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Audition parlementaireLe Décompte· 5 octobre 2026 8 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesBudget & impôtsTravail & emploiRetraites

Nicolas Meizonnet (RN) : "Cette France que vous décrivez, je ne la connais pas"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Budget 2027 : échec de la politique économique depuis 10 ans ?

  • 2:32OuverteRéponse directe

    Accords avec le RN sur la politique industrielle ?

  • 3:16OuverteRéponse directe

    Soutien à des casseurs ayant agressé des pompiers ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Croissance française corrigée de la dette : récession depuis longtemps ?

  • 4:44RelanceRéponse partielle

    Budget présenté comme équilibré mais augmentation massive des impôts ?

  • 5:27RelanceRéponse directe

    Contradiction : réduire dépenses mais bloquer réformes des retraites ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:37Chiffre
    « les plus grandes entreprises de notre pays ont réussi à verser 61 milliards d'euros de dividend et de rachat d'action au premier semestre 2026 »
  • 1:15Fait
    « le gel du point d'indice des fonctionnaires ou bien la baisse des pensions par la désindexation »
  • 1:53Fait
    « les 6600 milliards d'épargne privées devraient être mieux mobilisées »
  • 4:00Gérou VerniChiffre
    « depuis 2024, les ménages français ont perdu en moyenne 1200 € de pouvoir d'achat »
  • 4:44Gérou VerniFait
    « dans le pays le plus fiscalisé de l'OCDE, vous augmentez encore massivement les impôts »
  • 6:49Gérou VerniChiffre
    « 80 % de l'augmentation de la dépense publique depuis près de 50 ans, c'est de la dépense sociale à commencer par les retraites »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Nicolas Sensu. Merci monsieur le président. Messieurs les ministres le budget que vous nous présentez marque l'échec de votre politique depuis 10 ans. Croissance à tonne, compte public non tenu mais surtout une économie réelle qui marque le pas avec une progression du chômage, une baisse du pouvoir d'achat documenté par l'INC, un pays fracturé et un nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté jamais aussi élevé. Nos compatriotes tirent le diable par la queue pour remplir le réservoir de leurs véhicules. Les difficultés de nos grands services publics régaliens sont patentes, notamment l'éducation et la santé pour lesquels les mouvements de protestation sont non seulement légitimes mais salutaires. Alors certes, personne ne ni que le contexte international. Les guerres, les

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impérialismes renaissants prend pèent durablement sur notre pays. Cependant, la France est riche, immensément riche. En effet, les plus grandes entreprises de notre pays ont réussi à verser 61 milliards d'euros de dividend et de rachat d'action au premier semestre 2026. un record beaucoup plus que les Britanniques, les Japonais ou les Allemands. De même, les patrimoines des centimillionnaires continuent de gonfler. Mais de cela, il n'est jamais question de toucher, pas une once de nouveauté pour assurer le consentement à l'impôt parce que c'est de cela qu'il s'agit. Quel affront pour celles et ceux qui vont voir leurs APL ne pas progresser, leur salaire bloqués notamment par le gel du point d'indice des fonctionnaires ou bien la baisse des pensions par la désindexation pour les

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retraités mais aussi indirectement par la tension sur les budgets des collectivités locales. Mais si j'ai bien compris, l'article 37 avec la contribution sera remboursé en l'article 87. Donc tout va bien. Votre budget n'est pas un budget ambitieux, c'est un budget calamiteux. Budget qui nous construit une France d'héritier, budget qui continue de soumettre la France au marché financier et faire de la dette. un argument de sidération pour que tout change, pour que rien ne change. Nous défendrons une autre voie, celle d'une dette qui sort des griffes des marchés financiers par la création de fonds souverains, par une épargne fléchée en faveur de la transition écologique parce que les 6600 milliards d'épargne privées devraient être mieux mobilisées tout comme nous devrions agir pour la

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création d'un circuit du trésor européen. Nous défendrons le respect du principe de la participation de chacun selon ses besoins avec la participation des ultra riches comme l'a documenté l'économiste Gabriel Zucman pour les personnes ayant plus de 100 millions d'euros de patrimoine. Nous défendrons nos services publics qui sont le patrimoine de ceux qui n'en ont pas. Alors votre chemin est étroit pour ce budget 2027. Ce sera sans doute et ce n'est pas à votre honneur celui de se mettre dans les mains de l'extrême droite qui vous fera danser jusqu'aux tourni malgré les redemontades de l'extrême droite, votre intransigence sur des choix fiscaux favorables au plus aisé depuis plus de 10 ans auront fini d'achever dans tous les sens du terme ce double quinquena. Merci monsieurs les ministres.

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Je sais pas s'il y avait il y avait pas de question monsieur Sens hein. On a on a non mais on a on a quelques accords notamment avec votre partie sur la politique industrielle et la volonté de réindustrialiser la France sur la sur le reste on a des désaccords fondamentaux. Vous porterez sans doute un certain nombre d'amendements pour porter vos missions et nous donnerons notre avis pour porter les nôtres. Gérou Verni pour l'USR. Non. Oui oui bien sûr président. Merci monsieur le président. Merci. Vous étranglez pas avec les beignets. J'ai essay de vous soudoyer mais ça vous savez pas. Euh bon, tout d'abord, moi je voudrais euh souligner à gravité les propos que j'ai entendus euh concernant le soutien

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euh d'un groupe politique un des casseurs qui ont incendié des véhicules de pompiers, ont agressé des policiers. Je trouve ça inadmissible que des représentants de la nation puissent s' venir en soutien de de ces de ces délinquents. Voilà, ça c'est le premier point. 2e point, euh monsieur le ministre, euh vous nous décrivez une France que je ne connais pas, une économie que je ne connaît encore moins. On est dans une situation où euh pour générer 1 € de croissance, euh nous avons généré sur les 10 dernières années 2 € de tête. Donc quand on se gargarise de la bonne croissance

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française sur la période, si on corrige cette croissance de la génération de nouvelles dettes, en réalité la France est en récession depuis bien longtemps. Ça c'est le premier point. Deuxième point, vous nous parlez de la hausse de pouvoir d'achat. Or, on sait que depuis 2024, les ménages français ont perdu en moyenne 1200 € de pouvoir d'achat. Euh donc c'est une période assez inédite dans notre période dans notre histoire moderne concernant justement cette cette destruction de richesse. Ce n'était plus arrivé depuis les années 80.

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Troisièmement, vous nous présentez, messieurs les ministres, un un budget, un projet de loi de finance que vous annoncez comme étant équilibré, responsable, [grognement] mais dans le pays le plus fiscalisé de l'OCDE, vous augmentez encore massivement les impôts. Alors, il nous manque des détails puisque je n'ai j'ai pas réussi à voir le détail du PLFSS. euh qui nous annonce 3 milliards 6 de prélèvement sur les salariés. Je ne connais pas encore le mécanisme. Euh monsieur Amiel me dit non de la tête et j'espère que je me trompe sincèrement. Euh quoi qu'il en soit et en tout cas

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c'est l'is comité. Euh vous avez du ha au conseil pardon. Nous avons aujourd'hui une un budget qui nous présente 5 milliards d'augmentation de fiscalité dans le pays le plus fiscalisé de l'OCDR. Encore une fois, messieurs les ministres, au lieu de vous attaquer à la dépense, vous vous attaquez aux recettes. Vous faites encore une fois les poches des recettes. Merci monsieur les ministres. Merci monsieur le président. Monsieur le député Verni, mais je trouve qu'il y a quand même toujours une contradiction dans vos discours. Comme vous pasentment une question permettrait de vous répondre très directement. Vous nous appelez à réduire la dépense. 80 % de l'augmentation de la dépense publique

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depuis près de 50 ans, c'est de la dépense sociale à commencer par les retraites. Et pour autant, toute mesure qui reviendrait à modérer la croissance des retraites suscite de votre part une levée de bouclier immédiat. Vous nous dites, il y a trop de mesures en recette dans votre projet. les problèmes de pouvoir d'achat des Français. Mais enfin, est-ce que vous considérez normal qu'il y ait une telle rentabilité des concessions autoroutières ? Parce qu'elle est très au-delà de la rentabilité qui avait été anticipée au moment où les contrats avaient été signés parce que c'est de cette fiscalité-là dont on parle. Il y a pas de hausse de l'impôt sur le revenu dans le budget qui est présenté. Le bar de l'impôt sur le revenu, il est indexé sur l'inflation. Donc est-ce que vous nous

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dites il ne faut pas du tout toucher aux dépenses sociales, il ne faut pas du tout toucher à la surrentabilité des concessions autoroutières. Il vaut mieux augmenter les impôts sur le reste des entreprises. Moi, je ne le crois pas. Et donc, je crois que dans la période que nous traversons, si on veut vraiment rétablir les comptes publics, bah oui, il faut avoir le courage de prendre des réformes dures sur l'État. Et la copie que nous présentons le montre, de très nombreux ministères sont à la diète. On a un gel des dépenses en valeur de l'État hors défense. On a un déficit primaire, c'est-à-dire hors charge d'intérêt qui sera à son plus bas niveau depuis 2019. Mais oui, il faut aussi pouvoir affronter la croissance de la dépense sociale qui déstabilise notre

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modèle. Et j'entends rarement monsieur le député, votre groupe s'exprimer dessus si ce n'est pour mettre un véto qui sont formulées. Donc je pense qu'il y a un devoir de cohérence en la matière. Merci.