« OUI, un Premier ministre socialiste renoncera au 49-3 ! » - Alexandre Ouizille sur BFM TV
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Alexandre aussi qui est avec nous, sénateur socialiste. Des concessions possibles. Quelle concession monsieur le sénateur ?
D'abord, en effet, nous, on propose un changement de méthode, c'est-à-dire que un socialiste qui serait à Matignon va aller chercher et avec un gouvernement de gauche derrière lui, va aller chercher des compromis dans les chambres, c'est-à-dire à l'Assemblée nationale et au Sénat. Et donc l'idée, c'est bien de partir de ce que nous avons proposé. Nous avons fait un contrebudget.
Nous l'avons construit à partir des propositions de l'OFCE, c'est-à-dire un organisme public pour que la croissance contrebud sera pas accepté par par former une majorité. Vous savez bien que la première chose pour avancer maintenant, c'est ce qu'on attend du président de la République. Faut pas nous dire ça à nous.
Nous, on est prêt à avancer. On demande que ça d'avancer. Pour ça, il faut nommer aujourd'hui un gouvernement de gauche qui rentre en discussion qui rentre de gauche.
Ça veut dire avec un socialiste ou avec une personnalité étiqueté à gauche mais pas forcément socialiste. C'est ça que ça veut dire de gauche. Oui, c'est ça en effet.
C'est ça que ça veut dire de gauche. C'est quelqu'un qui puisse conduire une la politique de la nation à gauche qui montre ce que nous sommes en train de comprendre. C'est-à-dire que demain en effet toutes les violence sont à condamné sur ce qui pourrait se passer.
Mais quand même 57 % je l'ai vu d'ailleurs sur votre antenne avec vous je crois il y a quelques jours, 57 % des Français qui sont favorables au mouvement de demain. C'est-à-dire qu'il y a une aspiration à un changement de politique dans ce pays. Est-ce que le président de la République est capable de l'entendre ?
C'est ce que nous verrons dans les toutes prochaines heures. Pas de contact avec le président Olivier Fort sur ce plateau. Disait hier soir, il ne m'a pas appelé.
Boris Valou encore ce matin disait pas de contact avec le président de la République. Qu'en est-il ? Est-ce que vous avez même via des émissaires peut-être Olivier Fort hier soir et j'ai eu Boris Val ce matin également.
Je vous confirme ce que vous venez de dire. Euh quand on regarde la liste de des premiers ministrables, quand on demande aux Français laquelle de ces personnalités politiques à laquelle seriez-vous favorable pour qu'elle soit premier ministre, la première personnalité de gauche qui arrive, c'est quelqu'un qui n'est plus au Parti socialiste. C'est Bernard Casneuve.
On rajoutera le E pour la pour la prochaine fois. C'est une personnalité qui pourrait vous convaincre ou pas ? Mais je vous ai dit que nous n n'étions pas dans les affaires de casting pour l'instant.
Nous nous attendons c'est un peu le cas la dernière fois Bernard Casneu vous aviez dit non. Nous attendons l'orientation. Si c'est Bernard Casneuve avec un gouvernement de gauche.
Alors là évidemment les choses sont possibles. Mais en revanche si c'est le confusionnisme politique c'est-à-dire un peu de tout le monde et on refait le macronisme mais dans une sauce élargie. Évidemment ça c'est pas possible pour nous.
On l'a dit de manière très claire. On ne veut pas la confusion. On veut un compromis.
Pour faire un compromis, il faut être deux personnes différentes en fait. Donc l'idée d'Emmanuel Macron d'imaginer qu'il ferait une sorte de nouveau socle commun élargi à je ne sais qui. Ça c'est impossible.
Ça n'existe pas. Je Diaz est face à vous euh député de la Girande, vice-présidente du Rassemblement national dans les personnalités euh qui ont été sondées pour le sondage qu'on vous a montré tout à l'heure. C'est Jordan Bardella qui arrive en tête devant Marine Le Pen.
Sauf que aucun de ces deux ne figure dans la liste qu'on est en train de voir en ce moment sur les possibles successeurs à François Bairou. Est-ce que malgré tout vous êtes prêt vous aussi à peut-être un compromis et à dire bah on va attendre et voir et peut-être quelques personnalités issues de la de la droite on ne les censurera pas forcément systématiquement. On entend beaucoup parler de Sébastien Lecornu par exemple.
Oui. Ben en fait je pense que tout ça c'est de la spéculation parce que il suffit pas qu'un premier ministre trouve grâce aux yeux d'Emmanuel Macron. Il suffit surtout qu'un premier ministre ne soit pas censuré par l'Assemblée nationale.
Or, en l'état actuel des choses, avec les trois blocs qui existent, c'est une équation impossible. Et et c'est pour ça qu'avec Marine Le Pen, nous réclamons la dissolution de l'Assemblée nationale puisqueur le budget c'est avant le 15 octobre. précisément.
Justement, c'est pour ça que je vous dis que il faut qu'Emmanuel Macron fasse preuve de responsabilité, qu'il arrête de perdre du temps parce qu'en fait là, tant qu'on fait la la tournée des castings, qu'on se dise "Ah oui, lui ça serait bien, lui serait bien ça ça ne fonctionnera pas." Et donc pendant qu'Emmanuel Macron perd du temps ou on gagne, suivant de quel point de vue on se positionne, on é prenons du retard. Pourquoi ça clarifierait les choses ?
Pourquoi ça clarifierait les choses ? Là en fait là nous avons une certitude, c'est que jusqu'en 2027, il n'y aura si on reste comme ça, il n'y aura aucun premier ministre qui ne sera pas censuré t tout tard. Tandis que la dissolution, c'est ce qui permet de rebattre les cartes.
La sit la France est dans une situation de blocage et pour sortir de cette paralysie en démocratie, c'est sain de retourner aux urnes. Donc là en fait en retournant aux urnes, on se donne une chance d'avoir une majorité. pas l'année alors là en fait là ce qui nous garantit aujourd'hui c'est qu'il n'y a pas de majorité absolue.
Vous voyez donc en fait entre deux situations une où une certitude pas de majorité absolue un premier ministre qui sera systématiquement renversé quelle est la situation actuelle ou se donner la donner la possibilité à la France d'avoir une majorité absolue. Bah écoutez entre une certitude et une possibilité et bien moi je me dirige vers la possibilité de donner une majorité absolue à l'Assemblée nationale. Bon la dissolution elle rendrait les trois blocs.
Elle les rendrait peut-être pas exactement dans les mêmes proportions, mais elle rendrait les trois blocs. La vérité, c'est qu'il y a eu un vote et qu'à la source de ce vote, il y a eu au deuxième tour quelque chose qui s'est passé qui s'appelle le Front républicain. Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que nous électeurs de 2e tour étaient des gens qui avaient voté pour les macronistes au premier et vice-versa. Et donc ça là ça nous oblige ça nous oblige à trouver une solution politique et c'est ce que nous nous proposons. La dissolution telle que vous la proposez madame ça ne ça ne changerait strictement rien à l'état du pays.
Euh d'ailleurs, je suis très étonné, vous étiez pour la proportionnelle. Maintenant vous nous dites, il faut aller chercher la majorité absolue alors que Marine Le Pen disait encore hier que bah la proportionnelle c'est comme ça. Ça rend ça ça rend les choses donc je comprends pas très bien ce que vous dites.
En tout cas ce qui est sûr c'est que il faut trouver une une solution maintenant. Vous avez raison. Il y a le budget qui arrive et la solution bah c'est un changement de méthode et un changement de gouvernement.
Donc d'orientation. Oui. En fait, on ne peut pas dire si les Français votent, on aura les mêmes blocs.
En fait, personne ne sait comment les Français vont voter et il faut faire preuve d'un peu de respect à l'égard des Français. Moi ce que je vois quand même qui qui vont dans ce sens-là, ça sort pas de nulle part. Vote justement, mais là en fait, il y a une vous vous convenez avec moi que qu'il y a un blocage et donc en fait, il y a une solution politique, constitutionnelle même morale qui s'offre au président de la République, c'est de redonner la parole au peuple.
Moi ce que j'ai vu l'année dernière, c'est que euh on avait dit aux français si Jordan Bardella arrive à Matignon, euh ça sera la catastrophe. Finalement, la catastrophe aujourd'hui c'est la situation dans laquelle on est parce qu'en fait tout le monde dit on risque de ne pas avoir de budget d'ici la fin de l'année. Euh donc moi je pense que les Français ne se feront plus avoir.
Vous voyez et depuis l'année dernière, il s'en est passé des choses. Il s'est passé que le socle commun, le bloc central est complètement disloqué. Il suffit de voir le vote des LR hier.
Une partie DLR n'a pas voté la confiance à Maou, l'autre partie l'a voté. Il suffit de voir ce qui se passe au sein du nouveau Front populaire. les socialistes qui divorcent de la France insoumise, qui ne savent pas euh s'ils vont pouvoir récup conserver leurs sièges.
C'est peut-être pour ça d'ailleurs que vous ne voulez pas de dissolution. Et ce que les Français ont vu, c'est que le Rassemblement national est un parti responsable, prêt à gouverner le Rassemblement national et le parti politique préféré des Français. Et donc c'est pour ça que moi je pense que le résultat des urnes, s'il y avait une dissolution annoncée ce soir par exemple, et bien pourrait tout à fait être différent que celui qui a eu l'année dernière.
Prenons le pou justement des Français. Que pensent-ils de cette crise, de cette situation ? Sont-ils constés ?
C'est Benoir Ris qui va nous le dire parce qu'il est dans les rues de Cannes depuis ce matin et bah il le sonde les gens qui sont autour de lui. Bonjour à vous Benoît. C'est quoi les réponses que vous entendez majoritairement ?
Ah bah écoutez déjà le départ de François Baou est un non événement ici. Tout le monde s'y attendait. Tout à l'heure nous étions à côté de la vendeuse de journaux.
Je lui ai demandé alors est-ce que les gens se sont intéressés ? Est-ce qu'ils ont acheté plus de journaux pour voir un peu ce qui se passait ? Aucunement. aucune incidence sur les ventes, c'est déjà un premier signe.
Ensuite, quand on leur parle au Canois, c'est vrai qu'ils sont plutôt quand même lucides sur la situation du pays. Alors, certains sont désabusés, hein, on va pas vous mentir, voir en colère, mais d'autres sont inquiets par rapport voilà par rapport au climat politique et justement à la à la jeunesse. Ils sont peu nombreux à croire à une solution, même si certains veulent rester optimistes.
Oui, il y en a encore qui veulent y croire qu'il y ait un fond d'espoir en eux. Oui, il y en a, je vous assure. On va écouter ces quelques réactions au micro de Christopher Lom.
Ça voilà, toujours on raconte, on raconte, on parle, on parle, on parle, on parle. Finalement il y a rien, il y a rien. On payait toujours les impôts en plus, les facteurs toujours en plus, toujours les mêmes problèmes.
Même ceci, il y a que ça. Je vois pas trop comment ça va se débloquer. Changer de premier ministre, changer de président.
J'ai du mal à croire que en claquant des doigts comme ça, ça va tout va s'arranger. Faut garder espoir quand même. Si si bien sûr.
Ah si, je veux rester positive pour l'avenir. Alors quand on on demande au Canois quelle serait la solution, on a l'impression de leur poser la question la plus difficile du monde et c'est vrai que la réponse est quasi impossible. Alors, certains un peu utopistes vont lui dire "Oui, ça serait bien qu'il s'entendent entre eux les parties pour essayer de faire avancer le pays." Et d'autres, ils vont plus franchement, ils n'hésitent pas à réclamer l'arrivée aux affaires de certains partis politiques qui jusque-là n'ont pas pu gouverner.
Et notamment évidemment, on imagine le rassemblement national. Benoît Rise, merci beaucoup. En direct de Cann, c'est vrai qu'on on entend certains témoignages de français qui sont particulièrement désabusés devant la situation Edv jazz.
Oui, ils sont désabusés parce qu'en fait ça fait 40 ans qu'il voit les mêmes se succéder au pouvoir. On l'a bien vu avec monsieur Bairou, ça fait des décennies qu'il est dans la vie politique française. Il a appelé enfin il a fait élire Emmanuel Macron.
Il avait soutenu François Hollande, il avait soutenu Nicolas Sarkozi. Donc en fait, ce sont les mêmes qui restent au pouvoir. Et moi ce que je veux dire, c'est que nous avec Marine Le Pen, nous n'avons aucune responsabilité dans la situation actuelle de notre pays.
Nous n'avons jamais été au pouvoir. Et si nous sollicitons la confiance des Français, ce n'est évidemment pas pour reproduire les mêmes politiques qui ont été mises en œuvre depuis des décennies et qui ont conduit notre pays à cet échec. Donc c'est pour ça que je dis aux Français, faites-nous confiance et et vraiment je le dis avec beaucoup de sincérité dans les circonscriptions où il y a des députés, les députés ren font leur travail.
Ils sont assidus à l'Assemblée nationale. Ils sont sur le terrain, ils n'ont pas déserté ni le terrain ni les bands de l'Assemblée nationale. Et c'est pour ça je pense que oui, le Rassemblement national est devenu le parti politique préféré des Français.
Et je dis aux Français, vous pouvez nous faire confiance, Marine Le Pen est une femme de conviction et nous vous trahirons pas. On entend on entend dans vos paroles ce ce cette crédibilité que tente d'avoir au maximum le Rassemblement national. Qu'est-ce que vous répondez à ça Alexandre ?
Est-ce que vous dites s'il y avait une des solutions ? Bah oui, effectivement, demain le rassemblement national, contrairement à ce qui s'était passé l'année dernière, pourrait avoir la majorité à lui seul. Non, et moi écoutez, j'entends j'entends un tracte qui est qui est récité et que j'entends en fait de manière extrêmement régulière.
Nous n'avons jamais exercé les responsabilités et cetera et ça. Nous nous avons exercé les responsabilités en matière de déficit public. Prenez les 20 dernières années.
Vous voyez que sous Lionel Jospin et sous François Hollande, nous sommes parvenus à réduire les déficit. Nous avons Josepin, il y avait une croissance qui était très très forte mais et et sous François Hollande, il y avait une crise qui était la crise pas très très bien terminé. il a même pas pu se représenter mais vous vous vous avez raison sur ce pointlà mais reconnaissez que sur la question de la gestion des déficits, nous avons eu à affronter la crise européenne des dettes souveraines et que pour autant dans ce contexte compliqué les déficits ont été réduits jusqu'à 2,8 % c'est-à-dire sous les seuils les seuils européens.
Donc moi ce que je dis c'est que nous avons un plan, nous avons un projet, nous avons une assemblée, elle existe là je vous vois madame, vous êtes déjà reparti en campagne alors même que en effet les sondages montrent que la force du Front républicain n'a pas faibli chez les gens de gauche, chez les électeurs du du macronisme. Donc d'utres sondages montre que les français ne veulent plus du fran républicain en deè cour donc l'assemblée qui reviendrait serait aussi dans le cadre d'une tripartion. Donc nous ce que nous proposons c'est de faire vivre cette assemblée.
Il y a eu un vote il y a un an et donc il faut maintenant aller travailler jusqu'au bout de tout ça. Plus précisément les sondag disent quoi Guillaume der un sondage qui a été publié la semaine dernière un sondage élable justement pour BFM TV la tribune dimanche qui montrait que 53 % des Français interrogés ne souhaitent plus qu'il y ait un barrage face au Front national au Rassemblement national au second tour 46 % qui sont toujours favorables. Il y avait 1 % des personnes sondées qui ne s'exprimaient pas.
Alors, il faut rester prudent sur les sondages. Regardez le détail des électeurs. Si vous regardez la gauche et ceux qui est qui ont fait le Front républicain, alors vous trouvez électeurs de gauche en France.
Et je parle aussi des électeurs macronistes. Regardez un petit peu le détail de sondage et vous verz plus làdessus. Mais les républicains n'avaient pas fait front républicain de toute manière.
Yeah.
Alexandre Ouizille