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Débatfranceinfo (sur YouTube)· 2 septembre 2026 21 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsSantéSolidarités & famille

Présidentielle 2027 : "Qui parle d’égalité hommes-femmes ? Personne !" (Roselyne Bachelot)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

élection présidentielle. La France est-elle enfin prête à élire une femme ? Marine Le Pen Knafo qui sort d'ailleurs un livre aujourd'hui Marine Tondelier ou encore Ségolen Royal 2027 le temps des femmes est-il venu ?

Je vais laisser nos invités s'installer tranquillement sur ce plateau. Le temps des femmes est-il venu ? Oui, nous dit Ségolan Royal.

C'était ce matin. Je pense que le temps des femmes est venu. C'estàd je pense aujourd'hui que il faut une femme expérimenter.

Voyez qui a fait ses preuves. C'était pas le cas d'Ango. Elle avait jamais été ministre.

Elle connaissait pas l'intérieur du fonctionnement de l'État. Elle était juste maire de Paris. Alors nos experts et nos invités pour ce débat.

Gill Benstein notre éditorialiste politique. Bonjour. Gill Aurore Malval.

Bonjour à vous. Grand reporter au service politique de Marianne et Roseline Bachelot ancienne ministre. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation.

Vous avez plus de de 40 ans de carrière politique. Merci de le rapp le rappelle. Euh on vient d'entendre à l'instant Segolen Royal qui dit que le temps est venu pour qu'une femme soit présidente de la République.

Est-ce que vous pensez que c'est possible ? Vous y croyez ou pour vous il reste encore des freins dans la société et dans la classe politique ? Les freins sont majeurs.

Le temps des femmes à leur place, à leur juste place. C'est là ce n'est pas arrivé, n'est pas venu. J'en ai pour témoignage que les dernières élections municipales par exemple où certes le scrutin de liste oblige aux 1000 feuilles de candidature, même si en général c'est un homme qui est en position numéro 1 appliquant ainsi légère avantage pour les hommes.

Mais il n'y a que 20 % de femmes mères. et sur les mers des grandes villes à part Johanna Roland à Nant Nathalie Peré à Ren Martin Martin encore pas très longtemps à l'île Oui c'est oui justement il y a et Martin ont disparu il y a Strasbourg une femme qui a succédé à une autre femme mais enfin quand on regarde le l'ensemble des femmes, on on est effectivement qu'à 20 % et dans les conseils municipaux sur les postes stratégiques, on se rend compte qu'il y a vraiment du retard. Alors toujours un homme aux finances, à l'urbanisme et les femmes sont d'une certaine façon et dans les femmes sont effectivement dans des postes qui font appel à des qualités prétendument féminines.

Catherine Vin ministre des armées à ma connaissance. Oui, c'est vrai. Non mais alors je dis pas qu'il y a pas de femme.

Je suis là, je suis le seul mec du plateau. Voilà, je vais je vais je vais jouer mon rôle. Et Michel Aliomarie a été aussi elle aussi ministre de la défense et de l'intérieur et des affaires étrangères.

Euh non, elle post. J'ai j'ai une question par vous n'avez pas eu des portefeuilles subalternes ? Pas l'écologie, la santé, les sports.

Alors puisque Gill vous pose la question, je voulais vous poser une question sur Marine Le Pen mais je vous la poserai après. Sur votre ressenti personnel. Est-ce que vous dans votre carrière politique, je pense que vous allez me dire oui, vous avez été victime de sexisme à certains moments.

Ah ben j'allais dire tous les jours sans arrêt et même curieusement. Je mène à colloque devant une assemblée tout à fait prestigieuse où avec Laurent Berger nous faisons une conférence à deux voix. Le président de cette séance va reprendre trois occurrences en les saluant.

Or, trois ces trois occurrences que j'ai prononcé dans un discours académique et il va les attribuer à leur verger parce que pour lui, pour ce grand patron, si quelque chose d'intéressant était dit, ça ne pouvait être dit que par un homme et c'était l'année dernière, c'est pas il y a 50 ans. Ça c'est très récent. Vous avez d'autres exemples de choses qu'on vous a dit ?

Oui, quand je rentre au conseil régional des pays de la Loire, j'aurais dû avoir, je conduisais la liste dans le Mané Loire, j'aurais dû avoir un poste de présidente de commission et Olivier Guichard ne me l'a pas donné en me disant "Les hommes ne t'obéiront jamais." Et quand je suis montée, c'est la phrase, elle est historique. Quand je monte, je monte à la tribune de l'Assemblée nationale pour je suis l'orateur sur le revenu minimum d'insertion et j'entends une voix qui dit tiens, voilà le concert des vagins là c'est grossier en plus.

Ah oui, mais vous savez, il y a d'un côté le sexisme gras qu'il est assez facile de combattre et puis le le sexisme insidieux qui est un système paternaliste de dévalorisation. Mais comment je t'ai complimenté sur ton tailleur ou sur ta coiffure ? Je suis très gentil avec toi.

Est-ce que le premier a disparu ? Parce que aujourd'hui la réflexion que vous dites que vous dites avoir entendu paraît complètement anachronique. Est-ce que est-ce que vous pensez que ce genre de propos serait encore quelqu'un les prononcerait à l'Assemblée nationale ?

À l'Assemblée nationale non parce que le la punition médiatique serait forte. Voilà. Mais moi, je regarde les réseaux sociaux, je regarde un certain nombre de choses, je regarde la montée du masculinisme, du virilisme dans beaucoup de sociétés et on voit des choses tout à fait inquiétantes.

Le commentaire du secrétaire d'État américain sur cette soldate canadienne qui remet une décoration et un propos grossophobe absolument intolérable. Donc on voit bien que dans certains milieux, le masculinisme est une grossièreté. Euh Aurore Malval, une femme président de la République, est-ce que c'est possible pour vous aujourd'hui ?

Oui. Euh en soit euh c'est c'est possible et rien euh et rien ne l'empêche. Je pense que il y a encore une fois une différence entre toutes les questions qu'on vient d'aborder, même du sexisme en politique et puis l'exception.

D'ailleurs, tout à l'heure, immédiatement vous dites qu'il y a des problèmes d'accès des femmes aux fonctions les plus les plus prénominantes et puis on dit "Ah mais il y a eu des femmes" et de la même façon, il pourrait y avoir une femme présidente et cela ne renverserait pas la table en matière d'égalité des sexes. C'est-à-dire que cette exception là pourrait tout à fait avoir lieu dans notre pays. On a eu deux femmes premières ministres, il pourrait y en avoir une troisième, il pourrait y avoir une femme présidente mais sans que fondamentalement tous les ressorts changent.

Et et d'ailleurs, je trouve que ce qui ce qui est d'ailleurs assez intéressant sur la question du sexisme et de la façon dont il s'exprime, il est souvent le plus violent quand les choses vont mal. C'est-à-dire que quand une femme a un rôle de ministre et que globalement il y a pas de polémique, ça se passe bien, elle elle a des réflexions que vous venez de les dire. Mais dès qu'il y a une polémique qui se crée, qu'il y a des réactions, on ne leur pardonne rien.

Et on leur pardonne rien sur un mode, je trouve très régulièrement qui est tout de suite celui aussi d'acoller des stéréotypes féminins et de les considérer aussi comme plus bêtes que les hommes. C'estd que ce qualificatif de dire elle n'a rien compris, elle est idiote. C'est une dinde.

Avec les hommes, les hommes ont tendance à avoir des différents politiques. Il ils ne sont pas d'accord idéologiquement et finalement les femmes n'ont rien compris. C'est vrai qu'on voit quand même sur Garda, on le voit d'ailleurs, vous disiez à l'Assemblée nationale, on pourrait plus avoir les mêmes genres de commentaires.

Moi, j'en entends quand même dans des séances à l'Assemblée nationale même des des taisez-vous qui sont qui sont lancés. Vous parlez trop fort, vous parlez trop aigu. Sandrine Rousseau a été justement fait allusion et Gill, je vous fais réagir juste après.

C'est vrai que l'Assemblée nationale a été et encore le théâtre de certaines moqueries sexistes envers les femmes. Regardez monsieur le président. Allez, écoutez mesdames et messieurs les députés, mais surtout messieurs, visiblement.

Oh, ça suffit là. Mais qui c'est qui s'est fait ça ? Enfin, arrê quoi ?

Je suis pas une poule hein. C'est bon. Madame Rousseau, est-ce que vous pourriez éviter d'hurler quand vous prenez la parole ?

Vous nous cassez les oreilles ou à défaut est-ce que vous pourriez baisser le micro ? Ça c'est pas acceptable. Je vous rappelle à l'ordre immédiatement et votre appel à au règlement est terminé.

Vous avez un rappel à l'ordre. C'est insupportable. C'est honteux.

C'est honteux. Je ne tolérerai aucune attaque sexiste dans cet hémicycle. C'est fini.

C'est fini. Voilà. On se moque plus facilement des femmes en politique.

On se moque plus facilement. Je trouve que tout ce qui a été dit sur le plateau est vrai. C'est dire Rosine Bachel a raison de dire qu'il y a un certain nombre de fonctions encore il y a encore beaucoup d'obstacles.

Pour autant, je suis tout à fait d'accord aussi avec Horore pour dire que en dépit de ça, je suis absolument convaincu qu'une femme peut devenir peut devenir président de la République et que de fait le fait qu'elle devienne président de la République ne réglerait pas pour autant les problèmes de sexisme. Barack Obama est devenu président des États-Unis. C'est pas pour c'est pas pour ça qu'il y a plus de racisme aux États-Unis. pendant longtemps, enfin un an avant l'élection, je pense que peu d'entre nous auraient pu dire qu'un noir pouvait devenir président des États-Unis.

Un noir est devenu très facilement président des États-Unis. Effectivement, ça n'a pas réglé les problèmes de racisme. Sur cet extrait-là, on peut tout dire.

On peut dire qu'il y a alors euh euh Cécile Duflo, c'était il y a il y a 15 ans. Bon, l'autre extrait avec Sandrine Rousseau qui n'est pas député depuis c'est il y a moins longtemps, on peut condamner et c'est absolument condamnable l'intervention du député. On peut aussi dire que Yel Bron Pivet, femme présidente de l'Assemblée nationale, a extrêmement bien réagi que la punition a été immédiate et que j'ai l'impression que c'est Yel Bron Pivet qui a été soutenu dans cet échange plus que le déput plus que le dépôt faudrait penser que une femme présidente de la République, ce qui évidemment est tout à fait légitime, réglerait les problèmes de discrimination.

Il y a des sociétés par exemple rappelées au Pakistan, don qu'on peut pas présenter comme une société euh l'égalité homme-femme et prati et il y a Benazir Butu parce qu'elle était la fille d'un clan et on pourrait d'ailleurs peut-être une gandie pareil faire. Exactement. Il y a il y a une il y a des transmissions claniques et d'ailleurs madame Le Pensi un exemple.

Mais non, mais oui, logique mais c'est c'est logique. Donc, il peut y avoir une transmission une transmission clanique surtout dans des familles, ça a très bien été expliqué par le sociologue François de Singli dans les lignées de fraterie, la femme ne suit par exemple la carrière de son père que quand elle est la fille est née. Si le frère est assez proche, c'est le frère, c'est le garçon qui prend sa place.

Et ça c'est tout à fait intéressant. Il y a des filles chez les effectivement Marine Le Pen n'a pas de frère mais puisqu'on parle de Marine Le Pen accède à la plus haute fonction si elle devient présidente de la République elle est en tête des sondages aujourd'hui est-ce que pour vous ça veut dire que il y a plus finalement de plafond de verre ou alors et c'est ce que vous sous-entendiez elle y arrive parce qu'elle est elle a un nom derrière elle un clan politique qui lui est forcément acquis puisque c'est sa famille c'est le clan Le Pel c'est-à-dire on peut pas on ne peut que constater que le casting n'est pas paritaire au rassemblement national On peut considérer que les votes au Parlement national sur chaque au Parlement européen sur chacune des questions qui touchent les droits des femmes, en particulier sur l'avortement, sur l'inscription sur le débat sur l'inscription dans la constitution de l'avortement sur la prise en charge des soins des soins gynécologiques pour les femmes. À chaque fois, le Rassemblement national n'a pas été au rendez-vous.

Donc il y a vraiment euh des comment des des relents masculinistes qui sont extrêmement forts et qui participent de l'histoire de ce mouvement politique. Malv d'ailleurs, je pense c'est intéressant de voir même les qualificatifs en fait que les partisans du Rassemblement national ou ces électeurs dans les sondages accollent à Marine Le Pen. Ce sont pas alors je je vais y venir aussi après, c'est c'est pas parce qu'on accolle des qualificatifs féminins que c'est forcément bien mais en l'occurrence ils ne perçoivent pas Marine Le Pen comme une femme.

C'estàd que Marine Le Pen, on va d'ailleurs quand quand c'était ça ne vient jamais dans le débat pour Marine Le Pen. Jamais dans le débat. Exactement.

Elle elle est d'ailleurs on la considère comme plus expérimenté et comme ayant plus de carrure, comme étant plus capable de gérer des problèmes international. Et ça peut être vrai aussi par rapport à Jordane Bardella justement qui pâtie un petit peu de de son jeune âge alors qu'elle apparaît comme ayant des des qualificatifs en tout cas qui ne sont pas du tout féminin. Mais ça ne veut pas dire encore une fois parce que elle s'extrait et réussit finalement parce qu'elle est une femme politique de premier plan à être un homme politique comme les autres que c'est vrai pour pour d'autres femmes et en fait il a tout tout le problème.

D'ailleurs, Marine Le Pen elle-même ne se bat pas pour que il puisse y avoir une plus grande égalité dans les fonctions, dans l'accès au pouvoir par les femmes. Après, j'ajouterai quand même un peut-être un un bémol. On entend parfois chez les gens qui se battent pour faire accéder aussi les femmes pour davantage d'égalité d'équité en tout cas parce que là on parlerait d'équité, de promouvoir des femmes aussi, de les aider à se débarrasser du plafond de verre. on prête un petit peu aux femmes des des qualités euh qui seraient pseudo féminines et et en fait c'est assez terrible parce que euh les femmes ne sont pas plus douces euh si euh des femmes étaient au pouvoir partout dans le monde, il n'y aurait pas moins de guerre et d'ailleurs, on le voit à chaque fois qu'une femme est au pouvoir.

Encore une fois, elle est un homme politique comme les autres. Mais ce travail-là pour que la femme ne soit soit un homme politique comme les autres, il est loin d'être fini. Moi, je réfute tout à fait la notion de qualité de qualité féminine parce que c'est justement celle qui nous guettoï dans certaines dans certaines fonctions et puis vous avez des femmes cruelles et d'ailleurs l'histoire est là pour nous le pour nous le montrer.

Donc les qualités féminines et puis je crois que c'est ça qui est peut-être ces qualités féminines peuvent être mises en exerg elles amenaient des une politique plus coopérative, une politique de dialogue. Ces qualités qu'on nous prête d'adoucissement si ça pouvait Golen Royal a essayé de jouer Golen Royal en 2007 a essayé de jouer de ce registre là et ça n'a pas marché. Ça n'a pas marché.

Les attaques, faut dire qu'elle avait face elle un un mal dominant. Voilà, c'est ça. Et c'est les attaqu par exemple, il peut on peut rappeler les attaques contre Cresson qui étaient de de son propre camp qui ont été absolument épouvantables euh et franchement, pardon, mais pour Valérie PC, on s'est aussi moqué d'elle au sein de son propre camp.

C'est exactement. En général les attaques vient énormément moqué de chez les républicains. Vient bien sûr les attaques viennent de votre propre camp.

C'est tout à fait c'est tout à fait vrai. Et vous savez Eddie Crisson s'était planté dans son discours dans son discours d'investiture et en sortant de de l'hémicycle, une grande figure du gaulisme qui n'est pourtant pas un sexiste un vétérin me dit alors les femmes, vous êtes fiers de vous. C'est-à-dire que les fautes des femmes, nous les portons toutes collectivement.

Si tu était un homme qui s'était planté, on aurait dit euh machin chouette, il s'est planté dans son discours d'investiture. Mais parce que c'était une femme, elle impliquait toutes les femmes. Nous portons les fautes et les erreurs de toutes et ça c'est un message vous voulez du pouvoir.

Regardez ce que ça donne. Oh, je crois si Ellisabeth Born fait un mauvais discours de politique générale, on vous ferait les mêmes réflexions. Je fais pas de politique fiction, je constate des choses dans leur vérité.

Maintenant, j'ai j'ai le sentiment j'ai le sentiment j'ai le sentiment que oui. Peut-être de façon atténuée mais oui. Moi pour répondre à la question, je suis absolument persuadé qu'il y a pas de plafond de verre pour une femme et qu'une femme peut devenir président de la République.

Et je dirais qu'il est plus que temps parce que quand on fait des comparaisons internationales, alors il se trouve que les autres pays sont des démocraties parlementaires qui ont un premier ministre à leur tête et pas un président de la République, parfois un souverain ou une souveraine. Et peut-être que ça compte. Mais l'Angleterre Margarette Satcher premier ministre et quel premier ministre l'Allemagne évidemment Angela Merkel au pouvoir.

L'Italie c'est des machots les Italiens. La première ministre, la présidente du conseil à ma connaissance Georgia Mélanie. Bah c'est vrai, Georgia Mélanie est une femme.

Le Japon le Japon est une société extrêmement sexiste où on assigne aux femmes la fonction de fonder des familles et de faire des enfants. La première ministre s'appelle Sanae Takaishi. C'est une femme.

Donc nous sommes les seuls avec les États-Unis. Les États-Unis, ça Camala Haris, non, mais Hillary Clinton, c'est pas passé très loin. Des grandes puissances, nous sommes les seuls avec les États-Unis, la Chine et la Russie.

Alors là, c'est pas pour demain. Donc je trouve que c'est un voisinage qui nous dans les pays de l'Est, il y a aussi un certain nombre. Quand on regarde les grandes puissances, nous sommes les seuls à ne pas avoir eu comme leader suprême une femme et je trouve que le voisinage des ceux qui sont comme nous ne nous glorifie pas.

Non mais une femme pour une femme attend et je vous pose la question un leader suprême, on a aussi un régime évidemment présidentiel par rapport aux autres pays que Gill a cité. On attend cet homme providentiel, ce chef des armées. Est-ce que dans l'imaginaire conception monarchique présidentiel, est-ce qu'on peut imaginer une reine en fait ?

Oui, c'était le c'était le sujet de thèse de Edgar Fortna Edgar Fort qui n'a rien à voir avec Olivier. Euh non, mais c'est c'est vrai que on peut avoir une reine qu'on sort peut-être. Non, mais enfin sérieusement, revenons à la à la période d'aujourd'hui.

Euh c'est vrai que la conception monarchique euh qui est la conception de la 5e République est sans doute un frein dans l'inconscient collectif pour qu'une femme arrive arrive au pouvoir. Elle a plus de je dis pas que c'est impossible, mais c'est elle a plus de difficultés. Il est certain, vous l'avez très bien dit, que un régime parlementaire avec le leader de la majorité parlementaire qui devient premier ministre, mais c'est pas la c'est pas la Constitution de la 5e République, permettrait sans doute euh une meilleure place aux femmes.

Mais est-ce que vous pensez que parce que le président pardon Aurore parce que le président ou là enfin le chef de l'État est chef des armées et donc c'est lui qui doit appuyer sur le bouton c'est lui qui doit envoyer des gens se faire tuer ? Est-ce que vous pensez que les Français, ça je vous pose la question à à vous, est-ce que vous pensez que les Français auraient plus de mal ? Alors juste avant que vousiez un sondage justement puisqu'on parle de ce que pensent les Français un sondage qui a été réalisé au mois d'août par Opinion We pour challenge. 77 % des Français disent qu'il est temps qu'une femme entre à l'Élysée.

Non non seulement ils sont pas contre mais ils sont pour. Oui voilà. Oui oui très bien.

Les français sont les Français ont accepté. Les français ont accepté la parité. Dieu sait si avec Giselle Alimi, on a on a combattu on a combattu pour cela.

Et les Français sont souvent assez en avance par rapport à leur à leurs dirigeants à leurs dirigeants et il trouvent tout à fait normal qu'une femme soit présidente. Maintenant, il trouve normal que ce soit une femme qui soit présidente à condition évidemment qu'elle soit dans leurs idées et qu'elle correspondent à leur idé. Justement par rapport à ça, quand on parle des autres exemples en Europe, Georgia Méloni par exemple certes est une femme, elle a une politique contre contre l'avortement euh donc contre les droits des femmes.

Donc en fait, le fait qu'elle soit une femme est complètement inopérant. C'est-à-dire que le le symbole n'existe même pas. C'est-àdire qu'elle mène une politique qui est quand même en grande partie en hostile en tout cas à cette libertélà de la femme.

Et d'ailleurs, on voit pour le pour le Rassemblement national. Alors Marine Le Pen elle-même non, mais on voit des mairies euh gouvernées enfin par le Rassemblement national qui enlèvent les subventions du planning familial et ce qui complique l'accès pour les femmes à l'IVG. Donc toutes ces je pense que ces ces symboles-là sont plus importants en soi que élire par exemple un mère qui soit qui soit une femme et qui décide de de des rembours c'était intéressant le chiffre que vous dites.

C'est-à-dire que le fait d'avoir une femme présidente est plus populaire chez les personnes les plus âgées. été meilleur que moi et plus vive que moi sur le personnes de plus de 65 ans sont ils sont favorables à une très intéressant ça parce que on croit que la bataille est gagnée. Vous savez, je vais souvent à la rencontre de jeunes jeunes étudiantes jeunes scolaires dans dans des bureaux dans des bureaux d'élèves.

Moi je suis frappé. D'abord c'est toujours les garçons qui parlent en premier. Il y a une sorte de de des femmes s'empêchent de parler en public et on me dit "Ah, c'est formidable, vous avez combattu et cetera mais les problèmes sont réglés." Moi, c'est ça qui me désarme souvent, c'est la sensation chez beaucoup de jeunes qu'il n'y a plus de combat à mener dans ce domaine.

Or, les combats, ils sont à mener et ils sont d'ailleurs totalement absents de la campagne présidentielle. Qui est-ce qui parle d'égalité d'hommes-femme de promotion de cette égalité ? Personne.

Comme si les là aussi les choses étaient réglées. Mais on pourrait penser que des militants, des militantes, des jeunes s'en occupent et non. Donc la bataille n'est pas encore gagnée.

Merci beaucoup Roseline Bachelot. Merci Aurore Malval. Yeah.