Nicolas Dupont-Aignan invité de Radio Campus Paris
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:42OuverteÉludée
Est-ce que vous pouvez me dire qui est Nicolas Dupont-Aignan ?
- 2:23OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez donné consigne aux candidats de votre parti pour mener une campagne offensive ou bien est-ce la marque des candidats de Debout la France ?
- 5:22OuverteRéponse directe
Sur cette question des transports, vous vous situez à contre-courant des autres candidats en proposant la gratuité des autoroutes franciliennes et la création de parkings près des gares RER.
- 6:04RelanceRéponse directe
Est-ce que vous n'êtes pas un peu à contresens de l'histoire en favorisant le tout voiture ?
- 11:19OuverteRéponse directe
Vous souhaitez développer le télétravail. Vous pouvez-vous être un peu plus concret, s'il vous plaît ?
- 13:40OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pourriez mettre en place ce système de télétravail directement pour les agents de la mairie de Yer, par exemple ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:14Invité politiqueChiffre
« Nous sommes réélus régulièrement à près de 80% des voix dans des villes de banlieue. »
- 4:26Invité politiqueFait
« On s'aperçoit, vous savez, on parle tout le temps de la France comme le pays de la bureaucratie. Des règles, c'est curieux. Nous sommes le pays de la bureaucratie tatillonne sur les individus et jamais sur les gros intérêts. »
- 5:02Invité politiqueFait
« On n'est pas capable de faire arriver des trains à l'heure, on est dans des rames surchauffées, surbondées, et en même temps, on a des grands partis qui inventent le Grand Paris à 30 milliards d'euros. »
- 6:41Invité politiqueFait
« J'ai dit qu'il fallait réconcilier la voiture et l'environnement. »
- 6:50Invité politiqueChiffre
« Il y a un trafic de transit en Île-de-France qui vient du nord de l'Europe jusqu'au sud de l'Europe, qui est un trafic qui occupe 20% des voiries périphériques à 86 qui sont gratuites actuellement. »
- 10:10Invité politiqueFait
« Moi, j'ai développé Autolib dans ma ville. »
- 14:44Invité politiqueChiffre
« Avec 100 millions d'euros par an, on peut en 5 ans câbler en très haut débit toute l'Île-de-France. »
- 17:59Invité politiqueFait
« On veut enfermer les Français dans... Soit vous continuez avec des nuls, soit vous partez au Front National. »
- 18:20Invité politiqueChiffre
« 22 millions d'électeurs s'abstiennent. »
- 20:10Invité politiqueFait
« Vous aurez une réaction d'une violence inouïe de notre population, de notre peuple. »
- 21:53Invité politiqueFait
« J'ai quitté l'UMP quand Sarkozy a été élu. Tout le monde était en train de lui cirer les pompes. »
- 22:45Invité politiqueFait
« Le peuple français a refusé la constitution européenne. Les dirigeants ont trahi la confiance du peuple. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan64 %
- Présentateur15 %
- ?9 %
- Auditeur5 %
- Auditeur 23 %
- Auditeur 32 %
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La
matinale de 19h, le magazine de Radio Campus Paris.
Et
alors que nous accueillons dans ce studio Nicolas Dupont-Aignan que nous allons laisser s'installer tranquillement. Bonsoir à vous, nous sommes ravis de vous recevoir. En première partie, au cas où vous ne l'auriez pas saisi, comme je viens longuement de l'expliquer, Nicolas Dupont-Aignan nous fait l'honneur de sa présence pour parler des régionales. En deuxième partie d'émission, Paris sera noir, oui noir, c'est-à-dire couleur café, comme on disait au bout du temps de la colonisation. On vous parlera des visites guidées de Paris qui parlent des hommes et des femmes noires qui ont fait l'histoire de la capitale.
Est-ce que vous pouvez me dire qui est Nicolas Dupont-Aignan ? Dupont-Aignan, alors attends, alors là pas du tout, désolé. Ah non, je ne connais pas. Franchement, non. J'ai déjà vu à la Téloche, je vois sa tronche. Je connais vaguement le nom, je sais que c'est un homme politique. Ah bah c'est un mec qui fait de la politique. C'est pas un ministre. Bah oui, c'est pas le maire de Yer, non ? C'est un député. Le député de l'Essonne, quelque chose comme ça, non ? C'est un politicien qui est dans un parti centriste. Je dirais centre-droite. C'est
extrême
-droite, non ? Un peu extrême-droite, un peu patriotique. Engagé un peu dans tout ce qui est monarchie. Debout la République, n'est-ce pas ? C'est son parti. Debout la France, est-ce que ça évoque quelque chose ? Debout la France, c'est pas un parti de gauche. Enfin, c'est des vieux, c'est un peu comme l'UMP, je pense. C'est un appel à la France qui doit se révolter contre une certaine oppression, je suppose. Et à un moment, il a même bloqué, je crois, un péage, un truc comme ça, en disant « Ah, les conducteurs, ils sont pas contents. » Et sinon, je sais vraiment pas de quoi ils parlent. Je
crois
que c'est un parti qui se revendique un petit peu anti-système, mais pour moi, c'est plus du blabla qu'autre chose, n'est-ce pas ?
Qui
voudrait refermer les frontières et sortir de l'euro. Il est un peu tourné en dérision. Peut-être qu'il
n
'a pas encore beaucoup d'influence en politique. Il ne gagne jamais, il perd tout le temps, mais il s'en fout.
Alors, Nicolas Dupont-Aignan, bonsoir, merci
d
'être avec nous ce soir. Pour vous poser quelques questions sur les régionales, donc vous êtes tête de liste en Ile-de-France. Avec moi ce soir, Victor. Bonsoir, Victor.
Bonsoir, Violette, comment vas-tu ?
Ça va très bien, merci. Et Valentin, bonsoir, Valentin.
Bonsoir,
Violette. Bonsoir, Nicolas Dupont-Aignan. Bonsoir, Valentin. Puisqu'il est caché
derrière le micro de Victor, mais je sais que tu es là, donc tout va bien.
Je suis toujours là.
Tu es toujours là, mais c'est merveilleux. Alors, Nicolas Dupont-Aignan, en ce moment même, un élu de votre parti, Jean-Pierre Ange-Albert, qui est également tête de liste pour les régionales dans le Val-d'Oise, manifeste avec des habitants contre les nuisances sonores, nuisances codées par les couloirs aériens de l'aéroport de Roissy, au-dessus du département. Il a également porté plainte directement contre Alain Vidali, le secrétaire d'État au transport, très récemment. Alors, est-ce que vous avez donné consigne aux candidats de votre parti pour mener une campagne offensive ou bien est-ce la marque des candidats de Debout la France ?
J'y étais, c'est pour ça que
je
suis en retard d'ailleurs. J'étais avec lui. Non, c'est que simplement, nous sommes des élus de terrain. Moi, je suis maire depuis, c'est le plus beau mandat, depuis 20 ans déjà. Jean-Pierre Ange-Albert est maire aussi. Nous avons une certaine spécificité, ce n
'est
pas de la prétention, c'est que nous sommes réélus régulièrement à près de 80% des voix dans des villes de banlieue. Donc, j'entendais le public reportage, enfin public, publicité, je
ne suis
pas sûr, mais qui m'amusait. Si dans nos communes respectives de banlieue, il y a 80% des électeurs qui votent pour nous, c
'est
peut-être qu'on n
'est
pas si mauvais. Et en tout cas, qu'on a des résultats. Et les nuisances aériennes, il y a tellement d'hypocrisie autour de la COP21, c'est-à-dire qu'on culpabilise les gens d'utiliser leur voiture et on leur demande de couper l
'eau
quand ils se brossent les dents. Et en même temps, on laisse le secteur aérien polluer autant que le périphérique, sans aucun contrôle.
Donc,
nous, on est des élus locaux, on a envie de changer les choses. Et on a un discours un peu différent. Alors,
c
'est pourquoi, d'ailleurs, certains ne nous situent pas bien. C
'est intéressant. Un discours un peu
différent, mais également, je le disais, offensif.
Offensif, oui. Porter plainte
contre un secrétaire d
'État, c'est effectivement très déterminé.
Il y
a
un moment, quand vous protestez pendant des années, quels que soient les gouvernements, face à un système aéroportuaire qui, on n
'est
pas contre les avions, il faut des avions, il faut des aéroports, mais qui ne respectent aucune règle, à la différence de ce qui se passe à Londres, ce qui se passe au Japon, même aux États-Unis. On s'aperçoit, vous savez, on parle tout le temps de la France comme le pays de la bureaucratie. Des règles, c'est curieux. Nous sommes le pays de la bureaucratie tatillonne sur les individus
et
jamais sur les gros intérêts.
Et
donc, nous demandons juste que la santé publique soit assurée à Roissy, et c'est l'objet de la plainte, pour un moment, dire stop. Voilà, vous savez, moi, je me présente notamment au régional, en Ile-de-France, parce que je suis maire
d
'une ville, j'ai vu passer des gouvernements de gauche, de droite,
et
les problèmes ne sont jamais réglés, ils empirent. On n'est pas capable de faire arriver des trains à l'heure, on est dans des rames surchauffées, surbondées, et en même temps, on a des grands partis qui inventent le Grand Paris à 30 milliards d'euros, on nous fait des projets magnifiques, mais ils ne savent pas entretenir l'existant, et ils nous...
si
je devais faire de la démagogie étudiantine...
Non, permettez, ne faites pas de
démagogie
sur notre thème. Ils nous enfument,
comme disent mes enfants. Donc,
nous voilà. Alors, les transports en communs,
c'est l'une de vos principales... Enfin, principales, je ne sais pas, mais en tout cas, une de vos préoccupations majeures dans votre programme, qu'il fut difficile de trouver, je vous l'avoue, puisque sur votre site internet...
Il y sera
lundi.
Lundi.
Ah, il y sera lundi.
Mais bien sûr. Alors, nous avons quand même réussi à trouver des... Mais vous savez pourquoi je ne l'ai pas publié avant
? Non, dites-nous. Parce qu'aux dernières élections, on publiait les programmes en premier, et nous
copiait tout.
Vous vous avez piqué,
c'est ça ? À tout.
Tout. Non,
mais
de
A à Z. Donc, en fait, c'est pour éviter le
plagiat.
Nous
étions pillés. Donc, cette fois-ci, nous l'avons sorti par tranche, et nous le publions lundi. Nous sortons le programme régional en exclusivité lundi. Nous l'avons publié par tranche sur les transports, sur l'automobile, sur la sécurité, sur l'emploi. Donc, on a déjà dévoilé des éléments. Alors, justement,
M.
Dupont-Aignan, sur cette question des transports, vous vous situez à contre-courant des autres candidats, en proposant, par exemple, la gratuité des autoroutes franciliennes, ainsi que, par exemple, la création de parkings de voitures à proximité des gares RER et des portes de Paris. Ça fait un peu projet pompidolien, quand même.
Pas du tout.
Les grandes transversales qui rentrent
dans Paris. Pas du tout, ça, c'est la caricature. Est
-ce que vous n'êtes pas un peu à contresens, on va dire, de l'histoire, en favorisant le tout voiture ? Pas du tout. Je n'ai jamais
dit qu'il fallait faire du tout voiture. J'ai dit.
C
'est un peu le
sens
de
votre
programme. Non, si
vous le lisez bien. J'ai dit qu'il fallait réconcilier la voiture et l'environnement. Comment
? J
'ai dit d'abord,
il
y a un trafic de transit en Ile-de-France qui vient du nord de l'Europe jusqu'au sud de l'Europe,
qui
est un trafic qui occupe 20%
des
voiries périphériques à 86 qui sont gratuites actuellement. Je ne
veux
pas les rendre gratuites, elles le sont déjà.
Mais
les autoroutes qui bordent l'Ile-de-France,
par
exemple, il
y a
une autoroute qui va de Lille, Saint-Quentin, Trois-Dijon, que pourraient prendre les camions belges et néerlandais pour aller dans le Midi,
elle
est payante. Qu'est-ce qui se passe ? Attendez, qu'est-ce qui se passe ? Tout le monde est capable de comprendre. L'endroit est gratuit en Ile-de-France, il est payant autour de Paris.
Qu
'est-ce que font tous les camions de toute l'Europe ? Ils passent par le périphérique. Est-ce que c'est malin ? Ce que je dis,
c
'est qu'il faut traiter les vrais problèmes. Ce n'est pas en embêchant les Parisiens d'avoir une voiture qu'on va régler le problème de la pollution complètement. C'est en évitant ce trafic de transit monstrueux. Premier point. Deuxième point, je dis une chose qui est une révolution.
On
est passé d'un excès pompidolien, trop de voitures, à un excès anti-voiture. Je demande un équilibre. Et je vais vous donner un exemple.
Nous
ne sommes pas toujours qu'usagers de transport en commun ou qu'automobilistes. On est un mélange.
Beaucoup à
Paris n'ont pas de voitures.
Beaucoup, mais il
y
a 12 millions d'habitants. Il n
'y a
pas que Paris dans la vie. Il y a des banlieusards. Et vous savez qu'en Grande-Couronne, là où j'habite, 6 millions d'habitants, 6 millions, 70% des déplacements, 70% se vont en voiture. Parce qu'il
n
'y a rien d'autre.
Est
-ce qu'il ne
faudrait pas
justement développer
les transports en commun ? Bien sûr, vous avez raison.
Mais vous avez totalement raison. Mais il faut un équilibre. Moi, ce que je dis, c'est quand vous êtes en Seine-et-Marne ou en Essonne, qu'il
n
'y
a
pas de transport en commun, que vous levez à 6h du matin pour aller bosser, et que vous avez une vieille voiture, vous la prenez, qu'est-ce que je propose ? Le
Grand Paris
ne répond pas
à ses attentes.
Pas du tout. Non, il s'arrête à la limite de Paris, la Petite-Couronne.
Il
ne
va
pas du tout dans la Grande-Couronne. Il y a 6 millions d'habitants qui sont zappés. Je demande, par exemple, que les parkings près des RER ou aux portes de Paris, on fasse des parkings gratuits.
Je
ne suis pas pour que la voiture Paris soit submergée de voiture. Je ne
suis
pas débile. Je
demande... On n'a jamais
dit ça. Si, vous pourriez le penser. On ne se
permettrait pas. On ne se fasse
sur Radio Campus
Paris. En tout cas, les auditeurs pourraient dire qu'ils veulent toute voiture,
qu
'il
est débile le pauvre gars, qu
'il
est réactionnaire. Enfin, je connais la rengaine. Ce que je demande, c'est qu'on arrête l'idéologie. Par exemple, les Verts. Les Verts sont des faux protecteurs de
l
'environnement. Ils ont inventé les embouteillages la nuit à Paris. Ils ont mis tellement de contraintes, croyant que ça allait empêcher les gens de prendre leur voiture. Ça ne les a pas empêchés. Ils sont en embouteillage et il
y
a de la pollution.
C
'est les Verts qui obligent la région
à
faire payer les parkings près des gares. Moi, je veux créer un parking de 400 places près de ma gare.
La
région me dit, on vous donne une subvention.
Mais
attention,
il
faut que vous mettiez un tarif d'au moins 30 euros par mois.
C'est débile. Bitumer un petit peu plus des espaces, c'est protéger l
'environnement. Non,
ce n
'est
pas bitumer. C'est permettre aux gens de prendre les transports en commun car vous n'avez pas des transports en commun partout. C'est qu'à Paris, on a la chance d'avoir un métro qui marche. Donc, pourquoi on ne pourrait pas être un banlieusard, venir en voiture près de Paris, avoir un parking et après prendre le métro ? On est utilisateur de mix. Pourquoi ne
pas
développer la voiture électrique qui ne pollue pas ? Pourquoi ne pas imaginer des solutions mixtes
?
Est-ce qu'on est obligé d'être toujours dans la caricature ?
La voiture électrique, ça va prendre
des années à se
développer. Et pourquoi
? On peut développer beaucoup plus vite. Par exemple, on ne trouve pas de prise électrique. Moi, j'ai développé Autolib dans ma ville. Donc, vous voyez, je ne suis pas idéologue. Au contraire, je multiplie les bornes électriques. Je veux
qu
'on ait une palette de déplacements. Je veux qu'on améliore les bus. Je veux que les gens qui sont loin de Paris, vous avez 2 millions d'habitants à Paris. Vous en avez 10 ailleurs. Et ce sont les Parisiens qui prennent les décisions pour les 10 millions d'autres. Je veux qu'on pense à ce qui existe, qu'on l'améliore. Je veux qu'on développe les bus en grande couronne. Je veux qu'on ait des tramways qui fonctionnent bien. Et je veux qu'on puisse prendre sa voiture sans être tout de suite désigné comme l'ennemi général. Vous pouvez prendre un soir votre voiture, ça ne gêne personne. Et pourquoi ne pas le faire
?
Il faut arrêter l'idéologie anti-voiture. Mais ça ne veut pas dire non plus qu'il faut passer dans l'idéologie du tout voiture. Ce serait ridicule.
On
va continuer à parler de toutes ces questions après une légère pause musicale. Vous êtes toujours sur Radio Campus Paris et nous sommes toujours en compagnie de Nicolas Dupont-Aignan qui vient nous parler des régionales. Victor, tu voulais poser une petite question au candidat ? Valentin, pardon. Je dis Victor en regardant Valentin.
Alors, monsieur Dupont-Aignan, l'Île-de-France est la région la plus avancée en France mais aussi en Europe dans le numérique avec 20 000 entreprises dans ce secteur et à peu près 200 000 salariés, un tout petit peu moins. Et c'est la région qui est en charge de l'aménagement numérique. Vous souhaitez développer le télétravail. Vous pouvez-vous être un peu plus concret, s'il vous plaît ? Développer votre idée.
C'est très simple.
Je
suis la première ville hors Paris à être entièrement câblée en très haut débit. C'est une révolution. J'ai beaucoup d'habitants qui maintenant, leur boîte même, leurs entreprises, leur disent vous pouvez rester une journée, travailler chez vous. C'est une révolution. Et je veux qu'on câble très haut débit toute la région en commençant par les zones les plus éloignées. C'est une révolution parce que ça permet de travailler de chez soi, ça permet d'envoyer des plans, des images. On a un débit exceptionnel. J'ai eu la chance d'arracher ce câblage à orange, pourquoi pas le dire, pour une expérimentation. C'est extraordinaire. Voilà, je veux généraliser ça. D'accord. Alors juste...
Et ça coûte beaucoup moins cher que le super métro du Grand Paris. Ça coûte beaucoup moins cher que des infrastructures routières.
D
'accord. C'est extraordinaire. Mais juste encourager les gens à rester chez soi. Non, mais pas obligatoirement.
Je ne veux pas
les forcer à rester chez eux. Mais
vous savez très bien, on est
maquettiste. On est maquettiste. Mais il
y
a quantité de métiers. La société de demain, elle sera différente. Tout le monde ne sera pas au même moment. Et combien d'emplois
ça va
concerner ce télétravail
? C'est
considérable.
Mais
ce n
'est
pas
un télétravail
permanent. Il n
'est
pas question de dire aux gens que vous n
'allez
travailler que derrière un écran. Il s'agit
dans
une région très vaste, très peuplée, 12 millions d'habitants, avec des dizaines de millions, de centaines de millions d'heures perdues dans les embouteillages, dans le métro, dans le RER. Il s'agit de libérer les emplois du temps. Combien de réunions inutiles ? Combien de travaux inutiles ? Combien de déplacements inutiles ? Est-ce qu'on peut anticiper le monde de demain ?
D'accord.
Alors,
si on
peut réfléchir,
le lien social de demain sera probablement numérique.
Pas
seulement. Non, j'espère
pas. Pas que, mais dans
l'idée. Quel est l'intérêt de passer deux heures le matin entre Melun et la Défense, de revenir deux heures le soir avec des trains supprimés, l'angoisse et tout, alors qu'on aurait pu faire parfois, pas tout le temps, une journée de travail au calme chez soi, avec un système de très haut débit fabuleux ? C
'est
ce
qu'on fait chez
moi, déjà, là, à 20 kilomètres de Paris.
Est-ce que vous pourriez mettre en place ce système de télétravail directement pour les agents de la mairie de hier, par exemple ?
Pourquoi pas ?
Pourquoi pas ? Ça peut s'appliquer un certain nombre de tâches des agents
publics ? Il y a plein de tâches qui peuvent être faites comme ça, mais d'ailleurs, tout le monde, vous savez très bien que le numérique, c'est une révolution des comportements. Le système taylorien où tout le monde arrive à la même heure est complètement absurde. Il faut un peu de liberté.
Ça
ne veut pas dire, attention, qu'on va mettre les gens cloîtrés chez eux. C'est une possibilité.
Mais ce télétravail, c'est un petit peu l'employeur quand même qui dit aux salariés quand est-ce qu'ils travaillent
ou les heures de travail. Vous savez, chez moi, ce n'est pas les
employeurs qui l'ont dit, c'est les salariés qui ont demandé. Il faut quand même
négocier avec les employeurs pour ça. C'est un petit peu compliqué. Mais vous avez
plein d'espaces partagés qui sont en train de se créer, ce qu'on appelle les co-working qui sont en train de se créer près des gares parce que c'est tellement plus simple. On ne travaillera pas dans 20 ans de la même façon. Moi, je suis toujours surpris d'un monde politique qui n'anticipe pas le monde de demain. Toujours surpris. Voilà, je pense qu'on doit l'anticiper et ça coûte tellement moins cher. Avec 100 millions d'euros par an, on peut en 5 ans câbler en très haut débit toute l'île de France. Les opérateurs doivent payer aussi parce qu'ils gagnent de l'argent. Il s'agit juste d'abonder. Et je veux qu
'on
le fasse de manière juste. Est-ce que vous trouvez normal que dans certaines cages d'escalier à Paris, il y ait 3 opérateurs qui câblent en très haut débit
et
que nous, mais à 10 km, il n
'y
ait personne
? Est
-ce que vous trouvez normal ce système ? Vous savez ce qu
'ils
ont fait en Suisse ? En Suisse, ils ont nationalisé les réseaux et il y a des opérateurs mais il y
a
un réseau unique pour éviter de câbler trois fois le même immeuble et d'avoir des zones où il
n
'y a rien. En Allemagne, il
y a
un ministère des réseaux. Donc il faudrait nationaliser les télécoms. Pas nationaliser, il faudrait qu'il y
ait
un réseau unique. Quel est l'intérêt de tirer de la fibre optique des réseaux parallèles ? Vous avez une tâche de léopard aujourd'hui. Vous avez des beaux quartiers. Sans Paris, il n
'y a
pas de problème. Mais il y a 2 millions d'habitants à Paris et il y en a 10 ailleurs. Ils sont dans la préhistoire en matière de haut débit. La préhistoire.
Faisons sortir la
région de la préhistoire. C'est normal dans la région capitale. Nous
sommes désormais à une époque un
peu plus avancée. Mais pour les
étudiants, c'est important aussi.
J'aimerais qu'on parle un peu plus de politique, Nicolas Dupont-Aignan.
surchauffées et pleines. Quand je pense qu'on fait la queue pour entrer dans une bibliothèque, mais c'est dément. Ça, c'est un scandale public.
Alors, scandale public, peut-être. Quand je passe devant
des bibliothèques et je vois des étudiants, déjà, c'est casse-pieds d'étudier. Et je me souviens, moi, je préfère aller au café qu'aller étudier. Mais en plus, faire la queue...
Alors, ça,
c'est une révélation.
Nicolas Dupont-Aignan. On préférait prendre des cafés plutôt que de
travailler
en
bibliothèque. Mais faire la queue pour aller travailler dans le froid, mais je me dis, mais c'est la préhistoire, là aussi, excusez-moi.
Et pourquoi pas augmenter les budgets des universités,
peut-être. Puisque c'est une
compétence de la
région. Oui, mais la région, elle n'a plus
beaucoup de sous, donc il ne faut pas faire de la démagogie. Mais en revanche, c'est à l'État d'assurer l'avenir des universités françaises et la compétence de l'État. Et moi, je ne
suis
pas un homme politique qui va promettre tout et n'importe quoi. Je veux qu
'on
se concentre sur les transports parce que ça, c'est le boulot de la région.
Le
haut débit, la sécurité, qui est très importante, et la formation professionnelle, les lycées, la formation. Si déjà, la région fait bien son boulot, si chacun fait bien son boulot dans notre pays, ça ira peut-être mieux.
Alors, j'aimerais qu
'on
parle un peu de politique, j'allais dire politique presque politicienne dans cette émission puisque vous n'êtes pas sans savoir qu'Emeric Choprade qui fut, puisqu'il a quitté le Front National, l'un des cadres du parti. a parlé ces derniers jours d'un grand rassemblement à droite. Il aimerait bien faire un grand rassemblement à droite avec Nadine Morano, Philippe Devilliers qu'il trouve très vertical. J'aimerais lui poser la question pour savoir exactement ce que ça veut dire. En l'occurrence, il pense ce grand rassemblement de la droite avec vous, Nicolas
Dupont-Aignan.
Est-ce que c'est quelque chose auquel vous avez pensé ?
C
'est quelque chose auquel... Voilà.
Mais ce rassemblement,
il existe,
c
'est Debout la France qui rassemble.
C
'est pas exactement
à ça qu'il pensait. On parle quand même de
quelque chose avec le Front National dans l'équation.
Ah, Debout la France existe
parce
que je suis gaulliste, républicain, je veux offrir une alternative qui ne soit ni le système PS, UMP, républicain qui a mené la France à la ruine, ni le Front National et j'en ai assez de ce piège. On veut enfermer les Français dans... Soit vous continuez avec des nuls, soit vous partez au Front National. Et c'est parce qu'il y a ce piège
et
l'absence d'une autre alternative suffisamment forte que j'essaye de bâtir
que
les Français s'abstiennent parce qu'il y a 50% d'abstention. 22 millions d'électeurs s'abstiennent. Donc, moi, j'estime que je fais mon boulot avec tous ceux qui m'accompagnent et on est en très forte croissance pour que, justement, on puisse enfin balayer ceux qui sont des incompétents notoires et qui ont vraiment gâché le pays depuis 20 ans sans pour autant aller
au Front National. Vous ne répondez pas tout à fait à la question, Victor. Si, mais vous avez bien compris la réponse. La réponse,
c'est que moi, j
'ai
une offre politique qui répond à
ceux... Qui se suffit à elle-même, du coup. Mais non, mais qui progresse
avec des gens qui viennent d'ailleurs de la gauche, de la droite, des gens raisonnables qui veulent changer le pays sans pour autant appartenir au Front National. Je n'ai jamais diabolisé le Front National, mais on a encore le droit de ne
pas
y être.
Monsieur
Dupont-Ignant. Quand
même. Monsieur Dupont-Ignant. Et je vois d'ailleurs
Monsieur Chopin de la quitter.
Monsieur Dupont-Ignant, juste, alors, l'idée d'un programme commun défendu par l'ancien directeur des jeunes de la droite populaire qui réunirait la droite des Républicains, de l'LF et le Front National, ce n
'est pas possible. Si on a
les défauts, vous savez, vous connaissez l'histoire, si on a les défauts, si on cumule les défauts des deux, ça va être chouette.
Pourtant, vous avez apporté votre soutien, par exemple, à Robert Ménard qui
est maintenant aussi supporté par le Front National. Vous
partagez
beaucoup de
valeurs
avec
le Front National. Ce n'est pas la
meilleure chose que vous avez faite.
C'est ça que vous voulez dire. Je
reconnais mes... Attendez. Robert Ménard, quand je l'ai soutenu, n'était pas le Robert Ménard qu'il était après, je l'ai dit. D'ailleurs, je ne l'ai pas soutenu au cantonal. Mais dans la vie, il faut que les hommes politiques arrêtent de se croire parfaits, de dire qu'ils ont tout fait bien. Je prends ma part d'erreur. Il y
a
un droit à l'erreur. Surtout quand les autres changent. Le tout dans la vie, c'est de jamais commettre deux fois la même erreur. Et moi, je vous le dis,
si
on n'est pas capable d'inventer
une
alternative au système qui a échoué, qui a créé ces millions de chômeurs, l'insécurité, qui est incapable de résoudre la crise migratoire, qui, je peux vous le dire, vous aurez une réaction d'une violence inouïe de notre population, de notre peuple. Et mon boulot, avec tous ceux qui m'accompagnent, qui sont des gens de terrain, des associatifs. Tiens, en Ile-de-France, il y
a
le président de l'association des usagers, Jean-Claude Delarue, qui nous soutient. C'est l'association des usagers des transports.
C
'est quand même très important. Qui ne
représente
pas
tous les usagers.
Non, de moins pas. La
principale association, le plus connu, celui qui se bat depuis 40 ans, il nous a rejoint. Ce n
'est
pas par hasard. Il y a beaucoup de gens qui nous rejoignent
parce que nous sommes un rassemblement. de la société civile, Nicolas Dupont-Aignan. Vous avez dans le paysage politique français aujourd'hui Nadine Morano qui se dit
gaulliste et
souverainiste. Est-ce que vous
pourriez l'accueillir dans votre rassemblement
? Nadine
Morano est toujours la bienvenue. Mais je vais vous dire, j'ai par exemple la tête de liste à Paris.
Ma
tête de liste à Paris, c'est Stéphanie Gibault. C'est une femme qui est lanceuse d'alerte,
qui
a combattu les fraudes fiscales monstrueuses de la banque suisse UBS. Je l'ai rencontrée quand j'ai fait mon rapport parlementaire de député sur les fraudes fiscales. C'est une femme courageuse. J'étais un des seuls à soutenir Falciani et Stéphanie Gibault avec Eva Jolie d'ailleurs. Nous étions les deux hommes politiques, femmes politiques, femmes politiques à le faire. Je lui ai demandé d'être ma tête de liste à Paris. J'ai beaucoup plus confiance en Stéphanie Gibault pour faire le ménage à la région Île-de-France, changer de comportement, inventer le monde de demain que dans des vieux crapes politiques, X ou Y, du passé. Et je ne cite personne, je ne pense à personne, ce n'est pas
la question. Vous
-même,
vous
êtes issu du serail entre guillemets politique.
Vous avez fait toute votre carrière. Moi,
j'ai été réélu à 80% des voix à toutes mes élections locales. Les gens ont confiance. On a un parti, je ne l'ai fondé de rien. J'ai quitté l'UMP quand Sarkozy a été élu. Tout le monde était en train de lui cirer les pompes. Je suis parti. J'ai fait ce que je devais faire parce que j'avais voté non à la Constitution européenne avec le peuple français et que
j
'estimais qu'on n'avait pas à lui imposer ce qu'il avait refusé.
Et j'ai fait mon boulot.
J'ai des gens qui me rejoignent. On peut me critiquer sur plein de trucs. Mais nous avons été, je ne
suis
pas seul, courageux. On a un million d'électeurs qui nous suivent régulièrement. On nous dit vous n
'avez
fait pas beaucoup de voix un million aux européennes, 4,5% en métropole. Nous progressons. Dans les sondages, on est entre 6 et 9% aux régionales. Mais pourquoi on devrait voter toujours pour les mêmes
? Alors
moi, vous critiquez beaucoup l'Union européenne. Ça, ça n
'a
plus grand à voir avec la région. Mais vous critiquez beaucoup l'Union européenne.
Pourquoi
je ne vous entends pas souvent parler de l'article 50 qui nous permettrait de sortir tout simplement de l'Union européenne ?
Parce que la France est libre et n'a pas à obéir un article 50 à la noire d'un traité illégitime. Le peuple français a refusé la constitution européenne. Les dirigeants ont trahi la confiance du peuple. La France est libre. Elle peut dénoncer tous les traités.
Elle
n
'a
pas besoin d'obéir un article 50 X ou Y.
Je
suis pour l'Europe, mais une Europe des projets qu'on fasse la voiture propre,
qu
'on fasse les nanotechnologies, qu'on fasse le haut débit, très haut débit de l'avenir, le panneau solaire de demain. L'Europe dont je rêve, c'est une Europe des projets et des nations libres. C'est d'ailleurs l'évidence. C'est des démocraties adultes. On vote dans son pays et on travaille ensemble. Il y a ceux qui ne veulent pas du tout de l'Europe.
On
m
'a
caricaturé anti-européen.
C
'est complètement débile. Je ne suis pas anti-européen. Je suis contre la dictature d'une union européenne, financière, bureaucratique, où les hommes politiques sont des pantins. Vous prenez la gauche, la droite, c'est les mêmes, puisqu'en fait, ils obéissent à des lobbies.
À
des
lobbies. Écoutez, la démocratie, c'est l'élection. Nous parlons plutôt des régionales, Nicolas
Dupont-Aignan. Merci en tout cas d'avoir accepté de répondre
à ces quelques questions. Un instant,
en démocratie. Il y a deux tours. Je m'insiste parce que j'ai vu Madame Pécresse
qui m'interdisait de me présenter que c'était une faute morale.
C'est la meilleure de l'année. Oui, elle a dit que c'était une faute morale. Vu les fréquentations qu'elle a de mise en examen. Bon, donc, une faute morale, mais attendez, au premier tour et au deuxième, je l'espère, on a quand même le choix, le droit d'avoir le choix. Ça voudrait dire moi je combats la gauche, mais je vais être très franc. Si c'est pour combattre la gauche et puis retrouver les revenants
qui
ont échoué,
c
'est des fausses alternances.
Donc vous n'appellerez à voter pour personne.
Non, mais je n'ai pas dit ça. J'ai dit
qu'au premier tour, il faut que les électeurs qui ont des convictions, des valeurs et qui veulent changer les choses ne soient pas obligés de voter toujours pour les mêmes.
Encore
faut-il qu'ils puissent avoir tous les programmes politiques
pour pouvoir se faire une idée.
Ils seront donc disponibles dès lundi sur le site internet
de votre
parti, Debout la France, je vais y arriver. C'est digne d'avis, touche malheureusement à sa fin. Nous sommes d'ailleurs déjà très en retard. Mais merci encore, Nicolas Dupont-Aignan, d'avoir été avec nous pour parler des régionales, de politique, de souverainisme, de Front National d'Europe et d'autres choses encore que vous pourrez réécouter très bientôt en podcast sur Radio Campus Paris.
Sous
-titrage
ST' 501
Nicolas Dupont-Aignan