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Discours / meetingRévolution Permanente· 19 juin 2025 22 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileEurope & internationalJusticeSolidarités & famille

ANASSE KAZIB au TRIBUNAL : « Ils CRIMINALISENT la PALESTINE mais on a créé un bloc de RÉSISTANCE ! »

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 5 %Attaque 75 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:20Invité politiqueFait
    « depuis 20 mois maintenant sont massacrés tués quotidiennement de ces enfants en fait qui ramassent de la farine à même le sol. »
  • 4:03Invité politiqueFait
    « deux enfants de 3 et 4 ans qui marchaient seuls en titubant, il dit dans son tweet "Je vois deux jeunes enfants en train de tituber et pleurer et je leur demande qu'est-ce que vous ?" Et ils disent "On va chercher à manger." »
  • 10:29Invité politiqueChiffre
    « à Gaza il y a eu l'équivalent de neuf fois la bombe nucléaire qui a été déposée neuf fois les amis neuf fois la bombe nucléaire qui a été bombardée sur Gaza en l'espace de 20 mois »
  • 13:26Invité politiqueFait
    « cette organisation d'extrême droite qui nous attaque la jeunesse française juive qui compare le drapeau palestinien au drapeau nazi »
  • 18:04Invité politiqueChiffre
    « j'ai vu des rassemblements à Barcelone où il y a 1000 personnes devant le consulat français »
  • 18:48Invité politiqueFait
    « Macron il dit "C'est un impossible ce qui se passe là-bas, la crise humanitaire, il faut envoyer des colis." »

Temps de parole

  • Anasse Kazib100 %

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Anasse Kazib

Pour les cheminots, est-ce que vous êtes ? Pour la Palestine, est-ce que vous êtes ? Et allez les cheminots, faites du ! Euh, bon, c'est impressionnant parce que je suis en dessous, du coup, je voyais pas qu'il y avait qu'il y avait autant de monde. Euh, je vais faire quelques remerciements déjà avant de de vous dire quelques mots plus sur sur le procès. Remercier tout d'abord les les deux organisations dans laquelle j'ai la chance et l'honneur de militer, qui sont Révolution Permanente et Sud Rail, et en particulier le syndicat régional de Sud Rail Paris Nord, l'ensemble des camarades qui qui s'affairent qui s'affairent depuis plusieurs mois à ce procès.

Remercier ma famille euh, d'être à mes côtés parce que parce que les procès, c'est pas que des organisations politiques ou syndicales, c'est aussi une famille qui est à vos côtés et qui vous soutiennent. Et moi, j'ai la chance d'avoir une famille révolutionnaire, descendante de tirailleurs marocains qui ont lutté contre la barbarie nazie qui ont lutté contre l'impérialisme français et ça me permet de d'être debout, d'être fier et j'ai envie de vous transmettre aussi ce message-là à vous. C'est qu'on appartient à une classe révolutionnaire, à des gens qui par le passé ont été torturés, violés, tués par l'État français et les États impérialistes.

Et pourtant, ils se sont toujours battus, toujours levés contre l'adversité, contre la répression. Et nous, on n'a pas le droit, les amis, on n'a pas le droit, parce qu'on a des réseaux sociaux, on a des avocats, on a des organisations, on peut faire du bruit, on fait cette démonstration-là. Que face à ces médias bourgeois, ces institutions bourgeoises qui essaient de nous criminaliser, il faut toujours marcher avec cette fierté, cette détermination que par le passé il y a des gens qui ont été torturés par l'armée française, qui ont été tués par l'armée américaine, par l'armée israélienne et ils ont ils en sont débarrassés et ils ont obtenu leur indépendance et leur liberté.

Et c'est une continuité de ce combat-là parce que nous sommes les voix vivantes aujourd'hui du soutien au peuple palestinien parce que comme je le dis souvent Netanyahu n'a pas de sniper, n'a pas de bombe. On n'est pas dans la bande de Gaza ici. Ils peuvent pas nous hacker nous. Et parce qu'ils peuvent pas et parce qu'ils peuvent pas nous hacker, ils ont Pascal Praud, Ruth Elkrief, Laurence Ferrari. Et ils ont aussi les amis des procureurs de la République qui utilisent leurs plaintes de merde et qui instrumentalisent la police et la justice pour essayer de fermer la gueule de celles et ceux qui dénoncent un des plus grands massacres de l'histoire du 21e siècle.

Et je le dis, nous ne sommes rien, nous ne sommes rien les amis à côté de ces enfants, de ces femmes, ces hommes qui depuis 20 mois maintenant sont massacrés tués quotidiennement de ces enfants en fait qui ramassent de la farine à même le sol.

Il y a 48h j'avais vu un post d'un photojournaliste à Gaza qui a pris en photo deux enfants de 3 et 4 ans qui marchaient seuls en titubant, il dit dans son tweet "Je vois deux jeunes enfants en train de tituber et pleurer et je leur demande qu'est-ce que vous ?" Et ils disent "On va chercher à manger." Et lorsqu'il leur pose la question "Mais où sont vos ?" ils disent "Notre père est mort et il ne reste que notre mère mais notre mère est blessée." Et que ces deux enfants de 3 et 4 ans pendant que les nôtres ils sont en train de faire du coloriage jouer dans les cours de récréation les gosses à Gaza ils sont en train d'aller chercher à manger pour se sauver de ça.

Et c'est nous les amis qui rentrerons dans ces tribunaux. C'est nous qui sommes dans le banc des accusés parce qu'on dénonce un massacre. Et donc Et donc je je pense que la première victoire qu'on obtient c'est que ils voulaient essayer de nous défoncer la gueule de manière anonyme, nous criminaliser de manière anonyme mais qu'on leur a montré qu'on est capable de faire un bloc de résistance immense parce que il y a la graine de la graine de l'ensemble des militantes et militants du mouvement ouvrier, du mouvement palestinien, du mouvement antiraciste, du mouvement écolo qui est présent sur cette place. On n'est pas tous d'accord les uns et les autres et on continuera à avoir nos désaccords.

On a nos propres désaccords même avec nos enfants et nos familles. Pourquoi pas avoir des désaccords entre organisations politiques et ? C'est plus que normal. Mais on a montré aujourd'hui que les désaccords ils sont derrière qu'en face à nous il y a la répression bourgeoise et que face à la répression bourgeoise nous marchons ensemble en fraternité, en solidarité contre ceux qui essaient de nous fracasser. Je veux remercier aussi parce que l'oral l'a pas dit mais j'ai la chance ça fait 13 ans maintenant que je suis aiguilleur sur le triage du Bourget.

Je voudrais rendre hommage à tous les gars et les filles qui sont là qui sont en grève reconductible depuis un mois et qui sont en grève aujourd'hui. Qui sont en grève aujourd'hui bien sûr par solidarité parce que ils savent toutes et tous à quel point je je meurs pour eux les uns et les autres et je continuerai à me battre tout le temps mais qui sont là aussi parce que ce sont des voix vivantes aussi du soutien palestinien et que ça ça les fait chier d'avoir des travailleurs des syndicalistes qui se préoccupent pas uniquement de leur gamelle de leur journée de repos de congé mais qui se préoccupent d'un massacre aussi.

Tout à l'heure Julien Troccaz disait la nécessité que le mouvement ouvrier et je rejoins ce qu'il dit. Oui, à l'image des dockers de Marseille nous avons la possibilité de frapper au portefeuille le système capitaliste qui nous oppresse aujourd'hui et qui oppresse surtout le peuple palestinien et qu'il va falloir tendre vers ça. C'est une première démonstration. On montre aujourd'hui qu'on a la capacité de faire ça. Et vous le voyez, c'est pour ça aussi d'une certaine manière qu'il renvoie le procès le 25 juin 2026. Le procès est renvoyé dans un an.

Déjà j'aimerais qu'on se fasse la promesse toutes et tous très sincèrement je pense que vous êtes au moins 2000 pour voir la balle la la par par en haut quand je vois tout ça je pense que vous êtes au moins 2000 personnes aujourd'hui mais si on peut se faire une promesse que toutes et tous on note dans notre agenda le 25 juin. Moi j'aurai pas le choix euh de le noter euh parce que sinon ils vont venir me chercher avec les menottes. Mais d'être là le 25 juin et de faire en sorte de ramener une, deux, trois personnes pour que ça soit blindé jusqu'au bout. Parce que la juge, elle a envie de vous voir encore.

Voilà, elle a dit "Les j'aimerais essayer de goûter un sandwich euh jambon de dinde de de Sudrive et voir s'ils sont bons, il y a du bissap." Elle s'est dit "Bon, aussi peuvent revenir l'année prochaine." Blague à part les amis, je suis quand même dégoûté. ? Parce qu'on avait envie d'en découdre aujourd'hui et on l'a martelé depuis des mois, on venait pas pour faire mon procès et celui du camarade de Révolution permanente qui est accusé avec moi. On voulait en faire le procès de la criminalisation des soutiens du peuple palestinien, en faire le procès du génocide en Palestine. Il y avait quatre témoins qui se sont présentés à la barre.

Rony Brauman, médecin israélien, fondateur de Médecins Sans Frontières. Alain Gresh, journaliste parmi les journalistes, historien spécialisé des questions du Moyen-Orient. Pierre Stambul que vous avez vu tout à l'heure, qui est un des visages, sinon le visage de l'Union juive française pour la paix, qui est lui-même aussi criminalisé par ces gens-là. Et Eugène Illmerio qui est constitutionnaliste et qui nous fait l'honneur de batailler à nos côtés. Mais en plus de ça les amis, parce qu'ils étaient même pas prêts à ce qui allait se passer.

On avait un témoignage de trois pages de l'historien israélien l'historien parmi les historiens du nettoyage ethnique à Gaza qui est Ilan Pappé qui a fait trois pages pour dire à quel point c'était un scandale ce qui se passait je vais pas tous les citer mais je vais en citer un deuxième qui je veux dire on a failli tomber dans les pommes avec Elsa quand il a accepté mais limite pourquoi vous m'avez même pas prévenu avant j'aurais donné encore plus de force c'est Richard Falk et Richard Falk les amis c'est ni plus ni moins que l'ancien rapporteur de l'ONU spécialisé sur les territoires en Palestine donc quand je dis qu'on voulait en faire le procès du génocide en Palestine c'est pas juste une formule une rhétorique on était venu montrer qu'est-ce que l'apartheid quelle est la situation avec des spécialistes qui témoignent qui viennent expliquer par exemple que à Gaza il y a eu l'équivalent de neuf fois la bombe nucléaire qui a été déposée neuf fois les amis neuf fois la bombe nucléaire qui a été bombardée sur Gaza en l'espace de 20 mois condamner ces gens-là condamner ces gens qui dénoncent cela bon courage à vous et les amis c'était ce qu'on voulait faire et malheureusement on a parquet qui a cru qu'il allait nous envoyer comme ça en en 30 minutes derrière les barreaux donc on nous a mis pour que vous compreniez pourquoi ça a été reporté parce que la juge quand elle a ouvert le dossier, elle a vu que mes quatre avocates que je salue, Elsa Marcel, euh euh Julie Gonidec, Roman Bartoli et Prisca Oncion elles ont travaillé.

Elles ont travaillé nuit et jour. Quand elle a ouvert le dossier, elle s'est dit "Ah ouais, il y a quatre témoins, il y a 10 pages de témoignages de de d'intellectuels et spécialistes des génocides." Elle a dit "Il vous faut au moins quatre heures." Oui, ça fait déjà quatre mois qu'on envoie des mails au tribunal pour dire on veut une grande salle parce que les gens ils ont envie d'assister à ce procès de la criminalisation. Et on a dit oui. Vous nous accusez, on a quand même un peu le droit, pardon, de se défendre. C'est un minimum.

Quand on accuse des gens d'infamie, que nous on dort pas, on mange mal, les gens ils sont inquiets autour de nous, excusez-nous quand même de prendre un peu de temps pour se défendre. Et ben les amis, ils nous ont mis mis, pardon, dans la chambre des comparutions immédiates avec six autres dossiers. Avec avec comme condition faut que la salle elle soit rendue à 13h. Donc il y a un tribunal qui avait prévu ce matin d'auditionner six dossiers dont deux, mon camarade et moi, pour apologie du terrorisme, et à 12h55, faut qu'on soit à la cantoche pour aller becqueter pour les auditions de l'après-midi. Ça c'est la réalité de la justice bourgeoise ici.

C'est de même pas donner le temps à ceux qu'on criminalise. Donc il y a le temps de nous criminaliser, il y a le temps de nous faire déplacer en garde à vue, il y a le temps de nous ramener dans des dans des tribunaux, mais il y a pas le temps de pouvoir se défendre convenablement.

Et vous et je vous ai même pas passé le pire je vous ai même pas passé le pire les amis c'est que cette organisation d'extrême droite qui nous attaque la jeunesse française juive qui compare le drapeau palestinien au drapeau nazi qui dit qui dit quand même que Emmanuel Macron est un antisémite qui met une cible dans le dans le dos de l'ensemble des juifs de France rien que ça que Dominique de Villepin est lié à des organisations terroristes et asseyez-vous sinon vous risquez de tomber le CRIF est trop dur avec l'État d'Israël donc il y a des mecs qui arrivent à déborder par la droite le CRIF c'est ça ce sont ces gens-là qui nous attaquent et vous savez quoi ils ont même pas fait de conclusion normalement pour ceux et ceux qui connaissent un peu la justice vous avez deux côtés qui s'opposent bah nous on fait euh des conclusions où on explique sur quoi on va plaider sur quoi on va se défendre et la partie adverse au moins elle prend 5 secondes avec un stylo Bic au moins prendre une feuille A4 et dire pourquoi elle t'accuse et ben même une feuille A4 ils ont se sont pas donné la peine de le faire voilà donc toi pendant 1 an tu fais des rassemblements tu fais des motions tu fais des tribunes dans la presse et cetera et eux le jour J ils ne font même pas de conclusion et vous savez pourquoi les amis parce que eux-mêmes savent que tout ça est bidon que la seule chose qui les intéresse c'est l'AFP c'est le monde c'est Libération c'est Mediapart pour aller continuer à faire la propagande du massacre et du génocide que vit le peuple palestinien ils veulent qu'on serve de panneaux publicitaires à la propagande de Netanyahou ici Et je ne suis pas un bouffon, je ne suis pas un panneau publicitaire et il est hors de question qu'on capitule et ils ont intérêt à être là le 25 juin 2026 parce que aujourd'hui, ils ont échappé belle à cette sanction magistrale qu'on va leur mettre parce qu'on va gagner les amis, on va tout faire pour gagner.

On va tout faire pour que tout et tous vous disiez "Oui, on a le droit de continuer à soutenir le peuple palestinien sans avoir peur de se faire fracasser la porte de chez nous." Et c'est avec cette mentale là que je veux que vous repartiez de ce rassemblement là en se disant "Il est hors de question qu'on courbe l'échine les amis." Parce que s'il y a bien quelque chose que j'ai appris, c'est qu'en fait, on veut nous occuper à autre chose. Et pourquoi j'ai salué ma famille tout à ?

Parce que c'est important d'avoir sa famille et d'avoir une famille qui est qui comprend c'est quoi le racisme d'État, c'est quoi les institutions bourgeoises parce que je sais que j'ai d'autres camarades à qui la femme va dire "Eh mon ami, calme-toi là, arrête tes conneries là la Palestine, le tribunal, les gardes à vue, on a des enfants, comment on va ?" Je sais ça que il y a des parents qui disent à leurs enfants "Eh, ça suffit, calme-toi, c'est pas possible que tu cours de tribunaux en tribunaux." Et moi, j'ai la chance d'avoir des parents, une famille qui vient qui tweet pour moi, qui fait des photos en disant "Je suis fière de lui." Désolé, j'avais tellement de à cœur de de vous dire des des des choses parce que c'est des des semaines et des mois et je lâche ici devant vous tout ce que j'aurais voulu lâcher ces 10 jours mais un dernier mot, Un dernier mot parce que ils ont joué un rôle deux derniers mots pardon.

Un dernier mot, c'est pour l'ensemble des camarades de notre fraction internationale, la fraction trotskiste 4e internationale que vous avez suivi. Je veux dire moi-même, ils m'ont choqué. J'ai vu des rassemblements à Barcelone où il y a 1000 personnes devant le consulat français. J'ai vu des rassemblements à Buenos Aires en Argentine. J'ai vu hier l'ambassadeur de France à Sao Paulo descendre avec une camarade brésilienne qui lui tend une tribune en lui disant "On exige la relaxe de Nanas Kazib." C'est-à-dire jusqu'à Sao Paulo, ils savent ce qui est en train de se passer ici. Et c'est ça la force de l'internationalisme de les salir parce que les amis, la communication, c'est important.

Quand l'armée israélienne accueille la flottille de la liberté avec un sandwich et une bouteille d'eau et tweet "Ils vont bien. Regardez, on leur donne un sandwich et une bouteille d'eau." C'est pourquoi les ? C'est pour faire semblant qu'on traite bien parce qu'ils ont peur de l'image qu'ils renvoient et donc ils savent que quand il y a des millions de jeunes qui suivent la flottille qu'il faut essayer de faire semblant.

Et donc le fait de les salir cette diplomatie française qui un jour Macron il dit "C'est un impossible ce qui se passe là-bas, la crise humanitaire, il faut envoyer des colis." On lui montre la vérité ce que vous êtes en train de faire ici et comment vous êtes en train de criminaliser les soutiens du peuple palestinien et ça ça leur fout les nerfs. Et c'est le dernier c'est le dernier mot. C'est à notre grand frère parmi les grands frères Georges Ibrahim Abdallah. ! Qui comme je le dis, il est pas dans les prisons du Salvador, en aux Philippines, en Biélorussie ou je ne sais quoi. Georges Ibrahim Abdallah est le plus vieux prisonnier politique du monde depuis plus de 40 ans.

Depuis plus de 40 ans, il vit une peine qui est inacceptable. Depuis plus de 40 ans, cet homme est dans les prisons françaises, à Lannemezan, pas loin de Toulouse. Et Georges Ibrahim Abdallah, il a demain un des procès les plus importants de sa vie. Il ne dort pas et on ne dort pas non plus à ses côtés parce que je vous assure que s'il y a bien quelque chose qui peut me satisfaire après ce renvoi, c'est la libération de Georges Ibrahim Abdallah demain. Parce que ce rassemblement est une victoire modeste, modeste pour la cause palestinienne.

Mais la libération de Georges Ibrahim Abdallah, dans cette période-là qui plus est, serait une victoire immense pour l'ensemble des soutiens du peuple palestinien à travers le monde et notamment au Moyen-Orient. Et donc je veux le remercier et je veux que l'ensemble de nos regards se braquent se braquent vers ce ce rendu demain en espérant sa libération immédiate. Et j'ai une pensée également aux trois camarades qui hier sont passés en comparution immédiate pour avoir mis un un gilet aux couleurs du drapeau palestinien sur la statue Place de la République où en fait, dès que tu parles de la Palestine dans ce pays, tu es réprimé.

On accepte que le plus vieux prisonnier politique du monde il soit incarcéré pour son soutien à la Palestine. On accepte que des milliers et des milliers de gens soient criminalisés, mis en garde à vue et des amendes pour le soutien à la Palestine. Et qu'ils le sachent, ils peuvent toutes et tous nous criminaliser, ils peuvent toutes et tous nous mettre en prison, mais jamais ils arrêteront la révolution qui se produira demain, je l'espère, en Palestine. On est toujours et on continuera toujours ! Arrête du côté de l'autodétermination du peuple palestinien. Révolutionnaire parmi les révolutionnaires, résistant parmi les résistants.

Et qu'ils le sachent, le 25 juin 2026, j'espère que vous serez nombreux et on chantera Tahya Falastin en rentrant dans le tribunal. Merci à toutes et à tous. Tahya ! Tahya ! On est tous ! Tahya !