Macron finira par partir ! - Prise de parole à la Braderie de Lille
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour à toutes et à tous, nous sommes très heureux de ce stand de la nouvelle Union Populaire, Écologique et Sociale pour cette édition 2022 de la Braderie de Lille, pour cette grande fête populaire qu'est notre braderie. Et aujourd'hui, pour fêter sa reprise, nous avons l'honneur d'accueillir une personne qui nous est chère, qui nous fait le plaisir d'être là. Je parle bien sûr de M. Jean-Luc Mélande, lui laisser la parole. Je vais laisser la parole à l'un de nos trois parlementaires nordistes, l'une de nos figures lilloises. Merci de faire un accueil plus que chaleureux à Adrien Catenas.
Quel bonheur de vous retrouver ! Quel bonheur ! Vous avez bien digéré, organisateur de cet événement que nous voyons renaître en cette année 2022, et pour la première fois, pour la première année, d'y accueillir un stand de la nouvelle Union Populaire, Écologique et Sociale, signe de notre combativité en cette rentrée, et des espoirs qui se sont levés depuis le 10 avril dernier en France. Bien sûr, ces jours de fête aujourd'hui, nous sommes heureux de nous retrouver, mais nous sommes aussi à la tâche pour nous préparer à une rentrée politique qui s'annonce spécialement mouvementée.
Cet été, tout le monde a eu à connaître les effets multiples d'un changement climatique désormais irréversible que nous avons à affronter. Ces incendies gigantesques, ces inondations et toutes les conséquences dans la vie quotidienne. Nous savons que nous n'avons plus le temps, et nous sommes la génération qui devra affronter ce problème, se préparer à faire face, préparer le pays, et faire en sorte qu'enfin soit engagée dans ce pays la bifurcation écologique que nous appelons de nos voeux. C'est bien sûr aussi une rentrée des grands chocs sociaux à l'heure de la hausse des prix.
Une hausse des prix dont nous savons qu'elle ne vient pas, comme dans les années 70, d'un excès de la demande, mais qu'elle est largement le fait de l'augmentation extrême des profits. M. Macron nous a dit que c'est la fin de l'abondance. Mais la fin de l'abondance pour qui ? Pour qui la fin de l'abondance quand 5 milliardaires possèdent autant que 27 millions de nos compatriotes ? Pour qui la fin de l'abondance quand les patrons du CAC 40 ont vu augmenter leur rémunération en une seule année de 90% ? Qui peut dire avoir vu sa rémunération augmenter de 90% en un an ?
Pour qui la fin de l'insouciance quand dans la sixième puissance économique du monde, 10 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté et doivent, face à la hausse des prix chaque jour, faire des calculs d'apothicaires, arbitrer entre manger correctement, s'offrir quelques loisirs, payer ses factures. Ce monde est insupportable et il l'est d'autant plus pendant que quelques-uns se gavent et s'accaparent tout ce que ce pays produit de richesse. Alors, en cette rentrée, nous disons que la bataille que nous avons menée à l'Assemblée nationale pour les salaires doit se poursuivre.
Oui, l'augmentation des salaires, oui, le partage de la valeur est à mettre au cœur de nos combats de cette rentrée, de la même manière que cette taxation des super-profits que dans tant de pays en Europe ils font et qu'en France ils refusent. Nous avons donc à être à la tâche. Face à nous, le camp d'en face mène la bataille avec ardeur et il ne s'arrête pas tel un bulldozer. Après avoir refusé l'augmentation des salaires, après avoir refusé le gel des loyers à l'Assemblée, avec un arc des forces ô combien original qu'il faut dénoncer, le refus de la hausse du SMIC c'était de M. Macron à Mme Le Pen. Faites-le savoir ! Le gel des loyers refusé c'était de M. Macron à Mme Le Pen.
Faites-le savoir ! Et désormais il nous annonce la réforme de l'assurance chômage, celle des retraites. Alors bien sûr aujourd'hui c'est la braderie et tant de choses se troquent pour le plaisir de chacun, mais nous refuserons toujours que l'on brade les acquis sociaux conquis de hautes luttes dans ce pays. Nous refusons que soit bradée l'assurance chômage, nous refusons que soient bradées les retraites des Français. Et pour cela nous nous battrons pied à pied et nous disposons maintenant d'un point d'appui. Oui, le 10 avril dernier, une nouvelle fois, pour la deuxième fois dans une élection présidentielle, c'est une gauche de rupture qui l'a emportée.
Et rappelez-vous que c'est à ce titre et seulement à ce titre que nous avons pu faire ensuite la nouvelle Union Populaire, écologique et sociale. Nous restons groupés, nous restons unis sur un programme de rupture. Car nous savons que tant de Françaises et de Français ont nourri beaucoup d'espoir. Et n'oubliez jamais qu'au premier tour des élections législatives, nous avons gagné. Et que M. Macron a perdu.
Et que s'ils ont pu l'emporter au second tour, c'est uniquement à la faveur de leur préférence pour avoir 89 députés du Rassemblement National avec qui comploter sur les bancs de l'Assemblée, plutôt que de permettre l'accession au pouvoir de la nouvelle Union Populaire et Jean-Luc Mélenchon, Premier ministre. Alors, nous avons devant nous des dates importantes. Bien sûr, il y a les dates que les syndicats mettent en circulation. Je vous appelle toutes et tous à vous mobiliser et à mobiliser autour de vous pour la date du 29 septembre dans la rue pour l'augmentation des salaires.
Et depuis quelques semaines, nous discutons avec les associations, les syndicats, l'ensemble des partis politiques de la nouvelle Union Populaire et tous les partis qui portent un programme de rupture pour aller le plus tôt possible en octobre vers une grande marche nationale qui nous permettra de déferler toutes et tous dans les rues face à la vie chère et pour la justice climatique.
J'achève en vous disant qu'en attendant, ce qu'il convient de faire partout, c'est d'organiser les assemblées populaires dans toutes les circonscriptions du pays, les assemblées citoyennes qui permettront à toutes et tous de se rassembler, de se réunir et de s'organiser et de faire signer massivement la pétition pour la taxation des super profits pour que M. Macron recule. Et que l'on ne continue pas à accepter que des groupes comme Total puissent réaliser 18 milliards de bénéfices en un semestre sans payer d'impôts en France. Bref, vous l'avez compris, nous avons de nombreux combats devant nous.
Et à cette heure, en cette braderie de l'île, vous avez fait reculer la pluie et je vous demande malgré tout un tonnerre, cette fois d'applaudissements pour accueillir celui qui a été notre candidat à l'élection présidentielle qui a recueilli près de 8 millions de voix et a ainsi ouvert la voie à la constitution de cette nouvelle union populaire, écologique et sociale qui est désormais le point d'appui du peuple dans ce pays. Je vous demande d'accueillir Jean-Luc Mélenchon.
Bon, alors, comme il a tout dit, ça va me simplifier la tâche. Je vois beaucoup de visages jeunes. Tout ce qui a... Allez, ça commence. L'autre là-bas, au fond, il n'est pas content. Plus fort, l'autre là-bas, plus gros ! Et arrêtez de crier tous les 5 minutes, ça va durer 10 heures. Je dis à beaucoup de visages jeunes. Ceux qui ont moins de 26 ans, 50%... Non, non, je ne parlerai pas plus fort. Ce n'est même pas la peine d'essayer de me tordre les bras. Ni vous, ni personne. Je parle comme ça. Vous taisez, vous écoutez. Ça ne vous intéresse pas, vous en allez. D'accord ? Je ne vais pas me péter la voix pour faire plaisir au mec là-bas qui gesticule depuis une heure en me disant plus fort.
Je suis plus sourd que toi, mon gars. Voilà. Justement, j'allais commencer par vous engueuler, alors ça tombe bien. Ceux qui ont moins de 26 ans ont voté à 50% pour ma candidature au premier tour. Écoutez, voilà ce que je vous demande. Si vous avez, et ceux qui ont moins de 35 ans, c'est 40%. Écoutez-moi. Je suis maintenant un homme d'âge, comme on dit. Si vous devez retenir une seule chose de mon passage aujourd'hui devant vous, ça sera ce message. Ne renoncez à aucun de vos rêves. Ne faites pas de compromis, pas d'arrangement, pas de réduction. Ce monde est pourri par l'argent. Ce monde est pourri par l'inégalité.
Ce monde est pourri par le saccage de l'environnement, la destruction de tout ce qui est vivant. Et alors même que les choses en sont à ce point, nous voyons l'irresponsabilité de ceux qui dominent le monde et qui n'ont qu'une seule idée. Comment faire continuer leur fabuleux taux de profit sans s'occuper de savoir ce qui se passe autour d'eux ?
Et quand nous engageons, comme c'est normal dans une démocratie, notre travail d'opposants, parce que nous avons été élus pour ça et que nous serons fidèles au mandat que nous ont donné ceux qui nous ont élus députés ou ceux qui nous suivent, parce que nous sommes les insoumis de la NUPES, et bien alors il nous est répondu sans cesse par des injures, par des mises en cause. Voyez cette dame, alors que tant de thèmes avaient été mis à l'ordre du jour de la campagne présidentielle par nous et qu'il ne voulait parler de rien parce que le prince avait autre chose à faire, il téléphonait du matin au soir à M.
Poutine avec les résultats fabuleux que vous avez vus et maintenant on s'aperçoit que c'est bien nous qui avions raison de dire le danger le plus grand de la guerre d'Ukraine, c'est pas seulement que la paix est prise à revers par cet envahissement, c'est par-dessus tout que l'humanité tout entière est menacée par ce qui pourrait se produire si l'un quelconque des 17 réacteurs nucléaires, dont celui de Saporodier, venait à faillir du fait de quelque agression que ce soit.
Alors, le mouvement du sens de la terre et du vent, d'une part, d'autre part, le fait que toutes ces centrales sont installées sur des fleuves qui débouchent directement dans la mer Méditerranée, d'autre part, aboutirait à une catastrophe qui frapperait en définitive la planète entière. Et nous d'abord, les riverains de la Méditerranée, et nous d'abord, qui sommes au contact de la continuité du vieux continent. Alors, quand on lui dit, est-ce qu'il y a un danger ? Et cette ministre de Macron répond oui. Est-ce qu'il faut surveiller ? Elle répond oui. Ça ne lui coûte rien. Et d'ailleurs, ça a été décidé.
Et quand on lui dit, faut-il envoyer des casques bleus pour s'interposer, comme l'a proposé M. Mélenchon, au seul nom de M. Mélenchon, elle répond, pas de démagogie. C'est-à-dire que des gens ne savent faire qu'une chose, insulter, tout le temps, sur tous les thèmes. Et Mme Borne qui dit, les insoumis veulent le chaos. Pardon, madame. Le chaos, c'est vous. Parce que c'est vous qui avez tout désorganisé et continuez à le faire. C'est vous qui êtes responsabilité de cette rentrée sociale pourrie, de cette rentrée scolaire qui ne fonctionne pas, etc. Le chaos, c'est eux.
Et si c'est eux, c'est parce que, plutôt que de croire à l'intelligence collective des êtres humains, qui, lorsqu'ils se mettent tous après une tâche, y arrivent, parce que l'intelligence collective est toujours fabuleuse dans un peuple instruit comme l'est le nôtre, plein de savoir-faire technique, scientifique, qui fait qu'aujourd'hui même, alors que tout s'en va de tous côtés, on voit les chercheurs français être les premiers à engager, ce qui sera quelque chose d'absolument inouï pour la recherche, c'est la possibilité d'avoir une étude du corps humain jusqu'au niveau de la cellule d'une personne.
C'est fabuleux, comme ils ont été fabuleux de mettre au point les machines qui ont été tirées depuis le centre spatial de Kourou, comme il est fabuleux tout ce savoir accumulé qui nous permet, par exemple, d'installer à Brest pour la première fois la première machine où l'eau graphique, vous savez, ce sont des machines qui marchent avec la houle sur la mer. La houle de la mer, c'est une énergie inépuisable, inépuisable aussi longtemps qu'il y aura la lune. Et ça fait longtemps qu'on dit que c'est de la mer qu'on tirera l'énergie dont on a besoin, qui est aujourd'hui un thème central de la vie des êtres humains.
N'avons-nous pas alerté en notre temps, pendant la campagne, n'avons-nous pas dit que c'est de ce côté-là qu'il fallait chercher ? On a encore perdu du temps et perdu du temps avec des incapables qui ne savent faire qu'une chose, organiser le marché. Il n'y a que ça qui les intéresse. Alors, il paraît que M. Macron devait aller voir le premier champ d'éoliennes en mer, offshore. Eh bien, nous avons 1000 km de côte, enfin on a un champ d'éoliennes. Alors il y a renoncé parce qu'il y a beaucoup de vent. Eh bien, je vais lui dire s'il attend qu'il n'y ait plus de vent, il ne verra pas marcher les éoliennes et ce n'est pas la peine d'y aller pour les voir.
Mais moi, je vais lui dire puisque vous n'y allez pas, président, eh bien, venez avec moi à Brest. Nous allons aller voir marcher ces premières machines expérimentales qui ont été mises dans la rate de Brest. La France peut, la France, si elle le veut, peut faire tout ce qu'elle veut parce que nous en avons l'intelligence collective. Ne vous désespérez pas, ne vous laissez pas aller à l'anxiété qu'ils sèment autour d'eux pour vous faire croire qu'on ne peut rien. Oui, nous pouvons faire face à la crise énergétique dans des délais records.
Si nous décidons de renoncer aux solutions absurdes qui nous ont été proposées, comme développer le nucléaire, qui est une solution absurde parce que ça n'est pas une énergie stable, parce que c'est dangereux, parce que nous ne sommes pas indépendants et que le jour voit lieu un accident, alors c'est un accident définitif pour tout le monde. Il faut en sortir et pour ça, pour en sortir, il faut créer les moyens supplémentaires qui permettent de compenser les pertes d'énergie d'un côté par des apports d'énergie de l'autre, d'une manière qui nous permettent de combiner une meilleure production et la sobriété qui, évidemment, est indispensable.
Alors, ils n'arrêtent pas de nous dire que c'est la fin de l'abondance. Parfait ! Alors, allez-y, au lieu de parler, combien y a-t-il de publicités qui, dorénavant, sont éteintes la nuit ? Combien y a-t-il de candélabres sur lesquelles on a installé le système qui permet qu'il ne s'allume que quand il y a du monde dans la rue ? Qu'est-ce que vous faites à part parler, mesdames, messieurs qui dirigez ? Rien ! Vous désorganisez, vous effondrez l'État. Alors, pour une fois, je vais être aimable avec quelqu'un. Ça sera Darmanin. Je vais vous dire pourquoi. Parce que, comme tous les autres m'insultent, quand il y en a un qui parle de moi sans m'insulter, je n'en reviens pas.
Alors, évidemment, on a une divergence. Il dit, oh oui, Mélenchon, on n'est pas content. Il a dit, la polystuce, c'est une honte. Ben, écoutez, moi, j'admettrai que je veux bien en reparler le jour où j'entendrai un de ces messieurs-dames exprimer un mot de compassion pour la gamine de 21 ans qu'après une balle dans la tête. parce que moi, ma tendresse, mon affection, elle va à cet enfant et à sa mère dont c'était l'unique enfant. Alors, on va laisser ça de côté et je vais rester sur ce qui est plus aimable. Vous savez, j'ai protesté parce que, maintenant que je ne suis plus député de Marseille puisque je ne me suis pas présenté, me l'a redevenu parisien.
Alors, j'habite en Grand Boulevard et alors là, c'est la fête continuelle. Pas un pont, pas un pont, pas un pont, nuit et jour. Tout le temps, sans arrêt, de 8h du matin à minuit. Alors, j'ai dit, ben, et le droit au silence, ça existe. Maintenant, un certain nombre d'entre vous commencent à me connaître. J'amène mes thèmes tout doucement. Quand j'ai parlé de l'eau, ils m'ont regardé en disant, ben, peut-être qu'ils devraient en boire davantage. Et ils n'en ont tenu aucun compte. Et maintenant, ils sont en face de la crise de l'eau. Le cycle de l'eau est perturbé. Ils s'en rendent compte maintenant.
Quand je leur ai dit le doux est à sec, ils ont haussé les épaules et regardé ailleurs, c'est même pas qu'ils se fichaient de moi, c'est qu'ils n'en avaient rien à faire. Ils ne s'intéressent à rien tant que la catastrophe n'est pas là. Alors, cet été, chandement de musique, avec la sécheresse, ils ont découvert que la sécheresse, c'était un manque d'eau. Alors, ils ont fait une réunion pour en discuter. Et où est passée toute cette eau ? Vous feriez bien de vous la demander. Pourquoi n'y a-t-il pas d'argent dans les communes pour réparer les réseaux d'eau alors que vous en perdez la moitié dans la nature ?
Comment se fait-il que vous n'êtes toujours rien changé à la surexposition des villes au rayon du soleil qui fait que maintenant, on est en train d'arborer quand on y pense pour comprendre que c'est le meilleur moyen de refroidir le sol et donc d'empêcher le réchauffement, etc., etc. Je ne vais pas vous parler de l'eau, je vous parle du bruit. J'ai dit que j'en avais marre d'entendre ce bruit. Alors, il m'a répondu avec humour. Donc, je vais essayer d'en faire autant. Alors, on lui pose la question qu'est-ce que vous en pensez de ce qu'a dit Mélenchon ? Videmment, il ne peut pas en penser du bien. Il dit d'abord, les sirènes, ce n'est pas que la police.
Ça peut être le SAMU, ça peut être les pompiers. C'est vrai. J'en informe M. Mélenchon. J'imagine qu'il le sait. Oui, oui, oui, je suis parfaitement au courant. Ou alors, il est vraiment anti-police au point qu'il regarde par la fenêtre pour voir si c'est vraiment une voiture de police qui passe. Mais alors, je l'encourage à dormir la nuit dans ce cas-là. Ça tombe bien, c'est exactement ce dont j'ai l'intention. Mais pas que moi. Les familles, les enfants qui vont aller à l'école le lendemain matin, les personnes que les réveillent soudain exaspèrent. Si je vous parle de ça, ça n'est pas parce que je ne suis pas content, moi seulement, du vacarme qui m'entoure.
C'est parce qu'il vous reste à découvrir quelque chose. Le silence, le silence qui est dans notre environnement si chèrement disputé, le silence est un produit désormais réservé à peu de monde. Le silence est une nécessité de l'existence. Savez-vous que 25 millions de Français sont exposés à des super nuisances sonores ? Savez-vous que 87% des Français comprennent que le silence est devenu un luxe pour très peu de monde ? Et que 50% des habitants des cités populaires citent le bruit et l'absence de silence comme la première des pollutions dont ils ont à souffrir ? Vous me comprenez ? Et maintenant, je vais parler au nom du reste du monde sensible. Voyez-vous ?
Les animaux, la biosphère ne peuvent pas survivre si on continue à occuper toute la bande de l'espace sonore car les animaux ne peuvent plus communiquer entre eux. Ils ne peuvent pas s'envoyer leurs signaux. Ils ne peuvent pas se repérer. Le silence est ami de la conservation de la biosphère. Le silence est une cause écologique. Comme l'est la nuit, c'est-à-dire l'ombre, celle qui permet que les choses se fassent, se reconstituent parce que le cycle du jour et de la nuit existe depuis plusieurs milliards d'années sur cette planète et que c'est lui qui a inscrit un rythme dans chacun de vos corps, dans votre code génétique. Que vous le vouliez ou non, vous vivez entre le jour et la nuit.
Et le capitalisme, en unifiant dans une seule sphère la finance mondiale, a aboli le jour et la nuit pour ses circulations. Mais il l'aboli dans vos vies. Un quart de l'humanité ne sait pas ce que c'est que de vivre dans la nuit. Des millions de jeunes gens n'ont jamais vu d'étoiles dans le ciel. Eh bien, c'est cet appauvrissement-là de la vie commune et de la beauté qui nous a été donnée en quelque sorte en partage par l'univers dans lequel nous sommes apparus en tant qu'espèce et auquel nous nous adaptons d'une manière sensible. Oui, j'ai dit sensible. Parce que la sensibilité est une valeur que nous avons à propager.
Parce que la violence, parce que la brutalité, parce que l'agression, parce que les raccourcis et toutes ces valeurs qui sont celles du capitalisme marchand ne sont pas les nôtres et ne doivent jamais le devenir. On a besoin de tout ça maintenant. Il faut réfléchir autrement à la réalité. La civilisation humaine est entrée dans un moment particulièrement périlleux. Comprenez-moi, quand on a signé le texte de la COP 21 sur le climat, on avait dit que le maximum, ça serait un degré et demi de plus. et tout le monde est sorti en se tapant dans le dos. J'étais d'accord pour qu'on se réjouisse d'un accord mondial. Mais trois mois après, chaque pays a renvoyé son plan de marche.
Et dans son plan de marche, quand on a fait le total, la température augmentait de 3,5 degrés. Et c'est ce que nous avons sous les yeux. Il faut donc bien comprendre qu'il faut penser autrement la vie, autrement notre relation, non pas à la nature, mais à nous-mêmes qui nous lie à ce qui est notre corps inorganique. Chaque feuille de cet arbre, chaque oiseau qui passe, chaque moment de beauté donné par la nature sont des composantes de notre être. Il n'y a pas de frontière entre nous et ce que nous appelons la nature.
Si pour la science, nous avons besoin de mettre à distance les réalités physiques pour les examiner et les connaître, en tant qu'êtres sensibles, nous devons au contraire apprendre à être en empathie avec tout ce qui vit. Abat le martyr des animaux organisé par le capitalisme agricole. Abat la pourriture du sol à coups de glyphosate qui fait que plus aucun insecte n'y vit et que ce que la Terre avait mis 3,5 milliards d'années à préparer, cette couche de terreau, eh bien en 50 ans, ils en ont réduit de plus du tiers la fertilité. C'est-à-dire que nous avons besoin maintenant plus que jamais de savoir, de sensibilité.
Vous ne devenez pas sensible au monde si vous vivez dans un environnement de brut. Vous ne devenez pas sensible si votre principale préoccupation, c'est la fin. Vous ne pouvez pas devenir sensible si votre horizon est borné par le fait que vous ne savez pas et vous n'y pouvez rien parce que vous n'avez pas été instruit ou bien parce que vous ne savez plus lire. Il y a 3,5 millions de gens qui sont illettrés et quand on est illettré, on n'est pas plus bête que les autres, on est juste privé d'un outil. La priorité de la patrie républicaine est de faire que tout le monde puisse savoir lire et écrire et tout le monde puisse aller à l'école.
Oui, l'école, l'école, le temple suprême de la République qu'ils sont en train de détruire, l'école, parce que nous avons besoin de science, nous avons besoin de connaissances, nous avons besoin de poésie, nous avons besoin de musique, d'urgence pour que tout le monde apprenne à avoir un autre rapport avec le monde réel. Eh bien, c'est le moment de réfléchir un petit peu sur ce qu'on peut faire, voyez-vous ? tiens ton truc qui s'est arrêté, si je veux mettre un chronomètre, il faut le remettre. Non, sinon, je parle dix heures. Si je vous parle de cette rentrée, c'est parce que je sais ce qui se passe.
Mes camarades à l'Assemblée nationale, voici Bernalithis, voici Guiraud, voici Katénas, ont déposé une proposition de loi pour garantir la gratuité de l'enseignement, parce que plus de la moitié des parents se préparent à faire des sacrifices, à acheter des choses différentes, à en acheter moins. Je laisse cette question de côté pour me consacrer sur un point pour lequel je vais vous demander ensuite votre aide à chacun. Tous ceux qui ont voté insoumis, vous avez une tâche à accomplir, c'est de courir à la rescousse de ceux qui ne peuvent pas.
Vous ne devez pas seulement être un mouvement d'opinion, vous devez être un mouvement utile, où chacun mouille la chemise pour faire ce qu'il faut pour que ça aille mieux. Alors, formez des escouades pour collecter du matériel pour les jeunes gens et rapprochez-vous des associations pour donner ce matériel afin qu'elles les distribuent aux jeunes. Et puis, je veux prendre de plein fouet une question que je juge essentielle. Je ne supporte pas, comme la plupart d'entre vous, que les jeunes gens et les enfants aient faim dans un pays si riche. Écoutez-moi, les gens, c'est terrifiant.
Il y a une cantine à peu près dans toutes les écoles, mais toutes les écoles ne pratiquent pas des tarifs sociaux. Et puis, on a observé que seulement 17% des enfants des familles qui ont des sous ne vont pas à la cantine, mais 40% des enfants des milieux populaires dont nous sommes avec orgueil les porte-parole, parce que si nous avons été les premiers ici dans le vote à Lille avec 41% des voix au premier tour, nous avons été premiers chez les pauvres, chez les chômeurs, chez les précaires, c'est-à-dire chez tous ceux qui ont besoin de nous pour porter leur parole et sortir de l'invisibilité.
Alors, cela vous dit une chose, nos enfants vont avoir faim parce qu'il y a des milliers et des milliers de familles où on a faim parce que 8 millions de personnes sont à l'aide alimentaire. Alors, je demande, je supplie, j'exige que l'on donne à manger gratuitement à nos gosses. Il faut que la cantine soit gratuite. Écoutez-moi, ça coûte, je sais combien ça coûte parce qu'il y a eu une proposition de loi déposée dans la mandature précédente par Clémentine Autain et Alexis Corbière. Et, c'est deux sacrés députés, insoumis. Il ne faut pas faire de la pub pour la marque, mais enfin, bon. Eh bien, ils ont calculé, ça coûte 3 milliards de 100 millions.
Alors, comme vous n'avez déjà pas idée de ce que ça peut être qu'un milliard, ni même 10 000 euros, ça peut vous paraître beaucoup. Eh bien, c'est très peu. Savez-vous que dans ce pays, les aides qui ont été distribuées aux entreprises sans exiger la moindre contrepartie et qui sont passées des poches de l'État directement aux poches des actionnaires puisque entre les deux, on a vu ni investissement ni augmentation de salaire. ils ont pris et ils se goinfrent. Je parle évidemment des entreprises du CAC 40. Eh bien, l'argent qui leur a été distribué, c'est 140 milliards sans aucune contrepartie. Alors, même si M. Macron les aime tant qu'il veut leur donner, alors M.
Macron, je vous propose de donner seulement 137 cette année et de prendre 3 milliards pour donner à manger à tous les enfants de France. Je proteste de toutes mes forces, de toute mon énergie compte tenu de l'âge que j'ai et de ce que je sais de la France. C'est une honte de voir détruire l'État et les services publics. Nous autres, les Français, nous avions mis au point un système, c'est vrai, à bien des égards uniques, d'entraide, de solidarité, mais pas l'aumône, pas la charité. Il en faut pour ceux qui pensent qu'il faut le faire. Je ne veux surtout pas vous en dissuader, surtout si c'est la loi morale ou la loi religieuse qui vous le dicte.
Mais en société, il faut que les choses soient organisées de telle sorte que personne ne soit jamais humilié par l'aide qu'il reçoit. Et la meilleure manière de le faire, c'est d'en faire un droit. Et la meilleure manière d'en faire un droit, c'est de créer un service public. Le service public de la cantine scolaire, le service public du train, le service public de l'État etc. Eh bien, franchement, vous avez vu ces gens cet été comme des poules devant un couteau se demander comment ça se faisait qu'il fasse aussi chaud. C'est l'été le plus chaud depuis 500 ans. D'ailleurs, ça continue là-dessous, j'ai l'impression. Eh bien, vous ne savez pas pourquoi ?
Demandez-vous pas pourquoi vous, vous ne le savez pas comment vous voudriez le savoir qu'il allait faire très chaud. Vous ne pouvez pas. Parce que même si vous êtes un ancien ou une ancienne et que vous aviez l'habitude autrefois de dire « Ah, quand les grenouilles ne sont pas là, c'est qu'il va faire chaud. »
Bon,
ou bien « Quand les grenouilles sont là, c'est qu'il va pleuvoir. » Mais les grenouilles, elles ne viennent plus au bon moment. Elles viennent, il n'y a pas d'eau. Elles ne viennent pas, il y en a. C'est l'inverse. Catastrophe. Tous les savoirs traditionnels, ancestraux, sont pris à revers par le changement climatique. Les choses ne se déroulent plus comme elles se sont déroulées autrefois. Eh bien alors, qu'est-ce qu'il vous reste ? Le savoir scientifique. Mais le savoir scientifique pour qu'il puisse prévoir. il lui faut des instruments, madame, monsieur, les grands ballots. Il faut des gens. Eh, s'il le faut, il faut les payer.
C'est à vous de vous poser la question de savoir si vous avez vraiment envie de savoir ce qui va se passer ou si vous en foutez. Mais si vous voulez avoir des moyens de savoir ce qui se passe, alors il faut mettre des sous dans Météo France. Il faut arrêter de supprimer les stations. Il faut arrêter de supprimer le personnel. Météo France, c'est une organisation qui fonctionne magnifiquement bien quand elle en a les moyens. Mais il faut mettre les instruments, il faut aller relever les résultats, il faut transmettre, il faut analyser. Il faut du monde. Le service public est la prévision, sauf si vous préférez la boule de cristal.
Si vous voulez avoir des prévisions scientifiques, il faut organiser un service public qui fonctionne. Et c'est vrai dans tous les domaines. Si vous voulez, à temps, empêcher que les grands circuits du crime organisé ne finissent par prendre pied au point que vous ne puissiez plus ensuite les en chasser, comme je l'ai vu dans tant de pays d'Amérique latine où le narcotrafic est devenu quasiment une puissance, où ils brassent des sommes d'argent plus importantes que n'importe quelle firme capitaliste. Il faut donc faire la guerre au narcotrafic.
Pour ça, il faut une police judiciaire, pas des cow-boys qui courent partout sirènes hurlantes pour contrôler ceux qui soient à rabous noirs, mais une police judiciaire. Et justement, ils veulent la supprimer. Comme ils suppriment les diplomates au moment où on a besoin d'avoir des négociations partout pour la paix. Car le changement climatique va être le premier facteur de déstabilisation des États, des nations et des sociétés. Des millions de gens se mettent en mouvement ici ou là.
Plus que jamais, il faut prévoir, organiser, discuter, bref, avoir le sens de l'État, de ce que ça signifie comme possibilité que les êtres humains ont inventées pour faire face de manière efficace à leur devoir d'entraide. Il veut supprimer la diplomatie. Il veut supprimer la police judiciaire. C'est le seul type dont on n'ait jamais entendu dire « Traversez la rue, il y a du boulot de l'autre côté ». Il dit ça à un gars qui est horticulteur. Et de l'autre côté de la rue, la place qui est libre n'a rien à voir avec l'horticulteur. Eh bien là, c'est pareil. Il dit « Oh, un diplomate, on prend un passant dans la rue, pourquoi pas un guerrier ?
» Alors, il décide de supprimer la police judiciaire. Voilà un homme qui va vous dire quand vous avez besoin d'un plombier, écoutez justement, il y a un charcutier là en bas qui en ce moment n'a rien à faire. Les métiers sont des métiers. Ça demande des qualifications. On ne change pas les gens comme ça. Et en particulier, ceux qui se figurent que c'est facile de passer d'un métier à l'autre, eh bien, ils n'ont qu'à essayer et ensuite, ils reviendront nous le dire.
Et en particulier, ceux qui ont décidé stupidement qu'il fallait recruter mille profs en région parisienne après une formation de quatre jours se sont comportés d'une manière honteuse à l'égard de nos enseignants parce que c'est un métier. Et ils ont préparé une catastrophe, celle d'un enseignement qui ne pourra pas être au même niveau que celui donné par un professionnel. Et ils ont préparé une deuxième catastrophe, c'est que dans un mois ou deux, les mille qui ont été recrutés de bonne volonté, persuadés qu'ils pouvaient faire quelque chose, qui se diront eh bien, c'est un beau métier, je serais fier de l'exercer. Ils vont réaliser que c'est un métier.
Et puis, ils vont se décourager parce que c'est dur. Et puis, qu'est-ce qu'ils vont faire ? Eh bien, ils vont faire comme les autres, c'est-à-dire s'en aller. La première des choses que vous avez à faire, M. Macron, c'est de vous dépêcher de titulariser les 800 000 fonctionnaires des trois fonctions publiques avant qu'ils fichent tous le camp. Ce que vous devez vous dépêcher de faire, c'est de prendre les suivants dans la liste des concours de recrutement de profs. Ah ben, je t'ai oublié, toi. Viens voir là. Il n'est pas du coin, mais c'est pas grave. C'est un insoumis aussi. Bonjour. Dis d'où tu viens. Moi, je viens des Alpes de Haute-Provence.
Je suis député des Alpes de Haute-Provence et je suis de passage
à Lille. Très heureux d'être là.
Insoumis aussi, hein. Les Alpes, c'est pas chez toi, non, c'est les Alpes, c'est le cure distant, toi, c'est ça ? Oui, voilà. C'est super. Lui, il a viré Castaner. Oui, oui. Alors, c'est pareil pour l'hôpital et ainsi de suite. Je vais pas passer en revue tous les services de l'État, mais il y a au moins une question que je voudrais évoquer rapidement devant vous. Le pouvoir macroniste est un pouvoir qui sera de plus en plus autoritaire parce que les libéraux sont comme ça. Ils sont persuadés que la bonne idée, c'est de tout déréguler, de laisser le marché fonctionner.
Or, qui est la source en fait un peu de politique philosophique, qui est la source de toutes les normes, de toutes les règles, de toutes les lois, les citoyens ? Ben oui, dans une démocratie, c'est les gens, ils vont, ils votent, ils décident, ils choisissent entre des programmes et ça se transforme en loi. C'est pourquoi intrinsèquement, génétiquement, les libéraux sont conduits à l'autoritarisme et cet autoritarisme se traduit, bien sûr, par de la violence. 32 personnes éborgnées pendant le mouvement des Gilets jaunes, 800 personnes qui ont eu de la prison ferme, voilà comment ils ont été traités, mais aussi par des manières insidieuses de s'emparer du pouvoir pour empêcher de penser.
Ainsi, 90% de la presse appartient à 9 milliardaires et nous venons de voir pour la première fois un grand journal qui, dans toute ma jeunesse, était le journal de référence pour tous les intellectuels, décidé de retirer une tribune parce que dedans, une tribune, une tribune, c'est un point de vue libre, c'est quelqu'un qui écrit puis le gars qui s'occupe de la page des tribunes, il dit, tiens, ça c'est intéressant, bon, je ne suis pas d'accord, mais c'est intéressant. Eh bien, ils ont retiré une tribune parce que le chef de l'État, M. Macron, a protesté contre son contenu.
Ça signifie que chaque jour qui passe, nous sommes en train de nous enfoncer dans une situation qui n'est plus tout à fait celle d'une démocratie. Quand le président de la République décide qu'il tient toutes ses réunions à conseil de défense avec des militaires, bien sûr que non, les militaires, ils sont là, les malheureux, on leur fait perdre du temps pour discuter de questions qui n'ont rien à voir avec les questions militaires, les épidémies, l'énergie. Non ! Pourquoi il fait ça ?
Parce que c'est le seul moyen qu'il a, quand il décide quelque chose dans le conseil de défense, que plus jamais aucun citoyen ou groupement de citoyens ne puisse le traduire devant la haute cour de justice parce qu'ils auront pris des décisions nuisibles aux gens. Voilà pourquoi il le fait et seulement pour ça. Et ainsi de suite, tous les jours, un peu plus, davantage, à mesure que l'État se disloque, à mesure que vous êtes renvoyés à vous-même chaque fois que vous avez besoin de quelque chose d'essentiel. Mais l'une des manières aussi, c'est de commencer avec les religions un trafic, un commerce comme celui que nous voyons se mettre en place. Je ne comprends pas, M.
Darmanin, puisque vous êtes dans le coin, pourquoi vous n'avez rien dit au préfet de Leroux qui est allé participer à une procession religieuse ? Peu importe de quelle religion on parle, chacun a le droit de croire. La laïcité n'est pas un athéisme d'État. Ce qui est le fondamental de l'État républicain, c'est la liberté de conscience. La liberté de conscience qui donne le droit à chacun de pratiquer librement le culte de son choix comme il le veut du moment que la loi est respectée. Nous n'avons rien à faire en République à négocier quoi que ce soit avec les religions.
Et je pense que j'ai le droit de demander que le ministre de l'Intérieur qui est par ailleurs ministre des cultes, ça s'appelle comme ça, dise au préfet, où qu'il soit, de quelque département que ce soit, qu'ils n'ont rien à faire dans les cérémonies religieuses car l'État appartient à tous les citoyens, quelles que soient leurs religions ou s'ils n'en ont pas. Et je me permets de demander aux chefs religieux de dire qu'ils ne veulent pas de la présence de l'État dans la religion parce qu'elle n'a rien à y faire et ça n'est pas à l'État d'organiser les religions. Vous pouvez peut-être vous demander pourquoi je vous parle de ça.
Parce que j'ai l'âge d'avoir vu les choses se dégrader de plus en plus. J'ai vu des organisations religieuses appeler à ne pas voter France Insoumise. Eh bien ça, je le dis clair et net. Je pense et je demande avec respect aux autorités religieuses de ne pas se mêler de donner des consignes de vote qu'elles soient positives ou négatives. Qu'ils fassent vivre les principes moraux auxquels ils croient et qui peut-être peuvent les conduire chaque citoyen réfléchissant par lui-même à faire ce choix ou celui-là. Mais qu'on n'essaye pas de faire croire qu'une religion déterminerait un point de vue politique parce que ce n'est pas vrai. Tous les chrétiens ne votent pas à gauche, je le saurais.
Mais ils ne votent pas non plus tous à droite. Ça veut dire que quand ils votent, ils votent d'après ce que leur conscience et leur interprétation de la loi morale leur dit il en va de même pour les juifs, il en va de même pour les musulmans, il en va de même pour les protestants. Une personne humaine c'est beaucoup de choses en même temps. Mais par-dessus tout, c'est une conscience libre qui fait que qui que vous soyez, quel que soit votre genre, quelle que soit votre couleur de peau, vous pensez par vous-même et vous décidez par vous-même. Maintenant, l'augmentation des prix, c'est la cata pure et simple.
Je ne vais pas recommencer ce qu'a dit avant moi Adrien Quatennasse, mais je vais juste vous donner une indication. Les surcoûts que provoque la hausse des prix, qui jusqu'à la récolte qui aura lieu cet été et à la reprise de la circulation mondiale des marchandises, étaient spéculatives. Autrement dit, ils se sont engraissés comme jamais. Et surtout ceux qui possèdent ce qui est le plus important dans la vie moderne, c'est-à-dire les réseaux collectifs, électricité, eau, gaz, etc. Ce sont les secteurs où a été prélevé sur la population sans cause objective, un tribut.
Et maintenant, vous heurtez à ce que leur chichu marché ne marche pas, que la main invisible qui paraît-il ne veut nous garantir la joie et le bonheur conduit à un désastre universel parce que les prix sont en train d'exploser, parce que le marché n'existe pas et que tous ceux qui sont en situation de truquer les prix le font. Alors, ça vous donne une augmentation à 1 000 euros de l'électricité, du kilowatt ou du mégawatt. Incroyable. Pourquoi ? Parce que le marché européen qui a été libéralisé par les très intelligents qui organisent le libéralisme parce que seule la concurrence libre et non faussée va nous permettre de vivre mieux. Résultat, c'est la cata.
Eh bien, je ne vais donner qu'un seul exemple pour vous montrer comment en se répercutant de l'un à l'autre. Ce désastre s'amplifie. Le surcoût pour les hôpitaux de l'augmentation des prix, ça correspond à une somme qui permettrait d'engager séance tenante 52 000 soignants de plus. Voilà ce que c'est le prix de la hausse des prix sur les services publics. Et vous, vous avez une question à vous poser. Est-ce que vous acceptez qu'on vous pique 10 % de vos revenus ? C'est ça la question qui vous y est posée. Alors, si vous n'acceptez pas, eh bien, faites quelque chose. Ça ne suffit pas seulement de regarder, de montrer du doigt, de dénoncer ou de pleurnicher. Agissez ! Entrez dans l'action !
Aidez tous ceux qui agissent ! La taxe sur les super-profits, c'est la première des batailles qu'il faut gagner. C'est la bataille entre le capital et le travail pour savoir qui s'approprie la richesse produite. La richesse produite doit d'abord profiter à ceux qui la produisent. Et c'est eux qui savent le mieux comment changer la production et l'échange pour que la société vive mieux et respecte davantage les impératifs écologiques qu'il faut à tout prix faire respecter partout en changeant les méthodes de production, en changeant les matériaux qu'on utilise, en changeant les formes de l'échange.
Il faut tout changer de la cave au grenier, tout pour que cette société reste une société vivable par les êtres humains. Vous savez, sur le moment quand on est dans l'action, on est dans l'action. Mais j'ai fait une pause cet été, pas de deux mois comme raconte le canard enchaîné. Vous n'avez pas vu le dessin ? Super marrant. Il est marqué après deux mois de vacances, Mélenchon revient survolté. Et alors, il y a lui et il a mis des fils et il m'a branché sur une machine. Il dit on l'utilise pour mettre de l'électricité dans la photocopieuse. C'est malin. Tu vois, ça s'est dit. Maintenant, tout le monde est au courant de comment on fait marcher nos machines.
Ça me cuit maintenant de les voir à l'œuvre. Je me dis mais enfin, on avait prévu ci, on avait dit ça. Vous savez, on avait fait un programme, il est toujours là. On avait fait des plans thématiques et puis des plans d'application. On était prêt à gouverner le lendemain matin. Je les vois, me tape la tête. Il s'en va en Algérie, il parle mal à tout le monde. Il revient, il n'a rien, il a l'air d'un ballot. Alors, le gouvernement algérien, ils sont sympas. Ils disent, oui, oui, on a dit que ça irait bien. Et lui, oui. Alors, conseil de défense, pourquoi ?
Si vous m'aviez écouté, monsieur, au lieu de regarder ailleurs, quand je vous ai dit au moment où a démarré l'inflation, il faut bloquer les prix en France, vous n'en seriez pas là où vous en êtes. Je vous ai dit ça en septembre de l'année 2021. Si vous m'aviez écouté, quand je vous ai dit, les Algériens, ils vont tirer la langue jusqu'à par terre parce qu'il leur manque des céréales. Et 20% de ces céréales viennent de France. Par conséquent, on va les voir dans une bonne relation égalitaire, respectueuse. On leur dit, écoutez, vous avez du pétrole et du gaz et nous, on a des céréales. alors on échange et on se le paye à prix hors inflation.
Monsieur se figure qu'on peut continuer à aller à Alger, donner des ordres et que les gens vont les exécuter. Résultat, il est parti une main devant, une main derrière. Il n'a rien. Les Italiens sont venus avant et les Algériens, comme ils font des affaires, ils disent, vous payez bien, OK, on vous le vend. Eh bien, c'est une grosse, énorme erreur qui a été faite là parce que tous ces super intelligents ont déclenché une bataille économique pour étrangler Poutine avec des boycotts ici, là. Sur le moment, j'ai dit, vous êtes sûrs que ça marche ? Oui, oui, comment ? Ah, là, là, on ne va surtout rien dire. Oui, oui, allez-y, faites-le. Quel est le résultat ? Qui souffre en ce moment ?
Pas les Etats-Unis d'Amérique parce que le dollar est au plus haut. donc tout ce qu'ils achètent à l'extérieur leur coûte moins cher. Pas les Russes qui ont envahi l'Ukraine et qui doivent en sortir parce qu'ils ont réalisé le plus gros excédent du budget de l'Etat russe depuis la Saint-Gling-Gling. 260 milliards de plus. Et évidemment que tout ce qui ne se fait plus avec l'Europe se fait avec les Chinois, gros ballot, parce que la Chine est la première puissance productive du monde. Alors je sais bien que si je prononce le mot « chine », il faut dire derrière toutes sortes de choses pour montrer qu'on n'est ni communiste ni chinois. Ça se voit que je ne suis pas chinois.
Il vous reste à savoir que je suis quand même collectiviste, ce qui ne veut pas dire communiste comme un chinois. Vous comprenez les gens ? On ne peut plus parler. On a l'impression que dès qu'on prononce certains mots, aussitôt, aussitôt se déclenche l'énorme machine à discréditer. Et si vous ne pouvez pas dire les choses, comment voulez-vous penser ? C'est une erreur absolue d'avoir accepté d'entrer dans un jeu où l'on a rapproché des pays qui nous sont désormais hostiles. Nous avons besoin rapidement et impérativement de la paix.
Ceux d'entre vous qui sont curieux de littérature, lisez un roman de science-fiction qui s'appelle 1984, qui a été écrit par George Orwell, un trotskiste espagnol très dépressif. On comprend pourquoi. Et il raconte bien comment la dictature commence par le fait que le pouvoir s'empare des mots. L'échange les transforme pour leur faire dire le contraire de ce qu'ils sont. Mais parmi toutes les choses qui sont prophétiques dans ce livre abominable, il y a une guerre qui a lieu entre trois blocs. On ne sait pas qui. On ne sait pas où on en est vraiment. On ne sait pas qui gagne et qui perd. On ne sait juste qu'elle a lieu.
Et que cela génère dans les trois blocs des disciplines inconditionnelles au-delà de toute raison. Nous en sommes là. Nous sommes appelés à des disciplines aveuglées, inconditionnelles, absurdes. Être partisans comme nous le sommes nous autres tous. De la fin de la guerre en Ukraine, de la sortie des Russes de l'Ukraine, nous autres insoumis, nous nous flattons d'être aujourd'hui la seule organisation politique qui accueille et aide les réfugiés anti-guerre russes. Vous m'entendez ? Nous nous occupons d'eux. Nous les aidons. Et nous en sommes fiers. Nous avons besoin par-dessus tout de ne pas être alignés. C'est-à-dire, suivant les situations, de prendre librement nos décisions.
Tant que nous sommes encore une grande nation, être non-alignés nous permet de parler à tous les peuples du monde. Je viens de rencontrer les trois présidents de la République dans l'Amérique du Sud. Les trois aimeraient, auraient aimé que la France porte une parole de non-alignement parce qu'à leur tour, ils auraient pu, eux aussi, porter plus fort, plus haut, la parole du non-alignement. Le non-alignement, c'est le discours de toute cette part de l'humanité qui ne veut pas de maître, qui ne veut pas qu'il y ait une puissance dominante, qui n'aime pas les impérialismes, qui n'aime pas qu'on lui donne des ordres. Il n'y a pas de peuple libre s'il n'est pas indépendant.
Alors, nous nous préparons. Je vous dis, ça me cuit de le voir, mais je vous ai déjà dit que je lisais Le Canard Enchaîné. C'est pas que j'y trouve que des choses marrantes dedans tout le temps, mais enfin, et là, à part le dessin où je suis avec Katénas, il y a aussi un petit article où je découvre que M. Macron, 4 jours après nous, nous on a réuni tous les députés insoumis, il y en a 75 maintenant, et puis, c'est des bons, sans cravate. On s'améliore, avant on était sans culotte, maintenant sans cravate. Combattif, ils ont bien fait. Les autres disent qu'on est mal habillés. C'est pas bien, parce qu'on avait mis nos habits du dimanche.
Mais, comme l'a dit Louis Boyard, ce qui est indécent dans cette assemblée, c'est le fric que vous mettez sur le dos avec vos costards. Mais, on a réuni nos députés et tous ceux qui avaient été candidats, parce que des fois, ils ont perdu de peu. Et, le coordinateur du mouvement, Adrien, et les autres camarades ont dit, préparez-vous, remettez-vous en action, convoquez des assemblées populaires partout où vous êtes. Parce qu'il faut se préparer. Et je lis dans le canard enchaîné que lui a fait pareil, il a réuni ses perdants, et il leur a dit, il faut vous préparer, parce qu'il peut y avoir une dissolution. Eh bien, pour le coup, je suis moins sourd que d'habitude. J'ai parfaitement entendu.
Alors, je vous dis pareil, ne vous résignez pas, entrez dans le combat, préparez-vous en permanence à les fiches d'or, par les voies démocratiques, si elles vous sont proposées. et si elles ne vous sont pas proposées, passez à l'action. Nous appelons, je l'espère, à la mi-octobre. Je vais peser mes mots parce qu'il paraît qu'il y a des épidermes sensibles dès que je parle. Parce que ça ne peut pas être à la mi-novembre ni à la fin décembre. Nous avons besoin d'une action. Tout à l'heure, Adrien a rappelé que les syndicats appelaient à une journée d'action. Eh bien, à la vérité, ils ne sont pas unis. La gauche est unie, pas les syndicats. Sauf pour les professions sociales et de santé, le 22.
Aidez-les de toutes vos forces, ce 22, parce qu'ils sont tous ensemble. Mais, pour le reste, je veux dire qu'il est normal que les syndicats organisent l'action dans l'entreprise. Et c'est d'ailleurs ce que rappelle la motion du dernier Conseil confédéral national de la CGT. Mais nous ne sommes pas organisés dans les entreprises. Nous ne nous en occupons pas. Donc, nous reconnaissons la pleine légitimité des syndicats dans les entreprises, si possible unis, on préférerait, et si possible d'une manière déterminée à décider ce qu'ils veulent.
Mais nous, nous ne sommes pas seulement une organisation qui vient tous les cinq ans vous proposer un candidat ou une candidate à l'élection présidentielle et des candidats à l'élection législative. Nous sommes un mouvement populaire. Nous avons des responsabilités devant les 7 millions 700 000 voix qui ont voté pour moi au premier tour. Nous avons des responsabilités devant tout le bloc populaire de 11 millions 100 000 voix qui s'est porté sur les partis qui sont aujourd'hui réunis dans la NUPES.
Et c'est la raison pour laquelle, si nous n'organisons pas une journée d'action en semaine et dans les entreprises, nous organisons de plein droit des mobilisations et puisque j'en suis à vous le dire, des mobilisations populaires, les jours où ce n'est pas le travail, c'est-à-dire, pas pour tout le monde, le samedi et le dimanche et où en même temps, je ne vous demande pas ou ils ne vous demandent pas ou ils ne vous demandent pas de faire des sacrifices sur vos payes vu que nous, on n'en fera pas dans cette circonstance.
par conséquent, il faut que vous vous prépariez dès que vous entendrez la date à vous précipiter pour faire une immense marche sur Paris, une immense où vous serez des milliers et des milliers et des milliers. Bien sûr, à Paris, ce n'est pas en province, mais il faut faire comme ça. Ce n'est pas en région, c'est en région parisienne, mais c'est le moyen de faire la démonstration de force. Et puis, allez-y si laissance coûte trop cher en bicyclette ou bien à pied ou à cheval ou en passant par la mer, je ne sais pas par où. Mais préparez-vous à vous mobiliser. Ne laissez pas le pouvoir penser qui s'est débarrassé de vous en vous faisant l'élection que vous savez.
Pour le futur, je le dis sur ce sujet, la séparation entre ce qui est considéré comme du domaine purement syndical et du domaine politique n'a plus de sens. Ce n'est pas nous, les forces politiques regroupées dans la nupesse, qui divisons, nous rassemblons. Et je crois qu'il est temps, comme l'ont demandé, attaque la fondation Copernic et une dizaine d'associations, qu'on soit moins obsédé de montrer qu'on n'a rien à voir les uns avec les autres. Qui que ce soit, quelle que soit son organisation syndicale, quelle que soit son association, bien sûr, chacun reste lui-même et personne n'a idée d'aller donner des ordres aux autres, ni sur son calendrier, ni sur son cahier de revendications.
Mais bon sang, il faut être unis, il faut être ensemble, il faut passer moins de temps à se regarder en biais. La classe ouvrière de ce pays doit trouver la force d'être aussi fort que la classe ouvrière anglaise avec le même slogan « Trop, c'est trop ! » « Inaf, is Inaf ! » Révoltez-vous ! C'est votre devoir ! Organisez-vous ! C'est votre devoir ! J'achève maintenant. La nupesse, c'est pas facile à faire. Nous avons tout réglé en 12 jours et 12 nuits. Tout le monde a fait d'immenses efforts. Je pense qu'on a été à la hauteur de vos attentes. Mais je préfère vous dire quelque chose bien franchement et les yeux dans les yeux.
Il y a eu union parce que le programme sur lequel nous nous sommes accordés est un programme de rupture avec la domination du système productiviste et avec la logique du système capitaliste. Pas de rupture, pas d'union. S'il y a union, c'est pour la rupture. Maintenant, nous avons un programme qui contient 600 points. Bien sûr, ça ne sera pas facile tous les jours. On a perdu l'habitude. Des fois, on n'est pas assez rapide. Eh bien, à chaque fois, il faudra dominer la difficulté. Autour de nous, ils sont là à attendre qu'on se dispute, à peser chaque mot de l'un de l'autre. J'arrive ici et en me tendant un micro, vous savez quelle question on m'a posée ? Vous allez voir l'aigle que c'est.
Alors, vous êtes là pour montrer que la NUPES, c'est vous ? C'est-à-dire sans cesse attiser, provoquer, diviser, créer du bazar, de la dispute en espérant qu'on finisse par se disloquer. Eh bien, c'est contre tout ça que vous devez faire bloc. Nous devons tous apprendre à le faire, chaque fois, à chaque occasion. Je félicite les députés qui ont eu à surmonter ici, là, quelques anicroches qui n'étaient pas toujours de détails. Et ils sont restés unis. Ils ont voté ensemble. Et vous avez vu la tête que font les autres ? Je vais vous dire, il vous l'a rappelé, qu'Athénence, il faudra peut-être bien qu'il n'oublie pas. Nous avons gagné le premier tour de l'élection législative. Nous, pas eux.
Un mois et demi. Un mois et demi après qu'il était élu président de la République, il se prenait une tôle aux élections législatives. Et il n'a pu s'en sortir qu'au deuxième tour parce que des électeurs de droite ou des électeurs de LREM ont préféré laisser passer un fasciste plutôt que de voter pour un insoumis ou pour un quelconque candidat de la NUPES. Honte à eux ! Honte à eux ! Sans morale, sans principe, ambigu avec la République, non ! Vous avez frappé la République dans le dos le jour où vous avez préféré à un de ceux ou à une de celles qui pouvaient être vos libérateurs, ceux qui, demain, plongeraient ce pays dans un insupportable affrontement interne. Honte à vous !
Vous ne valez rien par rapport aux valeurs dont se réclament vos partis car les partis ne vous ont pas appelés à le faire. Honte à vous de votre égoïsme social, de votre égoïsme moral, de votre insupportabilité à ce que nous portons, nous, la fraternité, quel que soit l'être humain, quel que soit son genre, quel que soit sa religion, quel que quoi sa couleur de peau, le peuple humain, nous tous, avec deux bras, deux jambes, similaires par nos besoins. Alors, à la première occasion, nous tâcherons de les battre. Et je vous ai dit, si on a gagné et perdu au deuxième tour, nous savons tous une chose, réfléchissez-y profondément.
Il ne peut pas s'en sortir s'il n'a pas un accord en bonne et due forme avec la droite LR. Et il ne peut pas avoir d'accord avec la droite LR s'il repousse les propositions que les républicains ramènent directement du panier de l'extrême droite. Autrement dit, dans la longue chaîne des combinations qui se nouent à l'Assemblée nationale, c'est l'extrême droite qui décide et Macron qui obéit. C'est ça, la vérité. S'il n'a pas cet accord, nous sommes une grande nation. Je ne suis pas d'accord pour que tous les budgets de l'État soient votés à coup de 49-3, c'est-à-dire de force. Et je ne suis d'ailleurs pas du tout d'accord pour qu'on vote quoi que ce soit par 49-3. Ça suffit !
Nous sommes attachés à la démocratie et à la République. et tout ça n'a qu'un et fort appui. Le peuple, c'est-à-dire nous tous, le peuple qui vit ici, le peuple français, mais le peuple en général qui travaille, qui veut survivre, qui veut vivre, qui veut apporter son intelligence et son savoir-faire au service de tous. Branchez-vous en direct, non pas sur moi qui suis survolté, mais sur l'amour de la vie, sur ce qui compte pour vous, vos enfants, le jour qui va se lever demain, le fleuve qui va toujours à la mer. Non, nous ne sommes même pas fatigués, M. Macron. Nous voilà. Et vous finirez par partir. Merci.
Jean-Luc Mélenchon