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InterviewTF1 (sur YouTube)· 22 juin 2026 6 minContradictoireActualité / polémiqueJusticeSécurité

Lyhanna : Gérald Darmanin annonce une enquête administrative visant un substitut du procureur d'Auch

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Ce rapport est sévère. Allez-vous sanctionner les magistrats fautifs comme pour les gendarmes ?

  • 2:00RelanceRéponse directe

    Que ferez-vous contre ce magistrat précis qui a omis de cocher 'urgent' ?

  • 4:00RelanceRéponse directe

    Avez-vous une part de responsabilité politique dans ces dysfonctionnements ?

  • 6:00OuverteRéponse partielle

    134 personnes en détention provisoire après réexamen : justice inefficace ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Gérald DarmaninPromesse
    « j'engage ce soir une procédure disciplinaire, une enquête administrative qui me sera rendue avant la fin de l'été pour engager des sanctions qui seront là à la hauteur des défaillances graves constatées pour le substitut du parquet DO »
  • 3:00Gérald DarmaninPromesse
    « je vais saisir le Conseil supérieur de la magistrature à la fin de l'enquête contradictoire »
  • 4:00Gérald DarmaninFait
    « La réponse est non. Avez-vous vous bien fait ? Mais bien sûr que non. »
  • 5:00Gérald DarmaninFait
    « j'ai pris les circulaires qui demandaient en priorité de classer les plaintes sur les crimes pour mineurs comme prioritaires »
  • 8:00Gérald DarmaninChiffre
    « à Lyon, le parquet de Lyon m'a fait savoir qu'on avait doublé le nombre de gardes à vues qui concernaient les atteintes sur les mineurs »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonsoir Gérald Arrmanin. Bonsoir. Merci d'avoir accepté notre invitation.

Ce rapport qui est là, il est sévère. Il met en lumière des erreurs individuel, des dysfonctionnements. Le ministre de l'intérieur, Laurent Noè, va demander des sanctions pour ce qui est de la gendarmerie.

Allez-vous faire de même pour les magistrats qui auraient fauté ? Il y a 15 jours, je suis venu ici vous dire que je commandais un rapport d'inspection avec Laurent Nunz, qu'on le rendrait public et que j'en tirai les conséquences. Alors, comme l'a fait le ministre de l'intérieur pour les gendarmes, oui, j'engage ce soir une procédure disciplinaire, une enquête administrative qui me sera rendue avant la fin de l'été pour engager des sanctions qui seront là à la hauteur des défaillances graves constatées pour le substitut du parquet DO qui en effet d'après ce rapport a démontré des défaillances extrêmement importantes.

Dans ce rapport, il est dit très précisément, page 34, une personne se substitue du procureur d'E qui l'a omis de cocher la case la rubrique urgent malgré les rapports médicaux, malgré la longue procédure. Euh qu'allez-vous faire à l'encontre de ce magistrat ? Que pouvez-vous faire ?

Alors, je vais donc lancer cette procédure disciplinaire. Je vais saisir le Conseil supérieur de la magistrature à la fin de l'enquête contradictoire. C'est normal, il faut un avocat.

C'est comme lorsqu'on a un problème avec son employeur pour tout un chacun ici, je vais respecter les procédures et ensuite le conseil supistrature me rendra son avis sur la procédure de la proposition de sanction que que je lui proposerai à la fin de cette enquête administrative. Je pense qu'on voit qu'il y a des défaillances très importantes qui ne sont pas dû dans le cas précis à des manques de moyens ou à des problèmes quelconqu. Ils sont d me semble-t-il pour les gendarmes comme pour la magistrature ici à des défaillances personnelles.

Et je pense que c'est pas grave de le reconnaître. Ce n'est pas jeter le propre sur tous les magistrats qui font un travail absolument formidable. Aujourd'hui, ils sont en train de refaire l'intégralité des 70000 plaintes des viols et des délits sur les mineurs.

Donc, ils font ce travail très important mais il arrive qu'il y ait des fautes professionnelles qui soient commises et il faut évidemment les sanctionner. Précisément sur ces 70000 réexamens que vous avez demandé de revoir urgemment avant le 14 juillet, on apprend aujourd'hui que 134 personnes à la faveur de ces réexamens ont été placées en détention provisoire. Ça veut dire que dans 134 dossiers au moins, la justice a été inefficace, lente ou insensible comme dans l'affaire Liana.

C'est un petit peu tôt pour le dire mais j'ai ces personnes sont en détention provisoire. Mais j'ai un autre chiffre parce que depuis lundi dernier où j'ai demandé à tous les procureurs généraux, tous les procureurs, tous les policiers, les gendarmes, tous ces gens font un travail formidable jour et nuit, weekend compris pour refaire toutes ces plaintes et pour regarder exactement s'il y a pas d'autres à faire Liana. et je pense que c'est notre devoir que de le faire et je les en remercie.

On a 1243 gardes à vue depuis une semaine qui sont concernent directement des atteintes sur les mineurs. Par exemple, à Lyon, le parquet de Lyon m'a fait savoir qu'on avait doublé le nombre de gardes à vues qui concernaient les atteintes sur les mineurs. Et je pense que c'est important que les Français doent savoir qu'il y a un avant et un après qui a une mobilisation extrêmement importante.

Et s'il y a eu une défaillance précise dans le dossier de l'ha et qu'il faut évidemment la sanctionner parce que c'est terrible pour cette famille et pour la France, nous devons absolument être à la hauteur avec beaucoup d'humilité mais beaucoup de travail. Mais vous-même en tant que garde des sauts, vous êtes le garant du bon fonctionnement de cette justice. Vous ne vous dites pas j'ai une part de responsabilité morale, individuelle, politique.

Vous n'avez aucune responsabilité dans ces dysfonctionnements. Il n'y a pas que des erreurs humaines individuelles. Alors, d'abord quand on fait de la politique, on est en responsabilité.

J'étais maire de ma commune à Tourcoin et j'ai été ministre de l'intérieur, ministre de la justice. Je suis père de famille. Évidemment que chacun a une part de responsabilité.

La mienne, c'est de mettre une pression saine en respectant l'état de droit sur les procureurs généraux. Est-ce que nous avons tous bien fait ? La réponse est non.

Avez-vous vous bien fait ? Mais bien sûr que non. Si je n'ai pas réussi à sauver cette petite fille, évidemment que nous avons tous à nous remettre en cause comme les procureurs généraux, comme les procureurs de la République, comme leur substitut, comme les services de police et de gendarmerie.

Mais aucun moment vous az dit je vais démissionner, au moment vous l'avez envisagé. La difficulté de cette situation c'est que les magistrats sont indépendants. Est-ce que j'ai pris les circulaires qui demandaient en priorité de classer les plaintes sur les crimes pour mineurs comme prioritaires ?

La réponse est oui à deux reprises. Et est-ce que cette plainte a suivi ma circulaire ? réponse est non.

Le rapport le dit. Cette plainte, comme l'a dit votre reportage, malheureusement a été traitée comme une procédure ordinaire. Alors que c'était un crime sur enfant, qu'une cinquantaine de violent dénoncé, qui avait eu une expertise médicale, qui avait eu une expertise psychologique, nous n'avons pas su traiter les magistrats, les services enquêteurs comme une plainte prioritaire.

Et puis il y a un deuxième sujet, c'est pour toutes les autres plaintes. Est-ce que nous devons rester en se disant bah c'est comme ça, c'est la vie, il y a des erreurs ? La réponse est non.

Le peu de temps qui me restera au ministère de la justice, nuit et jour, avec les magistrats et avec les policiers les gendarmes, nous sauverons tous les enfants qui doivent être sauvés avec beaucoup de fermeté, beaucoup beaucoup d'efforts. Vous allez changer des choses concrètement urgemment dans le fonctionnement de la justice pour que ça ne se reproduise pas, que ce qui s'est passé à Hauche ne se reproduise pas dans les semaines et les mois à venir. Alors, quand il y a des défaillances aussi graves et qu'il y a une succession de défaillances aussi graves, c'est que manifestement il y a ici ou là sans doute un cas exceptionnel, mais je vais quand même le vérifier, nous le vérifions en ce moment, une mauvaise organisation parce veut dire qu'il y a pas de corde de rappel lorsque un magistrat lorsque un enquêteur de la gendarmerie ou de la police n'est pas capable de partager et de pas suivre une enquête aussi dramatique et aussi grave dans les conséquences.

Donc oui, nous allons revoir non seulement de process mais évidemment et s'il le faut revoir des organisations très profondément au ministère de la justice. Merci beaucoup Gérald Darmanin d'avoir accepté notre invitation.