ne peut pas au moment où nous avons autant de difficultés d'argent public à chaque fois faire appel au contribuable et à la solidarité nationale pour réparer ce que les casseurs ont cassé. Et donc cette responsabilité civile, la capacité à aller chercher sur les comptes bancaires de celles et ceux qui ont cassé, y compris sur les allocations sociales, en tout cas certaines d'entre elles, est absolument indispensable. Et je veux que ce texte aille jusqu'à son terme. Beaucoup se payent de mots dans la campagne présidentielle.

Il y a l'occasion de faire œuvre utile avant justement cette élection présidentielle. Ensuite, il y a les manifestations à venir. Le ministre de l'intérieur a déjà donné des instructions euh aux préfectures. Le dispositif de samedi prochain sera massif, monsieur le ministre. On y reviendra. il sera présenté au ministre de l'intérieur. J'aurai l'occasion moi-même de me le faire présenter jeudi prochain. On y reviendra avec évidemment les formations politiques que je réunirai jeudi à Matignon parce que un certain nombre d'entre elles m'ont saisi de la sécurité de la campagne présidentielle. Beaucoup de candidats se sont rapprochés de moi pour le dire.

Ça pose la question de la sécurisation d'un exercice démocratique absolument majeur. Demain, avec les organisations syndicales, on reviendra sur la sécurisation aussi de la liberté d'expression des syndicats. Il y aura pas que c ce thème là- l'ordre du jour, mais j'y reviendrai dans les questions gouvernement qui viendront avec un agenda de fond. Évidemment, je reviendrai tout à l'heure dans d'autres questions sur aussi la question des lycéens et sur les réponses que le gouvernement apporter. Enfin, vous l'avez dit vous-même, le retour à l'ordre est le préalable de tout.

Et lorsqueau côté des forces de l'ordre dans la nuit de samedi au dimanche policiers et gendarme je me suis rendu, j'ai effectivement 17 phrases par laquelle vous avez commencé et j'y crois beaucoup parce que on peut toujours compter le nombre d'escadrons de gendarme mobile. On peut toujours déposer tous les amendements, toutes les propositions de loin de la terre. J'ai le sentiment qu' dans le moment dans lequel nous nous trouvons, il y a un combat politique et culturel à mener contre la violence. Et donc oui, je le redis monsieur le ministre, il faut une bonne fois pour toutes choisir son camp entre la violence et la République.

16:08
Non speech

[applaudissements]

16:09
Locuteur

Merci beaucoup monsieur le Premier ministre.

16:13
Non speech

[applaudissements]

16:14
Locuteur

La parole est à présent à madame Lore la Ballette pour le Rassemblement national.

16:18
Non speech

[applaudissements]

16:19
Locuteur

Merci. Merci madame la présidente. Merci madame la présidente. Monsieur le premier ministre, il y a 4 mois, je vous interrogé sur le chaos qui embrasait 71 villes à la suite de la finale de la Ligue des Champions. Je vous alertais sur les conséquences de la lâcheté pénale, de l'accoutumance à la violence et de la désintégration de l'autorité. Je vous demandais pourquoi messieurs Nunz et Darmanin étaient encore là tant ils incarnent la faillite de l'État depuis 10 ans. Comme vos prédécesseurs après le Stade de France, comme après les émeutes de juillet 2023, comme à chaque fois vous n'avez pas répondu.

Samedi 17 octobre, le monde entier a découvert effaré une France emploie au sacage, au pillage et à une rage incendiaire. Des milliers d'entreprises et des commerces pris pour cibles, des dizaines de commerçants et des salariés malmenés, des bâtiments publics, des maérises et des commissariats attaqués. Cette n'est pas seulement physique, elle est politique. Elle ne se reprend plus seulement au mur, mais bien à ce que nous sommes. Quand une Mariane est brisé à Marseille, monsieur le premier ministre, ce sont les Français qui sont humiliés. Quand une mairie est brûlée, c'est la République qui part en fumée.

Au nom de Marine Le Pen et du RN, j'adresse aux forces de sécurité intérieure un hommage appuyé et notre soutien le plus vif.

17:30
Non speech

[applaudissements]

17:32
Locuteur

L'histoire ne retiendra rien de la décennie qui s'achève, sinon la lentagonie d'une nation livrée à la sauvagerie. Rien de ce président aux incantations insupportables et qui reste sour aux appels de son propre peuple. Nous payons aujourd'hui des décennies de renoncement culturel, de mensonge d'état, de laxisme judiciaire et d'immigration anarchique perfusée à l'argent public. Alors, en attendant la fin de ce mandat interminable, mon interrogation est simple et je la pose à l'homme. Êtes-vous en capacité de maintenir l'autorité légale de l'État et d'empêcher un effondrement généralisé en attendant qu'une nouvelle présidente remette la France en ordre ?

[acclamation][applaudissements] Merci madame la députée. La parole est à monsieur Laurent Nunes, ministre de l'intérieur. Madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, madame la députée euh Lor La Valallette, vous avez entendu le premier ministre qui a décrit la situation que nous avons vécu le nous avons vécu le 17 octobre. Je vous je l'ai dit, je le redis, le premier ministre l'a dit.

Il y a eu évidemment dans le travail de renseignement que nous avons effectué de prévision d'anticipation, il y a eu un certain nombre de manque d'anticipation sur deux choses principalement le volume de manifestants d'une part, d'autre part la présence quasi systématique partout dans toutes les villes de casseurs et de pilleurs qui sont venus se greffer à ces cortèges, à ces mouvements pour piller cassés et ils l'ont fait comme l'a dit monsieur le premier ministre de manière extrêmement éclatée pour disperser les forces pour éclater le dispositif policier et faire en sorte qu'il soit plus difficile à appréhender.

Alors, je veux saluer à mon tour évidemment le travail des forces de sécurité intérieure qui ont fait un travail remarquable, qui ont évité de nombreuses exactions. Il n'en demeure pas moins et vous l'avez dit que des centaines de commerces ont été pliés, vandalisés, que des bâtiments publics ont été ciblés, des commissariats, les forces de sécurité intérieure des mairies, ce qui est généralement la signature de l'ultra gauche et de l'extrême gauche radical.

Nous allons évidemment monter en gamme dans le dispositif pour le 17 octobre où la doctrine, comme l'a dit le Premier ministre, sera revu en terme de moyens en volume bien sûr, en terme de force engagée et en terme de réactivité, de mobilité pour aller percuter, impacter ces groupes qui disent les forces de l'ordre de manière comme l'a dit le premier ministre extrêmement planifié, extrêmement stratégique. Et nous allons poursuivre ce combat. Évidemment, je regrette profondément ce qui s'est passé. J'assume ma part de responsabilité, madame la députée.

Je l'ai dit évidemment, mais je ne voudrais pas que l'on oublie qu'il y a une responsabilité forte d'un certain camp qui n'hésite pas, et je l'ai dit tout à l'heure, à jeter de l'huile sur le feu ni la responsabilité des casseurs. Merci beaucoup, monsieur le ministre. Madame la ballette, s'il vous plaît. Monsieur le ministre, jusqu'alors Toulon était exempté de ces menaces urbaines, de ces de ce qu'on a vécu samedi où la haute ville où Mayol a été saccagé, où des commerçants ont été attaqués. Tout ça pour 20 petites interpellations, 20 monsieur le ministre. Alors, je vais vous dire, il y a plus une France qui va bien. Il n'y a plus qu'une France qui attend que votre mandat est courte.

député, [applaudissements] monsieur le ministre, madame la députée, samedi prochain et dans les jours qui viennent, c'est moi qui serai au commande de compter sur ma fermeté. Je n'ai plus en faire la démonstration. Comptez sur moi pour être extrêmement ferme et nous serons rendez-vous. Merci beaucoup, monsieur le ministre. Allez, un peu de silence s'il vous plaît. Je donne la parole à monsieur Boris Ballot, président du groupe socialiste. Madame la présidente, monsieur le Premier ministre, nous avons assisté avec stupéfaction à des scènes inacceptables de violence et de pillage dont les auteurs devront être sévèrement sanctionnés. Nous les condamnons sans réserve.

Ils trahissent le mouvement social et mettent en cause l'ordre républicain. Depuis plusieurs semaines et ce weekend singulièrement, le gouvernement a failli. Il a failli parce qu'il n'a pas écouté les revendications légitimes de la jeunesse. Il a failli parce qu'il n'a pas pris la mesure des difficultés des Français face à la chairé de la vie en hexagone et en Outre Mè. Il a failli parce qu'il était incapable de garantir la liberté de manifester sans risquer d'être gazé, nazé, blessé. Il a failli parce que nos équipements et nos édifices publics ont été attaqués en toute impunité. Il a failli parce que nos ma, nos commerçants, les habitants de nos villes ont été abandonnés.

Il a failli parce que il a rejeté la faute sur les autres en voulant opposer des camps contre nos pays a besoin de concorde. Il a failli parce qu'il a exposé nos policiers et nos gendarmes en première ligne face au casseurs. Après l'abandon de l'école publique, après l'abandon de l'hôpital public, après l'abandon de l'université publique, voici l'abandon de la sécurité publique. Tel est le bilan de 10 ans de macronisme. [applaudissements] Monsieur Premier ministre, il n'y aura pas de sortie de crise sans réponse politique à la crise. Répondez maintenant à l'impatience lycéenne et à la colère sociale qui partout s'exprime.

Pour la jeunesse de notre pays, nous vous demandons des moyens pour la rénovation des bâtiments scolaires, l'ouverture de postes dans l'éducation nationale, la suppression de parcours sup. Pour le pouvoir d'achat, nous vous demandons d'ouvrir urgemment des négociations avec les partenaires sociaux sur les salaires comme les organisations syndicales le réclamente. C'est simple, c'est concret. Cela permettra d'apaiser le pays. Monsieur le Premier ministre, la France a besoin d'un chemin. Cela ne peut attendre. Il y a urgence. Merci beaucoup, monsieur le président Vallot. La parole est à monsieur le premier ministre.

[applaudissements] Merci beaucoup madame la présidente de l'Assemblée nationale, mesdames et messieurs les députés, monsieur le président Boris Valot, j'ai été long tout à l'heure donc je vais me permettre d'être de répondre précisément à votre question en étant évidemment un peu plus court. Il y a un un point sur lequel je vous rejoins et je vais en dire un mot dans un instant, c'est la nécessité d'une réponse politique. Il y a un point sur lequel je vous suis moins avec respect. Vous avez été membre du corps préfectoral, modestement, j'ai porté l'uniforme. On peut pas passer successivement de 3 semaines dans lequelles on dit que la police blesse à depuis 48 he mais que fait la police ?

Je pense que il faut qu'à un moment donné on soit au clair et je le dis avec respect, on peut pas d'un côté dire il faut interdire un certain nombre d'armements intermédiaires qui par définition sont en dessous de l'armement létal. Et quand on découvre qu'on a un niveau de violence absolument inoui, découvrir qu'on a exposé les policiers, les gendarmes à une violence certaine. Et comme j'entends parce que nous nous respectons ne pas traiter sujet sur le terrain polémique, je pense qu'il faut qu'on le traite sur le fond. Et je crois qu'un certain nombre de représentants de votre famille politique l'ont demandé dans les médias.

Moi, vous connaissez mes convictions d'homme de droite sur ce sujet, mais je pense qu'il est temps d'objectiver ce qu'est vraiment la doctrine du maintien de l'ordre en France aujourd'hui parce qu'on lui fait dire parfois des choses fausses et en même temps, ni le ministre de l'intérieur ni votre serviteur n'estime qu'il faut rester immobile dès lors que la menace bouge. Chemin, enfin, ceci étant dit et chemin faisant, ça nous amène au cœur quand même de votre question qui est, me semble-t-il, la réponse politique. Demain, nous réunirons avec un certain nombre de ministres les organisations syndicales.

Je le disais, je suis préoccupé par la liberté de de manifester auquel je suis viscéralement attaché, démocrate et que aujourd'hui elle est précisément mise en danger par des membres de l'ultra gauche et de l'extrême gauche. Et donc de cela évidemment la capacité à sécuriser les cortèges, on le voit bien, il y a un retour d'expérience important à faire sur ce qui s'est passé samedi. Mais puisque nous allons voir les organisations syndicales, on va pas leur parler que de ça. Évidemment, je vais faire un point très précis avec elle sur les questions budgétaires dont vous êtes emparé évidemment ici dans l'hémicycle.

La question du pouvoir d'achat notamment aussi avec tout ce qui peut se passer en terme de scénario sur le carburant. Je pense que les gens concitoyens des landes comme dans l'heure vous en parlent suffisamment chaque weekend et également donner un mandat précis notamment au ministre du travail et solidarité pour ouvrir un certain nombre de réflexions que nous pourrions reprendre en fin de discussion budgétaire au mois de décembre lors de la seconde lecture. En tout cas, demain, je ne fais pas d'annonces avant de les avoir vu sans quoi je ne respecterai pas la démocratie sociale. En revanche, sur le mouvement lycéen, vous le savez, on a plus de 100000 contributions sur cette plateforme.

J'invite à ce qu'elle ne soit pas méprisée. Elle a été accueillie parfois avec un peu de dédain par un certain nombre de représentants de la classe politique. On le voit bien aujourd'hui. C'est une matière qui est précieuse, qui estonnante, qui nous apprend des choses très directes, y compris des choses qui peuvent être en contradiction avec les 10 ans de mandat du président de la République. Mais j'assume tout.

Cette plateforme, il va falloir qu'on la regarde avec beaucoup de transparence et donc en début de semaine prochaine l'ensemble de la communauté éducative, donc étudiantes et lycéennes, les lycéens eux-mêmes, les parents, les organisations syndicales, les ministres ont commencé à à y travailler, l'enseignement supérieur et l'éducation nationale. On va organiser non seulement une restitution cette plateforme, mais aussi des premières annonces que nous allons mettre sur la table et dont le parlement va pouvoir s'emparer.

Nous allons donc pouvoir en débattre puisque cette crise tombe au moment où nous avons un enjeu budgétaire et une discussion budgétaire et cela évidemment va nous permettre de prendre date et d'enrichir potentiellement le PLF ou le PLFS pour l'année prochaine. Mais je le dis quand même monsieur le président Valallot, s'il faut une réponse politique, elle passera aussi par une vision pour cette génération. Et cette vision pour cette génération, personne ne croirait un seul instant que le gouvernement par quelques amendements peut la défendre d'un coup de baguette magique. Et donc c'est aussi la question du débat présidentiel et demain, je ferai cette proposition aux organisations syndicales.

Il faut que toute cette matière, toutes ces contributions qui sont en train de de remonter sur lequel on travaille depuis une dizaine de jours, il faut impérativement que les candidats à la présidentielle s'en emparent pour une réponse en deux temps court et moyen terme avec au fond des mesures d'urgence pour les lycéens et les étudiants et des mesures de moyen et long terme. Et ça pour ça évidemment c'est à la campagne présidentielle aussi de le trancher. Merci beaucoup monsieur le premier ministre. La parole est à présent monsieur Sylvain Mayard pour le groupe ensemble pour la République.

28:18
Non speech

[applaudissements]

28:21
Locuteur

Merci madame la présidente. Ma question s'adresse au ministre de l'intérieur. Ce weekend Paris a été mise à sac sous les yeux du monde entier et de riverin effrayés. Tir de mortier, pillage commerce sacagé des halles aux Champs-Élysées. Et partout en France le bilan est accablant. Près de 1000 policiers gendarmes blessés, des pompiers pris pour cible, plus de 3000 commerces pillés. À Limoge, l'hôtel de ville a été dévoré par les flammes. Je pense à Caroline, à Cyril, à Jennifer étant d'autres commerçants. Caroline avait tout mis dans son magasin de vélo du deuxème arrondissement. Dimanche matin, vitrines brisées, stock pillés, le travail de toute une vie perdu en une nuit.

Aujourd'hui, ils se sentent abandonnés. Je veux le dire avec force, je soutiens nos policiers, nos gendarmes, nos sapeurs pompiers. [applaudissements] Face à ceux qui voulaient parfois les tuer, ils ont tenu, nous saluons leur courage. [applaudissements] Et pendant ce temps, LFI accable nos forces de l'ordre, manipulent nos lycéens avant de s'afficher tout sourire devant les caméras au milieu du chaos. Face au casseurs, tolérance zéro. Ceux qui cassent doivent payer. Ce n'est plus aux français de payer la facture de la violence. Monsieur le ministre, et samedi prochain et samedi prochain, qu'est-ce qu'on fait ?

Notre groupe demande l'interdiction de la géolocalisation des vidéos de pillage sur les réseaux sociaux dès qu'une manifestation dérap, mais aussi nous vous demandons de déployer les militaires de Sentinelle pour faire des gardes statiques, permettant ainsi aux policiers, aux gendarmes d'être plus nombreux et plus mobiles. [applaudissements] En d'autres termes, comment comptez-vous faire, monsieur le ministre, pour garantir de nouveau l'ordre dans notre pays ? Face au voyou, au criminel, l'État ne peut pas avoir la main qui tremble. Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le député. La parole est à monsieur Laurent Nunes, ministre de l'intérieur. Un peu de silence s'il vous plaît.

Madame Madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, monsieur le député Sylvain Mayard. D'abord, merci pour l'hommage que vous avez rendu aux forces de sécurité intérieure. J'étais hier soir très tard, très tard à Marseille avec des effectifs des escadron de gendarmerie, des compagnies républicaines de sécurité et des effectifs de la direction interdépartementale de la sécurité de de la police nationale de des Bouches du Rôe. Je peux vous dire qu'ils m'ont décrit des scènes d'agression qui étaient absolument stupéfiantes et dont l'ING d'ailleurs qui a été très grièvement blessé qui a reçu un pavé.

les scènes étaient absolument stupéfiantes et que cela soit entendu sur tous les bancs de la représentation la Sirale. C'était vraiment des tentatives de meurtre et il faut savoir les nommer. Pour samedi, monsieur le député, je réponds très clairement à votre question. Il y a trois types de mesures sur lesquelles nous travaillons.

La première, la première, c'est d'abord de réfléchir à la possibilité d'interdire des manifestation qui ne seraient pas déclaré bien évidemment pour ce samedi 24 et qui seraient porteuse de Trouble à l'ordre public, voire même d'interdire des manifestations qui seraient déclarées et dont l'organisateur ou le service d'or ne nous laisserait pas ne nous laisserait pas à penser que la manifestation ne va pas déraper.

Deuxème élément de réponse, oui, nous déploirons les forces sentinelles évidemment en substitution des forces de sécurité intérieure, principalement sur des missions de sécurisation statique pour dégager des policiers et des gendarmes pour assurer des missions de maintien de l'ordre. 3è point 3e point samedi et le premier ministre l'a dit, je le disais dans ma réponse à madame la députée Lor la Valallette, nous saurons s'il devait y avoir des mouvements probablement confrontés au même type de d' de casseur extrêmement mobilit de militants de l'ultra gauche.

Donc il nous faut renforcer le volume d'effectif disponibles, renforcer les unités déployées comme cela avait été fait en juillet 2023 en mobilisant la berie le raide, le giggène, les hélicos, les centors, les engur sordu qui étaient mobilisés samedi. Mais il faut aller au-delà et puis troisièmement évidemment avoir une doctrine qui soit plus axée sur la réactivité, la mobilité pour le chercher ces groupes éparces qui sont extrêmement mobiles pour éclater le dispositif policier. Comptez sur moi, monsieur le député. Merci beaucoup, monsieur le ministre. La parole est à présent, monsieur Éric Sioti, président du groupe UDR.

32:43
Non speech

[applaudissements]

32:46
Locuteur

Merci. [applaudissements] Merci madame la présidente. Monsieur le Premier ministre, ce weekend la République a vacillé. Elle a vacillé face au déchaînement de violence venu de l'extrême gauche de LFI et de ses proxis. des préfectures envahies, des mairies attaquées, celles de Limoge incendié, Marianne renversé, des médias ciblés, des grands patrons menacés d'assassinats, 3000 commerces pillés, 1000 policiers gendarmes blessés, des actes que l'on doit qualifier de terroristes. Notre Dame républicain avec l'effondrement du B froid de la mairie de Limoge.

Mais face à ces tentatives d'insurrection, nos policiers, nos gendarmes, nos préfets ont tenu malgré des ordres incohérents, [applaudissements] ils ont érigé le dernier bouclier de la République. J'y ajouterai les policiers municipaux et les pompiers. Alors oui, rendons-leur hommage, applaudissons-les. Ils ont tenu les portes de l'enfer. Mais pendant qu'il tenait, pendant qu'il tenait, votre gouvernement, monsieur le premier ministre a failli. Votre naufrage sécuritaire n'est ni un accident ni un hasard. Nous payons 15 ans de renoncement, de chaos migratoire, de laxisme pénal. Alors oui, je vous appelle au sursaut. Combien de force mobiliserez-vous samedi ?

Allez-vous interdire ce weekend toutes les manifestations ? Allez-vous supprimer les allocations familiales et expulser de logement les émetiers ? Allez-vous expulser les étrangers condamnés ? Allez-vous dissoudre tous les groupes terroristes d'Ultragauche ? Merci beaucoup. Merci monsieur le président STI. La parole est à monsieur le premier ministre. Merci beaucoup madame la présidente de l'Assemblée nationale. Mesdames et messieurs les députés, monsieur le président Éric Sioti. Bon, j'irai pas sur le terrain polémique et très politicien de votre question.

Si d'autant plus que si je devais le faire, je convoquerai peut-être l'actualité en Italie le weekend dernier qui a laissé avoir des scènes terribles de pillage, d'agression et de violence urbaine. Or, il me semble que le bilan que vous semblez vouloir dessiner pour nous autres ne s'applique pas sur la manière de rendre ni la justice ni la police en Italie. Donc euh ça nous amène à mon avis un constat sur ce qu'est la violence, comment elle se propage désormais dans nos sociétés, notamment par les réseaux sociaux mais on aura l'occasion d'y revenir. Ensuite, vous parlez d'ordre incohérent. Je vous ai tout à l'heure expliqué en répondant à la question de Marc Fenot.

Je comprends que votre texte était déjà écrit à l'avance. Enfin, j'ai déjà largement répondu à votre question sur les raisons pour lesquelles il y a eu une perte de contrôle sur certains moments et dans certaines villes. Trois, je vous ai déjà répondu en vous disant que samedi prochain, le dispositif sera massif. on aura l'occasion de le présenter sans démagogie, sans coup de menton parce que pour le coup, monsieur le président Sioti, c'est aussi ça, respecter les forces de sécurité intérieure. Merci beaucoup monsieur le premier ministre. La parole est à présent. Monsieur Laurent Marcangeli, président du group Horizon et indépendant.

36:38
Non speech

[applaudissements]

36:39
Locuteur

Madame la présidente, monsieur le premier ministre, comme des millions de françaises et de Français, samedi, j'étais médusé lorsque je découvris les scènes de violence, de débordement, de haine, de destruction qui à Paris et sur l'ensemble du territoire national ont fait tant de dégâts. Et à ce stade, mes premières pensées vont naturellement vers les Françaises et les Français dans leur ensemble qui à une très large majorité ne peuvent plus supporter ces images. Mes pensées vont vers celles et ceux qui en ont été les principales victimes.

Je pense naturellement à nos commerçants à Paris comme ailleurs, victime de sa violence aveugle, parfois violenté dans leur chair et dans le l'outil de leur travail, l'outil de leur vie. Je veux penser également à l'ensemble des services publics mobilisés pour empêcher la violence de s'abattre, pour sauver les personnes en proie au danger comme nos sapeurs pompiers. Je veux avoir une pensée pour nos agents publics qui nettoient nos rues après ces déferlements de violence et de haine. Je veux avoir une pensée pour celles et ceux qui ont perdu leur combat, celui qui les amenait à manifester parce que eux aussi ont été victimes samedi.

Parce que aujourd'hui, on ne parle plus de nos lycéens, on ne parle plus de nos salariés, on parle avant tout des violences. Je veux avoir une pensée pour nos policiers et honte à ceux qui aujourd'hui font croire à la nation française que les policiers sont responsables de ce qui s'est passé. Ce qui s'est passé, c'est le fruit de la violence de l'ultra gauche. Ce qui s'est passé, c'est le fruit d'une politisation extrême. Monsieur le Premier ministre, cela vous a été posé par plusieurs présidents de groupe. Les Français attendent l'ordre républicain avant tout. Samedi, quel dispositif sera mis en place pour éviter qu'on ait l'acte 2 et le samedi après l'acte 3.

Les Français veulent de l'ordre, les Français attendent de l'ordre, les Français attendent des réponses. Merci monsieur le président Marc Angelli. La parole est à monsieur le premier ministre. Merci beaucoup madame la présidente de l'Assemblée nationale. Messieurs les députés, monsieur le président, merci pour vos mots, ils sont dans la clarté et ils correspondent à ce que je pense. Merci également d'être venu sur la question des commerçants puisque tout à l'heure j'ai été long mais je si vous me le permettez, je profite de votre question pour leur dire que ce n'est pas à eux de subir maintenant les défaillances parfois de nos systèmes assurantiels, nos procédures très longues.

Et donc les ministres Serge Papin, Roland l'escur, Jean-Pierre Farandou sont tous mobilisés chômage partiel pas à 70 % mais à 100 % un fond de soutien complètement dédié. J'ai d'ailleurs indiqué un certain nombre de maires de différentes communes que s'ils souhaitent avoir un fond mixte collectivité locale État, on était évidemment prêt à le déclencher pour faire du surmesure dans les différents centres-villes.

Des plans d'accompagnement, de la relance aussi parce que beaucoup de stocks ont été pillés et pour des commerçants qui avaient déjà constitué leur stock pour les fêtes de fin d'année et pour les fêtes de Noël, il est impensable que celles et ceux qui se lèvent le matin pour travailler pour faire vivre nos centrre-ville soient celles et ceux qui soient les premières victimes de cette affaire. le sont déjà par les dégâts matériels.

Sylva tout à l'heure posé cette question pour son arrondissement, en tout cas sa circonscription et donc pour moi c'est une priorité absolue quitte même derrière à se retourner en responsabilité civile nous-même contre celles et ceux qui ont cassé mais ne pas faire attendre les commerçants pour se faire. Pour moi, c'est une priorité. J'ai déjà demandé au ministre de faire un certain nombre d'amendement pour le projet de loi de finance pour faire en sorte ou projet de loi de finance de fin de gestion pour qu'on ait tout de suite les différents vecteurs qui permettent d'y répondre.

Après, vous l'avez dit, ce que demandent nos commerçants, c'est pas des chèqus ou des aides, c'est que ça ne se reproduise pas. Dispositif massif, je l'ai dit, vous me permettrez de ne pas complètement euh les grainer dès maintenant. Poursuite évidemment des couvre-feux dont je rappelle que si j'ai pris cette décision hier matin, c'est précisément parce que le monde économique commerçant de proximité le réclamait et que c'est du bon sens. Et je veux aussi le dire, je remercie les maires qui ont pris leur responsabilité, soit en prenant eux-mêmes un arrêté de couvre-feu, pouvoir de police générale du maire, soit l'ayant fait faire par le préfet mais dans un dialogue évidemment constructif.

Pour le reste, monsieur le ministre, j'aurai l'occasion aussi de revenir devant vous jeudi avec les formations politiques. Si on fait cette réunion jeudi, c'est aussi parce que le dispositif sera stabilisé que nous pourrons vous le présenter. Merci beaucoup, monsieur le Premier ministre. La parole est à présent à madame Léa Balagel Mariqué pour le groupe écologiste et social.

41:23
Non speech

[applaudissements]

41:23
Locuteur

Chers collègues, la République recule, elle est en danger et c'est à cause de vous monsieur le Premier ministre et c'est à cause de votre gouvernement. Depuis samedi, nous assistons à votre faillite morale et politique. Samedi, près d'un million de personnes ont défilé dans les rues de France pour réclamer des droits et un avenir. Nous aurions dû parler d'eux aujourd'hui, de ces jeunes qui demandent des profs, de ses parents qui demandent de pouvoir emmener leurs enfants en vacances cet été, de ces soignants, de ces agents publics qui tiennent le pays debout. Mais non, votre faillite est totale et vous avez empêché ce mouvement d'exister.

La police était trop occupée à gazer l'orchestre du nouveau monde, place de la République, au lieu de sécuriser nos commerces qui ont été lâchement attaqués. Ce chaos, c'est le vôtre. Et au chaos, [acclamation] voulez désormais ajouter la peur. Des couvre-feu pour les mineurs, des milliers de gardes à vue, des armes mutilantes contre notre jeunesse et maintenant une rhtorique de guerre intérieure. Mais contre qui êtes-vous en guerre, monsieur le Premier ministre ? Contre la France ? Contre les Français ? Vous faites de la contestation ennemi antérieur ? Vous désignez des bouqu émissaires pour fuir vos responsabilités.

Vous mettez en place les outils de la répression politique dont rêve le Rassemblement national. Il y a 10 ans, votre camp a été élu pour faire barrage. Il fait désormais la bascule à l'extrême droite et l'histoire jugera les femmes et les hommes qui auront cédé à la tentation du pire. La jeunesse de ce pays se souviendra qu'il y a ici des responsables politiques coupables de l'avoir abandonné. Chers collègues, [applaudissements] il existe un autre chemin, celui que Victor Hugo nous a exhorté à prendre en ces lieux. Il n'était ni insoumis ni d'ultra gauche et personne n'oserait ici le qualifier d'antirépublicain. C'est l'anarchie qui ouvre les abîmes, mais c'est la misère qui les creuse.

Vous avez fait des lois contre l'anarchie. Faites maintenant des lois contre la misère et revenez à la République. [applaudissements] Merci beaucoup madame la députée.

43:20
Non speech

[applaudissements]

43:21
Locuteur

La parole est à monsieur le ministre de l'intérieur. Madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, madame la députée, je je suis comme ministre de l'intérieur, vous semblez en douter, mais je vous le reconfirme, le garant de la liberté de manifester et d'expression et d'expression. Et quand les cortèges se déroulent paisiblement, paisiblement, les forces de sécurité intérieure garantissent leur déroulé. Vous avez cité ce qui s'est passé sur la place de la République. Je ne comprends pas je ne comprends pas que certains parlementaires dans vos rangs ne condamne pas ce qui s'est passé place de la République. Dès le début du rassemblement, c'était le point de départ du cortège.

Dès le début du rassemblement, des individus se sont grimés, se sont constitués en black block. C'était des militants d'ultra gauche, de l'extrême gauche radicale. Et ils s'en sont pris aux forces de l'ordre, ils s'en sont pris au commerce. Alors oui oui, dans ces conditions-là, le préfet de police à juste titre a fait donner la force pour disperser ses groupes. Et dans le même temps Et dans le même temps, vous oubliez de signaler qu'il a permis au cortège déclarés de cheminer et de se dérouler normalement et normalement.

Et je crois que moi je je ne suis pas en guerre contre des manifestants, madame la députée, mais je serai toujours toujours en guerre contre les casseurs, les pilleurs et ceux qui viennent en réalité perturber vos cortèges. Et je vous redis ce que j'ai souvent dit ici devant la représentation nationale. Ayez le ayez l'honnêteté de le reconnaître sans la présence des forces de sécurité intérieure. Moi, je ne dirai jamais ce qu'a dit monsieur Jean-Luc Mélenchon qui disait les corthèz joyeux parce qu'il y a pas de police. S'il y a pas de police, il y a pas de corthège joyeux parce que forcément c'est le désordre.

Les casseurs, les pilleurs, l'ultra gauche qui veut les faire dégénérer s'y rendra comme l'a dit monsieur le premier ministre, c'est leur tactique. Alors oui, dimanche sur la place de la République, ils ont commencé dès le départ, nous avons répondu mais le cortège, il a eu lieu et l'expression démocratique, elle a aussi eu pu avoir lieu. Merci beaucoup, monsieur le ministre. Madame la députée, l'expression démocratique n'a pas eu lieu quand il y a des milliers de personnes qui ont été empêchées de manifester, quand les gens ont peur de rejoindre les cortèges car ils sont gazés et mutilés. C'est ça la responsabilité et c'est ça votre bilan. Alors démissionner.

45:34
Non speech

[applaudissements]

45:35
Locuteur

Merci madame la députée. Monsieur le ministre, ils n'ont pas été empêchés de défiler. Il y a eu des actions de maintien de l'ordre qui les empêchaient de passer. C'est tout. Regardez la réalité en face. Regardez la réalite en face et condamner les casseurs. Condamner les casseurs fermement. Merci beaucoup monsieur le ministre. La parole est à présent à monsieur Corentin Lefur pour le groupe droite républicaine. [applaudissements] Merci madame la présidente. Monsieur le Premier ministre, comme des millions de nos compatriotes, je ressens beaucoup de tristesse et de colère après cette tragique journée de samedi.

De Paris à Rennes, de Marseille à Limoge et de Lyon à Brest, plus aucune de nos villes n'est épargnée. L'anarchie gagne peu à peu l'ensemble du pays et nos jeunes qui ont des revendications légitimes sont les otages de barbares qui ne respectent plus rien. L'autorité de l'État a failli. La République a été attaquée et des milliers de commerçants ont vu le travail de toute une vie réduit à néant. Enfin, les images désolentes de ce déferlement de haine ont fait le tour du monde portant un coup terrible à l'image de notre pays. Quelle onde pour la France ! Dans ce chaos, je veux bien sûr saluer le courage et l'action remarquable des forces de l'ordre. et des pompiers.

Mais la défaillance majeure du ministère de l'intérieur ne peut pas rester sans conséquence. Monsieur le Premier ministre, il doit y avoir un avant et un après le 17 octobre et vous avez deux devoirs, la lucidité et l'action. Tout le contraire de la prise de parole constante et inutile du président de la République devenu le commentateur de sa propre impuissance. Alors, la droite républicaine vous demande une réponse forte et implacable pour en finir avec l'impunité et l'impuissance avec une seule priorité, rétablir l'ordre. Bruno Rot demande l'état d'urgence, instaurons-le. Les casseurs se croient tout permis. Frappons-les durement au portefeuille.

C'est le sens de ma proposition de loi casseur payeur. Je la porte depuis 2 ans. Elle doit être votée sans délis. Car ceux qui saccagent, qui pillent, qui brûlent et qui s'attaquent à la France ne peuvent pas continuer à bénéficier de la solidarité nationale. Enfin, monsieur le premier ministre, la France des casseurs ne doit pas faire oublier la France des bâtisseurs. Cette France qui travaille, qui entreprend, qui respecte les règles et qui aspire simplement à vivre en paix. C'est à cette France- là que nous devons plus que jamais redonner le de la détermination et de l'espoir. C'est tout le sens du programme de la droite etenne. Je vous remercie. Merci beaucoup.

Monsieur le député, la parole est à monsieur Laurent Lunez, ministre de l'intérieur. Merci beaucoup madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, monsieur le député Corentin Lef. D'abord, merci pour la tonalité de votre question, bien loin des des polémiques dans les dans la crise que nous vivons actuellement. D'abord vous dire vous dire que l'histoire du maintien de l'ordre de notre pays est jalonnée d'incidents graves qui ont donné lieu à la mise en œuvre de Rétex et qui ont fait que notre doctrine n'a eu de cesse d'évoluer. Et c'est bien ce que nous allons faire. Le premier ministre l'a annoncé, nous allons évidemment réfléchir à plat.

Nous associerons évidemment la représentation nationale dont évidemment le groupe de la droite républicaine à cette réflexion et il y aura bien, je peux vous le dire, un avant et un après évidemment. On assistait à des scènes samedi qui étaient totalement inédites. Il faut avoir aussi l'humilité de le reconnaître partout sur tous les bancs. C'était totalement inédit l'arrivée d'autant de pilleurs de casseurs aussi dispersés et une organisation de l'ultra gauche et l'extrême gauche comme l'a dit le premier ministre qui ne correspondait pas à leur pratique habituelle qui consiste à faire dégénérer des cortèges.

Alors oui, il y aura évidemment une évolution de notre doctrine de maintien de l'ordre qui n'est pas que du maintien de l'ordre. Quand il y a ce qu'on les scènes à laquelle on a assisté samedi, on bascule dans les meutes, dans la violence urbaine et c'est une autre réponse policière évidemment qu'il faut apporter sur les sur les textes sur l'évolution des textes. Je crois que le Premier ministre a été assez clair. Il n'a pas exclu par principe l'état d'urgence. Les conditions actuellement ne sont pas réunies. Pour autant, cela n'empêche pas de mettre en place des mesures de police administrative qui visent à préserver l'ordre public.

Tel est le cas des mesures de de couvre-feu bien évidemment. Tel est le cas à chaque fois qu'il y a un risque de trouble à l'ordre public des mesures d'interdiction, de rassemblement, de manifestation, de regroupement en certains lieux. Et donc évidemment nous allons poursuivre en ce sens. Et puis il y a le texte que vous avez cité, la loi casseur payeur qui sera discutée qui sera que je présenterai le 27 octobre au Sénat et qui vise effectivement à créer une responsabilité solidaire au sein d'un groupe.

Celui qui participe à un attroupement peut-être responsable civilement des dommages qui ont été causés et nous pourrons aller chercher ces rétributions sur les allocations, notamment les appels et les allocations familiales et nous mènerons ce texte au bout. Merci beaucoup monsieur le ministre. La parole est à présent. Monsieur Michel Taverne pour le Rassemblement national.

50:24
Non speech

[applaudissements]

50:25
Locuteur

Merci madame la présidente. Ma question s'adresse au ministre de l'intérieur. Quel désastre ! Les images de ce weekend sont insupportables. Le macronisme aura transformé la France en champ de ruine. Les gouvernements successifs de gauche comme de droite depuis plus de 30 ans, ont fait preuve de passivité, de déconnexion, de complaisance et ont alimenté le laxisme autoritaire, judiciaire et migratoire. Votre bilan au bout de 10 ans sera un naufrage. À nouveau, au nom du groupe Rassemblement national et de Marine Le Pen, je voudrais avoir une pensée pour nos policiers, nos gendarmes et nos pompiers qui ont fait preuve d'un professionnalisme et d'un discernement exemplaire.

Ils ont tenu et ont permis à la France de rester debout face aux sauvages, aux casseurs et aux pilleurs qui s'en sont pris aux plus fragiles et à ceux qui travaillent. Tout cela avec la complicité de l'extrême gauche et notamment de la France insoumise qui souffle sur les braises et légitime la violence mais qui est présent dans cet hémicycle grâce à des violences contre nature avec les macronistes lors des élections législatives de juin 2024. Monsieur le ministre, les défaillances de votre ministère et votre manque d'anticipation ont eu des conséquences dramatiques pour la France.

Un dispositif sous-dimensionné, des moyens de défense limité pour nos policiers et nos gendarmes notamment à manque de munition les engins lanceur d'eau déployé bien tard tout comme les 100ant la gendarmerie et les UPR des CRS. Les instructions quant à ell n'ont pas été données, voire elles ont été contradictoires. Vous ne maîtrisez plus rien. Concernant les services de renseignement qui se sont loupés, quelles en sont les raisons ? Qu'est-ce qu'il n'a pas fonctionné ? Les moyens loués sont-ils à la hauteur ? Les policiers du renseignement ne doivent pas être le bouquet émissaire de votre incompétence. Je reprends les propos du Premier ministre. On a merdé. Oui.

Et ça fait trop longtemps que ça dure. Donc, monsieur le ministre, à part demander pardon à nos compatriotes, quand allez-vous appliquer les propositions de longue date de Marine Le Pen et Jordin Bardella partagé par une grande majorité de Français. Rétablir l'ordre, faire payer les casseurs et rendre une justice ferme au nom du peuple français. Je vous remercie. [acclamation] Merci beaucoup monsieur le député. La parole est à monsieur Laurent Nunz, ministre de l'intérieur. Madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, monsieur le député Michel Taverne, je je je crois que nous n'avons pas le même niveau d'information sur ce qui s'est passé samedi.

D'abord sur le déploiement des forces. Certes, certes, il y a eu une petite erreur d'anticipation, ça si on vous le concède, 550000 2200 qui étaient prévus certes, monsieur le député, mais ça n'autorise pas non plus à raconter n'importe quoi. Toutes les forces mobiles disponibles du pays Toutes les forces mobiles disponibles du pays ont été déployées. Non, vous faites Non, mais je peux je et on l'établira devant la commission d'enquête. 75 forces mobiles qui étaient développées sur l'événement. 75, c'est x 3 par rapport au weekend précédent. Donc elles ont été déployées. Il n'y a pas eu d'instruction contraire.

Mes instructions, elles ont toujours été claires, c'est d'impacter et d'aller empêcher les casseurs de sévir. Évidemment, le nombre et la dispersion a fait que ça n'a pas été possible en certains endroits, dans certaines villes. Évidemment, concernant le manque de munition, il y a pas eu de manque de munition, vous le savez très bien, depuis les affaires depuis les depuis les émeutes de juillet 2023 et monsieur Darmanin l'avait à l'époque ministre de l'intérieur l'avait demandé, nous avons réapprovisionné les stocks et il n'y a pas eu de problème. Il y a pu avoir ponctuellement sur certains sites des problèmes d'acheminement parce qu'il y avait des casseurs et des pilleurs.

Les instructions étaient claires, la fermeté était là et l'armement intermédiaire est complètement utilisé. Monsieur le député, l'armement intermédiaire, il est complètement utilisé. Je je crois, monsieur le député, sur ces sujets, vous qui avez aussi beaucoup d'expérience comme moi de ces questions, vous savez aussi que l' public et la sécurité publique, c'est aussi beaucoup d'humilité. C'est aussi beaucoup d'humilité. Moi, j'en ai beaucoup. Regardez ce qui se passe en Italie. Le Premier ministre l'a dit. Et donc il faut avoir beaucoup d'humilité sur ces sujets. Beaucoup d'humilité. Merci beaucoup monsieur le ministre. Monsieur le député.

Monsieur le ministre, ça fait trop longtemps que vous avancez les yeux bandés avec une auréolte sur la tête. Donc il faut rétablir l'ordre pour les Français, pour la sécurité des Français et de ce que nous ferons avec Marine Le Pen, nous incarnerons la Renaissance de la France. Merci beaucoup monsieur ministre.

54:39
Non speech

[applaudissements]

54:46
Locuteur

Allez, s'il vous plaît, monsieur le ministre, monsieur le monsieur le député Michael Taverne, ne doutez pas une seule seconde de ma détermination comme vous dites à maintenir l'ordre et à rébuler l'ordre. N'en doutez pas une seule seconde et moi je suis là maintenant aujourd'hui et c'est maintenant que ça se passe. Merci beaucoup monsieur le ministre. La parole est à présent à monsieur Christophe Njelen, président du groupe liberté indépendant entre ma et territoire. Merci madame la présente. Monsieur le premier ministre, ce qui s'est passé dans de nombreuses villes de France ce weekend est intolérable. Passer la colère et la honte d'avoir vu notre pays ainsi maltraité.

Et après avoir condamné avec sévérité ces casseurs que rien n'excuse, vient le moment des constats. Et le constat est clair. Malheureusement l'État a failli en ne protégeant pas notre République et ce symbole que représentent nos mairies. En ne en ne protégeant pas nos commerçants, artisans, représentants de terrains du monde économique qui ont vu leur travail d'une vie brisée en quelques heures. en laissant nos policiers gendarmes sapeurs pompiers en sous-effectif et en les mettant en danger.

Et j'ai une pensée pour eux en laissant des casseurs et des pilleurs occulter le message des citoyens qui exercent leur droit constitutionnel de manifester notamment pour défendre leur pouvoir d'achat mais aussi pour demander des réponses aux préoccupations de notre jeunesse. Sans polémique politicienne, monsieur le Premier ministre, mes questions sont simples. Comment expliquez-vous cette erreur d'appréciation du danger et cette incapacité à anticiper les débordements ? Combien d'escadrons de gendarmerie mobiles et de compagnie de CRS étaient mobilisés ? Où étaient les VBRG, les CentOR et les canons à eau ?

Comment envisagez-vous les prochaines manifestations afin de garantir la sécurité de tous et d'éviter que de telles scènes se reproduisent ? Pour les commerçants, de combien sera le fond de compensation ? l'étalement des recettes fiscales ou des n'est pas suffisante. Enfin, qui va payer les dégâts ? Car Infiné, monsieur le premier ministre, ce qu'on constate, c'est que que ce soit les arbitrages budgétaires comme dans les conséquences des manifestations, ce sont toujours les mêmes qui payent les habitants, les commerçants, les artisans déjà très durement éprouvés. Merci beaucoup monsieur le président. La parole est à monsieur le premier ministre.

Merci madame la présidente, monsieur député, monsieur le président Négelen sur la dernière partie de votre question. Je crois comprendre donc que vous soutiendrez le projet de loi du gouvernement casseur payeur. Il arrive tard, c'est vrai, ça fait pratiquement 20 ans qu'on en parle. chaque gouvernement pourrait y revenir. Non, la responsabilité civile existe déjà dans la loi, pas celle que nous proposons.

Et donc le Sénat s'empar de ce texte et cela nous permettra justement d'avoir des outils nouveaux qui fera en sorte de basculer non seulement la réponse pénale, à la réponse civile et de faire en sorte que le contribuable ne soit pas à chaque fois sollicité pour justement rembourser, réparer ce qui a été cassé. Donc comme une actualité chasse l'autre, je tiens donc pour acquis que le texte Casseur Payer est une priorité pour l'ordre du jour de l'Assemblée nationale dans les décisions que nous aurons à prendre dans les temps qui viendront. Deuxième des choses, il est faux de dire que il y avait une large sous-mobilisation des forces de l'ordre.

Je l'ai dit tout à l'heure, il y a un arbitrage qui a été pris, mais faut l'assumer ou non, mais faut pas non plus avoir un double discours avec notamment les syndicats de police. Il est vrai que le ministre de l'intérieur a rappelé les congés du weekend, n'a pas rappelé les congés de la Toussin pour un certain nombre de policiers, de gendarmes qui avaient été largement surmobilisés pendant près de 3 semaines dans l'hexagone enemire. J'aimerais qu'on soit désormais plus précis. reprochez-nous de ne pas les avoir rappelés de vacances, ça serait plus clair.

Mais puisqu'il va falloir quand même aller jusqu'au bout de cette commission d'enquête, va falloir aussi quand même qu'on se dise un certain nombre de vérités. Troisème des choses, et je dis pas que vous l'avez pas dit, mais j'en profite pour aller plus loin que les réponses précédentes que j'ai pu donner à vos collègues présidents de groupe. Ça va s'en dire. On ne peut pas faire comme si le diagnostic sur l'état de la menace, la radicalité de la menace est un trouble classique à l'ordre public.

Le seul fait que le parquet national antiterroriste se pose en situation d'observateur, vous avez parlé de la mairie de Limoge, le seul fait que la SDAT, le service de police compétent en matière terroriste ce soit saisi. Le seul fait que le premier individu interpellé soit fiché S. Je m'arrête là. Ça sera même le procureur de Limoge et au procureur national antiterrorisme de de communiquer. Mais j'ai l'impression que une partie de la classe politique là fait comme si il ne se passait pas quelque chose de nouveau dans l'état de la menace. Si c'était qu'un problème de stock de grenade lacrymogène, malheureusement ça serait simple à régler.

Et d'ailleurs, c'est plus compliqué que ça et on aura l'occasion d'y revenir. N'z pas dit ça, mais j'en profite à travers vous. Je parle aux françaises, aux français représentation nationale président Néelen. Mais je vous invite avec votre groupe et avec l'ensemble de la représentation nationale ici à s'emparer avec beaucoup de lucidité de cette menace que porte l'ultra gauche et l'extrême gauche radicale qui est désormais dans un agenda de mobilisation et de déstabilisation de nos institutions. Pourquoi la préfecture et la mairie à Limoge ont été ciblés ? Je crois que le symbole est clair. C'est pas pour améliorer les fins de mois, c'est pas pour réformer parcours sup.

Donc on est loin de toutes les revendications que le terrain politique ou la démocratie sociale peut nous suggérer par ailleurs. Donc je pense que maintenant il faut qu'on fasse preuve de clarté. Clarté y compris dans l'état de la menace. Il est arrivé jadis que des groupuscules d'extrême droite fassent des attentats passent à l'acte. Régulièrement nos services sont mobilisés pour se faire. On voit bien qu'on a une mutation dans les violences et dans un dans un agenda de violence que porte l'ultra gauche dans lequel je sens qu'il y a parfois indénis coupable ou une forme de naïveté qui s'installe dans ce phénomène qui malheureusement va durer.

Merci monsieur le premier ministre, monsieur le député, monsieur le président de groupe. Merci. Merci madame la présidente. Sur un certain nombre de questions que vous avez posé, ce sera la commission d'enquête parlementaire qui a été décidée en conférence des présidents à l'Assemblée nationale d'éclairer la représentation nationale. Mais néanmoins, on a besoin d'avoir la certitude que cela ne se reproduira pas et que nos acteurs économiques vont être indemnisés. Merci beaucoup monsieur le président de groupe. La parole est à présent à madame Carbidi pour le groupe GDR.

1:01:30
Non speech

[applaudissements]

1:01:32
Locuteur

Merci madame la présidente, monsieur le premier ministre, partout en France hexagonale et en Outre Mè, nous avons assisté samedi dernier à des scènes d'une violence inouie. Vitrines cassées, commerce pillés, bâtiments publics incendiés. Ces violences, nous les condamnons avec force, mais nous disons aussi qu'elles auraient pu être évitées et que votre gouvernement a sa part de responsabilité. Depuis des semaines, vous déployez des moyens policiers disproportionnés pour faire terre les lycéens. Vous utilisez des armes de guerre contre les enfants. On compte plus de 7000 arrestations et des mineurs mutilés.

Jamais notre pays n'a connu pareille répression contre des enfants qui manifestent pour leur avenir. Mais samedi, alors que nous attendions tous à une manifestation d'ampleur, vous avez fait le choix d'un dispositif policier insuffisant, mal déployé, incapable de protéger les personnes venues manifester paisiblement et les commerces. Pire encore, en plusieurs endroits, les forces de l'ordre ont semé la panique en assçant et en gazant des cortèges manifestants sans défense alors que quelques rues plus loin, les commerçants étaient seuls à défendre leur vitrine et leur gan.

Les images de chaos qui depuis ce weekend défilent sur nos écrans de télévision sont les résultats des choix de votre gouvernement. Alors pour vous défiler et vous accuser les mouvements d'ultragauche allant jusqu'à demander à vos services de renseignement de mentir pour servir votre discours rance contre la France insoumise. Quand la violence et les manipulations ne suffisent plus, vous vous immissez dans le pouvoir judiciaire et vous interdisez les manifestations. Ce samedi 17 octobre marque un tournant pour votre gouvernement, celui d'une faillite politique et morale, celui d'une dérive illibérale.

Et il marque aussi l'échec d'une tentative désespérée pour invisibiliser ceux qui malgré toutes vos attaques, se tiennent encore debout et continuent de créer leur colère et leur revendication légitime. Les lycéens, les étudiants, les retraités, les pompiers, les familles, les commerçants réclament la fin de parcours sup. Plus de professeurs, plus de moyens, la baisse des prix à la pompe et le droit de vivre dignement ici comme enremè. Vous ne les oppresserez pas, vous ne les opposerez pas, vous ne les ferez pas terre. Avec eux, nous sommes solidaires. Je n'ai qu'une question. Quand allez-vous enfin les écouter ? Merci madame la députée.

1:03:43
Non speech

[applaudissements]

1:03:44
Locuteur

La parole est à monsieur Laurent Nunz, ministre de l'intérieur. Merci beaucoup madame la présidente. Mesdames et messieurs, mesdames et messieurs les députés, madame la députée, je je je vais je vais vous redire les choses assez simplement. Vous avez évoqué la façon dont les manifestations étaient gérées. Vous semblez indiquer que si les choses se passent mal, c'est la faute du gouvernement des forces de sécurité intérieure et du ministre de l'intérieur qui y dirige. Je veux vous redire très clairement que quand les choses se passent bien, il n'y a pas d'intervention des forces de sécurité intérieure. que les choses soient claires.

Vous laissez toujours à penser, toujours laisser à penser que finalement on utilise la force pour réprimer une expression légitime. C'est ça ce qui est mais assumez de le dire aussi clairement que cela, ça n'est pas vrai. Nous encadrons les les manifestations. Samedi 17 octobre, partout où des cortèges ont eu lieu, partout où il y avait des services d'ordre, ils se sont déroulés normalement et il y a 550000 personnes qui ont défilé normalement dans ce pays.

Après, il y a eu il y a eu des personnes qui sont venues pour les faire dégénérer, notamment des militants de l'ultra gauche, de l'extrême gauche qui ne cherchaient pas à défiler, à revendiquer, qui cherchaient à s'en prendre au bâtiment public. Mais c'est une réalité. C'est une réalité. Les mairies ont été attaquées. Les commissariat, quel était l'intérêt d'attaquer le commissariat de Nor à Marseille pour revendiquer quelque chose ? Quel est l'intérêt d'aller incendier la mairie de Limoche quand on revendique ? Il y a pas d'intérêt à le faire. Le seul intérêt, c'est un intérêt insurrectionnel. C'est tout. C'est tout.

Par contre, quand il y a des manifestations classiques, elles se déroulent normalement et c'était le cas à Paris. C'était le cas à Paris et c'était le cas partout sur le territoire national. En revanche, en revanche, quand il y a des fauteurs de troubles qui s'en prennent aux forces de sécurité, qui s'en prennent au commerce, il est légitime qu'il soit donné la force et vous ne pouvez pas dire que cette force est donnée contre une libre expression. Moi, je suis le garant de cette libre expression et je suis très fier que les forces de sécurité intérieure la garantissent comme je suis très fier quand elles s'engagent comme elles ont fait pour éviter qu'il y ait des débordements.

Merci beaucoup monsieur le ministre. La parole est à présent à madame Doride Dorine Bregman pour le groupe socialiste. [applaudissements] Merci madame la présidente. Ma question s'adresse à monsieur le premier ministre. Je voudrais rappeler que nous soutenons les revendications légitimes des lycéens et du mouvement social. Mais dans toute la France, de Marseille à Paris, nos commerçants ont été durement frappés par les violences et les pillages des 17 et 18 octobre. Ma circonscription a été particulièrement touchée. J'y ai moi-même été adjointe au commerce pendant 6 ans et depuis samedi, j'en fais le terrible constat rue après rue aux côté de nos commerçants.

Boulevard Voltaire, rue Vieille du Temple, rue Jean-Pierre Timbau, rue du Faubourg Saint-Antoine, boulevard Beaumarchet. J'ai vu des vitrines brisées, des commerces sacagés, des années de travail réduites à néant. Derrière chaque vitrine détruite, il y a un commerçant, il y a un lieu de travail, des salariés à payer, des familles à nourrir et des années d'efforts. Nos commerçants sont des habitants. Il y a des habitants solidaires de leur commerce de proximité. Nous avons une vive pensée pour eux, pour leurs salariés, pour nos agents municipaux qui partout en France sont en première ligne et font tenir nos villes.

[applaudissements] Ces commerçants ce weekend, vous les avez complètement abandonnés. Pendant des heures, des rues ont été laissées sans protection. Vous avez permis que des commerces soient pillés, que des lieux de travail soient détruits, que des femmes et des hommes qui font vivre nos quartiers ne sachent même pas s'ils pourront rouvrir leur magasins. Depuis, ils essayent de nettoyer, de les sécuriser, de constater les dégâts et d'envisager la suite. Quelle suite ? La suite, ce serait que l'État soit enfin à leur côté. Alors que certains commerçants viennent à dire qu'ils devront eux-mêmes défendre leur commerce, nous sommes arrivés à un moment de vérité.

L'État doit protéger, réparer et permettre de reprendre l'activité. C'est une question d'état de droit. Le désordre ne peut pas devenir la seule réponse au risque de nourrir ceux qui prospèrent sur la peur. Monsieur le Premier ministre et les commerçants victimes des 17 et 18 octobre ne peuvent pas entendre 2027. Depuis 10 ans, vos gouvernements successifs court après les urgentes après les urgences. Par la faillite de votre gouvernement ce weekend, par vos promesses non tenues, les commerçants n'auront pas le temps de se relever avant les fêtes de fin d'année. Comment sommes-nous arriver là, monsieur le Premier ministre ? Pourquoi avez-vous laissé nos commerçants dans un tel abandon ?

Nous voulons des solutions claires et des engagements. Merci. Merci beaucoup madame la députée. La parole est à monsieur Serge Papin, ministre en charge des commerces et des petites et moyen entreprise. Merci madame la présidente, mesdames messieurs les députés. Madame la député, écoutez, je suis un commerçant et euh j'ai vraiment le ressenti de ce que surtout un commerce des commerçants indépendants qui au-delà des produits pour lesquels ils ont subi des exactions ou des pillages, c'est aussi leur patrimoine personnel qui est en jeu. Et donc évidemment moi depuis tout ce weekend, j'organise le soutien de l'État en tant que ministre de tutelle aux commerçants.

Alors, qu'est-ce que nous allons faire ? Le premier ministre et le ministre de l'intérieur évidemment en nous ont parlé à plusieurs reprises. C'est d'abord l'ordre, le retour à l'ordre qui est la priorité absolue. Ensuite, on a une batterie de de solution qui est à leur disposition tout de suite. Le chômage partiel à 100 %, le Premier ministre l'a dit, le report de charge fiscal et social, ils peuvent le demander aussi des aides à la trésorerie immédiate notamment avec le préatau zéro de la de la BPI et puis la création d'un fond de soutien aux entreprises pour les les entreprises de moins de 50 salariés.

Nous sommes en train euh d'y travailler et euh nous aurons les paramètres, nous y travaillons d'ailleurs avec eux, avec leurs représentants, avec notamment euh la CCI et nous allons dresser cet après-midi, il y a une réunion, les paramètres pour que ce fond de soutien euh aille très vite à leur soit mis très vite à leur disposition. les régions aussi s'impliquent, certaines d'entre elles euh ont mis à disposition des fonds. Donc voilà, un certain nombre de de choses qui ont été euh qui vont être proposées.

Et je veux dire aussi que euh les pilleurs, on va les tracer parce que j'ai vu aussi hier les plateformes parce que vous savez qu'il y a des produits qui sont qui ont été pillés et qui sont mises tout de suite sur les plateformes. Donc j'ai convoqué cette plateforme en leur disant c'est du REL et donc on va tracer. Elles vont collaborer aussi parce que les il faut que ça soit là aussi ce les les casseurs qui soient les pill. Merci beaucoup. La parole est à présent madame Anne Jeunet pour le groupe ensemble pour la République. Merci madame la présidente. Monsieur le premier ministre depuis plusieurs semaines des milliers de lycéens et d'étudiants se mobilisent.

Nous vous avions déjà d'ailleurs interpellé sur le sujet, c'était le 6 octobre dernier. Leur inquiétude mérite des réponses. Leur colère mérite d'être entendue. Les violences, les pillages et les dégradations de ce weekend sont cependant inacceptables. Les casseurs ne doivent pas confisquer la parole d'une jeunesse qui s'inquiète légitimement pour son avenir. Les questions posées par cette jeunesse sont essentielles. Pourra-t-elle choisir son orientation, obtenir un diplôme qui ouvre des perspectives, trouver sa place dans notre société ? Depuis 2017, nous avons agi dédoublement des classes, revalorisation des enseignants, réforme du lycée professionnel, développement de l'apprentissage.

Nous avons engagé des transformations majeures, mais nous savons aussi qu'il reste beaucoup à faire. Trop de professeurs non remplacés, trop d'orientation subie, trop de pression liée au contrôle continu et trop de conditions de travail indigne. Notre groupe porte avec Gabriel Atal un pacte pour la jeunesse fondé sur l'exigence. Redonner tout son sens à nos diplômes. Davantage des preuves terminales, des formations supérieures plus courtes des plus proches des métiers qui recrutent. La garantie d'un emploi, d'une alternance ou d'une poursuite d'étude pour chaque lycéen.

Une école exigeante, une orientation choisie et mieux accompagnée, des qualifications reconnues des droits et des devoirs, arrêter d'offrir à notre jeunesse des espoirs qui n'existent pas. Nous demandons des actes. Reconsidérer les suppressions de postes prévus au budget 2027, améliorer les remplacements et alléger la pression du contrôle continu. Et face à ceux qui réclament la suppression de parcours sub, rappelons une évidence. Supprimer une plateforme, ne créer ni place dans les formations ni débouché professionnels. La jeunesse française mérite mieux qu'une bataille de slogan. Elle mérite une bataille pour son avenir.

Monsieur le Premier ministre, quelle décision concrète votre gouvernement prendra-t-il dès le budget 2027 pour répondre à cette ambition ? Je vous remercie. Merci beaucoup madame la députée. La parole est à Édouard Gef, ministre de l'éducation nationale. Madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, madame la députée Jeunet, vous avez raison, notre jeunesse mérite mieux que des batailles de slogans. Alors, première chose peut-être, regardons objectivement les faits entre 2017 et 2027. Si on prend juste le PLF tel qui vous a été proposé, tel qui sera évidemment amendé, le budget de l'éducation nationale a augmenté 32 % avec 900000 élèves de moins.

On peut pas tout à fait oublier ça. À la rentrée prochaine, dans le premier degré, nous aurons pour la première fois et là encore à PLF pour l'instant changé un nombre d'élèves par classe inférieur à celui de la moyenne de l' CDE. Je crois que c'est un objectif qui était régulièrement invoqué sur tous les bancs depuis de nombreuses années. Dans le second degré, je me permets de signaler que nous avons une stabilité, une légère progression du taux d'encadrement des élèves, moins importante que 1 premier degré les vrais.

Et par ailleurs, il y a une chose que tout le monde ignore, c'est que la dépense publique pour le lycéen français, la dépense publique moyenne est supérieure de 28 % à celle de l'OCDE. Non, mais c'est important de rappeler les choses telles qu'elles sont. Alors dans ce contexte, oui, évidemment, il faut répondre aux revendications des lycéens. Si si, c'est vrai. On a commencé d'abord à le faire avec le remplacement. S'il vous plaît, excusez-moi, ça vous dérange si je termine et puis on se reparle après, hein, on se donne rendez-vous. Donc pour le remplacement, nous avons d'ors et déjà attaqué le sujet. Comme vous le savez, nous avons 114 lycées rouges il y a 15 jours.

Nous avons quasiment plus pour la rentrée de des vacances de la Toussin. Mais il y a évidemment d'autres enjeux sur le nombre d'élèves par classe au lycée, sur le ranation scolaire, sur le bâti, sur parcours supériorité, sur la procédure globale d'orientation et de poursuite d'étude. Sur tous ces sujets-là, nous avons notre plateforme qui ferme vendredi 23 à minuit.

Nous allons traiter l'intégralité de ce que nous n'avons pas eu le temps de traiter d'ici là pendant le weekend et en début de semaine prochaine comme le premier ministre l'a dit, nous annoncerons des décisions qui seront claires, qui seront fermes et qui seront mesurables en terme d'engagement et qui se traduiront par des gouvernement dans le cadre du projet de finance 2027. Jo, merci beaucoup monsieur le ministre. La parole est à présent monsieur Boris Tavernier pour le groupe écologiste et social. Madame la présidente, monsieur le premier ministre, je suis député de Lyon et samedi dernier, la violence s'est abattue sur ma ville.

Des manifestants ont été brutalisés, l'office du tourisme a été incendié. De trop nombreux commerces ont été saccagés. Pendant 10 ans, j'ai été commerçant. Plusieurs fois, ma vitrine a été brisée par des manifes qui dérapent. C'est pire aujourd'hui et je n'ose imaginer leur douleur. Monsieur le Premier ministre, face au pillage, vous avez failli à votre mission de protection. La violence est abattue sur ma ville. Cette violence, je la condamne sans réserve. Mais cette violence, vous n'avez pas su la prévenir. Au contraire, depuis 10 ans, le macronisme attise la violence en méprisant les voies pacifiques et démocratiques d'expression. Les manifestations, elles sont ignorées.

Des millions de personnes dans la rue contre la réforme des retraites. Résultat un 493. Les consultations, elles ne sont jamais écoutées. Les cahiers de doléance après les gilets jaunes, ils n'ont même pas été publiés. Les pétitions, elles sont balayées. Les élections, elles sont déconsidérées. En 2024, la gauche arrive en tête. Le président l'ignore et ne fait aucune inflexion.

1:15:58
Non speech

[applaudissements]

1:15:58
Locuteur

En 10 ans, sur aucune réforme de case sociale, le gouvernement n'aura reculé. Il aura parié sur la division, l'essoufflement, la répression, le passage en force. Tout cela laisse des traces, brutalise. En délégitimant les voix pacifiques d'expression, vous légitimez une autre voix, la pire de toutes, celle de la violence. C'est grave. On en mesure aujourd'hui les conséquences. Samedi, un garçon de 17 ans a perdu sa main. Une fille du même âge a perdu son œil. Depuis au moins 10 ans, la police est utilisée comme principale réponse à la colère sociale. Cela met en danger les policiers et les personnes qui défendent leurs droits.

Depuis samedi, loin de l'apaisement, j'observe un glissement dangereux. Le président du Sénat juge légitime la question de l'interdiction de LI. À Lyon sur une presquile encore meurtrie, des néofascistes ont défilé hier soir.

1:16:47
Non speech

[applaudissements]

1:16:48
Locuteur

Alors, monsieur le ministre, j'aime mon pays. Je refuse de le voir s'enfoncer dans cette violence, mais le Cann se décrète pas avec toujours plus de sécuritaire. Il se construit à partir des revendications. Allez-vous répondre aux demandes des lycéens et allez-vous mettre à l'ordre du jour un projet de loi d'urgence contre la vie chère ? Merci monsieur le député.

1:17:05
Non speech

[applaudissements]

1:17:06
Locuteur

La parole est à monsieur Laurent Lunez, ministre de l'intérieur.

1:17:10
Non speech

[applaudissements]

1:17:16
Locuteur

Madame la présidente, mesdames et messieurs les les députés, monsieur le député Boris Tavernier. Je ne répondrai pas évidemment à toutes les question, mais au moins au moins je me permettrai de répondre sur la partie qui concerne ce que vous qualifiez de violence, de répression policière et puis je répondrai sur ce que vous avez évoqué sur une manifestation hier de néofaschiste à Lyon. Sur le premier point. D'abord vous dire, monsieur le député, je ne peux vraiment et d'ailleurs c'est vrai pour d'autres membres de la représentation nationale de ce côté-ci que vous invitez peut-être à vous rendre sur un service d'ordre lors d'une manifestation par exemple à Lyon.

Que vous compreniez à quel moment que vous compreniez à quel moment le préfet du Ronde décide d'engager la force. Il s'agit pas de réprimer, il s'agit d'éviter des exactions. Alors, vous avez raison, lundi 17 octobre, il y a eu beaucoup d'exactions. Je le regrette et nous aurons bien évidemment à nous expliquer là-dessus, mais vous ne pouvez pas dire que la seule réponse qui est la nôtre est une réponse policière. Ça n'est pas que ça. C'est ça pour contenir contenir des exactions.

Alors sur la manifestation d'hier, sur la manifestation d'hier soir, effectivement hier se tenait un rassemblement un rassemblement organisé par la société civile pour soutenir les commerçants, condamner les casseurs, condamner les pilleurs. Il s'est trouvé qu'au moment de sa la dispersion, il a été constaté que effectivement 200 militants d'ultradroite s'était introduit dans cette manifestation et sont partis en cortège. Ça a duré de temps. Ça a duré de temps. Le préfet le préfet du Rô a réagi vigoureusement. Je m'en suis entretenu avec lui il y a quelques heures seulement et il engagera une action judiciaire. il saisira la justice.

Il fera un article 40 justement pour condamner, dénoncer et réprimer ce qui a été cette manifestation nausé à bon dans les rues de Lyon. Merci beaucoup monsieur le ministre. La parole est à madame Mathilde Panot, présidente du groupe La France insoumise. [applaudissements] Monsieur le Premier ministre, disons que vous êtes au pouvoir et vous osez prétendre que vous n'êtes jamais responsable de rien. Votre incapacité à garantir le droit de manifester, c'est la faute de la France insoumise. Votre incompétence totale qui a provoqué le désastre, encore la France insoumise. Votre politique brutale qui pousse contre vous des centaines de milliers de manifestants pacifiques qui n'en peuvent plus.

Toujours la France insoumise et pourtant c'est vous qui gouvernez. Vous nous désignez responsable des problèmes que vous avez vous-même créé pour vous des donner de votre bilan catastrophique. Consacrer l'opposition comme toutepuissante pour mieux la brutaliser. C'est la stratégie des régimes autoritaires. Les plus dangereux d'entre vous rêvent déjà de nous interdire. Peu importe que nous réprouvions la violence dans les manifestations, peu importe que notre candidat Jean-Luc Mélenchon l'it répété 10 fois depuis le début du mouvement, nous accuser vous épargne de tirer les conséquences politiques du moment que notre pays traverse. À présent, vous franchissez un seuil inadmissible.

Parole de commissaire dans Media Part, je cite, il y a des choses indicibles quand on nous demande texta d'écrire que c'est LFI qui est derrière le mouvement alors que c'est objectivement faux de la vie générale des renseignements territoriaux. Forcément, on a des décisions politiques. Vous en êtes réduit à faire mentir une administration. Monsieur le Premier ministre, si vous souhaitez tant nous prêter tous les pouvoirs, il fallait accepter le résultat des urnes lors des dernières législatives. Voilà ce que nous ferions à votre place. Accéder aux revendications politiques, car c'est le seul moyen de répondre à une mobilisation.

Vous allez jusqu'à tenter des mises en scène grossière d'arrestation de parlementaires insoumis. Hier de Rima Hassan à l'aéroport, aujourd'hui de Raphaël Arnaud sur le quai d'une gare. Votre propagande politicienne est en train de s'effondrer. Monsieur le Premier ministre, vous êtes dangereux pour la démocratie. [acclamation] Vous ne gouvernez pas. Vous vous contentez de durer quand on a plus rien à dire au pays. Quand il ne vous reste que la répression, c'est le signe qu'il faut partir. [applaudissements] Merci madame la présidente. Panle est à monsieur le premier ministre. Merci beaucoup madame la présidente de l'Assemblée nationale.

Mesdames et messieurs les députés, madame la présidente panneau, il vous reste 2 secondes. Condamnez-vous l'incendie de la mairie de Limoge dont ce matin un premier suspect a été interpellé et appartenant à l'ultra gauche. [acclamation] Madame la présidente, vous n'avez pas eu un mot pour le jeune qui a perdu une main à Saint-Étienne, pas un mot pour la jeune qui a perdu un œil à Mououse. Pas un Merci madame la présidente. Monsieur le Premier ministre. Madame la présidente, [applaudissements] monsieur le premier ministre, c'est le moment, comme je vous le disais, de la grande clarification.

Toujours la même rhtorique, celle qui consiste à semer le chaos et ensuite à se victimiser par le mensonge ou l'anathème. La manière dont vous avez instrumentalisé avec les membres de la France insoumise cet article de Méia Part qui fait état d'un off d'un commissaire de police anonyme est absolument scandaleuse. Il n'y a pas de renseignement politique en France. La force de police ne travaille pas sur les oppositions. Mais comme à chaque fois, vous êtes obligé de mentir et de vous voter dans les grands outrages pour justement créer [acclamation] le désordre.

Et maintenant, vous allez pour éluder la responsabilité d'un certain nombre de vos proches ou de vos membres jusqu'à jeter l'anathème sur la justice comme Jean-Luc Mélenchon vient de le faire à l'instant sur Twitter dans la réquisition du parquet contre Rima Hassan pour apologie du terrorisme. Rien que cela, madame la présidente Panu, je ne cherche pas à vous interdire. Personnellement, je veux vous combattre politiquement dans les urnes, dans le cadre d'un exercice démocratique comme je le fais à chaque fois avec vous. Je ne m'abrite pas derrière le service de l'État. Je vous réponds à chaque fois droit dans les yeux pour une simple et bonne raison, c'est que nous n'avons pas peur.

Vous ne nous faites pas peur. Et quand on regarde les différentes déclarations de vos proches, le NPA, monsieur Poutou, son tweet, le gouvernement nous demande de choisir notre camp. Je poursuis. D'accord. Alors pour nous ça sera le camp des manifestants, ça normal, des émediers de la jeunesse révoltée, des opprimés et du désordre. Monsieur Poutou était candidat du NFP aux élections législatives de la clarté, la jeune garde, le député Raphaël Arnaud. Jeune garde dissout par le Conseil d'État pour valorisation de la violence, préparation aux affrontements violents, absence de canonation des violences.

Le député Raphaël Harlot, lui-même condamné définitivement pour violence volontaire en réunion en 2024. Solidaire étudiant dont vous êtes proche. Communiqué de presse du 18 octobre dernier. Les casses, je cite, sont réfléchies et faites sur des emblèmes du capitalisme. Je continue. Les patrons ne pleureront pas quelques vitrines pendant qu'ils se goinfr notre travail, nous on vient enfin à cheminer le ruissolement. Je cite, écoutez bien, en venant se servir directement à la source appel au pillage. Je crois que le député Aurélien Lecoc a commencé dans cette institution qui est solidaire étudiant.

La réalité de fait, je vous avais dit après la mort tragique de Quentin qu'il fallait faire effectivement le ménage dans vos rangs, dans vos paroles et dans vos idées. La réalité c'est que j'étais bien naïf parce que votre agenda politique d'installer la violence et le chaos dans le pays est bel et bien là. Donc oui, vous avez effectivement choisi votre camp, madame la présidente Panot. C'est le camp de la honte et nous vous combattons. [acclamation] Merci monsieur le premier ministre. Allez. La parole est à monsieur Jordan Guon pour le Rassemblement national.

1:25:42
Non speech

[applaudissements]

1:25:45
Locuteur

Ma question s'adresse à monsieur le ministre des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l'artisanat, du tourisme et du pouvoir d'achat ou de ce qu'il en reste. Je voudrais vous parler de ceux qui ne demandent jamais rien et qui payent toujours tout, de ceux qui travaillent toujours plus et qui ne comptent jamais leurs heures, de ceux qui ne sont jamais assistés et qui ne cassent rien. Cette majorité silencieuse qui fait tenir notre pays debout tandis qu'elle vous regarde le faire mourir. Émilzola aurait pu écrire le ventre du chaos ou encore au bonheur des casseurs tellement le chaos sécuritaire est venu s'ajouter au chaos économique et financier de la France d'Emmanuel Macron.

Alors que nous discutons de votre budget qui augmente les impôts de 18 milliards d'euros pour eux alors que les commerçants ont vu le travail d'une vie pillé et détruit en quelques minutes contre eux. Alors que la France est endettée de 1400 milliards d'euros depuis 9 ans, eux rembourseront alors que nous enregistrons cette année encore des records de failles d'entreprises, eux disparaissent. Vous n'êtes plus qu'un pouvoir minoritaire et démissionnaire. Et non, monsieur le Premier ministre. 3000 commerçants pillés, ce n'est pas une petite erreur. Ces 6 derniers mois de fin de règne deviennent si longs pour tous les Français.

Lors des émeut de 2023, le milliard de dégâts avait déjà été payés totalement par les commerçants et les assureurs. Avec vous, c'est toujours pareil. Tandis que la Nouvelle France de Jean-Luc Mélenchon casse la France des classes moyennes, des retraités, des artisans, des commerçants, des entrepreneurs, elle payera les impôts, les émeutes, les remboursements, les fonds d'urgence. et le chômage partiel. Alors, monsieur le ministre du travail, ma question est simple, qui va payer ? Merci monsieur le député. La parole est à monsieur Serge Patpin, ministre des petites moyennes entreprises du commerce de l'artisanat. Ah, je descend bien.

Euh, merci madame la présidente, mesdames, messieurs les députés, monsieur le député Guiton, écoutez euh moi je suis euh commerçant, je suis leur ministre, leur ministre Oui, oui, mais les deux, les deux. Les deux. Et je suis depuis avec eux, je suis avec eux depuis tout ce weekend. Voilà, on les a réunis, je suis allé les voir et ensemble on a constitué un fond de soutien. J'ai eu l'occasion de m'en exprimer auprès de la la députée Bergman. Et ce fond de soutien, il est il dit aussi que l'État est au rendez-vous parce que c'est pas la première crise qu'on affronte. Là, on a décidé tout de suite d'activer le chômage partiel. Je rappelle qu'on l'a fait pour les incendies aussi en Gironde.

Donc ça dit c'est directement une aide de l'État qui permet aux salariés d'être prise en charge à 100 %. On est en train de créer un fond de soutien les qui va être qui va être exprimé, qui va être communiqué tout à l'heure dans l'ampleur. Et on est on propose différer les charges sociales. La la BPI propose un un prêt à taux zéro. Donc vous dites qu'on ne fait rien là. Vous dites qu'on fait rien. Comment vous pouvez dire Comment vous pouvez dire ça ? Comment vous pouvez dire ça ? On est au rendez-vous pour aider les commerçants. Donc moi, je suis à leur côté, je suis avec eux.

C'est aussi dans cet esprit, comme je disais tout à l'heure, qu'on est allé voir les plateformes pour condamner euh les ventes qui sont faites sur cette plateforme et qui sont euh dont les produits sont issus des pillages. Donc vous voyez, il y a un certain nombre de mesures qui sont là disponibles pour les commerçants. On va les aider à reconstruire et on va les aider à réouvrir. Merci beaucoup, monsieur le ministre. Monsieur le député, monsieur le ministre, vous n'avez pas répondu à ma question. Qui paye pour tous ces fonds que vous créez ? C'est vous les responsables. Vous devez assumer devant les Françaises et les Français.

Moi je vous le dis, c'est encore une fois la France du travail qui va payer votre incompétence. Alors on le dit au français. Rendez-vous en 2027. Merci monsieur le député. Monsieur le ministre. Quelques secondes. Monsieur le ministre. Je vais vous dire une chose, j'accepte pas le mot incompétence parce que venant de vous venant de vous pareil. Merci monsieur le ministre. La séance des questions gouvernement est terminée. est suspendue.