Alexis Corbière : Si [Raphaël Glucksmann] pense que Mélenchon c’est Thatcher, je le laisse dans ses délires"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 50 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:25OuverteRéponse directe
Comment expliquez-vous l'interview de Jean-Luc Mélenchon au journal Libération ?
- 2:18OuverteRéponse partielle
À quoi pourrait ressembler une fédération populaire ?
- 3:25OuverteRéponse directe
Les gauches ne sont pas irréconciliables. Pourquoi les députés de gauche votent-ils ensemble 9 fois sur 10 ?
- 3:41OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez une explication sur les postures des appareils politiques ?
- 6:16OuverteRéponse directe
Avec qui est-ce que vous voulez travailler pour une force programmatique ?
- 6:40OuverteRéponse directe
Pouvez-vous bouger sur la création d'une force programmatique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:47Invité politiqueFait
« Il faut fédérer ce peuple autour d'objectifs précis, pas de tambouilles, pas de questions de cycle, c'est pas le sujet, mais ouverts à tous ceux qui le veulent. »
- 1:53Invité politiqueFait
« Est-ce qu'on rompt avec ces traités ou est-ce qu'on veut faire croire que dans le cadre des traités actuels qui disent des choses très précises, pas d'harmonisation fiscale et sociale, qui imposent des règles budgétaires extrêmement strictes qui empêchent tout investissement public, est-ce qu'on veut faire croire, est-ce qu'on veut mentir ou est-ce qu'on est clair ? »
- 2:58Invité politiqueFait
« Est-ce qu'il faut en finir par exemple avec la 5ème République ? Parce que nous pensons que beaucoup, l'essentiel même des problèmes que nous avons aujourd'hui, c'est un système de monarchie présidentielle qui étouffe toute vie démocratique, distance le citoyen, qui l'infantilise entre deux rendez-vous électoraux, qui concentre énormément de pouvoir. »
- 6:33Invité politiquePromesse
« Notre objectif, tel que je viens de le dire, c'est la fin de la Ve République ou créer les conditions d'un passage à une VIème République ? »
- 7:17Invité politiqueChiffre
« Jean-Luc Mélenchon a rassemblé 7 millions de voix et nous avons une responsabilité particulière. »
- 13:16Invité politiqueFait
« La retraite à point, c'est vous faire les poches. »
- 18:51Invité politiqueFait
« Il veut vous voler une journée fériée. »
- 19:04Invité politiqueFait
« Ils veulent supprimer les 35 heures, c'est-à-dire que le moment de déclenchement des heures supplémentaires sera supprimé. »
- 19:23Invité politiqueFait
« Ce qui est une absurdité parce que la productivité des travailleurs français est excellente. »
- 19:45Invité politiqueFait
« Est-ce que M. Macron, après des mois de mobilisation, après 15 millions dépensés pour un pseudo-débat dont les conclusions sont extrêmement brumeuses, lui il pense que les gens veulent travailler pour gagner moins ? »
- 22:21Invité politiqueFait
« Je n'ai pas de problème à dire que je ne suis pas un homme de consensus. »
- 22:25Invité politiqueFait
« Je suis un homme de conviction, moi et mes amis, évidemment. »
- 22:51Invité politiqueFait
« À partir du moment où vous désobéissez, nous ne respecterons pas les traités actuels. »
- 22:57Invité politiqueFait
« Le caractère d'insoumission de ce que nous portons, nous ne soumettrons pas à ces traités parce que je ne veux pas mentir à mes concitoyens. »
- 23:14Invité politiqueChiffre
« nous sommes 18% du PIB de l'Union européenne. »
- 23:20Invité politiqueFait
« nous trouverons des partenaires pour mener des politiques de solidarité, des politiques de relance, des politiques écologiques, des politiques d'harmonisation fiscale et sociale. »
- 23:32Invité politiqueFait
« Et évidemment, cette Europe doit mourir, si je puis dire, pour donner naissance à autre chose, à une autre forme de solidarité européenne entre les pays. »
- 23:46Invité politiqueFait
« Tous ceux qui vous disent l'inverse, les amis, vous mentent. »
Temps de parole
- Alexis Corbière79 %
- Présentateur12 %
- Présentateur 25 %
- Locuteur non identifié2 %
≈ 0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Ali Badou, le 7-9. Le grand entretien de la matinale avec Alexandra Ben Saïd. Nous recevons le député de Seine-Saint-Denis, porte-parole de la France Insoumise, un compagnon de route, un fidèle parmi les fidèles de Jean-Luc Mélenchon. Bonjour Alexis Corbière.
Bonjour Ali Badou. Dans une dizaine de minutes... Bonjour. J'allais plus vite que la musique.
Bonjour Alexis Corbière. Dans une dizaine de minutes, vous dialoguerez avec les auditeurs d'Inter. Corbière, mais d'abord on aimerait savoir comment vous expliquez, comment vous faites l'exégèse de cette longue interview qu'a donnée Jean-Luc Mélenchon au journal Libération. Une interview où il appelle à l'unité de la gauche et à la création d'une fédération populaire. A quoi ça pourrait ressembler ?
Alors déjà j'invite à lire cette interview qui est longue, qui aborde beaucoup de fujets. Deuxièmement, cher Ali Badou, c'est d'abord une fédération populaire à laquelle nous appelons. Jusque-là on disait fédérer le peuple, qui n'est pas exactement la même chose que l'unité de la gauche telle que vous venez de le dire, qui est un vocabulaire qui ne semble pas correspondre à la période dans le sens où certains l'entendent comme la tâche étant uniquement de rassembler des partis politiques souvent rejetés, responsables de beaucoup d'erreurs, épuisés dans leur dynamique politique. C'est pas ça le sujet.
La question c'est comment aujourd'hui on a un mouvement populaire très important qui prend des formes diverses. Encore aujourd'hui je pense à ces hospitaliers mobilisés, ces enseignants, les gilets jaunes, une grande protestation populaire dans le pays contre l'injustice fiscale, l'injustice sociale. Qu'il y a une distance et une méfiance vis-à-vis des formes politiques traditionnelles auxquelles nous voulons être utiles parce que la question c'est se préparer pour gouverner demain. Préparer l'après Macron. Et là-dessus nous continuons à dire ce que nous avons toujours dit.
Il faut fédérer ce peuple autour d'objectifs précis, pas de tambouilles, pas de questions de cycle, c'est pas le sujet, mais ouverts à tous ceux qui le veulent. Par exemple, d'abord, est-ce qu'on soutient ce mouvement des gilets jaunes ou pas ? Deuxièmement, il y a un débat européen qui arrive. Oui, on en a parlé. Est-ce qu'on rompt avec ces traités ou est-ce qu'on veut faire croire que dans le cadre des traités actuels qui disent des choses très précises, pas d'harmonisation fiscale et sociale, qui imposent des règles budgétaires extrêmement strictes qui empêchent tout investissement public, est-ce qu'on veut faire croire, est-ce qu'on veut mentir ou est-ce qu'on est clair ?
Et à partir de là, tout est possible. Je répète que la question c'est d'abord s'adresser à ces millions de gens mobilisés, à ces millions de gens qui en ont assez et à ces millions de gens surtout qui à l'heure actuelle se disent que l'élection qui vient n'a pas d'enjeu. C'est d'abord à ces abstentionnistes, ce peuple populaire que je veux m'adresser et que nous voulons nous adresser.
Mais alors ça peut ressembler à quoi une fédération populaire ? Ça peut être, si vous gardez cette idée de parti, c'est quoi ? C'est une charte à laquelle tous les partis de gauche pourraient appeler sur certains thèmes précis sur lesquels on ne se dispute pas ?
Mais vous reprenez déjà un vocabulaire. Moi je ne m'adresse pas nécessairement. J'essaie de comprendre. Non mais j'entends bien. Mais ce n'est pas nécessairement une question de parti. Le débat n'est pas d'aller voir des chefs et de perdre du temps avec eux. C'est comment autour d'objectifs communs, nous disons voilà quelles sont les tâches qui viennent. Est-ce que nous sommes d'accord pour le faire ensemble ? Est-ce que nous sommes d'accord pour nous fixer ces objectifs ? A partir de là, ça peut prendre la forme effectivement d'un accord programmatique. Parce que d'abord c'est sur le fond qu'il faut regrouper. Mais vous savez que beaucoup... Pas sur des sièges.
Et sur le fond, je le répète, est-ce qu'on est d'accord pour dire qu'il faut une vraie réforme fiscale qui aujourd'hui supprime ces injustices que nous avons ? Est-ce qu'il faut en finir par exemple avec la 5ème République ? Parce que nous pensons que beaucoup, l'essentiel même des problèmes que nous avons aujourd'hui, c'est un système de monarchie présidentielle qui étouffe toute vie démocratique, distance le citoyen, qui l'infantilise entre deux rendez-vous électoraux, qui concentre énormément de pouvoir. Bon, voilà, sur chacun de ces tâches, et ça peut aller vite, sur quelques points, on peut se retrouver, mais ouvert à tous. Et je pense notamment à ses fins...
Les gauches sont pas irréconciliables. Ce qui est intéressant aussi dans l'interview, c'est que Jean-Luc Mélenchon parle de votre travail de député. Il dit que les députés de la gauche votent ensemble 9 fois sur 10, mais ce qui est possible à l'Assemblée devient impossible dès qu'on en sort et dès qu'on est devant un micro ou une caméra. Il n'a pas d'explication. Est-ce que vous, vous en avez une ?
Mais parce qu'après, il y a beaucoup de postures, de logiques, d'appareils. Et nous, on ne perdra pas de temps dans des logiques d'appareils. Je le répète. Enfin, vous savez, encore dernièrement, on a demandé, y compris avec des députés de droite, qu'il y ait un référendum d'initiative partagée pour permettre de mettre en débat cette privatisation des aéroports de Paris qui est proprement scandaleuse, scandaleuse. Donc, je le répète, cette interview de Jean-Luc Mélenchon, elle est dense, mais elle reprend ce que nous avons toujours dit. Il faut fédérer le peuple.
C'est-à-dire, aujourd'hui, on est dans un moment très particulier dans notre vie politique où des choses qui ont existé dans la conscience de millions de gens, y compris le mot de gauche, que vous ne cessez d'utiliser depuis le début de notre interview, n'a plus la même propulsion, le même rayonnement que ce qu'il a pu avoir dans les années 70-80. Moi, je le vois en Seine-Saint-Denis, dans les lieux populaires. Il est déménétisé. Voilà. Et vous savez, Ali Badou, je sais que vous êtes aussi un peu historien, dans l'histoire de notre grande histoire du combat pour l'émancipation, vous savez, il y a des mots qui ont existé, qui ont disparu.
J'informe aussi, par exemple, le mot gauche est vraiment apparu dans le vocabulaire politique dans les années 50-60. Et si vous lisez Jaurès, si vous lisez, y compris tout ce que racontait le Front populaire, ce mot n'était pas utilisé. Vous comprenez, il y a d'autres mots. Moi, je suis républicain. Il n'était pas fois. Non, mais il n'est quasiment pas, quasiment pas, cher Ali Badou. Ce n'est pas un mot, ce n'était pas ça le sujet. On parlait, et il y a d'autres mots, par exemple, moi, je suis un républicain. Aujourd'hui, c'est le nom du parti de la droite. Bref, nous ne nous enfermons pas dans les mots. Ce n'est pas le sujet.
Parce qu'en plus, des mots pour beaucoup de gens sont des fois une fainéantise pour parler du fond. Je vois des gens qui répètent, il faut l'unité de la gauche. Oui, oui, parce qu'il y a des gens qui disent, il faut l'unité de la gauche. En fait, ce qu'ils veulent, c'est unir des partis qui sont par ailleurs souvent responsables des échecs du passé, qui continuent d'ailleurs à proposer d'aller dans la même direction.
Et moi, je veux d'abord, une fois de plus, m'adresser à ces millions de gens qui parfois même ne se latéralisent plus spontanément, ça peut sembler curieux, comme des gens de gauche, mais qui par contre, si tôt qu'on prend le débat, ils sont pour la justice fiscale, le partage des richesses, pour l'écologie, pour un système plus démocratique. Là, travaillons ensemble. C'est ça la tâche de l'heure. C'est pour ça, pas de conservatisme intellectuel, si ce n'est bien sûr rester dans le rail de notre longue histoire, à savoir que nous sommes le camp du partage, le camp de la justice, le camp de la démocratie.
Mais là encore, il faut avoir des souplesses stratégiques qui permettent d'être compris, pas seulement, je le répète, d'être un gardien de musée qui répète des mots ou qui fait visiter des vitrines poussiéreuses, mais quelque chose qui s'adresse à ces millions de gens. Et c'est ça la tâche de l'heure. Regardez, on a des élections européennes, quelle lecture il faut en donner que des millions de gens et la majorité des nôtres a prévu de s'abstenir. D'accord ? Donc, c'est à eux qu'il faut s'adresser. Et eux, souvent, ils sont plutôt en phase avec cette grande protestation, notamment, que traduit le mouvement des Gilets jaunes.
Donc, vous voyez, il y a une connexion forte à avoir, être utile au mouvement réel des choses, pas seulement à leur signification première dans une bataille de vocabulaire.
Alors, je ne vais pas dire gauche, mais avec qui est-ce que vous voulez travailler ? Vous dites, il faut travailler, il faut s'adresser aux gens, mais faire une force programmatique. Ça veut bien dire que vous allez vous adresser à des individus au-delà de ceux qui...
Mais, je veux dire, j'ai aucun sectarisme de ma part, à tous ceux qui le voudront, à partir du moment où je l'ai dit, fixons-nous pour tâche. Est-ce que, par exemple, notre objectif, tel que je viens de le dire, c'est la fin de la Ve République ou créer les conditions d'un passage à une VIème République ? C'est important parce qu'il y a des forces qui défendent totalement les institutions.
Et là-dessus, vous pouvez bouger, vous, par exemple, s'il faut créer quelque chose de programmatique ?
Mais c'est, me semble-t-il, la proposition qui est faite par Jean-Luc Mélenchon qui est accessoirement la répétition, comment dirais-je, d'une chose qu'il disait déjà il y a un an, nous avons toujours considéré...
Et qui a échoué ?
Ben, ça, c'est pas notre faute, pardon. C'est pas notre faute. Ce que, surtout, ce que j'aimerais que tout le monde comprenne, c'est que nous n'avons jamais eu la prétention de dire que c'est autour de la France Insoumise que les choses se reconstruiront. Mais la politique
sont des rapports de force. Non, j'entends bien,
mais que nous n'avons jamais eu, comment dirais-je, de la boursouflure prétentieuse de dire que vote France Insoumise ou va crever. Non, c'est pas le sujet. Nous sommes un outil. Nous sommes un outil. Jean-Luc Mélenchon a rassemblé 7 millions de voix et nous avons une responsabilité particulière. Et nous voyons bien ce grand mouvement de la société aujourd'hui qui ne nous attend pas pour aller dans l'action contre Emmanuel Macron et nous adressons à lui. A partir de là, que des gens soient organisés ou pas, s'ils sont organisés, welcome. S'ils ne le sont pas, encore mieux, je dirais, ou du moins aussi bien. Mais par contre, pas de diplomatie de cuisine de parti parce que ça,
Lexi Corbière, vous dites qu'on n'a pas de boursouflure mais dans cette interview, en effet, donnée à Libération, Jean-Luc Mélenchon dit il faut que la vieille gauche accepte la réalité et la réalité, c'est notre centralité. Bon, ça, c'est quand même un petit peu placé la France Insoumise au milieu du terrain.
Mais parce qu'il répond, si vous lisez à la totalité de l'interview, c'est que le parti socialiste... Je l'ai fait. Parce qu'il rappelle que le parti socialiste a répondu jusque-là à chaque fois qu'on en parlait en disant que parce qu'eux, ils sont le parti socialiste, c'est eux la centralité. Bon, si ces gens-là vivent dans un monde imaginaire qui n'existe plus, je leur laisse la responsabilité. Prenez l'exemple de Raphaël Glucksmann, c'est une caricature cet homme. Lui, il pense que désormais le problème est réglé parce qu'il est devenu numéro un de la liste du parti socialiste. Pourquoi une caricature ?
Parce que cet homme ne parle que d'unité, en vérité, il ne parle que de diplomatie de chef de parti. La seule chose qu'il a raconté, c'est qu'il a vu Yannick, il a vu Benoît, etc. Il ne parle pas à la population, ça ne l'intéresse pas. Le mouvement réel, aujourd'hui en action, un mouvement concret d'émancipation qui n'attend pas M. Glucksmann ou je ne sais trop quel café il a pris dans, je ne sais trop, lieu de Saint-Germain-des-Prés. Je parle des gens réels qui le samedi se mobilisent.
Puisque vous parliez des mots démonétisés, il y a aussi des mots durs.
M. Glucksmann, qu'est-ce que c'est qu'il explique ? C'est qu'il faut voter pour lui pour tout changer afin qu'il ira siéger au PSE et voter pour M. Timmermans, le candidat du PSE qui actuellement est le premier vice-président de M. Juncker. C'est-à-dire qu'on n'y comprend plus rien. Il veut tout changer en gardant les mêmes. Il nous explique qu'il faut tout le barger. Mais quand il condifie
Jean-Luc Mélenchon à un Thatcher de gauche, ça montre bien que c'est vraiment
le vocabulaire des vieux éléphants du PSE remis au goût du jour. Ce mot ne veut rien dire. Thatcher, je ne sais pas ce qu'il veut nous dire. Par contre, lui, est un Thatcher. Je ne sais même pas d'ailleurs s'il veut... Oui, un Thatcher. Et pas une Margaret Thatcher. Voilà. Ou au mieux, un Thatcher de foire contre Macron. Franchement, ce vocabulaire, s'il m'écoute, Raphaël Glucksmann, arrêtez de parler comme ça. Qui c'est qui... En 2007, tout le monde était mobilisé contre un Thatcher de droite qui s'appelait Sarkozy. D'accord ? Moi, j'ai milité contre M. Sarkozy. M. Glucksmann était pour Sarkozy en 2007. Donc, il arrête de nous faire la leçon. On existait avant lui, d'accord ?
Au bout d'un moment, le monde existait avant le cadeau qu'a fait Raphaël Glucksmann au peuple français en étant tête de liste du PSE qui ne produit rien. Il ne le voit pas, donc qu'il arrête de nous insulter. Franchement, ça, c'est l'arrogance des vieux éléphants du PSE. Vous voyez, on peut le faire de manière souriante et s'appeler place publique et reprendre tout ce qu'il y a de plus mauvais dans la caricature solferinesque. Donc, voilà, si ce monsieur pense que Jean-Luc Mélenchon c'est Mme Thatcher, je le laisse dans ses délires et je m'adresse vraiment aux autres.
Mais ça montre bien, vous voyez, le chemin qu'il y a entre des gens qui ne parlent d'unité mais qui en vérité ne sont que dans l'insulte tel que le fait M. Luxemane ou d'autres. Donc, il faut se méfier de ceux qui parlent en permanence de cette unité de la gauche. C'est factice. Nous, on parle d'une fédération populaire qui est quelque chose de réel et de vivant qui s'adresse à tout le monde. Il faut un pacte de non-agression entre les différents mouvements de la gauche.
Ah, c'est pas mon métier, c'est le vôtre.
Non, mais j'entends bien. Mais vous voyez, mettre des mots au but comme ça dans le débat, qui sont des mots injurieux, insultants, qui n'ont pas de sens, à quoi ça sert ? Si ce n'est à croire qu'une fois de plus, c'est dans ce genre d'injures qu'on avancera. Moi, c'est pas... Et puis, je veux dire, M. Luxemane devrait mieux nous dire qu'est-ce qu'il pense, lui, aujourd'hui, par exemple, de ce que je viens de dire tout à l'heure. Est-ce qu'il pense qu'on va changer l'Europe en votant pour M. Timmermans, je le répète, qui est aujourd'hui le premier soutien de M. Juncker qui travaille à ses côtés. Tout ça est absurde. Vous voyez, il n'y a rien de nouveau dans son vocabulaire.
Alexis Corbière, une question sur cette fédération populaire quand même. Pourquoi maintenant ? Est-ce que c'est la leçon de ce que vous avez dit, les gilets jaunes, les mouvres ? En fait, c'est une question sur la légitimité des partis. Est-ce que vous craignez l'effacement de ces partis ?
Il y a des partis qui disparaîtront sans doute, mais en raison qui sont auto-effacés. Le bilan de François Hollande est un auto-effacement du Parti Socialiste. Bon, écoutez, je vois qu'il fait la tournée des librairies sans jamais un regard critique sur lui-même, voire même, il avait toujours son style inimitable. Comment dire ? Teinté d'humour que s'il avait voulu, il se serait présenté. Il ne tire aucun bilan. Ce n'est pas le sujet. Moi, surtout, la pertinence de cette interview, c'est de dire qu'on voit bien dans le pays, il y a une angoisse qui monte sur qu'est-ce qu'il y a après Macron ? Le changement, il est, à mon avis, très majoritaire. Après Macron ? Voilà. À quel horizon ?
À l'horizon des échéances électorales, si elles viennent, et des mobilisations telles qu'elles sont. Mais il faut travailler à ça. Et comprenez bien que ce serait absurde de notre part si la seule réponse que nous avions c'était de dire les formes sont déjà existantes, c'est la France insoumise et en dehors de rejoindre la France insoumise, point de salut. Ce n'est pas ça que nous disons. C'est d'ailleurs ce que nous n'est jamais ce que nous avons dit. Et nous reformulons ce que nous avons déjà dit par le passé, retrouvons-nous, regroupons-nous, mais une fois de plus pas dans des formes qui sont épuisées, dans une forme dynamique et vivante.
C'est pourquoi il y a cette terminologie un peu nouvelle de fédération populaire, de s'adresser
les élections européennes. On sort, je ne sais pas si on en est d'ailleurs sorti d'une crise sociale sans précédent qui a duré des mois et le président de la République est très impopulaire et vous n'en profitez pas.
On verra. Parce que je répète que le premier problème me semble-t-il que nous avons, c'est celui d'une abstention populaire extrêmement forte. Quand le peuple se mobilise notamment dans les élections présidentielles parce qu'il a compris que c'est là qu'il y a l'enjeu le plus fort, c'est là qu'est le pouvoir, nous faisons 7 millions de voix, près de 20%. Beaucoup de gens considèrent que ces élections européennes ne changent pas leur quotidien, ils n'ont pas tort. Ça n'aura pas de conséquences réelles sur la politique de Macron, croit-il.
Donc il y a un reflux, si je puis dire populaire, non sans doute nous payons le prix à l'heure actuelle mais nous faisons campagne et vous verrez que nous ferons un score équivalent me semble-t-il au prochain, à ce que nous avions fait lors des élections législatives. C'est le sujet. Et deuxièmement, je mets un enjeu dans ces élections, écoutez-moi bien les gens. Ce serait terrible que par une illusion d'optique électorale, Emmanuel Macron, sur la base d'un score en vérité extrêmement réduit par rapport au nombre d'électeurs inscrits, c'est-à-dire sa base de 10% d'électeurs inscrits apparaissent comme le vainqueur de ces élections.
S'il apparaît comme le vainqueur de ces élections, derrière vous aurez la réforme des retraites qui prévoit qui est un coup terrible. La retraite à point, c'est vous faire les poches. Vous aurez le recul qui va peut-être annoncer dans deux jours, vous faire travailler plus, vous voler un jour férié qui signifie concrètement qu'il va faire baisser vos salaires. Contre cette régression sociale, vous pouvez, avec votre bulletin de vote, mais pas seulement, envoyer un signe clair. Donc, noyer, si je puis dire, dans une mobilisation populaire, le macronisme. D'où l'enjeu de cette élection qui est plus un enjeu national qu'un enjeu européen. Au niveau européen, nous avons des propositions.
Mais il y a aussi un enjeu national. Les élections européennes,
il faut malgré tout penser qu'on va voter pour élire des eurodéputés. Mais bien sûr,
mais la politique de Macron, c'est celle qui est menée au niveau de l'Union européenne. Cette politique d'austérité, cette politique qui détruit les services publics. Mais je dis surtout, je prends les paris, le 26 mai au soir, si Macron, par malheur, arrivait en tête, il en tirera des leçons nationales. Il dira, c'est la preuve que j'ai encore un soutien populaire. Ne lui permettons pas de dire ça, les amis. Mobilisez-vous ! Avec notamment des listes comme la nôtre, mais pas seulement qui envoient un signal clair.
De nombreux auditeurs au standard Alexis Corbière. Bonjour Charles ! Bonjour ! Et bienvenue sur France Inter. Votre question, Alexis Corbière ?
Alors déjà, bon courage à vous. Ma question, elle est simple. Il semblerait que la France Insoumise ait découvert l'eau tiède. La deuxième chose, j'entends depuis 5 minutes aussi une pluie d'insultes sur les autres parties et autres candidats. Et la troisième, c'est est-ce que M. Mélenchon et vous-même, M. Corbière, seraient capables de vous mettre en retrait si jamais un nouveau mouvement se dessinait, c'est-à-dire enfin mettre un égo surdimensionné un petit peu dans le fond d'une poche. Parce que ça devient quand même un gros souci pour d'autres parties également, mais ici, c'est criant.
Alexis Corbière. Oui, mais pardon, je ne connais pas votre prénom. Charles. Charles, j'ai le sentiment que vous ne m'avez pas écouté car précisément ce que nous disons c'est créer un mouvement et être utile. Donc la question de nos personnes n'existe pas. Par contre, qui ai-je insulté ? Pardon, Ali Badou m'interrogeait sur le fait qu'on évoquait M. Luxman, je n'ai rien contre lui, mais nous considère comme étant, compare à Mme Thatcher qui a brisé notamment, je pense notamment, la classe ouvrière britannique de manière terrible, à laisser mourir de faim. Je pense à la figure de Bobby Sand. C'est un mot insultant dans notre vocabulaire.
J'ai quand même le droit de lui répondre avec humour que Thatcher ne veut pas dire grand-chose, mais il y a un côté de Thatcher de la part de notre ami Luxman. Donc, pardon, l'insulte était assez limitée. Moi, je ne porte aucune attaque personnelle. J'ai dit sur le fond, par contre, des choses que je ne comprends pas. Est-ce qu'on peut changer l'Union Européenne ? Je le répète, en allant siéger au PSE qui actuellement co-dirige, ça c'est un vrai sujet. Il y a beaucoup de questions
sur l'incapacité des gauches à se fédérer. Stéphane, par exemple, sur l'appli France Inter, qui s'adresse à tout le monde. Vous demandent pourquoi vous avez refusé la main tendue de Benoît Hamon qui proposait un vote citoyen il y a quelques semaines pour faire l'Union aux Européennes. Et de nombreuses questions qui vont dans ce sens-là.
Mais premièrement, la proposition de Benoît Hamon, à la fin de la semaine, il l'avait déjà retirée. Deuxièmement, Benoît Hamon, il s'adressait au parti uniquement. Dans un moment, ça ne sert à rien de considérer que c'est uniquement une question de chef d'état-major. Écoutez-moi bien, c'est pour ça que c'est un peu la nuance que j'ai avec vous deux, même si j'entends ce que vous dites. Ce que nous disons n'est pas une addition de sigle. Ça n'a aujourd'hui aucune force propulsive. Je l'ai déjà dit au micro comme vous l'avez invité il y a deux mois.
Dans les années 70-80, j'aurais été un artisan de l'Union de la gauche, du PS et du PC et d'autres formations parce qu'il y avait un caractère majoritaire et dynamique qui pouvait en être. Je dis aujourd'hui, en 2019, en raison des échecs terribles, notamment de l'expérience terrible du dernier quinquennat de M. Hollande, mais pas seulement. Aujourd'hui, l'addition de sigles n'a pas de force propulsive comme auparavant. Donc il faut s'adresser au plus grand nombre. Moi, je veux être utile, vraiment, pour que ça change de main, pour être majoritaire, pas pour additionner des petits scores et faire un petit score meilleur. Vous m'entendez les gens ? C'est ça que je veux dire.
Je pense que le message est passé. Voilà, donc c'est pas un problème. Après... Mais vous voyez qu'il y a besoin de le répéter, de faire ce travail de pédagogie avec Cicorbière. Je le respecte totalement. Et écoutez-moi bien, ça n'est pas une fermeture quand je dis ça vis-à-vis de gens qui sont des militants ou des dirigeants de partis.
Bien au contraire. Puisque vous parliez des Gilets jaunes et du mouvement social, il y a un rendez-vous le 1er mai qui est un rendez-vous traditionnel, la fête du travail avec les syndicats. Mais des Gilets jaunes s'organisent pour que ce soit l'acte ultime de leur mobilisation. Est-ce que c'est aussi ce à quoi vous appelez ? Un acte ultime pour mettre un terme au mouvement ?
Écoutez, ça fait plusieurs fois que chaque fois, hélas, on aimerait que ce soit la dernière fois, la dernière manifestation qu'elles soient entendues. Que ce soit celle dimanche prochain, samedi prochain du 27 où il y a des fédérations syndicales et aussi des grandes personnalités si je puis dire, du mouvement des Gilets jaunes qui y appellent puis celle du 1er mai. Il y a évidemment, dans toute démocratie, un rapport de force, un contre-pouvoir à faire entendre, notamment par ces mobilisations. De manière pacifique, je le répète. Car souvent la violence sert évidemment après à invisibiliser les rapports de force réels. Moi ce qui m'inquiète, c'est que ce qu'a prévu...
Vous craignez les débordements et les violences ? Vous avez manifesté avec les Gilets jaunes ?
J'ai une expérience maintenant militante qui fait que quand il y a la violence, il y a après un cycle en plus de répression terrible qui devrait d'ailleurs nous interroger sur le nombre de gens qui sont blessés dans les manifestations, le nombre de journalistes qui sont blessés, le fait que même des journalistes aujourd'hui sont poursuivis, je pense à M. Gaspar Gantz qui franchement, et je remercie la Société des journalistes et notamment ceux de France Inter, tout le monde, toutes les rédactions ont signé en disant c'est pas tolérable parce que là on a un vrai sujet, on en est à des gens qui ont l'œil crevé, des 5 mains arrachées, 22, 23 gens éborgnés, 670 personnes à la tête blessée.
La police, elle est là pour protéger les citoyens et pas pour les frapper. J'ai vu des images choquantes la dernière fois d'un policier frappant une jeune femme derrière la tête. Le ministre Castaner est là les bras ballants et j'ai aussi le témoignage de beaucoup de policiers qui en ont ras-le-bol de faire ça. La police, elle est là pour aider le peuple, pas pour l'affronter quand il se mobilise contre le pouvoir qui lui a prévu dans son annonce, écoutez bien, de faire travailler plus. Il veut vous voler une journée fériée. Vous parlez de la conférence de presse de demain ?
Oui, vous allez voir, ça veut dire concrètement c'est même plus Sarkozy de travailler plus pour gagner plus, c'est vous faire travailler plus pour gagner moins parce que votre salaire n'augmentera pas, vous travaillerez davantage. Ils veulent supprimer les 35 heures, c'est-à-dire que le moment de déclenchement des heures supplémentaires sera supprimé.
Vous en êtes certain ça Alexis ? Parce qu'il y a plusieurs pistes. C'est ce qu'a prévu,
c'est si le discours qui était prévu par le Président de la République si Notre-Dame de Paris n'avait pas brûlé était celui notamment d'aller vers la piste de faire travailler davantage.
C'est la nécessité de travailler davantage.
Oui, ce qui est une absurdité parce que la productivité des travailleurs français est excellente. Là où on travaille davantage, par exemple c'est le Monténégro, la Turquie, ce n'est pas des exemples. Ça ne veut rien dire travailler davantage. La productivité de nos salariés elle est bonne aujourd'hui. Par contre, est-ce qu'on veut faire travailler davantage les gens avec cette idée notamment de leur faire travailler une journée fériée sans augmenter les salaires ? Ce qui revient à dire concrètement qu'on baisse votre salaire. Est-ce que M.
Macron, après des mois de mobilisation, après 15 millions dépensés pour un pseudo-débat dont les conclusions sont extrêmement brumeuses, lui il pense que les gens veulent travailler pour gagner moins ? C'est absurde ! Et vous voyez bien le côté violent que ça représente.
On retourne au standard. Bonjour Amaya. Bonjour. Et bienvenue sur France Inter. Votre question à Alexis Corbière.
Oui, je veux savoir pourquoi alors que les idées de la France insoumise sont intéressantes, vous passez votre temps à chaque fois que vous intervenez à démolir. Ça joue contre vous. Vous ne pouvez pas capter les citoyens qui ne votent pas de cette manière-là. Voilà. Et je pensais qu'avec le temps, vous auriez fini par comprendre que ce n'est pas en étant une entreprise de démolition qu'on risquait de fédérer ou tout au moins de capter des citoyens.
Merci Amaya. On a de nombreux témoignages comme celui-là, Alexis Corbière.
Amaya, ma parole ce matin au micro de France Inter est une parole de construction, pas de démolition. De construction. Je me suis permis de réagir, parce que nous sommes en monde électoral, à une attaque que je trouvais blessante de la part d'un Tadis. Je ne vais pas y revenir. Pour le reste, je ne cesse de dire construisons. Construisons. Fédérons-nous. C'est ça que je dis. Voilà. Très bien. Après, nos personnalités, c'en est question secondaire. Si vous ne m'appréciez pas, je comprends très bien. Ce n'est pas le sujet. Ce n'est pas qu'une question de personnalité, c'est une question
de discours politique et Jean-Luc Mélenchon lui-même, dans cette interview dans Libération, il parle du bruit et la fureur. Il revient justement sur ce qui a pu être perçu comme des excès.
Le bruit et la fureur. Pour s'en expliquer. Qui est une parole de Faulkner et de Shakespeare pour dire que la période est celle-là. Nous sommes dans une période d'affrontement, de tension sociale telle que nous le démontrent chaque jour notre quotidien. C'est fini le robinet d'eau tiède. Il y a une polarisation extrêmement forte qui peut ouvrir la porte à ce que ce soit des forces obscures, xénophobes qui l'emportent ou alors des forces lumineuses de progrès, de partage. Mais il y a une stratégie du conflit. Il y a une stratégie, une conflictualité, une stratégie de la conflictualité que nous avons toujours assumée. Parce que dans le conflit naît le débat.
Vous savez, si vous voulez être entendu par le plus grand nombre, pas ceux seulement qui écoutent régulièrement et c'est mon cas France Inter, mais ces millions de gens qui vont au travail et qui parfois ne lisent pas la presse. Si vous voulez être entendu parfois, le fait de taper fort sur le tambour fait que les gens tendent l'oreille. d'où vient cette polémique ? Qu'est-ce qu'il veut dire ? Et là, vous créez le débat. Et moi, je pense que toute démocratie a besoin d'une conflictualité intelligente qui produit le débat. Et nous, on a assumé parfois, y compris dans la médiatisation du débat, des formules chocs pour créer le conflit intellectuel et à partir de là, la délibération.
C'est ça qui est intéressant. Méfiez-vous des paroles de consensus. Méfiez-vous de ceux qui sont soi-disant toujours d'accord les uns avec les autres. Ça, c'est la tyrannie. Toute grande démocratie, il y a du débat. Après, la question, c'est le peuple qui tranche et qui décide d'en prendre des décisions. Moi, je n'ai pas de problème à dire que je ne suis pas un homme de consensus. Je suis un homme de conviction, moi et mes amis, évidemment. Et je préfère des gens de conviction, y compris les autres convictions que je respecte, plutôt que ces sourires et cette ambiguïté, cette hypocrisie permanente de gens qui ne veulent vous vendre que la même politique avec des étiquettes différentes.
Question sur votre conviction au sujet de l'Union européenne. La menace de sortie de l'Union, ça, c'était le plan B de la France insoumise. de désobéir ?
Mais ce qui revient franchement à l'acier, c'est des mots qui sont... Alors non, éclazissez-vous. A partir du moment où vous désobéissez, nous ne respecterons pas les traités actuels. Le caractère d'insoumission de ce que nous portons, nous ne soumettrons pas à ces traités parce que je ne veux pas mentir à mes concitoyens...
Donc sortir de l'Union, c'est possible ou pas ? C'est le plan B ?
Créer une tension et un rapport de force au niveau européen en disant que nous désobéirons désormais, nous n'appliquerons pas ces traités. Et vous verrez que le rapport de force créera des choses totalement différentes parce que nous sommes 18% du PIB de l'Union européenne. C'est une stratégie. Et effectivement, vous verrez un reclassement au niveau des pays européens parce que nous trouverons des partenaires pour mener des politiques de solidarité, des politiques de relance, des politiques écologiques, des politiques d'harmonisation fiscale et sociale. Si par contre, vous commencez la discussion en disant que je me soumettrai à ces traités, tout est fini.
Et évidemment, cette Europe doit mourir, si je puis dire, pour donner naissance à autre chose, à une autre forme de solidarité européenne entre les pays. Et ça ne se passera nécessairement pas dans, comment dirais-je, le ronronnement. Il y aura du rapport de force. Et c'est ce que nous disons depuis le début. Tous ceux qui vous disent l'inverse, les amis, vous mentent. On l'a entendu. Ils organisent le fait qu'ils n'iront pas jusqu'au bout de leur proposition. Moi, je respecte les citoyens. Merci Ali Badou. Je m'excuse si mon ton était vif, mais les amis, l'heure est grave et il y a une urgence, me semble-t-il, à être utile au nôtre et à ce que le rouleau compresseur Et merci aussi
d'avoir fait ce travail de pédagogie et de nous avoir ouvert les yeux et expliqué les paroles de Jean-Luc Mélenchon. Bonne journée Alexis Corbière. À suivre sur France Inter dans le carrefour du 7-9, l'édito média de Sonia De Villers, la revue de presse de Claude Ascolovic et le billet de Nicole Ferroli. Merci.
Alexis Corbière