Jacques Chirac
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:01Jacques ChiracPromesse
« Il faut donc donner à ces gens-là certes une aide pour en sortir, mais en contrepartie d'un effort de leur part c'est cela qui correspond à leur dignité. C'est par cela qu'il l'affirme cet effort. Ça doit être un effort de réinsertion, un effort de travail futile, modeste, un effort de formation, d'alphabétisation, de préqualification. »
- 7:01Jacques ChiracFait
« Je voudrais faire en France ce qu'on a fait pour elle à Paris. Quand on continue le balayage un petit peu et des génération et des différentes catégories de français, on aboutit toujours aux femmes. »
- 10:01Jacques ChiracFait
« La France dans le monde a un grand rôle à jouer. Elle le joue depuis longtemps. C'est celui qui consiste à faire respecter les droits de l'homme, à être au premier rang de ce combat, le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et surtout de participer activement à l'aide au pays en développement. »
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Et bien elle est elle est complètement décentrée. Alors d'une part pour ce qui concerne le tirage et d'autre part pour ce qui concerne la mise des bûches. Le retour du fer forger naturellement rend plus difficile la la position des bûches. Les bûches souffrent un peu là. Allez, bravo ! Ja Chirac dans un match, il est absolumentable et pas seulement pour les matchs équipe de Francein. Allez aller voir avec lui des pupis de MMAC en sortirait aussi couvert de bleu. [Musique] Et à chaque fois qu'il vient de Corise, c'est bien rare qu'il viennent pas faire un tour à la maison.
Bah je sais pas si c'est parce qu'il aime bien notre petit salé avec un coup de rouge ou si c'est parce qu'il aime mon franc parler. Bah faut dire qu'on se connaît depuis plus de 20 ans. Alors vous pensez quand j'ai quelque chose à lui dire, je lui dis. Il écoute, il entend, il agit. Monsieur le premier ministre, bonjour. Bonjour. Ça c'est le Jacques Chirac que vous aimez. En tous les cas, c'est la France que j'aime. La Corè, Paris, l'ensemble de notre pays, son outre mer sont des endroits où je me sens à l'aise. J'aime sortir de la scène et de la vie politique pour, si j'ose dire, rentrer en France. C'est un beau pays. C'est un merveilleux pays.
Et puis vous avez envie que cette image là de vous sorte parce que vous trouviez qu'elle était un peu brouillée jusqu'à présent. À la télévision, par exemple, vous trouvez raide. C'est parce que vous étiez mal à l'aise face aux journalistes, c'est parce que vous étiez pudique, quelle est quelle raison ? Il est certain que j'ai eu un problème de ce point de vue et peut-être un peu par pudeur. C'est vrai, je n'aime pas beaucoup me me montrer, m'exhiber. J'ai je réserve cela à mes amis, à mes proches et au contact que je peux avoir avec mes compatriotes en dehors de de l'œil froid de la télévision ou en dehors du système politique.
Alors, on a vu les bûes de l'hôtel de ville de la Corè, on vous voit à l'aise, on vous voit sur euh la campagne d'affiche que tout le monde a jugé assez réussi là au en janvier. Euh mais on a un peu le sentiment quand même que cette campagne est une campagne d'image et de simplement d'image et que on ne différencie pas suffisamment les programmes des différents candidats. Beaucoup de gens se disent au fond Raymond Bar, Jacques Chirac, François Miteran, c'est la même chose. Je crois pas qu'on puisse dire ça. On a pu le dire peut-être au début de la campagne, c'est vrai.
Et depuis que monsieur Mitterran a levé un coin coin du voile sur ses intention et alors je crois que les Français sentent bien qu'il y a des projets complètement différents celui de la majorité celui de l'opposition et qu'ils ne sont pas de même nature. Et ça, je crois qu'il le ils le ressentent. Il y a d'un côté une sorte d'immobilisme dans l'opposition qui se demandant ce qu'elle va faire a pour ambition de gérer l'acquis en quelque sorte et puis de l'autre il y a une espèce de projet dynamique apte à prendre en charge les problèmes auxquels nous allons être confrontés et je pense que ça se ressent de plus en plus. D'ailleurs, vous le voyez dans dans l'évolution des sondages.
Non, vous critiquez vos adversaires. Moi, je vais vous dire ce que vos adversaires disent de vous. Ils disent par exemple que vous êtes agité. C'estàd prennent dans cela un terme d'un ancien président de la République qui disait "Vous, vous étiez agité." Vous aviez du mal à être contenu. Ne croyez pas toujours, monsieur Povor, ce que l'on dit dans la polémique politique, ça fait partie du jeu, mais ça ne correspond pas toujours à une réalité. On dit aussi, vous êtes excessivement optimiste, ça je peux, j'en suis témoin. Très souvent, vous dites "La France est sortie du tunnel ou est en train de sortir du tunnel." Ça c'est vrai. Ça c'est vrai. Euh vous savez, prenons un exemple tout récent.
au mois d'octobre dernier, au mois de septembre octobre, craque boursier, vague de pessimisme. J'ai eu le malheur de dire je suis raisonnablement optimiste. On m'a accusé. J'ai eu raison. Mais vous savez, au-delà de cela, euh il faut être optimiste. Les pessimistes sont des gens qui se découragent et qui par conséquent ne sont pas dynamiques. Pour assumer les responsabilités importantes de la conduite d'un pays, notamment dans les périodes difficiles, il faut être optimiste parce que seul les optimistes veulent gagner, sont convaincus qu'ils vont gagner, relèvent les défis. C'est important.
Il y a une accusation qui est beaucoup plus grave, c'est qu'on dites vous que vous êtes versatile et que il suffit de l'influence de tel ou tel conseiller pour que vous changiez votre politique, vos points de vue, ce sera quand même assez grave. C'est là encore, si l'on devait faire la liste de tous les reproches que l'on s'adresse mutuellement dans le combat politique et qui sont, il faut bien le dire, de plus ou moins bonne fois, souvent moins que plus et on n'en finirait pas. Alors, j'essaie d'être moi-même et j'entends persévérer. Sans insister dans cette liste, il y a quand même des faits précis.
Euh, il y a des gens qui vous ont entendu dire à Marseille par exemple que vous compreniez le racisme. Ah non. Ah non. Non. On a dit que je l'avais dit mais personne n'en a retrouvé la trace, n'est-ce pas ? dit à Marseille et je répète que je comprenais parfaitement le ralbol qu'exprimait des hommes et des femmes, des Français qui depuis 80 ont vu se développer l'immigration clandestine avec tous les inconvénients que ça comporte aujourd'hui, l'insécurité, le chômage et aussi la nouvelle pauvreté qui en est issue et que je comprenais que ces gens en aient assez et comme ils sont français avec souvent la tête près du bonnet, ils l'ont exprimé avec une certaine vigueur.
C'est ça que j'ai et j'ai dit que je les comprenais. C'est la raison pour laquelle j'ai engagé une politique tendante à répondre à ces problèmes. Est-ce qu'on est bien placé pour parler du racisme et de l'immigration quand comme vous on habite dans les beaux quartiers ? On n'est pas disons quotidiennement on fréquente pas quotidiennement ce problème. Sachez que un maire fréquente quotidiennement sa ville et tous ses quartiers.
C'est le cas notamment du maire de Paris depuis 10 ans et que dans la politique que je me suis efforcé de faire tendant à rééquilibrer au profit des quartiers pauvres le l'environnement général de Paris, j'ai un contact permanent avec ces quartiers, avec leur population et j'en connais les problèmes. Et c'est la raison pour laquelle je sais que le racisme est la pire des choses. La pire, je le vois quotidiennement et qu'il faut tout faire pour lutter contre. C'est la raison pour laquelle je trouve dérisoire que certains puissent de ce point de vue jouer avec le feu. Vous pensez qu'on peut arrêter l'immigration sauvage sans être accusé de racisme rampant ?
Mais naturellement, ce n'est pas un problème de racisme, c'est un problème d'équilibre sociologique. Nous sommes un pays malheureusement marqué par le chômage comme beaucoup d'autres. Nous n'avons plus de travail à donner. Si nous laissons une immigration clandestine euh se faire, nous l'avons interrompu en 86, si nous le laissions se faire, nous aurions de plus en plus de marginaux qui n'ayant pas de statut juridique, se cachand, n'ayant pas de travail, serait tout naturellement et sont tout naturellement un vivier pour la délinquence, pour la criminalité. Nous ne pouvons pas accepter cela car cela déstabiliser notre société.
et au détriment d'abord des étrangers qui sont en situation régulières, qui respectent nos droits et qui doivent faire l'objet d'une politique fraternelle d'intégration. Donc nous devons être vigilants sur ce point. Ça a été l'une des grandes erreurs des socialismes. Vous parliez de votre ville tout à l'heure, il y a beaucoup d'exclus à Paris comme ailleurs d'ailleurs, notamment ces gens qu'on retrouve dans les restaurants du cœur. Hélas et ailleurs. Euh ça c'est une situation qui n'est pas tolérable et il faut lutter contre. On ne luttera pas seulement avec les moyens de l'État.
Ceux qui vous disent, il suffit de faire une allocation supplémentaire ont raison sur le plan humain et se trompe en réalité sur le plan de la dignité de l'homme. Et ce que je dis moi, c'est que nous sommes tous responsables de cette situation, tous les Français et nous devons nous sentir tous concernés. Il faut donc donner à ces gens-là certes une aide pour en sortir, mais en contrepartie d'un effort de leur part c'est cela qui correspond à leur dignité. C'est par cela qu'il l'affirme cet effort. Ça doit être un effort de réinsertion, un effort de travail futile, modeste, un effort de formation, d'alphabétisation, de préqualification.
Bref, tout ce qui leur permet en rentrant chez eux de dire à leurs proches ou à eux-mêmes "Cet argent, je l'ai touché. Oui, mais je l'ai gagné. J'ai fait un effort pour le gagner." Autrement dit, pour cela, l'État n'est pas suffisant. Il faut que l'ensemble des collectivités locales, des associations de la population se mobilise pour trouver ces gens et pour leur tendre non pas seulement un chèque mais également la main. Il y a une autre catégorie de de Français qui se retrouve un petit peu sur le bord de la route parce que le progrès va vite en ce moment. sont les personnes âgées.
Euh c'est facile de leur tendre la main, mais c'est peut-être plus difficile aussi de laisser certains de vos partisans dire à propos du président de la République actuel que c'est une personne âgée. J'ai entendu ça dans les meetings. Je ne l'ai jamais dit, même si je suis sûr que les années qui nous attendent demanderont un grand dynamisme. Les personnes âgées sont de plus en plus nombreuses et je dirais tant mieux. Elles nous apportent beaucoup d'expérience. Nous leur devons le respect. Il faut d'abord leur assurer naturellement le pouvoir d'achat de leur retraite.
Mais au-delà, il faut leur assurer une meilleure insertion dans la société, un meilleur épanouissement dans leur milieu par le bénévolat, par un travail, par un conseil. La facilité plus grande pour elle de rester chez elle avec une aide à domicile ou de rester de façon plus humaine dans des structures collectives, dans des maisons de retraite et cetera, ça c'est capital. Et il y a un grand effort à faire parce qu'elles sont de plus en plus nombreuses. Je voudrais faire en France ce qu'on a fait pour elle à Paris. Quand on continue le balayage un petit peu et des génération et des différentes catégories de français, on aboutit toujours aux femmes.
Vous trouvez que c'est normal de distinguer les femmes des hommes ? Non, il ne faut pas les distinguer. Elles ont acquis le droit de vote grâce au général de Gaulle. Elles sont acquis l'égalité juridique. Dieu soit loué. Il faut maintenant qu'elles acquièent l'égalité économique. C'est bien engagé notamment, je dirais, dans les secteurs les plus modernes, dans la communication. dans l'informatique, non mais ce sont des secteurs dans lesquels vous vous voyez autant de femmes dans les postes de responsabilité que d'hommes et pas de distinction entre elles.
Ce n'est pas vrai encore dans les vieux secteurs classiques, il faut qu'elles soient plus présentes dans la politique y compris au gouvernement pour des questions de rapport de sensibilité. Et enfin, il y a un autre problème pour les femmes, c'est qu'il faut qu'elles conquièrent au sein de la famille une nouvelle liberté, celle de faire des enfants sans avoir la contrainte financière ou les difficultés de la vie quotidienne trop présente à l'esprit quand elle se décide.
Euh c'est dans cet esprit que j'ai dit qu'il fallait aboutir à une sorte de salaire maternel qui peut d'ailleurs intéresser le père si c'est le père qui est le gardien de la famille et dont j'ai fait le premier pas à Paris lorsque j'ai institué la location parentale que j'ai généralisé ensuite comme premier ministre en France et qu'il faut maintenant amplifier. Il faut que les femmes qui veulent travailler soient aider dans la garde de leurs enfants à domicile ou dans des crèches ou al garderie et cetera.
Il faut que celles qui veulent rester pour élever leurs enfants et faire ainsi le plus beau métier du monde soit reconnu dans leur droit, c'est-à-dire être en quelque sorte un salaire et des droits sociaux. C'est ça l'objectif. Fin c'est finançable, c'est pas une prise de Gascon. Je l'ai fait à Paris, je l'ai fait en France, j'ai fait les premiers pas. C'est un objectif à atteindre pas après pas et il doit l'aide. C'est une nouvelle liberté que les femmes doivent conquérir et puis une meilleure insertion dans la vie politique parce que vous les hommes politiques, vous êtes tous responsables quand même. Ça c'est exact, je l'ai dit pour une question de rapport de sensibilité.
On peut imaginer une femme premier ministre en France si Jacques Cher est élu président en France sans aucun doute dans l'immédiat je ne peux pas répondre à cette question par exemple britanniques nous montrent que cela peut se faire brillamment. J'imagine qu'il y aura chez vous une certaine fierté à être président de la République si tel doit être le le jugement des Français 8 mai et à l'être en 1989, c'est-à-dire pour fêter le bicentenaire de la Révolution française. Qu'est-ce que vous souhaitez voir développer dans le monde comme grand message de la France ? Il y a deux siècles c'était liberté, égalité, fraternité. Fierté ce n'est pas le mot.
Je voudrais me sentir porteur d'une grande ambition. Je me sens porteur. La France dans le monde a un grand rôle à jouer. Elle le joue depuis longtemps. C'est celui qui consiste à faire respecter les droits de l'homme, à être au premier rang de ce combat, le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et surtout de participer activement à l'aide au pays en développement, c'est-à-dire à lutter contre la famine, la misère, tout ce qui aujourd'hui exclut des peuples. Elle doit également être porteuse de ces termes de liberté, d'égalité, de fraternité. Nous en sommes tous convaincus. Mais il ne faut pas que ce soit seulement un slogan. La liberté, c'est aussi la liberté économique.
La fraternité, c'est aussi une vraie lutte contre les exclusions, mais dans le cadre du respect de la dignité de chacun des hommes. Et l'égalité, c'est notamment ce que nous avons dit pour les femmes, c'est davantage de justice sociale. Il faut d'abord produire des richesses. Il et c'est ce que les socialistes ne savent pas faire. Il faut ensuite les distribuer de façon plus juste et plus efficace. C'est ainsi qu'on aura un pays rassemblé dans l'effort et non pas uni pour le déclin. Premier ministre, je vous remercie.
[Musique] [Musique]