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Audition parlementaireLCP (sur YouTube)· 10 février 2026 207 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsNumériqueÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

[DIRECT] Elise Lucet auditionnée par la commission d'enquête sur l'audiovisuel public-10/02/26

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 74 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 20:00OuverteRéponse partielle

    Comment gérez-vous le délai entre l'obtention de preuves de violences et leur diffusion ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les usages acceptables des caméras cachées selon vous ?

  • 30:00OuverteRéponse directe

    Quel est le taux d'externalisation d'Envoyé spécial et les sociétés concernées ?

  • 40:00RelanceÉludée

    Avez-vous participé à des séances de préparation avec des prestataires privés ?

  • 50:00FerméeRéponse directe

    Quel est votre salaire et qui le verse ?

  • 1:00:00OuverteRéponse directe

    Quelle proportion d'enquêtes n'aboutissent pas chez Cash Investigation ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 20:00Élise LucetFait
    « Les journalistes ne sont pas des auxiliaires de justice. »
  • 2:00Locuteur 2Fait
    « On voit que c'est des pratiques qui peuvent soulever euh un certain nombre de conflits d'intérêts. »
  • 4:00Locuteur 2Fait
    « Vous pourriez entretenir des liens personnels avec certaines des personnes que j'ai cité, notamment monsieur Candilis ou madame Darry Grand ? »
  • 6:00Locuteur 2Fait
    « Pourquoi est-ce que aujourd'hui vous ne révélez pas le montant exact du salaire qui vous est attribué au titre de France télévision ? »
  • 10:00Locuteur 2Fait
    « Pourquoi est-ce que sur les dernières années vous avez jamais voulu enquêter sur des personnalités comme Taric Ramadan, comme Gérard Miller, comme Olivier Duamel ou peut-être encore comme Jack Lang ? »
  • 12:00Locuteur 2Fait
    « Pourquoi le service public de l'audiovisuel ne s'est pas emparé aussi rapidement de ce sujet ? »
  • 16:00Locuteur 2Chiffre
    « Je pense aux chambres d'hôtel à Cann facturé jusqu'à 1700 € la nuit. »
  • 18:00Locuteur 2Fait
    « Est-ce que vous avez pensé à tous les reportages que vous auriez pu faire si vous n'aviez pas été aussi obsédés par le Rassemblement national Marine Le Pen et Jordane Bardella ? »
  • 20:00Locuteur 2Fait
    « Vous avez alors répondu, je vous cite, je voudrais bien mais il n'y a pas grand-chose à faire et à dire sur France Télévision. »
  • 13:30Elise LucetChiffre
    « Le coût moyen d'un numéro de Cash Investigation est en dessous du prix moyen des documentaires en prime time sur France 2. »
  • 3:00Locuteur 2Fait
    « On ne les utilise qu'en dernier recours quand on a tout tenté avant pour avoir le contradictoire qui était nécessaire à une enquête qui était déjà poussée. »
  • 9:00Locuteur 2Chiffre
    « Plus de 97 % des aliments contiennent des résidus de pesticides dans les limites légales. »
  • 14:00Locuteur 2Fait
    « À aucun moment nous n'avons présenté ces résultats comme ceux d'une enquête scientifique. »
  • 17:00Locuteur 2Chiffre
    « Le salaire moyen d'un homme avec prime était de 4615 € par mois. Le salaire moyen d'une femme avec prime était de 3927 € par mois. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

de production audiovisuelle. Nous auditionnons cet après-midi madame Élise Lu et les deux rédacteurs en chef de de vos émissions Phare que vous présentez à savoir envoyé spécial et cache investigation, monsieur Gilles Delbos et madame Sophie Legal. Madame Élise Lu, vous êtes journaliste aujourd'hui journaliste d'investigation.

Vous êtes aussi sans doute l'un des visages les plus connus de France télévision et certains échanges mémorables pour certains français. Je pense notamment celui que vous aviez eu avec madame Rachid Adati, alors député européenne où il y a quelques semaines avec monsieur Bernard Arnaud avait pu susciter des questions des Français et et des députés. Et c'est aussi le sens de cette audition pour voir comment comprendre comment comment vous travaillez.

Vous êtes originaire de Rouan. Vous avez débuté votre carrière journalistique en 1983, pas très loin de là puisque c'était à France 3. Quand après avoir notamment collaborer à l'emblématique émission La marche du siècle, vous entrez à France 3 où vous devenez un des visages du 1920 à partir de 1990 et ce pendant plus de 15 ans.

Vous présentez aussi vous présentez ce journal important jusqu'en 2005 ce qui ne vous empêche pas de présenter d'autres émissions importantes de France Télévision notamment pièces à conviction à partir de 2000. Cette émission que vous produisiez également et qui s'est arrêtée au début de l'année 2021 était une émission d'investigation. Vous avez traité aussi bien des failles des services de renseignement dans l'affaire Mohamed Mera par exemple que de la catastrophe de Fukushima ou du maintien à domicile des personnes âgées.

Vous êtes passé ensuite à la présentation du journal de 13h sur France 2 à partir de la rentrée du mois de septembre 2005 et ce jusqu'en 2016. Vous présentez CACH investigation à partir d'avril 2012 et envoyé spécial à partir de 2016. Gill Delbos vous avez commencé pour votre part votre carrière au sein du groupe M6 en septembre 1995 où vous restez pendant 11 ans.

Vous entrez alors chez France Télévision en août 2006 où vous travaillez successivement pour complément d'enquête en qualité de rédacteur en chef pour l'angle l'œil du 20h et le 1920 à chaque fois comme rédacteur en chef et vous êtes aujourd'hui le rédacteur en chef d'envoyé spécial depuis le mois d'août 2021. Madame Sophie Legaral, bienvenue dans cette commission d'enquête. Vous êtes une spécialiste du journalisme d'investigation puisque vous avez notamment travaillé pour des magazines télévisés tels qu'envoyé spécial pièces à conviction 66 minutes ou secret d'actualité.

Votre enquête du poison dans l'eau du robinet diffusée voilà près de 15 ans sur France 3 avait alors remporté le prix de l'investigation. Vous avez également été rédactrice en chef de l'agence de presse LIG de Mire et vous travaillez pour l'agence de presse première ligne depuis le mois de février 2015. Vous êtes par ailleurs actuellement rédactrice en chef du magazine Cash Investigation et c'est à ce titre que que nous vous recevons aujourd'hui.

Je l'ai dit, nous vous auditionnons tous les trois au moins pour deux raisons. La première, c'est que l'investigation est une des caractéristiques du service public audiovisuel. On l'a évoqué tout à l'heure, mais une émission comme envoyée spéciale était pionnière et elle représente aujourd'hui ce que la télévision publique peut faire. des enquêtes fouillées qui ne recherchent pas forcément le scoop ou le buzz mais qui cherchent à expliquer sur des sujets aussi divers qu'ardu et puis euh nous avons souhaité vous auditionner parce que l'investigation nécessite de de chercher, de fouiller, de comparer des sources, de recourir à certains procédés, par exemple les caméras cachées, des méthodes que vous utilisez et c'est l'occasion aussi euh d'expliquer et de pouvoir échanger avec les députés, avec les Français qui nous écoutent vos méthodes de travail. les règles du travail journalistique, la manière dont vous mettez en œuvre l'impartialité, le droit à l'image, le respect de la vie privée, la déontologie de manière générale, autant d'éléments qui interrogent sur le métier de journaliste, sur ses possibilités mais également sur ses limites.

Et nous sommes bien là au cœur des préoccupations de cette commission d'enquête. Je vais vous laisser la parole pour un propeliminaire de 10 minutes. J'aurai ensuite deux questions rapides à vous poser.

Puis je passerai la parole à monsieur le rapporteur et puis les différents collègues, les collègues pardon représentant les différents groupes politiques de notre assemblée pourront ensuite s'exprimer à leur tour. Mais avant de vous donner la parole et comme comme vous le savez et comme nous l'impose les textes, je vous remercie de nous déclarer tout autre intérêt public ou privé de nature à influencer vos déclaration et je vous rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires impose aux personnes auditionnées par une commission d'enquête de prêter serment de dire la vérité toute la vérité rien que la vérité. Je vais donc vous inviter à lever la main droite et à dire je le jure monsieur Delbos.

Je le jure. Merci. [raclement de gorge] Je jure, je le jure.

Merci à tous les trois et je vous laisse la parole pour un proposiminaire de 10 minutes. Monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs les députés, merci d'abord véritablement à vous de nous accueillir au sein de cette commission d'enquête parlementaire. Vous venez de me proposer à l'instant 10 minutes de propoliminaire.

Je vous en remercie vraiment. Mais en fait, je vais faire plus court. Je vais faire plus court parce que le plus important dans une commission d'enquête parlementaire, me semble-t-il en tout cas, c'est le débat et ce sont les questions, celles que vous vous posez, vous qui êtes le reflet de la représentation nationale et celle que sûrement nos téléspectateurs se posent.

Sur quoi ? Quelle question ? Sur la manière dont nous exerçons notre métier, sur notre indépendance.

Est-ce que nous subissons des pressions ? Comment nous y faisons face ? Comment faisons-nous nos enquêtes ?

Quelle garantie d'indépendance ? Comment gérons-nous l'argent public ? Quel contrôle ?

Est-ce que nos rédactions à envoyé spécial ou à Cach Investigation sont pluralistes, viennent de toute la France, de tous les milieux ? Vous avez, j'imagine beaucoup d'autres questions et bien sûr libre à vous de les poser. Je pourrais sans problème vous faire un long discours sur ma carrière, mes 26 ans de présentation de JT, mon apprentissage de l'investigation d'abord à pièce à conviction puis à Cach Investigation, ce qui représente aujourd'hui quasiment 25 ans de travail.

Je pourrais aussi vous dire sans aucune hésitation que le seul endroit où nous journalistes pouvons réaliser ces enquêtes, c'est sur le service public de l'audiovisuel sans intervention politique ou économique d'aucune sorte parce que notre indépendance est notre totem. Oui, notre indépendance est notre totem car investigation ne pourrait pas exister ailleurs qu'à France Télévision. Je pourrais aussi vous parler de mon respect absolu pour le reportage pur à envoyer spécial.

Un reportage qui est soit au plus près des Français dans leurs préoccupations quotidiennes, dans leurs difficultés, mais aussi dans leur réussite parce que c'est très important pour nous envoyer spécial de parler aussi de la réussite des Français. Vous dire aussi que nous sommes le seul magazine à diffuser des sujets sur l'actualité internationale en prime time chaque semaine. Venezuela, Groenland ou Salvador dernièrement, c'était les toutes dernières émissions. [grognement] Mais le plus important pour moi et pour mes équipes aujourd'hui, c'est la transparence, l'envie d'expliquer notre travail, d'échanger argument contre argument, d'entendre les critiques et d'y répondre.

Nous sommes donc ravis d'être avec vous aujourd'hui pour vous expliquer notre démarche, nos méthodes, la manière dont les décisions sont toujours prises de manière collective, réfléchie, avec un grand sens de la responsabilité, une chaîne hiérarchique qui garantit un contrôle à plusieurs niveaux et surtout une volonté de respect de nos téléspectateurs parce que c'est d'abord pour eux que nous travaillons tous avec passion et aussi avec beaucoup de fierté. Nous défendons chaque jour une information de serv de service public, pardonnez-moi, pluraliste de proximité, exigeante sur les enquêtes, sur l'investigation, les témoignages et sur les enjeux mondiaux si importants en ce moment. Mais vous le savez certainement, ce que moi et mes équipes souhaitons le plus dans l'exercice de notre métier, c'est d'obtenir les réponses les plus claires possible. [grognement] C'est la raison pour laquelle je n'utiliserai pas tout mon temps de parole pour ce propre liiminaire pour vous laisser le temps de nous poser toutes les questions que vous souhaitez.

Le plus important pour nous qui représentons envoyé spécial avec Gill Delbos Cach Investigation avec Sophie Legal étant d'être transparent, honnête et responsable par rapport à la confiance qui nous est accordée. [grognement] Nous sommes impatients de répondre à vos questions car c'est ce que nous demandons clairement à nos interlocuteurs lors de nos interviews et de nos enquêtes et qu'en aucune manière nous ne souhaitons nous dérober. Je voudrais juste ajouter que je suis extrêmement fière de travailler pour le service public depuis plus de 40 ans maintenant.

Un service public qui pour moi et pour 73 % des Français est un gage de confiance, ce qui est un record absolu en France. Mais fidèle à notre démarche à Envoyé spécial et à Cach Investigation, nous sommes prêts à répondre à toutes les questions que vous avez à nous posé car tel que je suis, je pense qu'il ne faut jamais avoir peur des questions. Merci à vous.

Merci. Même si d'habitude c'est vous qui les posez peu différent aujourd'hui. Ma ma première question, elle est d'actualité. vous cache investigation a révélé euh euh fin janvier euh dans un reportage qui a qui a suscité l'indignation du d'une grande partie des Français et je l'espère de tous les Français.

Vous avez révélé des violences à l'égard des enfants h et notamment un scandale dans le dans le périscolaire et notamment d'animateurs à Paris. J'ai une question euh qui m été remontée par nombreux Français, c'est ce document de ce reportage a été fait il y a quelques mois, j'imagine. Donc vous aviez en votre possession des preuves et qui mettaient en avant des violences à l'égard des enfants et et j'ai plusieurs français qui m'ont contacté sachant que nous allions vous auditionner pour savoir comment vous gérez quand vous avez connaissance de délit de fait grave finalement ce décalage entre le moment où vous récupérez ces informations et qui parfois c'est des informations qui caractérisent des violences et donc des délits et le moment où vous les diffusez parce que pendant le temps où vous disposez de ces informations et qu'elles ne sont pas révélées au public peut-être que les violences peuvent continuer.

Peut-être que ces animateurs peuvent rester en poste. Et donc comment et c'est plus large que la question sur le pays scolaire, mais comment vous gérez ce temps entre les moments où vous obtenez des informations importantes parfois qui caractérisent des violences et des délis graves et le moment où vous les révéler ? Je vais faire trois questions en même temps comme ça après vous répond ça vous va bien sûr et et après je laisserai la parole au rapporteur.

La deuxième question c'est sur la question des caméras cachées et notamment sur ce qu'on a appelé l'affaire le grand Cohen qui a suscité beaucoup de débats et on a eu l'occasion de les de les auditionner. C'est c'est une méthode que vous utilisez qui suscite là de l'indignation ou en tout cas des questions et je voulais vous demander quel est un usage pour vous acceptable des caméras cachés ? comment c'est comment on en vient à utiliser des des caméras cachées ?

Quelles sont les règles qui s'appliquent ? Quelles sont les règles que vous vous fixez pour utiliser ce dispositif [grognement] et établir des faits ou ou confronter ensuite des personnes des personnes à la à la réalité ? Puis ma dernière question, elle porte sur l'externalisation de certaines émissions.

Dans un article du monde, l'ancien directeur de l'information, monsieur Yannick Lanchant, affirmait que nous commandons déjà 48 % des sujets d'envoyé spécial à l'extérieur et visait 60 % d'externalisation pour envoyer spécial à l'extérieur. Pouvez-vous nous indiquer ce que vous externalisez exactement et comment ce taux a évolué et auprès de quelle société de production vous externaliser vos sujets ? Bien sûr. [raclement de gorge] Alors, je vais essayer de vous répondre de manière assez complète.

Les deux rédacteurs en chef qui m'entourent le feront aussi à leur tour si c'est nécessaire. Euh première chose et effectivement votre question monsieur le président est importante. Il arrive parfois et c'est arrivé en ce qui concerne effectivement le cach investigation sur le périscolaire que lors d'une caméra cachée, nous puissions tourner des choses qui peuvent être choquantes pour le moins et ça l'a beaucoup été pour les parents d'élèves de cette école en particulier auquel je pense et auquel toute l'équipe de CACH investigation a pensé à la fois au moment du tournage, du montage et et de la diffusion.

Et je peux vous dire que j'ai eu certains de ces parents d'élèves depuis au téléphone à qui je me suis empressée de donner des numéros de téléphone de SOS périscolair, de pédopsychiatre, d'avocats pour essayer de de les aider au mieux dans ce qui est la suite du reportage. Objectivement, nous ne sommes pas des auxiliaires de justice. Les journalistes ne sont pas des auxiliaires de justice.

Je pense qu'il peut y avoir un véritable débat et objectivement entre nous, ça ne nous est jamais arrivé si on a le sentiment que quelqu'un va commettre un délit qui peut mettre en danger réellement de mort ou d'être très grillèvement blessé, là c'est un véritable débat que qu'on aura entre nous et qu'on devra trancher rapidement et vous avez tout à fait raison. Ce qu'on tourne dans cette caméra cachée euh ce sont des animateurs de périscolaires qui crient très fort, qui hurlent sur des enfants euh et une dame qui effectivement embrasse sur la bouche un petit garçon de 4 ans. Donc on est dans des faits euh graves.

On n'est pas objectivement dans des j' on n'est pas dans de la pédocriminalité avérée et je pense que si ça avait été le cas, on se serait posé la question. Euh après, on est resté que 23h dans cette école, donc on ne peut pas non plus et quand je dis on la journaliste qui a fait cette infiltration en caméra caché, euh [grognement] on n'est pas non plus en capacité au bout de 23 heures de dire voilà tout ce qui se passe dans cette école, on a des soupçons sur telle ou telle personne. Ce qu'on dit simplement à la fin de cette séquence, c'est qu'on sait que l'un des animateurs a été écarté de cette école pour des suspicions d'agression sexuelle sur des enfants.

Et ça, on en fait état. dans le reportage. Donc voilà nos limites par rapport à la révélation, si vous voulez des des faits que nous tournons avant la diffusion.

Mais mais je tiens vraiment à préciser que euh c'est très important pour nous d'avoir comme moi je je l'ai fait et la journaliste qui a fait le reportage aussi par la suite les parents d'élèves au téléphone et tenter de leur apporter tous les soutiens possibles parce que cette scène a été je pense extrêmement choquante pour eux qu'ils n'imaginaient pas ce qu'ils allaient voir. Très sur l'utilisation des caméras cachées. Moi ce que je tiens véritablement à vous dire là, c'est que c'est toujours une décision qu'on prend vraiment en dernier recours.

Les caméras cachées, c'est quelque chose qu'on prend en dernier recours. Et ça tombe bien que vous preniez vous cet exemple du péri scolaire à Paris parce qu'on avait beaucoup de témoignages de parents qui se posaient des questions. On avait des témoignages d'anciens animateurs qui nous disaient, il se passe des choses qui sont véritablement inacceptables dans certaines écoles.

Si nous n'avions pas réalisé cette caméra cachée, nous n'aurions pas pu porter à la connaissance du grand public ce qui se passait effectivement dans le périscolaire, dans cette école à Paris. C'est-à-dire qu'on aurait dû se limiter à des témoignages de de personnes différentes nous rapportant des faits sans pour autant avoir la preuve que ces faits-là existent. Nous, on a toujours l'obligation de de recouper les faits.

C'est très important quand on fait de l'investigation, même du journalisme de reportage. On recoupe toujours les faits. La caméra cachée était donc indispensable à ce moment-là pour être certaine que les animateurs n'allaient pas se tenir au garde à vous au moment où une caméra de télévision en caméra ouverte serait là pour recommencer derrière des maltraitances vis-à-vis des enfants.

Donc vous voyez, on on l'utilise vraiment en dernier recours. le le droit à l'information, c'est aussi le respect du du contradictoire. Donc, il y a des règles à respecter pour l'utilisation de la caméra cachée.

Nos caméras cachées, par exemple, elles s'inscrivent souvent et objectivement dans des enquêtes au long cours d'intérêt général. Et je vous l'ai dit, elles sont notre dernier recours pour obtenir d'information quand on a épuisé toutes les voies officielles et que on n'a pas eu l'autorisation de filmer. Euh on privilégie toujours le le la caméra ouverte et moi je le répète à longueur d'émission, mes reporters aussi enfin partout les rédacteurs en chef qui sont avec moi en témoigne, on passe mais quand je vous dis des dizaines, c'est des dizaines de coups de téléphone, des dizaines de mails pour tenter d'obtenir un contradictoire en bonne et du forme.

Notre intérêt n'est pas véritablement en tant que jointiste de faire des caméras cachées, de courir après des interlocuteurs. Notre intérêt, c'est d'obtenir des interviews où on est posé, où on échange comme on le fait en ce moment entre nous, argument contre argument et où on peut vraiment expliquer les choses. Donc nous, on demande toujours une interview en face-à pour respecter ce principe du contradictoire.

C'est la règle élémentaire du métier de des journalistes. Et quand nous avons des camaras cachés, très important que je vous dise ça, ce sont, quand je dis majoritairement, c'est une très grande majorité nos journalistes qui portent des caméras cachées. Dans de très rares cas, ce sont des des sources légitimes avec qui on a tissé des liens pendant des semaines, pendant des mois, donc en qui nous avons une totale confiance, à qui on peut confier une caméra cachée, mais c'est extrêmement rare.

Et en tout état de cause, on ne diffuse jamais des images d'une caméra cachée qu'un inconnu nous aurait confié. Parce que ça ça nous mettrait en grand danger de manipulation et par rapport à la responsabilité qu'on a vis-à-vis de nos téléspectateurs, ça ne serait pas possible. C'est c'est et je suis persuadée que alors tous les journalistes qui sont à la fois mes deux rédacteurs en chef et les journalistes qui des deux équipes qui nous regardent mais vraiment ne le feraient jamais et le service juridique de France Télévision nous l'interdirait.

Donc ça n'est pas possible. On est on est extrêmement contrôlé par rapport à ça. Je vous propose si vous voulez bien Lu ma trè question on y reviendra parce que je pense que le rapporteur a des questions sur l'information et comme ça je le laisse prendre la la main sur l'externalisation plus tard.

Oui, pardonnez-moi. D'accord. Je fais un peu trop long, je vais essayer de faire plus court.

En même temps, question précise, réponse précise. Moi, c'est ce que j'aime. J'imagine que vous aussi.

En tout cas, donc je le rapporteur a pas mal de questions. Je propose qu'il pose des questions courtes, ça donnera des réponses courtes et ensuite il y a beaucoup de députés présents et et je souhaite qu'il puisse s'exprimer aussi. Donc on va essayer de de tout cadrer nos échanges.

Monsieur rapporteur, la parole est à vous. Merci monsieur le président. Merci mesdames, merci euh monsieur.

Je vais essayer effectivement, j'ai un certain nombre de questions à vous poser. Il y a beaucoup de députés qui sont présents donc je vais tâcher de vous poser des questions précises et synthétiques et charge à vous dans la mesure du possible de d'en faire de même. Il y a de jours, le Parisien a publié un article sur la commission d'enquête intitulé "On essaie de tout imaginer comment les stars de l'audiovisuel public se préparent à la commission d'enquête." On y apprend dans cet article que les personnes auditionnées dans le cadre de cette commission extrêmement préparées et reçoivent des consignes très précises dont celle-ci, je la cite, il faut faire chiant, élargir les sujets au maximum, être technique et lénifiant.

Bon, l'article explique également le France Télévision mobilise ses équipes de communication, son secrétariat général, ses services de relation institutionnelle afin d'anticiper toutes les questions, de préparer des éléments de réponse, d'identifier les sujets auxquels il est possible de ne pas répondre. de rédiger des fiches techniques et même d'organiser des sessions de questions-réponses préparatoires. Il se dit aussi dans cet article qu'une personne serait mobilisée pour décrypter toutes les questions que je pose, anticiper les prochaines et même m'incarner lors de séances de préparation intensive. [grognement] Madame Luc, j'ai été, vous en conviendrez, très étonné par l'ampleur des moyens mobilisés pour préparer ces auditions par France Télévision.

Personnellement, vous l'avez peut-être vu, mais je ne dispose pas d'autant de moyens pour mener à bien cette commission d'enquête, ces auditions et France Télévision, il faut l'avouer, mais ne m'aident en rien en dehors du simple cadre légal allant jusqu'à m'expliquer qu'il est compliqué pour un groupe de 9000 employés de classer, par exemple des milliers de contrats que je demande par simple société de production, ce qui bénéficierait à notre enquête et à nos travaux de commission d'enquête. Ma question est simple. Est-ce que vous avez oui ou non participé à ces séances de de préparation ?

Est-ce que vous savez quelles sont les personnes qui ont été mobilisées avec de l'argent public pour coacher les personnes additionnées ? Et vous qui êtes tant attaché et vous avez raison à la question des financements, est-ce que vous avez une idée du coup que pourrait représenter pour le contribuable cette cellule que France Télévision a mise en place spécifiquement peut-être d'ailleurs pour neutraliser certaines des questions que je je pourrais vous poser ? Je vous pardonnez-moi, monsieur le rapporteur.

C'est bon ? Allez-y. Alors, j'espère en ayant fait un propeliminaire de 4 minutes au lieu de 10 minutes que je n'ai pas été Vous avez dit quoi ?

Longue, chiante, laifiante, c'était ça l'idée. Il le rapporteur a cité le parisien, c'était pas vous a pas qualifié. Manifestement, si consigne euh il y avait, je ne l'ai pas respecté.

Donc, vous voyez, c'est ça n'est pas véritablement ce que j'ai fait. Euh la deuxème chose, la seule chose que moi j'ai répondu à l'article du Parisien, vous l'avez certainement lu avec attention parce que ça commence le papier, c'est euh "Nous préparons avec beaucoup d'attention toutes nos émissions et nous préparons avec attention aussi la commission". Ben oui, évidemment que nous préparons avec attention cette commission.

On est devant la représentation nationale. On est devant une pardon devant une commission d'enquête parlementaire et donc il est hors de question d'arriver ici sans être préparé. Et l'essentiel des préparations que nous avons faites, je les ai faites avec les deux personnes qui sont ici et avec les deux rédacteurs en chef, enfin les trois en tout rédacteur en chef adjoint des deux émissions.

Donc qui a la connaissance profonde des émissions que sont envoyés spécial et Cach Investigation, les gens qui [grognement] fabriquent ces émissions, les gens qui les font. Donc il y a même des reporteurs, je vais vous dire, de d'envoyer spécial qui sur des reportages spécifiques nous ont aidé à parce que je vais être honnête avec vous, je ne peux pas me souvenir de tout. Euh on a un chiffre extrêmement précis.

Gill, je me tourne vers toi. Euh 35 ans, c'est 3519 reportages pour envoyer spécial et sur les cinq dernières années où je suis depuis que je suis envoyé, c'est 393 reportages. Donc effectivement, ce sont beaucoup de reportages et oui, ça on a travaillé pour se rappeler un petit peu de ce qui pouvait éventuellement vous intéresser et ça a été ça notre travail à amont.

Et pour cacher Ah, je vais y arriver, pardon. Et pour cash investigation, c'est 77 émissions depuis la création. Donc vous voyez que oui, effectivement chacun de nos journalistes, mais comme pour les émissions, participe à une préparation sérieuse parce que nous prenons très au sérieux cette commission d'enquête et ça me semble tout à fait normal.

Est-ce que de l'argent public a été mobilisé ? Alors franchement non, si ce n'est l'argent public qui est mobilisé d'habitude pour préparer nos émissions, c'est les équipes qui travaillent avec moi d'habitude ont travaillé mais tout à fait normalement. On a un grand respect du travail que vous êtes en train d'effectuer.

Il serait indigeent je dirais de nous présenter sans avoir des choses précises à vous dire. Je je le pense profondément. Merci monsieur le rapporteur.

Merci monsieur le président. Merci madame pour votre réponse. Question très courte et je clôturerai cette parenthèse un peu d'introduction.

Est-ce que vous avez eu connaissance d'un éventuel prestataire privé qui aurait été missionné par France Télévision notamment pour faire du média training ou pour coacher les personnes auditionnées ? Et est-ce que vous vous avez reçu d'éventuelles consignes de la part de la direction avant de venir répondre à la représentation nationale ? Alors, monsieur le rapporteur, non, alors pas du tout de société privée de coaching, mais vraiment pas du tout.

J'ai prêté serment, donc je sais ce que je vous dis. Et est-ce que j'ai reçu des conseils ? Oui, à peu près 450 conseils mais venant non mais de tout le monde, c'est-à-dire que de la direction, de pas la direction de de tout le monde.

Tout le monde y va de son conseil, tout le monde vous dit quelque chose. La direction, ce qu'elle nous a demandé de faire mais vraiment c'est de travailler sérieusement cette commission parce qu'elle la prend aussi très au sérieux et que c'est tout à fait normal. Donc voilà et elle nous a fait une grande confiance par rapport à cette préparation.

Je je vous l'avoue qu'elle vous a demandé aussi comme elle l'a fait aux autres apparemment de pas communiquer vos vos rémunérations et vos salaires. Apparemment ça a été une demande formulée par la direction de France Télévision. Oui.

Alors, j'imagine qu'on va en venir à mon salaire et c'est effectivement tout Ah non mais c'était la question. Donc je j'en parle maintenant ou dites-moi la question mais comme vous comme vous voulez. OK.

Alors euh parlons de mon salaire, d'abord euh la première chose que je veux dire, c'est que par rapport à cette question, moi j'ai toujours été plutôt transparente dans le paysage audiovisuel français. C'est c'est pas si courant que ça euh d'être transparent par rapport à une rémunération qu'on travaille dans l'audiovisuel public ou dans le privé euh objectivement. Après ce que ce que je veux vraiment vous dire, c'est que aujourd'hui j'ai 42 ans de métier.

Je ne suis pas aussi jeune que vous. Je je regrette infiniment. J'adorerais être aussi jeune que vous, mais j'ai 42 ans de métier, donc 40 ans passés à France Télévision.

Euh donc effectivement euh j'ai une rémunération qui correspond à mon expérience. J'ai une rémunération qui correspond à mon temps de carrière qui est assez long et à mon exposition à l'antenne et à et à mon mes responsabilités en tant que rédactrice en chef de Cach Investigation et de d'envoyer spécial. Cette rémunération et c'est très important, je pense qu'on le dise aux français, elle est visée par un contrôleur d'état, un contrôleur d'état qui dépend de Bery.

Donc si cette rémunération ne correspondait pas à mon à ma longévité de carrière, à mon expérience, à mon exposition à l'antenne, cette rémunération serait refusée par le contrôleur d'État. Et d'autre part, je tiens à vous dire quelque chose qui est important parce que je vous entendais dire tout à l'heure, pardon, je vous ai pas corrigé, que j'avais été productrice de pièces à conviction. Non, euh je n'ai jamais eu de société de production extérieure.

Je n'ai jamais eu de part dans aucune société de production extérieure. Je ne touche pas de dividende. Je suis salarié de France Télévision et uniquement salarié de France Télévision.

Je reverrai ce que j'ai dit mais en tout cas ce que j'avais écrit c'est que vous la présentiez cette émission. J'avais pas dit que vous étiez productrice. Non, je pas de souci.

Je corrige si je me suis trompé. Allez-y, monsieur le rapporteur. Merci monsieur le président.

Un point peut-être sur votre méthode et notamment sur la façon de choisir et de de mener vos enquêtes qui intéressent je pense des des millions de français. Je pense qu'on imagine tous que vos enquêtes démarrent souvent à partir d'un soupçon, d'un faisceau d'indice ou d'information encore partielle et c'est normal. Mais j'imagine également que toutes ces pistes ne débouchent pas nécessairement sur un reportage qui sera diffusé.

Et d'ailleurs, je pense qu'on reconnaît un bon enquêteur aussi au nombre de portes qu'il ferme faute de preuve, faute de conclusion. Votre méthode dans le cadre de dans le cadre de vos émissions et du rythme auquel vous êtes soumise dans le cadre d'ailleurs des émissions que vous devez et bien animer et diffuser sur le service public viserait d'une certaine façon à revendiquer quasiment plusieurs scandales par mois. Est-ce que vous pouvez nous indiquer la proportion d'enquête qui n'aboutit pas, de portes que vous ouvrez qu'à la fin vous fermez ?

Est-ce que vous pouvez nous donner quelques exemples d'ailleurs de sujets que vous avez en cours de route abandonné ? Alors, monsieur le rapporteur, euh en ce qui concerne là, je tiens à être précise sur les réponses parce qu'en ce qui concerne CACH investigation, on a six émissions par an, par saison, pas plus. Je vais je vais vous faire une confidence.

On m'a proposé à un moment d'en faire 10 par an et n'importe quel présentateur d'émission aurait dit immédiatement oui. J'ai dit non. J'ai dit non justement pour les raisons que vous évoquez, c'est-à-dire parce que je pense qu'on ne peut pas faire 10 enquêtes sérieuses par an de 2h et qui tiennent 2 heures d'antenne avec le même sérieux d'investigation.

Donc c'est la raison pour laquelle j'ai refusé à ce moment-là, c'était il y a quelques années de passer de 6 à 10 émissions par an. Pour le reste, quand vous me dites qu'on doit sortir un scandale quasiment toutes les semaines, pardonnez-moi, mais non, envoyé spécial n'est pas une émission d'investigation. Autant cash investigation l' autant complément d'enquête l'it.

Cach inv pardonnez-moi, envoyé spécial est une émission de reportage. Je vous l'ai dit auprès des Français, ça c'est très important pour nous. Je veux dire que la proximité des préoccupations des Français de la manière dont ils sont ont des difficultés à vivre mais aussi de la manière dont ils réussissent, c'est très important pour nous.

On est dans une volonté véritablement de montrer un reflet du pays sans aucun a priori, sans aucun jugement. On veut donner la parole à absolument tout le monde partout, tout le temps, quel que soient leurs milieux sociaux. et on n'est pas euh monsieur le rapporteur à la recherche de scandales toutes les semaines.

D'abord, très franchement, vous avez totalement raison, on n'y arriverait pas, ce serait impossible et ce serait euh euh vraiment à un moment complètement dérogé à la règle de notre travail. Donc six émissions par an pour cash investigation me semble effectivement un bon étiage, plus ce serait beaucoup trop. et pour répondre à votre question où il y a plein de de de pistes d'enquête qu'on a laissé tomber.

Euh je vais peut-être donner la parole à mes deux rédacteurs en chef euh Sophie Logal. Euh monsieur le rapporteur, vous avez une expression qui est très intéressante parce que c'est exactement celle qu'on utilise à savoir fermer des portes. Euh je vais vous donner un exemple parce que moi, avant d'être rédactrice en chef, j'ai réalisé des numéros de cache investigation.

Euh j'ai par exemple réalisé un numéro à l'origine en fait on travaille sur des thématiques. Donc par exemple, on disait tu vas aller enquêter sur la souffrance au travail. Voyez, c'est un thème très large.

Donc l'idée à ce moment-là, c'est de se dire quels sont les secteurs, les domaines dans le travail où les salariés peuvent souffrir le plus. Et on va enquêter au début tout azimut. Euh donc j'ai ouvert énormément de portes et c'est ça l'intérêt aussi des enquêtes au long cours hein, quand on a 1 an d'enquête, bah c'est qu'effectivement euh il y a des pistes qu'on abandonne en cours de route parce que parfois aussi les témoins ne sont pas euh disposés à témoigner parce que c'est aussi le problème de l'investigation, c'est qu'il faut trouver des sources écrites mais il faut aussi trouver des témoignages et puis aussi parce que on se dit tiens dans cette entreprise ça paraît plus systémique qu' qu'ailleurs.

Par exemple, si vous faites une enquête sur la souffrance au travail, vous allez récupérer les bilans sociaux, vous allez commencer à avoir les taux d'accident, les turnover et c'est là vous allez découvrir qu'il y a des entreprises plus problématiques que d'autres. Donc par exemple, c'est comme ça que moi j'en suis venue à enquêter sur Lidl et sur Free. Mais en cas à l'origine, on m'a dit "Tu vas enquêter sur Lidl ou sur Free Et c'est moi en fait qui suis allé voir mes rédacteurs en chef au bout de plusieurs mois d'enquête en leur disant je crois que c'est intéressant d'enquêter sur ces entreprises mais j'avais enquêter sur d'autres entreprises en même temps.

Vous voyez c'est c'est comme ça que ça fonctionne l'investigation. Merci pour ces précisions pour ce qui est du reportage et d'envoyer spécial rapidement et après je redonne la parole au rapporteur. Allez-y monsieur Delb.

Nous avons quand même 26 émissions par par an, donc un rythme beaucoup plus élevé. Donc ça va beaucoup plus vite pour ce qui est de la fabrication des sujets. Les journalistes de l'équipe ont en général deux sujets en permanence au feu, un sujet à court terme et un sujet à plus long terme.

Et moi, j'ai tendance souvent à dire à mes reporters que bon reporter, ça doit savoir enterrer très vite en reportage parce qu'on va pas laisser des gens pendant des mois sur une enquête qui n'aboutira pas. Et donc c'est un savoir-faire aussi de journaliste et de bon journaliste de savoir fermer une porte comme le disait Sophie de manière à pas s'acharner sur quelque chose qui ne donnera pas. Voilà.

Évidemment enfin chacun de mes reporters abandonne de reportages par mois. Enfin la liste serait impossible à donner. Merci beaucoup monsieur rapporteur.

Merci monsieur le président. Si je vous pose cette question c'est aussi parce que je j'ai évoqué envoyé spécial. Envoyé spécial c'est à peu près entre 24 à 30 émissions par an.

C'est 87 reportages notamment en de en 2025. Moi, j'ai toujours été très attaché, j'ai pu le dire d'ailleurs dans la presse à l'émission envoyé spéciale qui je pense c'est l'un des format de le visuel public auquel je dois à titre personnel mon éveil politique et qui je pense aussi fait l'honneur de l'investigation sur le service public. Est-ce que vous vous estimez pas quand même depuis votre reprise de cette émission en 2016 que c'est les critiques qu'on peut lire les critiques d'ailleurs.

Pas forcément. C'est aussi salué que envoyé spécial serait devenu une sorte de cache investigation un peu light avec une ligne éditoriale et une identité d'émission un peu brouillée d'ailleurs par rapport à à ce format de cash investigation. Est-ce que vous pouvez nous nous indiquer nous révéler par exemple le coût d'un numéro d'envoyé spécial le budget peut-être global annuel de l'émission et est-ce que vous pouvez aussi nous donner cet élément pour cash investigation s'il vous plaît ?

Alors, il y a beaucoup de questions en une. Donc, je vais commencer par Est-ce que envoyé spécial serait un cach investigation euh bas de gamme ? Alors, non, pardonnez-moi, monsieur le rapporteur, mais alors véritablement non, je n'ai pas changé la ligne éditoriale de de d'envoyer spécial.

J'y ai apporté avec les rédacteurs en chef, avec les équipes, avec la direction de France Télévision des modifications. Il y a eu une clarification d'ailleurs vraiment très nette à porter puisqu'on a la la direction de de l'information a vraiment dit l'investigation c'est cache investigation d'un côté, complément d'enquête de l'autre. Ça nous empêche pas de temps en temps de faire des enquêtes euh d'envoyé spécial mais j'ai envie de dire beaucoup plus sociétal.

Je vais prendre pour exemple l'enquête qu'on a faite sur Nicolas Hullot, l'enquête qu'on a faite sur la baie pierre, des enquêtes qu'on a faites sur les airbags dans les voitures, vous voyez des choses qui sont, j'ai envie de dire ou plus sociétales ou beaucoup plus dans le monde de la consommation, ce qu'on fait très peu nous à Cach Investigation et ce que je crois complément d'enquête ne fait pas beaucoup mais vous leur poserez la question. Donc c'est des lignes éditoriales qui sont très clairement établies à la fois par nous-mêmes parce que quel serait l'intérêt pour moi de présenter un cache investigation haut de gamme et d'un cache investigation bas de gamme ? Alors franchement je vois pas ce serait complètement idiot, ce serait me tirer une balle dans les deux pieds en même temps.

Donc non il y a c'est absolument pas ça. Et je fais partie de ces gens comme vous monsieur le rapporteur qui ont une très grande admiration pour le reportage pur. Le reportage pur. aller sur le terrain, voir les gens, les rencontrer, ne pas considérer déjà avant d'être dans la voiture de reportage qu'ils vont vous dire à l'antenne, mais les écouter, les entendre et au hasard des des endroits des moments de reportage trouver, ça nous est arrivé avec Gill Delboss à Kief quand on était parti à Kief.

On était parti avec entre guillemets des possibilités de séquence de tournage. En fait, vous savez ce qui s'est passé ? On a tout bouleversé sur le terrain.

Tout bouleversé parce qu'on a rencontré des gens. On a vu des scènes absolument bouleversantes et en fait tout notre cheminement de reportage, on l'a laissé tomber au fur et à mesure de nos 6 jours passé à Kief pour faire le reportage qui était le plus conforme à ce qu'on voyait sur le terrain. Donc ça c'est pour la la première des réponses.

Ensuite là vous me demandez euh en ce qui concerne envoyé spécial, c'est ça le coût par émission. Alors donc le coût moyen de l'émission, ça je pour le coup j'en ai l'assurance, j'en suis certaine. Il vous a été transmis par France Télévision.

Ça, je le suis certaine, je l'ai vérifié parce que pour le coup, comme je prête serment, je veux être certaine de ce que j'avance et je l'ai vérifié, ça vous a été transmis. Ce qu'il est important de dire parce que c'est aussi une question que vous avez un peu effleuré pour l'instant et je veux vraiment être clair là-dessus. Pour envoyer spécial, 50 % des reportages sont fabriqués en interne, c'est-à-dire pour une équipe par une équipe, pardonnez-moi, de journaliste France Télévision.

Aujourd'hui, ils sont une douzaine de journalistes. Donc, vous voyez, c'est pas c'est pas du tout une rédaction plétorique, c'est une douzaine de journalistes. 50 % des reportages sont fabriqués par des sociétés de production.

C'est comme ça quasiment depuis l'origine puisque Paul Naon qui a créé l'émission avec Bernard Benan Min me l'a confirmé il y a quelques jours. Je l'ai je l'ai eu par message et en fait les trois premières années Paul m'a dit "On a essayé de faire 70 30" c'est-à-dire 70 en interne 30 en externe mais en fait ça n'était pas tenable. Donc au bout de 3 ans, ils sont passés à 5050.

Donc ça fait maintenant 32 ans que envoyé spécial et sur cet équilibre-là de 5050 euh nous on tient énormément euh à ce que euh 50 % des reportages soient fabriqués en interne. En externe, vous avez me posé la question peut-être sur la diversité des sociétés de production ou des agences de presse avec lesquelles nous travaillons. Elle est grande, c'est-à-dire que nous travaillons avec une vingtaine de sociétés de production ou d'agences de presse différentes.

à aucun moment on ne donne on ne garantit un volume d'î. Un volume d'î, ça veut dire que en début de saison, on ne dit pas une société de production tiens, on va t'acheter six reportages dans la saison. Jamais.

C'est-à-dire que la décision des reportages qu'on achète aux sociétés de production, elle ne se fait que sur l'intérêt journalistique et uniquement sur l'intérêt journalistique. Il n'y a jamais de volume d'î passé avec des sociétés de production. Il n'y a pas de société de production qui soit favorisée.

Toutes les sociétés de production peuvent nous faire des propositions. On appelle ça des pitch dans le métier. On en reçoit à peu près, je dirais sep ou h par semaine.

On en a encore reçu ce matin. Et on on les regarde toutes avec attention. On essaie d'y répondre vite justement pour ne pas laisser traîner les choses parce que nous on a besoin de d'avancer aussi rapidement et de ne pas faire lambiner les sociétés de production.

Il n'y a pas de favoritisme. Concernant envoyé spécial, je vous donne juste un chiffre parce que c'est important. Le coût annuel pour 26 numéros ne représente qu'environ 2,6 % du coût de grille de l'information nationale.

Et ça vous en avez connaissance dans le rapport de la cour des comptes. Les services de l'assemblée m'indiquent qu'on a les coûts pour cache investigation mais pas pour envoyer spécial. Donc je vais mais je sais pas pour remettre en cause, je demanderai si on les a pas.

Pardonnez-moi, mais pour le coup, je je m'en suis avant de venir, je m'en suis véritablement assurée et je vais vous dire pas plus tard que la semaine dernière euh parce que je savais qu'il y avait cette audition aujourd'hui et je je vous dis franchement que ça vous a été communiqué en fin de semaine der et on va vérifier assemblée si ça manquait. Je demanderai je redemanderai à Franceision de nous les communiquer et nous les communiquerons par oui de toute façon c'est effectivement impératif que vous ayez ces toute façon voilà c'est la loi et donc on je les demanderai vas-y. Merci monsieur le le président.

Effectivement les les administ les administrateurs me confirment et je pense que vous commencez à vous rendre compte de toutes les entraves que France Télévision m'oppose dans ce travail de clarification notamment sur l'utilisation des 4 milliards d'euros d'argent public dans le co de l'audiovisuel public. Effectivement, j'ai eu les contrats lié à Cash investigation mais pas à ceux de d'envoyer spécial. Et à nouveau, je je me permets de de vous poser une question précise parce que je pense que ça intéresse aussi beaucoup de Français.

Quel est le coût d'une émission de cache investigation ? Quel est le coût d'une émission d'envoyé spécial ? Je sais que vous êtes particulièrement attaché à la transparence, notamment à la transparence sur l'utilisation des fonds publics.

Est-ce que par exemple, j'ai pu voir et je pense que vous n'en prendrez pas offense que j'ai pris une émission les fausses promesses des influenceurs de Cash investigation qui a eu lieu le 4 avril 2024 et il y a un élément parmi d'autres mais un élément qui attiré mon attention, c'est le coût du plateau. Sachant qu'un plateau ne sert qu'à une séquence de 10 à 20 minutes en fin d'émission, le coût du plateau s'élève à 50000 €. Euh est-ce que vous pourriez nous donner un peu plus de profondeur sur le coût d'une émission sur ce coup de plateau ?

Est-ce que ces montants vous semble démesuré notamment vis-à-vis de du peu de temps de diffusion d'antenne et d'utilisation de ce plateau ? Euh vous m'entendez ? Oui.

Alors pour Cach Investigation, je vous l'ai dit tout à l'heure donc je tiens vraiment à redire ça avec vraiment beaucoup de clarté. Euh je n'ai pas de société de production, je n'ai pas de part dans première ligne télévision, je ne touche pas de dividende la part de première ligne télévision. Donc les contrats qui sont signés entre Première ligne télévision et France Télévision ne le sont que entre PLTV et France Télévision.

Moi, je n'assiste jamais à ces réunions et c'est très important parce que je veux que la frontière soit soit vraiment claire. Je ne suis pas productrice de cette émission. Je suis journaliste, j'en suis la rédactrice en chef avec Sophie Legal qui est ici, avec Zoé Bussier qui est rédactrice en chef adjoint.

Je ne signe pas ces contrat donc je suis uniquement salarié de France Tévision. Donc c'est c'est très important que que on vous donne ça. Je ne connais pas objectivement quand vous me dites le prix des plateaux, vous me parlez de quoi exactement ?

Le plateau qui suit l'émission. C'est effectivement dans dans les documents qui m'ont été transmis. Le coût du plateau pour une émission de CCH investigation, c'était celle du 4 avril 2024, les fausses promesses des influenceurs.

Sachant que ce plateau a été utilisé que pour 10 à 20 minutes en fin d'émission, le coût s'élève à 50000 €. Donc j'aurais voulu avoir votre avis sur le montant qui a été employé. chose euh les plateaux de cache investigation durent 1 heure.

Donc donc c'est vous savez il y a une enquête d'abord un documentaire qui est autour de 110 minutes et après vous avez 1 heure de plateau. Donc je sais pas si vous faites référence à ça mais en tout cas on n jamais de plateau de 10 20 minutes sur le je je faisais référence peut-être au sur l'ensemble du reportage la durée qui exposait le le plateau et donc dans les montants qui m'ont été confirmés le coût du plateau qui me semblait quand même particulièrement élevé c'est l'une des questions mais c'est un c'est un point de détail vous en conviendrez 50000 € pour un plateau pour une émission surtout sur cash investigation Est-ce que c'est pas Est-ce que c'est pas excessif ? Sachant que bon, c'est de l'argent public.

Alors, pardonnez-moi, s'il s'agit bien des plateaux qui succèdent à l'enquête, ce sont des plateaux sur lesquels par exemple la semaine dernière, on recevait six personnes, hein, on a six invités qui sont sur le plateau. Pour mutualiser tous les coups, on est sur le plateau du 20h de France 2. Ça veut dire qu'on ne loue pas un studio à l'extérieur.

On ne va pas utiliser des plateaux qui sont dans des dans des studios privés. Euh, on mutualise le plateau de France Télévision. Euh, ce sont des plateaux d'une heure.

Comme il y a six invités la la semaine dernière par exemple, il y avait six invités plus moi. Ça fait donc une nécessité de caméra assez importante. C'est 1 heure de d'émission.

Si vous trouvez un programme d'une heure qui coûte 50000 € euh présentez-le-moi parce que c'est vraiment pardonnez-moi, c'est pour les Français, je comprends que ça puisse apparaître comme un chiffre énorme. Je l'entends mais en coup euh minute d'un plateau, enfin de de d'une émission de télé, euh c'est avec puisqu'il faut évidemment mobiliser une régie, des caméras, des preneurs de son euh pour que le plateau fonctionne. Euh donc euh voil en coup minute vraiment on est dans dans pour 1 heure de télé.

Euh même si ce chiffre paraît très énorme pour pour les les Français, euh franchement, on est dans un coup minute minimum. Juste un élément d'information parce que je suis donc sur la data room. La data room, c'est la fameuse salle numérique virtuelle à laquelle le rapporteur a accès avec tous les documents qu'il a demandé.

Il y a effectivement hein, je le rapporteur pourra le confirmer, il y a les on a reçu et je l'ai sous les yeux dans la data room à laquelle a accès l'ensemble des contrats et donc des coûts des émissions d'envoyé spécial. Donc donc voilà, je je le dis ici, ce qui serait peut-être précieux pour les prochaines auditions, c'est que le rapporteur puisse les consulter avant et vous vous voilà vous interroger, mais peut-être qu'il y aura des questions sur les crous. On les a sous les yeux, je le dis comme ça c'est transparent et c'est clair.

Monsieur le rapporteur, allez-y. Oui, merci monsieur le président. Merci de de le préciser.

Il faudrait voir le moment auquel France Télévision a a déposé ces ces éléments qui ne sont toujours pas organisés alors que pourtant ça a été demandé. Donc voilà, mais même les administrateurs n'arrivent pas à retrouver ces documents qui sont parfaitement éparpillés et qui je pense dans notre trail d'analyse souffrent aussi d'un défaut d'organisation et de traitement de la part de France Télévision. Donc voilà, c'est aussi l'une des l'une des questions que j'avais à vous poser.

Euh je je voudrais simplement clore cette parenthèse sur les sur les coups. [grognement] Est-ce que vous nous confirmez aujourd'hui ne pas être rémunéré par la moindre société de production au titre de votre activité ? Est-ce que vous ne percevez qu'un seul salaire versé par France Télévision ?

Pardonnez-moi, on a de micro. Oui, monsieur le rapporteur. Aujourd'hui, je je suis payée par France Télévision, je ne suis pas payée par PLTV.

Je vais vous je vais être tout à fait honnête avec vous. Je l'ai été pendant un moment et j'ai demandé expressément à la DRH de France Télévision que mon salaire ne soit pas payé par première ligne télévision. C'est moi qui ai fait cette démarche.

Je suis allée voir le DRH de France Télévision en lui disant je je ne comprends pas pourquoi France Télévision verse mon salaire à une société de production qui me le reverse ensuite. Donc j'ai demandé il y a plusieurs années maintenant je dirais que c'est 5 ou 6 ans, peut-être plus je dirais ça à ce que mon salaire soit vraiment versé uniquement par France Télévision. Et en ce qui concerne mon activité sur YouTube, pour l'instant, c'est probono.

Donc vous voyez, je je ne touche pas de rémunération ailleurs. Merci monsieur le rapporteur. Monsieur le président, je je vous remercie pour votre réponse concils, pour votre transparence également.

Deux questions assez simples, je pense que vous l'avez su mais depuis le début de nos travaux de cette commission d'enquête, la question des salaires dans l'audis public a été régulièrement posée. On n'a jamais obtenu la moindre réponse. La Salamé par exemple il y a une semaine nous a révélé lors de son audition que il y avait une consigne qui avait été passée par la direction de France Les Vision qui leur demandait et bien de ne surtout pas rendre public les montants de leur rémunération.

Au fil des auditions, d'ailleurs, on nous a opposé tantôt le droit à la vie privée, tantôt le secret des affaires, voire même l'argument selon lequel ces informations nueraient à la concurrence avec les chaînes privées. Je sais que vous êtes attaché à la transparence notamment sur l'utilisation des des fonds publics. Qu'est-ce que vous pensez de ces consignes données par France Télévision pour ne surtout pas révéler devant la représentation nationale et aussi devant les Français les salaires des dirigeants de l'audis public ?

Sachant qu' en plus ils ont fait polémique à l'occasion de la sortie du dernier rapport de la Cour des comptes qui indique que le salaire moyen chez France Télévision est autour de 72000 € par an, soit dans les 9 % des Français les mieux rémunérés. Deux questions. Est-ce que vous condamnez ces consignes d'entrave à la transparence sur un travail de transparence publique mené par la représentation nationale ?

Est-ce que vous pouvez nous indiquer de façon tout à fait transparente votre salaire ? Alors euh ce qui estès alors sur mon salaire déjà euh je je l'ai dit hein tout à l'heure et j'imagine que vous m'avez entendu et même écouter. Euh moi j'ai toujours été plutôt transparente sur ma ma rémunération parce qu'effectivement euh ça va ça va dans le sens de la manière dont dont j'exerce mon métier.

J'ai un salaire important, je le dis mais parce que j'ai 42 ans de métier. Je vais encore vous raconter une anecdote mais qui est très intéressante. Je me souviens quand je devais avoir à peu près 32 ans à France Télévision, je présentais déjà le 1920 depuis un certain temps et je j'ai rendez-vous avec le DRE de France Télévision parce qu'à l'époque, j'étais vraiment pas très bien payé et je me suis fait répondre tranquillement par le DRH.

Madame, vous êtes enfin je suis pas sûr qu'il m'a dit madame mais je crois que si. Dit madame oui vous êtes mal payé mais vous êtes une femme vous êtes jeune et vous n'avez jamais été viré. Et là, je me suis dit "OK, d'accord." Donc, en fait, quand on est femme jeune et qu'on a jamais été viré à France Télévision, on se voit opposer ce genre d'argument et et effectivement on est mal payé.

Donc aujourd'hui, aujourd'hui après 42 ans de carrière, 40 ans à France Télévision, des responsabilités qui sont importantes et partagées avec mes rédacteurs en chef, oui, je suis vraiment bien payé. Je suis bien payée, ça très clairement. Mais c'est dû à ma carrière et à la longévité de de cette carrière.

Je crois que la question du rapport Luis c'était est-ce que vous est-ce que vous euh vous cautionnez vous acceptez la demande que vous a fait la direction parce que vous vous avez il me semblait que vous aviez révéler votre salaire il y a quelques années justement dans Télestar vous aviez enfin vous aviez confirmé je crois que à un moment donné vous aviez confirmé votre salaire ou en tout cas vous aviez été fait de transparence en tout état de cause. Moi je suis effectivement dans le la démarche de cash investigation pour la transparence. Euh souvent, on demande des documents écrits aux entreprises, c'est-à-dire qu'on demande des documents comptables.

Euh on leur dit est-ce qu'on peut avoir les rémunération de un tel ou un tel ou est-ce qu'on peut avoir des bilans comptables ? On le fait très régulièrement. Et quand on les a par écrit, mais on on est ravi.

On est trop content, on est content de les avoir. Alors, vous avez ces documents, monsieur le rapporteur, monsieur le président, vous les avez à votre disposition. Donc ces documents vous ont été transmis et j'en ai eu l'assurance.

Et en ce qui concerne les budgets d'envoyés spécials, pardonnez-moi, je fais juste une petite aparté, c'est que je je vous dis vraiment que moi la semaine dernière, j'ai insisté pour que ces documents vous soient transmis au plus vite pour que vous ayez justement le temps de les consulter et que je suis persuadée et certaine qu'ils vous ont été transmis en fin de semaine dernière. micro. Vous vous conviendrez que cette commission d'enquête a démarré il y a quelques mois déjà, que les premières demandes de documents ont été transmises à la direction de France Télévision il y a près de 3 mois maintenant, que depuis il y a une sorte de conflit que je n'explique pas parce que c'est simplement le respect de la loi d'envoyer des documents que je demande et qu'à l'heure où le rythme des auditions reprend avec un rythme effrainé plus de 10 auditions par semaine alors qu'on refuse à mes collaborateurs l'accès à ces documents alors qu'il est de droit pour cette commission d'enquête et que vous imaginez que pour préparer une audition, ça nécessite pour moi des heures plus les heures que je fais au titre de ces auditions.

Vous imaginez aussi la stratégie de France Télévision à l'heure que alors que cette commission d'enquête va s'achever maintenant dans quelques semaines, il y a une forme d'entrave non dissimulée de plus en plus pour pour que je j'évite à tout prix de d'aller regarder le plus profondément possible dans les documents qui me sont transmis. Visiblement, les documents qui dont vous parlez ont probablement été transmis il y a quelques jours et malheureusement ça fait plusieurs mois que je les réclame. Je ferme cette parenthèse.

Je voudrais vous entendre sur un sujet qui est important. C'est l'un des sujets les plus critiques de cette commission d'enquête. C'est notamment les liens entre les sociétés de production et l'audiovisuel public.

On a découvert lors de plusieurs auditions que certains anciens dirigeants de l'audel public et de France Télévision, je vais citer par exemple Nathalie Darigran qui a été ancienne directrice de France 5, ancienne directrice des programmes de France Télévision ont signé des contrats de plusieurs dizaines de millions d'euros d'argent public au bénéfice de société de production privée avant de percevoir des indemnités de licenciement de plusieurs centaines de milliers d'euros financées elles aussi par le contribuable. Et on apprenait quelques mois plus tard que ces personnes avaient rejoint ces sociétés de privé pour lesquelles ils avaient signé des contrat de production important. Il y en a même d'autres comme Takis Scandiles qui ont effectué des allers-retours, des navettes entre la direction de France Télévision et la direction de ces sociétés de production.

Lorsque j'ai interrogé Delphine Arnut, la présidente de France Télévision sur ce sur ce cas, elle nous a expliqué qu'il existait malheureusement de nombre de nombreux cas similaires et elle nous a suggéré d'ailleurs que le législateur s'empare de ce sujet. La semaine dernière, Rachid Adati, ministre de la culture a dénoncé, je la cite, une consanguinité d'un milieu qui ne souffre d'aucun contrôle. Madame Luciant très important.

Euh le coût des grilles et des programmes pour France Tévision, c'est près d'un milliard d'euros d'argent public par an. On voit que c'est des pratiques qui peuvent soulever euh un certain nombre de conflits d'intérêts. Est-ce que euh vous aviez connaissance de ces pratiques euh de conflit d'intérêt éventuel, de pantouflage à minima euh est-ce que demain vous pourriez par exemple réaliser une enquête sur ce sujet-là ?

Et est-ce que aussi, c'est la dernière de mes questions, vous pourriez entretenir des liens personnels avec certaines des personnes que j'ai cité, notamment monsieur Candilis ou madame Darry Grand ? Alors, monsieur le rapporteur, si vous me posez cette question, ça n'est sûrement pas un hasard. J'ai débuté à au 19 ans à 23 ans avec Nathalie d'argan effectivement et il se trouve que nous sommes amis dans la vie et depuis longtemps que on est on est même proche amis.

Franchement, c'est une personne avec laquelle j'ai j'ai travaillé, notamment quand elle dirigeait les magazines de programmes de France 2. Euh, elle s'est toujours révélé à être une excellente professionnelle et je suis persuadée que à France Télévision, beaucoup de gens pourraient en en témoigner. Elle a au fur et à mesure du temps eu des postes de responsabilité extrêmement différents, aussi bien comme je l'ai dit à la direction des magazines de France 2.

Elle a dirigé France 5 et ensuite elle a été numéro 3 je crois de France Télévision. Je je suis pas très douée dans l'organigramme. En tout état de cause, moi je n'ai absolument pas c'est absolument pas dans mon périmètre.

Donc je n'ai absolument pas à commenter les conditions de son départ. Mais ce que je sais, c'est que les procédures de contrôle dans ce genre de situation sont renforcé à France Télévision. Donc que ces procédures elles existent et qu'elles sont renforcées.

Vous comprendrez bien que je ne vais pas euh ici euh parler de mes liens d'amitié avec quelqu'un. Je crois que ça ça n'a rien à faire à partir du moment où ça n'empiète pas sur le milieu professionnel et en l'occurrence ça n'empiète pas sur le milieu professionnel puisque je n'ai aucune relation professionnelle avec Nathalie d'Argan. J'en ai eu par le passé.

Il y a plein de moments où on en avait plus. Il y a des moments où on en a eu à nouveau euh et donc voilà, on est dans une situation où moi je ne travaille pas avec elle et je n'ai que des liens d'amitié qui n'ont je pense pas grand-chose à faire dans cette commission. Merci pour votre réponse monsieur le rapporteur.

Oui, de deux questions rapides. Vous saluez son professionnalisme et mais ce n'était pas ma question. on peut être extrêmement compétent, très professionnel et en même temps se compromettre notamment avec des sociétés privées à qui on accorde des contrats et et pour lesquels on on réalise des navettes.

Donc mon point c'était vous qui avez l'habitude d'aller dénicher ce type de pratique notamment de conflit d'intérêt dans des sociétés privées, est-ce que ça vous interpelle aujourd'hui ces pratiques qui sont plutôt courantes à la tête de l'audiuel public ? Est-ce que ça vous interpelle ? Est-ce que ça pourrait faire l'objet d'ailleurs d'une enquête de l'un de vos de de l'un de vos magazines ?

Et le deuxième point qui me paraît important, vous avez éludé d'une certaine façon la question de votre salaire. Vous az expliqué que c'était important d'être transparent. Pourquoi est-ce que aujourd'hui vous ne révélez pas le montant exact du salaire qui vous est attribué au titre de France télévision ?

Peut-être juste pour que tout le monde ait en tête du ce à quoi faire référence rapporteur, c'est des donc des salariés euh du service public audiovisuel de France Télévision qui ensuite vont travailler dans les sociétés de production. Et il vous posez cette question parce que c'est vrai que parfois on on a reproché aux politiques par exemple d'être député, d'occuper un mandat puis ensuite d'aller travailler dans des dans dans des sociétés avec lesquelles ils avaient un lien. Vous voyez ça peut être ça peut s'adérer à être des conflits d'intérêt et ça vous est arrivé dans vos émissions de révéler ce genre de conflit d'intérêt.

On peut s'interroger. Je crois qu'ici, quel que soit nos bords politiques, on peut s'interroger sur le fait que des salariés du service public audiovisuel soient licenciés, touchent des indemnités de licenciement et ensuite a travailler dans les sociétés de production qui travaillent avec le service public. Bon, je précise pour que tout le monde comprenne bien de quoi on parle et que vous puissiez réagir et répondre à cette question.

Euh alors moi je ce qui est intéressant, c'est que vous vous épinglez, vous avez utilisé ce mot hein, le pantouflage. Euh donc encore une fois, je ne vais pas me prononcer sur le cas particulier de Nathalie d'Argan. pour les raisons que je vous ai exposé, ça ne fait pas partie de mon périmètre et et je préfère véritablement rester dans mon périmètre.

Mais euh là, c'est vraiment totalement faux de parler de pantouflage pour Nathalie d'Arégrand. Euh et vous le faites donc c'est ça ma question. Quand vous parlez de pantouflage, vous évoquez en réalité l'article 432 13 du code pénal.

On sait tout ce qui est concerné par le pantouflage. Vous le savez très bien puisqueen fait le délit de pantouflage concerne une personne ayant été chargé en tant que membre du gouvernement, membre d'une autorité administrative indépendante ou d'une autorité publique indépendante, titulaire d'une fonction exécutive locale, fonctionnaire, militaire ou agent d'une administration publique. Donc vous voyez bien que le délit de pantouflage ne concerne pas les salariés de France Télévision qui ne sont ni fonctionnaires, ni élus, ni militaires mais qui sont des salariés du régime général.

Donc on n'est pas du tout dans ce dans ce cadre là. D'autre part, pardonnez-moi, mais vous allez recevoir, je pense monsieur Christian Vion dans 2 jours. Vous allez sûrement recevoir plus tard des producteurs.

Vous pourrez aussi leur poser ces questions en ce qui me concerne, je vous ai répondu. Vous vous expliquez vous vous vous en remettez à la définition exacte du délit de pantouflage, mais vous ne répondez ma ne répondez pas à ma question. Est-ce qu'un dirigeant de l'audiuel public peut se compromettre de cette façon ? que ce soit légal ou non d'ailleurs, de signer des contrats de production importants avec de l'argent public pour une société de production, se faire prendre une indemnité de licenciement financée par le contribuable de plusieurs centaines de milliers d'euros et ensuite basculer dans cette même sociétélà et même parfois faire des navettes en revenant à la direction de Franceision pour continuer à faire augmenter le volume contractuel pour cette société de production passée avec Franceision.

Je je vous éviter un peu ma question, vous expliquez que ça peut pas être caractérisé par un délit de pantouflage parce que ce sont ce ne sont pas des fonctionnaires. Est-ce que pour autant moralement c'est pas condamnable ? Alors monsieur le rapporteur, très franchement euh je vais vous répondre un peu différemment mais je crois que c'est important.

Moi, je suis un peu la tête de gondole de cache investigation et d'envoyé spécial. Donc on me met un peu tout sur le dos quand on parle d'envoyé spécial, de cache investigation. J'ai l'habitude, c'est un peu normal quand on est la tête de Gondol.

Vous avez l'air de dire que une personne à France Télévision signe voilà, vous avez l'air de dire que une personne signe des milliers de contrats pour beaucoup d'argent public et cetera. Moi, je ne suis pas au cœur du réacteur. Je je ne m'occupe pas de signer des contrats.

Donc, la seule chose que je peux vous dire, c'est que je suis certaine que ça n'est pas le cas, que il est impossible qu'une personne signe des milliers de contrats sans qu'il y ait multiples contrôles tout autour. Donc, la manière dont vous posez cette question à mon avis n'est pas la bonne. Pardonnez-moi de vous de vous le dire.

Et je vous redis comme vous recevez bientôt les personnes qui s'occupent de la DH en l'occurrence Christen Vion, je crois dans 2 jours, peut-être poserlui la question. Il me semble que il serait plus adéquate de lui poser la question à lui et de poser la question au dirigeant de France Télévision. Vous l'avez déjà fait.

Moi, j'ai pas le sentiment que Delphine Ernaut vous ait répondu comme ça, mais je réécouterai sa déclaration. C'était très clair de sa part. On va avancer mais je pense que le rapporteur il vous interrogeait là comme journaliste d'investigation.

C'est-à-dire que vous avez l'habitude de révéler des scandales d'état et c'est vrai qu'on peut s'interroger euh comme responsable politique, comme français, comme citoyens que des que des salariés quittent l'audel public avec des indemnités de licenciement et ensuite retrouvent des des fonctions dans des sociétés de production qui travaillent avec l'audel public. C'est pas illégal, vous avez raison de le dire, mais c'est admettez que ça peut ça peut interroger, voilà, ça peut poser questions euh dans des manières de de de procéder. Voilà.

Heureusement que ces personnes qui soient sont les licenciés peuvent retrouver un travail. On leur souhaite pas d'être au chômage à vie, on leur souhaite de retrouver un travail. Mais c'est vrai que c'est des pratiques qui peuvent interroger et et si voilà, on serait on est très exigeant avec les politiques, on est très exigeant et c'est tout à fait normal avec des salariés du privé.

Voilà, admettez que ça peut ça peut interroger. Je pense que le rapporteur vous vous vous vous ne posez pas cette question en tant que salarié de France Télévision mais plutôt en tant que journaliste d'investigation qui passait beaucoup de temps à révéler voilà des des des scandales ou ou des ou des choses qui qui sont pas forcément illégales. En l'occurrence, vous avez raison, le pantouflage ne les concerne pas mais qui peuvent quand même interroger les Français, susciter un peu de d'indignation.

Mais on aura une audition de de cette personne parce que il s'agit pas non plus d'en faire un procès individuel. Elle pourra aussi y répondre. On est attaché ici le rapporteur aussi au principe du contradictoire.

Et comme on auditionnera cette personne, elle pourra répondre, s'expliquer et et voilà. Mais pour clôturer sur ce sur ce point-là, parce que j'ai pas obtenu de réponse de votre part et et pardon d'être insistant, mais c'est aussi la façon dont dont on essaie d'obtenir un certain nombre de réponses dans cette commission d'enquête. Et je sais que vous êtes aussi attaché à la vérité, à la transparence.

Les faits que je vous ai exposés sont des faits qui sont avérés de dirigeants de l'audiovisuel public qui signent des contrats, qui sont licenciés, qui prennent des indemnités de licenciement importante, qui basculent dans ces mêmes sociétés de production pour lesquelles ils ont signé des contrats. Ce sont des pratiques qui sont de plus en plus dénoncées et c'est l'un des points essentiels d'ailleurs de cette commission d'enquête. Euh moi, je me permets de vous poser la question non pas en tant que salarié de France Télévision qui a peut-être vous avez peut-être receign de ne pas accabler certains dirigeants ou anciens dirigeants.

Delphine Arnut lors de son audition a expliqué qu'il était temps que le législateur s'empare de ce sujet parce qu'effectivement ce sujet pouvait poser des questions. Pourquoi vous qui êtes au fond le porte- étendard de l'investigation du service public qui avait la confiance de millions de français ? Est-ce que vous ne voulez pas devant la représentation nationale nous dire effectivement c'est un sujet de préoccupation, ça pourrait faire l'objet d'une de mes émission et il est temps que le législateur s'empare de ce sujet parce que il y a des soupçons de conflit d'intérêt qui sont derrière.

Et le tout dernier point et on clôturera cette parenthèse là, pourquoi est-ce que vous voulez pas nous révéler votre je vous ai posé à deux reprises la question. Pourquoi est-ce que vous voulez pas nous révéler votre salaire ? Est-ce que vous adoptez la même consigne qui a été donnée à l'ensemble des salariés de France Lévision, c'est-à-dire de ne pas le rendre transparent auprès de millions de Français ?

Je vous laisse répondre et puis ensuite on aura encore un quart d'heure de questions du rapporteur et je donnerai la parole ensuite au groupe politique. OK. Euh alors en ce qui concerne mon salaire, j'ai vraiment le sentiment de vous avoir répondu, monsieur le rapporteur, ou peut-être ne m'avez-vous pas euh entendu ou écouter.

Donc je répète que en ce qui concerne mon salaire, pardonnez-moi, je je j'attends d'avoir votre attention parce que comme vous me répétez la question à plusieurs reprises, du coup, je me dis que peut-être vous n'avez pas eu véritablement le la possibilité de m'écouter ou de m'entendre. Donc du coup, je je vous répète véritablement les choses. Je vous redis que quand je mène mes émissions d'investigation et quand je les mène avec mon équipe de Cach Investigation notamment, il nous arrive régulièrement de demander ces éléments par écrit [grognement] à des très grandes sociétés, des multinationales, à des dirigeants d'entreprise, à des lobbyes.

Enfin voilà, nous obtenons ces documents par écrit. Vous les avez, vous avez ces documents par écrit et donc quand nous les avons, nous on est très content de les avoir. Je je lirir avec beaucoup d'attention le rapport que vous allez faire à l'issue de cette commission d'enquête parlementaire et je pense que beaucoup de gens sont impatients de le lire.

Donc voilà, encore une fois ces documents et je m'en suis assuré, on les a, on les a, on les a, on les a. Le rapporteur peut le confirmer comme ça, on va pas dire que je protège qui que ce soit. Rapporteur, on les a.

Je vous laisse le préciser. Vas-y. Et effectivement effectivement madame Lu je remercie de votre effectivement madame Luis je vous remercie de votre réponse.

J'ai ces éléments à ma disposition. Simplement je meurte depuis le début des auditions à un refus pur et simple de l'ensemble des cadres et et dirigeants de de France Télévision à les révéler dans le cadre de cette de ces auditions. Je les mettrai dans le rapport parce que je pense que c'est important notamment de de révéler le top 10 ou le top 20 des salaires de de l'audiovisuel.

République pour que les Français se rendent compte. Encore faut-il d'ailleurs que ce rapport soit voté, soit adopté à l'unanimité. Il y a un enjeu.

Donc vous voyez et donc c'est aussi pour ça que je je me permets de poser ces questions parce que il y a peut-être un risque que ce rapport ne soit pas adopté. et vous qui êtes euh si euh à cheval sur les exigences de transparence, notamment sur l'utilisation des fonds publics et c'est tout votre honneur et c'est aussi pour ça, je pense que des millions de Français suivent vos enquêtes, vous comprendrez que je m'interroge, j'ai du mal à comprendre pourquoi vous voulez pas de façon très décomplexée nous dire combien vous êtes payé par l'argent public alors que c'est aussi un peu le cœur et l'ADN de vos émissions. peut-être pour avancer le formulaire différemment pour la même trè franchement enfin je peux vous le faire alors je je vais vous faire je vais tout vous mettre en même temps qui est vraiment qui est exactement ce que ce que je pense et euh euh véritablement depuis le début je vous dis j'ai toujours été plutôt transparente moi sur ma rémunération ma rémunération vous a été transmise de manière écrit j'ai 42 ans de carrière donc oui j'ai 42 ans de carrière j'ai des responsabilités je suis exposée à l'antenne.

Je je ne suis pas un perdre de l'année comme on dit. Voilà, je n'ai pas de part dans de ces sociétés de production. Je n'ai pas de société de production.

Je ne touche pas de dividende soci de production. Mon salaire est uniquement payé par France Télévision au bout de 42 ans de carrière. Voilà.

Donc je je pense vous avoir répondu extrêmement clairement à plusieurs reprises. Vous m'aviez dit que c'était la dernière fois que vous me posiez la question mais vous y revenez. Bon, je je peux comprendre mais je pense vous avoir vraiment apporté tous les éléments d'autant que vous avez encore une fois tous les éléments écrit en votre possession.

Monsieur rapporteur, je j'aurais tout essayé mais probablement aussi comme vous quand vous êtes devant certains dirigeants de d'entreprise et que vous les mettez sur le grill pour essayer de de répondre à nombre de questions, j'insisterai pas davantage. On va clôturer cette je je perçois en tout cas que vous voulez pas nous nous révéler votre salaire, mais effectivement je vous l'avoue, c'est un élément que que j'ai. Un sujet qui est important, c'est celui du climat social qui règne chez France Télévision.

On en a beaucoup parlé lors des dernières auditions. Le cabinet CDEAT a publié le 9 octobre dernier un rapport d'expertise sur un risque grave à la rédaction nationale de France Télévision. Ce document décrit un climat de travail qualifié de brutal, une organisation jugée autoritaire et élitiste, des inégalités traitement, de fortes tensions internes et nombre de cas de souffrance au travail.

Ce rapport fait également état de témoignage évoquant des comportements brutaux, des violences verbales et des situations de harcèlement. Page 108 du rapport. J'ai notamment pu lire, je vous le cite, que les conférences critiques post JT ont parfois été avec certaines équipes d'édition précédente un lieu propice à l'humiliation, à des crises de colère ou à rabaissement ou au rabaissement des journalistes.

Quelques minutes seulement après l'audition de la direction de l'information de France Télévision il y a quelques jours, il y a un autre document interne qui a été publié qui a fuité par VO de presse qui mettait en cause directement la directrice adjointe de l'information madame Muriel Plenet qui était auditionnée quelques minutes auparavant devant la représentation nationale. On avait pas encore connaissance de ce rapport pour des dérives managériales graves. Il s'agit du 6e rapport interne qui pointe des pratiques préoccupantes depuis 2009.

Pourquoi est-ce que vous qui êtes à la tête de l'investigation du service public, vous avez pas voulu enquêter sur les dérives managériales et les cas de souffrance au travage de travail chez France Télévision ? Alors monsieur monsieur le rapporteur, en ce qui me concerne euh il faut que je vous explique un peu comment on fonctionne. Euh d'un côté, vous avez la rédaction qui fabrique les JT, les journaux télévisés.

Euh donc cette rédaction, moi j'y ai appartenu et j'y ai participé pendant de très nombreuses années puisque j'ai présenté DJT à France Télévision pendant 26 ans. Donc j'étais en prise directe avec ses rédactions tous les jours au quotidien. Il se trouve que je ne le suis plus et je ne le suis plus depuis 10 ans aujourd'hui.

Je vais vraiment faire amende honorable. Je je vous dis honnêtement puisque j'ai prêté serment que je n'ai pas lu ce rapport dont vous me parlez. Donc je vais pas vous mentir, je vais pas vous dire que je l'ai lu, je ne l'ai pas lu.

J'en prendrai connaissance bien sûr. Ce que je peux vous dire, c'est que dans l'équipe d'envoyé spécial qui est en interne à France Télévision, petite équipe, on favorise toujours la discussion. On est toujours dans une volonté effectivement de construire ensemble la meilleure émission possible pour les téléspectateurs.

J'ai vraiment pas le sentiment qu'on soit dans un climat de brutalité de c'est plutôt j'aimerais en fait, je vous le dis franchement, j'aimerais beaucoup que vous participiez aux conférences de rédaction qu'on a chaque lundi parce que c'est un moment d'échange complet en fait avec les journalistes de la rédaction, les rédacteurs en chef, les rédacteurs en chef adjoint, les journalistes sont tous au même niveau. On peut discuter de tout. Les gens qui sont dans la rédaction d'envoyé spécial ne sont pas contrairement à ce que j'ai pu lire des Parisiens beau beau.

La plupart d'entre nous venons de province et on est très fier de venir de province. Moi je suis normande d'origine. Gill vient de de l'Avyon.

De l'Avon. Et et vraiment il y a énormément de gens qui viennent de nos différents territoires qui pensent différemment les uns des autres. Euh on pense contre nous-même aussi beaucoup.

Euh, on réfléchit, ça débat, ça discute et on n'est pas dans un dans ce climat de brutalité. Alors oui, on est dans un métier stressant. Euh objectivement, on va pas se mentir, de temps en temps, on peut hausser la voix parce que on est dans le rush, parce que c'est le stress, parce que parce que on n'est pas d'accord sur tout.

Mais ça reste dans des dans des règles tout à fait normales. Et je pardonnez-moi mais je veux pas prendre exemple sur l'Assemblée nationale mais je suis persuadée que parfois entre vous ossez le temps aussi. Ça peut vous arriver jamais dans cette commission d'enquête jamais.

Un respect absolu et permanent. Monsieur le rapporte. Merci.

Merci monsieur le président. Euh une autre question assez courte de ma part par rapport à à votre méthode et notamment au choix d'enquête que vous décidez de mener qui euh je pense intéresse le nombre de de personnes. Dans vos choix d'investigation, il y a évidemment les sujets qui sont traités.

Il y a aussi les sujets qui ne font l'objet d'aucun traitement et parfois d'ailleurs ces derniers en disent autant si ce n'est plus sur l'honnêteté du traitement de l'information, la déontologie des émissions comme cash investigation et envoyé spécial. Une question simple, pourquoi est-ce que sur les dernières années vous avez jamais voulu enquêter sur des personnalités comme Taric Ramadan, comme Gérard Miller, comme Olivier Duamel ou peut-être encore comme Jack Lang qui sont des figures intellectuelles influentes mais et qui ont d'ailleurs été toutes mises en cause ou accusé de scandale sexuel ayant fortement marqué l'opinion publique. Pourquoi est-ce que vous n'avez consacré aucun magazine, aucune enquête à ces différentes personnalités ?

Pardonnez-moi, monsieur le rapporteur, vous avez été mal informé. Nous avons consacré une très longue enquête à Gérard Miller euh en collaboration avec le journal El. Euh c'estàd que pour être d'ailleurs beaucoup plus efficace et et beaucoup plus pertinent à l'antenne, nous avons décidé d'unir nos forces avec le journal L euh pour pouvoir présenter un un magazine de de report enfin un reportage d'investigation sur Gérard Miller qui a été extrêmement complet, qui a été salué par nos confrères de de tout bord en disant qu'on avait fait un excellent travail.

Je ne vous cache pas qu'on s'interroge en ce moment sur certaines des personnalités que vous évoquez pour savoir si on ne va pas enquêter dessus. Toujours dans la même démarche. C'est-à-dire que bien sûr que il y a un bruit médiatique en ce moment.

On va se parler sur Jack Lang. Le bruit médiatique c'est pas ce qui nous intéresse le plus nous. c'est de savoir si oui ou non on [grognement] va réussir grâce au LX qui sont en ce moment là révélés à apporter quelque chose de plus parce que vous avez vu quand même que les journalistes du monde entier et en France particulièrement sur Jack Lang beaucoup de journalistes se sont emparés de ce dossier.

Est-ce que nous nous sommes en mesure envoyée spéciale euh de révéler plus de choses ou pas sur cette affaire que ce qui est révélé dans les journaux au quotidien ? Vous avez peut-être vu, monsieur le rapporteur hier soir dans le 20h que justement dans le 20h de France 2, le 20h de France 2 apportait de nouveaux témoignages par rapport à à l'affaire concernant enfin l'affaire la potentiale affaire concernant Jack Lang. Euh donc la les rédactions de France Télévision y travaillent et je vais vous dire franchement en en toute intelligence, c'est-à-dire que parfois c'est envoyé spécial qui qui fait les enquêtes, parfois c'est complément d'enquête, parfois ça peut être cache investigation, parfois ce sont d'autres émissions, parfois il y a des documentaires, mais à aucun moment, mais vraiment aucun moment vous vous ne pouvez nous soupçonner d'éviter de faire ce genre d'enquête.

Gill pour être précis pour ce qui est de Gérard Miller, le reportage a été diffusé le 29 février 2024. C'est un reportage de 33 minutes de Cloévienne et Lucy Réi et son titre était Gérard Miller, les plaintes s'accumulent et dans ce reportage on entendait les victimes. On voilà cétait un reportage complet et long sur les accusations portées contre monsieur Gérard.

Et vous venez de dire juste merci beaucoup vous venez de dire madame Lu enfin choisir vos sujets en fonction du bruit médiatique et en même temps j'imagine quand même que quand il y a des sujets qui monte je pense que le périscolaire c'est quand même lié aussi à à des polémiques à montée dans le bruit médiatique. Comment peut-être je laisserai le rapporteur vous poser une question là-dessus mais comment vous choisissez vos sujets par exemple la Ferpstein qui qui secoue quand même le monde entier jusqu'à des révélations avec la France avec Jack Lang au-delà du fait que vous voulez à chaque fois avoir une plusvalue c'est-à-dire apporter des éléments complémentaires. Quels sont quel comment vous choisissez vos sujets ?

Voilà le le rapporteur a cité une liste de noms. Comment vous décidez qu'un sujet mérite une investigation, un cache investigation ? En l'occurrence, je pense que c'est plutôt cache investigation là que Alors sur Gérard Miller, pardonnez-moi de vous contredire, c'était envoyé spécial pour le coup.

C'était pas dans Cach, c'était un envoyé spécial. Euh sur Cache Investigation, Sophie va vous répondre. Mais vous savez, nous on a toujours en tête euh à aucun moment à Cach Investigation a décidé euh de se faire monsieur untel ou telle entreprise ou monsieur machin ou madame tel.

Non. Alors jamais je m'inscris en faux. Absolument véritablement contre ce genre d'affirmation. cache investigation ne décide pas de se faire quelqu'un de d'attaquer quelqu'un.

Non, on va s'intéresser, comme Sophie l'a dit tout à l'heure, à des entreprises, à des personnalités, à des groupes en fonction de leur surface, des informations que nous avons, de ce que nous pouvons récolter au fur et à mesure de nos investigations en fonction de nos sources, des témoignages que nous pouvons récolter, de la manière dont on peut corroborer ces informations, les doubler, les tripler pour être véritablement sûr de nous. Et seulement à ce moment-là, on aboutira à une enquête de cache investigation. Mais je veux être très clair par rapport à monsieur le rapporteur.

Vraiment si vous pensez qu'on s'interdit aujourd'hui à cache investigation ou à envoyer spécial, alors cache investigation encore une fois c'est un magazine d'investigation économique mais si vous pensez à un seul moment qu'on s'interdit des investigations sur ce genre de dossier dont vous parlez c'est absolument faux. Merci encore deux questions. Je laisserai juste Sophie ajouter quelque chose.

D'accord. Ensuite, il y aura deux questions du rapporteur puis la parole à même Parment Menti pour 2 minutes. Monsieur le président, c'était intéressant votre exemple parce que vous quand vous parlez du périscolaire, vous dites le bruit médiatique.

Mais ce qu'il faut savoir, c'est que nous, on commence nos enquêtes 1 an avant et donc 1 an avant, il y avait pas du tout de bruit médiatique sur ce sujet. Et et là, c'est intéressant de vous raconter par exemple l'origine de cette enquête parce qu'elle est différente de de celle précédemment citée. Euh c'est la journaliste en charge de cette enquête Claire Tesson, qui tout simplement a eu des soucis au périscolaires avec ses enfants.

Euh elle a commencé à m'en parler. Moi-même, j'ai un de mes fils qui a eu des soucis à une époque. On en a parlé avec Élise dans son équipe, certaines personnes avaient eu des soucis et on s'est dit tiens, il y a quand même un truc qui se passe parce qu'en fait autour de nous quand on est parent euh on a des remontées euh du périscolaire.

Alors, c'est pas forcément des affaires, voyez, de de pédocriminalité, mais effectivement ça peut être de la violence physique ou de la violence psychique. Et donc, on s'est dit tiens, il y a peut-être quelque chose à faire qui d'habitude est traité de manière bah comme un fait d'hiver en fait, une affaire isolée. Et nous, on va essayer de comprendre pourquoi il y a peut-être une défaillance du périscolaire d'un point de vue systémique et c'est ce qu'on a fait.

Donc, on peut aussi être nous en amont du bruit médiatique et puis nos enquêtes sortent au moment du bruit médiatique. Mais ça, j'ai envie de dire, c'est presque de l'ordre du hasard. puisque pour ce qui est d'envoyé spécial, c'est aussi le même mécanisme.

Elise vous a dit ça serait bien que vous veniez dans une conférence de rédaction et vous y seriez accueilli. Ça serait ça pourrait être très intéressant. Mais effectivement en conférence de rédaction, on vient tous de la France entière et souvent les conversations le lundi tournent autour de ce qu'on ce qu'on a entendu chez nous, ce qu'on s'est dit à la maison.

Et souvent je je pense par exemple à un reportage qui a fait un peu de bruit d'envoyer spécial sur les les dermatologues sur le manque de de la la quasi impossibilité d'avoir un rendez-vous chez un dermato. Bah c'est ma sœur qui m'avait raconté son aventure en arriège pendant l'été et on en parle à l'émission de rentré à la confe de rentrée. Je dis ma frangine m'a raconté un truc dingue.

On regarde on voit qu'effectivement on peut obtenir des rendez-vous pour des injections de botox et cetera. Mais pour ce qui est de montrer un bouton qui serait inquiétant, c'est impossible. C'est le point de départ d'un reportage, d'une enquête qui a été très regardé et qui finalement parle de quelque chose de très voilà très très quotidien connu par tous les Français mais qui devient un objet journalistique.

Et c'est ça notre travail en fait tout le temps, toutes les semaines. Les conférences de rédaction servent à ça et c'est comme ça que les sujets émergent parce que Élise aussi reçoit beaucoup de courriers. Oui, elle a reçu par exemple le courrier d'une famille de d'un militaire qui s'est suicidé et euh un très un très beau courrier d'une famille qui une famille de militaires qui qui qui n'en voulait pas l'armer mais qui qui nous partageait son le désespoir de de cet enfant qui avait mis fin à ses jours n'arrivant pas à trouver dans l'armée ce qu'il était peut-être venu y chercher.

Une de nos journalistes c'est est partie de de ce point de départ et ça a abouti à l'émission au reportage qu'on a diffusé il y a maintenant un petit mois sur les désertions dans l'armée française où on a découvert que l'armée française était confrontée à un problème de désertion important que ce problème était géré au sein de l'armée et et que l'armée ne le cachait pas. On a on a été reçu par le dérage de l'armée qui nous a répondu. Donc souvent nos reportages partent pas de si vous voulez.

Voilà, ça part de choses très concrètes de nos vies, des courriers que l'on reçoit et c'est souvent ça qui donne de très bonnes enquêtes. Merci monsieur rapporteur. Encore deux questions et puis la parole.

Une toute petite une toute petite précision pour que pour dire que je tiens énormément à ouvrir tout mon courrier. C'estàdire que c'est moi qui ouvre mon courrier, c'est moi qui lit les lettres, c'est moi qui lit les mail. Courer vous recevez c'est quoi en moyenne ?

Ah oui oui. Bah là ce matin, je peux vous dire que la notre assistante de production m'a encore apporté h lettres et et donc je les ouvre quand j'ai pas le temps de le faire et ça peut arriver. Je demande à un de mes rédacteurs en chef ou rédacteur en chef adjoint de de jeter un œil.

Avant j'avais mon assistant qui faisait ce travail mais maintenant il est parti travailler à nous les européens. Donc je n'ai plus d'assistant donc on le faisait ensemble et et donc là on le fait tous ensemble. Ce que je veux dire c'est qu'on porte beaucoup d'attention à ce que les Français nous disent, nous racontent.

C'est très important pour nous, vraiment très important. Merci pour pour cette précision, monsieur Rorteur. De question.

Merci monsieur le président. De deux dernières questions effectivement avant de laisser la parole à l'ensemble des députés. Euh pour finir cette parenthèse sur les choix éditoriaux, notamment les choix d'enquête, de vous expliquer qu'il faut pas se fonder simplement sur le bruit médiatique.

Euh je vais évacuer le sujet Tarik Ramadan, le sujet du AMEL, je je vais en venir au sujet Jack Lang. En octobre 2020 déjà la presse avait révélé que la fondation de Jeffrey Epstein avait versé 57000 plus de 57000 dollars à une association liée à Jack Lang en 2018, soit 1 an avant la récitation d'Epstein pour des faits de viol et de trafic sexuel de mineurs. À l'époque, Jack Lang avait indiqué qu'il s'agissait d'un financement destiné à un projet de film consacré à son parcours politique, mais c'est un projet qui n'a jamais vu le jour.

Euh dans les dernières révélations des Epstein Files, on a pu voir notamment sur le site du FBI qu'un mail aurait été envoyé par Jeffrey Epstein à Jack Lang le 28 janvier 2013. L'objet de ce mail, c'était Petit Prince, je traduis, c'est de l'anglais hein, Petit Prince, je vais vous lire le mail, il est très court de Jeffrey Epstein à Jack Lang. Merci, je vais examiner cela cette semaine et revenir vers vous.

L'enfant doit-il être initié à la religion ? Doit-il être initié à des nouvelles sexualités ? tester à quelle fréquence test standardisé projet d'échantillon et cetera pouvons-nous organiser un appel plus tard cette semaine ?

Pourquoi le service public de l'audiovisuel ne s'est pas emparé aussi rapidement de ce sujet ? Et pourquoi alors que il y a eu des révélations qu'il lient Jeffrey Hippstein à Jack Long déjà en octobre 2020, vous avez pas voulu comme d'autres sujets réaliser une enquête sur les liens entre Jeffrey Epstein et Jack Long. Peut-être pour préciser, est-ce que vous aviez ces informations pour est-ce que vous les aviez ?

Est-ce que vous aviez réfléchi ? Est-ce que vous en avez discuté ? Donc avec ce micro ?

Ah c'est parce que D'accord. OK, vous m'entendez ? Donc je peux vous dire vraiment avec certitude et droit dans les yeux monsieur le rapporteur que nous nous intéressons beaucoup à ces sujets.

Simplement il y a des arbitrages à un moment de la direction des magazines et donc je vais la nommer. Elle s'appelle Elsa Margot. Elsa Margou qui dirige les magazines qui pardonnez-moi les magazines d'information qui sont en interne à France Télévision.

Quand on sort de conférence de rédaction lundi, on lui dit : "On partirait bien sur l'affaire. Ça s'est passé la semaine dernière. Et qu'est-ce qu'elle nous a répondu ?

Elle nous a dit "Ah non, Complément d'enquête a déjà fait un premier documentaire sur l'affaire Epstein, donc ils sont prioritaires. Ils vont en faire un deuxième." Et là, qu'est-ce qu'on est obligé de faire nous pour que l'argent public ne soit pas dépensé à tort et à travers ?

On est obligé de dire de la directrice des magazines choisit et dit puisque Complément d'enquête a déjà traité ce sujet, complément d'enquête va le retraiter une deuxième fois. Je peux même vous dire que Virginie Villard était interviewée dans un reportage de en société dimanche soir sur France 5 comme journaliste experte du dossier et que oui, France Télévision a très envie d'enquêter sur l'affaire Epstein. Je je vous le dis droit dans les yeux.

Après, on ne peut pas se faire concurrence entre deux magazines. Ce serait une dépense d'argent public pour le coup inique. Ce serait inefficace.

On se entre guillemets hein, on se ferait concurrence entre nous. Ce serait vraiment idiot. Donc je pense que ça ça n'est pas la bonne solution.

Le plus important c'est que France Télévision le traite et on auditionne complément d'enquête dans le 20h. On a une complément d'enquête pardon j'imagine on auditionne complément d'enquête jeudi. On pourra leur poser la question.

Monsieur une dernière question et ensuite je cède la parole au groupe politique. Merci monsieur le président. Le 11 mars dernier dans l'émission Quelle époque de Léa Salamé sur France 2 la journaliste Sonia Mabrou Madame Luancé j'attends un cach investigation sur France Télévision.

Vous avez alors répondu, je vous cite, je voudrais bien mais il n'y a pas grand-chose à faire et à dire sur France Télévision. Bon, pourtant depuis depuis le début de cette commission d'enquête, il apparaît qu'il y a beaucoup de choses à dire. Vous en conviendrez, je pense.

Je pense aux 80 millions d'euros de déficit cumulé par France Télévision depuis 2017. Je pense aux chambres d'hôtel à Cann facturé jusqu'à 1700 € la nuit. Je pense au conflit d'intérêt.

On en a parlé entre certains dirigeants de France Télévision et des dirigeants de société de production bénéficiant de contrat important avec le groupe. Je pense au niveau de rémunération très élevé d'une trentaine de directeurs de France Télévision mieux payés que le président de la République. Je pense au soupçon d'emploi fictif de certains directeurs qui ont d'ailleurs fait l'objet parfois d'enquête, parfois d'articles de presse.

Je pense à l'hyperconcentration des contrats de production aux mains de quelques sociétés qui bénéficient de centaines de millions d'euros d'argent public par an. Je pense aux entraves qu'on subit dans le cadre de cette commission d'enquête pour réclamer des documents critiques que France Tévision a portant l'obligation légale de nous fournir. Je pense aux communications officielles mensongères du groupe notamment sur l'état des comptes.

Je pense aux pression d'un ancien président de la République qui est intervenu dans le processus de nomination Delphine Airnut en rupture totale de la loi avouée par le même président du CSA en 2015. Je pense aux enregistrements des auditions des candidats à la présidence de France Télévision lors de la première nomination de Delphine Arnut en 2015 qui ont disparu selon le CSA et je pense enfin, mais la liste n'est pas exhaustive, au témoignage de ce haut magistratour des comptes qui sousment devant nous n'a pas voulu nier avoir reçu un mail du secrétaire général de France Télévision lui demandant de décaler la publication du rapport après la reconduction de Delphine Airnot en 2025. et nos travaux, vous le voyez, ne sont pas terminés.

On a encore une trentaine d'auditions à réaliser. Dans ce contexte, madame Lu est-ce que vous maintenez vos propos ? Est-ce que demain vous songerez à consacrer une émission d'investigation consacrée au financement et au fonctionnement de France Télévision ?

Alors, monsieur le rapporteur, je suis très intéressée par tout ce que vous dites. Objectivement, je ne pense pas être la personne la plus la dans la meilleure position pour réaliser une investigation sur France Télévision parce que je serais, je le pense, juge et parti. Et donc par rapport, il y aurait bien sûr l'ombre du soupçon sur tout ce que je pourrais dire ou faire sur France Télévision.

D'autre part, ce que je je veux et et là je je pense que vous le savez fort bien, mais je je veux le répéter pour les téléspectateurs, France Télévision fait l'objet de très nombreux contrôles, vous l'avez dit, des contrôles sociaux, des contrôles financiers, des contrôles de la Cour des comptes. Vous-même, vous êtes en train de faire une commission d'enquête parlementaire extrêmement précise, longue, dont le travail vraiment est important sur l'audiovisuel public et sur son financement. France Télévision, on est n'est pas une entreprise publique qui ne serait pas surveillée.

Elle est surveillée constamment, constamment surveillé. Et c'est tout à fait normal. Et je trouve ça tout à fait normal.

Je m'en félicite. Je trouve ça très bien par rapport à ce que les Français doivent savoir de l'utilisation de l'argent public. Vous conviendrez que je ne suis pas la meilleure personne pour mener cette enquête.

Euh c'est comme si euh je ne sais pas moi euh je demandais à à un grand patron euh ou je ne sais pas au directeur de communication d'une euh d'une d'entreprise de grande distribution euh de mener une enquête sur cette entreprise de grande distribution. Euh ce serait inévitablement entaché de soupçons. Donc je vais lire avec beaucoup d'attention le rapport de votre commission d'enquête parlementaire.

Je lis avec beaucoup d'attention le rapport de la Cour des comptes. Euh je note simplement et et pardon de de vous le dire que vous avez à plusieurs reprises dit que France Télévision était en quasi faillite et vous avez dit ça à plusieurs reprises dans plusieurs auditions. J'ai cherché dans le rapport de la Cour des comptes, dans les 166 pages de de rapport de la Cour des comptes, le mot quasi faillite n'y est jamais.

Le mot faillite n'y est jamais. Donc je je vous dis juste ça parce que je pense qu'il est important par rapport à à la responsabilité qu'on a par rapport au français de ne pas forcer le trait. France Télévision a sûrement des efforts à faire.

Je vais pas en parler plus que ça parce que je ne suis pas la présidente de France Télévision et je n'ai aucune intention de le devenir mais vraiment aucune. Mais on a tout on se fait tous une autocritique objectivement mais on nous ne sommes pas dans un état de faillite ou de quasi faillite. Merci.

Il y a un rebond rapide par après je donne la parole au groupe politique qui attendent depuis maintenant plus de 15 minutes. Allez-y. Merci madame Lu.

On a entendu les personnes de la cour des comptes et de l'inspection des finances. Je ne doute pas que vous ayez suivi quand même au moins le résumé de ces auditions. Quand vous avez des capitaux propres qui sont inférieurs à la moitié du capital social de votre entreprise, selon le code du commerce, vous êtes menacé de risque de dissolution.

C'est ce qui a été rappelé. La dissolution, c'est en quelque sorte la faillite. Euh la situation est grave.

Pierre Moskovici qu'on peut pas accuser d'ailleurs d'être un grand libéral et d'être de mon camp politique a convenu que la société la situation de France Télévision et bien était est quand même très inquiétante et que elle pourrait mettre en en difficulté son son risque de pérénité. Vous avez vu aussi je pense la la polémique qui a été suscitée par la communication officielle de France Lévision qui a indiqué dans un communiqué de presse en mars 2025 que pour la 9e année consécutive les résultats étaient à l'équilibre. On a appris dans le rapport de la Cour des comptes, je vous cite juste une année, mais qu'en 2024, le résultat d'exploitation était négatif de 8 millions d'euros.

Comment on peut expliquer qu'une communication officielle de France Télévision indique des résultats à l'équilibre et que dans le même temps, les comptes de France Télévision indiquent des résultats déficitaires ? Je m'en remets, mais c'est autant de pistes peut-être pour vos prochaines investigations. Ma question et mon rebond est simple.

Vous indiquez à madame Sonia Mabrou que il n'y avait pas grand-chose à dire, pas grand-chose à faire sur France Télévision au regard de ces révélations depuis quelques semaines sur France Télévision, est-ce que vous maintenez votre propos ? Est-ce qu'il n'y a pas grand-chose à dire et pas grand-chose à faire sur France Télévision ? Pardonnez-moi, je pense vous avoir répondu.

J'espère que vous m'avez écouté et entendu. Donc souhaitez-vous que je répète ma réponse ? Mais je pense que la plupart des questions que vous posez quand il s'agit de de France Télévision, de son financement, de son budget ne s'adresse pas du tout à moi.

Encore une fois, je ne suis pas présidente de France Télévision, je n'ai aucune intention de le devenir. Vous avez posé ces questions à Delphine Ernaut, vous allez la réauditionner, je je crois hein, à l'issue à la fin des auditions. Je pense que Christian Vion euh doit être auditionné dans dans dans jours.

Donc Christian Viion, il est directeur général adjoint chargé de la gestion de la production et des moyens. Donc il sera mieux à même de vous répondre. On a une voilà, on a une table ronde prévue avec les dirigeants de France Télévision.

Oui. Voilà. Et donc et et quant aux déclarations de monsieur Moscovici, vous les avez entendus, premier président de la Cour des comptes, la situation de l'entreprise est difficile, qu'il s'agisse de ses capitaux propres et de ses déficits d'exploitation.

Nous nous tournons vers la tutelle, dit Pierre Moscovici, c'est-à-dire l'État, en lui disant qu'il faut absolument permettre de rétablir cette situation capitalistique puisque c'est l'État qui est actionnaire de France Télévision. Ça ne remet pas en cause la gestion de France Télévision. C'était dans la matinale de France info du 26 septembre 2025.

Donc, ce sont les propos exacts du premier président. Parmentier pour 2 minutes. Non non non monsieur le président simplement monsieur Moscovici je je le cite exactement il parle d'une situation je le cite à nos yeux qui n'est plus soutenable pour France Lévision qu'une entreprise normale ne pourrait tolérer.

Ma question était simple. Est-ce que une telle situation ne peut pas faire l'objet d'une enquête du service public que ce soit vous ou que ce soit quelqu'un d'autre ? Mais bon je conviens que vous avez pas répondu à ma question mais voilà je voulais simplement vous faire réagir au propos que vous avez tenu il y a seulement quelques mois.

Merci. ai répondu. Merci merci.

Et comme la question du rapporteur était précise, je travaille pas vos propos madame Lu est-ce que je suis précis en disant que votre réponse pour qu'elle soit comprise par tout le monde après chacun se fera un avis. Vous ne dites pas qu'il y a rien à faire ou rien à dire sur France Tévision. Je crois que vous vous avez expliqué que vous n'étiez pas la mieux placée pour mener cette enquête.

Est-ce que je traduis bien de penser pour être précis que voilà, je redis ce que j'ai à dire. Je je dis objectivement que France Télévision est une entreprise qui est contrôlée à de multiples reprises. Une entreprise publique comme France Télévision qui vous l'avez dit qui emploie 9000 personnes et qui a un budget conséquent ne peut pas être hors de contrôle.

C'est une entreprise qui est contrôlée réellement. Et donc là vous avez vu aussi les les problèmes de mais encore une fois c'est pas à moi d'en parler. Vous avez vu les problèmes de financement de France Télévision par la tutelle.

Pierre Moscovici en pas. Parlez-en avec Delphine Ern qui est notre présidente. Parlez-en avec Christian Vion que vous auditionnez dans 2 jours.

Je ne suis pas la bonne personne pour en parler. Mais bien sûr. Après admett que j'imagine que le périscolaire à Paris est aussi contrôlé, qu'il y a beaucoup d'entreprises qui sont contrôlées, il y a beaucoup de services publics qui sont contrôlés.

Ça empêche pas que parfois il y a des choses à dire. C'est juste pour le pour échanger quelques secondes. Mais c'est pas parce qu'on est contrôlé que que il y a rien à dire, rien à faire.

Voilà. Pardonnez-moi, mais euh ce que révèle l'enquête de Cach Investigation sur le périscolaire, c'est justement que le périscolaire n'est pas assez contrôlé et pas du tout à la hauteur de France Télévision ou d'une entreprise comme France Télévision. Et quand je vous dis pas du tout, c'est pas du tout.

Madame Parmentier pour 2 minutes. Merci monsieur le président. Élise Lucé, est-ce que vous avez pensé à tous les reportages que vous auriez pu faire si vous n'aviez pas été aussi obsédés par le Rassemblement national Marine Le Pen et Jordane Bardella ?

Vous auriez pu aller dans les banlieux françaises par exemple demander des comptes au salafistes sur les droits des femmes. Vous auriez pu enquêter sur la GABG de l'audiovisuel public. Nous venons d'en parler, les notes de frais ahurissantes, les utilisations excessives de cartes de crédit professionnell, les suites à 1700 € de Delphine Air pendant le festival de Cann, le déficit chronique de France Télévision.

Mais surtout depuis 40 ans, vous auriez pu enquêter sur Jacklang. Oui, ses liens avec Epstein, mais aussi les raisons du maintien à vie de cet intouchable à son poste prestigieux, le fait que depuis 40 ans, il était soupçonné d'avoir trempé dans plusieurs affaires ou bien qu'il soutenait avec d'autres intellectuels de gauche une tribune appelant à dépénaliser les rapports sexuels avec les enfants. Mais cette référence morale et culturelle de la gauche était une icône.

Et Lise Lucé, je pense que vous ne vous attaquez pas aux vaches sacrées de la gauche. Beaucoup de responsables culturels, d'artistes et d'institutions doivent leur carrière et leur et leur financement à Jack Lang et vous le savez très bien. Et tous les ministres de la culture ont dû aller embrasser la bague de Jack Lang.

Est-ce que la rebelle Élise Lucé qui court en imperméable derrière les méchants, derrière les riches n'est pas en réalité une fonctionnaire du service public, militante de gauche avec une vérité subordonnée à sa cause ? Une militante très chère payée par nos impôts, par les impôts des Français [grognement] pour un salaire de plus de 25000 € par mois. Ce n'est pas un secret.

Ça avait été révélé par Téléestar en 2018. Peut-être est-ce que ça a changé. Pour des émissions qui coûtent 400000 € chacune.

Les Français se demandent comment choisissez-vous vos sujets ? Votre angle est-il journalistique, idéologique, sensationnaliste ? Qu'est-ce qui préside à ce choix ?

Et est-ce que votre direction intervient dans ces choix ? Enfin, est-ce que vous n'avez pas le sentiment quand vous vous regardez dans la glace le matin qu'avec vous les méchants sont toujours les mêmes quit à verser parfois dans la manipulation ? Merci.

On avait dit qu'on essayait de respecter les personnes auditionnées mais mon autorité a parfois des limites dans cette commission d'enquête. Madame Luis, je vous en prie pour 2 minutes. 2 minutes parfait.

Alors, je vais je vais vous répondre. Je vais essayer de faire point par point par point. de rédacteurs en chef vont vont m'aider aussi parce que vous avez vraiment dit beaucoup de choses.

Euh donc vous vous m'interrogez par exemple sur est-ce qu'on a des œillères, est-ce qu'on ne fait pas des reportages parfois en banlieu sur les les choses qui dérivent ? Vous parlez vous de Salafis qui s'attaque aux femmes. Je peux vous dire que dernièrement, mais vraiment quand je vous dis dernièrement dans Envoyé Spécial, on a diffusé un reportage extrêmement intéressant et je comprends que vous n'ayez pas le temps de tous les regarder.

Vous êtes très occupé, vous avez beaucoup de travail donc il y a pas de souci mais je vous le recommande hautement puisque on montrait dans des villes comme Carpentra comme dans dans d'autres villes comment aujourd'hui les narcotrafiquants investissaient le social pour se faire pour se faire bien voir de de donc vraiment comment les narcotrafiquants investissent investissaient tous les pandus social. Donc monter les courses des dames, euh payer des morceaux de loyer, euh ce enfin ce genre de choses et comment ça permettait au narcotrafiquant euh de de s'installer. En ce qui concerne euh les salafistes dont dont vous parlez, on a fait des reportages, euh je sais pas si vous vous souvenez d'un reportage qu'on avait fait dans voyé spécial qui est long qui s'appelle les sœurs.

Et donc les sœurs, ça parlait des femmes justement des femmes salafistes elles-mêmes et des femmes qui faumentaient des projets d'attentat en France. Donc si vous me dites que nous à envoyer spécial, on éviterait de faire des reportages sur les savistes, je m'inscris totalement en faux. Je prends au gré et surtout si j'oublie quelque chose, n'hésitez pas à me Excusez-moi juste parce que non pas Attendez, je précise juste la règle était claire pour les députés, c'est que si c'est 2 minutes de réponse, donc s'il posent beaucoup de questions bah vous pourrez pas répondre à tout mais c'est la règle du jeu.

J'avais le sentiment d'avoir répondu mais alors je vais vraiment je vous je vous réponds et les non mais je vous réponds avec les vaches sacrées de la gauche parce que ça pas franchement là ça c'est pas possible d'entendre ça quand j'entends que on n' pas fait un envoyé spécial de reportage sur Gérard Miller bah si on l'a fait non mais pardonnez-moi Gérard Miller n'était pas une vache sacrée de la gauche pour vous ? Ah bon ? On est d'accord.

D'accord. Quand je vous dis D'accord. Quand je vous dis que sur Pardonnez-moi, je je vais je vais parler plus doucement.

Quand quand je vous dis que euh pardonnez-moi et que Complément d'enquête a déjà réalisé un reportage sur l'affaire Epstein et donc va en refaire un deuxième reportage qui va évidemment s'intéresser à Jack Lang quand vous quand quand je vous dis que dans nous avons réalisé un cash investigation sur Dominique Stroscan, la nouvelle vie de Dominique Stroskan et la manière dont il réussit très bien dans les bah vache sacré de la gauche, pardonnez-moi Mais euh je suis désolée de de que de coller ce cette étiquette mais Nicolas Hulot alors vous allez me dire mais c'est pas une vache sacrée de la gauche je sais pas de de l'écologie. Bon pareil nous on a fait un reportage sur Nicolas Hul et sur toutes les dérives. On nous l'a beaucoup reproché.

On continue on continue et on continuera. Faites-moi confiance. Et en ce qui concerne les cartes de crédit, pardonnez-moi, je suis extrêmement choquée que personne à France Télévision n'ait répondu avec beaucoup de précision à cette question.

Nous avons effectivement des cartes de crédit corporate. Qu'est-ce que c'est ? C'est une carte de crédit qui nous perd quand nous partons en reportage et moi ça m'est arrivé par exemple quand nous sommes allés en reportage aux États-Unis avant les élections américaines de payer avec cette carte de crédit pour ne pas avancer les frais sur nos frais sur sur notre argent personnel.

Donc on a cette carte de crédit, on paye avec cette carte de crédit, il y a un délai de 2 mois en fait avant que l'argent ne soit retiré. Ce qui permet à France Télévision de nous rembourser quoi ? Nos frais de mission.

France Télévision ne nous rembourse pas des restaurants, des invitations. Moi, la plupart du temps, je vais vous dire, je je vais vous dire où je déjeune. Je déjeûne à la cantine de France Télévision.

J'étais encore ce midi à la cantine de France Télévision. Demandz à mes équipes, demandez aux gens qui vont à la cantine de France Télévision si c'est vrai ou pas. J'en ai marre d'entendre que on utiliserait des cartes de crédit de France Télévision pour faire n'importe quoi.

C'est faux. C'est archi faux. Merci de ça nous permet Non non non non pardonnez-moi, j'insiste, j'insiste et je vais au bout des choses.

J'en ai marre d'entendre ça que les Oui, mais non, non, pardonnez-moi, c'est faux. C'est faux. La Cour des comptes dit peut-être que nous avons des cartes corporates.

Ça nous permet simplement d'avoir une avance de 2 mois que que ça nous permet d'avoir une avance de 2 mois pour que nos frais de mission soient remboursé. Frais de mission, ça veut dire des frais de reportage. J'en ai marre d'entendre dire que pendant le Covid, il y a eu des frais de cocktail et cetera.

Moi, j'ai travaillé pendant le Covid. Je suis venue présenter envoyé spécial pendant le Covid. Oui, on avait des plateaux repas pendant le Covid et oui, il fallait qu'il y ait des techniciens.

Oui, il fallait qu'il y ait du monde qui soit présent pour faire les git. Et non, il y avait pas de restaurant ouvert. Non, il y avait pas de boulangerie ouverte.

Non, on pouvait pas aller s'acheter un sandwich et non, on n arrivrivait pas avec un tperware de patte. Oui, on avait un plateau repas payé par France Télévision. C'était en aucun cas des cocktails.

C'était en aucun cas des cocktails. Quand j'ai entendu ou cru lire qu'on avait fait pendant le Covid des cocktail à France Télévision, ça m'a rendu dingue. Voilà.

Après, pour essayer d'être voilà le plus précis, le plus objectif, euh la Cour des comptes a effectivement a effectivement dans son rapport posé cette question du contrôle de l'utilisation des cartes de de paiement récemment renforcé. Euh ça veut pas dire et vous avez parfaitement raison de le dire. La présidente d'ailleurs l'a dit, il y a eu un échange d' avec le rapporteur sur le fait que les dépenses pendant le Covid étaient lié au repas des personnes qui travaillaient, des journalistes et cetera.

Mais la vérité m'oblige à dire que dans le rapport de la Cour des comptes, pour les citoyens qui nous écoutent et les Français qui nous écoutent, il y a effectivement un passage de la Cour des comptes et vous parliez tout à l'heure de contrôle et en disant que France Tévision était extrêmement contrôlé et vous avez raison et c'est vrai que dans ce dans ce rapport de la Cour des comptes, il y a un passage sur le contrôle de l'utilisation des cartes de paiement où la Cour des comptes appelle à renforcer le contrôle. Voilà, ça vous visez pas vous madame Lu c'était un un c'était un un chapitre de ce rapport que j'ai sous les yeux et qui effectivement demande demande des un encadrement plus strict des cartes de paiement corporel. Voilà, maintenant je donne la parole à 2 minutes pour RCU.

Peut-être juste pour compléter je laisse la parole madame Taillé Poli pour 2 minutes. Merci. Merci monsieur le président. mes excuses, je vais devoir quitter cette audition avant avant son terme.

Euh d'abord, merci beaucoup pour votre travail, l'investigation et le reportage. Heureusement que le service public est là pour en faire. Il y a aussi des médias indépendants qui le font mais c'est largement peut-être insuffisant encore.

En tout cas, c'est absolument indispensable à l'exercice démocratique. Ma question est la suivante et elle est très importante pour le journalisme payé par les deniers publics et c'est-vous déjà connu des pressions sur le choix des sujets ou sur les sujets en cours de quelque ordre que ce soit ? Comment faire pour éviter que dans l'exercice de votre métier ces pressions puissent avoir lieu et vous en protéger ?

Je crois que c'est évidemment essentiel pour que l'information soit préservée. Je vous remercie. Merci madame Taillé Pouillant.

Pardonnez-moi. Euh oui, c'est c'est une question importante. Euh je pense que en ce qui me concerne aujourd'hui, plus aucun homme politique, plus aucune femme politique, plus aucun dirigeant d'entreprise ne m'ose n'ose pardon n'ose m'appeler sur mon téléphone pour faire pression sur moi.

Ils sont tous persuadés que j'enregistre mes conversations téléphoniques. Je ne vais pas le démentir. Mais je pense que des pressions plutôt des tentatives de pression doivent avoir lieu à France Télévision.

Et je je vous dis pourquoi je je dis ça, c'est que en général 1 an 1 an et demi après la diffusion de nos enquêtes, j'apprends mais presque pas par hasard mais mais vraiment euh incidemment que euh des personnalités ont appelé France Télévision. Il y a quelque chose de totalement hermétique entre les gens qui reçoivent ces pressions que sont en l'occurrence Delphine Ernote Kinsy, Stéphane Sidbon, le directeur de l'information qui était Alexandre Cara, maintenant c'est Philippe Corbé. Ils vont bien sûr recevoir des coups de fil.

C'est pas ça la question. La question c'est quelle influence ça a sur notre travail ? Ça n'a pas d'influence sur notre travail.

En fait, il y a vraiment une coupure hermétique et et je tiens à en remercier euh le la direction de France Télévision. Ça n'est pas si évident que ça aujourd'hui d'avoir un média où il n'y a pas de pression ni politique ni économique parce que tout le monde pense que la pression elle est toujours politique. Elle est parfois économique.

Et si je vous disais tout à l'heure que le seul endroit où on pouvait faire cash investigation c'était à France Télévision, c'est parce que dans les chaînes privées qui travaillent très bien par ailleurs, nos confrères journalistes des chaînes privées travaillent très bien par ailleurs. Il y a des annonceurs, c'est normal. C'est c'est pour le coup, c'est le business plan d'une chaîne privée, c'est d'avoir des annonceurs.

Bon ben quand vous avez des annonceurs, c'est compliqué de faire des des enquêtes sur ces annonceurs qui vous rapportent une grosse partie de votre revenu. [grognement] Nous à France Télévision, on a la possibilité de faire ça. On a la possibilité de faire des enquêtes sur des groupes qui sont nos propres annonceurs.

Et quand je vous dis que j'apprends les choses incidemment, c'est que j'ai après appris incidemment 6 mois ou un an plus tard que plusieurs grands groupes avaient supprimer des campagnes de publicité à la suite d'enquête de cache investigation notamment par exemple. Vous avez des exemples à Oui. Oui.

Je peux vous donner alors je vais vous donner des exemples globaux des un constructeur automobile important euh le secteur bancaire un groupe important dans le secteur bancaire un grand fabricant de soda a fait ça. On nous a dit dernièrement mais je ne l'ai pas vérifié du tout. Donc je je ne peux pas le dire avec certitude que le groupe LV AMH avait menacé à un moment de oui ou non supprimer ses écrans de publicité.

Je n'en ai pas la certitude. Ça a été écrit dans le canard enchaîné. Euh voilà.

Mais je je ce qui est très très important que en fait nous l'apprenons 6 mois ou un an plus tard et que la présidente de France Télévision dit toujours et elle le dit pas devant moi, elle le dit en dire. Elle dit "Je préfère perdre une campagne de pub plutôt que la réputation d'indépendance du journalisme de France Télévision. Elle l'a répété à de multiples reprises et je la remercie.

Vous avez indiqué juste, je je reprends juste, je rebondis juste que vous ne subissiez pas directement des pressions, mais on sait que vous subissez des violences. Est-ce que vous vivez sur protection policière ? Je crois que après avoir consacré un un reportage de cash investigation sur un fournisseur chinois de Décathlon, des des journalistes ont subi une vague de cyberharcèlement venant de la Chine, ont été attaqués, des plaintes ont été déposées.

Est-ce que aujourd'hui, c'est une réponse courte parce que je voilà, je on va reprendre le cycle des questions, mais est-ce que vous vivez sous protection policière ? Est-ce que ces menaces venues de la Chine qu'on peut qui constituent une forme d'ingérence étrangère, en tout cas d'intimidation, on donne lieu à des à des protections particulières ? Et ensuite, je donne la parole à Mam Souet.

Euh alors en ce qui concerne les reportages sur la Chine, en fait, on a eu deux problèmes différents. Donc mes deux rédacteurs en chef vont s'exprimer. Sophie Legal pour Cache Investigation parce qu'on a eu et on a aussi fait un reportage sur les commissariats clandestins chinois installés en France et on a eu à ce proprul là aussi des menaces sur nos journalistes.

Donc Gill Delbos va en parler. On va dire que j'ai reçu des coups de téléphone et des SMS suffisamment bizarres pour aller déposer plainte. Euh donc j'ai déposé plainte à plusieurs reprises déjà dans ma vie.

Je n'ai pas le sentiment d'être menacé. Je ne vis pas sous protection. Euh je pense que ce serait vraiment un très mauvais calcul de s'attaquer au messagers entre guillemets.

J'ai un ami qui s'appelle Laurent Richard qui a lancé une très très belle c'est pas une association d'ailleurs, c'est c'est ni une fondation ni une association. C'est un mouvement qui s'appelle Forbidon Stories. Il dit, "Vous pouvez tuer le messager, vous ne tuerez pas le message." Euh bon, ça ça s'adresse plutôt à des journalistes à l'étranger qui se font exécuter au Mexique ou ailleurs.

Je pense que s'attaquer à un journaliste, c'est toujours un très mauvais calcul parce que moi, je vous l'ai dit, je suis la tête de Condole, derrière moi, il y a deux rédactions. Donc si on voulait à un moment ou un autre me menacer, je pense franchement que ce serait totalement déplacé et et que et que ça ne produirait aucun des effets cherchés et même à l'inverse, je pense que ça produirait à l'inverse. Donc non, je ne vis pas sous protection.

Je vais faire mes courses tous les weekends comme tout le monde. Je fais le plein avec ma voiture. Je vis tout à fait normalement et je je ne je ne suis pas dans une situation où cela nécessite une protection.

D'accord. Pour la Chine, pardonnez-moi, Sophie Legal, Gill Delbécision rapide et puis ensuite on pour la Chine effectivement. Alors, on a fait une enquête sur la galaxie Mullier et on enquêtait sur Decathlon et des sous-traitants chinois.

Et c'est vrai que les deux journalistes qui ont participé à cette enquête et qui étaient en Chine ont subi une énorme campagne de cyber harcèlement mais sans précédent. Euh, ça a été extrêmement dur à vivre pour elle. Euh l'une d'entre elles qui était encore en Chine au moment de l'enquête a même dû quitter précipitamment la Chine.

Donc effectivement, c'est là qu'on se rend compte que l'investigation peut aussi euh voilà avoir des des risques, des conséquences. Ça peut être des pressions juridiques, mais ça peut aussi être des pressions sur les journalistes sur le terrain. Effectivement, merci beaucoup.

La même chose pour envoyer spécial lors d'un reportage sur le dans lequel on révélé l'existence de commissariat de police clandestin chargé de surveiller la diaspora chinoise en France. Euh, on avait pu filmer en fait l'expulsion d'un dissident chinois organisé par des personnes travaillant visiblement pour l'État chinois et les journalistes qui ont fait cette enquête suite à cela effectivement reçu quantité de messages de menaces. Euh donc ça peut arriver effectivement.

Merci. C'est ce qui me permet de rappeler, je l'ai fait depuis le début de cette commission d'enquête, que la protection des journalistes, qu'il travaille dans le privé comme dans le public, c'est un impératif absolu parce que la liberté de la presse, presse privée comme publique et non négociable. Je donne la parole pour 2 minutes à madame Souet pour la groupe le groupe France insoumise, la France insoumise.

Merci. Alors déjà, tout d'abord madame Lu je voudrais vous remercier pour de faire vivre le journaliste d'investigation dans un contexte qui à mon avis n'est pas toujours très simple. [grognement] Euh alors en 2015, moi je me souviens d'un reportage de Cachhigation sur Madame Dati sur ses liens avec euh GDF Suè, vous suspectiez des conflits d'intérêt et une séquence en particulier m'avait frappé.

Euh une séquence qui à mon avis était assez symptomatique de la façon dont madame Dati traite les journalistes. Je me souviens d'insulte prononcé à votre rencontre face caméra. Elle vous elle avait parlé de questions à la con.

Elle avait elle vous avait qualifié de pauvre fille. elle avait qualifié votre carrière de pathétique. Euh d'ailleurs, je note avec avec un certain sourire que madame Dati qui me demandait des leçons en matière de hurlement avait déjà à l'époque bien avant que je me lance en politique euh rien à apprendre quand il s'agissait de hurler sur des journalistes. [grognement] Plus récemment en 2000 en juillet 2025 sur le plateau de LCI, madame Dat a eu l'occasion de se défendre sur une autre affaire la concernant et elle est elle s'est permise de revenir sur le plateau pour pour à nouveau s'en prendre à des journalistes et leur demander de modifier la commentaire qu'il faisait sur sur ce sur son affaire.

Au but de ces différentes situations, madame Lu dont vous avez été vous-même victime, que pensez-vous en tant que journaliste du fait qu'elle a été nommée ministre de la culture et qu'elle soit focalisé depuis sur une réforme de l'audiovisuel public ? Vous parlez tout à l'heure de la question des pressions économiques au-delà même des des pressions politiques et c'est aussi en ce sens-là que je vous pose la question. Sachant que l'objectif de cette commission d'enquête, c'est d'évaluer la neutralité de l'audiovisuel public et donc la possibilité en tant que journaliste de pouvoir continuer à travailler en toute indépendance.

Qu'est-ce que ça dit selon vous de l'état de la liberté d'expression en France ? Je suis pas sûr totalement tout. Voilà, mais je pense que allez-y madame Luis-y.

Euh alors, ça ne vous a pas échappé, je ne suis pas Rachid Dati donc je pense que vous avez beaucoup de questions à lui poser. Euh je pense que vous l'avez auditionné, enfin j'ai j'ai regardé j'ai regardé quelques Voilà. Euh donc je pense que si effectivement vous avez des questions à lui poser, posez-lui.

En ce qui nous concerne, quelle que soit la personnalité politique, moi j'ai une religion euh assez simple. C'est-à-dire que on fait notre travail, juste notre travail que notre travail. Jeune euh petit-déjeunes, déjeunes, boit un café ou ne dent jamais avec des hommes ou des femmes politiques, ni avec des chefs d'entreprise sur lesquels on peut enquêter. et je me maintiens à la même hygiène ensuite, c'est-à-dire que nous faisons nos enquêtes, nous révélons, nous apportons des révélations.

En tout cas, on on tente à chaque fois de le faire, mais une fois que nos enquêtes sont mises à l'antenne, je m'interdis de donner quelqu avis que ce soit sur un homme ou une femme politique. Je n'ai pas d'avis à donner sur un homme ou une femme politique. Mon avis n'a aucun intérêt.

Je n'ai qu'une carte, c'est une carte de presse, c'est la numéro 55 246 et je partage avec mes deux rédacteurs en chef et les journalistes avec lesquels nous travaillons dans ces deux équipes la grande responsabilité de faire les meilleures enquêtes possibles. Point. Ensuite, aux citoyens de s'en emparer, aux citoyens, aux associations, à qui veut de s'en emparer et d'en faire ce qu'ils en souhaitent en ne dénaturant pas notre enquête, en essayant pas de la manipuler, de d'en changer le propos.

C'est très important. Mais c'est tout. Nous ne sommes que journalistes et moi je ne veux pas être autre chose que journaliste.

Ça me convient très bien comme position. J'aime ce métier vraiment passionnément. Je l'aime passionné et je défends cette carte de presse mais [raclement de gorge] vraiment bec et ongle et rien que cette carte de presse.

Merci beaucoup. Tout à l'heure vous avez parlé je crois au présent en disant je ne reçois plus aujourd'hui de pression politique. Les gens savent que que j'en ai jamais reçu objectivement.

Je pense que par le passé, on m'en faisait peut-être plus état, mais supérieur hiérarchique m'en faisaient peut-être plus état, mais vous jamais directement. Mais non, parce que j'ai jamais eu de proximité avec les hommes politiques. Donc je pense que euh il n'avait enfin si vous voulez comme justement je ne bois pas de café avec eux, je ne déjeun des jeunes digent jamais avec eux, pourquoi m'appellerait-il tout à coup juste pour me mettre un coup de pression ?

Ça semblerait un peu bizarre. Donc il préfère appeler au-dessus depuis le début en fait, je pense. Et comme j'ai fait de l'investigation 11 ans à Pièce à conviction et maintenant 13 ans euh à Cach Investigation, voyez, ça fait quasiment 25 ans que je fais de l'investigation.

Euh ça fait 25 ans que aucun dirigeant politique ne me ne m'approche plus. Enfin ne m'approche plus, ne m'a jamais approché d'ailleurs. D'accord.

Déjun pas la caféia de France Tévision avec même Parmier. Euh me monsieur, ça pourrait être barque ou [rires] madame Adisadé pour le groupe socialiste pour 2 minutes. Merci monsieur le président.

Euh madame Luis, moi je voudrais vous interroger, revenir sur la pratique des caméras cachées. Vous avez répondu de manière assez précise, mais j'ai en tête un numéro de cache investigation, celui du 7 octobre 2014 sur l'industrie du tabac, la grande manipulation où la pratique que vous venez de décrire n'était pas celle adoptée. C'était une caméra cachée où la caméra avait été euh enfin mis à terre et en fait la caméra tournait sans que l'interlocuteur le sache. et l'interloculteur en question.

Alors, pourquoi c'est très précis ? Mais je veux pas que vous répondiez là-dessus. Je veux que vous répondiez sur une pratique qui j'espère a évolué.

Donc, c'est pas une caméra cachée. Les personnes avaient baissé la caméra et la caméra tourné. Donc, pouvait capter les sons et la personne qui s'exprimait euh a été présentée comme euh un conseiller du ministre.

Donc à l'écran, sa tête a été montrée. Il a été présenté comme le le conseiller du ministre Éker parce que c'est celui que vous cherchez à voir aux rencontres des acteurs public sur le tabac euh alors qu'il ne s'était lui-même jamais présenté comme ça. Euh ça lui on lui a demandé "Est-ce qu'on peut voir le ministre équerte ?" et lui a répondu "J'ai fait ce que j'ai pu.

Ils ne veulent pas vous répondre." Vos journalistes ont dit "Ah bon ? Pourquoi ?

Je sais pas, vous devez les faire flipper." Et lui c'était un collaborateur d'acteur public. Euh il n'était absolument pas euh euh conseiller du ministre mais devant plusieurs millions de téléspectateurs, j'ai vérifié vos chiffres ce jourlà était présenté ainsi et lui-même m'a dit donc c'est assez précis que en fait ce il aurait pu être licencié parce qu'en fait c'était une faute professionnelle que d'exposer un ministre enfin voilà lui il avait fait un écart mais comme il travaillait pour un journal toute la rédaction s'est montrée très solidaire très choquée de ces méthodesl et du fait que ça n'avait pas été corrigé et j'ajoute que cet extrait où on l'entendait dire le ministre ne veut pas vous voir pourquoi.

Ben je sais pas, vous devez les faire flipper. Ce qui l'avait dit légèrement ne sachant pas être filmé ni même enregistré. En fait, il n'a pas pu s'en défendre et ça a tellement choqué la rédaction d'acteurs publics qui qui l'ont soutenu et qu' n'a pas été du coup licencié.

Et donc du coup, je voulais vous interroger sur cette pratique- làà est-ce qu'elle est encore en vigueur ? Et alors dernière chose, les journalistes qui s'étaient qui étaient venus filmer cette rencontre là ne s'étaient pas présentés comme des journalistes de cache investigation mais comme des journalistes de la de du 20h de France 2. Donc sur tous ces alors ça remonte un peu.

Moi, je voudrais savoir si déjà vous cautionnez cette méthode là si cette méthode là vous cautionnez si cette méthode de caméra cachée, c'est-à-dire des journalistes qui baisse la caméra, qui capte une une conversation est encore en vigueur chez investigation et comment se fait-il qu'on présente quelqu'un sous une fausse identité devant des millions de téléspectateurs pour servir un propos sensationnel ? Pardon, je termine parce que le propos qui a été prêté a été utilisé en intro de cette de cette séquence de cash indication un peu en bandeannonce pour tiser parce que c'est un peu sensationnaliste. Merci madame Adisadé.

Alors madame Adisadé, pardonnez-moi, je on l'a dit tout à l'heure, il y a 77 émissions de cache investigation. Il a il y a Attendez, je vous réponds et et premier je vous redonne la parole après si vous avez une question complémentaire. Enfin, c'est monsieur le président qui vous redonnera la parole mais je vous répondiez sur ce sujet là.

C'est passé. C'est passé mais c'est sûr on vous entend pas madamad. Donc non mais je veux pas éclairer précisément ceou on a compris que c'était les méthodes.

Voilà si vous vous souvenez pas de la situation précise en tout cas est-ce que ces méthodes seraient utilisées aujourd'hui ? On a bien compris. Alors moi je je alors je vous réponds en deux temps.

Premier temps. Effectivement c'est très loin. Je crois que c'est une des toutes premières émission Oui. 2014 donc vous voyez ça fait 12 ans.

C'est je crois que c'est une des toutes premières enfin c'est la première saison de Cash investigation. Euh donc on est diffusé en seconde partie de soirée. Si erreur il y a eu dans la présentation de la personne, alors effectivement cette erreur aurait dû être corrigée.

Nous sommes des humains, ça peut nous arriver de faire des erreurs. Franchement, la plupart du temps, toutes nos émissions sont vérifiées. J'ai envie de dire cinq fois par le service juridique, 10 fois par les rédacteurs en chef, par moi-même, par les journalistes même qui sont sur le terrain qui connaissent leur dossier parce qu'il travaillent un an dessus.

Donc ça m'étonne énormément mais ça peut arriver à n'importe qui. Voilà, ça ça peut ça peut arriver. C'est et c'est rarissime.

Alors en plus, c'est vrai que vous parlez d'une histoire qui est très ancienne il y a 12 ans. Moi-même je n'ai travaillais pas dans cette émission. Donc là, c'est très compliqué de vous répondre sur un cas très ancien.

Euh c'est on peut peut-être vous répondre par répondre dans c peut-être sur les méthodes. Est-ce qu'aujourd'hui vous utiliseriez ces méthodesl ? Est-ce que c'est des méthodes qui peuvent être utilisées ?

Il y a deux D'accord. Attends, je précise une mauvaise identité. Alors attendez votre micro son alors présenter une personne sous une mauvaise identité parce que de fait la présenté comme le conseiller du ministre rajouter un petit côté sensationnel truc par préciser les trois et on répond alors les trois c'est présenter une personne sous une mauvaise identité la caméra cachée qui n'en est pas une en fait la caméra qui tourne et qui capte un son qui capte de loin mais c'est pas la pratique de la caméra cachée que vous avez décrite quand vous avez répondu à monsieur le président et la troisième C'est euh du coup ça bon alors les deux déjà les deux premières.

Allez-y. Ça va revenir sur la on va y arriver. Pardonnez-moi.

Sur la mauvaise identité. Euh euh franchement si c'est le cas, c'est une erreur. Et je pense que ça se produit extrè extrêmement rarement dans nos émissions vu le le contrôle que nous effectuons à vraiment de de enfin la la chaîne de contrôle est extrêmement serrée.

Ça peut arriver. Ça peut arriver. Dans ce cas, euh franchement euh on s'en excuse.

Euh après, ce qui m'étonne, c'est que les propos que vous rapportez étaient extrêmement euh enfin j'ai c'est très banal. Si si la question était euh est-ce que le ministre peut vous répondre ? Non, il peut pas vous répondre.

Pourquoi il peut pas vous répondre ? Je sais pas pourquoi. Euh ça ne met pas Non, ce que je voulais dire c'est que ça ne met pas en cause la personne en question.

Ça, pardonnez-moi, je vais au bout de ce que je dis. C'estàd que si euh on faisait dire à à avec une mauvaise identité euh à quelqu'un quelque chose de très grave, là je je je mais là les propos que vous me rapportez sont vraiment d'une grande banalité. Attendez, je vais au bout quand même.

Je vous réponds. Attendez pas non mais je vais au bout. J'essaie de vous répondre déjà à chaque fois sur les deux points.

Caméra couchée. Donc la caméra couchée euh parce qu'il y a la caméra cachée, la caméra couché. Euh pardonnez-moi, mais si les propos sont d'une extrême gravité, si euh c'est alors on répète les mêmes choses à chaque fois, si c'est le seul moyen de recueillir des propos qui sont essentiels à une démonstration journalistique, si nous avons tenté par tous les autres moyens de recueillir ces propos autrement, si nous avons offert du contradictoire à la personne que nous souhaitons interviewer, si nous avons vraiment mis en place toute la démarche journalistique et que malgré tout ne pouvons obtenir ces propos qui sont importants pour l'évolution de l'enquête, donc qui sont capitaux, qui sont importants.

Alors à ce moment-là, oui, dans ces règlesl couchée peut se justifier mais uniquement dans ces règles-là. Merci monsieur Morel pour 2 minutes. Merci.

Merci monsieur le président et merci à vous trois d'être venus. Tout le monde convient que vous faites des émissions euh utiles, populaires qui révèlent un certain nombre de scandales. On se souvient parce que c'est on a parlé du périscolaire et des influenceurs, mais on se souvient aussi de Mckins l'emprise des cabinets de conseil sur l' administration française.

C'était intéressant. Moi, j'ai deux questions et une remarque. La première question, vous avez dit dans votre une de vos premières réponses pour les reportages, c'est 50 % des journalistes de France TV, 50 % des des sociétés de production et vous avez dit plus c'est pas tenable.

J'aimerais savoir pourquoi. Moi, j'ai toujours pas compris pourquoi c'était pas tenable. Deuxème question, ça rejoint ce que la collègue a ditadé.

Euh le journalisme d'investigation on l'impression que pour vous, enfin pour la plupart, c'est une obligation de résultat plus qu'une obligation de moyens. Or quand même, moi je trouve que ça pose la question de caméra cachée, couché, micro espion, ça pose des questions comme ça pose des questions d'ailleurs de d'interpeller quelqu'un à la sortie d'une réunion, quelqu'un qui est pas forcément habitué à la présence d'une caméra ou qui va être stressé, qui va être pressé de questions, assommé de questions et qui va répondre de façon un peu dilatoire et après on pourra dire avec des effets de montage de musique, ah bah vous voyez, il est pas forcé il est dans l'opacité, il est pas forcément honnête. Bon et ça et là et ça rejoint ma remarque, c'est que j'ai quand même le sentiment que la Élise Lu intervieweveuse n'aurait pas laissé passer la Élise Lu auditionnée sur son salaire ou sur d'autres questions.

C'estàd que vous êtes quand même vous avez toute votre image et votre popularité, elle vient du fait que les gens vous voient comme une sorte de chevalier blanc, le héros de la transparence et de l'exemplarité. Et sur ces deux questions, je vous le dis, vous seriez vous auriez pas été adoubé par Cachigation parce que vous avez des manœuvres dilatoire mais aussi manœuvre dilatoire sur la question du président sur les le pantouflage parce que franchement c'est quand même un peu démago de renvoyer aux seuls élus et aux fonctionnaires. La vérité c'est que des journalistes qui vont aussi dans des sociétés de production après avoir bossé à France TV, bah c'est pas non plus hyper moral quoi.

Voilà donc ça c'était la remarque. Et pour le reste, je crois que c'est très important sur le caractériser le journalisme d'investigation. Est-ce que finalement l'obligation de résultat, c'est pas plus important que l'obligation de moyens ?

On a on a ce sentiment là. En tout cas, merci. Je vous laisserai.

Alors, monsieur Morël, euh je vous réponds, il y a aussi beaucoup de questions, donc je vais essayer de de vous répondre pas forcément dans l'ordre mais à tout. Alors, courir après quelqu'un, encore une fois, aller demander une interview expresse à quelqu'un à la sortie d'une réunion, ça n'est absolument pas ce que je souhaite faire. Donc je je l'ai dit mais je vous le répète parce que je veux que ce soit entendu.

À chaque fois que nous en arrivons à ce genre de situation, nous avons proposé 10 fois 20 fois une interview en bonne et du forme à à notre interlocuteur. Si nous allons vers cet interlocuteur, c'est parce que nous avons accumulé au fur et à mesure de notre investigation suffisamment de faits. On va pas pour embêter quelqu'un, pour le mettre en difficulté.

On va parce qu'au fur et à mesure des mois, au bout d'un an d'enquête, on a accumulé suffisamment de faits pour qu'on ait à poser des questions extrêmement précises. Donc encore une fois, mon souhait n'est ni de courir le 100 m, ni de coincer quelqu'un à la sortie d'une réunion. C'est quand même beaucoup plus agréable quand on est journaliste de faire une vraie interview.

Et moi je connais pas, enfin franchement dans notre équipe, on est vraiment hyper raccord là-dessus. Euh on si et je et je peux vous dire que parfois mais c'est mais ça n'arrête pas en coup de téléphone en mail là en ce moment je suis en négociation je peux vous dire avec un grand patron. Ça fait des semaines que ça dure.

Je crois qu'on y est depuis le mois d'octobre. Tous les jours, j'envoie là à la directrice de communication de ce grand patron un texto et c'est sur mon téléphone là. Tous les jours, je lui envoie un texto en lui disant "S'il vous plaît, vous nous aviez dit que vous étiez OK sur le principe de l'interview.

Maintenant, il faut qu'on ait une date, il faut qu'on avance. Donc, on passe notre temps à faire ça. Si c'est une si c'est une manœuvre dilatoire de la part de la directrice de communication, peut-être qu'on en viendra à aller dans une réunion publique où ce grand patron est.

Mais je peux vous dire que depuis le mois de octobre, on on dit clairement qu'on veut une interview de cette personne calmement, pausément. Donc ça c'est la première chose. C'est important ce que vous dites.

Ça veut dire que quand on vous voit courir derrière les grands patrons, parfois on peut Non, non, non, mais peu importe. Quand on vous voit quand quand vous Non mais attendez, je peux pas aller au bout de ma question si vous permettez quand quand vous précisez parce que c'est important ce que vous expliquez, il y a beaucoup de Français qui s'interrogent là-dessus. Ce que vous nous dites là, c'est que quand on vous voit effectivement aller participer à des réunions publiques, à des âgés euh ou sortir de procès, euh c'est que vous avez utilisé d'autres moyens avant mais que les personnes ne vous ont pas répondu.

C'est alors Absolument et et monsieur Morel, je voudrais vous dire quelque chose aussi. Pourquoi on fait ça à un moment ? et et que ça nous semble important, c'est que à plusieurs reprises en fait que je pense notamment à Cédric E qui était à l'époque ministre du numérique qui on a investigué et si vous regardez bien Cach Investigation, on a investigué et dernièrement d'ailleurs, on a vraiment dernièrement il y a pas longtemps mais en tout état de cause si je vous parle de de ça, c'est que sur Cédric Ha l'impromptu effectivement dans une réunion dans un lieu public évidemment. jamais dans un lieu privé où il allait.

Euh, il a il a trouvé ça fort désagréable. Mais son directeur de évidemment, on lui avait proposé une interview 27 fois avant, on est bien clair, il avait dit non. Donc, je vais à l'impromptu dans un un lieu public.

Qu'est-ce qui s'est passé ? Par la suite, son directeur de communication nous a rappelé le lendemain en nous disant finalement pour l'interview, c'est OK. Donc si vous voulez, ça s'est pas ça s'est produit ça à plusieurs reprises.

Si au final ces interventions à l'impromptu en arrivie, ça vaut le coup. En ce qui concerne euh les 50 50, vous voyez pas pourquoi c'est pas tenable. Bah je vous renvoie au financement de Alors, nous dans l'idéal hein, on adorait avoir une rédaction de 25 personnes en interne en ETP.

équivalent plein quand on a les budgets, bah c'est pas possible. Il y a eu même un moment une volonté de tenter de réduire les journalistes en interne pour confier plus de production aux sociétés de production en externe. Je m'y suis opposé très fortement.

Euh ça a même valu vraiment des explications de gravure à France Télévision assez forte. Merci monsieur Girard pour une minute et après je red par au rapporteur. Désolé, j'avance parce que on a eu un un temps d'échange important et intéressant mais le rapporteur a encore beaucoup de questions.

Mesdames, messieurs, monsieur, pardon, une question madame Lucé. Euh à la question de monsieur le rapporteur, vous avez dit que vous ne pouviez pas être juge et parti dans une enquête sur France Télévision. Et pourtant, le samedi 11 mars 2023, vous affirmez à Sonia Babrou sur le plateau de l'émission Quelle époque qu'il n'y avait pas matière à réaliser un cach investigation sur France télévision.

Alors là, à cette époque-là, comment vous vous situiez ? Vous étiez Il y avait rien à dire. Dites-moi un peu pardonnez-moi monsieur Gérard, je pense que la question m'a été posé à huit reprises.

Monsieur Alon pardon monsieur le rapporteur à h reprises. Si exactement celle-ci mais peut-être que vous vous parlez tous les deux [rires] mais c'était le 11 mars 2023. Oui, c'est exactement ce qu'a dit monsieur à l'oncle.

Vous aviez dit vousz micro s'il vous plaît pardon il n'y a pas matière à réaliser un cash investigation sur France Télévision mais là vous étiez prête à le faire mais vous disiez non il y a pas matière mais pour tard allez donc c'est effectivement un peu différent de la question du rapporteur parce que vous disiez qu'il y a pas forcément de matière là vous nous avez répondu que ils étaient contrôlés par ailleurs. Je vous laisse en fait c'est pardon hein mais monsieur le rapporteur Ah pardon monsieur le rapporteur m'a posé les la question quasiment dans les mêmes termes donc je je peux vous faire la même réponse si vous le souhaitez mais je pense queon va se répéter malheureusement donc voilà je je et encore une fois monsieur rapporteur Pugnas il m'a posé la question à h reprises monsieur le rapporteur merci aux collègues pour leurs questions et je laisse le rapporteur continuer monsieur le rapporteur Oh pardon. Merci monsieur le président.

Voici donc depuis 3 ans seulement une liste d'enquête du service public que je vais vous citer. 29 janvier 2026 cache investigation sur l'enseignement privé sous contrat. 25 septembre 2025 envoyé spécial sur les évangéliques. 22 mai 2025 complément d'enquête sur Betaram. 10 octobre 2024, complément d'enquête sur l'établissement Stanislas privé catholique. 30 mars 2023, envoyé spécial sur une chorale catholique. 30 décembre 2022, victime de l'église sans compter votre interpellation du pape François au Vatican dans l'émission de Cach Investigation du 21 mars 2017 sur la pédophilie. sans remettre en spécifiquement la légitimité de de chacune de ces émissions, est-ce que vous avez pas le sentiment que l'investigation de France Télévision cultive une forme d'obsession vis-à-vis de de l'église, en particulier catholique ?

J'ai regardé et si je vous dis ça, c'est que vous n'avez consacré aucun numéro depuis au moins 5 ans à l'islam, au judaïsme, au bouddhisme ou à aucune autre religion, notamment au problèmes de radicalisation ou de séparatisme islamiste. Comment est-ce que vous expliquez une telle différence de traitement ? Je vous ai cité près d'une dizaine de reportages en l'espace de 3 ans.

Comment vous expliquez cette différence de de traitement qui se justifie de enfin qui se prouve d'un point de vue numérique ? Pardonnez-moi, première réponse euh qui me semble très importante, la radicalisation a été vraiment le le sujet de beaucoup de reportages de d'envoyés spécial. Euh je vais vous dire quelque chose qui me touche aussi personnellement pour Cach Investigation.

On l'a on l'a on l'a vécu de près nous la radicalisation. Euh la rédaction de Charlie Hebdo était à 4 m de notre rédaction, de la rédaction de cache investigation. Donc on sait ce que c'est que d'entendre les coups de feu.

On sait ce que c'est quand cette personnes de Cach Investigation vont dans le bureau de Charlie Hebdo que les pompiers sont pas arrivés, qu'il y a personne et que ce sont les journalistes de Cach Investigation qui ont fait les premiers gara aux victimes de Charlie Hebdo. Donc oui, on ne se masque absolument pas les yeux sur ce que ce qu'est la radicalisation. On a fait beaucoup de reportages dessus. y compris parfois nos reporters ont pris des risques parce qu'ils sont allés dans des pays où enquêter sur la radicalisation de l'islam euh c'est prendre des risques physiques vraiment.

Euh je pense à Romain Boutilli qui est encore dans l'équipe de de d'envoyé spécial aujourd'hui. Donc il y a il y a beaucoup de reportages qui ont été faits là-dessus. Euh vous nous dites qu'on a une obsession.

C'est ça monsieur le rapporteur ? nous avait dit une obsession pour l'Église catholique. Euh alors peut-être mais cette obsession pour l'Église catholique nous nous a permis aussi dernièrement de réaliser un reportage sur les églises en ruine et la manière dont les gens se mobilisaient partout en France pour réparer ces églises en ruine.

Euh donc je ça me semble ça me semble très important euh après le tout le travail qui a été fait sur la pédophilie dans l'église ou la pédocriminalité dans l'église. À l'époque on disait pédophilie. Bon, ça a été suivi du travail de la civis, vous l'avez vu.

Malheureusement, les révélations ont été extrêmement importantes, le nombre de victime aussi, l'État s'en est saisi. Donc, je pense que personne ne viendrait nous dire que l'enquête de cache investigation sur la pédocriminalité dans l'église n'était pas justifiée. Nous n'avons aucune forme d'obsession.

Et d'autre part, je voulais dire que dans dans le le cach euh là dernièrement sur le financement des établissements privé sous contrat, les la plus grande majorité de l'émission était consacrée au périscolaires dans le public. Donc vous voyez que nous n'avons pas d'obsession. Merci.

Alors peut-être que vous vous avez un prisme, un regard qui fait que vous voyez plus parti. Non, mais peut-être que vous pardon encore une fois et ça n'est pas une critique. Je comprends que vous n'ayez pas le temps, vous avez un travail de députés, on sait ce que c'est que d'être député sur le terrain.

Donc je comprends que vous n'ayez pas le temps de regarder tous les reportages d'envoyés spécial et je vous il y a aucune acryonie de ma part en vous disant ça. Je je vois que vous êtes sur le terrain, vous êtes dans vos circonscriptions, il y a il y a pas de souci, c'est normal, vous ne pouvez pas tout voir. Mais je vous assure qu'il n'y a de notre part aucune obsession sur ce sujet.

Je laisse laisse le je laisse le rapporteur vous revenir et et je dis juste qu'effectivement le le reportage je crois qu'en spécial avait consacré à la radicalisation dans l'école et fils de djihadiste avait avait suscité chez les responsables politiques aussi une une voilà je teste rapporteur allez-y monsieur rapporteur madame lu je madame lu vous expliquez que dans ma question il peut y avoir une forme d'obsession je j'ai regardé avec mes équipes sur les trois dernières années de de depuis alors pour être plus précis depuis 2024, je vous ai cité la liste qui est quand même assez longue sur les différents reportages, les différentes enquêtes qui concernent l'Église catholique depuis 2024. Est-ce que vous êtes en mesure de me citer une enquête que vous avez réalisé notamment sur le séparatisme islamiste face depuis 2024 ? 24 écoute et j'ai pas tout en tête.

Alors moi ce que je vous propose c'est qu'on on vous répondra vraiment très précisément par écrit parce que pourquoi vous me demandez depuis 2024 d'ailleurs ? Parce que vous avez vu que le dernier sujet c'était en 2024, c'est ça ? Parce qu'on avait l'école face à la radicalisation.

Tous les sujets qu'on a fait effectivement sur Charlie Hebdo, il y en a il y en a eu beaucoup. On a eu fils de djihadiste, on a eu génération salafiste. Donc tous ces sujets ont été faits d' envoyé spécial.

Je sais pas pourquoi vous me fixez la date de 2024. J'avoue ne pas comprendre. Est-ce qu'il y a une raison éditoriale à ça ? la la liste des enquêtes que je vous ai indiqué, vous vous conviendrez que quand même, je vous ai cité le 29 janvier 2026, l'enseignement privé sous contrat 25 septembre 2025 envoyé spécial sur les évangéliques. 22 mai 2025 complément d'enquête donc sur BRAM 10 octobre 2024 complément d'enquête sur l'établissement privé catholique Scanislas.

Bon, ça c'est un certain nombre. Je ma question portait simplement, mais on va avancer parce que j'ai j'ai bien d'autres sujets et d'autant plus que derrière vous expliquer, j'ai peut-être une obsession portée sur l'église catholique. C'était pas le sens de ma question.

D'un point de vue un peu plus large, euh est-ce que vous avez l'impression de développer des enquêtes qui portent autant sur des risques de séparatisme sur l'ensemble des religions ou est-ce que vous convenez que depuis les dernières années, il y a un focus particulier dans vos magazines sur l'église catholique ? Mais voilà, c'était simplement une question, j'en ai bien d'autres donc je me permets peut-être d'avancer. Alors ouais, allez-y.

Répondez répondez précisément et pardon parce que dans cette commission d'enquête, on a on est attaché au fait. Euh je voudrais quand même dire et monsieur le rapporteur Le SEC que d'ailleurs il a sans doute regardé que ce reportage euh récent sur les le périscolaire dans les écoles publiques de Paris ne portait pas sur l'école privée catholique mais bien sur des écoles publiques et et c'était les deux voilà je le dis parce qu'il faut qu'on soit vraiment attaché au fait euh voilà donc allez-y répondez rapidement d'autres question juste pardonnez-moi hein juste pour vraiment équilibrer les choses je redis que effectivement dans ce dernier cache investigation euh on traitait aussi bien de ce qui se passe derrière le portail de nos écoles dans l'école publique que dans les établissements privés sous contrat avec la la le même intérêt que vous d'ailleurs, monsieur le rapporteur et et monsieur le président et j'imagine les députés qui sont autour de la table, c'est il y a de l'argent public qui est dépensé dans ces établissements privés sous contrat, c'est 75 % de leur financement. Est-ce que cet argent public est bien dépensé ?

Est-ce que ces établissements sont bien contrôlés ? Enfin bref, exactement le genre de chose auquel vous êtes attaché, monsieur le rapporteur. Donc je pense que ces questions étaient importantes à poser.

En ce qui concerne fils de djihadiste, c'est donc en 2024 les églises en ruine. Donc quand vous dites queon ne s'intéresse à l'école pardon à la religion catholique que pour la critiquer, bah non, la preuve que non parce queon parlait de tous ces gens qui se battent partout en France dans nos territoires pour réparer ces églises en ruine. C'était en février 2025.

Donc vous voyez après en ce qui concerne complément d'enquête, je me défausse pas du tout mais vous voyez je suis pas directrice des magazines donc moi je peux vous parler de ce qui se passe à envoyer spécial et à Cach Investigation, je peux pas vous faire tout le périmètre des magazines de France Télévision. Ça c'est pas de mon domaine. Et une une précision oui c'est bon. concernant justement notre dernière enquête, ce qu'a dit Élise est très juste et et même je vais vous dire la part sur l'école publique puisque le périscolaire était bien plus importante que la part sur l'école privée puisque je crois qu'on avait 70 minutes sur le périscolaire et et 40 minutes sur les écoles privées.

Donc il y a pas d'obsession sur l'école privée et l'école catholique quand on traite ce sujet puisqu'on traite même majoritairement de l'école publique. Je vous remercie pour vos réponses. Depuis 2021, j'ai noté qu'envoyé spécial avait consacré plusieurs reportages à des personnalités étrangères de droite, souvent sous forme de portrait à charge.

Je pense notamment à Georgia Meloni ou Naï Boueleé, le président du Salvador. Dans le même temps, il y a pas eu de personnalité étrangère de gauche, de dirigeants de de gauche qui ont fait l'objet de documentaires comparable. Peut-être que vous pourrez me me contredire ou m'apporter la contradiction.

Je pense par exemple à Nicolas Maduro, je pense à Miguel Diaz Canal, le président de Cuba. Pourquoi est-ce que vous vous intéressez pas non plus à ces personnalités de gauche éminemment contestable et homme à la tête de ces états qui font qui sont je crois aussi au cœur de l'actualité ? Euh alors bon, je vais vous répondre très précisément.

Bon, je c'est pas vous faire offense, monsieur le rapporteur, mais vraiment regarder nos reportages. Ah mais franchement, sur Georgia Meloni, nous notre vraiment c'est c'est ce qui est intéressant justement quand on travaille à envoyer spécial, c'est cette volonté d'équilibrer d'entendre tous les gens, à la fois les gens qui et alors il y en avait beaucoup dans le reportage hein qui ont voté pour Georgia Méloni, qui sont très contents d'avoir voté pour elle, qui continuent à voter pour elle. il y avait sa meilleure amie euh son ami d'enfance euh qui témoignait dans le reportage.

Il y a aussi des gens qui sont contre mais ça c'est le principe de l'équilibrage d'un reportage. Vous entendez à la fois les gens qui sont pour et qui sont contre. Vous entendez bah un peu ce qu'on est en train de faire, argument contre argument.

Et c'est toujours intéressant, je trouve quand on va dans un pays à l'étranger et puis je peux vous dire même que la consigne qui a été donné par le rédacteur en chef qui est juste à côté de moi qui est Gill Delboss et par moi-même était de dire attention si dans le reportage on entend que des antimélonies on ne diffusera pas ce reportage. On veut absolument avoir dans un équilibre parfait des gens qui votent pour Georgia Meloni. Et franchement, je sais pas si vraiment vous l'avez vu.

Le deuxième reportage que vous me preniez en exemple, c'était Boukeley. Et et Beleayy, pardonnez-moi, pareil, même chose, Salvador, on entend des gens qui sont ravis enfin le calme soit revenu, qu'il y ait plus des gangs meurtriers qui soient dans les rues, que enfin les commerçants peuvent continuer à enfin recommencer à travailler, pas continuer, recommencer à travailler, qu'ils ne sont plus sous la menace de ces gangs. Donc je encore une fois pas de critique de ma part hein.

Je veux pas vous dire je sais que vous êtes très occupé, vous avez à la fois votre travail enfin votre mandat de députés et la commission d'enquête parlementaire mais je vous assure n'ayez pas une vision tronquée de ces reportages. Ce serait offense vous nous feriez offense, vous feriez offense à la rédaction. C'est que vous diriez "Ah bah ils ont un prisme dès qu'ils vont faire un reportage sur Méloni ou sur Booké euh bah ils vont décider que tout c'est les gros méchants puis voilà ce qu'il faut dire et mais pas du tout et franchement regardez enfin je pense qu'on peut faire une étude minute par minute de ces reportages pour vous prouver ce que je suis en train de vous dire et nos reporters ont pour consigne quand ils vont sur le terrain exactement ce que je viens vous dire et je peux vous dire qu'on est très sévère quand on est en visionnage là-dessus.

Merci beaucoup. Alors, attendez parce que il faut il faut, excusez-moi, non, pardon, je suis aussi le gardin et le maître des horloges, rapporteur question courte, on va essayer de faire réponse courte. C'est important que vous précisiez les ch même duel parce que effectivement, c'est pas une petite question qui a posé rapporteur et c'est c'était une une analyse enfin qui méritait d'être faite.

Vous répondrez après, pardon, allez-y, sur la rapporteur, je vous laisserai répondre simplement en reband et ça vous permettra peut-être de réagir. Ma question et vous avez pas vraiment vous avez pas répondu à ma question, euh pourquoi il y a pas de d'enquête de votre part sur des dirigeants de gauche ? Euh j'ai j'ai essayé d'en trouver hein notamment sur envoy spécial ou ou cacher investigation sur les dernières années.

J'ai trouvé Niboué, j'ai trouvé Georgia Meloni, j'ai pas trouvé Maduro, j'ai pas trouvé le président de Cuba, j'ai pas trouvé ces ses différents dirigeants. Est-ce que il y a une forme ? Quel est le choix euh que vous opérez pour parfaitement et bien arrêter vos décisions ?

Pour ce qui est du Venezuela et de Maduro, c'est justement l'un des derniers reportages qu'on a diffusé début janvier, je crois. Voilà, c'est ça. On a été le premier magazine, une des rares télé étrangères à pouvoir filmer au lendemain de l'attaque américaine avec des témoignages de personnes qui tout à la fois pouvaient avoir soutenu le régime et qu'il critiquait, des gens qui avaient reçu pour faire simple un missile américain à de pas de leur chambre à coucher.

Euh donc on était on a vraiment traité le sujet. On a raconté dans ce reportage comment Maduro avait développé un culte de la personnalité. On a montré des extraits des dessins animés qui passaient à la télévision publique vénézuélienne.

Enfin, le sujet a été traité il y a pas plus tard qu'il y a 15 jours en fait. Cache investigation, la seule enquête qu'on a fait sur un homme politique était sur DSK. Donc quelqu'un qui était issu de de la gauche initialement.

Porteur, je vous remercie pour votre réponse. En décembre dernier, vous avez diffusé un reportage consacré à Bernard Ana après plusieurs mois d'enquête. Bon, cette émission a réuni 1,69 millions de téléspectateurs, soit à peu près 10 % de part d'audience.

Ça se classéait derrière France 3, TF1 et le meilleur pâtissier qui était diffusé sur M6 pour une enquête, je crois, qui a duré plus d'un an, mais vous euh vous confirmerez peut-être cette supposition. Combien est-ce que cette enquête de près d'un an a coûté ? Alors, les les enquêtes ont toutes le même coût parce que en fait parce que on n pas abordé cette question là, mais Cach investigation est produit par une agence de presse qui s'appelle première ligne et il y a pas des tarifs qui varient en fait.

Et d'ailleurs pour tout vous dire, le coût moyen d'un numéro de cash investigation est en dessous du prix moyen des documentaires en prime time sur France 2. Voilà. Donc il y a pas de différence de coût.

Après sur l'audience parce que vous parlez de l'audience. Donc effectivement l'audience on a fait 1,7 million de téléspectateurs en primetime. Euh mais vous savez aussi que l'audience aujourd'hui elle évolue, elle n'est pas que en prime time, elle est aussi bah par exemple sur la plateforme.

Donc il y a 300000 téléspectateurs en plus qui ont regardé ce documentaire. Donc en réalité c'est 2 millions et pas 1,7 millions. Euh et puis il y a aussi euh les formats euh qui sont sur les réseaux sociaux.

Euh et ce numéro de cache investigation, il y avait plusieurs formats sur l'enquête sur Bernard Arnaud et nous avons touché ainsi 6 millions de personnes. Il y a eu 6 millions de vues euh sur ces enquêtes. Donc il faut pas non plus réduire la télévision uniquement maintenant aux ambiances euh en prime.

He on faisait ça avant mais c'est plus vraiment comme ça que ça se passe aujourd'hui. Il faut aussi regarder les plateformes et puis regarder le les réseaux sociaux également qui sont une part importante de la consommation aujourd'hui de la télévision y compris public. Je voulais juste rajouter, pardonnez-moi, je voulais je voulais juste rajouter que euh pour envoyer spécial, c'est un peu la même chose si vous voulez.

Il y a d'un côté la diffusion en primet time. Euh en fait, on a une stratégie en trois volets aujourd'hui à envoyer spécial. C'estàd que on a la diffusion en prime time.

Aujourd'hui, on a regardé les jeudis, toute chaîne confondu, ce qu'on appelle le total télé. Euh donc le jeudi soir, les primes ont perdu en 1 an 1,2 million de téléspectateurs. Tous les primes, hein, que ce soit des jeux, des séries, tous les primes.

Euh tout donc le jeudi soir, nous on est diffusé, bah mo- 1,2 million de téléspectateurs. Donc bien sûr que notre audience, elle baisse et bien sûr qu'on s'en préoccupe. On a une stratégie en trois points et qui peut-être évoluera encore plus.

Et la stratégie en trois points, elle est aujourd'hui qui a le prime qui existe même en quatre points. Le prime qui existe, on voit qu'il baisse. Il y a une diffusion de nos reportages euh en 2è partie de 20h, donc des 20 minutes en 2è partie de 20h à chaque vacances scolaire qui permet aussi de faire de l'économie d'argent public parce que comme ça nos reportages sont vu plusieurs fois et donc ça permet aux téléspectateurs aussi de découvrir nos reportages à une heure de très grande écoute fin de 20h.

Ensuite, on a sur les réseaux sociaux, je vous dis pour le digital, on a posté beaucoup de formats depuis quelques années. Le le succès manifestement au rendez-vous en année 2024 280 millions de vues pour envoyer spécial 280 millions de vues. Et puis vous voyez aussi qu'on a une stratégie sur YouTube.

Alors moi-même, j'y suis présente. Pourquoi ? J'ai une chaîne YouTube parce que je pense qu'il faut toucher les jeunes publics.

Quand on a des adolescents autour de soi, on voit bien qu'ils ne sont plus jamais devant la télévision en linéaire, mais jamais. Ils regardent ou en replay les choses qui peuvent les intéresser ou sur YouTube. Beaucoup beaucoup sur YouTube.

Donc moi, j'ai une chaîne YouTube à mon nom, on a une chaîne YouTube envoyé spéciale, on a une chaîne YouTube Cache Investigation. Et bien sûr que pour aller toucher le jeune public, on a très très envie de de d'aller sur ces canaux-là. Je pense, vous voulez la la diffusion unique sur un canal unique aujourd'hui, mais c'est complètement dépassé.

Complètement dépassé. Rorteur, dernière question sur ce sur ce reportage. J'ai pu voir que vous aviez interrogé l'économiste Lucas Chancel au sujet de la fiscalité de Bernard Arnaud et vous n'avez pas mentionné qu'il avait publiquement soutenu avec d'autres économistes un programme politique du Nouveau Front populaire.

La direction de l'information quand on l'a questionné et qu'elle est venue répondre en audition il y a quelques jours nous a pourtant indiqué qu'il était obligatoire de présenter l'engagement politique de chaque personne invitée par une émission de de France Télévision. notamment dans un souci d'honnêteté de l'information. Pourquoi est-ce que cet engagement n'a pas été respecté par vos soins et par la rédaction du du magazine ?

Je vais répondre à cette question. Monsieur le rapporteur. Euh Lucas Chancel est présenté dans le reportage comme un économiste qui est professeur à Sciencep et qui codirige le laboratoire des inégalités mondiales. [grognement] Euh nous ne sommes pas les seuls à le présenter comme ça.

Quasiment toute la presse le présente comme ça quand il intervient dans des médias. Je vais vous donner des exemples. Par exemple, le point euh qui a publié un papier en 2022 le présente comme tel Lucas Chancel, professeur de sciences pot et cirecteur du laboratoire sur les inégalités mondiales.

Pareil pour les Echos en 2024, il est présenté comme professeur à science P. Donc effectivement, nous l'avons présenté comme le présente la plupart des médias en France, à savoir comme un économiste qui effectivement est prof à science po et qui codirige un laboratoire de recherche sur ce que vous dites par rapport au NFP parce que nous-mêmes nous ne le savions pas avant de l'interviewer et nous avons vu comme vous j'imagine puisque sur les réseaux sociaux effectivement est apparu après notre enquête l'information comme quoi il aurait participé au NFP. Alors, on a voulu vérifier.

On a voulu vérifier et en fait ce qu'il nous a expliqué c'est que comme beaucoup d'économistes, ces travaux en fait sont à disposition des partis politiques et que le NFP l'a sollicité pour lui demander ses travaux, ses travaux scientifiques qu'il a donc donné ses travaux scientifiques au NFP. Mais en cas, il n'a écrit le programme. En aucun cas, il n'a appartenu à un parti politique.

En aucun cas, il a été candidat à une élection. En aucun cas, il n'a été élu. C'est un économiste.

Je précise quand même qu'alternative économique en en 2024, pardon pour mes collègues de gauche, mais avait quand même écrit que l'économiste Lucas Chancel avait contribué à l'élaboration du contrebudget du NFP. Je le précise parce que ça a été dit dans la presse et je et je me permets simplement de de réagir. Vous vous regarderez parce que pardon, c'est important de vérifier.

Il y a une tribune quand même qui a été rédigée dans les échos où il y a trois économistes dont Lucas Chancel qui prennent la défense du programme économique du Nouveau Front populaire. Donc vous pouvez contester mes mes questions. Il y a quand même des vérifications qui sont faites.

C'est son droit d'ailleurs. Il a le droit de s'exprimer en faveur du programme économique du NFP. Mais je m'étonne simplement, la direction de l'information de France Télévision nous a indiqué que lorsqu'il y avait un engagement politique aux partisans et que cette personne était invitée sur un magazine ou un plateau, il fallait présenter et être exhaustif sur cet engagement politique.

C'était d'ailleurs la raison de de ma question. Si vous voulez, je vous laisse peut-être rebondir ou alors on avance sur une autre une autre question. On avance.

Très bien. Mais c'est pas c'est pas une petite question effectivement de toujours savoir d'où les gens parlent. Je pense que c'est des questions qui vous traversent qui qui nous traversent nous comme politique qui faisons la loi et c'est un vrai sujet.

C'est juste c'est juste de dire que nous le présentons de la même manière que le journal Le point ou le journal des Échos et je pense que objectivement c'est ce que nous avons fait. Donc voilà, je mais je je veux pas enfin sauf si vous le souhaitez on peut y passer du temps mais je pense que vous avez d'autres questions. Un dernier point vous a expliqué que le point ne le cite pas comme un soutien du NFP en 2022.

Ah oui parce que le NFP c'était 2024. qu'il a soutenu le NFP en 2024. Donc évidemment que le point n'allait pas en 2022, lui prêtait un soutien qu'il a réalisé 2 ans plus tard.

Voilà, je je voudrais simplement fermer la parenthèse, mais je pense que c'est aussi important dans un souci d'honnêteté totale de l'information de de présenter chacun des intervenants en fonction de leur appartenance politique. Une question, sachant que le président vous a aussi Je vous en prie, allez-y. D'après ce que j'ai compris, il n'a pas d'appartenance politique.

Mais non, mais bon, on va avancer. La question c'est qu'on c'est effectivement la question c'est de savoir d'où les gens parlent. Il y a effectivement 2024 un article d'alternative économique qui dit qu'il a contribué au programme économique du NFP.

C'est sûr que quand on fait intervenir un économiste qui a contribué à un programme économique, qui soit de gauche, de droite, du RN, du LFI, peu importe, c'est sûr que c'est pas c'est pas exactement pareil qu'un économiste qui n'a pas contribué, ça ne dévalue en rien ses travaux économiques. C'est juste, je pense, la question qu'on peut se poser, c'est de savoir d'où les gens parlent. un économiste qui contribue à des travaux économiques du NFP, c'est pas exactement la même chose qu'un économiste qui contribue aux travaux du programme de LR par exemple.

Voilà. Bon, c'est je pense que c'est une question de toujours savoir d'où les gens parlent et et voilà, c'est une question importante je pense quand même. Allez, on avance.

Merci monsieur le président. Je me permets de revenir et je poserai une seule question sur le sujet. C'est une question d'ailleurs que le président a abordé je crois dans son propre liminaire.

Vous le savez, en juillet dernier, Patrick et Thomas Land ont été filmés dans une brasserie parisienne au côté de deux cadres du Parti socialiste par des journalistes de l'incorrect. Dans cette séquence, il y avait notamment des éléments politiques et des faits politiques sensibles qui ont été révélés, notamment le soutien du Parti socialiste à à Raphaël Gluxman pour l'élection présidentielle de 2027 et des discussions stratégiques aussi concernant les élections municipales à Paris notamment contre Rashidati. Il y a nombreuses personnes auditionnées ici qui se sont émus de ces méthodes, qui ont accusé tantôt une barbouserie, parfois un complot, mais surtout aussi un véritable danger pour le journalisme et pour le respect de la vie privée.

Madame Luc, vous utilisez, ça a déjà été dit, mais dans nombre de vos de vos enquêtes des procédés comparables, des caméras cachées, des enregistrements à l'insu des personnes, des interpellations directes aussi jusqu'au domicile des des individus pour obtenir des réponses. Il y a à peine quelques mois, vous déclariez sur vos réseaux sociaux dans une vidéo, je vous cite si le sujet est d'intérêt général, que tout ce que je vais obtenir grâce à la caméra cachée ou à mon enregistrement téléphonique, ça donne véritablement des informations à vous. Là, j'ai le droit d'utiliser une caméra cachée.

Est-ce que ma question est simple, est-ce que vous condamnez la méthode employée par les journalistes de l'incorrect dans cette affaire Patrick Cohen et Thomas Land ? Monsieur le rapporteur, petite précision. Non, on ne va jamais devant le domicile des personnes que qu'on veut interviewer.

On va dans des réunions publiques, on va devant des siège de d'entreprise parfois et encore rarement, on va dans des assemblées générales d'actionnaires, mais non, non, on va pas devant le domicile de quelqu'un. Euh alors ensuite, si vous voulez, est-ce que vous me dites est-ce que vous condamnez les méthodes des journalistes de l'incorrect ? Moi, j'ai pas à me prononcer sur les méthodes de de d'un média quel qu'il soit.

Ça me semble important. Euh je je suis pas là. Je suis là pour dire dans quelles conditions nous on utilise les caméras cachées.

Et encore je vais au risque de me répéter hein, je vraiment je vais essayer de faire court pour être concise. On ne les utilise qu'en dernier recours quand on a tout tenté avant pour avoir le contradictoire qui était nécessaire à une enquête qui était déjà poussée. Le procédé donc est légitime et il y a obligatoirement des règles à respecter.

Et ce qui me semble important, j'ai cru comprendre que moi je vous disais tout à l'heure ce qui est hyper important pour nous c'est que ces caméra caché, elles sont tourné par nos journalistes à 98 % du temps. Alors je je peut-être sur le 98 % je on va dire une très grande majorité à de très rares fois elles sont tournées par des sources avec lesquelles nous avons véritablement noué des liens de confiance. Donc encore une fois des des sources qui sont euh pas des sources qui arrivent du jour au lendemain.

Jamais on ne va diffuser une caméra cachée qui a été tournée par quelqu'un qui nous apporterait une caméra cachée parce qu'on aurait trop peur d'être manipulé et je pense que vraiment la possibilité de manipulation serait réelle. Je crois avoir compris de que dans le cas de l'incorrect, il s'agit d'un lecteur ou d'une personne en tout cas qui n'est pas journaliste, qui aurait tourné, qui aurait coupé à plusieurs reprises. Bon, en tout état de cause, je ne suis pas là pour m'exprimer sur l'incorrect.

Moi, je suis là pour m'exprimer sur les conditions dans lesquelles nous nous tournons nos caméras cachées et qui respectent vraiment certaines règles. Et encore une fois, une fois qu'elles sont tournées, ce qu'on demande aussi à nos journalistes, ça je voulais pas préciser tout à l'heure, c'est hyper important, c'est de tourner les caméras cachées toujours en longueur, c'est-à-dire de pas faire des stop and go, de pas faire je tourne, je tourne plus, je tourne, je tourne plus, je tourne, je tourne plus. Non, on tourne tout le temps.

Pourquoi ? parce que on est sûr une fois que on est au montage avec la rédaction en chef qu'il peut pas y avoir de manipulation possible sur ce que nous avons filmer. C'est-à-dire que c'est pas le la personne qui porte la caméra cachée, même si elle est journaliste, qui décide de ce qui de ce qu'elle tourne.

En fait, on tourne tout et ensuite en collectif avec des rédacteurs en chef, le montage sera effectué. Ça c'est pour s'assurer qu'à un moment le journaliste quand il est tout seul dans son coin avec sa caméra cachée ne va pas décider de lui-même de tourner ou de ne plus tourner quelque chose. Donc ça c'est très important.

Dernière chose encore une fois par rapport aux caméras cachées, il y a toujours un passage du juridique et donc le juridique de France Télévision ou et parfois même le juridic de France Télévision et de Cach Investigation euh regarde ces caméras cachées et nous dit si on est dans le cadre légal euh à la fois de tournage, de montage et de diffusion de ces caméras cachées. Donc vous voyez que c'est quelque chose de très contrôlé et et encore une fois on y a recours. pas de gueté de cœur, on le fait quand c'est vraiment impérativement nécessaire.

Merci monsieur rapporteur. Merci madame Lucé pour pour votre réponse. Vous expliquz que parmi vos méthodes, vous n'employez jamais par exemple des méthodes pour aller jusqu'au domicile des personnes.

Pourtant lors de votre cache investigation sur LVMH, vous êtes allé devant le domicile de Nicolas Puèche en Suisse. Vous avez même interrogé la femme de ménage qui s'y trouvait. Donc vous nous expliquez que c'est pas des méthodes que vous employez.

Pourtant dans un précédent numéro, vous l'avez fait. Qu'est-ce qu'on doit comprendre des de vos méthodes et de vos règles déontologiques ? Alors, il ne s'agit pas de son domicile principal en l'occurrence, il s'agit d'un de ces domiciles.

Et je crois que monsieur Pêche en a plusieurs. Je sais pas si tu as des précisions là-dessus, Sophie. Euh donc euh c'est quand euh vous avez quelqu'un qui n'a pas de de bureau officiel euh pour le coup, monsieur Pêche, on lui a fait aussi toutes les demandes possibles et imaginables, hein.

Euh il a même été question à un moment qu'on qu'on puisse réaliser une interview de lui puis par la suite, malheureusement ça ça n'a pas été suivi d'effets. Euh donc vous voyez bien que là quand on montre le domicile de monsieur Pêche, on est à l'extérieur. Monsieur Pêche n'est pas là.

On montre simplement une discussion avec la femme de ménage. Euh je je je vais pas attendre quelqu'un pour euh le le poursuivre devant chez lui. C'est ce que je voulais vous dire pas par ça.

C'est-à-dire que là, on est vraiment dans une dynamique de reportage. Notre reporter se rend jusque chez lui. On espère obtenir une interview.

On l'obtiendra ou on l'obtiendra pas. Il peut très bien d'ailleurs nous dire à un moment non, je ne veux pas vous répondre et je ne vous répondrai pas. Et monsieur Pioche était tout à fait capable de le faire.

Ce que je veux dire c'est qu'à aucun moment nous dans la volonté qu'on peut avoir de recueil du contradictoire quand on a épuisé tout ce qu'on pouvait épuiser, on ne se rend devant le domicile de quelqu'un. Juste pour bien parce que c'est important, on est ici sous serment, c'est très d'écouter cette commission d'enquête. On a besoin de bien comprendre que c'était pas exactement la même réponse à la première question du rapporteur.

Là, je comprends votre deuxième réponse, madame Lu que en dernier recours, si les gens ne vous ont pas répondu, vous pouvez aller jusqu'à aller au domicile des gens. C'est c'est important de comprendre. Je me je me permets monsieur le président.

Monsieur le président, simplement je je me permets. Je vous ai posé la question sur les méthodes que vous employez. Vous me répondez en expliquant que vous n'allez jamais devant le domicile de ces personnes.

Vous êtes sousment. Je vous explique que dans un cach investigation, vous êtes allé devant le domicile d'une personne, monsieur Nicolas Puèche, et vous me répondez alors que vous étiez sous serment que oui, effectivement, c'était son domicile, mais c'était pas son domicile principal. Est-ce que vous avez pas l'impression sous serment nous avoir en fait menti ?

Attends, estce qu'il faut quoi que le rapporteur s'organise ? Il y a 6 questions. Moi c'est mon rôle effectivement de faire revenir quand vous prêtez serment.

Donc je l'ai fait, le rapporteur vient de le refaire. Bien sûr, bien sûr. Pareil hein le le cach investigation est peut-être très très regardardé.

Je ne suis pas allée devant le domicile de monsieur Pêche le domicile secondaire. Non non non non, moi je ne suis pas allée devant le domicile de monsieur Pêche. Le mon journaliste y est allé mais enfin pardonnez-moi, ça c'est la démarche normale du reportage d'aller devant pour tenter de recueillir.

Moi je vous disais tout à l'heure sous serment et je vous le redis sous serment donc je suis très claire. Moi Élise Luis en dernier recours devant le domicile de quelqu'un que nous tentons d'interviewer euh en l'occurrence la personne là que je vous dis avoir par texto quasiment tous les jours, je vais pas aller devant son domicile pour tenter de l'interviewer. Donc c'est ce que je vous je suis en train de vous dire dans le cadre du reportage qui concerne l'enquête.

Ben ça peut nous arriver, ça a pu nous arriver à de multiples reprises mais moi personnellement je n'y vais pas. Est-ce que là c'est clair ? Oui oui.

Non mais voilà, je pense que comme la question était sur pas sur vous, la question n'était pas sur vous, vous Élise Lu, elle était plutôt sur quel casche investigation. Donc vous nous dites que vous euh dans vos méthodes ou dans la manière dont vous travaillez, vous ne vous interdisez pas d'aller dans le domicile des personnalités. Monsieur le président, monsieur le président, simplement ma question et je pense que vous le comprenez madame Luis, ne portez pas sur vous, c'est sur vos journalistes, vos rédactions, vos enquêtes.

Je vous demandais si dans les méthodes où vous alliez au domicile de certaines personnes, c'était exutable. Vous m'avez répondu sousement que vous n'y alliez pas. Et après ensuite vous m'avez dit personnellement, non, vous avez pas dit personnellement moi Elise Luis pas devant le domicile des personnes.

C'est important de rétablir les faits et la vérité. Je vous ai démontré que dans certains magazines vous alliez avec enfin vos journalistes alliés de aller de devant le domicile. Voyez, il y a aussi un rapport à l'information, à la vérité de l'information qui peut être mise en cause et mise à mal par ce type de déclaration.

Alors madame Logal, allez-y. Donc mad même Lu vous vous n'allez pas dans devant les domiciles. Maintenant est-ce que dans Cach Investigation vous vous y allez ?

C'est des méthodes que vous utilisez ? Alors je pense qu'effectivement il y a eu une incompréhension entre vous parce que je pense qu'Él parlait d'elle personnellement. Euh après sur le cas de Nicolas Puèche, vous avez raison, le journaliste s'est rendu devant le domicile mais on était sur un cas qui est très particulier, c'est-à-dire que Nicolas Puèche n'a pas d'activité professionnelle.

Euh donc on ne peut pas par exemple se rendre à son bureau. Euh donc vous voyez, ça c'est un cas quand même assez rare parce qu'en général quand on fait l'investigation économique, on va aller voir des dirigeants économiques mais on va aller plutôt à leur entreprise. Là Nicolas Puèche n'avait pas d'entreprise donc c'est pour ça qu'on est sur un cas très rare.

Vous avez raison, ça a existé mais qui est euh je veux dire à part Nicolas Pierge, je pense qu'il y a pas d'autres exemples parce qu'en général les gens ont des fonctions dans les entreprises qui n'étaient pas le cas de de Nicolas Puèche. Par ailleurs, le journaliste quand il est allé, nous n'avons pas donné le nom du village, la maison est floutée. Donc ça c'est quand même important aussi de de signaler ça.

Et et pour tout vous dire parce que vous ne voyez pas la séquence mais moi je vous expliquer aussi l'intérêt de ça, c'est qu'il a déposé une lettre, voilà, pour expliquer en fait l'enquête qu'on faisait parce que c'était un moment où voilà la communication était un peu bloquée avec ses avocats, avec ses communiquants et on espérait pouvoir lui déposer une lettre pour avoir un accès direct à lui et qu'il connaisse l'existence de notre enquête. Donc c'est pour cette raison que nous l'avons fait. Je vous remercie pour pour vos précisions.

On va avancer. Mais j'ai encore quelques questions si vous le voulez bien vous poser [grognement] et je vais vous poser notamment une question sur le l'émission Cash investigation qui a été diffusée le 2 février 2016 intitulé produits chimiques, nos enfants en danger et cette émission a affirmé que 97 % des produits alimentaires contenaient des résidus de pesticides laissant entendre un risque généralisé pour la santé des agriculteurs, mais aussi des consommateurs et des enfants. Or, les données disponibles indiquent que dans ces qu dans 97 % des cas que vous avez cité, les résidus se situaient dans les limites légal fixé par les normes européennes et que seul une très faible proportion des échantillons, environ 2,6 % dépassait effectivement ces seuils.

Lorsque de telles présentations orientées sont contestées massivement, pourquoi est-ce que vous avez pas reconnu par la suite et bien votre erreur ? Alors, je vais essayer de vous répondre, c'est un peu compliqué pour moi parce que je suis à la rédaction en chef de l'émission depuis 2018 et donc cette émission date de 2016, il y a 10 ans. D'après ce que j'ai compris, il y avait une citation d'un communiqué de presse de l'Efsa qui disait "Plus de 97 % des aliments contiennent des résidus de pesticides dans les limites légales." Donc ça, c'est ce qu'on voyait à l'écran, ce que pouvez lire le téléspectateur.

En revanche, il est vrai que la voix off n'a pas lu [grognement] la phrase dans son intégralité et c'était une erreur. Et c'est d'ailleurs une erreur qui a été reconnu par la rédaction en chef de l'émission de l'époque et d'ailleurs depuis, je peux vous dire he puisque c'était il y a 10 ans, nous sommes toujours très vigilants sur la lecture intégrale des citations. Merci.

C'est un reportage 2016. D'accord. Monsieur ROR, pardon.

Je je pardon, vous m'entendez ? Je je vous remercie effectivement pour pour votre réponse. Je constate à l'évidence que vous étiez pas donc en poste à ce à ce moment-là.

Je me permets donc de vous poser une question sur une émission Cach Investigation qui date du 17 janvier 2019. Je pense que vous attendez à ce que je vous pose cette question qui était consacrée au glyphosate qui a présenté notamment des analyses urinaires réalisées auprès de plusieurs personnalités notamment Lormanodou, Julie Gaillet, Jamel de Bous et d'autres auquels vous avez proposé ce que vous avez appelé un glyphotest une analyse d'urine visant à détecter la présence de glyphosate dans l'organisme. Vous avez qualifié des normes, c'est le thème le terme le taux retrouvé chez Julie Gaillet alors même que la quantité évoquée était de l'ordre de quelques microgrammes, soit un niveau 714 fois inférieur aux références sanitaires établies notamment pour l'eau potable par les autorités compétentes, c'est-à-dire l'ANCES.

Cette présentation d'ailleurs a pu conduire dans les jours qui ont suivi une partie du public à considérer comme très dangereux un niveau pourtant situé en de ça des seuils réglementaires dans un contexte en plus de débat public. particulièrement sensible. On l'a vu nous à l'Assemblée nationale en tant que journaliste, vous êtes tenu par la charte de Munich de ne pas déformer l'information.

Est-ce que vous admettez que la manière dont ces résultats ont été présentés par vos soins étaient scientifiquement et journalistiquement fallacieuse ? Voudrais répondre cette enquête n'a jamais été diffusée dans Cach Investigation. Quelle numéro ?

Il y a il y a l'enquête dont vous parlez n'a jamais été diffusée dans Cach Investigation. Alors, on avance monsieur. Bah, c'était un je sais pas c'était dans quel magazine alors parce que ça a été diffusé sur sur France la Division.

C'était quel magazine ? C'était dans le cadre d'envoyé spécial, monsieur le rapporteur. Donc moi, ce que je voudrais c'est qu'on se remette dans le contexte de l'époque.

L'émission, elle a été diffusée en janvier 2019. vous l'avez dit hein il y a 7 ans et à l'époque vous vous en souvenez certainement le président de la République en parlait beaucoup là glyphosate faisait la une de l'actualité puisquemanuel Macron avait annoncé vouloir interdire l'herbicide ce qui avait vraiment provoqué un débat extrêmement important il avait dit je voudrais l'interdire au plus tard dans 3 ans. En 2018, donc juste avant à l'Assemblée nationale, les députés rejettent l'inscription de l'objectif d'interdiction du glyphosate dans la loi.

Et donc, on s'est dit qu'il était pertinent à la fois puisque l'Assemblée nationale s'y intéressait, le président de la République s'y intéressait, de consacrer une émission au glyphosate. Pourquoi est-ce qu'on a réalisé ces tests urinaires ? En fait, c'était au moment où tout le monde s'interrogeait effectivement sur cet herbicide pour mettre en en évidence cette prise de conscience qu'il y avait dans le grand public qui avant franchement je pense ne parlait pas loin de là dans son quotidien de Roundup ou de glyphosate, loin de là.

Euh donc pour mettre en évidence le la prise de conscience de l'exposition de la population à cet herbicide. Alors là maintenant, je vais être extrêmement clair sur ce qui a été dit dans l'émission. À aucun moment, je dis bien à aucun moment, nous n'avons présenté ces résultats comme ceux d'une enquête scientifique, ni présenter le panel de particulier de personnalité comme représentatif de la population française à aucun moment.

Que peut-on conclure de de ces résultats ? dans l'émission ainsi que lors des articles de presse entourant la diffusion de l'émission, nous avons martelé, je dis bien martelé, qu'il n'était pas possible de tirer des conclusions de ces résultats. Nous n'avons jamais affirmé dans l'émission que cette exposition signifiait un danger pour les personnes qui ont participé à l'étude.

Objectivement encore aujourd'hui, il n'existe aucun indicateur pour analyser ces résultats. ni le seuil autorisé dans l'eau potable, ni la dose journalière autorisée ne peuvent être utilisé comme des valeurs de référence. On a utilisé, [grognement] on a demandé nous de faire l'examen de nos tests à un laboratoire allemand qui s'appelle Biocheck.

En fait, ce qui est compliqué avec cette histoire sur le glyphosate, c'est que il n'existe pas de mesure de méthode officiel pour mesurer, pardonnez-moi, le le taux d'exposition au glyphosate. On peut donc ou choisir le test Elisa qui est utilisé par le laboratoire biotech, biochèch, pardonnez-moi, ou la chromatographie. Et en fonction euh des deux possibilités d'examen, on va obtenir des résultats très différents.

Mais moi, je veux remarteler qu'à aucun moment dans l'émission, nous ne présentons ces tests comme des tests scientifiques et à aucun moment, nous ne disons c'est dangereux. Donc vraiment, soyons précis sur ce que nous avons dit dans cette émission. Merci.

Peut-être juste un point de d'organisation de notre travaux. On doit terminer à 20h, ça fera plus 3h30 d'audition. Donc faut aussi ensuite que les uns et les autres puissent regagner leurs autres occupations.

Donc je laisse au rapporteur voilà encore petite demi-heure de questions réponses et voilà. Pardonnez-moi. Est-ce que je peux prendre juste ?

Oui oui, je vais suspendre pour 2 minutes pour voilà deux petites minutes et on reprend dans 2 minutes. Ouis. Allez pas d'émission cette semaine.

Ouais, voilà. On va on va on va reprendre. Monsieur Rapporteur encore trois questions.

Merci monsieur le président. Alors, il faut que je sélectionne bien. Euh effectivement, je vais vous poser une question notamment d'un avis du comité d'éthique de France Lévi.

On a reçu les la présidente notamment du comité d'éthique. C'était un avis rendu le 23 septembre 2020 et elle épinglée donc l'émission de Cach Investigation relevant que l'épisode intitulé égalité homme-femme balance ton salaire avait procédé à je cite une présentation déséquilibrée des chiffres. Ne répondez pas aux exigences, je cite encore, de bonnes informations du public en ne faisant pas de présentation objective et en induisant en erreur le public, nuisant ainsi à la réputation d'une entreprise la Caisse d'épargne île-de-france en reprenant, je cite à nouveau, les arguments de la CGT.

Comment est-ce que vous expliquez pour ce magazine là que de telles approximations aient pu être diffusé dans votre dans votre émission d'investigation ? Est-ce que vous avez aussi présenté vos excuses à cette entreprise qui je pense aussi a subi par la suite un préjudice ? Alors, j'ai pas exactement [grognement] la même lecture que vous de cet avis.

Euh donc ce sujet a été diffusé en 2020. C'était un sujet effectivement sur l'égalité salariale homme-femme et une partie de l'enquête portait sur la caisse d'épargne. Alors, il y avait trois griefs de la Caisse d'épargne à l'encontre de l'émission.

Le premier grief, on nous reprochait notre ton décalé et ironique. Donc je vous lis la citation he du comité ce qu'elle a statué à ce moment-là. Ce choix formel d'expression n'est pas apparu contraire à l'honnêteté de l'information, même s'il vise à présenter sous un jour moqueur certains protagonistes du reportage.

Donc là-dessus, il y avait pas de sujet. Le deuxième grief était que la Caisse d'Épargne nous reprochait de n'avoir mis à l'antenne que le témoignage de quatre salariés de la Caisse d'Épargne. En réalité, on avait interviewé une douzaine de salariés, mais nous n'avions pas diffusé tous leurs témoignages, ce qu'on fait en général dans toutes les enquêtes.

Donc, voici ce qu'and dit le comité d'éthique. La Caisse d'Épargne précise pas en quoi ces témoignages contiendraient des éléments erronés. Le comité estime qu'ils peuvent illustrer la manière dont des discriminations peuvent être vécues par les femmes au sein d'une entreprise et n'ont pas besoin d'être représentatif de l'ensemble des salariés.

Donc c'est pareil, ce ce griff là n'a pas été retenu par le comité d'éthique. En revanche, il y en avait un troisième, c'était une affaire de chiffre, c'est-à-dire que nous nous avions récupéré les bilans sociaux de la Caisse d'Épargne, Île-de-France et [grognement] on découvrait en calculant que les hommes de cette entreprise gagnaient en moyenne 18 % de plus que les femmes. Donc, je vous donne les chiffres en valeur absolue parce que c'est assez parlant.

C'est-à-dire que le salaire moyen d'un homme avec prime était de 4615 € par mois. Le salaire moyen d'une femme avec prime était de 3927 € par mois. Donc vous voyez, il y avait 688 € de moins en pour les femmes par mois.

Donc nous effectivement notre calcul c'était de dire qu'il y avait un homme gagnait 18 % de plus que les femmes. Pour la case d'épargne, eux ils estimaient que l'écart salarial entre les hommes et les femmes n'était que de 1 %. [grognement] Donc dans l'quête, nous avons fait état des deux chiffres 18 % 1 %.

Et voici ce qu'a considéré le comité d'éthique. Le comité d'éthique n'entend pas contester à Cach Investigation le droit de Manel Ronnie qui fait partie de la liberté d'expression des journalistes, mais en l'occurrence la rapidité de la présentation du seul élément contradictoire apporté aux arguments de l'action de groupe, le 1 % aurait mérité plus ample information, pardon. Donc effectivement ce qu'il nous reprochait, c'est d'avoir présenté rapidement ce chiffre de 1 %.

Donc je je ne pense pas qu'on ait matière à s'excuser par rapport à ça. Merci pour ces précisions monsieur le rapporteur. Merci monsieur le président.

Question importante, vous vous avez d'ailleurs évoqué je crois ce sujet mais j'aimerais y revenir. Concernant les trois journalistes Stéphan Villeneuve, Veronic Robert et Balta Adad. Comment ces trois journalistes ont-ils pu mourir à Mossou en Irak le 19 juin 2017 lors du tournage d'une séquence d'envoyé spécial qui n'a pas été validé par votre hiérarchie alors que c'est l'usage.

Qu'est-ce qui s'est passé lors de cet épisode et pourquoi n'y a-t-il pas eu de validation à ce titre ? Pardonnez-moi. Euh tout d'abord, je voudrais vraiment rendre hommage au grand reporter.

Je le fais souvent. Moi, vous savez, on m'arrête beaucoup dans la rue, on me dit "Madame Lu faites un un métier dangereux." Non, non, non, je suis pas un métier dangereux.

Maris Burgot fait un métier dangereux. Stéphanie Perez fait un métier dangereux. Gill Jaquier faisait un métier dangereux.

Il en est mort à Homs en Syrie le 11 janvier 2012. Il était reporter envoyé spécial, très grand reporter. Euh Stéphane Villeneu Véronique Robert et et Bier Hadad ont été tués le 19 juin 2017 à Mossou en Irak.

À chaque fois pour nous, c'est une énorme blessure. Je je vous le dis franchement et pas que quand ce sont des journalistes de France Télévision qui meurent. Quand un journaliste meurt sur le terrain, quelle que soit la chaîne pour laquelle il travaille, c'est une blessure.

C'est une blessure parce que c'est un confrère qui qui qui tombe sur le terrain de de l'information. Euh donc là, dans ce domaineel, il y a pas de frontière, il y a pas de privé, il y a pas de public, il y a rien du tout. On est on on est tous atteints, quel que soit le confrère.

Euh c'est un peu compliqué pour moi de de vous parler de cette situation parce que vous le savez certainement, vous avez dû le lire. Le jour où la décision a été prise d'envoyer ces ces trois journalistes à Mossou en Irak, j'étais moi-même hospitalisé et sous anesthésie générale. Je sais pas si vous le saviez mais en tout état de cause, je n'ai pas participé à la prise de décision du départ de cette équipe en Irak.

Et pour cause, je ne pouvais pas le faire. Je n'ai appris que cette équipe est était partie en Irak qu'au moment où on a appris que ils étaient dans un champ de mine et que sûrement plusieurs d'entre eux étaient morts. Donc comprenez que c'est pour moi très compliqué de vous parler d'une décision à laquelle je n'ai absolument pas participé.

Je n'étais pas là pas en état de prendre cette décision. Quoi qu'il arrive, je tiens vraiment à rendre hommage à à tous les grands reporters que je vois partir sur le terrain. Vous savez en Ukraine, ça fait 4 ans par exemple qu'ils y vont qu'ils se relaisent sur le terrain.

Et je pense pas seulement à ceux de France Télévision. Moi quand je je vois Florence Bena, quand je vois nos confrères de TF1, des chaînes d'info qui sont sur le terrain, qui prennent autant de risque pour que l'info existe sur nos antennes queles qu'elles soit, je leur tire mon chapeau. Merci beaucoup. votre votre micro.

Merci madame Luc. Je pense c'est des questions qui sont importantes notamment dans le champ de l'investigation. Est-ce que vous confirmez notamment que monsieur Hadad Filer n'était couvert par aucune assurance, ni capital d'essai ni même par le moindre contrat de travail ? si son corps a finalement pu être rapatrié, c'est après avoir débloqué plusieurs jours à la morque d'Erbill une somme de près de 1000 € par sa famille que sa famille a dû emprunter notamment pour soudoyer les fonctionnaires iraakiens.

France Lévision d'ailleurs n'a intervenu que le 8 juillet 2017, donc plusieurs semaines après. Est-ce que vous avez connaissance vous de d'autres collaborateurs qui sont rémunérés au noir qui seraient rémunérés au noir comme monsieur Hadad ? Très franchement, la personne à qui vous devriez poser ces questions là, si mes souvenirs sont bons, euh je je j'espère ne pas vous dire de bêtises là.

Pour le coup, je je suis pas sûr de moi. Donc, comme je suis sous, je préfère vous le dire. Il me semble que c'est Yannick Leanchant qui était à l'époque directeur de l'information qui a géré ce dossier et d'après le souvenir que j'en ai avec beaucoup d'humanité euh on l'auditionne demain.

Ah, vous l'auditionnez demain ? D'accord. [grognement] Alors bon, peut-être vous lui poserez la question parce qu'il il a il a été en charge de tout ce qui était assurance, indemnisation, soutien aux familles et je pense qu'il a été extrêmement présent et et très humain justement dans sa volonté de d'toi aimer.

Les décisions n'étaient pas miennes. Je n'étais pas directrice de l'info et je ne le suis toujours pas. Je n'ai toujours pas envie de le devenir.

Donc posez-lui la question demain. On lui posera demain. Merci madame Lu je vous remercie de votre réponse à ces questions qui je l'admets sont lourdes et vous avez raison.

Je je poserai on posera ces questionslà demain à monsieur le tranchant qui sera auditionné. Deux questions peut-être un peu plus légères pour clôturer et merci encore pour votre patience et d'avoir répondu à l'ensemble de nos questions. Le mardi 10 octobre 2017 à Nant, il y a des black blog qui ont défilé avec une banderole à votre effigie.

Vous voyez le le la question ? Je je vois que vous anticipez déjà ma question, elle est un peu plus légère mais cette banderole des Black Block était sur laquelle était inscrit "On fout le bordelise Lu m'a radicalisé." Quelques mois plus tard, dans une interview accordée à Brut, tourner dans votre bureau, on aperçoit une photographie de cette manifestation et de cette même banderole qui est affiché derrière vous.

Est-ce que madame Lu pour vous c'est une fierté d'être érigé pour modèle par un mouvement d'extrême gauche ultra viiolent ? Est-ce que au fond vous admettez que certaines de vos émissions puissent contribuer à radicaliser l'opinion publique et peut-être à générer des violences ? Alors très franchement, monsieur le rapporteur, je ne l'espère pas.

Euh, j'aimerais qu'on soit plus dans un esprit de concorde dans ce pays en ce moment. Et j'imagine que vous aussi, en tant que responsable politique, la Concorde est quelque chose qui vous importe euh parce qu'on sent un pays euh qui est euh euh je pense inquiet. Donc, on est plus dans cette volonté là.

Alors, cette photo, je vais être précise avec vous. Oui, elle est dans mon bureau. Elle est dans mon bureau.

Ce sont des manifest des manifestants à Rennes euh qui brandissent cette banderole. Et cette manifestation, elle a eu lieu juste après euh notre enquête sur la souffrance au travail chez Lidle et chez Fri dont Sophie Legal vous parlait. Euh, on voit d'ailleurs sur l'affiche le nom des deux entreprises.

On voit écrit Free et Lidl. Euh il y avait de nombreuses manifestations à l'époque parce que c'était au moment où il y avait la loi travail euh et donc il y avait des manifestations contre la loi travail. Moi, j'ai trouvé le clin d'œil amusant parce que ça faisait référence à une de nos enquêtes qui a été la plus regardée en fait de toute l'histoire de Cach Investigation.

L'enquête que Sophie Legal qui est ici a faite sur la souffrance au travail a été la plus regardée de cash investigation avec plus de 4 millions de téléspectateurs en prime time. Donc vous voyez qu'il y avait pas que des black block qui regardaient cach investigation ce soir-là. Il y avait pas que des gauchistes devant leur poste.

Je pense et là je pour le coup c'est c'est pas de l'humour. Je pense que malheureusement encore aujourd'hui le thème de la souffrance au travail concerne énormément de Français. Donc je vous dis, j'ai pris ça avec l'humour.

Il y a aussi beaucoup de mêmes qui circulent sur les réseaux sociaux me concernant. Euh mais la manière dont vous avez été renseignée n'est pas très complète parce que je dois aussi vous dire que dans mon bureau, il y a une affiche de campagne de Donald Trump par exemple qui est assez grande et qui est un souvenir que j'ai ramené de mon reportage qu'on a fait juste avant les élections aux États-Unis et où j'avais notamment été avec des bikers trompistes. Je sais pas si vous aviez vu cette séquence où j'étais sur des énormes enfin sur une énorme Harley Davidson avec des bikers trumpistes en train de discuter avec eux et où c'était un très bon souvenir de reportage.

Il y a aussi c'était en Alabama, il y a aussi mon accréditation pour aller en Ukraine. Il y a aussi un avis de classement sans suite de d'une affaire judiciaire. Il y a beaucoup de photos de mon équipe.

Il y a aussi tout simplement des photos de photographes que je trouve belles ou pas belles. Mais voyez, il faut pas y accorder plus d'importance que ça. Et vous avez raison de le prendre avec le sourire parce que c'est comme ça qu'on l'a pris.

Monsieur le rapporteur, une [grognement] derère question. Dernière question. Merci.

Je vous remercie. Je vous remercie pour votre réponse. C'était vous avez informé, c'était une question légère et et évidemment que je je comprends je comprends vos vos explications.

C'est aussi important de faire preuve de d'érision. On en manque suffisamment. Dernière question de ma part.

Vous avez reçu, je l'ai appris la Légion d'honneur en en 2008. Ça m'a paru surprenant parce que je vous considère comme une journaliste, bon déjà soumise à une exigence d'indépendance. Vous êtes réputé comme incorruptible. que je pense que vous assumerez d'ailleurs ce qualificatif d'incorruptibilité.

D'ailleurs, les parlementaires en fonction ne peuvent pas la recevoir aussi pour cette raison. La Légion d'honneur. Vous justifiez d'ailleurs l'avoir reçu par erreur.

Je crois que c'est vous qui qui l'avez qui l'avez dit. Mais alors, pourquoi est-ce que vous l'avez pas refusé ? Est-ce que ça pose pas aussi des problèmes d'indépendance par rapport au pouvoir, par rapport aux personnes qui vous ont remis cette légion d'honneur ?

Et je me suis renseigné, j'ai vu que c'était notamment madame Christine Albanel qui était ministre de la culture à l'époque qui vous la remise et madame Christine Albanel aujourd'hui est présidente du comité d'éthique de France Télévision. Est-ce que ça pose pas une question sur l'indépendance de vos travaux ? Est-ce queil y a pas une forme de redevabilité à l'égard de celle qui aujourd'hui à la tête du comité d'éthique, un comité censé être indépendant chez France Télévision ?

Alors, monsieur le rapporteur, je vais vous raconter l'histoire de cette Légion d'honneur qui qui n'est pas ça, hein. Ça, c'est une veste que j'ai acheté vraiment dans un magasin classique et ça n'est pas la Légion d'honneur que je ne porte jamais. Pourquoi je ne la porte pas ?

Euh parce que j'ai eu la chance d'interviewer dans ma vie. Vous saz, je suis normande, vous l'avez dit, monsieur Patrielus, très attaché à mon territoire normand. Euh et j'ai eu la chance à de nombreuses reprises en fait d'interviewer des vétérans de la Seconde Guerre mondiale, des résistants.

Ces hommes-là, ces femmes là, parce qu'il y avait des résistantes aussi, euh avaient la Légion d'honneur et il la méritait. J'ai le souvenir de Léon Gautier. Mais alors franchement ça, moi c'est un des mes plus beaux souvenirs d' portage de rencontre. ce monsieur extraordinaire qui a été avec le commando Kffer sur les plages de Wistream qui a débarqué.

Il y avait pas beaucoup de Français à l'époque hein et j'ai ces personnes-là pour moi sont l'illustration exacte de ce que doit être la Légion d'honneur. Alors comment ça s'est passé ? Un jour, Patrick Decarolis qui était le président de France Télévision m'appelle au téléphone et me dit "Élise, est-ce que je peux t'inscrire sur une liste pour la Légion d'honneur ?" Et je dis "Bah ça va pas Patrick, je mérite" et je lui fais la même réponse qu'à vous.

Je dis "Bah, je mérite pas du tout la légion d'honneur." Enfin, tu rigoles ? Enfin et je sais pas si tu lui parles de Léon Gautier, mais en tout cas je lui dis exactement ce que je vous dis.

Il me dit "Mais non, mais t'inquiète pas, en fait, je dois mettre H." Non, alors pourquoi H ? Ça je ne sais absolument pas mais je vous je vous vraiment je vous réplique la conversation telle qu'elle a eu lieu.

Je dois mettre h noms. Ne t'inquiète pas, tu n'aura pas la Légion d'honneur. C'est juste pour remplir ma liste.

Bon ok, je lui dis tu es vraiment sûr que je vais pas l'avir ? Oui ouiou oui, je suis vraiment sûre que tu vas pas l'avir. Il met mon nom sur la liste.

Effectivement, je n'ai pas la Légion d'honneur. Donc j'oublie complètement cette histoire là. Euh 1 an après, un 14 juillet et qui était un weekend, euh je ne travaillais pas à France Télévision, je reçois un un texto euh de mon ma chef d'édition de l'époque qui me dit "Félicitations, il était 9h du matin, dimanche matin." Je dis "Félicitations pourquoi ?" Et elle me dit "Mais parce que tu as la légion d'honneur." Et là, je tombe de l'armoire.

Je dis mais attends, la promesse de Patrice de Carolis en fait, il a pas tenu sa promesse. Euh et après je vous explique la suite. J'étais bien embêtée.

Je j'aurais peut-être dû en fonction de ce que je vous ai dit effectivement la refuser. Et c'est peut-être la raison pour laquelle je ne la porte jamais parce que je ne pense pas la mériter. Je je vous le dis franchement.

Euh je ne l'ai jamais porté. Je je ne je ne pense pas la mériter. Donc je je vous le dis en en référence à Léon Gautier.

Je je trouve que ces personnes-là méritent véritablement profondément une légion d'honneur. Beaucoup d'autres aussi sûrement des des chercheurs, des scientifiques qui font faire des progrès à la science. Oui.

Euh voilà. Euh Patrick de Carolise devait me remettre cette légion d'honneur parce que je lui dis moi je ne veux pas qu'il y ait de cérémonie officielle. Je veux que ça se passe au sein de France Télévision juste entre nous avec juste quelques confrères, quelques consœurs, n'en parlons plus.

Et là, une semaine avant la remise de la Légion d'honneur, Patrick de Carolis me rappelle et me dit "Je suis très embêté, Élise. La ministre de la culture de l'époque, Christine Albanel veut te remettre la légion d'honneur. Je ne peux pas m'y opposer.

Il y a des remises de légion d'honneur la semaine prochaine. C'est donc la ministre de la culture qui va te remettre cette légion d'honneur." Donc vous voyez que je ne suis décisionnaire en rien de cette remise de légion d'honneur et que quand vous voyez effectivement les remarques que le comité d'éthique a pu faire sur nos différentes émissions, je ne pense pas qu'il y ait de conflit d'intérêt.

Merci. Peut-être de deux dernières questions pour pour conclure parce que je suis le garant ici de et je vous je vous demanderai pardonnez-moi, mais vraiment je vous demande d'être vraiment précise sur ce que je viens de dire. c'est de ne pas couper mes propos à uniquement je ne mérite pas la légion d'honneur, je ne mérite pas la légion d'honneur par rapport à ces personnes que je respecte éminemment et qui la respecte et qui la mérite 1000 fois plus que moi.

Soyez respectueux de ça, s'il vous plaît. ce qui me permet d'avoir une pensée pour Léon Gautier que j'ai eu la chance de connaître puisquil habitait pas loin de la circonscription et qui a été effectivement euh un homme remarquable engagé qui a participé au commando kiffer et à la libération de notre pays au débarquement de de Normandie. J'ai deux questions, une importante parce que je suis garant aussi de ce qui est dit ici parce que vous êtes sous serment parce que ça peut donner lieu à des poursuites pénales. le rapporteur est revenu sur sur LVMH, on a parlé des pressions parfois qui existaient et vous avez indiqué et je veux qu'on soit très précis là-dessus justement parce qu'on est écouté que ça peut donner de poursuite pénale que vous aviez peut-être eu vent du fait que LVMH avait mis des pressions et menacé peut-être de retirer ces publicité.

Je voulais savoir si vous aviez eu cette information ou si c'était des Ah non, je vous l'ai dit, je l'ai lu dans le canard enchaîné. D'accord. Non, mais c'est pour En fait, vraiment soyons très précis.

Je vous ai dit que je n'avais aucune certitude. Ah non, vraiment là, je vous l'ai dit très clairement, je n'ai aucune certitude. Donc, je reste extrêmement prudente.

Je l'ai lu dans le canard enchaîné. Je n'ai pas pu le vérifier et je vous l'ai dit tout à l'heure mais je le répète volontiers. Et je vous le dis parce que vous avez parlé en revanche de certitude pour des pour des entreprises d'assurance bancaire, automobile, soda et là vous voulez pas donner les noms parce que Non, très franchement, je ne pense pas que ce soit nécessaire.

Ce qui était dans mon propos, c'était les possibles pressions politiques, les possibles pressions économiques. Le retrait d'une campagne de publicité en fait partie en mesure de rétorsion ou en pression avant une enquête. Je pense pas que le nom des marques soit très intéressant en soi.

C'est comment nous à France Télévision, on est protégé de ces pressions en tant que journaliste par notre direction. Et je le répète, je remercie encore la direction de France Télévision parce que Delphine Arnod 156, Stéphane Sidban, Alexandre Cara et aujourd'hui Philippe Corbé nous protège de ces pressions et nous permettent de travailler en toute tranquillité. Merci.

Ma dernière question, c'est qu'il y a les les reportages d'investigation, ils permettent aussi aux politiques de répondre à des problèmes du pays, à la réformer. Et moi, il y a un reportage qui m'a marqué sur Envoy spécial début janvier sur euh que j'ai découvert, je ne connaissais pas que des enfants qui pouvaient être battus, abandonnés, contraint par leurs parents pouvaient être contraints de payer une fois devenu adulte la maison de rentraite de leur ancien bourreau. Et et les reportages d'investigation, c'est aussi ça, c'est aussi des reportages qui permettent aux politiques de prendre conscience euh d'injustice, de scandale et en l'occurrence, je crois que ça a ému beaucoup de responsables politiques de découvrir dans dans la voyé spécial le fait que le code civil aujourd'hui obligeait des des enfants battus abandonnés à payer pour leurs parents.

Ma question, elle est peut-être plus large, elle permet un peu d'ouvrir peut-être et de conclure sur une ouverture un peu plus large de de nos travaux. Il y a beaucoup de vos reportages qui ont révélé des scandales et et notamment une nécessité de faire évoluer la loi. Est-ce que vous vous suivez ensuite, j'allais dire le le évolutions politiques et la manière dont le politique se saisit des sujets et des scandales parfois que vous révélez ou est-ce que vous dites voilà une fois qu'on l'a mis sur la place publique, une fois qu'on a révélé par exemple ce scandale de jeunes enfants battus obligés de payer pour des parents bourreaux, est-ce que vous dites "Nous, on a fait notre boulot de journaliste ou est-ce que j'allais dire vous ça vous intéresse de suivre ensuite les les les évolutions politiques, les décisions politiques qui sont prises pour remédier là à des violences contre les enfants avec les animateurs dans le périscolaire à Paris ou alors dans une vraie problème législatif d'une loi qui nous paraît totalement insensée.

Alors bien sûr, oui, on s'en préoccupe, on s'en préoccupe énormément. On trouve bien effectivement que les différents hommes politiques, quel que soient leur partie, s'empar de nos enquêtes pour faire évoluer les choses. L'obligation alimentaire dont dont vous parliez, il y a une jeune femme dans notre reportage d'ailleurs qui qui cherche à avoir des des députés qui seraient un peu son relais pour pour pardon.

C'était au sénat. Ah, c'était au sénat. Oui.

Qu' viennent voir les députés. Écoutez voilà donc vous allez peut-être elle a pas tort et les députés comme tout est enregistré je fais attention à ce que dit les sénateurs et les députés mais en tout état de cause peut-être grâce à ce reportage aura-t-elle des soutiens auprès de députés ? elle avait un soutien auprès d'un sénateur et et peut-être faut-il effectivement que les deux chambres travaillent de concert sur ce texte là pour le faire évoluer.

Bien sûr qu'on y est extrêmement attentif, on regarde sur l'évasion fiscale. Vous savez Cach Investigation a consacré énormément d'émissions à à l'évasion fiscale et il y a beaucoup de textes qui ont évolué sur l'obligation notamment de transmission de documents dans les pays de de l'Union européenne. Donc oui, on y est très très vraiment très très attentif.

Notre implant tout cobail a conduit à l'arrêt de la commercialisation des implants mamèes macrotexturé d'allergant le leader mondial du marché parce que si il était à l'origine quand même d'une certaine sorte de lymphome. Donc vous voyez que pour les femmes en question c'était extrêmement grave. Only Fan euh je sais pas si vous connaissez he ce only Fan.

En fait, la commission d'enquête parlementaire a entendu notre journaliste euh les PIFA euh je pense que vous vous êtes emparé, on a été un des premiers magazines d'information d'envoyer spécial en parler. Je pense que vous êtes extrêmement sensible à ce qui se passe sur l'épipace. Donc vous avez pu vous emparer de notre enquête et inversement, on regardera évidemment ce qu'il en advient au niveau politique.

Vous savez, les journalistes ne peuvent pas vivre seuls dans leur bocal, hein. Ce serait une catastrophe. Euh, on doit être en prise directe avec le pays, avec ses dirigeants.

Et quand je dis en prise directe, ça veut pas dire comme je le disais, d'aller boire un café ou d'aller déjeuner avec eux. Euh c'est vraiment d'être de regarder votre travail législatif, de regarder la manière dont les lois évoluent, de regarder la manière dont ça réagit dans le pays. On est une sorte de thermomètre pour vous, j'imagine parfois.

Et on vous permet de même si dans vos circonscriptions, vous prenez le pou hein, toutes les semaines, mais on est une sorte de thermomètre pour pouvoir être ailleurs que dans vos circonscriptions. Et bien sûr qu'on suit le travail dont que vous faites derrière quand vous vous en emprez parce que le plus important c'est que les choses bougent et ça c'est plus de notre sort, c'est du vôtre. Si comme on a beaucoup parlé de journaliste, je voudrais le dire parce qu'on l'a pas fait assez souvent dans cette commission d'enquête que bien sûr non seulement on pense mais on soutient Christophe GL qui qui est le seul journaliste français.

Merci de me donner l'occasion de le dire et de le redire à nouveau. Bien sûr nous soutenons Christophe Glaise mais voilà ça paraissait une évidence mais je voulais comme qu'on le dise à un moment où on a passé 3h30 et je vous en remercie à parler de de journalisme et notamment de journalistes d'investigation. Merci d'avoir répondu.

Merci à vous. Merci d'avoir répondu à nos questions et je vous donne rendez-vous demain après-midi pour une nouvelle série d'auditions. Merci à vous et merci panneau rassurez-moi.

Merci merci à celles et ceux qui nous ont suivi et notamment aux journalistes présents. Est-ce que je peux me permettre juste encore ? Ah pardon. pas s'il vous plaît.