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interviewGroupe Ecologiste et Social - Assemblée nationale· 9 juin 2026 6 min

Affaire Lyhanna : Arnaud Bonnet appelle à une réponse globale - Point presse groupe EcoS

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Ce n'est pas un dysfonctionnement, c'est le fonctionnement habituel. Ce n'est pas dû aux professionnels, c'est dû aux outils et au budget qu'on leur donne. Quand je parle d'outil, c'est y compris la loi.

Il un certain nombre de choses à réfléchir à la preuve, la manière dont on utilise la présomption d'innocence. Il y a tout un tas de sujets de discussion globales. Nous, en tant que parlementaire euh on va certes pouvoir apporter des propositions de loi, des choses qui vont apporter des petits plus dans la loi, mais il faut une réflexion globale de l'ensemble des domaines.

Il y a un travail en silo qui est systématiquement dénoncé dans les trois commissions d'enquête que j'ai faites sur le sujet. Nous avions la commission d'enquête sur les manquements de l'aide sociale à l'enfance. Nous avons eu la commission d'enquête, on va l'appeler Betaram. la commission d'enquête maintenant sur l'inceste parental et il y a eu d'autres commissions qui ont souligné ces défaillances la la commission d'enquête sur la culture, la commission d'enquête sur le sport dans lequel vous pouvez regarder également les recommandations.

Nous avons eu les recommandations de la de la Civis dans les rapports et les missions d'information. J'ai aussi fait une mission d'information sur l'imprescriptibilité, hein, pour travailler en cours et en contre sur ce sujet parce qu'il y a des ba euh et bien systématiquement, il y a des recommandations. Nous avons des pistes de travail et en premier lieu bien sûr le budget, ça c'est une évidence quand on a quatre fois moins de proqueurs, quand on a deux fois moins de juges que les autres pays, on peut pas leur demander de faire un travail à la même hauteur et au même niveau.

Donc ça c'est quelque chose de global à réfléchir et ce n'est pas que le sujet de la justice. On a l'accompagnement en santé, on a au niveau de l'éducation nationale une réflexion globale à avoir sur le fonctionnement de notre système, l'accompagnement des enfants et la manière dont les professionnels peuvent accueillir la parole. Et euh dans ce cadre, on va voir un certain nombre de sujets qui s'étirent sur beaucoup de domaines.

On va avoir le certificat d'honorabilité euh de manière très élargie parce que si on prend le fichier actuel, le fij hein, le fichier des des auteurs d'infraction de de sexuel, on va avoir ce ce fichesse là qui est très insatisfaisant et on voit là que on va avoir une petite action dans la PPL qu'on va appeler BAM porté par Violette Speedboot et Paul Vanier. On a eu un petit quelque chose, on va voir dans le projet de loi qui arrive de madame Riste d'Armanin et monsieur Jeffrey. Non, il faut une réflexion globale, un outil qui permet la continuité et euh qui va permettre l'interopérabilité.

C'est de ça dont nous avons besoin. On a bien sûr la mise en place effective d'autres outils, les UAPED hein, et pas que ce ne soi pas que des coquill, j'ai écho de du APED où il y a par exemple un un demi-poste de psychologue. Lesapè sont des vrais outils qui sont fonctionnels.

Euh mais encore faut-il donner les moyens pour que ces outils soient fonctionnels. Pareil pour la mise en place de salles Mélanie. C'est les salles qui permettent le recueil de la parole de l'enfant en filmant et cetera.

C'est salles Mélanie, c'est pareil. s'il n'y a pas de professionnel formé pour accueillir la parole et là je parle du protocole nich NICD hein, ce protocole de recueil de la parole, il permet de ne pas faire des questions auxquelles l'enfant va être obligé de répondre dans un sens ou un autre. Il y a toute une formation, il y a tout un accompagnement préalable avant l'audition puis pendant l'audition.

Et bien ça c'est pareil ce protocole nich. On va former en police et en garderie uniquement des euh des personnels qui sont volontaire. Mais non, tous les policiers gendarmes peuvent recir parole à un moment ou un autre parce qu'il y a pas d'autres professionnels disponibles.

Ça peut arriver parce qu'un enfant qui commence à se dévoiler à un enseignant ou à une autre personne qui va être autour de lui et qu'il sentira un petit peu comme protecteur enfin et bien doit être en capacité de recueillir cette parole parce que l'enfant si se referme des fois c'est à tout jamais. Nous voyons la partie émerger de l'iceberg avec les plaintes qui en plus ne sont pas suivies des faits. Nous avons énormément d'enfants qui ne portent pas plainte.

Ce sont des enfants par définition. On a aussi donc le l'idée du d'une ordonnance de sûreté donc une protection immédiate de l'enfant. Par définition un enfant ne peut pas la plupart du temps se défendre tout seul.

C'est pour ça que c'était intéressant notamment le texte de notre collègue Aida sur la présence d'un avocat hein, mais ce n'est pas suffisant pour assurer une protection. Et on a aussi après dans l'accompagnement des professionnels, moi j'ai systématiquement un questionnant, imaginez un policier ou une gendarme qui sont devant des vidéos toute la journée sur internet de viol d'enfants. L'accompagnement psychologique des magistrats, des policiers gendarmes de l'ensemble des professionnels qui recueillent cette parole quand on voit des horaires toute la journée, hein, ça serait à minimum, ça nécessiterait une un vrai engagement dans l'accompagnement.

Et donc euh certains se concentrent sur la justice et cetera. Non, nous avons un problème systémique. C'est l'ensemble de notre société qui doit s'emparer du sujet, qui doit réfléchir qu'est-ce qu'on souhaite pour une vie agréable de tous les jours, du quotidien, quels sont nos indispensables et nos nécessaires.

Nous avons la nécessité d'une véritable révolution dans la façon dont on pense l'enfance et au-delà notre société. Et c'est ça qu'il faut qu'on parvienne à faire. Nous sommes dans un moment de bascule, on le voit bien, avec la démultiplication des affaires.

Elles ont toujours été là, hein, on en est bien d'accord, hein. Là, c'est qu'il y a des révélateur par moment ponctuel, mais il faut dépasser le fait d'hiver s'il faut qu'on se pose collectivement. Il y a un dysfonctionnement majeur.

Nous avons des solutions, on se pose pendant un mois réellement et on met en application dans les différentes domaines. Nous savons, nous avons des idées, nous savons globalement ce qu'il faut faire. Avançons et avançons réellement.

M.