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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 17 décembre 2025 24 minComplaisantActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEurope & internationalÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Nicolas Forissier : « Cette crise agricole peut mettre en cause l’ensemble du cheptel français »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:10OuverteRéponse directe

    Est-ce que le gouvernement est face à une situation qui devient politiquement hors de contrôle ?

  • 1:00RelanceRéponse partielle

    Est-ce que c'est normal que les agriculteurs soient toujours en colère malgré les mesures ?

  • 2:30OuverteRéponse directe

    Est-ce que le Premier ministre est inquiet de l'évolution de la colère agricole ?

  • 4:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que Sébastien Lecornu a prévu de se rendre auprès des agriculteurs ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Quel impact sur les exportations avec la vaccination des 750 000 bovins ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Les bovins vaccinés pourront-ils être exportés ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:30Nicolas ForissierFait
    « La clause de sauvegarde telle qu'elle a été adoptée hier, elle répond pour partie à la demande française et c'est déjà une avancée. »
  • 11:30Nicolas ForissierFait
    « La France s'est mobilisée et on va continuer à le faire parce que c'est l'intérêt de nos filières. »
  • 15:30Nicolas ForissierFait
    « Il faut qu'on se concentre sur l'intérêt général du pays à court terme, à moyen terme. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Nicolas Foricier, merci beaucoup d'être notre invité. Vous êtes Mise délégué chargé du commerce extérieur de l'attractivité. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Fabrice Vesser Rudon du groupe les journaux régionaux de l'Est de la France.

Bonjour Fabrice. Bonjour Orian. Bonjour Nicolas Forestier.

Bonjour. On va commencer par la crise agricole Nicolas Forcier face à la dermatose. Le gouvernement qui a donc annoncé hier plusieurs mesures dont une accélération de la vaccination dans le sud-ouest.

Et malgré cela, vous l'avez vu, la colère ne retombe pas. les agriculteurs ne lèvent pas les barrages. Est-ce que le gouvernement est face à une situation qui devient politiquement hors de contrôle ?

Non, je pense que la situation est celle d'une grande émotion dans le monde agricole et dans le monde des éleveurs du sud-ouest en particulier, mais c'est vrai aussi de l'ensemble des éleveurs et je le dis avec en connaissance de cause par que moi je suis l'élu depuis 30 plus de 30 ans d'une région où on a beaucoup d'élevages à l'étant. Charolaise et limousine. Je je sais ce que c'est pour un éleveur euh de d'avoir soigné son troupeau de de génération en génération avec un énorme travail génétique, avec une passion.

C'est je crois qu'il faut bien comprendre ça. Et donc forcément, il y a beaucoup d'émotions. Forcément euh cette crise qui est très violente, qui est dangereuse, qui qui peut mettre en cause l'ensemble du septel français si on ne fait rien, si on si on est catastrophiste.

Tout ça crée beaucoup d'émotions, beaucoup de tension. Il est normal que les choses prennent du temps pour revenir dans l'ordre. parce que ça suppose qu'on ait été capable de juguler cette crise et d'éradiquer comme ça a été le cas en Savoie et en haut de Savoie la dermatose et sa propagation mais sauf que le gouvernement mesure et il se passe c'est-à-dire les agriculteurs, ils sont toujours autant en colère.

Est-ce que c'est normal, c'est que je suis en train de vous dire, vous avez une grande émotion. Ce qui est important de comprendre, c'est que le gouvernement fait face et je le dis avec comment dire beaucoup de de de gravité parce que la crise est grave. Le gouvernement fait face.

Le premier ministre Sébastien Lecnu nous a réuni à deux reprises, moi je faisais partie de cette petite SAS force ministérielle pour vraiment regarder tous les éléments qui sont possibles pour mettre en œuvre vraiment le maximum de de moyens afin d'une part d'éradiquer cette propagation de la dermatose qui est vraiment encore une fois un vrai risque pour nos éleveurs et deuxièmement d'accompagner et de d'aider les éleveurs et notamment ceux qui ont été touchés à pouvoir reconstituer leur cheptel à repartir de l'avant avec confiance. Alors ça va prendre du temps, c'est normal. Il faut que les mesures puissent venir sur le terrain.

Ça passe d'abord par la vaccination de 750000 beauvins dans tout le toutes les zones du sud-ouest de façon à créer une sorte de corridor en plus bien sûr de façon à créer une sorte de corridor qui évite la propagation dans le reste du pays parce que il y a une grande inquiétude aussi dans les autres régions. Tout le monde est concerné donc il faut qu'on mette ça en œuvre. Le premier ministre l'a rappelé hier, mais on a des objectifs très rapides.

On mobilise y compris des forces de l'armée française pour pouvoir transporter, aller chercher les doses supplémentaires. On va avoir 9 900000 doses de vaccination. C'estàdire au-delà de ce qui est prévu pour l'instant de façon à avoir une marge de manœuvre, on on fait en sorte de mobiliser un maximum de de vétérinaires parce qu'on a besoin de bras pour faut fautciner tous les animaux. un par un, il y a un problème de contention, c'estàd qu'il faut que les animaux puissent être entre guillemets maîtrisés ou tenus pendant pendant la piqû, hein.

C'est comme c'est comme un humain. Enfin, on fait il faut qu'on soit là en situation et donc ça demande beaucoup de moyens, de bras. notamment, on va avoir les les vétérinaires de l'armée française, des vétérinaires volontaires, des étudiants volontaires pour revenir renforcer euh euh cette opération coup de point de façon à à et puis derrière vous avez beaucoup de mesures euh qui sont évidemment euh mises en œuvre pour accompagner et financièrement euh et de façon très concrète euh nos éleveurs et notamment les les plus fragiles d'entre eux pour aider à reconstituer les troupeaux très rapidement parce que c'est leur métier, c'est leur vie, il faut les aider et c'est un traumatisme.

Donc moi je je lis encore une fois en connaissance de cause mais je crois que il y a une énorme implication de l'ensemble des des ministres y compris à mon niveau puisque je termine là-dessus mais on a aussi un problème d'export. Non mais on va en parler mais juste vous l'avez dit vous vous étiez en réunion hier avec Sébastien Lecornu hier matin hier soir est-ce que le premier ministre est inquiet de ce que pourrait devenir cette colère agricole dans les prochains jours ? Le le Premier ministre, il est lucide et il agit en conséquence et je pense qu'il a une extrême connaissance et une extrême compréhension de la situation sur le terrain.

Euh la crise agricole, elle existe déjà de façon latente depuis longtemps. Euh moi j'étais euh il y a 20 ans, il y a 20 ans, vous étiez en charge de l'agriculture dans le gouvernement rafarin. Elle elle vous dites cette cette crise est l'attente, elle est là, des choses ont changé.

Ah, je pense que on n plus dans la même époque que qu'à l'époque de Jacques Chirac, Jean-Pierre Farin. Les conditions de concurrence sont en particuliers, sont pas les mêmes. On a quand même une explosion des épisodies ces dernières années.

On le voit un peu à à tous les niveaux dans les différents élevages en particulier le l'élevage beau vin en ce moment, mais ça a été le cas et ça reste un danger possible en matière de de grippe avière ou de ou ou des pays dans dans les élevages euh comment dire de de tous ordres d'ailleurs. Donc je pense que les les conditions sont différentes. la pression sur sur la société de la société pardon sur le monde agricole en terme légitime he mais en terme sanitaire en terme de bien-être animal en terme d'évolution des pratiques, en terme d'aspiration écologique et et est plus pregnante et le monde agricole a un peu le sentiment même si parfois c'est à tort parce que je pense que il y a beaucoup de de raisons de de leur faire confiance et de dire qu'au contraire ils ont beaucoup évolué les agriculteurs mais ils ont le sentiment d'être isolés et donc peut-être que c'est plus fort aujourd'hui qu' a 20 ans.

Ça c'est vrai. Je rajoute que il y a une incertitude générale sur l'évolution du monde, la concurrence internationale. C'est ce qui explique par exemple à mon sens le rejet massif de de de l'accord merco.

Même si juste un mot monsieur, est-ce que est-ce que Sébastien Lecornu a prévu de se rendre auprès des agriculteurs de se rendre sur les barrage d'aller dialoguer avec eux comme l'avait fait Gabriel Atal ? J'ai pas à moi de vous répondre là-dessus. La seule chose que je peux vous dire, c'est que la préoccupation du Premier ministre et du gouvernement à ses côtés, c'est d'abord de trouver rapidement des solution à cette crise qui nous est imposée à nous tous, aux éleveurs comme au gouvernement.

On veut agir avant d'aller sur le terrain. Il s'agit pas simplement d'aller sur le terrain pour dire "On vous a entendu ce que fait et c'est son son aller sur le terrain pour expliquer Jeunev." Très très bien, mais il faut d'abord qu'on ait des solutions concrètes et ça a été l'objet de ces dernières réunions, de ces derniers jours euh pour mobiliser toutes les forces possibil qu'il y a d'autres mesures envisagées.

On a des réunions de consultation, je le sais, notamment avec les les les les syndicats agricoles et professionnels. Il y a évidemment tous les jours un suivi. On a un préfet qui a été nommé spécifiquement pour justement suivre la mise en œuvre très concrètement heure par heure des mesures de vaccination, des mesures de logistique qui vont de paire et évidemment de tout ce qui concerne l'accompagnement des rutes réunions avec le premier ministre prévu pour le moment il y en aura autant que de besoins.

Je Sébastien Lecnu est quelqu'un d'extrêmement pragmatique qui sent bien et entend bien ce qui est ce qui se passe dans le pays et qui veut simplement qu'on apporte collectivement des réponses avec beaucoup de rapidité. Et on le dit rappelle, vous êtes chargé du commerce extérieur. 750000 beauvins de plus vaccinés, c'est l'annonce hier quel impact sur les exportations ?

Mais quand ils sont vaccinés, normalement ils ne peuvent plus pendant un certain nombre de jours avec des délais qui peuvent varier être déplacés et être exportés. Donc la la question c'est comment on fait pour réduire au maximum dans la discussion avec nos partenaires les délais pendant lesquels ils ne sont pas exportables le temps que la vaccination fasse son effet. C'est ce qu'on a obtenu en discutant avec nos amis italiens pour les les troupeaux qui qui compris qu' avaient été touchés en savoir et en haut de Savoie.

Donc on peut trouver des solutions. Ça passe aussi par et ça marche avec l'Italie. Je figure la semaine dernière les conséquences.

Est-ce que Annie Jeunevar en l'occurrence a pu négocier dans le dans la foulée des mesures qui ont été mises en œuvre en savoir et en haut savoir ? Vous savez que la propagation de la dermatose est totalement éradiquée et arrêtée. Donc parce que en ce moment on est dans une période en plus où on exporte beaucoup notamment les jeunes beau mâles pour aller être engraissé en est coup dur pour les ça été mis en pour les Italiens et l'objectif c'est effectivement de de discuter avec nos partenaires notamment l'Italie et l'Espagne où vont 90 % de nos exportations bovines en fait en Europe et pouvoir les rassurer sur les protocoles qui sont mis en œuvre en France sur le fait queon on maîtrise la situation que aujourd'hui on a une situation qui est totalement stabilisée.

Il faut qu'on on termine le boulot si je puis dire avec cette vaccination. Est-ce que les les beauvins vaccinés vont pouvoir être exportés ? Ils vont pouvoir l'être mais avec des délais qui sont encore à négocier dans certaines situations.

C'est-à-dire là le délai il est de combien aujourd'hui ? Vous avez un délai qui peut être variable mais qui fait que vous ne pouvez pas exporter vos beau vins quand ils viennent être vaccinés. Vous travaillez pour réduire ce délai ?

On travaille pour réduire ce délai parce qu'en réalité il y a pas de raison que ça pose un problème. Autre sujet c'est le merco. Oui absolument.

Le Parlement européen a adopté hier des mesures de sauvegarde pour limiter l'impact de l'accord commercial avec le Mercosour. Donc on rappelle hein, c'est cet accord de libre échange entre l'Union européenne et les pays d'Amérique du Sud. Euh est-ce que d'abord ça rend cet accord cet accord plus acceptable ?

Et je vais un petit peu plus loin, Paris a demandé carrément le report hein de l'application de cet accord. Qu'est-ce qu'il faut en attendre ? B la position de la France, elle est extrêmement claire.

En l'état, l'accord qu'il a été arrêté en fait après un sa tombe d'étapes que je je vais pas repasser en revue, mais euh en décembre dernier, en 2024 à Monté vidéo, il n'est en l'état pas acceptable pour la France parce qu'un certain nombre de conditions ne sont pas remplies. Des conditions que nous avons posé. La première des conditions, c'était cette clause de sauvegarde.

Il y avait deuxième condition qui était les mesures miroir plus globales qui ne concernent pas que le mercosour sur le fait en gros que bah quand on impose des normes à nos producteurs, il faut que les produits importés aient sub les mêmes normes. On peut pas avoir des produits importés qui n'est pas les mêmes contraintes que les nôtres. C'est un principe que la France défend depuis des années et sur lequel peu à peu on avance mais ça fait partie des conditions en particulier pour pouvoir accepter de notre part l'accord merco.

Et puis troisièmement, on l'a toujours dit et moi je pense que c'est extrêmement important à titre personnel pour des raisons compris très pragmatique de connaissance du terrain, il faut que des contrôles soient vraiment mis en place avec une vraie force, des vrais moyens pour vérifier que bah on on nous raconte pas d'histoire, y compris quand dans un élevage d'un pays par ailleur amis, mais il peut se passer beaucoup de choses. C'est faisable ça c'est faisable. Bah, on le fait bien dans nos exploitations.

On le fait bien dans nos exploitations. Nos éleveurs dont on parlait tout à l'heure, ils sont très régulièrement euh contrôlés. Donc euh je il y a aucune raison si on signe un accord qui est pas des vérifications sur le bon le bon respect des clauses de cet accord.

Donc euh c'est les trois grandes conditions françaises. D'accord. Mais est-ce que là le vote au parlement d'hier ça rend l'accord plus acceptable ?

Je vais venir tout de suite. Clause de sauvegarde mesure miroir plus global et contrôle vraiment renforcé. La clause de sauvegarde telle qu'elle a été adoptée hier, elle répond pour partie à la demande française et c'est déjà une avancée.

La seule chose, c'est que nous nous voulons qu'elle soit totalement opérationnel, qu'elle soit euh réellement efficace. Donc on a mis un alors ça on va rentrer dans la technique mais on a mis un certain nombre de conditions à tout ça. Par exemple le fait qu'il y ait la possibilité de changer les côtes douées pour contrôler l'évolution des importations du mercour ou l'évolution des prix de ces importations euh par exemple sur la loyau les pièces nobles du bœuf et pas simplement sur la carcasse globale.

Donc ce genre de ch ça fait effectivement partie des conditions de la France. Est-ce que ce matin vous dites l'accord Mercossour est du coup plus acceptable qu'il ne l'était ou il reste toujours inacceptable ? Non, les choses ont progressé mais nous sommes encore dans l'attente de réponse précise.

Donc en en l'état le l'accord n'est pas pour nous acceptable. Je l'ai redit hier dans l'hémicycle du Sénat très clairement. La position de la France est très claire. le président de la République euh se bat, je tiens à le dire euh pour justement que nous soyons pris en compte et que notamment on se donne le temps d'avoir les réponses.

C'est la position de la France aussi. Et quand Sébastien Lecnu demande dimanche dernier d'avoir un report de d'un certain nombre de semaines, peut-être d'un mois, de mois, c'est pas pour embêter nos amis de l'Union européenne, c'est parce qu'on a besoin d'avoir réur qu'est-ce qu'il a eu comme réponse sur le report. Ça, je peux pas vous dire à ce moment-là, à ce moment précis, mais la France est met pour avoir des réponses précises et ça demande un peu de temps.

Il n a toujours aucune réponse sur le report du vote et nous avons un certain nombre de partenaires d'ailleurs qui sont sensibles à ces arguments. Je pense notamment à nos amis italiens qui ont les mêmes problèmes que nous au regard de cet accord. Il s'agit pas de bloquer parce monsieur le ministre, ils sont sensibles mais ils penchent de quel côté de la balance les Italiens ?

Est-ce qu'ils vont constituer une minorité de blocage avec vous ? Est-ce que vous la discussion européenne, elle est pas simple. Chaque pays a ses intérêts, sa propre analyse.

Nous nous faisons valoir la nôtre. Nous sommes extrêmement fermes. Nous avons déjà fait bouger les choses et je tiens à dire parce que j'entends parfois que la France est isolée et cetera.

Enfin, si la clause de sauvegarde, si elle commence à être de plus en plus précise, si la commission la semaine dernière nous a donné un certain nombre de premières réponses par exemple sur les moyens de contrôle et cetera, c'est aussi parce que la France s'est mobilisée et on va continuer à le faire parce que c'est l'intérêt de nos filières et parce que c'est l'intérêt, moi je le dis comme ministre du commerce extérieur, d'avoir un accord qui soit finalement acceptable par tous, un bon compromis comme on le fait à l'Assemblée ou entre l'Assemblée et le Sénat. Just est-ce que vous pensez encore être en capacité de réunir cette minorité de blocage ? Est-ce que la France peut encore empêcher l'accord du Mercoo ? l'état actuel, nous n'avons pas de minorité clairement définie, je le dis, c'est clair, mais en même temps, nous sommes dans une démarche qui est une démarche très constructive qui vise au fond à se donner le temps, un peu plus de temps pour obtenir toutes les garanties nécessaires qui permettront de de vraiment rassurer pas simplement en parole mais en moyens, en acte, en procédures très concrètes, très opérationnelles, nos amis des filières agricoles qui peuvent être euh comment dire très inquiètes d'éventuelles dérives qui viendraient les déstabiliser.

Et je le dis tout de suite parce que c'est important de le rappeler qu'il faut aussi être positif. Moi j'essaie d'être positif. Il y a des risques sur la viande bovine, sur le sucre, sur la volaille, sur l'éthanol, ça on le sait.

Et donc on met tout en œuvre et c'est ce qui bloque pour l'instant la situation pour que ces ces filières puissent être avoir des garanties très opérationnelles pour être protégé si jamais il y a trop d'export aussi les prix bastaux. Mais je rappelle quand même que le lait et le fromage, les vins spiritueux, l'industrie en général, les les services euh l'accès euh euh au marché public, la pas un peu tiraillé en tant que ministre du commerce extérieur ? Est-ce que vous êtes pas un peu tiraillé en tant que ministre du commerce extérieur ?

Il y a d'un côté les agriculteurs qui en veillent pas, mais d'un autre, est-ce que vous dites pas le mercour, c'est quand même pas une mauvaise nouvelle pour notre balance commerciale ? Mais moi je pense que c'est une bonne nouvelle. Tout accord de libre échange, tout accord commercial signé entre l'Union européenne et donc la France et un autre grand pays, une autre grande zone.

C'est toujours une bonne nouvelle sous réserve qui soit équilibrée, sous réserve qui soit fair, comme on dit en anglais, juste sincère que qui est pas qui est pas des loups qui soient dangereux pour certaines filières que sous réserve et c'est le cas du Mercoso qu'on ne sacrifie pas une ou deux filières au profit des autres. Et c'est d'ailleurs ce que l'ensemble de la communauté économique, patronat industriel, grands syndicat, agroalimentaire et cetera, euh euh pense et il y a une certaine, de ce point de vue une certaine cohésion française. Simplement, il faut que nous on avance et mon boulot c'est de dire que un nous sommes fermes, que nous ne sommes pas naïfs parce que je pense que le commerce international ben on doit plus être naïf comme on l'a trop été pendant des années mais en même temps il faut aussi être capable honnêtement de reconnaître que c'est important.

Et moi les producteurs de vin spirituel, ils attendent qu'une chose, c'est que le Mercosour puisse être là pour diversifier leur leur débouché et parce qu'ils ont plus de difficultés en Chine ou aux États-Unis par exemple. Nous sommes en pleine crise agricole, vous l'avez dit, sociale aussi, pas euh que sur le plan de de la santé. Si le report de la France, ce qui est demandé par la France n'aboutit pas, qu'est-ce qu'on fait avec ces paysans ?

Qu'est-ce que vous répondez à ces paysans ? le le enfin je vais vous dire très concrètement si ça n'aboutit pas au niveau où nous le demandons, je veux quand même dire que nous nous aurons déjà obtenu beaucoup de de de garanties y compris avec la première version de la clause de sauvegarde y compris celle qui a été révisée et augmentée et rendu plus concrète ces derniers jours. Donc on a déjà un acquis de protection.

Nous, on vous on veut enfin c'est la position de la France est d'aller le plus loin possible et c'est pas simplement la clause de sauvegarde, je le rappelle, mais ce sont des engagements précis sur les mesures miroir, c'est-à-dire en gros bah les normes phytosanitaires sanitaire par exemple qu'on impose aux éleveurs ou aux producteurs de céréales d'autres pays, elles doivent s'appliquer à ces pays s'ils veulent rentrer chez nous parce que chez nous c'est comme ça. Mais quel recours si vous faites pas si vous arrivez pas à obtenir la minorité de blocage, est-ce que par exemple vous allez demander, vous allez saisir la la Cour de justice de l'Union européenne pour faire barrage au mercour comme vous l'a demandé le Sénat hier, il a voté à la caseine inanmité. En l'état actuel, le c'est ce que j'ai dit au sénateur hier, le fait de saisir la cour de justice européenne sur ce texte n'aurait aucun effet en réalité ne ne changerait rien au processus de majorité qualifié ou non au sein du Conseil européen. que moi moi je pense que plutôt que de saisir la Cour de justice qui pourrait avoir des conséquences compris sur la position de la France et la façon dont la France est considéré y compris dans de futures négociations sur d'autres pays, nous préférons et c'est ce que j'ai rappelé nous battre pour avoir toutes les garanties nécessaires en matière de mesure miroir de contrôle évidemment pour améliorer la clause de sauvegarde.

Nicolas Forci, on va parler des voitures électriques au annoncière de l'Union européenne. Oui, absolument. Au niveau européen, la Commission européenne a décidé hier de revenir sur l'interdiction de la vente de voiture neuvu à moteur thermique ou hybride à partir de 2035.

Est-ce que cette décision, vous la voyez vous comme une victoire pour notre industrie automobile ou comme un échec de notre transition énergétique ? Non, je pense que il y a une évolution euh qu'il faut saluer parce qu'il y a plus de souplesse, on a plus de temps. Euh ça correspond euh à c'est une réponse euh à des inquiétudes profondes de l'industrie automobile en général, pas simplement allemande mais aussi française.

Donc la position de la France qui demande depuis le début sans se dédire sur l'objectif de transition, je précise, sans renoncer à l'objectif des véhicules électriques, mais qui demande d'être pragmatique et de se donner le temps pour permettre notamment aux industriels de faire eux-mêmes leur propre transition industrielle, leur évolution sans être comment dire submergé par la concurrence notamment chinoise. parce que c'est ça le sujet hein, cette demande de souplesse, de délais, de pragmatisme, elle a été entendue et donc la France s'en félicite mais on ne renonce pas pour autant à ce qui constitue quand même au fond une obligation qui a été communément admise par tous à la transition énergétique à terme. Et quelles conséquences de cette décision pour notre industrie, pour notre industrie automobile ?

Écoutez, moi, je je veux d'abord voir euh euh le texte très précisément pour pouvoir en parler parce qu'on a eu ça hier soir, très très tard. Euh mais simplement euh euh ce qui est clair c'est que tout ce qui est souplesse, tout ce qui est prise en compte des nécessités, des contrainte de la transition de nos industriels, tout ça va dans le bon sens et c'est ce ce je crois ce qu'on peut dire tout de suite. Après la question c'est aussi quelles sont les conditions du commerce entre notamment la Chine et les constructeurs européens ou américain d'ailleurs c'est pour cette raison et ça c'est la France avait joué un rôle très important là aussi pour le l'obtenir que nous avions réétabli il y a 2 ans des droits compensatoires qui rééquilibraient par rapport au prix de vente des véhicules chinois ça a eu des conséquences sur d'autres filières c'est un peu la guerre on a bien compris Mais il était essentiel que les véhicules chinois qui sont largement subventionnés en réalité par l'argent public soit vendu à un prix avec ses droits supplémentaires qui soient à peu près concurrentiel avec le coût de revient les moyens lutter contre cette concurrence chinoise.

Bah on fait tout ce qu'on peut pour être dans le débat. C'est pas facile hein. Vous savez vous avez des sujets très précis hein qui sont pour l'instant pas résolus.

Je pense notamment au fait que les Chinois produisent et raffinent pratiquement 90 % des terres rares et d'un certain nombre de métacritiques. Donc ils nous tiennent si je puis dire. Mais qu'est-ce qu'on peut faire ?

Comment on peut sécuriser ces filières ? J'étais pas plus tard qu'hier avec mon collègue Sébastien Martin, ministre de l'industrie dans une réunion avec les filières industrielles précisément pour mobiliser tout le monde pour trouver les voix et moyens qui nous permettent de développer nos propres filières. Elles ont les solutions.

Elles ont les solutions. On a des solutions si on s'en donne les moyens et s'il y a une volonté. Ça passe notamment par le fait que les entreprises européennes achètent les terres rares qui sont produites ou raffinées par nos groupes.

Mais on a aussi des solutions industrielles à mettre en place en face avec l'accompagnement de l'État des projets qui nous permettront d'être beaucoup plus autonome. Il faut à la fois comment dire savoir extraire et raffiner ce que nous avons dans nos propres sols. Savoir recycler parce que ça c'est très important.

Donc il faut éviter que des des des métaux issus de terre rares qui ont déjà été utilisés repartent à l'étranger. Il faut les garder et les recycler chez nous. Et enfin troisièmement, et ça c'est ce qui est fait depuis un certain nombre d'années, mais on accélère vraiment, il faut qu'on diversifie nos partenariats avec un certain nombre de pays.

Actuellement, on a signé près d'une trentaine d'accords de partenariat dans le monde sur justement des sujets d'extraction minière ou de terrain. Dernière question un peu plus politique en c'éant budgétaire Nicolas Forisier, vous qui venez des des républicains, est-ce que vous appelez les parlementaires républicains à voter le budget ? Est-ce que vous comprenez la position du président de votre parti Bruno Rota qui les appelle Anne Valfer ?

Ce sont les députés qui votent à l'Assemblée et je pense qu'ils ont été très clairs et compris au moment du PLFS sur la nécessité de stabiliser la situation. Nous n'avons pas de majorité à l'Assemblée mais pourtant c'est à l'Assemblée que la décision finale se fait. Donc, il faut savoir à un moment euh en temps des Français, vous avez 80 % de l'électorat de la droite, 80 % d'électorat de la droite, toutes les études le disent, qui euh est favorable à ce qu'on stabilise la situation, y compris s'il y a des compromis avec la avec le notamment le Parti socialiste ou les verts.

Euh, vous avez 62 ou 63 %, ça dépend des sondages, des Français qui demandent la même chose. Donc il y a un moment, il faut bien entendre ce que les Français et les entrepreneurs en particulier, je suis bien placé pour en parler en tant que ministre du commerce extérieur demande, ils veulent de la stabilité, de la visibilité. Et moi je pense que voter ce budget, voter ce budget, c'est stabiliser la situation.

C'est permettre à nos entreprises de repartir, c'est permettre au pays de fonctionner parce que si on a une loi spéciale euh demain ou après-demain et ben je vais vous dire, on va encore perdre 3 mois et ça va nous coûter une fortune. Et deuxièmement, et c'est très important pour moi, mais je l'entends pas trop finalement, euh je pense qu'il faut qu'on stabilise la situation pour avoir un débat précisément sur les sujets que Bruno Rotaillot évoque et et d'autres. Euh, il faut que 2026 soit le le moment du débat public où on clarifie, où on dit les vérités, où on dit les choses, où on fait de la comparaison internationale pour préparer 2027 et les Français trancheront.

Mais si on se pose pas, on peut pas avoir ce débat. On va continuer à être dans les postures, dans les concurrences et dans l'incertitude totale. Ce qui fait que très concrètement dans ma ville de la Chat, moi les commerçants dans le Berry, ils me disent bah on voit rien parce que pourquoi ?

Bah les consommateurs, ils sont inquiets, ils épargnent comme jamais. Donc il faut sortir de cette spirale. Et c'est là que je je suis pas totalement en accord avec Bruno mais il a d'autres en désaccord quoi.

Il a d'autres perspectives. Merci. Il fait de la politique, il vise non, il a il a une vision qui est différente, un agenda qui est différent.

Mais je pense que dans le moment, et c'est pour ça que moi je suis rentré au gouvernement, il faut qu'on se concentre sur l'intérêt général du pays à court terme, à moyen terme et qu'on permette d'avoir ce débat et les Français trancheront 2027. Merci beaucoup Nicolas Forisier. Merci d'avoir été notre invité.

C'est Fabrice la une de l'Alsace. C'est l'automobile, l'Europe qui freine sur le tout électrique comme par hasard. Comme par hasard. [rires] Merci beaucoup.