Alexis Corbière pointe "le manque d'audace" du Conseil constitutionnel qui valide "un budget injuste"
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- 0:34OuverteRéponse directe
Un peu de déception ce matin de ne pas avoir été suivi ?
- 1:52RelanceRéponse directe
Pas d'accord politiquement. Et donc, vous pensiez que juridiquement, il pouvait être attaqué.
- 1:59OuverteRéponse directe
Juste rapidement, puisque vous plaidez pour une sixième république, le Conseil constitutionnel disparaîtrait s'il y avait de nouvelles institutions.
- 2:11RelanceRéponse directe
Vous pensez que le Conseil devait annuler et il ne l'a pas fait pour protéger l'ancien prévémministre ?
- 2:38RelanceRéponse directe
Mais les signatures discutables, c'était sur 60 signatures, je crois.
- 3:05FerméeÉludée
Vous accuseriez le Conseil d'avoir fait de la politique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:38Invité politiqueFait
« il y avait de quoi considérer, qu'il y avait une rupture de l'égalité des citoyens devant l'impôt. »
- 0:43Invité politiqueFait
« Notamment certains vont payer une taxe d'habitation, d'autres non. On n'a toujours pas compris pourquoi. »
- 1:27Invité politiqueChiffre
« On estime ça à près de 9 milliards d'argent qui, jusque-là, partait dans l'impôt, qui vont retourner vers une minorité. »
- 1:33Invité politiqueFait
« c'est un budget, moi, ça m'avait choqué, qui va acter des choses comme la baisse des APL pour les plus modestes, l'augmentation de la CSG qui va surtout toucher les retraités, par exemple, etc. »
- 2:44Invité politiqueFait
« il est clair, il est reconnu par le Conseil constitutionnel qu'il y a eu des signatures plus que discutables et des votes discutables, c'est quand même ce qu'il y a décrit. »
- 2:49Invité politiqueChiffre
« Ça s'est joué à 130 voix près. »
- 2:55Invité politiqueFait
« Sur une élection... Ça se joue à 130 voix près et au moins le Conseil constitutionnel reconnaît que sur 60 signatures, il y en a qui sont discutables. »
- 4:36Invité politiqueFait
« est-ce que des gens croient de bonne foi ou veulent faire passer l'idée que, quelque part, le chômage extrêmement élevé en France serait dû au fait qu'il y aurait des gens foutre qui seraient là-dedans et qu'il faudrait un petit peu motiver, à coup de pied au derrière, en leur proposant de leur baisser les indemnités, voire même en les radiant. »
- 5:09Invité politiqueChiffre
« C'est la fraude et l'évasion fiscale. Elle, c'est 60 à 80 milliards d'euros que ça coûte chaque année. »
- 5:15Invité politiqueChiffre
« La fraude, éventuellement, là, au chômage, c'est 0,2% de ce que représente la fraude et l'évasion fiscale. »
- 5:37Invité politiqueChiffre
« je rappelle juste pour information qu'on a supprimé 35 000 agents des impôts ces 10 dernières années. »
- 8:37Invité politiqueFait
« On pouvait licencier dans ce pays. On n'était pas en Corée du Nord comme parfois avec une certaine bovinité. »
- 9:50Invité politiqueChiffre
« C'est 76 millions dont a bénéficié PSA de crédit d'impôt. »
- 15:57Invité politiqueChiffre
« 1 million de chômeurs supplémentaires »
- 20:01Invité politiqueFait
« il n'y a pas d'Union Européenne sans la France en vérité, il n'y a même pas d'euro sans la France »
Temps de parole
- Alexis Corbière63 %
- Présentateur20 %
- Présentateur 26 %
- Locuteur 53 %
- Locuteur 42 %
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Bonjour à tous, merci d'être avec nous ce matin sur France Info, notre invité Alexis Corbière, député de la France Insoumise de Seine-Saint-Denis. Bonjour à vous. Bonjour Jean-Michel Apatis. Bonjour Jérôme, bonjour Alexis Corbière. Vous faites partie des députés qui ont présenté devant le Conseil constitutionnel le projet de budget 2018. Vous en espériez la censure. Le Conseil constitutionnel a dit hier que ce budget, selon lui, correspondait à la Constitution. Et donc il l'a validé. Un peu de déception ce matin de ne pas avoir été suivi ?
Oui, parce qu'il y avait de quoi considérer, qu'il y avait une rupture de l'égalité des citoyens devant l'impôt. Notamment certains vont payer une taxe d'habitation, d'autres non. On n'a toujours pas compris pourquoi. J'observe d'ailleurs que même, tout en donnant un accord en validant ce budget, il y a quand même des recommandations du Conseil constitutionnel comme quoi il allait à un problème. Mais après voilà, bon, il est un peu piquant d'observer que c'est la fin de l'ISF et beaucoup de membres de ce Conseil constitutionnel, je pense à messieurs Fabius, Jospin et autres, dans une autre vie, l'avaient défendu. Bon, bref, allez, on s'attendait.
Voilà, c'était sur le papier, ça pouvait être retoqué. Le Conseil constitutionnel, je trouve, manque peu d'audace. On va en rester là. Sur le fond, c'est un budget injuste. Voilà, que les Français, du moins, je donne mon opinion comme parlementaire qui est voté contre. Je trouve que c'est un budget qui acte, ce que je vais considérer dans une facilité de langage, des cadeaux en direction d'une minorité d'ultra-riches. On estime ça à près de 9 milliards d'argent qui, jusque-là, partait dans l'impôt, qui vont retourner vers une minorité.
Et puis, à l'inverse, c'est un budget, moi, ça m'avait choqué, qui va acter des choses comme la baisse des APL pour les plus modestes, l'augmentation de la CSG qui va surtout toucher les retraités, par exemple, etc. Je ne suis pas d'accord avec ce budget injuste. Je suis un partageux. Je pense que l'impôt républicain est un magnifique outil pour partager les richesses et pas pour augmenter les inégalités.
Pas d'accord politiquement. Et donc, vous pensiez que juridiquement, il pouvait être attaqué. Le Conseil a rendu son avis ou sa décision. Juste rapidement, puisque vous plaidez pour une sixième république, le Conseil constitutionnel disparaîtrait s'il y avait de nouvelles institutions. Ou c'est bien qu'au-dessus du suffrage universel, quelqu'un veille au respect des grands principes ?
Non, mais qu'il y ait un respect de la Constitution dans une instance indépendante, je veux bien. Je trouve, par contre, que souvent, ce Conseil constitutionnel rend des avis qui sont parfois un peu politiquement discutables. Politiquement discutables ? Oui. Par exemple, je vais vous le dire clairement, la validation de l'élection de M. Valls et les recommandations qui ont été données. Enfin, je veux dire, je trouve que c'est une décision politique.
Vous pensez que le Conseil devait annuler et il ne l'a pas fait pour protéger l'ancien prévémministre ?
Et quand on lit les comptes rendus qui sont faits comme quoi, il est clair, il est reconnu par le Conseil constitutionnel qu'il y a eu des signatures plus que discutables et des votes discutables, c'est quand même ce qu'il y a décrit. Ça s'est joué à 130 voix près.
Mais les signatures discutables, c'était sur 60 signatures, je crois.
Voilà. Sur une élection... Ça se joue à 130 voix près et au moins le Conseil constitutionnel reconnaît que sur 60 signatures, il y en a qui sont discutables. Il y a quand même un petit problème.
Vous accuseriez le Conseil d'avoir fait de la politique ?
Je connais le système, j'accuse personne. Enfin, du moins, je considère qu'il y a là une décision où je crois que selon que nous soyons puissants ou misérables, les décisions de cour vous rendront blanc ou noir, dit l'adage. Je crois que là, il y a eu le fait que ce soit M. Valls, ancien Premier ministre, personnage politique. Je ne crois pas que par rapport à un autre candidat, si ça s'était joué à si peu de choses, la décision était la même. Une fois que j'ai dit ça, le Conseil constitutionnel est une instance... Voilà, elle dit ce qu'elle a à dire. Il est plutôt bon parfois qu'il y ait un regard de contrôle indépendant sur le respect de la Constitution.
Mais moi, je suis pour une 6ème République. La 5ème République, pour moi, c'est une République inachevée.
6ème République avec Conseil constitutionnel, si j'ai bien compris.
Avec d'abord Assemblée constituante et discussion de... Et d'abord, attendez, parce que ça c'est peanuts. D'abord, plus de pouvoir au Parlement, moins de pouvoir présidentiel. Aba la monarchie présidentielle. Franchement, je ne suis pas... Le problème n'est pas le Conseil constitutionnel.
C'est le débat de la semaine. Faut-il davantage contrôler les chômeurs ? Une note du canard enchaîné, qu'on attribue, on ne sait plus trop à qui, semble suggérer que le gouvernement en a le projet.
Voilà. Alors, je connais les pièges du débat sémantique. Que personne ne pense qu'aujourd'hui, il n'y a pas de contrôle. Et il y a des contrôles, évidemment. C'est normal. Bon. Et c'est un système, d'ailleurs, qui a été durci lors du gouvernement précédent de M. Hollande, lorsque M. Repsamen était ministre du Travail. Donc, d'ores et déjà, le dispositif existe. D'ores et déjà, des contrôles ont eu lieu. Qu'est-ce qu'ils nous ont dit, ces contrôles ? Qu'en réalité, sur la grande masse des chômeurs, il n'y a pas de problème. D'accord ? Certains ont été sanctionnés. 20% de leur indemnité chômage ont été vues à la baisse. Ok. Là, ce qui est proposé, c'est de durcir encore ça. Pourquoi ?
Pourquoi ? Alors, moi, ce qui m'agace dans ce débat, c'est est-ce que des gens croient de bonne foi ou veulent faire passer l'idée que, quelque part, le chômage extrêmement élevé en France serait dû au fait qu'il y aurait des gens foutre qui seraient là-dedans et qu'il faudrait un petit peu motiver, à coup de pied au derrière, en leur proposant de leur baisser les indemnités, voire même en les radiant. Eh bien, je ne suis pas d'accord. Le problème du chômage de masse n'est pas dû au fait qu'il y aurait, ici ou là, des comportements, comment dirais-je, peu vertueux de la part de chômeurs.
Et puis, surtout, si on veut s'intéresser à la fraude, eh bien, moi, je propose une vraie fraude qui nous coûte cher à combattre. C'est la fraude et l'évasion fiscale. Elle, c'est 60 à 80 milliards d'euros que ça coûte chaque année. La fraude, éventuellement, là, au chômage, c'est 0,2% de ce que représente la fraude et l'évasion fiscale. Et ce qui m'agace, je termine mon raisonnement, c'est que, pour contrôler les chômeurs, ce gouvernement va multiplier par 5 le nombre de contrôleurs, d'accord ? Par contre, quand il s'agit de lutter contre la fraude et l'évasion fiscale, on a supprimé ces 10 derniers... Eh bien oui, on va passer de 200 à 1 000 contrôleurs, c'est ça, qui est dans les tuyaux.
Par contre, pour ce qui est de lutter contre la fraude et l'évasion fiscale, je rappelle juste pour information qu'on a supprimé 35 000 agents des impôts ces 10 dernières années. Mais le gouvernement n'a pas dit qu'il ne lutterait pas contre l'évasion fiscale ? Oui, ça, pour dire des formulations comme quoi il va s'en prendre, mais je ne vois pas à l'heure actuelle de dispositif sérieux qui vise à remettre en code, à faire vraiment reculer la fraude et l'évasion fiscale. Oui, il prévoit, M. Darmanin a dit qu'à la rentrée, etc. Et attendez, vous ne comprenez rien, 60 à 80 milliards d'euros.
C'est-à-dire que le problème dans cette discussion-là, c'est que bien souvent les Français, et je les comprends très bien, perdent la notion d'échelle. C'est-à-dire qu'on va dire qu'il y a des fraudeurs. Oui, peut-être, peut-être qu'ici ou là, il y a un chômeur qui trafique, etc. Mais le chômage de masse n'est pas dû à ça. Il y a un emploi pour 12 chômeurs, d'accord ?
Mais ce n'est pas la justification. La justification, ce n'est pas de dire que le chômage de masse est dû...
Ça sert à quoi ? Une fois qu'on va découvrir qu'il y a 35 000 pauvres bouts qui ont été dernièrement sanctionnés, et plutôt que de leur supprimer 20% de leurs indemnités chômage avant de leur supprimer 50%, qu'est-ce qu'on aura à réglé ? Et je rappelle en plus, attendez, qu'ils ont cotisé. Ce n'est pas un truc... C'est bien sûr le salarié. Quand on n'a jamais bossé, on n'a pas droit à des indemnités chômage. Et un chômeur sur deux n'a pas d'indemnité. Non, mais par contre, on doit rétablir ça.
Non, on retiendra le xicorière que vous êtes contre un durcissement du contrôle puisque le contrôle existe déjà.
Il existe déjà, voilà. Vous avez dit notamment que vous êtes contre... Et ce n'est pas le problème. Et surtout, je suis choqué que ce n'est pas d'une station de ski que M. le Président va annoncer qu'on va s'en prendre au plus modeste. Pardon, je suis trop long.
Non, non, vous n'êtes pas trop long, mais on va s'interrompre.
Mais ça me choque, parce que c'est dur d'être chômeur. Et c'est dur la culpabilisation permanente de la part de gens qui sont des privilégiés de dire, bougez-vous un peu. Il se bouge. C'est dur. C'est une sanction le chômage.
Et vous venez de faire référence donc à l'intervention de Emmanuel Macron. Vacances. Et je lui souhaite de bonnes vacances. Bénière de bigorre. Et donc, il a pris quelques minutes pour s'exprimer sur cette question. Il se termine même aujourd'hui, ses vacances, si j'ai bien compris. Vous êtes bien informé, Jean-Michel Apatis. J'ai entendu ça à la télévision ou à la radio. D'autres questions pour Alexis Corbière qui n'est pas en vacances, qui est avec nous sur France Info ce matin, juste après l'info, 8h40. Agathe Mahoué. Le député de la France insoumise de Seine-Saint-Denis, Alexis Corbière, notre invité ce matin, Jean-Michel Apatis.
Je voulais, la réponse, j'en suis sûr, sera brève, évoquer avec vous les cas de rupture conventionnelle collective qui se préparent dans les entreprises. PSA, Pinky, on parle aussi des inrocutibles. C'est une disposition contenue dans les ordonnances que le gouvernement vient de prendre et les entreprises s'en saisissent pour modifier l'état de leur personnel. Enfin, je cherche le mot, mais en tout cas pour éviter de faire des plans sociaux. Qu'est-ce que vous pensez de cette attitude ? Et évidemment, vous avez combattu les ordonnances, j'imagine que cette disposition ne vous plaît pas.
J'ai envie de dire bienvenue dans l'an 1 de la Macronie, c'est ça. On est passé de l'été où peut-être pour des gens ne voyaient pas très bien ce que ça voulait dire concrètement ces ordonnances. On nous a dit que ça va créer de l'emploi. Boum, bada boum, ça arrive. Qu'est-ce que c'est ? Évidemment, des facilités pour des grandes entreprises qui font des bénéfices. On ne parle pas de la TPE, PME du coin en difficulté.
PSA, oui, Pinky, je ne pense pas par exemple. Attendez,
c'est la famille Mulier. On pouvait licencier dans ce pays. On n'était pas en Corée du Nord comme parfois avec une certaine bovinité. On me le dit. On pouvait. Il y avait des PSE, c'était encadré. Il fallait que l'inspection du travail soit d'accord. Il fallait vérifier l'état de l'entreprise. Il fallait une exigence de formation, etc. Désormais, c'est une facilité pour les entreprises où ça mettrait en place. On va licencier des gens.
Il faut l'accord des syndicats
dans l'entreprise
et l'administration également est appelée à se prononcer.
Oui, on va voir. Moi, j'invite les syndicats de ces entreprises. Les amis, résistez parce que qu'est-ce qui va se passer ? Je vais utiliser un mot un peu barbare. Ça risque de cannibaliser des emplois qui existaient dans la boîte jusqu'à des gens qui étaient en CD en contrat durée indéterminée. Ils peuvent être licenciés et demain réembauchés par la boîte pour certains en CDI. On risque d'avoir sur le carreau des salariés de plus de 50 ans, etc. qui eux vont être dégagés. On va réembaucher des gens sous des statuts différents ce qui actuellement n'étaient pas possibles. Bref, précarisation des salariés. Les amis, résistez à ça. J'invite les enrénations syndicales à dire non.
Et vous voyez bien surtout pour être concret que ce dispositif ne crée pas de l'emploi mais facilite les licenciements. Rien de bon pour les Français.
Donc réunion à partir de début janvier les 8 et le 9 dans les entreprises concernées.
Et effet d'aubaine pour certains grands groupes qui reversent à leurs actionnaires des bénéfices confortables. C'est 76 millions dont a bénéficié PSA de crédit d'impôt. Soit disant pour créer des emplois, on voit le résultat.
En 1 de la Macronie avait-vous dit, Emmanuel Macron qui continue de séduire beaucoup de gens de manière parfois un peu inattendue. On écoute Jean-Claude Maïs secrétaire général de Force Ouvrière et qui était à votre place hier matin.
Il a un mode de fonctionnement différent des autres. Ça c'est évident. Ça discute cash, assez cash, etc. On est d'accord, on n'est pas d'accord. Après chacun pense à la responsabilité.
Et ça nous a rappelé ce qu'a dit Jean-Luc Mélenchon fin novembre dans la cour de l'Elysée.
C'est le quatrième que je vois ici. Alors il y a un certain effet de surprise qui s'est amorti. Alors du coup, il y a peut-être davantage le plaisir de la conversation avec quelqu'un qui a bien des défauts, ça vous le savez, mais qui a au moins la qualité de ne pas fuir le débat.
On peut s'opposer politiquement à quelqu'un mais quand c'est quelqu'un séduit visiblement tant de monde, l'opposition n'est pas facile.
Oui, alors que M. Macron est un homme intelligent, voilà, bon, il a l'esprit agile, quand on discute avec lui il a la conversation agréable, on a le droit de le dire tout en étant après, dans le rôle qui est le mien, un opposant politique. Je veux dire, M. Apathy, on a des désaccords tous les deux, parfois vous m'agacez sur certaines choses mais quand je vous vois on peut discuter et je peux reconnaître en vous un homme qui a une épaisseur intellectuelle, une rigueur, on s'engueule.
Ne dites pas trop bien, ça va m'éluir. Je retire à ce que je dis. Ça va m'éluir.
Oui, on va vous le reprocher. Non mais ce que je veux dire c'est qu'au bout d'un moment il n'y a pas là, comment dirais-je, une acceptation des politiques. Mais surtout, il y a une passion parfois, enfin moi je suis le premier à mettre de la passion dans le débat, mais M. Macron, on va dire quoi ? A la différence de François Hollande précédemment, il va à l'essentiel bien souvent, même s'il biaise aussi. Ce qu'il y avait d'insupportable précédemment que les Français ont lourdement sanctionné, c'est le côté je dis quelque chose et je fais l'inverse. Le propre du hollandisme c'était ce côté je t'embrouille en permanence. Ça c'est insupportable.
Ça, ça a été dégagé profondément lors de l'élection. Macron après, il est brutal dans sa politique mais il dit des choses, même si parfois j'observe qu'il avait dit qu'à la fin de l'année il faudrait qu'il n'y ait plus personne qui dorme à la rue parce qu'on me sort notamment le sujet qu'on a abordé, il avait dit qu'il sanctionnerait ou qu'il contrôlerait les chômeurs donc il respecte sa parole présidentielle ou ses promesses. J'observe qu'il a dit d'autres choses et il serait bon qu'il les mette en application celle-là, le fait que plus personne ne dort à la rue et j'ai cru comprendre
27 juillet à Orléans il a dit
plus personne ne dormira
dans la rue ou dans les bois.
J'observe qu'en venant chez vous, moi pour ce qui est de Paris et dans beaucoup d'autres villes comme ça beaucoup de gens et même de plus en plus dormant à la rue. Bon bref, voilà, une fois qu'on a dit ça que ce soit clair, pas de psychologisation moi j'ai pas de problème personnalisé. Vous avez du mal
à vous opposer quand même à Emmanuel Macron ? Vous avez du mal à trouver on a l'impression que c'est pas facile sans doute que peut-être vous finissez l'année dans une situation je parle de votre mouvement France Insoumise dans une situation qui est un peu compliquée on entend moins Jean-Luc Mélenchon Pardon ? On entend moins Jean-Luc Mélenchon Je ne vous dirai pas qu'il nous manque mais on l'entend moins
Oui si, j'ai senti ça dans votre propos Non mais attendez, nous on est en pleine forme dans le sens on est un mouvement naissant il y a un an et demi qui n'existait pas le 10 février 2016 Jean-Luc Mélenchon avait annoncé proposé sa candidature on a lancé la France Insoumise regardez, on a un an et demi plus tard on est un groupe parlementaire on a fait je veux dire presque 20% des voix 7 millions de voix enfin je veux dire on est l'événement politique avec la République En Marche qui sommes là Ça c'était au printemps Alexis Corbeau Attendez et sortons de la culture ce qui se passe au printemps est un événement politique actuel nous sommes une force on a appelé à manifester au mois de septembre beaucoup de gens sont venus après je pense qu'il aurait dû avoir de la part notamment du mouvement syndical une unité plus forte une pédagogie plus importante nous on a fait le job plus important pour que les français se mobilisent Vous êtes allé vers eux ils ne sont pas venus vers vous Mais c'est plus compliqué que ça moi je me mets à la place d'un salarié qui a un ras-le-bol parfois des journées d'action convenues et qui n'a pas envie de perdre une journée de salaire quand il a l'impression que ça ne va pas il y a plein de choses qui ont peut-être été mal faites moi j'ai le sentiment que nous on a fait le job dans le rôle qui est le mien moi c'est l'honneur qui m'a été fait j'ai été élu au parlement on se bat comme des beaux diables je suis satisfait de voir d'ailleurs que notre groupe dans son ensemble est le plus actif le plus présent 2000 amendements proposés enfin je veux dire on passe des heures moi j'ai fait presque 700 interventions à l'Assemblée Nationale et je ne suis pas celui qui en a fait le plus on a fait le job vous avez des visages magnifiques d'Adrien Quatennens que vous avez invité Hugo Bernalicis Mathilde Panon mes copains jeunes députés à 27 ans qui font du bon boulot on fait le job et puis laissez se diffuser tout ça et vous allez voir il y aura une rentrée de toute manière les mêmes causes produisent les mêmes effets ce que fait M.
Macron qui est dans la continuité des gouvernements précédents sera sanctionné comme M. Sarkozy et Hollande a été sanctionné les français ne veulent pas de cette politique injuste
certains jugent avec sévérité la manière dont vous vous opposez à Emmanuel Macron ils ont le droit tout le monde a le droit évidemment on écoute François Hollande c'était sur RTL il y a 15 jours
c'est installé dans le rôle de convocations de manifestations qui ont été autant d'échecs que d'objectifs qui avaient été de manière présomptueuse annoncés il devait y avoir 1 500 000 personnes sur les Champs-Elysées vous les avez vues vous ? ce que dit
il parlait de Jean-Luc Mélenchon il parlait de Jean-Luc Mélenchon oui je ne l'ai peut-être pas bien annoncé mais ce que dit François Hollande c'est en faire trop c'est un problème si ensuite ça ne suit pas derrière parce qu'il a tort
c'est un clown voilà c'est pas sérieux quand on était président de la République là ça ça franchement je vais vous dire la réussite de François Hollande ces derniers temps c'est l'obtention du prix de l'humour 2017 voilà quand on a été président de la République sanctionné comme il a été dans l'incapacité de revenir seulement se planter devant les électeurs d'avoir explosé son propre parti n'avoir aucun regard critique sur ce qu'elle a fait cet homme il est dans une autosatisfaction permanente et qu'est-ce qu'il fait ? il revient pour dire quoi ? pour critiquer Jean-Luc Mélenchon ? critiquer la France insoumise ? dire il a appelé une manifestation il n'y avait pas assez de monde ?
mais est-ce que M. Hollande a déjà manifesté dans sa vie pardon de le prendre comme ça avec une certaine une forme de colère quand même je trouve qu'en plus il ridiculise la fonction de président de la République y compris en revenant comme ça en ayant l'impression qu'il va avoir un rôle en étant comme ça le donneur de bon point
qu'est-ce que vous lui dites taisez-vous ?
rien je veux dire à la limite tu taisez-vous il a le droit de parler c'est pas le sujet mais il trouve que c'est digne quand on a été président de la 5ème République aujourd'hui quand on se prétendait du beau mot de socialisme parce que c'est un mot qui vient de loin qu'est-ce qu'il a fait ce monsieur ? 1 million de chômeurs supplémentaires il n'a même pas été je le répète en capacité de venir devant les électeurs pour défendre son bilan c'était qui le candidat de François Hollande à la dernière élection présidentielle ?
en réalité c'était Emmanuel Macron voilà mais bon franchement c'est dommage des gens disaient la vieillesse est un naufrage j'observe que il n'est pas encore vieux mais c'est dans l'année déjà là allez je suis méchant
d'autres questions à vous poser Alexis Corbière vous êtes notre invité ce matin juste après l'info il est 8h50 Agathe Maoui Alexis Corbière député France Insoumise de Seine-Saint-Denis notre invité ce matin Jean-Michel Apatich la prochaine échéance électorale et lointaine il s'agit des élections européennes juin 2019 tout ça évidemment paraîtra très loin à ceux qui nous écoutent est-ce que ce sera un problème pour vous ?
on voit que par exemple au Front National Marine Le Pen dit je suis élu député je ne mènerai pas la liste du Front National aux élections européennes ce qui est une première pour le Front National mais c'est déjà acté comme ça est-ce que c'est un schéma qui peut se produire aussi chez vous ? Jean-Luc Mélenchon venant d'être élu député des Bouches-du-Rhône en juin ne sera pas disponible pour mener ce combat qui est un combat important ?
vous prenez le débat vraiment par le petit bout de la lorgnette c'est pas le sujet non mais franchement qui va être candidat tête de liste a priori je ne pense pas que ce soit Jean-Luc Mélenchon qui sera le tête de liste il est parlementaire à l'Assemblée Nationale il fait bien le boulot
l'Assemblée Nationale
voilà c'est des listes nationales on a des belles personnalités qui peuvent très bien faire le boulot je pense que ce soit Manu Bompard Charlotte Girard et d'autres de nos jeunes talents qui sont apparus durant la campagne
mais Jean-Luc Mélenchon ça vous paraît compliqué parce qu'il vient d'être élu député
d'ailleurs la question c'est sur quelle orientation nous allons être une liste qui va se faire entendre comme étant clairement une liste qui n'accepte plus les traités actuels qui est prêt à aller jusqu'à des ruptures avec ces traités là qui ne pense pas que ce soit dans le cadre de toute une série de traités adoptés bien souvent forceps contre la vie des peuples qu'on pourra changer les choses c'est ça qu'on va faire entendre clairement ça va être une orientation politique qui va à mon avis résonner avec l'aspiration de beaucoup de français qui en ont ras-le-bol de cette Europe qui dresse les peuples les uns contre les autres qui crée du dumping entre les pays qui amène ces délocalisations qui sont si chères etc c'est ça le fond du sujet une fois qu'on a dit ça
je suis un indépendantiste français oui a dit Jean-Luc Mélenchon aux échos
ça veut dire quoi ça veut dire que défendre l'indépendance de la France c'est à dire le fait qu'elle ne soit pas soumise éventuellement à des traités de libre-échange par rapport à d'autres pays qu'elle ne soit pas sur une ligne d'un point de vue géopolitique atlantiste comme on dit c'est à dire bien souvent soumise à la volonté des intérêts américains c'est ça que ça veut dire c'est la souveraineté c'est une autre façon vous êtes des souverainistes ? la souveraineté populaire la souveraineté nationale si on dit
la France insoumise est souverainiste c'est juste ?
alors comme le mot il est chargé qu'il a parfois une autre signification comme tous ces mots valises qui ne veulent rien dire populiste machin ou quand on parle de l'extrême droite on utilise le mot de populiste mais je suis profondément pour la souveraineté nationale quand on est républicain et moi je suis profondément attaché à ça je suis pour la république sociale ce qui fait la grandeur de la France c'est que son acte de naissance la France républicaine c'est dans une révolution une mobilisation populaire où on a défendu il dit que c'est le peuple qui doit décider ça veut dire que ça la souveraineté c'est le peuple c'est à dire que quand le peuple prend une décision à un moment donné ça n'est pas une instance supranationale qui va lui dire rabaissez-la quand par exemple le peuple grec à un moment donné avait dit voilà nous ne voulons pas subir les effets de la dette il est scandaleux que l'Union Européenne ait écrasé son peuple et exigé que M.
Tsipras finalement fasse autre chose et c'est pareil pour la France ce qu'on veut dire c'est que si nous sommes si nous arrivons en responsabilité nous défendrons les intérêts les intérêts du peuple français ont une dimension internationaliste parce que que veut le peuple français en réalité c'est une fois de plus le partage des richesses la défense de l'écologie etc pardon vous êtes pour le Frexit ça c'est des mots là encore qui sont des mots c'est des mots qui nous aident à comprendre
non mais parce que vous ne pouvez pas tous les réfuter les mots non ce que je vous en dis de l'Union Européenne
non ce que je pense c'est qu'il y a un rapport de force à créer au niveau européen qui est clair nous sommes la deuxième grande économie de l'Union Européenne quand la France parle ça a pour conséquence qu'en réalité que ce soit clair je vais le dire dans une formule ramassée il n'y a pas d'Union Européenne sans la France en vérité il n'y a même pas d'euro sans la France donc si nous disons voilà il y a des choses que nous n'acceptons plus et que nous disons avec fermeté ça fera bouger les choses donc là ma position d'un point de vue tactique n'est pas de dire on se barre et ciao bonsoir c'est plutôt de créer des rapports de force nouveaux pour de nouveaux traités mais en disant voilà rupture avec ce traité soit l'Europe on la change soit éventuellement on la quitte mais d'abord on va essayer de la changer et on trouvera des partenaires européens pour dire quoi il y en a marre de cette concurrence entre les peuples il y en a marre du fait une fois de plus qu'on explose nos économies qu'on affaiblit nos agricultures et que d'un point de vue écologique on soit moins dix ans etc etc vous verrez ça fera un effet la France c'est un pays qui a une dimension quand il parle beaucoup de gens la regardent et disent ils ont raison
juin 2019 pour les élections européennes on en a parlé par le petit bout de la lorgnette et pour le gros bout de la lorgnette c'est pas la question de qui Alexis Cormé vous avez interpellé récemment les éditions Gallimard qui s'apprête à imprimer une nouvelle édition des oeuvres de Céline en l'occurrence ses pamphlets antisémites pour quelles raisons ?
que je te sois clair quand je m'explique là-dessus c'est mon opinion c'est pas l'opinion de la France insoumise et je conçois très bien que sur des débats là on parle littérature édition qu'on puisse avoir des approches différentes moi je ne suis pas favorable à ce que je parle de quelques textes antisémites de Céline violemment antisémites antisémites de manière délirante même si l'antisémitique il est toujours condamne mais là il y a eu une succession d'insultes c'est pas parce qu'il y a des points d'exclamation et des points de suspension qu'on va tomber d'admiration dans des textes dégueulasses je ne souhaite pas qu'ils soient réédités Céline lui-même et la veuve de Céline ne souhaitait pas que ces textes soient réédités aujourd'hui ces textes par ailleurs je ne l'appelle pas la censure ils sont trouvables il suffit d'aller sur n'importe quel site de vente en ligne on peut les trouver
sur internet très facilement
mais il y a une certaine confidentialité dans laquelle ils sont qui fait que bon très bien si on veut les lire pour toute une série de raisons mais les rééditer moi je ne souhaite pas à ce que ça se diffuse plus largement voilà et je dis aux éditions Gallimard à ce stade avant qu'il y ait une décision de justice qui soit rendue vous avez une responsabilité vous êtes une grande maison d'édition ne faites pas ça quel intérêt y a-t-il au nom de prétendument d'un génie littéraire d'un homme de publier des textes qui sont dégueulasses et qui en plus de bon point de vue s'ils sont publiés demain vont nous affaiblir quand nous mènerons le combat contre l'antisémitisme d'autres personnages plus contemporains
vous pensez que ça peut aujourd'hui diffuser plus largement les idées antisémites en France ?
premièrement ça participe à la diffusion d'une idée antisémite plus largement en France mais surtout si vous faites ça comment voulez-vous demain que quelqu'un qui va écrire un texte antisémite comment vous allez le condamner ? le type va dire mais attendez vous permettez que Céline soit publiée et moi vous me condamnez ? alors on va dire oui mais lui il a du génie littéraire mais qui va juger que vous avez du génie littéraire ? voilà qui c'est qui ?
c'est le prof qui parle là Alexis Corbière ?
c'est à la fois le prof moi comme prof d'histoire et de français je suis prof en lycée professionnel on peut faire lire du Céline le voyage au bout de la nuit est une oeuvre qui doit être lue même si dans les années 30 il y a aussi d'autres bouquins qui sont parfois un peu oubliés Louis Guillou le sang noir est un magnifique roman des années 30 salué par le monde Malraux pardon ? c'est un communiste Louis Guillou ?
proche mais c'est pas le sujet ce que je veux dire c'est que nous n'ayons pas l'impression que Céline est le seul auteur des années 30 voilà mais ça je te transmis en édition de Gagnémoire mais c'est des textes dégueulasses de salopards antisémites Céline pendant la seconde guerre mondiale il écrivait dans des journaux en appelant au meurtre contre les juifs franchement à réhabiliter ces textes là les diffuser plus largement je ne suis pas d'accord
merci à vous Alexis Guillou bonne année à tous je suis le dernier de 2017 absolument très honoré mais vous reviendrez mais vous reviendrez en 2018 excellente fin d'année bonne année à tous excellente journée également
chéri il faut qu'on change la housse de couette
bah pourquoi ?
je crois que les motifs nous envoient des mauvaises ondes ah bon ? ouais et l'oreiller aussi ne le regarde pas
ne le regarde pas
il nous espionne bon chéri j'ai compris on va y aller chez Ikea
mais oui jusqu'au 28 janvier le blanc est à l'honneur chez Ikea c'est le moment de renouveler votre linge de maison à prix tout doux comme avec l'oreiller à mémoire de forme Reléca
désormais à 16,95 euros Ikea
Marie Bernardo est avec vous jusqu'à midi pour la dernière fois de l'année Marie mais oui Jérôme bonjour bon week-end à vous bonjour à tous 2018 pointe effectivement le bout de son nez on s'arrête ce matin sur l'une des nouveautés du 1er janvier que certains en l'occurrence les retraités vivent comme une injustice la hausse de la CSG on dit au revoir à 2017 en en dressant le bilan bilan musical à 10h15 Yann Bertrand va nous dire qui a vendu le plus d'albums cette année année marquée par les sorties les provocations de Donald Trump la dernière date d'il y a quelques heures le président américain ironise sur le réchauffement climatique on en parle aussi dans ce 9-12 bienvenue la météo de ce dernier vendredi de l'année
France Info Météo avec les cafés Malongo grand cru biologique équitable sans aluminium
nos doses en papier protègent l'homme et la nature à retrouver sur malongo.com avec Cécile Ribocaillol et c'est le grand écart aujourd'hui Cécile côté température Oui alors attention quand même ce matin aux petites gelées mais l'air doux arrive par l'ouest et cet après-midi il fera de 5 à 10 degrés sur l'est du pays et de 10 à 15 degrés ailleurs et des pluies traversent tout le pays Oui en gros c'est ça et attention en tout cas le risque d'avalanche
sera particulièrement élevé sur les départements pyrénéens qui sont placés en vigilance orange par Météo France Cécile Ribocaillol pour la météo merci il est 9h
France Info De poids ouvrez l'info
L'info avec Jean-Christophe Martin bonjour
Bonjour Marie bonjour à tous ça s'est joué à quelques secondes sur un passage à niveau les deux occupants d'une voiture l'ont échappé belle hier au Pays Basque un récit dans un instant feu vert pour les réformes fiscales d'Emmanuel Macron le conseil constitutionnel valide l'essentiel du premier budget du quinquennat on va revenir aussi sur les suites de l'arrestation en Syrie d'un groupe de djihadistes français et le plus beau but de Georges Ouéa l'ex-star du PSG est élu président de son pays le Liberia
France Info grosse frayeur hier soir sur un passage à niveau du Pays Basque
c'était à Bouco un peu avant 20h il faisait nuit il pleuvait une voiture a dérapé sur la chaussée mouillée en traversant le passage à niveau elle s'est retrouvée bloquée c'est un cheminot qui arrivait sur les lieux par hasard qui a évité un drame le récit de Nathalie Bagdasarian
Daniel sort tout juste de son travail il est cheminot à Bayonne il rentre chez lui à Bouco quand devant lui au passage à niveau une voiture glisse en plein milieu alors que les barrières sont bien levées pas de doute là-dessus comme le raconte le passager Noah qui a eu la peur de sa vie
elles étaient levées on a glissé je suis sorti de la voiture pour pousser le véhicule le gars de la SNCF il est venu sorti de la voiture il est comme en panique sorti, sorti je me suis dit bon c'est rien venu m'aider non non sorti d'un coup on a entendu la sirène comme quoi il y a un train qui allait passer et là on est parti en courant le train nous a percuté à quelques secondes près ah non mais parce que moi je restais jusqu'à la fin on est vivant et à quelques secondes près
Alexis Corbière