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Podcast / conversationAvec Édouard (Horizons)· 4 octobre 2026 16 minComplaisantMixteTravail & emploiÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesRetraites

À la rencontre des Français avec Anne-Claire Coudray

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 55 %Attaque 10 %Défensif 35 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:12OuverteRéponse directe

    Pourquoi avoir choisi le Havre pour inaugurer ce format ?

  • 0:51OuverteRéponse directe

    Le Havre, c'est chez vous ?

  • 1:11OuverteRéponse directe

    Combien de kilomètres parcourez-vous en moyenne par semaine en campagne ?

  • 1:50OuverteRéponse directe

    Cette tour au Havre, on a dit que vous aviez acheté les deux derniers étages. C'est vrai ?

  • 2:26OuverteRéponse partielle

    Comment intégrez-vous les réseaux sociaux dans votre campagne ?

  • 3:55RelanceRéponse directe

    Les 80 km/h, c'était pour emmerder les Français ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:26Édouard PhilippeFait
    « J'ai perdu tous mes cheveux et tous mes poils. Ma tête a changé. pas à cause d'une maladie grave, simplement à cause d'une maladie qui fait tomber les cheveux et les poils. »
  • 5:39Édouard PhilippeChiffre
    « Sur 29 000 euros dans la poche des salariés, c'est quasiment 70 000 euros que ça coûte à l'entreprise. »
  • 6:51Édouard PhilippePromesse
    « Il faut que les jeunes travaillent un peu plus vite, qu'ils rentrent un peu plus vite dans l'activité professionnelle, et il faut que tout le monde, mais en fonction de ses capacités, travaille un peu plus longtemps. »
  • 7:35Édouard PhilippePromesse
    « On laisse les partenaires sociaux et on leur dit : il y a au moins un tiers des Français qui doivent bénéficier d'un système dans lequel ils partent un peu en avance. »
  • 9:18Édouard PhilippeFait
    « On aide l'Ukraine pas tellement parce qu'on est riche, parce qu'on n'est pas si riche que ça. On aide l'Ukraine pas tellement parce que ce serait bien. Je pense que c'est notre intérêt d'aider. »
  • 14:09Principal de collègeFait
    « Le gel des salaires, il est effectif depuis maintenant dix ans, et vous étiez bien placé pour le savoir, puisque vous étiez Premier ministre. »
  • 14:53Édouard PhilippePromesse
    « On peut recruter un petit peu moins de profs, et ça, ça doit servir à financer l'augmentation de la rémunération des profs. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:12

Bonjour, Édouard Philippe. Un temps d'automne, hein ? Oui, un temps d'automne. De Normand, effectivement. Vous serez la bienvenue, ça va ? Merci beaucoup d'avoir accepté d'inaugurer ce nouveau format. Vous nous avez donné rendez-vous au pied de l'hôtel de ville du Havre, pourquoi ? Parce que c'est là que tout a commencé. Il faut bien imaginer que tout ce que vous voyez autour de nous a été reconstruit après que la ville a été rasée en septembre 1944. On l'a reconstruite et on l'a réorganisée. Cette ville s'est redéveloppée. Mais voilà, donc en fait, on en est capable. C'est dur, mais quand on s'accroche, on y arrive. Aujourd'hui, les Français sont inquiets. Ils nous attendent d'ailleurs. Donc je vous emmène, on va dans le Calvados. Je vous laisse conduire pour le début,

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Le Havre, c'est chez vous. Comme ça, je vous montre la ville avant de partir.

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Oula, ça, ce n'est pas la même taille. On est bon ? Ouais. Allez. J'ai eu très, très peu d'accidents mortels dans ma vie. Oui, moi aussi. Non, je vous le dis pour vous rassurer.

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Vous devez faire des kilomètres, là, en ce moment, non ? Une campagne, c'est combien de kilomètres en moyenne par semaine ? On en fait beaucoup. On en fait beaucoup, on en fait beaucoup. Vous voyez, là, aujourd'hui, je suis avec vous au Havre. Jeudi, je serai à Annecy, puis à Annemasse, vendredi je serai en Savoie. On dit aussi qu'une campagne, c'est violent, une campagne présidentielle. Oui, c'est violent, c'est vrai que c'est violent, c'est violent verbalement, c'est violent nerveusement. Dans une campagne, vous avez des rumeurs qui naissent, qui fleurissent, qui se développent. Vous avez des exemples, par exemple ? Des saloperies, plein. Des choses qui déstabilisent. Par exemple, vous voyez cette tour-là ? Au Havre, pendant très longtemps, les gens ont dit que j'avais acheté

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les deux derniers étages. Ce qui n'est pas vrai. D'abord parce que je n'en ai pas les moyens, puis ensuite parce que je n'en ai pas le besoin. Mais ça a été une rumeur très, très solide. Mais à tel point qu'un jour, ma mère m'a appelé en me disant : « Mais Édouard, je ne savais pas que tu avais acheté. » Ce n'est pas possible quand même. Que toi aussi, tu me racontes ce genre de conneries. Là, on est dans le port du Havre. Exactement. Voilà. Ça représente quoi pour la ville ? C'est une énorme machine, le port du Havre. C'est 3 millions de conteneurs par an. Là, vous avez des pales d'éoliennes. On est entre 70 et 90 mètres, la pale.

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Comment vous intégrez les réseaux sociaux dans votre campagne ? Vous savez, moi, j'ai été… J'ai vécu un truc qui n'est pas rare, mais qui est quand même assez extraordinaire. Pour moi, en tout cas, j'ai perdu tous mes cheveux et tous mes poils. Ma tête a changé. pas à cause d'une maladie grave, simplement à cause d'une maladie qui fait tomber les cheveux et les poils. J'ai vu ce qu'un certain nombre de gens dans la classe politique et pas seulement dans la classe politique en fait, en fait, c'était très grave, en parler de très grave. J'ai vu ça. Est-ce que vous vous êtes dit, à un moment donné, que ça pouvait vous faire perdre un jour ? Est-ce que vous avez eu peur de ça ? Mais la calomnie a toujours existé. La calomnie, la rumeur, la critique

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dégueulasse, les coups en dessous de la ceinture. Et quelle qualité est nécessaire quand on est à l'Élysée ? Il faut une hauteur de vue. Le président, ce n'est pas un commentateur,

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ce n'est pas un Premier ministre, d'une certaine façon, celui qui met en place tout ça. C'est autre chose, c'est une façon d'envisager le pays, de le sentir. Ce qui me frappe, chez Pompidou, chez le général de Gaulle bien sûr, chez Chirac, chez Mitterrand, dans des registres différents, c'est une forme d'intimité avec le pays, c'est le fait qu'il l'ait parcouru en long, en large, en travers. Le pont de Normandie.

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On a pris quelques ronds-points, ça fait forcément penser aux Gilets jaunes. On va sans doute croiser des panneaux 80 km/h ou 90 km/h. Vous avez quand même eu des rendez-vous manqués avec les Français. Mais est-ce que cette image-là de rupture, de divorce à un moment donné avec les Français, elle vous colle encore à la peau ? Les 80 km/h. Je ne l'ai pas fait pour emmerder le monde. Je l'ai fait parce que les chiffres de la sécurité routière étaient mauvais et parce que je ne crois pas possible d'accepter l'idée qu'il y ait 3 500 morts par an. Et un nombre considérable de blessés chaque année dans mon pays à cause des accidents de la route. On peut accepter d'être impopulaire quand on pense que c'est nécessaire. Certains disent que vous êtes hautain, un peu raide.

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C'est sans doute lié aussi à votre taille, mais est-ce que vous entendez ça ? Écoutez, je suis comme je suis. Je ne sais pas si j'ai une image de raideur. Vous savez, ça veut dire quoi une image de raideur ? C'est un peu ce qu'on disait d'Alain Juppé, qui a été votre mentor. Un peu loin des gens… Mais je ne crois pas. Vous pensez que vous pouvez être maire du Havre en étant loin des gens ? Vous verrez. Vous savez quoi ? Vous verrez. Et vous verrez si je suis raide avec les gens.

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Là, je vous emmène dans une SCOP. C'est une entreprise un peu particulière, puisque les salariés sont aussi les patrons. Vous allez voir que ça ne les empêche pas d'être inquiets pour l'avenir. Ils ont beaucoup de questions à vous poser. Alors, Romain et Amandine doivent vous attendre. Ça, Amandine, c'est ce que vous faites au quotidien ? C'est ce que les équipes font au quotidien, tout à fait. On n'a pas que des beaux chantiers comme ça, mais c'est ce qu'ils aiment le plus faire. De la rénovation du patrimoine du Pays d'Auge sur du colombage.

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Ça, ici, vous voyez, ce qu'on appelle des Édouard Philippe ici. Ça, ça a été fait bien après, ça ? Oui, c'est des greffes. Ça a été regreffé en deuxième temps. Est-ce qu'augmenter les salaires, c'est quelque chose de simple aujourd'hui ? On fait des simulations tous les ans pour vous donner une petite idée : sur 29 000 euros dans la poche des salariés, c'est quasiment 70 000 euros que ça coûte à l'entreprise. Aujourd'hui, si on a du mal à payer nos loyers, on a du mal à payer notre carburant, notre électricité, c'est l'économie locale autour qui va trinquer aussi. Parce que ça veut dire que les loisirs n'existeront plus, on ne pourra plus aller au restaurant, on ne pourra plus s'acheter des vêtements, faire des activités sportives, loisirs ou autres. Je pense qu'on n'a pas non plus des

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bons salaires, mais ça reste quand même dur. Mais quand c'est compliqué pour des gens qui disent qu'ils ont des bons salaires, c'est qu'il y a un problème, non ? Il y a un énorme problème, toute la France le dit, et il ne faut pas le nier, il est réel. La différence entre le net et le brut, c'est les dépenses sociales. Alors on en a besoin, on ne va pas dire qu'on va les supprimer. C'est les retraites, c'est l'assurance maladie, c'est toutes les cotisations de tous ceux qui bossent, entreprises ou salariés. Ce sont eux qui payent les soins et les retraites de tout le monde. Il faut quand même qu'on trouve une solution pour limiter l'augmentation croissante des dépenses sociales. Quels sont les vœux de la société ? Moi je vous l'ai dit, je vous propose

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qu'on travaille plus. Il faut accepter l'idée. qu'il faut que les jeunes travaillent un peu plus vite, qu'ils rentrent un peu plus vite dans l'activité professionnelle, et il faut que tout le monde, mais en fonction de ses capacités, travaille un peu plus longtemps. La question des retraites, c'est quand même une inquiétude pour tous ces métiers-là. C'est un métier de fierté, mais c'est aussi un métier difficile, physique. Bien sûr. Même si on va utiliser, à un moment donné, du matériel de levage, l'humain, il prend. Il prend, il s'abîme. À un certain âge, moi le premier, voilà, Ernie, 45 ans. De 18 à 67 ans, à faire ce genre de boulot. C'est juste… C'est juste impossible. Et quand on commence à 18, on ne s'arrête pas à 67. C'est compliqué. Ça dépend du programme.

7:35

Non, non, c'est la réalité. Mais comment on reconnaît justement la pénibilité ? Ça, c'est un sujet. Eh bien, vous savez quoi ? Ce n'est pas moi qui décide, ce n'est pas vous. On laisse les partenaires sociaux et on leur dit : il y a au moins un tiers des Français qui doivent bénéficier d'un système dans lequel ils partent un peu en avance. Allez ! En avant, Simone.

7:55

Alors, l'église. La Dorette, elle est là. Les lumières. Ah ouais, exact. Et le parking de l'église. Hop, voilà. La Dorette. On va en avant, à la Dorette. Bonjour monsieur. Bonjour. J'arrive après la bataille, vous avez déjà mangé. Bonjour. On vous amène un candidat à la présidentielle. Comment ça va ? Bonjour. Je suis désolé, vous vouliez manger tranquille, c'est raté. Bonjour. Si vous aviez quelque chose à lui demander aujourd'hui, ce serait quoi ? En priorité, ce serait les frais de succession. Au niveau des carburants, c'est quand même… Vous faites combien de kilomètres par an ? Par an ? Oui, 40 000. Donc vous êtes ce qu'on appelle un grand rouleur. Merci.

8:37

Alors, moi, je veux bien un Perrier, qu'est-ce que vous voulez ? Moi, je veux bien une pression, s'il vous plaît, blonde. Un bar c'est forcément un endroit où les gens parlent beaucoup, de quoi ils parlent en ce moment, les Français ? La conjoncture, l'essence, surtout l' essence, et beaucoup les taxes. Vous êtes tout seul ici ? Oui. Pour faire tourner tout le truc ? Oui. Bon, bah, là, on va vous mettre le désordre. J'ai deux cuisinières, et moi tout seul en salle. Et vous voudriez plus d'employés ou pas ? Avant, on était deux de plus, mais vu les charges, on ne peut pas y arriver. Vous avez ouvert le soir ? Que le midi, jusqu'au samedi midi. De quoi la France est malade aujourd'hui ?

9:18

De tout, de l'épuisement des Français. L'épuisement ? L'épuisement, oui. Parce qu'on travaille, on travaille, et plus on travaille, et moins on en a. Et je trouve que l'État dépense un petit peu trop à l'extérieur, qu'il donne beaucoup d'argent à l'extérieur. Vous voulez dire à l'étranger ? Voilà. Vous pensez à l'Ukraine ? Voilà, un petit peu partout. Je comprends ce que vous dites, et j'ai un petit désaccord avec vous. Je sais, il y a plein de gens qui pensent qu'on ne devrait pas aider l'Ukraine. Moi je pense qu'on aide l'Ukraine pas tellement parce qu'on est riche, parce qu'on n'est pas si riche que ça. On aide l'Ukraine pas tellement parce que ce serait bien. Je pense que c'est notre intérêt d'aider. Je pense qu'il y a une partie de notre sécurité qui se joue là-bas.

9:56

Et c'est pour ça qu'il faut l'aider. Pourquoi on ne va pas encore plus loin ? Pourquoi ? On a besoin de cette union, là où on voit aujourd'hui que cette crise, qui est mondiale et qui est difficile. Quand est-ce que l'Europe s'organise ? Quand on va voir les étrangers, nos amis européens, nos partenaires européens, et qu'on leur dit : mais pourquoi est-ce qu'on ne fait pas ça, ça et ça, vous savez ce qu'ils vous disent ? Ils vont regarder et faire : « OK, t'es gentil avec ton grand plan, mais d'abord, ce que tu vas faire, c'est que tu vas régler ton déficit. Parce que nous, on l'a tous fait, l'effort. Et vous, vous ne le faites pas. » Et maintenant, ça va bien. Bah, vite fait, parce que… Bah, je n'ai jamais dit non, moi. Je vous laisse parce que… Mais vous aussi, hein. Oh !

10:38

Aujourd'hui, la France, elle est en panne. Je dirais qu'on va mal et qu'on a tout pour aller mieux, mais qu'on va mal. La France, c'est un pays merveilleux, extraordinaire d'ailleurs. Avec des Français trop pessimistes ?

10:53

Avec des Français qui, aujourd'hui, ont conscience des difficultés, de leur déclassement et qui ne voient pas toujours comment est-ce qu'on s'en sort. Ça c'est vrai.

11:13

Édouard Philippe, une autre de vos obsessions c'est l'école. C'est le plus important. Ça tombe bien, on a rendez-vous avec un principal de collège.

11:24

Bonjour Monsieur le Principal. On est chez vous ? On est chez moi, le collège La Place. Combien d'élèves chez vous ? 340 élèves. Qu'est-ce qui changerait votre vie en tant que chef d'établissement aujourd'hui ? Je trouve que notre métier a changé. énormément c'est à dire que j'ai connu toute une période où le chef d'établissement avait des marges de manoeuvre pouvait avoir une influence sur la politique pédagogique. Aujourd'hui, on est accablés de circulaires, tout tombe régulièrement, des évaluations. Il y a certains matins ? On est souvent à la fois amoureux de son travail et fatigué par la machine de l'Éducation nationale. Mais une des mesures dont je suis absolument convaincu, c'est de donner

12:06

les moyens aux établissements scolaires d'être réellement autonomes. Une capacité pour le collège à organiser, parfois le rythme scolaire, parfois la structure des classes. Changer la durée, le nombre d'heures dans une journée, par exemple ? Mais pourquoi pas ? que, par exemple, l'organisation d'une journée d'études en Normandie au mois de juin n'est peut-être pas forcément la même qu'une journée d'études à Aix-en-Provence. Que, peut-être, ça peut avoir du sens à certains endroits de commencer plus tôt et de terminer plus tôt. Donc voilà, les professeurs du collège. Bonjour monsieur. Bonjour. Enchanté, c'est la fille. Bonjour, monsieur. Bonjour. Bonjour monsieur.

12:50

Tout le monde a été choqué par le déclassement de la France au classement PISA. Comment endiguer la chute du niveau de nos élèves ? À l'arrivée au collège, certains élèves savent tout juste compter, d'autres savent à peine lire. Alors il y a de plus en plus d'élèves qui sont dyslexiques, dysgraphiques, dyscalculiques. Et on est obligé de gérer des choses qui nous dépassent, sur lesquelles on n'est pas formé, sur lesquelles on peut ne pas être à l'aise. Après l'assassinat de Samuel Paty, il fallait qu'on parle, qu'on explique, qu'on vienne dans les classes. La laïcité, il faut en parler de manière extrêmement claire, extrêmement nette, mais en avoir une connaissance quand même assez nette.

13:33

Et pour l'instant, on sait très bien que tous les enseignants ne sont pas encore formés sur ce point-là. On a l'impression que c'est en réaction à des faits de société, aussi malheureux que ce soit. Mais la seule solution, c'est l'Éducation nationale qui doit se débrouiller avec ça. J'ai une sœur qui a abandonné le métier, elle était prof de lettres. Elle a abandonné le métier au bout de 16 ans. Elle adorait être prof. Elle adorait son métier, elle n'en pouvait plus de l'Éducation nationale. Mais l'usure d'être prof, elle est énorme. C'est un métier usant. Dans tout ce que vous avez dit depuis le début, il n'y a pas eu le mot « salaire ». Tout le monde pense que vous n'êtes pas assez payés. Est-ce que le salaire, c'est un vrai problème aujourd'hui, dans la façon

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dont vous vivez votre métier ? Nous avons du mal à comprendre pourquoi certains cadres de même catégorie, catégorie A, ont un salaire supérieur au nôtre, alors que nous avons un niveau d'études parfois supérieur au leur. Le gel des salaires, il est effectif depuis maintenant dix ans, et vous étiez bien placé pour le savoir, puisque vous étiez Premier ministre. Oui, bien sûr. Il y a eu deux ans pendant lesquels il a été dégelé. Et sinon, on a bien eu un gel des salaires pendant de très nombreuses années et forcément ça a contribué au décalage qu'on observe aujourd'hui. C'est vrai. C'est quoi votre proposition ? Moi j'ai dit c'est simple, on va baisser en termes d'élèves, on ne doit pas être très loin du million d'élèves en moins dans les 5

14:53

ou 6 années qui viennent, mais on peut recruter un petit peu moins de profs, et ça, ça doit servir à financer l'augmentation de la rémunération des profs. Et on doit pouvoir se fixer un objectif d'environ 20%, y compris en milieu de carrière, parce que le milieu de carrière des profs il est très très plat. Sans faire une promesse de Gascon sur le thème « il suffit de convoquer des milliards », avec… cette réorganisation, on peut augmenter, et augmenter assez sensiblement, me semble-t-il, la rémunération des professeurs.

15:21

Merci beaucoup. Cette année, j'ai deux grandes échéances, j'ai l'élection présidentielle et j'ai eu le cap-test de mon fils.

15:32

La relève est assurée.