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interviewSénat (sur YouTube)· 22 mai 2026 64 min

Financement des politiques publiques : audition d'Olivier Legrain

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Chers collègues, monsieurs, messieurs, madame la rapporteur, le Sénat a décidé de la constitution d'une commission d'enquête dont l'objet de travailler sur les mécanismes de financement des politiques publiques par des organismes, sociétés ou fondations de droits privés et les risques en matière d'influence, d'absence, de transparence financière et d'entrave au fonctionnement de la démocratie. Le champ d'action de ces financeurs privés est large. Les sphères associatives, éducatives et culturelles semblent avoir leur faveur.

Le travail de notre commission d'enquête consiste à analyser les règles encadrant les interventions des organismes, sociétés ou fondations de droits privés dans les poétiques publiques cité et d'évaluer les risques en matière d'insurance de cette non transparence financière. Ce type de formation commission d'enquête entraîne un certain formalisme juridique. Avant de vous donner la parole, je dois vous rappeler qu'un faux témoignage devant notre commission [raclement de gorge] d'enquête est passible des peines prévues aux articles 434-13, 434-14 et 434-15 du code pénal.

Et je vous invite donc à prêter serment de dire toute la vérité, rien que la vérité, en levant la main droite et en disant je le jure et je vous remercie par ailleurs de nous faire part de vos éventuels liens d'intérêt. Monsieur Olivier Legrain, vous appuyez sur Ouais, c'est ça. Bravo.

Euh je n'ai aucun lien d'intérêt et je jure de dire l'ensemble de la vérité sur ce que vous me poserez comme question. Je vous remercie. Donc votre audition doit nous permettre d'aborder des questions sensibles comme celles relatives à la frontière entre le messenat d'intérêt général, le droit l'engagement politique privé et la préservation du caractère démocratique du débat, mais aussi sur la manière de garantir la transparence des financements privés sans décourager les formes de messen importantes qui contribuent au pluralisme, à la vie associative et au débat public.

Il s'agit donc pour nous de comprendre l'ampleur des évolutions et mutations en cours, les stratégies déployées et d'imaginer des moyens de protection quand cela s'avère nécessaire sans pour autant bloquer le système. C'est important le maître mot de nos travaux, vous l'avez compris et transparence. Monsieur, nous allons vous donner la parole pour une courte introduction et je vous demande de ne pas dépasser les 10 minutes avant que la rapporteur et les membres de la commission d'enquête vous pose des questions.

Et avant cela, je laisse la parole à notre collègue rapporteur Colombe Brossell pour qu'elle vous présente les axes de travail de notre commission d'enquête. Merci madame la présidente, mes chers collègues, merci beaucoup monsieur le grain pour votre présence aujourd'hui lorsque nous avons eu l'occasion de d'échanger avec nos collègues qui siègent au sein de la commission d'enquête sur les organismes, personnalités, personnes qu'il souhaitait pouvoir entendre au cours de nos travaux, votre nom a été proposé par certains de nos collègues et donc nous sommes évidemment vraiment intéressé de pouvoir vous écouter aujourd'hui et de pouvoir échanger avec vous notamment pour mieux comprendre finalement comment et et pourquoi compris à travers un parcours professionnel qui est le vôtre que nous avons pu lire dans la presse comment on devient messen finalement et comment avec le regard qui peut-être le vôtre vous vous lisez les évolutions de du secteur de de la philanthropie, l'apparition de nouveaux acteurs, de nouvelles stratégies et comment la question de la transparence qui est vraiment au cœur de nos travaux qui est le fil rouge que nous essayons de nous essayons nous essayons pas si mal que ça d'ailleurs que nous tirons depuis le début de nos travaux. comment ce fil rouge de la transparence pour se garantir d'éventuelles stratégies d'influence ou d'ingérence notamment dans le champ des politiques publiques est garanti que ce soit pour les élus que ce soit pour les citoyens c'est évidemment un un sujet absolument majeur.

Monsieur LG vous avez la parole. Merci beaucoup. Madame la présidente, madame la rapporteur, mesdames et messieurs les sénateurs.

Avant toute chose, je tiens à vous remercier de m'avoir invité. à m'exprimer devant votre commission d'enquête. Être convoqué pour venir s'exprimer devant la représentation nationale n'est pas quelque chose d'anodin.

Je vis donc cette convocation comme une responsabilité, un moment important. Comme vous l'exposez dans la raison d'aide de cette commission d'enquête, les tensions sur les financements publics amènent les acteurs associatifs à diversifier leurs ressources. Mon parcours de simple messen engagé en est l'illustration très claire. ce que j'aurais l'occasion de vous partager.

Au fond, la question que vous posez est essentielle. Dans une démocratie fragilisée, quelle place doivent prendre l'argent privé, le messenat, la philanthropie ? Et surtout, à quelles conditions cela reste-t-il compatible avec la démocratie, le pluralisme et l'intérêt collectif ?

Je vais essayer de vous répondre avec simplicité et franchise. Quand on me demande ce que je fais aujourd'hui, je réponds : "Je suis un citoyen engagé. Je ne suis pas un professionnel de la politique, je ne suis pas un idéologue.

Je ne suis pas non plus un philanthrope aux sans américains du terme. Je suis un ancien industriel qui a dirigé des entreprises pendant plus de 40 ans. J'ai beaucoup travaillé, embarqué des équipes dans des projets que certains jugaient un peu fous et j'ai eu la chance de gagner et faire gagner beaucoup d'argent.

Arrivé à un certain âge, je me suis simplement demandé que doit-on à son pays ? Que doit-on aux autres ? Et que faire de tout cet argent ?

Il y a une dizaine d'années, au fil de mes rencontres, j'ai commencé à donner modestement sur quelques projets précis. Puis le bouche à oreille fonctionnant, j'ai été sollicité de plus en plus souvent. Un média, une maison d'édition, un projet de rachat, de théâtre, des films, un projet de reportage, une formation universitaire sur le journalisme d'investigation.

Autant de femmes et d'hommes qui sont venus me trouver pour me partager leur projet et me demander de les aider. J'ai ainsi réalisé à quel point le besoin est immense. Notre pays foisonne de projets et initiatives humanistes tournés vers les autres qui peinent à trouver des financements.

Des médias indépendants, des associations, des projets démocratiques ou humanitaires extraordinairement utiles survivent dans une précarité financière permanente. Certains tiennent littéralement à quelques centaines d'euros près. Le cas des médias m'a particulièrement marqué et j'en ai d'ailleurs fait un livre sauver l'information de l'emprise des milliardaires avec Vincent Ain.

En France, nous parlons beaucoup de pluralisme, de liberté de la presse, de démocratie vivante, mais nous acceptons collectivement que l'information soit de plus en plus concentrée entre les mains d'un très petit nombre de grandes fortunes. Je l'ai dit publiquement, je l'ai écrit dans ce livre et je le redis devant vous. Cette concentration m'inquiète profondément pour notre démocratie. pas en pas parce qu'un milliardaire serait illégitime à posséder un média, mais parce qu'à partir d'un certain niveau de concentration, le risque n'est plus économique, il devient démocratique.

Anna Rent écrivait qu'une démocratie ne peut survivre durablement sans contrepouvoirs indépendants. Elle parlait de la justice, de la science, de l'information. Cette phrase m'habite depuis très longtemps.

C'est la raison de mon engagement auprès des médias qui m'ont sollicité dans des cas de besoins financiers occasionnel occasionnel pardon. Jamais il n'a été question pour moi de contrôler des médias. Je ne suis qu'un citoyen qui a prêté ou donné de l'argent à des structures progressistes qui me paraissent importantes pour notre vie démocratique pour garantir leur indépendance.

Et quand le schéma juridique l'imposait, j'ai dû devenir actionnaire toujours extrêmement minoritaire sans aucun pouvoir de contrôle. Votre commission porte sur les dérives de certains messenes qui pourraient chercher à imposer une ligne idéologique aux initiatives qu'il financent. C'est en effet quelque chose de grave et qui doit être analysé en profondeur.

De mon côté, c'est tout l'inverse qui m'habite. Je défends et pratique un soutien sans prise de contrôle. Je suis pour une aide sans influence.

Je ne contrôle rien, je n'impose rien. Je soutiens simplement des porteurs de projet qui me semblent œuvrés dans l'intérêt général d'un débat pluraliste dans notre pays. Aussi devant tant d'acteurs isolés, l'ancien industriel que je suis a eu l'idée d'aider de manière plus structurelle.

Au lieu de laisser ces médias supporter seuls l'ensemble des coûts de fonctionnement et structure de leurs entités, je me suis dit que leur fournir un lieu permettant de partager ses coûts était ce que je pouvais faire de mieux. Ce projet a mis près de 10 ans à aboutir et il est désormais lancé au 70 bouleur barbè à Paris. Si j'en ai assuré le financement, je ne suis pas du tout impliqué dans sa gouvernance, cette direction ou son côté opérationnel.

J'ai transmis la gestion du projet à des journalistes réunis en association dans un espace de décision collective déployé autour de l'intérêt général et de la défense du pluralisme. C'est cette association des médias libres qui à travers ses représentants notamment Agnès Rousseau et Rossana porte désormais le projet définit ses modalités de fonctionnement et de réalisation. C'est moi qui est financé mais c'est eux qui décident.

Pendant que d'autres imposent leur vision et entretiennent leur ambition, je soutiens et m'efface. C'est ma devise de vie. Pendant que d'autres achètent et contrôle, je donne et ne demande rien.

L'indépendance, on la soutient, on ne l'oriente pas, on ne la bride jamais. Aussi, puisque l'on parle de pouvoir, d'argent et de transparence, il importe d'être très clair. J'ai déjà eu l'occasion de le dire, mais je le répète devant vous.

J'ai de l'argent mais je serais totalement incapable de dépenser des dizaines de millions d'euros et encore moins des centaines pour acheter un média ou une école et les transformer en vecteur de propagande. Ces dernières années, j'ai donc aidé des dizaines de structures diverses et variées à travers des dons et des prêts. Je vous avoue que les montants n'étant jamais significatifs, c'est votre convocation qui m'a donné l'occasion d'essayer d'en faire le bilan.

À ce jour, loin des fantasmes de certains, je peux vous dire que j'ai accompagné plus de 150 projets médiatiques, culturels et artistiques avec environ 1,1 million d'euros de dons et 2,6 million d'euros de prêts. S'agissant des formations universitaires, j'ai donné plus de 1 million d'euros à l'école normale supérieure, toute une partie pour financer la chair Daniel Cohen qui a été mon ami d'adolescence jusqu'à sa mort. S'agissant spécifiquement du projet de la maison des médias libres.

J'ai investi personnellement 15 millions d'euros dans le bâtiment et je me porte garant d'euros d'emprunt bancaires complémentaires permettant la réalisation de ce projet. Je partage ces éléments d'autant plus volontiers que je suis favorable à la transparence la plus totale. J'espère d'ailleurs que tous ceux qui sont convoqués devant votre commission considéront comme moi qu'il est de leur devoir citoyen de venir répondre à vos questions quelle que soit leur idéologie.

Je sais que certains médias m'ont présenté comme une sorte de boloré de gauche ou de ce terrain progressiste. Je conteste profondément et totalement cette comparaison. Mon objectif n'est pas de conquérir un pouvoir culturel ou politique.

Je cherche simplement à être utile à ceux qui portent déjà des projets dans lesquels je crois et à préserver préserver pardon des espaces de pluralisme et de débat dans une période où il se fragilise totalement. Enfin, je saisis également l'opportunité devant vous aujourd'hui pour aborder un dernier point. Mon soutien financier des dernières années ne concerne pas uniquement des médias ou projets culturels.

J'ai créé le fond des dotations riaché en faveur de l'accueil digne des personnes exilées en France. Je me suis engagé à hauteur de 5 millions d'euros à terme. Certains y verront peut-être un engagement politique.

Pour ma part, j'y vois surtout une exigence humaniste inspirée dans notre pays de l'esprit des lumières. Albert Camu écrivait mal nommer les choses ajouté au malheur du monde. Je crois aussi qu'il faut éviter de mal nommer les engagements.

Tout n'est pas manipulation. Tout n'est pas stratégie d'influence. Tout mes n'est pas un oligarque cherchant à acheter la démocratie.

Mais inversement, tous mes Sénat n'est pas forcément innocent non plus. C'est précisément pour cela que votre travail est non seulement utile, mais je crois essentiel parce qu'il faut réussir deux choses à la fois. protéger la démocratie contre les stratégies d'emprise sans décourager l'engagement civique, associatif, culturel ou médiatique dont notre pays a profondément besoin.

Je terminerai simplement par ceci. Je ne crois pas au sauveur. Je me méfie beaucoup des hommes providentiels, des milliardaires éclairés et même des gens qui pensent avoir raison seul entre tous.

Toute ma vie, j'ai cru aux institutions de mon pays et au projet collectif, au contrepouvoir et à la délibération démocratique réel. C'est dans cet esprit que je suis devant vous aujourd'hui et prêt à répondre à toutes vos questions. Très bien.

Je vous remercie madame la rapporteur. Merci beaucoup. Merci monsieur pour ce propos introductif. peut-être quelques questions en en complément et parfois en rebondissant sur vos propos.

Euh vous avez développé au au cours de votre propos introductif la liberté qui est la vôtre, mais la liberté que vous laissez également à à celles et ceux que vous accompagnez financièrement. Euh je voulais juste que vous puissiez euh tout d'abord nous nous préciser euh je reprends vos vos mots. Euh en ce qui concerne votre engagement auprès des médias, vous dites quand le schéma juridique l'imposait, je suis devenue actionnaire euh minoritaire.

Est-ce que vous pouvez nous préciser quelles étaient les obligations et les schémas juridiques qu'il imposait et quelles sont les formes de participation qui qui ont été les ? Et je crois que j'ai été pendant 1 heure et demi à un moment donné actionnaire de politice. Ils étaient en train de lever de l'argent et ils m'ont remboursé quasiment le lendemain.

Et j'étais actionnaire minoritaire de street press je crois pour 2,5 % qu'ils m'ont remboursé je crois récemment. D'accord. Ah oui donc c'était des prises de participation minoritaires et parfois extrêmement temporaires mais qui n'ont pas perduré.

D'accord. OK. Très bien.

Euh est-ce que on peut prendre un tout petit peu de temps ? Euh vous l'avez évoqué mais peut-être rentrer un peu plus dans dans le détail. Je sais que c'était un sujet qui intéressait nos collègues sur le projet de Maison des médias libres.

Euh j'ai compris que vous avez euh euh participé au au on va dire les choses simplement à l'investissement euh et c'est une association ensuite qui est euh composée de journalistes qui a vocation à être dans le fonctionnement de cette maison. Est-ce que vous pourriez nous détailler la forme juridique qu'avait enfin les formes juridiques qui ont été prises pour cet investissement ? Vous nous avez donné les montants mais peut-être rentrer un peu plus dans je les connais pas, je les connais pas complètement dans le détail parce que j'avoue que ça m'intéresse pas beaucoup.

Euh la il y a la partie immobilière dont je détiens il y a trois blocs disons. Il y a une partie immobilière dont je détiens je sais plus exactement entre 90 et 95 %. Ensuite, il y a une partie qui va être la gestion opérationnelle de ce lieu qui doit, je crois, actuellement être mené par un organisme qui s'appelle plateau urbain et qui est en charge de récupérer le million d'euros qui cherche à rembourser entre autres le prêt.

Il y a dans cette maison qui fait à peu près 4500 m², il y a à peu près 350 postes de travail et il y a une grande salle de débat qui peut accueillir 250 personnes. Il y a un appartement pour hab abriter les gens qui voudront abriter. Je crois qu'il fait il y a un restaurant qui fait pour je crois accueillir 70 plats et il y a six studios d'enregistrement.

Voilà. Puis a un troisème pôle qui est le pôle éditorial qui est en train de se mettre en place petit à petit parce que c'est lui qui est doit se positionner maintenant pour que cette maison des médias libres voit le jour à l'été 2027. Voilà. en gros.

Et donc, si je comprends bien, vous êtes euh structurellement associé à la partie immobilière et la partie gestion opérationnelle et pôle éditoriale ne dépend pas de vous. En aucun cas. En aucun cas.

D'accord. J'ai compris en en préparant cette audition que sur la partie investissement pour l'immobilier, vous aviez d'abord monté une association de préfiguration puis euh transformer cette association de préfiguration en en SAS. C'est c'est bien ça.

Est-ce que je peux vous demander les raisons qui ont prévalu à ce choix et de passer par une association ? OK, d'accord. Je ne sais pas.

Moi, j'aimerais je résume vraiment. Moi, j'ai toujours une vision assez simple. Je suis dans le premier bloc, le 2è bloc et le 3è bloc.

J'ai même enfin, je sais que c'est eux qui ont choisi plateau urbain après avoir fait un appel d'offre. Ils m'ont simplement informé et les noms que j'ai cité, je les connais depuis Hosana, pas depuis très longtemps. Euh Agè Rousseau depuis 10 ans.

Et c'est leur histoire. Ouais. Mais sur la partie immobilière, c'est votre histoire.

C'est mon histoire. Oui. Et mais comme je l'ai mais voilà.

Bon, j'ai décidé, enfin, on peut dire c'est un engagement citoyen, un engagement politique, je je peux accepter le terme, d'avoir ce lieu parce que je trouvais que pour la liberté de la presse, c'était important qu'ils se mettent tous ensemble. C'est presque une conception d'industriel. C'est-à-dire que je me suis dit que s'ils se rassemblaient, ils pouvaient faire des choses qu'ils ne font pas chacun dans leur canal.

Et je je n'en disconviens pas. J'étais sur des questions bassement matériel de de forme juridique que vous aviez utilisé pour le montage. Aujourd'hui, c'est une qui l'ont choisi.

Non, mais je veux dire moi, comment vous dire vraiment je suis intéressé par j'ai acheté ce bâtiment et point. Il faut simplement il est de leur responsabilité qui tourne suffisamment bien qu'il soit rempli mais c'est vraiment pas la mienne pour rembourser un prêt dont je suis caution. Mais c'est ma manière de fonctionner.

C'est c'est je vais je ne enfin j'ai essayé de le dire à mot à mot sympathique. Je ne suis absolument pas concerné par la manière j'ai l'idée. On est venu me voir j'ai eu l'idée de la maison des médias libres.

Je souhaite qu'elle fonctionne le mieux possible et que le prêt qui est sur mes épaules soit remboursé à travers le temps. C'est un prêt au crédit agricole de 25 ans. Si si le prêt n'était pas remboursé, je ne veux surtout pas vous porter l'œil.

Si le prêt n'était pas remboursé, euh normalement c'est donc la mairie de Paris qui m'a vendu ce lieu le 14 novembre et très probablement je serais amené à le revendre. et j'ai pris le risque de continuer les travaux sans savoir qu'il y aura à l'intérieur. C'est un risque que j'ai pris euh parce que c'est comme ça que je suis fabriqué.

Et là les travaux sont encore en cours avec une voiture les travaux ont commencé c'était acheté le 14 novembre. Les travaux je reviens justement aujourd'hui des boulevards Barbest juste avant les travaux ça fait ils ont commencé en décembre et j'y retournerai en décembre prochain pour voir ce qu'il y a comme travaux au bout d'un an. D'accord.

Euh j'ai encore deux dernières questions. Euh vous vous y avez fait référence, vous avez souhaité monter sur des actions qui sont plus antérieur un fond de dotation rié pour euh conduire enfin financer conduire un certain nombre d'actions en soutien à des publics migrants. Quelle est la raison pour laquelle sur la la maison des médias vous n'avez pas souhaité utiliser le même véhicule juridique ?

Ça c'est fait comme ça. Le fond de dotation, il a été créé pour que les gens qui investissent dedans, et pas moi, et une exemption fiscale. Oui.

Quand j'ai compris que sur la maison des médias libres, j'allais être le seul à investir, j'ai trouvé que la chose la plus simple, c'était d'investir directement. D'accord. Une réponse.

Et c'est ce que j'ai fait et d'ailleurs, je me suis pas trompée puisque personne n'a voulu venir investir avec moi. Donc la la réponse était simple. [raclement de gorge] OK.

Peut-être dernière question en ce qui me concerne, j'ai lu dans la presse, ça a été largement médiatisé le fait que vous avez fait l'objet d'une plainte pour agression sexuelle en janvier 2026 et une enquête de médiia part. Euh ma question en lien avec ce fait qu'il concerne pas notre commission d'enquête, c'est que j'ai vu qu'un certain nombre de médias, notamment ceux qui s'étaient déclarés intéressés par le projet de de maison des médias libres avait libre pardon avait déclaré vouloir s'en retirer. Est-ce que le projet va réellement pouvoir aboutir en 2027 avec les médias qui sont je ne ferai pas de déclarations sur ce que vous avez dit.

Je l'ai déjà dit à plusieurs endroits ce que j'en pensais et évident que un certain nombre de médias ont dit qu'il se retiraient. Aujourd'hui, il y en a qui hésitent, qui voient l'intérêt du projet et je on m'informe que moi je n'ai il y en a certains qui se posent des questions. Donc est-ce qu'ils vont revenir par revenir ?

Je n'en sais rien. C'est toute la charge de de travail de Hosana et de Vè Rousseau. D'accord.

Donc à ce stade et aujourd'hui, il n'y a pas de garantie. Il y a pas de Il y a C'est maintenant que ça va jouer. C'est maintenant que ça va jouer dans les mois qui viennent.

OK. C'est bon pour moi madame la présidente. Euh moi je voudrais comprendre un peu comment fonctionnit les les flux financiers.

Donc il y a il y a le la question du la question immobilière, la SAS. Euh est-ce que dans le fonctionnement vous participez ? Est-ce que il y a une structure à un moment associative qui va faire que l'interaction financière va relever de la philanthropie du système philanthropique ou est-ce ou alors est-ce que vous allez rester donc vraiment une interaction à titre économique, même si on n'est pas dans une stratégie évidemment d'entreprise et de de business plan, mais euh les deux aspects sont importants. l'immobilier, c'est bien, mais en fait dans le fonctionnement à un moment compte tenu de l'objet enfin de la maison des médias libre, il y a forcément une question philanthropique et de philanthropie.

Donc comment est-ce que vous avez réfléchi à ce sujet ? Euh est-ce que vous avez envisagé le fait qu'on puisse faire appel à vous à un moment et donc d'abonder à nouveau mais sur autre chose que l'immobilier ? Vous voyez, c'est vous pouvez pas euh euh voilà, c'est quand on construit un hôpital, on s'en fiche pas de ce qui se passe dedans, quoi.

Donc vous voyez ce que je veux dire, c'est que en fait tout est lié. Ben, pour être totalement transparent, pendant très longtemps, euh jusqu'à l'été dernier, la Caisse des dépôts était actionnaire avait dit qu'il serait actionnaire, un monteur un montant de 5 6 millions d'euros. Ils se sont retirés.

Donc, j'ai déjà pris la la première décision que j'ai prise au-delà de construire la maison des médias libres ou de faire construire la maison des médias libre, c'est les remplacer. C'était une décision difficile puisque c'était quand même rajouté 5 6 millions d'euros. Euh la deuxième décision que j'ai prise après le retrait de certains, c'est de continuer les travaux envers et contre tout en me disant ce projet ça fait 10 ans que je le porte, je vais aller au bout et mon bout à moi, il est en train d'arriver.

C'est-à-dire que ou bien les médias sur le bloc numéro 3 dont je vous parlais sont capables de faire payer ces loyer pour que le il y a un remboursement du prêt. Ils ont le fonctionnement mais également le chiffre d'affaires qui aura lieu par la location des studios, la location des salles de débat l'appartement le restaurant ou bien j'urais pas d'autre choix que de vendre ou de donner un droit de préemption à la ville de Paris. Mais c'est pas du tout pour ça que j'ai fait ça pendant 10 ans.

Mais c'est pour répondre à votre question, c'est ce qui se passera. Donc il y a quand même une stratégie de modèle économique et on n'est pas dans la la philanthropie au sens où on traite. Je sens pas du tout.

Enfin le mot philanthrope me plaît pas du tout. Je me sens pas philanthrope. Je veux bien être traiter de citoyen engagé parce que ça c'est un engagement que je prend sur beaucoup de sujet et ayant à partir du moment où j'ai pris la responsabilité économique et la conception que j'ai de la liberté de la presse, j'interviens pas parce que si j'interviens, j'étais patron d'un grand groupe industriel, je ne vais faire que ça.

Je ne veux à aucun prix faire ça. Donc je prends le risque que ça ne marche pas. C'est le risque hein.

Mais sinon, je n'aurais pas fait ça. Je me suis battu pendant 10 ans. H on a perdu un concours euh avec Média Part d'ailleurs euh à Charon il y a 5 ans qui était un très très grand projet.

Voilà. Donc c'est un combat de depuis 10 ans que j'ai mené avec les divers responsables de l'urbanisme de la ville de Paris. Ils se sont succédés.

J'en ai connu trois. Voilà. OK.

Il y en a un qui est devenu maire de Paris d'ailleurs. Comme quoi ça mène ? Pas de questions complémentaires.

Très bien. Euh ben écoutez, OK, c'est assez atypique par rapport au modèle qu'on a suivi depuis depuis depuis le début. Euh non, mais du coup, j'en repose une petite dernière.

Euh c'est la phrase de Sonia de la provoé qui m'y fait penser. C'est en effet un modèle atypique par rapport aux différentes auditions auxquelles nous avons pu procéder. Euh je sais pas bien comment formuler la la question.

Euh vous acceptez la la part de prise de risque et vous le posez d'ailleurs d'entrée de jeu comme étant dans votre votre fibre d'entrepreneur et de citoyens engagés. Euh vous avez déjà eu des échecs euh notables dans cette façon de procéder ? Moi j'ai jamais fait ça où j'ai dirigé un grand groupe, j'ai sorti un morceau de la Farge pour créer ma tierce.

On peut dire que j'ai pris beaucoup de risque puis ça s'est fait à un moment où normalement le cycle de la construction devait se retourner et j'ai eu beaucoup de chance et que le cycle de la construction pour la la construction pour la première fois depuis la guerre ne s'est retourné que 10 ans après. Donc il faut de la chance, il faut moi j'ai un caractère effectivement qui fait que quand j'ai décidé quelque chose dans tous les domaines, je vais jusqu'au bout. Et là je dis la maison des médias libres c'est un concept que j'ai imaginé à 10 ans.

Il est là, il est au 70 boulevard Barbest. Les travaux avancent. Je souhaite de tout cœur que il aille au bout.

Mais il est là si ça marche, il est là pour l'éternité. Je sais pas du tout moi je fais pas ça pour le revendre, il est là pour l'éternité s'ils sont capables de le faire tourner. Mais je suis toujours pour la Il y a des gens qui parlaient de subsidiarité d'une manière un peu pédante mais c'est quand même un peu ça.

Maintenant il y a le pôle 1, le pôle le pôle 1, le pôle 2 ils ont ils sont en charge du pôle 3. À eux de le faire tourner. Moi, je vais pas aller appeler les médias, c'est à eux, de faire d'appeler les maisons d'édition, les associations, de trouver le nom et le prêt, il faut commencer à le rembourser, je crois, à l'automne 2027 dans 18 mois.

Donc, c'est très très serré. et et les raisons de retrait de la de la caisse des dépôts, je ne les connais pas, je ne je suis jamais arrivé à le savoir. Et elle serait rentrée comme actionnaire au sein de la structure ou comment Oui, il ils serait été c'est-à-dire les moi les 15 millions dont on parlait au départ moi je mettais 100 millions.

Ah et la caisse mettait 5 millions. Donc j'ai mis 15 puisque la caisse a disparu. En juillet euh je mélange les années l'année dernière juillet 25.

S'il y a pas de questions complémentaires, on vous remercie beaucoup de tous ces éléments et ce modèle atypique que vous nous avez présenté. Merci. Merci à vous.

Merci à vous. Ô