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interviewRMC — Face à Face· 23 avril 2024 21 min

Face à Face : Christian Estrosi - 23/04

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC, face à face, Néhila Latrousse.

0:12
Christian Estrosi

8h32 sur BFMTV et RMC, mon invité est donc le maire de Nice. Bonjour Christian Estrosi. Bonjour. Merci d'être dans ce studio où vous étiez hier dans votre ville avec le Premier ministre pour l'ouverture d'un internat pour les élèves décrocheurs, pour le dire autrement, des jeunes qui sont sur la pente de la délinquance. La prévention c'est l'un des volets du plan de Gabriel Attal. Je voudrais vous entendre là-dessus dans quelques minutes parce que le moins que l'on puisse dire, Christian Estrosi, c'est que nul ne songe à vous classer parmi les élus laxistes en la matière. Vous avez eu par le passé des propos fermes sur la délinquance des jeunes, sur la responsabilité des parents.

Vous faites partie de ces élus dont la voix compte. Quelle est-vous pensée des annonces de Gabriel Attal ?

0:49
Présentateur

D'abord, ce n'était pas l'ouverture d'un internat spécifique à ça. Ça reste un internat d'un lycée, d'ailleurs du lycée où j'ai fait mes études. Et c'était un stage de rupture.

1:01
Christian Estrosi

Qui utilisait pendant les vacances ?

1:03
Présentateur

Pendant les vacances scolaires. Remettre sur le droit chemin des jeunes. On a illustré le garde des Sceaux et Gabriel Attal ont voulu illustrer, dans une ville d'ailleurs qui est la seule où il n'y a pas eu d'émeute urbaine, je vous le rappelle, au mois de juin dernier, comment on pouvait prendre 20 adolescents qui avaient entre 13 et 14 ans et qui étaient en limite de décrochage scolaire et où les parents étaient volontaires par l'intermédiaire d'associations de quartiers que nous finançons et qui ont des médiateurs pour faire une expérimentation sur un stage de rupture pendant 12 jours de vacances scolaires. Mais qu'est-ce que vous en pensez ?

1:46
Christian Estrosi

C'est une bonne solution, c'est une bonne piste d'isoler ces jeunes de leur milieu pendant les vacances ?

1:51
Présentateur

Mais naturellement, ça fait partie d'une piste, mais en même temps, elle est tellement révélatrice, cette piste. Lorsque je vois le débat qui s'est instauré avec le Premier ministre autour de lui qui avait des côtés surréalistes. Vous aviez d'un côté des parents qui disaient, puisqu'ils étaient là aussi dans ce débat que nous avons partagé. Merci à la collectivité, merci au Premier ministre et au garde des Sceaux de cette initiative. On a du mal avec nos enfants. On a proposé par l'intermédiaire de l'association de les prendre en charge pendant ces jours de vacances. Et puis vous aviez les gamins qui disaient, mais moi je ne veux pas, mais moi je n'ai rien à faire ici.

et qui sont même allés jusqu'à dire, lorsque le Premier ministre à un moment les interroge, tu fais quoi dans ta journée ? Ah ben moi je suis sur TikTok du matin au soir, ou dans la rue du matin au soir, et sur TikTok tu regardes quoi ? Ah ben ce qui m'intéresse surtout, c'est de regarder les images de la violence sur les flics et des flics qui se font caillasser.

2:58
Christian Estrosi

Vous voulez dire que vous craignez que l'expérimentation n'échoue, que ce n'est pas suffisant, que ces jeunes n'ont pas l'air au fond de comprendre ce qu'ils font là ?

3:06
Présentateur

Non mais je dis que quand on a ce constat-là, on se dit qu'il faut faire l'expérimentation par ce stage de rupture qui est intéressant, mais il va falloir faire un bilan aussi à la fin du stage de rupture, parce que s'il n'y a pas effectivement une rupture au terme de ce stage, où on a changé de langage, et qu'on revient aux fondamentaux qui sont les leurs aujourd'hui, je pense qu'il faut passer une étape supérieure. C'est quoi l'étape supérieure ?

L'étape supérieure, puisque les stages ça existe quand même, nous en pratiquons nous-mêmes collectivités toute l'année pendant toutes les vacances scolaires, c'est naturellement alors un vrai placement en internat, avec une injonction à être placé dans des places disponibles, puisque comme on nous l'explique depuis un certain temps, et c'est une réalité, nous le constatons nous-mêmes, puisque nous avons des internats régionaux dans nos lycées.

4:04
Christian Estrosi

C'est-à-dire à l'année, un placement à l'internat, à l'année, Christian et St-Ozzi, pas uniquement pendant les vacances.

4:08
Présentateur

Selon les localisations, entre 20 et 40% de places d'internat disponibles, et qui doivent être placées à l'année et encadrées à l'année dans ces internats.

4:19
Christian Estrosi

Christian et St-Ozzi, hier, aux côtés de Gabriel Attal, vous avez cité le garde des Sceaux qui était présent, il y avait aussi la ministre des Familles, la secrétaire d'État Sabrina Agresti-Roubache, qui dépend du ministère de l'Intérieur, mais il n'y avait pas la ministre de l'Éducation, est-ce que c'est regrettable ?

4:34
Présentateur

La ministre de l'Éducation, Nicole Belloubet, était venue quelques jours avant à Nice, pour que nous puissions illustrer un certain nombre de choses que nous faisons.

4:42
Christian Estrosi

Donc c'est une fausse polémique, ceux qui disent, elle n'y était pas, il n'y a que du répressif.

4:45
Présentateur

La convention que j'ai signée moi-même, on est la première ville de France à l'avoir fait avec la rectrice de l'Académie sur la lutte contre le harcèlement scolaire, parce que c'est aussi une souffrance et une réalité. Donc j'imagine que dans la répartition des déplaçons du gouvernement et de leur responsabilité, les choses ont été organisées comme ça.

Mais je ne doute pas, parce que je sais que Nicole Belloubet a une véritable volonté aussi, elle était très intéressée lorsqu'elle est venue voir ma propre expérience, puisque nous sommes les seuls aujourd'hui à voir un policier dans chaque école communale, école primaire donc, un bouton d'alerte entre les mains du directeur de l'école, des policiers à l'extérieur, des caméras à l'extérieur. Vous savez qu'aujourd'hui, en période vigilance-attentat, ce qui est le plus menacé, ce sont nos écoles, ce sont nos jeunes.

5:42
Christian Estrosi

Vous aviez lancé un débat sur les portiques de sécurité et que vous aviez mis en œuvre en 2009 dans votre ville un couvre-feu pour les mineurs. C'est une question qui revient dans l'actualité. Le maire de Béziers a mis en place hier un couvre-feu pour les moins de 13 ans dans sa ville. Le ministre de l'Intérieur a annoncé la même mesure pour pointe à pitre. Est-ce que vous, à Nice, vous songez à remettre en œuvre un couvre-feu pour les mineurs ?

6:09
Présentateur

Et nous l'avons mis en œuvre en 2009. Et ça a montré son efficacité.

6:14
Christian Estrosi

C'est efficace.

6:16
Présentateur

Nous avons eu...

6:18
Christian Estrosi

Vous faites le lien entre cette mesure et le fait qu'il n'y ait pas eu d'émet urbaine dans votre ville ?

6:21
Présentateur

Et ce que j'ai mis en 2009, on va le poursuivre aujourd'hui, naturellement. Et le maire de Béziers a raison, et le ministre de l'Intérieur a raison. C'est une des bonnes mesures qu'il faut mettre en application, vous savez.

6:34
Christian Estrosi

Vous allez le remettre en œuvre à Nice, pour bien comprendre, puisque je n'ai pas le souvenir que depuis 2009, le couvre-feu...

6:39
Présentateur

Il y a eu une interruption au moment du Covid, puisque le couvre-feu était pour tout le monde au moment du Covid. Donc, nous sommes en train de renouveler l'arrêté de 2009, pour qu'il puisse poursuivre le rôle qu'il a joué de 2009 à 2020, et qu'il puisse aujourd'hui... Pour les moins de 13 ans aussi ? À cette violence, bien sûr, pour les moins de 13 ans.

7:01
Christian Estrosi

C'est la catégorie d'âge que vous visez ?

7:04
Présentateur

C'est une catégorie d'âge que je vise, mais je suis en train de regarder, même si sur les moins de 14 ou 15 ans, nous ne pouvons pas le mettre en œuvre, ou en tout cas dans certains quartiers.

7:15
Christian Estrosi

Ce sera dans toute la ville ou dans certains quartiers ? Puisque vous dites à l'instant...

7:19
Présentateur

Non, non, non, ce sera pour toute la ville, pour les moins de 13 ans, et on va identifier certains quartiers. Dans les prochaines semaines, avant l'été ? Lorsque je vois, par exemple, ce qui se passe sur le trafic de drogue, dans des points de deal qui sont bien identifiés, dans un quartier qui est celui des Moulins, par exemple, nous allons voir si nous ne pouvons pas monter jusqu'à 14, 15, voire 16 ans, là où nous voyons les difficultés qu'il y a pour la police et pour la justice de venir à bout de certaines filières.

Ça fait partie de ces sujets où nous voyons bien que dans les annonces de son discours de politique générale, comme celle renouvelée et avirée par le Premier ministre, à la fois sur la prévention et sur la répression, il y a des mesures importantes qui doivent être mises en œuvre le plus rapidement possible.

8:08
Christian Estrosi

Ça ne va pas assez vite pour vous, Christian Estrosi ?

8:09
Présentateur

Je me dis qu'il y a des choses qui pourraient aller plus vite. Pourquoi, par exemple, alors qu'il y a des lois qui ont été votées, je pense à la loi taquée sur la protection de l'enfance, qui, sur le décryptage, sur l'accueil, sur l'accompagnement, sont prévus, les décrets d'application ne sont toujours pas pris. Mais prenons-les tout de suite et dès la semaine prochaine, ils seront opérationnels. Il y a un manque de moyens évident. Aujourd'hui, on sait qu'il manque près de 30 000 éducateurs spécialisés. Nous savons que nous avons près d'un tiers des structures d'encadrement qui sont en sous-effectif.

Nous savons qu'il y a près de 50 % des établissements scolaires dans lesquels il manque à minima un enseignant.

9:01
Christian Estrosi

Et vous dites qu'il y a un décalage entre le 10 pour faire, mais les moyens mis sur la table.

9:05
Présentateur

Je vois cette volonté de Gabriel Attal que je soutiens et que j'accompagne. Mais en même temps, il y a naturellement la volonté. Et puis, il doit y avoir le passage à l'action le plus rapide possible. Et puis, il doit y avoir naturellement aussi un réalisme que je voudrais qu'il soit beaucoup plus affirmé.

9:28
Christian Estrosi

À quel sujet ?

9:29
Présentateur

Par exemple, pourquoi on veut toujours occulter le fait que la délinquance, que l'immigration clandestine, que l'échec de l'intégration soit lié, alors que nous savons que dans toutes les statistiques, c'est une réalité à plus de 60 %.

9:46
Christian Estrosi

Comme s'il y avait une petite gêne quelque part. Emmanuel Macron avait fait le lien dans les années passées, en évoquant notamment le fait de pouvoir expulser des personnes immigrées qui se sont rendues coupables de délits sur le sol français. Il avait fait le lien, Emmanuel Macron. Eh bien, dans ces mesures aujourd'hui, il faut y aller. C'est-à-dire ? Il faut le dire. Qu'est-ce que vous réclamez de la part de Gabriel Attal en la matière pour bien comprendre ce que vous dites, Christian Estrosi ?

10:10
Présentateur

Écoutez, le problème du séparatisme. Le problème de cette cinquième colonne que j'ai été le premier à dénoncer en 2015 et qui aujourd'hui a parcouru tout son chemin est implantée de partout. Il serait peut-être temps, par exemple, qu'on interdise toutes les écoles qui ne sont pas sous contrat d'association avec l'État. Je vois le tribunal administratif de Nice. Notamment Jean-Dame Bardella dans le journal du dimanche, ce week-end. Le préfet avait fait fermer un collège de confession musulmane qui n'était pas sous contrat d'association, qui a eu une opacité totale sur la transparence de son financement. Et le tribunal administratif... Le collège Avicenne, pour le citer.

Qui vient de casser la décision qui est prise par le préfet. Alors, certes, c'est passé sur le fond.

10:55
Christian Estrosi

Je vais expliquer pour nos auditeurs, nos téléspectateurs, Christian Estrosi. Le tribunal administratif a jugé que l'accusation portée par le préfet sur les financements opaques n'était pas étayée.

11:05
Présentateur

Oui, et ce n'est pas étayé. Mais ce qui n'est pas étayé, c'est les explications fournies par le collège. Comment le tribunal administratif, qui est censé demander au collège les preuves que n'a pas obtenues le préfet et qu'il ne les obtient pas lui-même, peut-il casser la décision du préfet ?

11:27
Christian Estrosi

En disant que le préfet est incapable de justifier ce dont il accuse ce collège.

11:31
Présentateur

qui nous éviteront bien des difficultés. Si sur tout ce qu'il y a comme mesures confessionnelles dans des écoles ou des collèges ou des lycées, sans contrat d'association avec l'État, on décide que ce soit des établissements qui ne puissent pas dispenser l'éducation nationale. L'éducation nationale, ça a un sens dire. L'éducation nationale, c'est la même éducation pour tout le monde.

11:57
Christian Estrosi

Donc Christian Estrosi, d'un mot, vous êtes d'accord avec Gabriel Attal quand il dit sur le plateau de BFM TV qu'il y a une forme de chariat qui s'impose aujourd'hui dans l'éducation.

12:06
Présentateur

Oui, il le dit avec des mots justes, avec des mots forts, et je les partage naturellement.

12:12
Christian Estrosi

Vous avez vu que la grande mosquée de Paris l'accuse aujourd'hui de parler comme le Rassemblement National, ce que dit d'ailleurs le Rassemblement National aussi, en se reconnaissant dans les mots de Jordan Bardella, et en disant que systématiquement, à l'approche des élections, je cite, de tête le communiqué de la mosquée de Paris, il y a cette tentation d'instrumentaliser la question des mouvements.

12:29
Présentateur

Alors ça veut dire que ce que je dis moi-même depuis 15 ans, on va me dire, vous dites la même chose que le Front National, je peux vous dire aussi que le Front National dit la même chose que ce que je dis. Bon, c'est simplement du réalisme, c'est une réalité dans notre pays, pourquoi nous sommes confrontés à tout cela et d'autres pays ne le sont pas ? Pourquoi l'Allemagne ne l'est pas ? Parce que l'État n'a pas eu peur d'aborder ces problèmes avec le réalisme nécessaire. Qu'aujourd'hui, il y a un principe de réalisme, eh bien c'est tant mieux.

12:59
Christian Estrosi

Christian Estrosi, j'en reviens aux annonces de Gabriel Attal. Il y a tout un volet sur la responsabilisation des parents, notamment, vous citiez le préfet des Alpes-Maritimes, dans un temps il avait dit de claquer au lit, sa phrase avait suscité beaucoup de réactions. Est-ce qu'il faut restaurer le droit à la correction pour les parents Christian Estrosi ? Aujourd'hui, ça fait débat, après la décision d'une cour, de relaxer un policier qui précisément frappait ses enfants.

13:26
Présentateur

Eh bien écoutez, d'abord je suis pour cette responsabilisation, nous voyons bien un abandon, nous voyons bien des parents. Alors, il faut faire une différence entre, encore une fois, une maman qui se retrouve dans une situation monoparentale qui doit partir tôt, travailler le matin, rentrer tard le soir, et qui a 3, 4, 5 enfants à charge, toutes seules, où là nous devons mettre en place un système pour pouvoir l'aider, et l'accompagner et la soutenir.

13:55
Christian Estrosi

Et les parents qui ne l'essayent même pas.

13:56
Présentateur

Et puis les parents qui sont permissifs, les parents qui sont en situation d'abandon total, et qui là doivent être responsabilisés à tout prix.

14:05
Christian Estrosi

Ils ont le droit à la correction Christian Estrosi.

14:06
Présentateur

Et donc c'est là que je demande à ce que, notamment dans les mesures que propose le Premier ministre, il rajoute des mesures de décentralisation vers les maires. Parce que qui est-ce qui doit subir tout ça ? Ce sont nous, les maires qui sur notre territoire sommes confrontés à tout cela.

14:24
Christian Estrosi

Par exemple, des travaux d'intérêt généraux pour les parents, ou des choses dans le genre ? Si je comprends bien ce que vous dites Christian Estrosi, puisque vous êtes un peu au milieu du guéla.

14:32
Présentateur

Lorsque, écoutez, j'étais ministre délégué de Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur, et j'ai porté à ses côtés la loi sur la prévention de la délinquance des mineurs, qui a créé les contrats locaux de sécurité de prévention de la délinquance. Peu de villes en France le mettent en place, moi je l'ai mis en place. Et ce qui nous permet aujourd'hui, notamment, de faire des rappels à l'ordre aux familles, mais c'est très limité le rappel à l'ordre, c'est vous avoir en face et vous dire, vous savez, ce n'est pas bien, votre gamin il a fait ceci, il a fait cela.

Je dis que je dois pouvoir décider, par exemple, là où je mets en place des travaux d'intérêt général que je mets à disposition d'un tribunal pour qu'on me mette des mineurs, qu'on puisse aussi m'y mettre des majeurs. Je suis en train de mettre en place une école de parents vigilants, je veux pouvoir avoir un droit d'obligation, d'injonction à des parents pour pouvoir les prendre en charge et leur apprendre à être de vrais parents et faire le travail qui doit être le leur dans l'éducation des enfants.

Et puis il y a un moment, j'ai instauré d'ailleurs avec mon conseil municipal, il y a peu de temps, des amendes administratives qui viennent compléter des amendes judiciaires pour faire payer aux parents quand des enfants vont casser quelque part. Il nous reste 4 minutes, Christian Esposie,

15:57
Christian Estrosi

et j'aimerais vous entendre sur d'autres sujets. Votre ville va notamment recevoir les matchs de football des Jeux de Paris d'ici quelques semaines désormais. Est-ce que vous avez obtenu des garanties sur la sécurisation des matchs ? Je dis tout cela en ayant évidemment en tête le fait que le procès en appel des proches du terroriste de l'attentat du 14 juillet 2016 a lieu en ce moment et qu'à l'époque, vous aviez précisément pointé du doigt un défaut de sécurisation. Est-ce que pour les Jeux, vous êtes serein aujourd'hui ? Vous dites, je sais que j'aurai le dispositif suffisant.

16:29
Présentateur

D'abord, on organise quelque chose de plus important à la dimension de Nice que 6 matchs de foot des Jeux olympiques puisque le 21 juillet prochain, je vous le rappelle, pour la première fois au bout de 110 ans, le Tour de France cycliste n'arrivera pas sur les Champs-Elysées, mais arrivera sur la Tour de France des Anglais à Nice.

16:48
Christian Estrosi

Et vous avez raison, ça fait deux événements importants. Regardez, est-ce que vous avez toutes les garanties de sécurité ?

16:55
Présentateur

Par ailleurs, si le ministre de l'Intérieur, alors que l'État a la charge de la sécurisation de ce qu'on appelle les grands événements, a donné son feu vert et m'a garanti la mobilisation d'un certain nombre d'unités mobiles pour ces événements, je lui accorde toute ma confiance. Donc, je n'ai aucune inquiétude, même si nous savons que nous devons être extrêmement vigilants, mais dans la coordination qui doit être assurée par le préfet au nom du ministre de l'Intérieur, nous disposerons des moyens nécessaires.

Mais puisque vous parlez de l'ouverture du procès en appel du attentat terroriste du 14 juillet, naturellement, je veux dire que c'est une deuxième souffrance, une deuxième épreuve vis-à-vis de ces deux complices, ou en tout cas ces deux associations de malfaiteurs qui ont été prononcées contre deux proches du barbare qui a assassiné 86 personnes sur la promenade des Anglais. Je souhaite non seulement que sa peine soit confirmée, voire même qu'elle soit renforcée, et j'ai vœux exprimer en même temps toute ma compassion pour ces familles qui, naturellement, vont avoir à subir encore des semaines et des mois difficiles et épouvant.

18:16
Christian Estrosi

Puisqu'on évoquait le Rassemblement National, d'un mot, comment vous expliquez que Jordan Bardella culmine aujourd'hui à la tête de tous les sondages ? Il est imbattable. Le Rassemblement National est devenu aujourd'hui imbattable.

18:28
Présentateur

Vous savez, dans les années 80, j'avais en face de moi, dans mon département, dans ma circonscription... Non, on ne parle pas de 81,

18:38
Christian Estrosi

on parle de 2024, Christian Estrosi.

18:40
Présentateur

Il y avait Jean-Marie Le Pen.

18:41
Christian Estrosi

Et il y a quelques 14 points entre la liste de Jordan Bardella et celle de votre majorité, Valérie Ayet.

18:46
Présentateur

Il y avait Jean-Marie Le Pen, auquel on donnait dans les sondages, et qu'il est réalisé même 29, 30, 31%, c'est-à-dire à peu près le même niveau qu'aujourd'hui pour Jordan Bardella. Et à chaque fois, on disait qu'on allait se faire pulvériser dans notre association à l'époque,

19:05
Christian Estrosi

entre le RPR et l'IDR.

19:08
Présentateur

Et à chaque fois, je l'ai emporté aux législatives, nous l'avons emporté aux élections régionales, malgré la présence physique de Jean-Marie Le Pen et des scores qui lui étaient donnés. Donc, je dis que nous ne sommes pas rentrés dans le feu de l'action des élections européennes. Ce n'est pas perdu d'avance. Il y aura un choix, vous savez, l'Europe, ça nous a protégés. Christian Estrosi,

19:27
Christian Estrosi

ce n'est pas perdu d'avance pour vous ?

19:28
Présentateur

L'Europe, ça nous a protégés de la pandémie au moment du Covid. Les vaccins, les masques, tout ça, les Français en sont conscients, les Européens en sont conscients. Ça nous a protégés au moment de la déclaration de la guerre en Ukraine par la Russie. Mais vous ne répondez pas à ma question. Ça nous a protégés au plan économique.

Je suis là pour plaider le fait que d'un côté, vous ayez un mouvement qui propose des choses où la Constitution ne permet même pas le quart de leur mesure d'être mise en œuvre et que ça n'est qu'une sorte de fumisterie et que de l'autre côté, naturellement, alors que nous avons à construire une Europe industrielle, une Europe qui protège, eh bien, je pense que nous allons rentrer dans le feu de l'action et que nous allons sans doute avec Edouard Philippe et avec d'autres au cœur de la majorité présidentielle apporter cette loi de droite qui pourra nous aider.

20:25
Christian Estrosi

Vous n'avez pas répondu à ma question, mais merci Christian Estrosi. Il est 8h53 sur RMC et BFM TV. Merci de vous être déplacés, d'être venus à ce micro ce matin. Bonne journée à vous et bonne journée à tous.