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Vote de confiance, sécurité: le discours intégral de Bruno Retailleau, ministre de l'Intérieur

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Bruno Retailleau

Mes chers amis, mes chers compagnons, un immense merci d'être venus, aussi nombreuses, aussi nombreux. Je voudrais tous vraiment vous remercier, je voudrais remercier l'équipe qui a fait un sans-faute depuis hier. J'ai recueilli beaucoup de confidences des uns et des autres. Je voudrais remercier Hothman, je voudrais remercier Jeanne, je voudrais remercier tous les jeunes qui ont participé au succès de ce grand rendez-vous de la droite. Vous êtes 2500 et ce qui m'a le plus touché c'est de voir votre enthousiasme, c'est de voir depuis hier ces sourires, ces visages éclairés, portés par une espérance, portés par un espoir et heureux tout simplement d'être ensemble.

Ça fait si longtemps que ça ne nous était pas arrivé. Est-ce que vous êtes satisfait de l'organisation de ces deux jours ? Un immense merci une fois de plus. Je voudrais remercier toutes les personnalités qui sont là, elles sont nombreuses, je ne pourrais pas les citer toutes et tous. Je voudrais citer évidemment, citer Gérard, le président charismatique du Sénat. Y a-t-il dans l'histoire de la 5ème République un président du Sénat qui a aussi bien incarné son institution que Gérard ? Je ne le crois pas, merci et bravo à toi Gérard. Je voudrais saluer vraiment tous les ministres.

Moi je suis fier d'être un ministre républicain et d'avoir à côté de moi, croyez-moi, des ministres qui tiennent la route. Je ne veux pas les citer tous mais je veux leur dire qu'ils font un boulot fantastique. Je voudrais évidemment avoir un mot particulier pour Michel Barnier parce que c'est lui qui nous a embarqués dans cette aventure. Cette aventure qui comportait des risques. Parfois on y est allé un peu à reculons parce que c'était la terra incognita. Il y a très exactement un an Michel, à quelques jours près je crois, nous en parlions ce matin, tu avais été désigné comme Premier ministre et tu nous as ouvert je crois un champ nouveau. Je voudrais vraiment pour cela te remercier.

Je veux remercier bien sûr nos présidents des groupes parlementaires, François-Xavier qui vient de faire une table ronde, qui porte la voix en Europe. Laurent pour l'Assemblée nationale, Mathieu pour le Sénat, bien sûr. Et vous me permettrez de saluer, elle est venue hier, elle n'était pas obligée, elle est revenue cet après-midi. Valérie, la président de région. Merci Valérie. Je peux vous dire que c'est une région qui est bien gérée. Je suis ministre de l'Intérieur, on en parlait et on a inauguré, il y a si peu d'ailleurs, un certain nombre d'équipements de sécurité. Rares sont les régions qui font autant que la région des pays de la Loire. Pardon, c'est mon ancienne région. C'est vrai ?

Merci. De l'île de France pour la sécurité. Merci. Je voudrais aussi saluer des amis parlementaires qui sont ici. Bien sûr, les députés européens, Jouan Nadine, je vois aussi Isabelle que j'ai aperçue il y a quelques minutes. Je voudrais saluer nos députés. Bien sûr, ils sont nombreux. Nos sénateurs, tous nos élus, qu'ils soient maires, qu'ils soient conseillers départementaux, conseillers régionaux. Les présidents de fédérations, les secrétaires départementaux. On a eu une belle réunion ce matin et je veux dire à ces présidents de fédérations qui ont tenu bon dans la tempête, à nos secrétaires départementaux, qu'ils ont une double charge.

La charge de raviver la lame de la combativité et d'entretenir aussi le feu, justement, de nos convictions. Merci à elles et merci à eux tous. Merci, mes chers amis, les militants, les militants de la première heure, ceux qui sont là depuis des années, ceux qui ont tenu par des temps de tempête, des temps de trahison aussi, de défaite, et ceux qui sont revenus. Et je me suis toujours promis de faire en sorte que ce que nous avons fait avec nos militants, nos adhérents, nous pourrions demain le faire avec nos électeurs. Il y a une moisson à faire. Nous allons la faire ensemble, mes amis. Croyez bien. Un mot sur les 12 derniers mois.

Je parlais, il y a quelques instants, de la nomination d'un Premier ministre qui était dans nos rangs. C'était Michel Barnier. C'était sa nomination du 5 septembre. Aujourd'hui, comme hier, je n'ai pas pu, dans ma tête, refaire ce film de ces 12 derniers mois. Il y a tellement de choses qui se sont passées. On a hésité à participer au gouvernement. On sait aujourd'hui que nous avions eu raison. Tant de choses ont changé. En quelques mois, alors que nous étions menacés d'effacement, d'effacement médiatique, nous occupons déjà en mai la première place de l'actualité. Nous sommes en tout cas au cœur du débat public, mes amis. Nous avons aussi renoué avec les victoires.

Les victoires aux municipales partielles, aux législatives partielles aussi. Et demain, j'espère la victoire aux législatives à Paris de Michel Barnier. Mais surtout, nous avons renoué, retissé un lien de confiance. Sans doute est-il encore trop fragile avec les Français. J'en veux pour preuve le sondage qui est paru il y a quelques jours. Si jamais il y avait une dissolution, ce sondage plaçait notre famille politique à hauteur de 13% des votes. 13% ! C'est 5 points de plus qu'il y a un an. 13% par rapport au score du bloc central qui est à 15. Et nous à 13, à 15, mais à 4 parties. Modem, UDI, Horizon, Renaissance. Vous vous rendez compte le chemin que nous avons fait en quelques mois ?

Les Français nous ont redécouvert. Ils ont découvert une droite utile, mais une droite courageuse. C'est celle qu'avec vous, il nous faut refonder aujourd'hui, en passant les obstacles. Et ils sont nombreux. Je vais y revenir dans quelques instants. On doit avoir le triomphe modeste. Parler de triomphe, c'est trop tôt. Ne boudons pas, en tout cas, notre plaisir. En revanche, ce que je veux vous dire, par esprit de sincérité, cet après-midi, c'est que si on ne doit pas bouder ce plaisir, tout peut être rapidement gâché. Parce que la période, les semaines, le mois dans lequel nous sommes entrés, ce sont des semaines. Ce sont des mois, sans doute, qui sont dangereux.

Où tout est en train de brouiller. Écoutez, écoutez les uns et les autres, sur vos postes de télévision, de radio. Parfois, la colonie. Ces acquis sont fragiles, mes amis. C'est ce que je veux vous dire. Cette force, nous la construisons progressivement, avec vous, grâce à vous. Moi, je suis votre président. Et je ne veux pas qu'elle soit défaite. Oui, il y a toujours une diversité. Mais notre mouvement, s'il n'est pas un casernement, ne doit pas non plus être une auberge espagnole. Cette unité, nous devons la préserver. Je sais que l'époque est difficile. Je sais que cette curieuse décision du Premier ministre nous a placé dans l'embarras. Je me mets à la place de nos amis députés.

Voter oui, voter non, c'est abstenir. Je sais qu'il n'y a rien d'évident. Mais précisément parce que, quand tout est brouillé, quand tout est confus, je pense qu'il faut revenir à une ligne de conduite. Nous sommes la droite. Cette ligne de conduite doit être droite. Ça ne doit pas être le zigzag. Ça ne doit pas être l'oblique, comme les crabes sur les plages de Vendée. Vous ne les avez jamais observés. C'est parce que vous n'êtes jamais venus en Vendée. Vous devriez. Plus souvent. Et si vous ne voulez pas que notre crédit soit ruiné si vite, trop rapidement, il faut qu'on puisse se tenir à cette ligne de conduite.

Cette ligne de conduite, ce qui doit la tenir, ce sont la cohérence, l'indépendance et nos convictions, par-dessus toutes les convictions. D'abord, la cohérence. La question qui sera posée à l'Assemblée nationale, demain, parce que, croyez-moi, il y a trois mois, arithmétiquement, je savais, je peux vous le confesser, que le 7, c'est avant le 8. Mais ce que je ne savais pas, c'est que ça veille d'un vote de confiance. Ça, c'est clair. Évidemment. Mais cette question, ce n'est pas pour ou contre le Premier ministre. C'est l'engagement de la responsabilité du gouvernement sur une question qui est une question, pour nous, qui est cruciale.

Nous avons été constamment la famille politique qui a affirmé et qui a dit, redit aux Français que la dette, le surendettement, c'était une menace grave, un danger existentiel en termes de souveraineté, de liberté. Nous sommes gaullistes. D'indépendance. Quand précisément, 55% de notre dette est détenue par des mains étrangères, nous avons dénoncé ce risque, cette bombe à retardement. Et vous voudriez que, je ne suis pas député que moi, je trahisse mes convictions, que je dise, que je dise, que tout ça n'est pas grave, que peu importe, parce que, demain, après-demain, Premier ministre ou pas, le problème restera.

Et plus grave encore, il ne faut pas être ministre de l'Intérieur pour voir que ce mois de septembre est dangereux. Le 8, risque politique. Le 10, social. Le 12, peut-être, la question de notre signature, de la dette souveraine française. Et le 18, un mois de septembre qui est le mois de tous les risques. Et ces risques, les ingénieurs du chaos veulent capitaliser. Ils veulent appuyer sur ce levier, précisément, pour que, demain, ils installent le désordre. Alors, oui, pour moi, la dette, je le redis devant vous solennellement, c'est une bombe à retardement.

Et moi, je ne souhaite pas rejoindre celles et ceux, ces ingénieurs du chaos, ces ingénieurs du chaos, oui, je le dis, je le répète, qui voudraient allumer la mèche lente et même peut-être rapide, plus rapide qu'on ne pourrait le croire, de cette bombe, de cette explosion financière. C'est une question de constance et je pense que notre famille politique doit avoir cette cohérence chevillée au cœur. Sinon, notre crédit sera ruiné, mes amis. L'indépendance aussi. Bien sûr, nous ne sommes pas macronistes. Nous appartenons à un gouvernement. Nous y sommes rentrés dans les conditions que je vous ai citées il y a quelques instants. On ne savait pas de nous, évidemment, des macronistes.

Trouvez-moi un ministre de l'Intérieur depuis le début de la Vème République qui est autant affirmé que moi ses différences sur l'Algérie, sur la Corse, etc., sur l'immigration. Vous n'en trouverez pas. Nous sommes différents et nous tenons à notre singularité parce que sinon, on est mort. Mais pour autant, nous sommes aussi totalement indépendants. du socialisme. Il est hors de question, comme vous le savez, qu'on accepte demain qu'un Premier ministre socialiste soit nommé à Matignon. Mes amis, mes compagnons, nous sommes entrés, je l'ai dit, je le redis, pour que ce soit bien clair. Au gouvernement, c'était pour faire barrage à la gauche mélenchonisée.

Ce n'est pas pour qu'elle revienne par la fenêtre. parce que ce qui a fait le plus de mal à la France, c'est le social-étatisme. Écoutez le discours de Blois. Écoutez, M. Faure. Vous savez ce que c'est que le social-étatisme ? C'est très simple. Ça tient en trois axiomes. Un, tout ce qui bouge, on le taxe. Deux, ce qui bouge encore, on le réglemente. Et trois, ce qui ne bouge plus du tout, on le subventionne. Là, vous avez la recette qui a mis la France en l'air. Donc, ça n'est pas un problème de sectarisme ni d'acrimonie vis-à-vis de tel ou tel. C'est simplement que jamais nous ne nous associerons à des mesures, à des vieilles lunes qui ont contribué à affaiblir notre pays.

Et enfin, l'exigence. Demain, je ne sais pas si nous ferons partie d'un nouveau gouvernement. Ça dépend, et je l'ai dit, ça ne peut pas être automatique. Ça dépend d'un certain nombre de conditions. Les conditions pour lesquelles nous sommes entrés au gouvernement, éviter le pire, éviter les pires, vous savez lesquels ils sont, c'est aussi faire en sorte que nous puissions avoir comme base programmatique ce qui peut redresser la France, pas ce qui peut l'affaiblir.

Ça servirait à quoi, mes amis, d'entrer dans un gouvernement qui voudrait affaiblir encore plus la France en termes de sécurité, d'immigration, en termes budgétaires, en termes financiers, en termes économiques, soit en matière de compétitivité, soit en matière de pouvoir d'achat. Ne comptez pas sur nous dans ces conditions pour y rentrer. Cette exigence, nous devons l'avoir pour nous-mêmes d'ailleurs, pour nous mettre au travail, pour mettre sur la table, j'en parlerai tout à l'heure, un certain nombre d'idées nouvelles. C'est cette exigence. Je compte sur Annie et sur vous tous, elle préside la CNI, pour que nous puissions avoir de bons candidats, de bons candidats au municipal.

Et je le dis aux jeunes qui sont ici. Avant de m'applaudir, je disais ce que je voulais vous dire. Attendez pas qu'on vous fasse la place dans les communes. Allez-y ! Il y a plein de communes qui n'auront pas de candidats, qui seront en mal de candidature. La meilleure chose pour vous, c'est de vous engager jeunes. On a besoin de votre enthousiasme. C'est un apprentissage. C'est le plus bel apprentissage de la politique, de se mettre au service des autres, par des associations, caractératives ou non, mais aussi par l'engagement municipal. Donc Annie, il va falloir rajeunir nos candidats, n'est-ce pas ?

Voilà mes amis, ce que je voudrais vous dire, simplement, pour terminer cette rubrique plus d'actualité, parce que je veux, avec vous cet après-midi, qu'on puisse se projeter vers l'avenir. Mais pour terminer, je crois fondamental, vraiment, de vous affirmer, de déclarer solennellement, que je vois très bien le chemin qu'il y a devant nous. Oui, il y a un chemin. La France n'est pas à gauche. La France est à droite et nous représentons le baril centre de ce que veulent les Français. Des idées qu'ils souhaitent. Simplement, on peut tout ruiner. Vous connaissez, le plus grand ennemi de la droite. Ce n'est pas la gauche. C'est la droite. C'est nous-mêmes. J'adore la musique, vous le savez.

Passez le temps de pratiquer. J'adore les symphonies, la polyphonie, mais la cacophonie, ce n'est pas possible. Voilà. Merci. Donc, revenons-en à notre avenir et aux perspectives que je voudrais lancer devant vous et avec vous cet après-midi. Parce que je pense que ce rendez-vous de la droite, c'est à la fois une fin et j'espère un nouveau commencement. La fin d'une droite ancienne qui, à mon avis, a souvent été trop paresseuse, trop heureuse et l'avènement d'une droite qui veut faire du neuf avec des visages qui sont neufs, mais aussi avec des visages qui le sont moins parce qu'on a besoin des deux, de l'enthousiasme des jeunes, de l'expérience des plus anciens. Et ça, j'y tient beaucoup.

Mais on doit tourner la page. On doit tourner la page d'une droite qui a trop souvent été paresseuse, trop souvent été peureuse. Je vais prendre simplement un exemple. Je suis heureux, j'ai entendu tout à l'heure mon cher Ottman les scores pour les statuts. Vous savez que les anciens statuts ont failli nous tuer. On avait proscatiné, on avait empilé ce qu'on ne veut pas faire d'ailleurs au niveau national. Des règles sur des règles à tel point que tout ça paralysait la vie de notre parti.

Et désormais, grâce notamment à Guillaume, l'arrivée, et puis aussi à Daniel Fasquel, nous avons de nouveaux statuts qui vont permettre au président de présider, ça je l'assume, quand on est un parti un peu gaulliste, on est un petit peu aussi bonapartiste, mais aussi avec un certain nombre de contre-pouvoirs, une vie démocratique. Et je vous la mettrai en oeuvre. Mais ce qu'on a fait pour les statuts, on doit le faire aussi en trouvant des idées nouvelles. Il va falloir qu'on sorte de notre zone de confort.

Quelqu'un que j'aime beaucoup et dont j'ai dans mon bureau, dans mes bureaux même d'ailleurs, le portrait, c'est le maréchal Jean Delat de Tassini, celui, vous savez, qui a signé le 8 mai 1945 à Berlin l'acte de capitulation de l'Allemagne nazie. Il avait une phrase qui est une phrase que je reprends, que je cite devant vous, en disant, c'est bien de frapper l'adversaire, mais c'est encore mieux de frapper les imaginations. C'est ce qu'on va faire, c'est ce qu'on doit faire. On n'a pas toujours été les meilleurs pour trouver des idées nouvelles, pour imaginer quelque chose d'entièrement neuf, parce que c'est difficile.

Souvent, c'est condamner à des perroquets, à répéter inlassablement comme des tracts, des slogans. Il va falloir qu'on invente, qu'on défriche des nouveaux chantiers parce qu'il y a des questions nouvelles qui se posent à nos compatriotes et qu'on réinvente aussi des nouvelles solutions sur des questions qui sont plus anciennes et qui sont des questions qui sont permanentes. C'est cela qu'on doit faire. Et j'espère que, comme moi, vous êtes convaincus. J'entendais, il y a quelques instants, Robert Ménard qui taquinait notre députée européenne, Céline, sur les années 68, faire du neuf, faire du vieux. Évidemment, en politique, la nostalgie, ce n'est pas une stratégie.

Et c'est aussi stupide de dire qu'hier, c'était génial, mais c'est aussi stupide de dire que demain, ce sera extraordinaire. C'est stupide. Moi, ce que je souhaiterais vous proposer, c'est faire en sorte en adoptant ce qu'avait dit un jour il y a un peu de temps un Premier ministre britannique. Il y a suffisamment de temps pour qu'il soit oublié, d'ailleurs, ce qui est pratique. Ce que je souhaite, c'est qu'il faut que l'on réforme ce qu'il faut, justement, et que l'on conserve ce qui vaut. Je m'explique. Réformer. Réformer parce qu'on est au bout d'un cycle. Il n'y a aucune Racine, Rustine, qui résistera. Il faut faire du neuf. Le statut quo, ça n'est même plus une option aujourd'hui.

Vous avez vu à Tianjin, il y a quelques jours, toutes ces puissances qui nous contestent, qui contestent nos valeurs, qui contestent notre modèle. En Chine, la Russie, l'Inde, etc. 3 milliards et demi d'habitants qui se dressent face à nous, face, comme ils disent, à l'Occident collectif. Le monde dans lequel nous sommes entrés, ça n'est pas un monde plus civilisé, c'est un monde plus archaïque, où la force cherche à s'imposer au droit. ça suppose évidemment que nous aussi, nous ayons une réponse continentale, parce que ce sont des plaques continentales qui se dressent aussi contre nous, avec leur civilisation, leur idéologie.

L'Europe a toute sa place à jouer, à la condition qu'elle abandonne sa naïveté. Bien sûr. L'Europe a fait le choix plutôt que de l'innovation, de la réglementation. Elle a fait le choix des consommateurs plutôt que des producteurs. Et on a vu ce que ça a donné. Les usines qui se sont délocalisées, les emplois industriels qui ont été écrabouillés. L'Europe doit se réveiller, doit assumer une puissance. Elle doit abandonner ce à quoi elle a cru. croyant sans doute un philosophe du XIXe siècle, français. XIXe siècle, donc ça n'est pas François-Xavier Bellamy. Et lui, il ne se trompe pas. Benjamin Constant, l'âge de la guerre est terminé, l'âge du commerce commence. Eh bien non.

La guerre est partout. Et la guerre, elle est même dans le commerce. Donc il faut changer cette Europe. Il faut changer sa réponse. C'est logiciel. Mais la France, ce monde d'hier, il est révolu définitivement. La France d'hier aussi. On n'y reviendra pas, mes amis. C'est une évidence. Réformer, oui, réformer ce qu'il faut, parce que sinon, c'est la paralysie. Et tous les autres pays, tous nos partenaires, se sont réformés. Ils ont eu ce courage. mais conserver ce qui vaut. Conserver ce qui vaut.

C'est-à-dire des repères, des paysages, aussi bien extérieurs qu'intérieurs, culturels, des cadres communs qui doivent être mis à part et qui ne peuvent pas être broyés par la loi du mouvement permanent. Ça n'est pas possible. Je sais que en disant cela, je serai critiqué. Mais je n'ai aucune leçon, pas plus moi que vous, mes compagnons, à recevoir de celles et de ceux qui depuis des années, des décennies, nous ont fait justement la leçon en disant que le temps des nations s'était terminé. Les frontières, il fallait les abaisser. La globalisation, à tout crin, c'était génial que les peuples étaient interchangeables. pour les besoins économiques, évidemment, du matérialisme, du consumérisme.

Or, les êtres humains qui composent les peuples ont besoin de racines, ne sont pas des plantes artificielles. Et partout, d'ailleurs, dans toutes les nations occidentales, il y a cette révolte, il y a cette colère, comme l'expliquait d'ailleurs un peu ce matin Dominique Reynier. Le patrimoine immatériel, ça compte. Et ça compte ceux qui veulent parler aux catégories populaires oublient souvent une chose. Bien sûr qu'il faut parler pouvoir d'achat. Mais ce sont les Françaises et les Français les plus modestes qui tiennent de plus à leur patrimoine immatériel. Vous savez pourquoi ? Parce qu'ils n'ont pas de patrimoine matériel.

C'est ce qu'un jour, c'est ce qu'un jour, quelqu'un avait dit, il était de gauche d'ailleurs, il avait dit en disant, voilà, la patrie, c'est le seul bien de ceux qui n'en ont pas. On tient à ce patrimoine, à ce patrimoine immatériel. Et on doit pouvoir parler aux Français, à tous les Français, de toutes les catégories, d'améliorer leur sort, leur niveau de vie, bien sûr, et aussi leur mode de vie, au moment où parfois ils se sentent étrangers. Alors nous, on devra faire aussi ces choix. Nous aussi, on devra faire ce travail. Et quand je disais qu'il va falloir revisiter les thèmes anciens, regardez la politique familiale. Là encore, il en a été question pendant le week-end.

Vous vous rendez compte que désormais, il y a plus de décès que de décence. La démographie, c'est le destin d'un peuple, c'est le destin d'une nation. Est-ce que nous voulons disparaître ou est-ce que nous voulons précisément demeurer ? Partout, partout, dans toutes les nations occidentales, il y a une demande de protection, il y a une demande de continuité historique, il y a une demande pour des repères, pour la mesure, pour des limites, pour la politique familiale. Il ne suffira pas de dire qu'il faut augmenter le quotient, qu'il faut rétablir l'universalité. Il faut trouver un certain nombre d'autres solutions. Et il y en a, on y reviendra. Idem sur l'État. Quel État nous voulons ?

Bien sûr que, quand je parle du social-étatisme, moi je suis français et je sais que c'est l'État qui précède la nation, que c'est l'État qui a fait la nation. Et je sais que le monde dangereux réhabilite le rôle de l'État. Mais à quoi ça sert un État bureaucratique qui est en train de s'effondrer sur lui-même, tatillon dans le détail, pour s'immiscer dans la vie des Français et qui oublie précisément ce pour quoi il a été fait. L'État régalien, je peux vous le dire, j'en sais quelque chose. Mais là encore, les conditions actuelles font qu'il faudra réfléchir sur ce que doivent être demain les services publics.

au moment où l'intelligence artificielle peut, chère Constance, chère Virginie, faire le travail de centaines de guichets. Aider d'ailleurs, aussi bien les prises de notes de nos gendarmes, nos officiers de police judiciaire. Il faut y réfléchir. Quelles fonctions publiques voulons-nous avoir au moment où les carrières sont beaucoup plus fluides ? On ne fait pas le même métier à 20 ans qu'on va le faire à 30 ans, à 40 ans. Est-ce que le statut est compatible ? Oui, sans doute, pour le régalien. Mais il faut aussi développer le contrat. C'est beaucoup plus souple, évidemment.

Donc il va falloir, mes amis, changer et je pense surtout renouer avec ce qui a été au fil des années et par le passé la grande inspiration de la droite française. Cette inspiration qui lui a permis d'accorder, de conjuguer les grandes permanences de notre nation, les grandes permanences françaises, avec ces sursauts, ces sous-brosseaux, les grands basculements du monde. C'est ce à quoi nos secrétaires nationaux devront se préoccuper, se confronter. Nous les nommerons dans les prochaines semaines. Il y a un énorme travail aussi à faire dans les différents groupes, justement, qui sont en train de nous proposer un certain nombre de solutions. Donc voilà, la droite paresseuse au travail.

C'est notre job. Et puis, la droite peureuse, celle qui a fait partir tant de nos compagnons, tant de nos électeurs, pas par centaines de milliers, par millions, par millions. Ils sont partis parce qu'ils ne nous reprochent pas d'en avoir trop fait, mais de ne pas en avoir suffisamment fait. Je suis de cette génération qui a connu une droite qui avait peur de ce nombre. De cette génération qui a retenu ce que Maurice Drouan avait dit un jour sur la droite. En France, il y a deux partis de gauche dont l'un par convention s'appelle la droite. Dont l'un par convention s'appelle la droite. On en était là. Nous en étions là.

Évidemment, pour la gauche, tout ce qui n'était pas à gauche était fasciste, condamné à Hitleroum. C'était clair. Là encore, souvenez-vous, un premier ministre de François Mitterrand. « Quelle est la différence entre la droite et l'extrême droite ? » Vous savez ce qu'il répondait ? C'est la différence entre une pensée et une arrière-pensée. Ça dit tout. Et ça nous a tétanisés. Ça nous a paralysés bien souvent. Eh bien, mes amis, grâce à vous, grâce à votre courage, à votre présence, ce temps-là est fini. Nous n'avons plus peur. Nous n'avons plus peur de nous-mêmes. Nous sommes au contraire. Nous n'avons plus peur de ce que nous sommes et au contraire, nous revendiquons nos idées.

Nous revendiquons notre identité. Nous n'avons pas peur de dire, de dire même lorsque cela choque, de dire que l'immigration, ça n'est pas une chance au moment où il y a une panne, non seulement de l'assimilation, mais tout simplement de l'intégration. François Noël le sait bien. Si on veut mieux intégrer, mieux assimiler, il faut moins accueillir. C'est une question de nombre. Pas peur de dire aussi que, pardon, cher Robert, les délires et les conséquences des délires 68 art ont engendré une fabrique de barbares. Parce que, sous les pavés, ce n'était pas la plage. Sous les pavés, c'était la rage.

Une rage juvénile, juvénile d'adolescents qui ne se sentent plus tenus par rien, si ce n'est par un désir de toute puissance. Cette rage, on ne la soignera pas avec le laxisme, avec la mictivisation. On la soignera avec la sanction et la responsabilité. La sanction et des courtes peines de prison dès les premiers délits graves. J'en ai marre de voir des fiches de police, des fiches de gendarmerie qui mettent en cause gravement des adolescents pour des crimes. A chaque fois, je demande à ce que l'on mette les antécédents judiciaires. Il y en a 10, il y en a 15, il y en a 20, il y en a souvent plus de 30 parce qu'on n'a rien fait, on n'a pas sanctionné par lâcheté, par idéologie.

Ce temps-là aussi devra être terminé. Et puis, bien sûr, la responsabilité, celle des familles. Enfin, écoutez, on a un peu de bon sens. La France des honnêtes gens, c'est la France du bon sens. Qu'est-ce que des gamins de 10 ans, de 11 ans ont à faire dans les rues à minuit ou à une heure du matin. On les livre, en réalité, à la violence. On les livre aux narcotrafiquants. Ils en sont les premières victimes. Parce que le narcotrafic, ce sont des enfants soldats et des enfants victimes. C'est ça, la réalité. Et, pardon de vous le dire, mais c'est le rôle des familles. Une famille qui reçoit des allocations familiales, pardon, ce n'est pas un droit. Ce n'est pas un dû.

Il y a, en face du droit, il doit y avoir un devoir. Et ce devoir, c'est d'élever correctement ses enfants. Pas peur de dire, pas peur d'agir. C'est la raison pour laquelle nous nous sommes retroussés les manches. Ce n'est pas toujours facile. On a mis la main dans le cambouis, justement, pour être utile à la France. Pour éviter le pire. Éviter les pires, surtout, qui sont toujours là. Qui sont, dès demain, d'ailleurs, en embuscade. Dès demain, en embuscade. C'est les amis de M. Mélenchon. Ceux qui voulaient envoyer en prison les préfets de la République. La République, ce n'est pas M. Mélenchon, ce sont les préfets de la République, de France. Les amis de M.

Mélenchon qui, sur des postes, sur les réseaux sociaux, ont eu l'incroyable indécence de déclarer que la police tue et qu'elle tue partout. Alors que chaque jour, Thibaut Nombriel nous le rappelait ce matin, plusieurs policiers et gendarmes, chaque jour, sont blessés pour vous protéger, pour nous protéger. Oui, les insoumis, les insoumis sont la honte, mes amis, mes chers compagnons de la République. Ils pactisent avec l'antisionisme qui attise les braises de l'antisémitisme. Ils draguent le vote confessionnel en communautarisant la République. Ça n'est pas ça, la République. Ça n'est pas notre République à nous. Je le suis déjà, Président.

Mes amis, ce que nous voulons, c'est une droite courageuse. C'est parfois difficile dans les temps qui courent d'être courageux. Qu'est-ce que le courage ? Je répondais tout à l'heure à des journalistes qui posaient la question incidente. En fait, qu'est-ce que le courage en politique ? Je pense que le courage en politique, plus j'avance, plus je crois qu'on peut le définir, par la prise de risque. Avoir du courage, c'est prendre des risques, pas prendre la tangente. Avoir du courage, c'est faire en sorte d'assumer ce pourquoi les Françaises et les Français nous ont élus ou nous ont désignés. C'est ça, le courage en politique. C'est vrai, ça n'est pas facile.

Dois-je vous dire que chaque jour, j'éprouve la difficulté, que chaque jour, je vois bien les obstacles. moi qui aimerais tant faire voter de grandes lois en matière de sécurité, d'immigration, d'islamisme, etc. Et je suis retenu parce que nous n'avons pas arithmétiquement la majorité à l'Assemblée nationale. Oui, je sais ce que c'est, que c'est limite. Mais pour autant, nous avons eu, et je veux vous le dire, des résultats. Je ne sais pas ce que sera demain. La droite depuis 2012 a contesté et a voulu l'abrogation de la circulaire valse qui était en réalité la régularisation à tour Larigot. Qui a pris une circulaire pour abroger justement la circulaire valse ?

C'est vous, c'est nous, mes amis. Et depuis d'ailleurs, et depuis, la régularisation, les régularisations ont baissé de 33% au moment où je vous parle. La droite n'osait même plus parler d'assimilation. On parle toujours d'intégration. Le problème, c'est que l'assimilation, on n'y arrive plus et l'intégration, c'est aussi l'échec. Qui a fait une circulaire au préfet pour que les naturalisations se fassent sur le principe de l'assimilation ? Parce que c'est notre loi, c'est l'article 21-24 du Code civil. Nul ne peut être naturalisé s'il n'est pas assimilé à la communauté française. C'est la loi française. Plus personne ne s'y référait. Je m'y suis référé. Et vous savez pourquoi ?

Parce que l'assimilation, c'est la République. C'est la possibilité donnée à l'autre d'être insemblable, complètement insemblable, d'avoir le droit de vote, d'avoir tous les droits, mais aussi les mêmes devoirs. C'est le droit à la ressemblance plutôt que le droit à la différence. C'est ça, la République. C'est ce qui caractérise notre nation qui n'a jamais été une nation ethnique, mais qui est une nation civique. qui a mobilisé nos partenaires européens pour réviser la fameuse directive qui était construite. Les députés européens la connaissent bien, la directive retour.

Imaginez, au début des années 2000, qu'est une plaie, ça ne sert à rien aujourd'hui d'instituer des contrôles aux frontières quand, grâce à cette directive ou à cause de cette directive, le clandestin qui arrive a le choix d'un départ volontaire. Puisqu'il a le choix, forcément, il s'évapore dans la nature. Cette directive sera transformée, sera changée avec un autre principe, le principe cardinal, ce sera l'éloignement forcé. C'est nous qui avons réuni une grande majorité des États sur les positions françaises. C'est ça, le courage.

Par contre, Mes amis, ceux qui nous donnent des leçons, là, je les entends, côté droite ou gauche, d'ailleurs, qui n'a pas voulu voter les 15 heures de contrepartie du RSA, d'activité, c'est le Rassemblement National. Qui n'a pas voulu voter la réforme des retraites, urgente, c'est le Rassemblement National. Parce que sans doute c'était populaire. On s'en fiche. Il y a des années, il y avait quatre cotisants pour un retraité, aujourd'hui, il y en a 1,6. On va dans le mur. Je vous proposerai d'ailleurs un certain nombre de propositions par la capitalisation, ce qui nous permettra de faire un fonds souverain.

Mais la différence, mais la différence avec les autres, c'est que nous, nous mettrons sur la table des modalités très pratiques, mon cher Pierre, sur la transition qui nous permettra justement aux Français de bénéficier, ce dont les fonctionnaires de France bénéficient, d'ailleurs, la capitalisation individuelle ou même collective. Pourquoi est-ce que tous les salariés ne pourraient pas en bénéficier ? Ça sera bon pour le retraite, croyez-moi.

C'est le Rassemblement National qui d'ailleurs, récemment, il y a quelques semaines, avait répondu à un journaliste qui l'interrogeait sur le fait de savoir s'il ne fallait pas quand même faire en sorte qu'on ait un peu moins de postes dans la fonction publique. Marine Le Pen a dit mais non, ça c'est des trucs de droite. Je suis désolé, en Allemagne, 11% par rapport à la population de postes de fonction publique et nous 20%, on n'y arrivera pas. Ceux qui vous disent qu'on doit pouvoir rester à équivalence vous mentent parce que la masse salariale c'est un des grands postes budgétaires de la dépense publique.

Moi je préfère, puisque pour l'instant on a préféré une fonction publique nombreuse et mal payée, paupérisée, je préfère la revaloriser mais faire en sorte que précisément on ait en même temps des économies et là aussi on a une fenêtre exceptionnelle puisque la pyramide des âges va nous permettre justement de ne pas remplacer il le faut dès 2026 des fonctionnaires qui vont partir à la retraite donc on ne coupera pas de postes d'ailleurs ni dans la police ou la gendarmerie ni à l'hôpital mais dans l'administration administrante c'est là que les postes de départ en retraite seront les plus nombreux.

Voilà mes amis un mot pour terminer sur cette droite courageuse vous voyez je pense que j'entends d'ailleurs le président du rassemblement national de temps en temps évoquer les mains du général de Gaulle ah oui mais c'est à quoi ça sert d'évoquer les mains du général de Gaulle de s'en réclamer si en même temps on a un programme économique qui est celui de monsieur Mélenchon à quoi ça sert là encore je les entends moi bien sûr nous aussi on veut relever on veut redresser le pays la prospérité mais quand on a comme seul mot d'ordre le chamboule tout de censurer censurer avec LFI il y a quelques mois mon cher Michel tu t'en souviens et puis sans doute pour demain là encore c'est deux stratégies qui mènent au chaos donc nous n'avons pas là encore de leçons à recevoir de ce côté-ci de l'échiquier politique soyez fiers mes amis de ce que vous êtes ce rendez-vous de la droite ça doit être une page qui se tourne pour la droite pour que nous entrions définitivement dans le 28ème siècle avec les vrais enjeux avec ces menaces mais aussi comme je vous l'ai dit ces opportunités et nous les saisirons croyez-moi mais c'est aussi une page qui est en train de se tourner pour le pays pour la France parce qu'aujourd'hui la France va mal parce que nos compatriotes on le sent sont taraudés ils sont pris en denaille par un sentiment un double sentiment sentiment de déclassement économique et social d'un côté sentiment de sécession culturelle je vous parlais du patrimoine immatériel de l'autre c'est ce qui crée le grand mal-être le grand mal-être français nous sommes et nous habitons le monde sous cette forme d'état-nation l'état est bureaucratisé et la nation est archipélisée ceci qui renforce justement le mal-être français et il faut le soigner nous le soignerons mais il faut faire le bon diagnostic qu'est-ce qui a conduit au déclassement économique et social c'est le social-étatisme repris par plusieurs gouvernements plusieurs présidents de la république aujourd'hui la France a ce qu'on appelle un double déficit budgétaire vous le savez et commercial l'Italie fait des excédents fait de grands excédents commerciaux les deux sont liés l'excédent commercial ça veut dire que tout simplement et concrètement on consomme plus que ce que l'on produit on appauvrit le travail français et le budget ça veut dire que l'état dépense plus que ce qu'il ne gagne les deux sont liés parce que comme l'état dépense trop il lève des impôts et les impôts levés abaissent notre compétitivité la compétitivité des entreprises et augmente évidemment le déficit commercial aujourd'hui le point auquel nous sommes rendus et je pense que fondamentalement on peut relever le pays la preuve tant de pays autour de nous la Grèce l'Espagne le Portugal l'Irlande se sont relevés donc nous devons porter un message d'optimisme un message d'espoir mais il faut arrêter les bonimenteurs les faux prophètes du socialitatisme mes amis ceux qui ont proféré des mensonges pendant tant d'années en disant que la dépense publique faisait la croissance faisait la qualité aussi des services publics on a vu ce qui se passait les ruraux qui ont vu déguerpir les services publics les malades qui n'ont plus correctement accès aux soins les élèves qui voient leur chance de succès se réduire sauf s'ils sont nés dans de bonnes familles qui va compenser culturellement etc.

en termes d'instruction tout ça est schloquant évidemment déclassement économique qui fait que désormais les français perdent du niveau de vie la smicardisation de la France la prolétarisation des classes moyennes évidemment ce grand malaise que nous devons prendre en compte explosion des impôts partout depuis 95 la CSG multiplié par 10 en valeur au total l'impôt sur le revenu multiplié par 3 les français le sentent et le problème de pouvoir d'achat il vient de là mais c'est le socialitatisme la dépense publique et on leur a dit mes amis si vous voulez vivre mieux il faut travailler moins et c'est ce qui a créé l'appauvrissement des français et bien nous ferons des propositions justement pour rebâtir une prospérité collective et j'y reviendrai dans quelques instants et puis l'autre sentiment sentiment de dépossession ça ce sont les faux procès du progressisme ceux qui vous ont dit émancipez-vous ceux qui vous ont dit les enracinements territoriaux les ancrages géographiques les héritages aussi culturels historiques les repères anthropologiques ces liens sont des chaînes ces chaînes vous devez les briser vous devez les briser pour vous libérer pour vous émanciper et ils ont fait advenir l'hyper individualisme l'homme délié désaffilié délié de ses semblables Tocqueville avait une phrase extraordinaire qu'il avait prévue bien avant en disant et en désignant cet individu comme existant par lui seul et pour lui-même nous y sommes c'est le temps des grandes solitudes parce que ce programme de désaffiliation de déliaison laisse les êtres humains seuls isolés coupés de tous coupés de tout qui peut croire que l'état nounou peut remplacer l'affection justement d'une filiation qui peut croire aussi qu'une nation peut bercer des rêves dans ces conditions-là parce que les peuples sont comme les individus ils ont besoin de se reconnaître de quelque part de se reconnaître dans quelques-uns de croire en quelque chose voilà mes amis ce type de société n'est pas la nôtre parce que nous savons que dans une communauté nationale ce qui est important c'est que les uns et les autres soient liés quelles que soient leurs origines quelles que soient leurs croyances nous avons partie liée les uns avec les autres l'être humain les êtres humains ne sont pas faits pour être des monades isolées mais être en relation avec les autres c'est ce qui donne du goût à l'existence comme on l'a vécu d'ailleurs pendant tout le week-end nous étions ensemble ça c'est le modèle de société que nous voulons voir et puis bien sûr le temps des faux prophètes du social-étatisme comme du progressisme ce temps je le crois fondamentalement terminé ce temps est passé et ce que nous voulons ce que je souhaite avec vous c'est construire le temps de la France des honnêtes gens la France des honnêtes gens ça n'est pas seulement un slogan la France des honnêtes gens c'est un espoir c'est l'espoir de rebâtir du neuf de repartir du neuf de rebâtir du neuf sur ce qui tient debout encore en France en s'appuyant sur celles et ceux qui tiennent à bout de bras notre pays la France des honnêtes gens c'est pas une France repliée c'est pas la France moisi ça n'est pas une France égoïste c'est cette France qui vit quotidiennement la générosité la solidarité dans la famille dans son village dans son quartier dans l'entreprise dans les associations c'est cette France qui sait parfaitement que si l'état ne peut pas tout faire la société peut faire beaucoup beaucoup le mouvement associatif la société civique et c'est cette France aussi qui sait par coeur qui sait d'expérience qui sait de bon sens que dans une nation dans une communauté nationale le sort de chacun dépend des efforts de tous et ce qui rend fou dingue les honnêtes gens c'est l'injustice c'est de voir que ce sont toujours les mêmes qui cotisent les mêmes qui payent ce qui n'allait pas ce qui ne va pas dans le projet du premier ministre des 44 milliards d'euros c'est que beaucoup de françaises et de français ont eu ce sentiment d'injustice pas les français qui ne travaillent pas les français qui cotisent et qui travaillent justement trois exemples si flagrants l'année blanche pourquoi pas mais alors si on ne touche pas pour partie à l'indexation des retraites de ceux qui ont travaillé dur plus de 35 heures pendant toute une vie alors il faut plafonner les allocations de ceux qui ne travaillent pas du tout très concrètement je pense qu'il faut aller au-delà de l'allocation sociale unique ou unifiée je pense et nous l'avons proposé qu'il faut créer un compte social unique pourquoi ?

l'état c'est extraordinaire vous avez tous l'état connaît la situation fiscale de chacun pourquoi ? parce que vous avez un revenu fiscal de référence et surtout parce que vous avez un compte fiscal et bien ce que nous proposons c'est qu'en face du compte fiscal nous ayons un compte social où l'ensemble des allocations sera synthétisé de l'état des collectivités et on pourra plafonner précisément pour que les revenus du travail soient toujours supérieurs d'au moins 30% aux revenus de la solidarité et de l'assistance ça c'est du concret deuxième exemple les jours fériés est-ce que vous êtes pour la suppression de deux jours fériés ?

ah il y a des oui il y a des oui il y a des oui non franchement nous qui sommes attachés à la valeur de travail comme on voulait et parce que bien sûr la prospérité collective dont je vous parlais on va pas la rebâtir demain sans mettre plus de quantité de travail dans la machine économique on a un double déficit de travail en France puisque c'est nous qui en heure travaillée avons la plus petite quantité de ces heures travaillées dans une année et en plus où on n'est pas bon c'est que celles et ceux qui sont en âge de travailler ne peuvent pas travailler souvent les jeunes parce qu'ils sont au chômage pour partie et puis parce que les seniors souvent quittent l'entreprise trop tôt donc on a un double problème mais si on veut encourager les françaises et les français à travailler il faut que le travail paye plus c'est le problème vous avez deux tiers pratiquement deux tiers de français lorsqu'ils vont avoir une augmentation ils donneront plus que ce qu'ils recevront c'est ça que les français ne peuvent plus comprendre comment voulez-vous encourager alors évidemment si vous abrogez deux jours fériés sans gagner plus ça c'est le pompon mais ce que nous avons nous proposé c'est très concret c'est de faire en sorte qu'il y ait ce que j'appelle un seuil libératoire qu'à partir aujourd'hui c'est 35 heures ça veut dire 1607 heures un seuil au-dessus de ces 1607 heures qui sera discuté on considère que les françaises et les français ils ont payé leur dû ils ont fait leur contribution et on les emmerde plus et tout ce qui sera gagné ensuite sera libre précisément de cotisation salariale et patronale je ne veux pas vous faire perdre patience nous y reviendrons mais je pense qu'on a trouvé une sorte de quadrature du cercle ce point d'équilibre qui va nous permettre de dire aux français nous allons vous donner plus de pouvoir d'achat à la condition de travailler plus et aux entreprises leur dire ce pouvoir d'achat ça ne sera pas l'ennemi de la compétitivité et ça c'est du gagnant-gagnant avec le compte social unique avec le seuil libératoire et avec j'y reviendrai dans un autre temps avec un revenu justement d'incitation à l'activité qui va justement agréger l'URSA la prime d'activité et grâce justement à cette formule-là à cette proposition qui est novatrice on va changer de régime on va changer d'air mes amis croyez-moi croyez-moi et on trouvera le moyen de réintéresser les français à travailler plus troisième exemple j'en terminerai troisième exemple dans ce plan des 44 milliards attendez responsabiliser les français très bien parce que je pense que le tout gratuit dans notre système social ça ne peut plus durer très bien toucher aux franchises mais si on touche aux franchises de ceux qui cotisent qui donnent de l'argent grâce à leur travail et qu'on ne touche pas aux avantages des clandestins qui ont une sécurité sociale où on ne leur demande même pas de franchise comment voulez-vous que les françaises et les français comprennent cette injustice c'est impossible donc là encore c'est une question de justice toucher bien sûr responsabiliser par les franchises mais de grâce abandonner la ME la ME la transformer en aide médicale d'urgence c'est ce que font d'ailleurs la plupart des états européens en nalle et les clandestins attendez ça concerne les clandestins la ME triplée en 20 ans 1 milliard 3 1 milliard 4 d'accord ce sont des clandestins et c'est 100% des soins pris en charge ça ne peut plus durer c'est la proposition que nous ferons et que nous avons fait déjà bien mes amis la France je voudrais terminer par ce point là la France des honnêtes gens c'est une France qui travaille c'est une France qui veut la justice qui ne tolère pas l'injustice c'est une France qui ne se résigne pas qui ne baisse pas les bras c'est la France de ce peuple entreprenant qui n'a pas été découragé encore par le sacro-saint principe de précaution c'est aussi cette jeunesse conquérante qui n'a pas vieilli brutalement avec les conquiétés les jeunes vous ne faites pas voler votre jeunesse vous avez tellement mieux à faire c'est ce peuple qui était pris de liberté cette liberté de penser de s'exprimer de choisir son école de choisir son média cette liberté qui nous tient qui nous tient à coeur nous devrons être le parti de la liberté bien entendu et mes amis pour terminer et c'est fondamental la France des honnêtes gens c'est une France qui en a marre de voir la puissance ce que j'appelle l'impossibilisme grignoter progressivement les institutions de la république j'étais choqué comme vous sans doute cet été de la censure par le conseil constitutionnel de cette loi de cette loi que nous avions imaginé après le viol et le meurtre de la jeune philippine cette loi qui consistait simplement à retenir pendant sept mois les plus dangereux les étrangers qui n'ont rien à faire sur notre sol ils y sont venus en violant nos frontières et notre loi ils ont violé ils ont tué parfois blessé grièvement parfois ce sont des terroristes nous prétendions simplement les retenir pendant sept mois la loi européenne la directive européenne dispose qu'on peut les retenir 18 mois 14 pays pas moins de 14 pays européens pratiquent ces 18 mois et le futur règlement justement dont je vous parlais retour prévoit que ce sera 24 mois sans même que vous ayez un problème de trouble à l'ordre public pour peu que vous ayez violé notre loi et nos frontières et on nous interdit de les retenir pendant 210 jours et en réfléchissant je me suis souvenu dans un journal du soir d'un interview d'une interview de Pierre Rosanvalon parce que la phrase m'avait stupéfaite cette phrase je vous la cite au mot à mot parce que cette phrase elle contient tout de ce que je veux vous dire Pierre Rosanvalon avait dit les juges ont la même légitimité que les élus pour incarner le principe démocratique de la souveraineté populaire l'état de droit mes amis la source de l'état de droit c'est la souveraineté populaire mais surtout le principe de l'état de droit c'est la séparation des pouvoirs si demain on confond les juges ceux qui doivent juger ceux qui doivent interpréter la loi cher maître avec ceux qui votent la loi ça n'est plus l'état de droit et je veux dénoncer ce qu'a très bien dit Marcel Gaucher ce progressisme autoritaire ils veulent nous faire confondre ce qui doit être bien sûr et que je ne conteste pas un état de droit qui soit un vrai cadre juridique protecteur qui est fait d'ailleurs pour en serrer l'arbitraire de l'exécutif très bien ça me va nous sommes pour la liberté et les libertés individuelles je suis aussi pour la sécurité collective des cadres communs mais le cadre ça n'est pas et ça n'est plus quand on nous parle de l'état de droit seulement un cadre juridique ça devient un cadre idéologique où on ne peut plus renvoyer des gens dangereux on ne peut plus les retenir c'est ça qui ne va pas et demain si il doit y avoir des alternances politiques sans alternance précisément de politique comment voulez-vous que les françaises et les français que le comprennent ils disent mais ça ne sert à rien de voter puisque quand on vote on a des gouvernements en alternance de droite, de gauche du centre et d'ailleurs mais en fait ils font la même politique parce qu'ils sont ligotés par toutes ces jurisprudences des jurisprudences qui au passage je pourrais si j'avais le temps vous en citer des dizaines interprètent au-delà des traités au-delà des textes sortent des textes c'est ça que je conteste bien sûr que quand on est exécutif ministre ou autre on doit respecter la loi mais la loi et la loi elle est là pour tout le monde le juge doit être comme disait Montesquieu des bouches de la loi et ça c'est un principe qui est capital j'étais heureux pendant les vacances où j'avais un peu de temps de lire le grand pape de la démocratie libérale Francis Fukuyama alors lui on peut rien lui reprocher critiquer justement cette dérive il a trouvé un mot que je trouve excellent et que je reprends il a parlé de vétocratie la vétocratie finalement c'est ce qui bloque tout on est absolument exceptionnel en France pour pouvoir bloquer des chantiers pour pouvoir bloquer des projets pour pouvoir bloquer des lois et plus rien n'avance c'est exceptionnel la vétocratie c'est pas Bruno Retailleau c'est pas monsieur le président premier ministre hongrois c'est Francis Fukuyama et bien mes amis notre proposition ce sera de réconcilier l'état de droit et la démocratie dans la démocratie libérale il y a deux mots aucun des deux termes doit prendre le pas sur l'autre la démocratie la souveraineté populaire le libéralisme bien sûr les écueils il faut pas qu'on ait un libéralisme qui soit adémocratique qui ne tienne pas compte du vote des gens et il ne faut pas évidemment non plus qu'il y ait une démocratie qui soit illibérale qui marcherait qui écraserait le droit qui écraserait y compris le droit des minorités c'est ce que nous ne voulons pas ça n'est pas notre tradition en termes politiques mais le grave dysfonctionnement aujourd'hui est un dysfonctionnement dans toutes les nations et qui explique sans doute d'ailleurs une grande partie du vote populaire pour Donald Trump et bien demain je veux qu'on y apporte un remède nous devrons changer la constitution pour que nous puissions faire des référendums notamment sur des sujets comme l'immigration parce que nous n'y arriverons pas sans cela et j'ai chargé un groupe de travail de juristes de haut niveau je ne vais pas citer leur nom parce que ils sont excellents qui nous feront des propositions nous y avions à l'époque réfléchi cher Valéry en 2022 il y avait des propositions qui malheureusement n'ont pas retenu l'attention des uns des autres mais croyez moi ce principe là cette idée que le peuple gouverne parce que c'est ça la question c'est qui gouverne aujourd'hui ah ben c'est le peuple c'est le peuple c'est la France des honnêtes gens mes amis celle dont on va porter la voix parce que c'est la majorité silencieuse et qui a besoin d'une voix que nous porterons tous ensemble mes amis pour conclure parce que vous attendez la fin bien sûr je vous ai j'attendais je vous ai parlé j'ai même fait une promesse en parlant d'une droite une droite sans peur et pour autant j'ai une peur j'ai une crainte qui m'habite et qui parfois me taraude dans les courtes nuits du ministre de l'intérieur cette crainte cette menace c'est que demain d'autres générations votre génération d'autres générations se retournent vers nous pour nous dire vous n'en avez pas fait assez vous n'avez pas été à la hauteur du moment que nous traversons que vous avez traversé ça c'est une vraie crainte parce que vous j'imagine comme moi demain je veux regarder mes enfants dans les yeux mes petits enfants pour leur dire qu'on n'a rien léché on n'a rien cédé qu'on a tout donné pour notre patrie je pourrais leur dire qu'on a rétabli la France dans son rang la dette c'est une question de rang une nation qui ne tient pas ses comptes est une nation qui ne peut pas tenir son rang vous le savez bien nous avons rétabli j'aimerais tant leur dire la France dans son rang et nous avons rétabli la France dans la grande histoire qui commence bien avant nous et au moment où je vous parle vous avez dans vos mémoires dans vos esprits les figures de père de grand-père de mère de grand-mère et d'autres qui ont tout donné qui ont tant donné pour modeler le pays la France que nous aimons tel qu'il est aujourd'hui alors mes amis cette peur cette crainte ça ne doit pas être une paralysie ça ne doit pas être une tétanie au contraire ça doit être un aiguillon ça doit être une force la force d'un serment un serment plus jamais plus jamais la droite ne sera faible un serment pour nos idées pour nos convictions nous ne cèderons rien et un serment pour la France que nous aimons nous donnerons tout cette France qui a su conjuguer si bien je l'ai souvent répété parce que c'est la plus belle définition ce qu'il y a de plus particulier dans chaque être humain et de plus universel dans tous les êtres humains c'est ce que nous avons en partage mon cher Gérard c'est ce que nous avons au fond de nos cœurs alors mes amis je vous assure je voudrais vous en persuader je sais que vous en êtes persuadés si nous sommes fidèles à ce serment je vous assure et je vous le promets nous volerons de conquête électorale en conquête électorale pour la République que nous servons et pour la France que nous aimons