Jérôme Guedj face aux GG
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00FerméeRéponse directe
Est-ce que vous approuvez l'intervention américano-israélienne en Iran ? Oui ou non ?
- 4:05OuverteRéponse directe
Est-ce que vous êtes pour des sanctions économiques contre les États-Unis et Israël ?
- 4:44OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'on doit boycotter les produits israéliens et américains dans nos supermarchés ?
- 6:07RelanceÉludée
Pourquoi lever les sanctions contre la Russie et pas contre les États-Unis ?
- 11:32OuverteRéponse directe
Pourquoi la France et l'Europe sont-elles à la remorque des grands conflits ?
- 13:43FerméeRéponse directe
Approuvez-vous le discours de Macron sur la dissuasion nucléaire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:10Chiffre
« Vous savez combien eu de guerres qui ont été validé par le Conseil de sécurité de l'ONU depuis la création de l'ONU ? Que deux fois. »
- 2:46Fait
« Le droit international, il est conditionné par du rapport de force. »
- 6:44Fait
« Je condamne toutes les violations du droit international et je suis assis sur ma montagne à les condamner. »
- 13:43Fait
« Les empires chinois, russes et américains reviennent à leurs fondamentaux originels. »
- 17:09Fait
« La reconstruction s'appuyera à la fois sur de la cohésion nationale, les forces de défense nationale et sur la cohésion sociale. »
- 22:25Fait
« Je ne souhaite pas que Jean-Luc Mélenchon gouverne ce pays. »
- 23:49Fait
« C'est le scénario catastrophe. C'est le scénario mortifère pour le pays. »
- 26:39Fait
« Tout ça, pardon de le dire, mais ça pue. Voilà, j'ai pas d'autres mots, ça pue. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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C'est le député Jérôme Gued est député de Son candidat à l'élection présidentielle. Vous étiez venu d'ailleurs nous en parler il y a 3 semaines ici sur ce même plateau. Bonjour Jérôme Get. Bonjour monsieur le le député. Déjà, est-ce que vous approuvez l'intervention américano-israélienne en Iran ? Oui ou non ? Alors pour répondre à cette question simple, il faut une réponse non pas complexe pour endormir mais qui dit tout. Voilà. du point de vue des Iraniens, du point de vue de ce qu'ils vivent depuis des années, de ce qu'ils ont subi euh notamment les 8 et 9 janvier, on peut pas être indifférent et se dire bah on regarde ailleurs et moi je me réjouis de je l'espère la chute du régime des Molas et de la construction d'un Iran
démocratique. Est-ce que il faut le faire par une intervention militaire extérieure ? C'est l'éternel débat et l'éternelle discussion parce que il y a ce tiraillement entre l'aspiration des peuples, les risques que l'Iran fait courir pour ses voisins à travers ses proxis, les outils, le haas, le esbola. On vient de voir ce qui vient de se passer au Liban, les milices chiites en Irak, la menace que l'Iran fait peser sur ses voisins, l'Arabie Saoudite, Israël évidemment, le risque nucléaire, les missiles balistiques et cetera. Voilà. Et puis il y a le droit international, quelque chose auquel on a tous envie de se raccrocher, de se dire c'est ça qui devrait réguler. Ça ça fait un moment euh mais c'est pour ça c'est pour ça que ça fait un moment qu'il est bafoué par
tout normalement le droit international et même l'Iran a été dans des commissions à la tête de l'ONU. Donc encore je suis pas naïf justement. Oui mais c'est pas parce que le droit international ne fonctionne pas qu'il faut le passer par-dessus bord. Donc je suis pas naïf. Euh je je sais que des guerres euh validées par le droit international, c'est rarissime. Vous savez combien eu de guerres qui ont été validé par le Conseil de sécurité de l'ONU depuis la création de l'ONU ? Que deux fois. deux fois dans l'histoire où le conseil de sécurité a autorisé une guerre en disant elle est légale. C'était en 1950 la guerre de Corée au moment où la Corée du Nord envahit la Corée du Sud, le Conseil de sécurité de l'ONU autorise les Américains et une
coalition à intervenir. Pourquoi à ce moment-là, il peut le faire ? Parce que la Chine à l'époque c'est pas encore la Chine communiste, c'est encore la Chine de Changai Cheek. Pardon pour ce rappel historique, mais je trouve que c'est intéressant. Et la Russie à ce moment-là boycotte le Conseil de sécurité en disant il faut reconnaître la Chine. Puis la deuxième fois, c'est plus récent, on s'en rappelle plus, c'est au moment où Saddam Hussein envahit le couit. Et là, le conseil de sécurité de l'ONU autorise l'intervention, la coalition militaire. Et pourquoi il le fait ? Parce qu'à ce moment-là, il peut le faire. Parce qu'à ce moment-là, les pays qui ont le droit de véto, vous savez, les cinq membres du conseil de sécurité, il y en a deux qui ne s'y opposent pas. La Russie à l'époque,
l'Union Soviétique de Gorbatchov parce qu'elle est en situation on est en 90, ça va pas très fort. Elle a besoin du soutien des occidentaux pour sa transition et euh la Chine qui sort de Tianman et cetera. Donc tout ça pour dire que le droit international, il est conditionné par du rapport de force. Donc moi, je préférerais que les valeurs de démocratie, de respect des peuples, de ne pas massacrer ces peuples et cetera soient partagé partout dans le monde. C'est pas le cas. Donc je je j'ai l'honnêteté de dire que euh il fallait cette intervention mais que ça peut pas être une fin en soi. Il faut un moment qu'il y ait une euh quelque chose euh qui euh fasse une transition en Iran et comment on l'accompagne et comment on le soutient. On aurait que c'est à nous de
la faire. C'est aux Iraniens de l'affaire. C'est évidemment mais c'est évidemment aux Iraniens de l'affaire. Mais vous savez, il y a des moments dans l'histoire où des pays de la communauté internationale ont pris leur responsabilité et ont aidé. Mais oui, mais Donald Trump Donald Trump n'a pas ne mène pas cette offensive pour libérer les Iraniens l'Iranien euh les Iraniens des Mola. Ça c'est ça c'est à la fin si les Iraniens le peuple iranien est libéré des molas. OK, on voit bien ce qui s'est passé ce qui se passe en Afghanistan. Aujourd'hui, il y a un crime contre l'humanité et pourtant il y a eu une offensive en Afghanistan. Les talibans sont revenus et tout et personne s'en inquiète. Donc la la stratégie de Donald Trump, elle allait pas de libérer le peuple iranien des
mollas. Ça c'est à la fin. Si ça arrive, tant mieux. Maintenant euh du côté israélien, c'est la sécurité d'Israël qui fait que elle est engagée dans cette guerre. Donc faut les militants entre guillemets, on on l'impression, on pense que euh Donald Trump est parti libérer le peuple iranien des Mola. Mais non, pas du tout. Enfin, ça c'est à la fin. Enfin, c'est Si ça arrive, tant mieux, je pense. Et que si le peuple iranien se soulève en même temps, grâce à l'offensive de Donald Trump, pourquoi pas ? Alors moi, j'aimerais vous poser deux questions et vous pouvez vous pouvez répondre par oui et non, hein. Ça va aller très vite. Premièrement, je pense connaître la réponse, elle me paraît assez évidente, mais allons-y. Est-ce que vous êtes pour qu'on prenne
des sanctions euh économiques contre les États-Unis et Israël du fait de leur intervention en Iran ? Non. Euh, est-ce qu'on doit boycotter les produits israéliens et américains dans nos supermarchés du fait de cette agression qui viole le droit international ou pas ? Mais de manière générale, je suis pas un fan du recours euh au boycott euh pour sanctionner euh des des États. On peut avoir des sanctions économique quand on a des éléments. Mais c'est pour ça que je dis que c'est complexe. Quand la Russie envah quand la Russie envahit l'Ukra pour ne pas lever les sanctions contre la Russie, quand la Russie envahit l'Ukraine, on a une violation manifeste de l'intégrité territoriale d'un pays avec la volonté d'annexion. [rires] Je n'ai pas le sentiment pardon, je n'ai
pas le sentiment que les États-Unis ont une prétention d'annexion de l'Iran. Pas plus qu'Israël a une volonté d'annexion de l'Iran. Comparez [rires] pas des choses qui le sont pas les États-Unis, les États-Unis et Israël d'ailleurs je ne les emblame pas forcément, c'est un constat ont éliminé le chef du régime iranien tandis que monsieur Poutine n'a pas éliminé monsieur Zelinski. Il n'a ni capturé. Qu'est-ce que tu fais de la menace iranienne dans le coin ? Non mais non mais part au départ par à la base question [rires] que je pose à monsieur G c'est pourquoi le de poids de mesure parce qu'on peut très bien soutenir l'intervention américaine ce que je comprends tout et israélienne ce que je comprends tout à fait mais dans ce cas-là levons les sanctions contre la Russie et soyons cohérents.
Alors d'abord il y aurait rien de plus terrible que mais il y a une menace iranienne. Mais tu il oublie la moitié Jean-Lou il oublie il oublie la moitié enfin a une menace iranienne sur le nucléaire quand même. C'est que la Russie a violé l'intégrité d'un pays et veut l'annexer. Donc soit on se dit et ben désormais alors là pour le coup on passe par-dessus bord tout le droit international et c'est la loi qui viole [rires] l'intégrité de la Syrie en occupant le Dolan. Attendez ça y est je je je je oui faut qu'il puisse répondre. Non mais il y a pas de pureté dans le droit international. Je pourrais enfin en tout cas dans son application, je pourrais vous dire partout, je condamne toutes les violations du droit international et je suis assis sur ma montagne à les
condamner, à les regarder les unes après les autres et à m'enfermer dans une naïveté diplomatique ou géopolitique qui consiste à dire "Ah ben les gens sont méchants dans le monde et ne respectent pas et c il y a du pragmatisme de la réal politique qui fait non pas hiérarchiser les périls, mais de considérer à un moment donné quelle réponse on apporte." Donc la Russie qui envahit l'Ukraine, pour moi ça c'est un principe en plus pardon c'est une forme d'égoïsme européen, c'est sur le territoire européen. C'est une menace qui est existentielle aussi d'une certaine manière pour nous. J'ai l'Iran qui depuis 47 depuis 47 ans dit matin, midi et soir, je veux détruire mort à l'Amérique et mort à Israël. Donc on peut se dire écoutez ces gens-là sont anecdotiques, sont folkloriques, on
continue à les laisser faire. Mais ils font de l'armement nucléaire, ils font de la balistique et puis surtout, pardon, je le rajoute aussi, mais ils tyrannisent leur peuple enfin 9 janvier il y a 36 à 40 commettre des des attentats par leurs affidés partout dans les proxy et puis ce qu'on a vécu euh le le Dracard au Liban, on parlait du Liban dans les années 80 euh les otages, enfin c'est pas un pays en tous les cas je distingue les Iraniens, le grand peuple iranien qui malheureusement vit sous le jou islamiste des des mola. là et donc si on peut d'une manière ou d'une autre et c'est c'est là que je suis pas assuré qu'on va y parvenir qu'une intervention de cette nature, je crois pas que la démocratie naisse sous les bombes d'une intervention extérieure
dubola [rires] le bras armé le bras armé des iraniens. que si on parle pas des raisons pour lesquelles si c'est que si on regarde pas ce que ce que ce pourquoi l'Iran est entre guillemets à une guerre des États-Unis et qu'on regarde la violation du droit international et qu'on le compare entre la Russie et l'Ukraine, c'est un peu de la mauvaise foi parce que l'Iran sur les discussions à propos du du nucléaire, c'est échec sur échec. Le Liban, il faut le distinguer du esbola. Le esbola c'est le bras armé de l'Iran. Enfin, c'est quand même une menace géopolitique dans tout le coin. Donc c'est c'est c'est pas rien. On peut pas le comparer à l'Ukra. Je rajoute un élément, j'ai pas mentionné. Pour autant, je suis
forcément gêné de voir que c'est un Donald Trump qui décide tout seul et un Benjamin Netaniau pour lequel je j'ai des désaccords sur un certain nombre de de de points essentiels qui voilà prennent cette décision. ne consulte pas le reste de la communauté internationale. Voilà pour autant voilà je c'est et c'est toute la complexité de la situation. Je vous pratiquez le DGV variable géométrie comparaison [rires] mais non mais je je pointe non mais je donne raison sur les éléments de contradiction. Soit j'applique, je vous l'ai dit tout à l'heure, soit j'applique la totalité du droit et je condamne toutes les violations du droit international partout dans le monde et il y en a voilà et je constate mon impuissance. Soit j'essaie à partir de situation de réduire les périls. Voilà.
Et euh par bah en fonction de ceux qui vous plaisent et qui ne vous plaisent pas. La Russie vous plaît pas et puis vous êtes solidaire de l'Ukraine. Vous l'avez dit d'ailleurs solidaire de l'Ukraine parce que les Ukrainiens sont les Européens sont des Blancs alors que les Arabes et les Perses ça ne vous intéresse pas. Mais qu'est-ce que vous racontez ? n'importe quoi. Mais non, mais je vous explique que c'est le même principe. D'un côté, j'ai une violation d'intégrité territoriale et l'annexion d'un pays, je je ne me résigne pas à une annexion par la force d'un pays. De l'autre côté, j'ai une menace qui s'exerce sur un certain nombre de voisins et surtout sur le peuple lui-même. Ce qui renvoie d'ailleurs à une une impasse du droit international. Rappelez-vous toujours dans la
profondeur historique dans les années 90 on s'était posé la question de savoir est-ce que le droit international peut aller jusqu'au droit d'un gérant de géré notamment Bernard Kou et un et un un spécialiste du droit international qui s'appelle Mario Matoti. Euh ça c'est intéressant. Est-ce que on peut aller jusqu'au droits d'ingérence au nom de princip au nom des droits de l'homme de principes démocratiques, de principes essentiels ? Bon benah vous voyez bien que ça ça a été aussi impossible parce qu'il y a plein de pays qui on dit vous êtes gentil mais vous allez pas venir vous occuper de la manière dont on traite nos propres populations et que on est aujourd'hui enfin n'oubliez jamais cette donnée les démocraties sont minoritaires dans le monde aujourd'hui.
Ah la démocratie n'a pas gagné. de perdre les régimes autoritaires dictatures qui sont plus nombreux sur les 185 cette posture intellectuelle de gens comme Jean-Lou et qui est une posture de beaucoup d'intellectuels plutôt à gauche d'ailleurs mais pas que qui mettent sur le même plan le fait de effectivement faire tomber un régime qui pendique et qui en torture des milliers dans les sous-sols des prisons de teran mettre ça sur le même plan avec l'invasion de l'Ukraine qui à ce jour a occasionné plus très loin d'un million de morts et autant sinon davantage de blessés. Franchement, c'est faire preuve d'une espèce de relativisme
obscène pour les victimes de de de de ces de ces crimes là. On peut pas juste pour faire le malin sur un plateau confortable mettre ça sur le même plan. Moi, je trouve ça dingue mais bon euh je suis pour le droit d'ingérance par ailleurs. Euh je je pense qu'on a trop on a trop reculé là-dessus. Moi, j'ai une question monsieur G, vous dites on on espère que ça va marcher. On machin mais c'est pas on effectivement, c'est les États-Unis et Israël. Nous, la France et l'Europe, on est complètement à la remorque du du truc. Ça m'intéresserait de savoir quelle analyse vous faites selon vous. Pourquoi la France et l'Europe sont complètement à la ramasse désormais ? sur à peu près tous les grands conflits internationaux.
Comment ça se fait qu'on soit sorti du jeu de la plupart des grands des grands même et c'est même pas que les conflits d'ailleurs, des grands enjeux internationaux. Qu'est-ce qui s'est passé ? Parce que l'Europe qui avait la prétention d'être une Europe puissante, économique, démocratique, euh éventuellement diplomatique et militaire a renoncé à cette ambition et est devenu au mieux euh un grand marché qui a du mal à se protéger euh et euh au pire euh oui un politique sur ces enjeuxl et moi je le regrette parce que dans une période question de volonté politique pardon pour vous c'est une question de volonté politique. C'est une question d'assumer la nécessité d'occuper cet espace là. C'est
les empires chinois, russes et américains reviennent à leurs fondamentaux originels. En tous les cas pour la Chine et pour la Russie et pour les États-Unis. la sidération avec laquelle on découvre que ce grand pays euh euh il y a 250 ans, la France l'a accompagné dans son mouvement euh et euh 250 ans après, ben les États-Unis tournent le dos à l'état de droit, à la démocratie et à ce lien transatlantique dont on pensait que la première et la deuxième guerre mondiale l'avait gravé dans le marbre durablement. les signaux ne avaient commencé à surgir depuis plusieurs années et l'Europe a préféré paresse, par euh confort euh ne pas prendre sa responsabilité de l'affirmation d'une autonomie
stratégique notamment militaire. Et c'est la raison pour laquelle je dis que le discours qu'a prononcé Emmanuel Macron hier sur la dissuasion nucléaire sur cette dissuasion désormais avancée est intéressant. Voilà, je je m'en félicite. Vous l'approuvez ou pas ? prouve prouve [rires] totalement dire que pour être respecté, il faut être crain et donc on va monter en puissance nucléaire. Ça vous a prouvé à la fois cette montée enfin le renforcement capacitaire avec le nombre de de de têtes nucléaires qui sera dans dans l'arsenal français mais complété par ce qui s'appelle l'épaulement conventionnel des pays européens. Euh c'estàdire moi je suis très attaché dans une ch de doctrine. Souvenez-vous les
années 80 90 c'était le désarmement et là on revient à l'armement. Mais parce que il y a une il y a un principe de réalité. Il serait naïf et totalement déraisonnable de penser que la période qui s'ouvre va être une période dans lequelle les rapports de force diplomatique et donc militaires donc se construiront pas. J'aurais préféré savez moi à la chute du du mur de Berlin je suis dans cette génération là j'ai espéré un monde dans lequel le multilatéralisme la coopération all un monde de conflit de guerre qui malheureusement il est il est devant nous et alors dans ces conditions là monsieur G dans prépar é guerre dans ce monde là est-ce qu'on peut raisonnablement aller vers un système avec la semaine de 4 jours, le revenu universel la retraite [rires] à 60 ans
parce que vous remarquerezandel par que vous remarquerez Bah oui, parce que il y a il y a un petit point commun entre les États-Unis, Israël, la Chine, tous ces pays qui nous surpasse complètement en terme d'influence et de puissance, c'est qui travaille, vous voyez ? C'est c'est bah c'est c'est con, c'est con, mais c'est comme ça. Voilà, vous allez en Israël, ça bosse, ça bosse. C'est c'est un pays qui est en croissance économiquement. Vous allez aux États-Unis, ça bosse, ça bosse. Ils sont pas à 4 jours par semaine, ils sont pas à la retraite à 60 ans. C'est un pays qui est en croissance économiquement. Vous savez quoi monsieur vous allez en Chine le modèle chinois il devrait vous plaire il devrait vous plaire. Là c'est carrément la planification l'état et cetera, mais ça
charbonne aussi. C'est pas la semaine de 4 jours non plus. Et nous on est là en Europe, on est sur notre terrasse de café le jeudi à 15h30 et on se dit "Mais tiens, on est en train de rater tous les trains de l'histoire. Mais comment ça se fait ?" Tiens, mais je vais en parler avec Jean-Paul. Il écrit dans le grand continent. Il a écrit un truc très intéressant. Oh puis tu as vu le discours de Macron ? Tu as vu son discours ? Ah c'était top. Ah ouais, je l'ai regardé puis je me suis fait un bon verre de de rosé. Après, tu bosses pas aujourd'hui ? Ah non, je suis en télétravail, c'est dans ma convention collective. Mais de toute façon, tu sais, j'ai 60 ans dans 2 jours. Donc maintenant, finit pipo pendant les 40 prochaines années, l'État va me prendre en cher. C'est ça la France
d'aujourd'hui. C'est ça l'eau pass J. Non mais je j'avais au regard du début de la discussion le secret espoir qu'on nous puissions continuer dans une forme de nuance euh [rires] de dispute apaisée avec des aluments avec des arguments qui ne sont pas qui ne sont pas justement dans la dans dans la caricature. Et je trouve que la bonne réponse, vous allez voir, c'est un socialiste qui va vous citer le général de Gaulle. En 1942, au moment où le pays est au fond du trou, il est occupé, il prépare la reconstruction et il a cette phrase magnifique qui est dans les travaux du Conseil national de la Résistance. Il dit "La reconstruction s'appuyera à la fois sur de la cohésion nationale, les forces de défense nationale et sur la cohésion sociale et la future sécurité sociale."
C'estàd que ce qui fait l'id mais attendez mais oui mais attendez le général de Gaulle au moment où le pays est au fond du trou, il dit que pour faire nation relier, il faut relier les gens c'est la tribu. On marche sur les deux jambes et là où je vais vous rejoindre monsieur Consign c'est que évidemment que il y a un effort de défense qui doit être augmenté. La preuve moi j'ai soutenu le budget qui prévoit le renforcement de cet effort de défense 6 milliards 7 supplémentaires pour augmenter et s'adapter à la loi de programmation militaire et je n'ai pas d'objection à cela. C'est une des raisons d'ailleurs pour lesquelles j'ai participé à la négociation dans une logique de compromis pour avoir ce budget-là. Mais de grâce au moment où il faut faire justement cohésion nationale, si vous
voulez opposer les Français les uns et les autres en disant il y a les féas et il y a ceux qui bossent, il y a les urbains et les ruraux, il y a les jeunes et les vieux, il y a truc, c'est pas comme ça qu'on va faireion. [rires] L'immobilisme est en marge, rien ne l'arrêtera. Moi, je t'inendais. Moi, je j'assume d'où je [rires] parle et ce que je vais défendre dans l'élection présidentielle pour euh partager les richesses, pour partager les richesses, il faut les créer. Je suis pour l'alliance des productifs, les salariés, les entrepreneurs, les commerçants, les artisans, les patrons de PME, les créateurs, les chercheurs, tous cela ensemble, il crée de la richesse. Mon problème, c'est l'économie de la rente. C'est l'économie financiarisée. Donc, j'ai pas de problème dans cette
alliance des productifs. Voilà. Mais elle a elle s'appuie sur tout le monde. Et si vous commencez à dire qu'il y en a certains qui sont des tirs au flanc, euh certains de vos amis à gauche demandent un débat à l'Assemblée nationale pour savoir quelle doit être l'attitude de la France dans c dans ce conflit au proche-Orient, au Moyen-Orient. Là, pour le moment, on est dans les déclarations d'intention. C'est-à-dire, on dit "On va aider nos compatriotes qui seront en difficulté, on va aider à les rapatrier. Euh si nos alliés ont besoin de nous, nous serons là aussi." Mais ça dit pas grand-chose. Est-ce qu'on est au côté des États-Unis ? Est-ce qu'on est au côté d'Israël ? Est-ce qu'on doit en débattre, avoir une position ferme de dire oui, on y va et on vous aide quoi ? Qu'est-ce qu'on doit
faire G ? Les questions de défense notamment évidemment de guerre, de relation internationale sont le domaine réservé du président de la République. Mais pour autant, je pense que c'est sain dans une démocratie que les groupes parlementaires, les partis politiques puissent être au moins associés. Donc là, en ce moment, il y a pas de session parlementaire, c'est les élections municipales. Je trouverais utile, comme il l'a fait dans le passé, que le président de la République réunisse les chefs des formations politiques ou les présidents des groupes parlementaires représentés à l'Assemblée nationale pour avoir un échange. Ça me paraît sain dans une démocratie. Et après que le Parlement puisse, ça arrive parfois débattre. Alors, c'est pas décisionnel au sens où c'est pas le Heureusement un
vote de l'Assemblée nationale qui décide de telle ou telle intervention militaire. Mais je pense que là aussi euh pour pas qu'il y ait une sorte de de chèque en blanc qui soit donné au président de la République, qu'à un moment ou un autre il y ait il y ait cette discussion, y compris pour clarifier les points que vous avez euh mentionnés, de savoir quelle est la ligne de crète sur laquelle nous tenons. J'entends le ministre d'affaires étrangères qui parle à un moment de désescalades s'agissant du sud du sud Liban évidemment mais plus largement de la manière dont on sort de de l'embrasement sur l'ensemble du du Moyen-Orient et on est rentré dans un conflit là. Il faut avoir l'honnêteté de le nommer comme tel. Et soit il y a une négociation avec
un désarmement de l'Iran, le l'abandon des prérogatives. Non mais voilà, mais on peut rentrer dans cette [rires] pcale. Même Oui, donc à ce moment-là, il faut aller au bout de l'Iran veut embrasser la région et donc dans la région, il y a nos alliés. Je sais, nous avons des bases et cetera. Ils ont commencé à taper des endroits on va laisser de côté la situation internationale. On va revenir à la politique française. Question de l'ami Jean-Lou Bonami. Ben justement à propos de politique intérieure française, vous êtes candidat à l'élection présidentielle mais j'aimerais juste très rapidement avec vous parler un peu de de littérature parce que il y a un roman qui s'appelle les Tibaux de Roger Martin Dugare et dans ce beau roman, il y a une jeune femme Rachel qui est une ancienne
prostituée. Elle a une histoire d'amour avec le docteur Antoine Thba. Tout se passe très bien. Et au dernier moment, alors qu'il lui offre une belle vie, elle l'abandonne pour retourner vers son ancien compagnon qui a un homme violent, qui a un un proxén, qui la bat, qui la tyrannise et en fait, elle ne peut pas s'empêcher de revenir vers lui au dernier moment, même si c'est complètement irrationnel. Et bien ce personnage m'a fait penser à vous quand je vous ai et ce personnage de Rachel quand je vous ai entendu il y a 3 semaines après la mort du jeune Quentin, vous êtes venu sur les plateaux dire vraiment du mal à un point incommensurable sur Jean-Luc Mélenchon. Mais quand on vous a demandé au deuxème tour entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, pour qui est-ce que vous avez
voté ? Je lui dis "Ah bah pour Jean-Luc Mélenchon, bien sûr." C'est-à-dire vous êtes comme une femme battue qui revient au dernier moment vers son ex violent et qui quand il faut trancher, quand il faut choisir ne peut pas s'empêcher de revenir un peu vers cet homme qui la fascine et qui l'attire. Et d'ailleurs, c'est tout ce qu'attendait. La seule chose que voulait entendre Jean-Luc Mélenchon, toute sa stratégie, c'était ça parce qu'en fait, comme il le dit, il méprise les petits bourgeois de gauche et il a bien raison parce qu'il sait que au deuxème tour, les petits bourgeois de gauche voteront pour lui quoi qu'il arrive, même s'ils ont dit du mal de lui et qu'au dernier moment, telle une femme battue mais toujours amoureuse et bien il reviendra souse.
Vous êtes sous emprise mélien. Alors, d'abord, le philosophe que vous êtes n'est pas euh euh exent de la rigueur scientifique. Ce que vous mentionnez scientifique Non, mais je veux dire la question qui m'a été posée à laquelle j'ai commis l'erreur de répondre, je vais vous dire, ne portez pas sur l'élection présidentielle mais sur les élections municipales. Sur l'élection municipale. Répondre à une question d'un deuxème tour Rassemblement nationale LFI, outre le fait que c'est très théorique, ça accrédite un scénario que je récuse comme je le récuse au niveau national et je vais être extrêmement clair. Je ne veux pas que le Racement national exerce le pouvoir dans notre pays et que ça arrivera de manière certaine si Jean-Luc Mélenchon est qualifié au deuxème tour
de l'élection présidentielle. Et donc pour éviter le RN, il faut qu'il y ait une offre alternative de gauche républicaine. C'est celle que je veux porter pour que Jean-Luc Mélenchon ne soit pas qualifié. Il s'est il s'est moqué euh de ça dans son discours à à méprise. Oui. Oui. Non, c'était pas à Perpignan, c'était Oui, probablement à Perpignan dimanche. Il a dit "Monsieur Gage va faire quoi là avec ses petits bras ?" Voilà. Ben oui, je préfère porter ce combat avec mes petits bras plutôt que valider tout ce qu'il est amené à faire actuellement. Donc, je vais vous dire les choses très calmement et très clairement. Je ne souhaite pas que Jean-Luc Mélenchon gouverne ce pays et pour éviter cela et bien je souhaite incarner cette off
deè tour il y a un second tour Jordan Bard pour qui votez s'il y a un deuxième tour de cette nature c'est déjà perdu je Bardella a déjà Bardella a gagné l'élection présidentielle si je réponds à nouveau à cette question je commets l'erreur d'accréditer ce que et Bardela et Mélenchon veulent donc moi ce scénario C'est le scénario catastrophe. C'est le scénario mortifère pour le pays et c'est la raison même d'être l'engagement dans lequel mettre en place aux élections municipal. Alors, c'est la raison pour laquelle je m'oppose aux élections municipales à tout accord avec la France insoumise. Je peux pas être plus explicite [rires] dans les accords deè tour je n'en veux pas. Je préfère perdre une élection. Je l'ai dit, je préfère perdre une élection que perdre mon âme. Voilà, il y a des
moments donné c'est Michel Noir qui l'avait dit à à Lyon enfin qui la mère de Lon et et moi je je vous le redis parce qu'à un moment donné, on me dit "Ouais, mais c'est pas crédible." Moi, je l'ai vécu perso, voilà, en 2024. On était pas très nombreux à l'époque, au moment de la dissolution. J'ai refusé l'accord avec la France insoumise parce que les dérives que tout le monde condamne aujourd'hui, elles avaient déjà commencé au printemps 2024. Et donc en 2024, j'ai refusé de me présenter avec leur soutien. J'ai eu une candidature soutenue par la France insoumise face à moi. J'ai pris le risque de perdre l'élection et j'ai gagné. Et je pense à un moment donné, il faut prendre ce risque-là en cohérence et en constance dans la durée. Et donc là, oui, s'il y a
des villes qui doivent être perdues, je préfère qu'on construise dans la durée cette offre de gauche républicaine qui soit crédible et qu'on donne pas l'impression qu'on godit au gré de quelqu C'est dur pour ceux des copains qui sont engagés localement, mais la politique par moment c'est faut c'est plus grand que soi-même. Voilà, il faut savoir se sublimer. Justement, puisqueon parlez des des dérives, on en a entendu quelques-unes de nouveau ces ces derniers temps. Donc, on va vous les faire écouter. S'il s'agit de l'affaire Epstein. Ah, je voulais dire Epstein, pardon, ça fait plus russe Epstein. Alors maintenant, vous direz Einstein au lieu d'Enstein. Frankenstein au lieu de Frankenstein. Et ben voilà. Non, tout le monde comprend comment il faut faire comme
monsieur Glor Gman pardon. éclairage après j'en ai pour des heures quoi. Après vraiment et derrière il a présenté ses excuses Jean-Luc Mélenchon mais il se fout de la gueule de tout le monde pardonnez-moi l'expression j'aime pas utiliser ce genre de terme mais je tout ce qu'il fait là est volontaire organisé prévu voilà et les excuses qu'il présente hier sur son truc en disant je je ne l'ai pas fait exprès. Là, c'est ce bras d'honneur à l'intelligence des gens qui ont tous vu que il l'a fait exprès. Et pourquoi il le fait exprès ? Et pourquoi on le condamne ? C'est parce que tout ça, pardon de le dire, mais ça pue. Voilà, j'ai pas d'autres mots, ça pue. Et c'est vraiment calculé. C'est vraent c'est calculé.
pour entretenir cette ambiance euh où on a vu dans des meetings soi-disant de gauche des gens s'amuser de la prononciation des noms. Ça c'était c'est l'extrême droite historique qui faisait ça dans les années 30 ou Jean-Marie Le Pen dans les années 80 ou dans les années 90. C'est pas un dirigeant qui se prétend être un un dirigeant de de la gauche. On on fait pas ça. Or, on connaît les codes, on ne sait les mots. Moi, j'ai j'ai rompu définitivement, voilà, euh j'ai j'ai rompu l'emprise que vous caractérisiez. C'était pas de l'emprise, c'était l'idée de se dire à un moment donné, on peut être dans euh un rassement de la gauche sincère. Mais quand un jour Jean-Luc Mélenchon a pris sa plume et pardon mais je le répète à chaque fois parce que au bout d'un moment on oublie, c'était pas
un problème personnel quand il a pris sa plume qu'il a écrit comme il a prononcé des mots. Mais là c'était pire parce qu' écrit un texte que pour la première fois j'ai trouvé antisémite à mon endroit. Et ben je l'ai dit, je me suis battu, j'ai pas regardé ailleurs et j'aimerais que tout le monde l'entende avec la même sincérité. Quand une femme dénonce des violences sexistes ou sexuelles, on lui dit "Je te crois." Quand un enfant dénonce de l'inceste, tout le monde dit il faut, on lui dit je te crois. Quand une personne victime de racisme antimusulman le le condamne, on lui dit "Je te crois." Et bien, j'espère qu'on va dire "Je te crois Jérôme quand tu dénonces l'antisémitisme de Jean-Luc Mélenchon." C'est c'est ça me fait pas plaisir de faire. Z vous vous comparez
aux femmes batttues vous-mêmes vous le connaissez très bien aussi c'est mais c'est pas que un problème personnel parce que les gens parfois y compris dans ma propre famille famille politique disent ce n'est que un problème personnel ils ont qu'à régler ça entre eux dans une psychothérapie de de groupe. Non voilà il y a un problème politique majeur dans ce pays quand une formation celle de Jean-Luc Mélenchon s'éloigne à ce point des rives de la gauche. Voilà. Et donc moi aujourd'hui j'assume et je dis ce n'est plus possible plus rien à aucun moment à aucune élection municipale, présidentielle ou législative ni au premier ni au deuxème tour. va être plus clair.
Jérôme Guedj