Le parti-pris : Raphaël Glucksmann vainqueur de la primaire de la gauche, arrivera-t-il à fédérer et à rassembler la gauche autour de sa candidature ? - 12/10
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:18OuverteRéponse directe
Est-ce que vous allez faire campagne pour lui ?
- 0:51OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il peut rester premier secrétaire du PS ?
- 1:14OuverteRéponse partielle
Est-ce que le PS est mort ?
- 2:04RelanceRéponse partielle
Comment ça va faire pour se rassembler quand Marine Tondelier regrette la victoire de Glucksmann ?
- 2:30RelanceRéponse partielle
Et visiblement, c'est là-dessus que vous avez perdu et que vous n'avez pas convaincu les électeurs de gauche.
- 3:28OuverteRéponse directe
Vous estimez que ça va forcément mécaniquement faire gonfler les rangs de Jean-Luc Mélenchon ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:20Locuteur 2Fait
« Déjà peut-être revenir sur cette primaire, qui est la principale expérience démocratique, la seule que nous offrons aux citoyennes et aux citoyens pour désigner leur candidat dans la présidentielle. »
- 0:30Locuteur 2Fait
« Et cette primaire, c'est une réussite. Une réussite par le niveau de participation, par la netteté aussi des scores, il faut le reconnaître. »
- 0:41Locuteur 2Promesse
« et bien entendu que je ferai sa campagne. »
- 1:04Locuteur 2Fait
« dans la bataille du budget, dans la préparation de la suite. »
- 1:12Locuteur 2Fait
« parce qu'il a gagné nettement pareil. »
- 1:55Locuteur 2Fait
« la gauche socialiste, démocratique, écologiste, a besoin de se rassembler. »
- 2:16Locuteur 2Fait
« Je peux comprendre la déception de Marine Tondelier parce que j'ai en commun avec elle, et nous avons aussi cherché à porter cette ligne avec Olivier Faure, l'idée que nous serions en capacité de construire une alternative à Jean-Luc Mélenchon dans cette présidentielle pour se qualifier au second tour et l'emporter. »
- 2:52Locuteur 2Fait
« C'est que les électeurs, les citoyens ont estimé qu'il était en capacité d'être cette alternative. »
- 3:33Locuteur 1Fait
« Il suffit de voir comment s'est comportée cette branche du Parti Socialiste à l'Assemblée ces dernières années. Ils ont accompagné le macronisme de A à Z. »
- 4:21Locuteur 2Chiffre
« À l'Assemblée nationale, j'ai défendu résolument les mêmes combats que le reste de la gauche. À 90%, nos votes sont communs. »
- 4:33Locuteur 2Fait
« la suspension de la réforme des retraites totémiques, de mettre le repas à l'euro. Bref, de faire en sorte des choses qui changent la vie des gens. »
- 4:39Locuteur 2Fait
« Et j'oublie l'augmentation de la prime d'activité cet été qui représente un gain de pouvoir d'achat. »
Temps de parole
- Locuteur 250 %
- Locuteur 336 %
- Locuteur 19 %
- ?4 %
≈ 19,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous
écoutez
RMC.
Il
est 8h13, vous êtes bien sûr RMC et RMC Sori. Arthur Delaporte, vous êtes toujours avec nous, député socialiste du Calvados. Vous souteniez le premier secrétaire du PS, Olivier Faure. Et puis finalement, c'est le stagiaire qui a gagné. Est-ce que vous allez faire campagne pour lui ?
Déjà peut-être revenir sur cette primaire,
qui
est la principale expérience démocratique, la seule que nous offrons aux citoyennes et aux citoyens pour désigner leur candidat dans la présidentielle. Et cette primaire, c'est une réussite. Une réussite par le niveau de participation, par la netteté aussi des scores, il faut le reconnaître, et aussi parce qu'on a maintenant un candidat qui est désigné, qui est légitime, qui s'appelle Raphaël Guzman, et bien entendu que je ferai sa campagne. Et je salue par ailleurs Olivier Faure, parce que je considère que... Est-ce
qu'il peut
rester premier secrétaire
du
PS
? Il va rester premier secrétaire.
Il n'y
a pas de
débat là-dessus. Il a dit d'ailleurs... Non,
non,
il l'a dit hier soir. Il a dit, je suis premier secrétaire, je continuerai à m'engager à ce titre dans les prochains mois, dans la bataille du budget, dans la préparation de la suite. Et le PS, désormais, sera au service du candidat qui a gagné, parce qu'il a gagné nettement pareil.
Est-ce que le PS est mort ? Quand vous écoutez la manière dont Ségolène Royal a fait campagne, disons que Raphaël Guzman était en quelque sorte un coucou, c'est-à-dire la technique du coucou, celui qui s'installe dans le nid d'un autre en mangeant ses petits et pour en faire son propre nid. Est-ce qu'au fond, c'est une résurrection du PS ? Ou est-ce qu'au contraire, c'est sa fin finale ?
Vous
savez, on prédit depuis tant d'années la mort du Parti Socialiste que je ne crois pas aux oseaux de mauvaise augure. Et je sais qu'il y a aujourd'hui nécessité pour
le
Parti
Socialiste. représente le Parti Socialiste. En revanche, ce que je sais, c'est que la gauche socialiste, démocratique, écologiste, a besoin de se rassembler. Et c'est ça maintenant... Alors
comment ça va
faire pour se rassembler quand vous voyez les mots immédiats de quelqu'un comme Marine Tondelier, la patronne d'Europe Écologie Les Verts, qui immédiatement a dit qu'elle était au minimum étonnée et qu'elle regrettait que ce soit Raphaël Guzman qui ait gagné ?
Je peux comprendre la déception de Marine Tondelier parce que j'ai en commun avec elle, et nous avons aussi cherché à porter cette ligne avec Olivier Faure, l'idée que nous serions en capacité de construire une alternative à Jean-Luc Mélenchon dans cette présidentielle pour se qualifier au second
tour et l'emporter Oui, mais
c'était
quand même un
peu bizarre votre
histoire en rassemblant le reste de la gauche. Et
visiblement, c'est là-dessus que vous avez perdu aussi et que vous n'avez pas du tout convaincu les électeurs, les militants de gauche. Vous leur disiez, on va faire une alternative à Jean-Luc Mélenchon, mais vous laissiez entendre que dès le lendemain de la présidentielle, vous alliez vous remettre d'accord avec lui pour avoir une majorité commune. Ça ne marche
pas, c'est complètement paradoxal.
On
ne va pas perverser
ce qui a fait que Raphaël Guzman aussi l
'a
emporté. C'est que les électeurs, les citoyens ont estimé qu'il était en capacité d'être cette alternative. Enfin,
ils ont surtout
estimé
qu'il était
dans une rupture claire et nette et totale.
Et
c'est d'ailleurs ses premiers mots. Ses premiers mots hier, c'est de dire c
'est la rupture assumée avec Jean-Luc Mélenchon.
C'est à peu près ce que je vous dis. En revanche, il ne
va
pas falloir qu
'il
s'arrête là. On ne va pas juste faire en contre. Maintenant, c'est pour le rassemblement, pour porter un projet résolument de gauche dans une bataille, pour faire l'alternative au macronisme, pour éviter l'arrivée du rassemblement.
Il y a Ludo qui nous
appelle au 3216 depuis Paris. Bonjour Ludo.
Bonjour
tout le monde. Ludo, vous vous estimez que ça va forcément mécaniquement faire gonfler les rangs de Jean-Luc Mélenchon
?
C'est évident. Il suffit de voir comment s'est comportée cette branche du Parti Socialiste à l'Assemblée ces dernières années. Ils ont accompagné le macronisme de A à Z. En fait, c'est une autre nuance du bloc central. D'ailleurs, ce n
'est
pas une bonne nouvelle pour le bloc central en question. Et je pense que c'est une très bonne nouvelle pour Mélenchon qu'il ne reste qu'une seule gauche.
Qu
'il ne
reste
qu'une seule gauche pour vous. Ludo, vous êtes électeur traditionnellement de gauche, plutôt LFI, ou vous aviez été PS, ou pas du tout
?
Non, je ne
suis
pas de gauche, je suis anarchiste. Je ne vote pas. Vous ne votez pas. Mais la politique m'intéresse.
La politique vous intéresse visiblement. Ludo, c'est quand même dommage de ne pas voter. Mais bon, après, chacun sa manière de faire. Arthur Delaporte.
Oui, mais écoutez, moi j'entends ce que dit Ludo. Il a ses convictions. Moi, ce que je peux dire, c'est qu'à l'Assemblée nationale, j'ai défendu résolument les mêmes combats que le reste de la gauche. À 90%, nos votes sont communs. On a pu diverger sur un point. C'est la question de la non-censure de l'an dernier qui nous a permis d'obtenir, excusez du peu, la suspension de la réforme des retraites totémiques, de mettre le repas à l'euro. Bref, de faire en sorte des choses qui changent la vie des gens. Et j'oublie l'augmentation de la prime d'activité cet été qui représente un gain de pouvoir d'achat. Bref, on ne
va
pas s'arrêter sur le bilan. Maintenant, l'enjeu, c'est la suite, la présidentielle. Sans arrière-pensée. On fait bloc derrière Raphaël Glucksmann. Et demain, l'enjeu, c'est de battre le Rassemblement national. Moi, je serai de cela.
Merci, Arthur Delaporte, d'être venu répondre à nos questions. Merci aussi à Ludo. Peut-être que vous ne votez pas, Ludo, mais vous participez au débat. De fait, le 32-16 est une autre manière de voter, visiblement. Il est 8h18 sur RMC. Ne manquez pas aussi dans le face-à-face tout à l'heure. Mon invité sera la porte-parole du gouvernement et ministre de l'Énergie. Merci.
Raphaël Glucksmann