Le parti pris : “Emmanuel Macron devrait démissionner, c'est dans l'intérêt du pays et dans son intérêt à lui” - 22/10
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:04OuverteRéponse directe
Quand les appels à la démission viennent du cercle proche du président.
- 0:15OuverteRéponse directe
Bonjour Jean-Baptiste Moreau. Vous êtes un marcheur de la première heure... Votre parti pris ce matin est assez simple : Emmanuel Macron doit démissionner maintenant.
- 0:33FerméeRéponse directe
C'est comme ça que vous avez écrit ?
- 1:20ComplaisanteRéponse partielle
Dites retour aux urnes.
- 1:47RelanceRéponse directe
Oui, le mot, c'est on recule jamais.
- 1:51OuverteRéponse directe
Déjà, pour commencer, cette décision, elle n'appartient pas à Emmanuel Macron en réalité.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44Invité politiqueFait
« je lui ai dit, je le répète, je suis un macroniste historique. Mais je serai le dernier macroniste sur cette terre. »
- 0:50Invité politiqueFait
« Je pense qu'il allait une fois de plus cristalliser la colère. »
- 0:52Invité politiqueFait
« Il faut voir que la haine et la colère est dirigée tout entière contre lui. »
- 1:04Invité politiqueFait
« Et aujourd'hui, vu l'état d'éruptivité du pays, il y a un moment, il va falloir renverser la table. »
- 1:12Invité politiqueFait
« Quand il a fait la dissolution, pour le coup, je suis un terrain en France à avoir soutenu cette idée. »
- 1:28Invité politiqueFait
« Et c'est une catastrophe pour le pays. Parce que je suis persuadé que dans les dix ans qui viennent passer, tous les autres auraient fait bien pire que ce qu'il a fait. »
- 1:35Invité politiqueFait
« Et le pire, c'est que je suis persuadé que les deux favoris des sondages pour les prochaines présidentielles, à savoir les deux extrêmes, feront bien pire et vont entraîner notre pays dans le chaos. »
- 1:55InvitéFait
« Car Emmanuel Macron, ça n'est plus Emmanuel Macron, c'est le président de la République. »
- 2:12InvitéFait
« Donc, ça serait un précédent dangereux. »
- 2:17InvitéFait
« beaucoup plus grave, cette idée, en plus, ne mènerait strictement à rien. »
- 2:49InvitéFait
« la nouvelle assemblée élue par les Français ressemblerait exactement à celle qu'on a aujourd'hui. »
- 3:09InvitéFait
« même les papes démissionnent aujourd'hui. »
- 4:26Invité politiqueFait
« Que ce soit la réforme des retraites de Marine Le Pen ou celle de Jean-Luc Mélenchon, c'est absolument hors des clous par rapport aux besoins du pays. »
- 4:35Invité politiqueFait
« On n'a pas fait la retraite par point et on aurait dû la faire en 2019. »
Temps de parole
- Emmanuel Macron45 %
- Présentateur22 %
- Invité15 %
- Invité 210 %
- ?8 %
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Vous
écoutez RMC.
Quand
les appels à la démission viennent du cercle proche du président. Et si Emmanuel Macron ne terminait même pas son mandat. Alors bien sûr, Macron démission, c'est un slogan qu'on entend dans la rue, sur les ronds-points. Mais c'est aussi un message que reçoit le président lui-même dimanche. Bonjour Jean-Baptiste Moreau. Bonjour. Vous êtes un marcheur de la première heure, ancien député La République en marche de la Creuse. Parmi les tout premiers investis de 2017 d'ailleurs. Et vous avez encore aujourd'hui l'oreille du président. Votre parti pris ce matin est assez simple. Emmanuel Macron doit démissionner maintenant. Et vous avez écrit au chef de l'État pour lui dire.
Emmanuel, il faut partir. C'est comme ça que vous avez écrit ?
Non, je lui ai dit, je le répète, je suis un macroniste historique. Mais je serai le dernier macroniste sur cette terre. Donc, c'est absolument pas contre lui. C'est justement pour lui et pour le pays. Si je lui ai dit ça, dimanche avant son allocution. Parce que j'ai dit que s
'il
faisait une allocution pour annoncer finalement pas grand chose. Je pense qu'il allait une fois de plus cristalliser la colère. Il faut voir que la haine et la colère est dirigée tout entière contre lui. De façon, à mon avis, complètement irrationnelle. Parce que certes, on a fait des erreurs et lui aussi. Mais ça mérite pas le torrent de haine qui se prend à chaque manif. Et aujourd'hui, vu l'état d'éruptivité du pays, il y a un moment, il va falloir renverser la table. Il l'a fait et je l'ai soutenu d'ailleurs. Quand il a fait la dissolution, pour le coup, je suis un terrain en France à avoir soutenu cette idée. Parce qu'il a redonné la parole aux Français.
Dites retour aux urnes.
Il m'a dit jamais, c'est pas le moment de reculer. Et c'est son tempérament, je sais que c'est un arrache-coeur s'il démissionne. Et c'est une catastrophe pour le pays. Parce que je suis persuadé que dans les dix ans qui viennent passer, tous les autres auraient fait bien pire que ce qu'il a fait. Et le pire, c'est que je suis persuadé que les deux favoris des sondages pour les prochaines présidentielles, à savoir les deux extrêmes, feront bien pire et vont entraîner notre pays dans le chaos. Mais il
faut remettre en train de main les
électeurs. Non, jamais.
Oui,
oui,
oui, le
mot, c'est on recule jamais.
Déjà, pour commencer, cette décision, elle n'appartient pas à Emmanuel Macron en réalité. Car Emmanuel Macron, ça n'est plus Emmanuel Macron, c'est le président de la République. Et en France, c'est une fonction qui ne peut pas être touchée de cette façon. Si Macron démissionne, ça veut dire que le prochain président, on pourra aussi lui demander sa démission. Or,
c
'est pas à vous que je vais apprendre que le président de
la
République est le garant de la continuité des institutions. C'est tout ce qui nous reste quand il y
a
de
l
'instabilité politique. Donc, ça serait un précédent dangereux. Deuxièmement, beaucoup plus grave, cette idée, en plus, ne mènerait strictement à rien. Puisque, premièrement, si vous cumulez tous les délais qu'il faut pour convoquer une nouvelle élection présidentielle, dissolution, nouvelle assemblée législative, nouvelles élections, on arriverait, en gros, avec une nouvelle assemblée
fin
février. Et je suis très généreux. Donc, on gagnerait un mois et demi par rapport
à l
'élection. Ah, si. Non, parce que c'est juillet. Non, mais si vous
prenez les mêmes délais avec les législatifs, c'est juillet. Donc, vous gagnez six mois.
Non, non, pas du tout.
Non, vous
parlez du départ du président. Non,
je
parle des législatives. Vous parlez des législatives,
je parle des législatives, c'est six mois. Oui, mais
parce qu'un nouveau président ne sert à rien, son nouvelle assemblée. Oui. Dernier point. Ben oui,
c'est vraiment d'accord. Les sondages dont
on dispose prouvent que, à ce stade, la nouvelle assemblée élue par les Français ressemblerait exactement à celle qu'on a aujourd'hui. Donc, on ne réglerait
aucun problème. Non, mais c'est nul, oui. C'est nul. Qu'est-ce qui est nul ? C'est vous qui est nul. C'est nul.
Non,
mais
attendez, c'est quand même dingue. Vous n'avez aucun argument et c'est moi qui suis nul. D'abord, un, c'est l'intérêt du pays, pas l'égo du président de la République. Je te rappelle que même les papes démissionnent aujourd'hui. Donc, je ne
vois
pas pourquoi un président de la République ne démissionnerait pas. Mais par contre, moi,
ce
qui m'a... Alors, je comprends bien l'intérêt de... Ça résout à court terme, finalement, la crise sociale. C'est un débouché à la colère sociale. C'est une façon de donner un horizon aux entreprises, aux marchés financiers. Oui, les 5
% dans le taux d'intérêt. Pardon,
Emmanuel, sur cette question-là, ça ne fait pas instabilité d'un seul coup ? On n
'a
pas les marchés qui vont s'affoler si on a
le président qui... Non, parce que les marchés se disent, mais qu'est-ce qui... Il ne
va
rien se passer pendant les six mois qui viennent. Et on a besoin d'une trajectoire claire, quelle qu'elle soit. Quelle
soit mauvaise ou
bonne, oui.
Mais il
faut de la clarification.
Non,
mais
clairement, il faut de la clarification.
Mais en même temps que vous
dites, ce sera pire après.
Non,
ça sera pire après. Mais je suis persuadé que les Français vont le regretter très vite. Maintenant, ils le haïssent, mais je suis sûr qu'ils vont le regretter très vite. Et moi, je souhaite qu
'ils
reviennent plus tard. Parce que je suis sûr que... Pour les
connaître tous, un dimanche,
j'ai été pendant cinq ans à leur côté. Et je suis sûr qu'il n'y
en
a aucun aujourd'hui sur la ligne de départ qui le vaut. Donc voilà. Je suis persuadé qu'il faudra qu'ils reviennent. On peut aussi arrêter de penser à 2032 et penser à aujourd'hui. Non, mais je ne pense pas à 2032, justement. Parce que je pense que si les extrêmes arrivent au pouvoir demain, ça ne tiendra pas cinq ans. Ça ne tiendra pas cinq ans parce que chaque fois qu
'on
les a essayés au XXe siècle, ça a été des catastrophes et des catastrophes très rapides. Et ça sera une catastrophe. Ils ont des réformes économiques qui sont absolument ineptes. Que ce soit la réforme des retraites de Marine Le Pen ou celle de Jean-Luc Mélenchon, c'est absolument hors des clous par rapport aux besoins du pays. Moi, j'ai un regret. C'est qu'on n'a pas fait les réformes structurelles qu'il fallait. On n'a pas fait la retraite par point et on aurait dû la faire en 2019. Donc voilà. Et je suis persuadé que
les extrêmes n'ont aucune solution pour notre pays. C'était Edouard
Philippe, le Premier ministre à l'époque. Pour ceux qui s'en souviennent, cette semaine, le pays a besoin d'être commandé, dit l'ancien Premier ministre. Quand on entend lui, quand on entend Gabriel Attal qui fait tout ce qu'il peut pour se désolidariser du Président, après dix ans, qu'est-ce qui reste de votre projet ?
Non, mais moi, je suis tranquille là-dessus. C'est que je ne soutiens aucun candidat. Je ne sais même pas, et c
'est
la première fois de ma vie, à six mois des élections, pour qui je vais voter au présidentiel l'année prochaine. Donc, je veux dire, ma parole n'engage que moi, et n'engage absolument pas les candidats. Je suis redevenu un simple citoyen, je suis prof en lycée agricole.
Et d'ailleurs, je remarque...
Je suis très heureux et je n'aspire à aucune fonction et aucune responsabilité. Et
vous, vous pensez quoi de ces anciens Premier Ministres ? Je ne suis pas candidat à la présidentielle, je suis peut-être le seul. Vous pensez
quoi de ces anciens Premier Ministres, vous qui n'êtes pas candidat à la présidentielle ? Ce n
'est
pas un peu ingrat
?
C'est assez ingrat, oui, oui, parce que le Président de la République, ils sont là grâce au Président de la République, que ce soit l'un ou l'autre. Donc oui, c'est ingrat. C
'est un peu leur bilan aussi, non ? C'est le
jeu de la politique. Jean-Baptiste Moreau, le premier qui avait appelé... Moi, j'assume le
bilan du premier quinquennat. Le premier qui avait
appelé à avancer la présidentielle,
c
'était quand même Édouard Philippe.
Oui, mais c'était trop tôt. Il y a un an, ça aurait créé plus de désordre que ça aurait solutionné de choses. Aujourd'hui, on peut très bien avoir un intérim du Président du Sénat, qui fait passer un budget, parce qu'il faut un budget pour le pays avant la fin de l'année, et d'avoir des élections
qui sont programmées au début de l'année prochaine. Vous vous rappelez de la République En
Marche en 2017, pardonnez-moi, j'ai rarement entendu un député LRM avec une parole aussi libre.
Moi,
je
ne
suis
pas langue de bois.
Moi,
je me permets, du coup, vous allez me répondre franchement. Le Pen Mélenchon, second tour, vous votez qui ?
Je ne vote pas, je vais à la pêche. Vous allez à la pêche ? Ah oui, oui, pour la première fois de ma vie, je n'irai pas voter à une élection présidentielle et à un deuxième tour d'élection présidentielle.
Alors, est-ce qu'il faut accélérer les élections ? C'est la question que vous posez. Merci, Jean-Baptiste Moreau, d'être venu mettre cet élément dans le débat. Vous avez vu,
ça
fait débat. Ici, en plateau, je suis sûr que chez vous, vous étiez en train de parler dans votre voiture tout seul. Dites-le au 3216, appelez-nous, on va échanger ensemble. Jean-Baptiste Moreau, d'ancien député LRM, et pas candidat à la présidentielle. Voilà,
je suis un des seuls en France.
Emmanuel Macron