Immigration : Sortir des postures, construire une politique - #CamPuS2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« le nombre de demandes d'avis en 2025 qui sont à hauteur de premier euh mais qui représentent une baisse de 19 % par rapport à à 2024 »
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« les pays de millions européennes qui qui qui accueille plus demandeur naz c'est l'emagne avec 25 % l'Espagne avec 18 % l'Italie 17 et la France 14 % »
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« règlement qui visait à à donc à proposer une règlement sur la gestion des retours par l'Union européenne et par les par les États-Umands avec dedans les centres de retour »
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« le rapporteur du PPE donc de la droite n'était autre que François Xavier Benami que nous connaissons tous bien pour ses positions très ouvertes, je le mets entre guillemets sur des questions migratoires »
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« Pedro Sanchez a décidé de de régulariser 500000 migrants qui était déjà intégré hein en Espagne »
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« le constat que vous émez il est très juste C'est celui de la démobilisation, même de la de la trahison de la droite républicaine »
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« un premier ministre d'extrême droite he qui a prononcé ses mots euh quand Michel Barnier a a écrit dans un communiqué de Matignon qui négocia avec Marine Le Pen différentes mesures dont la suppression de l'aide médicale d'État »
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« Laurent Voquet a dit "Les OQTF, on va les envoyer à Saint-Pierre et Micelon" »
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« la rupture du Parti socialiste avec les classes populaires qui est observable »
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« beaucoup d'étrangers ont quand ils arrivent en France à accéder au marché du travail »
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« on arrête de lier les deux. C'est-à-dire qu'on dise en fait le marché du travail c'est l'accord entre un je prends le cas de du salarié un accord entre un employeur et un salarié »
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« des populations migrantes qui travaillent qui sont intégrées notamment scolarisées avec des enfants »
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« la dernière circulaire quand même un peu cadre là-dessus et qui a permis de régulariser plus de 10000 personnes, c'était la circulaire Vals 2012 »
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« 48 % de ces populations migrantes sont des femmes »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Donc je vais commencer par préer le seulement de cette de cette échange qui est député à l'Assemblée nationale et je pense euh mais vous pouvezation et puis je suis aussi accompagnée de cher qui est adjoin charge la particulièrement les acteurs de ce de ce sujet excuser euh parce que nous avions deux intergements de qualité qui devaient être là aujourd'hui.
pour prendre la fondation du et puis l'art président général pardon solidarité et moi-même je suis euh je m'excuse pas je suis Laurent et je suis juin depuis 2024 avant d'être député sur ma commune sud de l'agglomération et puis aussi je l'emp de la métropole de en de la et de la de la gestion de l'accueil et particulièrement sur la 2017 euh 1728 avec le MMA. Euh donc bienvenue pour cette pour cette pour cet atelier qui va se décomposer en deux séquences hein. La première prendre le temps de de partager avec vous les différentes posture auquel nous sommes dans différentes assemblées.
à à la santé nationale à clairement saque et puis moi-même moi-même au Parlement au Parlement européen et ensuite on aura les sép sur les politiques publics que peut mener et ce que peut développer dans nos difficultés des majorités et euh aussi droits qui sont qui sont pas qui sont pas qui sont euh peut-être en quelques mots pour essayer d'être assez assez rapide mais vous donner quelques chiffres et vous rappelez même si je j'imagine certains si vous êtes au fait vous rappeler quelques chiffres et aussi les les facteurs qui posent la l'immigration. Euh un chiffre qui est assez euh qui assez assez important mais qui euh qui euh qui est en baisse.
Ce sont le nombre de demandes d'avis en 2025 qui sont à hauteur de premier euh mais qui représentent une baisse de 19 % par rapport à à 2024.
ce qui est quand même loin de la subversion s'explique et et qui fait que ça donne aussi au sentiment au français que nous sommes submergés et que nous avons un nombre qui est 1 % sur et peut-être un autre chiffre en fait les les pays de millions européennes qui qui qui accueille plus demandeur naz c'est l'emagne avec 25 % l'Espagne avec 18 % l'Italie 17 et la France 14 % pas non plus une une submersion et avec un nombre de migrants qui arrive par par les lui aussi en page en page descendante puisque avec une politique qui disposit qui sont menés par les par différents et l'Union européenne dans sa dans sa globalité vraiment cette cette teste qui est réel contrairement à ce juste en en de en deux mots euh trois facteurs principaux du forcément entre les facteurs sociaux et politique hein qui issu des institutions religieuses et et raciales qu'on a aussi le facteur démographique avec l'augmentation des populations dans certains pays qui va créer va créer prendre tout l'emploi.
avoir besoin de travailler pas avoir un plan et il y aura de plus en plus des facteurs environnementaux et climatiques et aussi un de migration avec euh juste vous rappeler aussi ce qui concerne Paul et et Claire évoquer aussi leur leur quotidien euh au Parlement européen.
le monde a a changé et c'est surtout mes collègues qui sont qui sont députés cette jusqu'avant on arrivait à avoir une majorité on va dire progressiste avec la droite le parlement européen euh le groupe des socialistes qui reste le deèement européen euh et avec des sur dossiers euh l'extrême l'extrême mais euh la nouité c'est que euh l'extrême droite a beaucoup de siège et que euh aujourd'hui les trois boules extrême droites représentent un/ers par et de surjet en mais notamment sur les sujets d'amélioration la droite va chercher très très souvent la l'extrême droite pour arriver à passer les textes qui sont très durs sur sur leation euh je vous donne quelques éléments qui sont je mais euh ce qu'on voit de de plus en plus parlement européen et le dernier le dernier sui et euh à la à laision en fait nous avons adopté du mois de au mois de juin le règlement donc qui était excusez-moi est-ce que vous pouvez parler un petit peu micro ?
Non, non, mais pas de souci. Euh aussi, vous pouvez venir devant pour me faciliter la la tâche, mais c'est pas grave, je vais prendre je vais prendre le micro. Euh donc je je vous parlais du règlement retour qui a été adopté dernièrement au Parlement européen. Euh règlement qui visait à à donc à proposer une règlement sur la gestion des retours par l'Union européenne et par les par les États-Umands avec dedans les centres de retour.
Donc les centres de retour, c'est-à-dire que l'Europe va financer la construction euh de centres de retour où des migrants dont les pays européens ne voudront plus seront seront envoyés avec comme accompagnement pas grand-chose en fait pour ne dire rien du tout mais en tout cas on aura des centres de détention loin de nos pays européens donc ça on aura plus de migrants et le problème sera réglé. Bien sûr que que non.
Euh juste pour la petite anecdote, le rapporteur du PPE donc de la droite n'était autre que François Xavier Benami que nous connaissons tous bien pour ses positions très ouvertes, je le mets entre guillemets sur des questions migratoires et qui relè quand même les idées de Bruno Rota et donc qui lui a fait passer en commission un texte beaucoup plus dur que celui sur lequel nous avons nous avons Nous avons travaillé texte qui a été donc adopté au Parlement européen puisque Bamille avait négocié avec l'extrême droite et à la fin du vote les députés d'extrême droite et certains de la droite se sont levés en applaudissant et en criant dans le Parlement européen send them back ce qui veut dire renvoyonsles chez eux.
Euh ça a été une expérience très traumatisante. Je dois le je dois moi je suis restée tétanisée. J'ai pas enfin j'ai pas réagi sur le coup parce que c'était quand même assez assez violent. la présidente du Parlement qui est aussi de droite avec du mal à ramener le calme au sein de notre assemblée. Donc ça a été un moment assez assez édifiant et assez assez difficile sur pour continuer sur les sur les différentes postures. On a eu on a aussi un texte qui a été adopté mais lu pour le coup en avril 2024 sur le pactas migration qui euh pour nous socialistes euh à l'époque nous avions voté contre. La délégation française avait avait voté contre alors que le groupe socialiste avait voté coût pour.
Mais euh en fait là, petit à petit, le pacte est aussi vidé de son de son sens et avec un discours et une posture sur le pacte qui dit qu'en fait il est pas assez il est pas assez dur, le texte est incomplet et qui manque qui manque beaucoup de choses et avec une volonté politique de le mettre du Parlement européen, de le mettre d'imposer au aux Étatsmandes de le mettre en œuvre le plus le plus rapidement possible. Vous aurez vu aussi ces euh enfin ces postures par rapport à ce qui s'est passé aussi en Espagne euh sur les sur les 6 derniers mois et plus récemment sur ce qui s'est passé aussi à SUTA.
Mais avant ça, Pedro Sanchez a décidé de de régulariser 500000 migrants qui était déjà intégré hein en Espagne. C'était une régularisation, je dirais rétroactive de personnes qui étaient qui étaient insérées et avec quand même un cadre hein parce que on on reproche à Pedro Sanchez d'avoir régularisé comme ça sans réfléchir mais en fait il y a un cadre enfin les migrants doivent rempli certaines conditions notamment sur le travail sur le les questions de respect de l'espace public et de la de la tranquillité publique.
Et puis dans les postures aussi qui sont prises notamment sur la police la police américaine ICE que certains trouvent exceptionnel et souhaiteraient que le modèle soit importé en Europe. Donc pour le coup, ça ça aussi ça crée ça crée ça crée des postures et qui dans l'esprit de nos concitoyens sont des modèles qui sont qui sont applicables et qui ne qui respectent absolument les droits les droits fondamentaux. Donc là aussi, il y a il y a des choses à déconstruire et à réexpliquer, mais ça je pense qu' on aura le temps de on aura la possibilité d'échanger.
Et puis le dernier point euh et je vous laisse après la parole à l'un et à l'autre, euh mais peut-être que ce que je vais évoquer, peut-être que Paul et Claire en parlons aussi, il y a la question du de la sémantique et du vocabulaire qui sont aussi utilisés par les hommes d'état qui nous qui nous gouvernent. et je parlais tout à l'heure de submersion migratoire qui a été qui a été euh euh dite par François Bairou en son temps et qui est reprise aujourd'hui par un grand nombre de dirigeants et de candidats à l'élection présidentielle.
Donc on voit bien que dans les postures et dans les messages qui sont délivrés par nos dirigeants et [grognement] puis ce qu'on ce qu'on vit dans nos dans nos enceintes dans nos enceintes institutionnelles, il y a ces postures qui engendrent cette cette haine vis-à-vis des des migrants et avec le message aussi qui est délivré comme quoi ils nous prennent notre travail. Mais sauf que sur la question du travail, là aussi on va avoir un sujet puisquon va avoir besoin d'immigrants sur le sur le sur le travail et puis enfin pour le pour pour le pour le travail.
Et puis euh on a aussi un sujet baisse de la démographie euh dont on commence à nous à nous parler et on a eu l'occasion d'échanger pendant les journées de la de la FNESR et ça a aussi été évoqué euh où il va falloir du fait qu'on va avoir une baisse démographique, il va falloir aussi répondre à des enjeux là aussi de travail dans quelques années mais mais ça va être aussi un sujet et nous aurons recours à à l'im migration et il faudra il faudra bien que qu'on qu'on s'appuie sur les migrants pour aussi pour aussi faire évoluer notre notre société. Voilà, j'en ai fini sur la question des des postures sur au niveau européen. Je vous passe la parole à l'un ou à l'autre.
C'est vrai qu'on a pas déterminé d'ordre de parole mais qui qui veut bien l'apprendre ? Est-ce qu'on fait la parité ? Est-ce que tu clair tu Paul Merci beaucoup Miriel pour cette introduction. Euh donc oui, moi je suis député de la Drô et euh et je suis à la commission des lois à l'Assemblée nationale qui couvre les sujet régaliens, c'est-à-dire ceux qui sont liés à la sécurité, à la justice, à l'immigration. C'est ministère d'intérieur, ministère de la justice gros ce modo.
et j'étais très volontaire pour pour aller y travailler parce que quand j'ai été élu donc il y a 2 ans au moment de la dissolution, j'ai été élu comme plein d'autres députés face au Rassemblement national et je me suis dit direct déjà essayons d'aller sur leur sujet ou sur les sujets qui sont identifiés comme étant ceux princi principalement activés par le Rassement national et euh et montrer que d'autres chemins existent, que d'autres solutions existent ou que d'autres discours existent sur ces sujets-là.
Et donc je pense que c'est très important et je suis très content qu'on soit nombreux ce matin pour parler de ce sujet et il faut qu'on parle aussi des autres sujets qui sont ceux de la sécurité qui sont ceux de dont on a on donne souvent l'impression que la gauche ou que voilà on est mal à l'aise avec ou qu'on sait pas trop quoi dire. Alors que quand on regarde plus précisément nos programmes, nos bilans et les discours qu'on porte dessus, on est très crédible et très sérieux.
le le les les bilans de quand on a gouverné euh alors peut-être sauter quelques périodes mais mais ils sont ils sont souvent très bon et je pense que par exemple je prends je fais un tout petit de côté sur la police euh on va nous reparler je suis sûr pendant le débat sur la présidentielle de la police de proximité c'est le seul la seule innovation sur l'organisation des forces de l'ordre qui a été imaginé sur les 25 dernières années ben elle est pas venue de la droite et c'est toujours ça le débat et donc c'est bien nous qui avons réussi à planter une un débat sur l'organisation des forces de sécurité et donc après on peut être pour ou contre mais je pense que c'est la valeur voilà la valeur qu'on a et dont il faut pas qu'on se défasse nous-même des fois on on a tendance à dire c'est pas trop bon bref c'est une tout petite introduction depuis que je suis arrivé à l'assemblée donc j'ai beaucoup travaillé sur les sujets d'immigration et d'accueil d'intégration des étrangers de droits des étrangers en France on a eu plusieurs textes et le le constat que vous émez il est très juste C'est celui de la démobilisation, même de la de la trahison de la droite républicaine, de ceux qui sont républicains à droite qui devraient peut-être avoir un discours différent de la gauche mais qui devraient poser une frontière très claire et très nette avec l'extrême droite.
Et et le constat que j'ai fait cette année, enfin sur ces deux dernières années, c'est que on a un glissement total de la droite en France sur les tests de l'extrême droite en matière d'immigration. Pas d'ailleurs que sur l'immigration malheureusement, mais sur ce sujet-là, il y a une convergence totale. Donc cette année, on a eu le droit à la suppression du titre pour les étrangers malades, l'expulsion automatique des étrangers délinquents, le délit de séorégulier. Je pense qu'on a dû faire 6 7 ou h textes l'interdiction du mariage pour les étrangers irrégulier.
euh 6 7 8 textes euh dont certains ont été adoptés et quand ils ont été adoptés, ils ont pas été adoptés par le seul tiers que représente leur national à l'Assemblée mais bien par les de tiers que représentent leur national plus la droite et les macronistes à l'Assemblée nationale. Et ça c'est un c'est un vrai problème parce que on se retrouve quand même avec une absence d'interlocuteurs en dehors du camp un peu élargi de la gauche. absence totale d'interlocuteurs sur les sujets d'immigration pour avoir un discours plus rationnel et plus posé.
Et on on laisse la la vous voyez le le concept de la fenêtre d'Overton qui est celle qui définit le champ des possibles avec des déclarations du type submersion migratoire. C'est pas un premier ministre d'extrême droite he qui a prononcé ses mots euh quand Michel Barnier a a écrit dans un communiqué de Matignon qui négocia avec Marine Le Pen différentes mesures dont la suppression de l'aide médicale d'État. Ça a déclenché la censure et sa démission. Mais on en était quand même arrivé là. Un premier ministre qui issu de la famille des républicains, je pense avec une grande histoire de de républicanisme cède sur un front républicain.
D'ailleurs, je pense qu'il y a une grande partie des des députés même de droite qui ont été élus grâce au fond républicain en tout cas grâce à nos voix et clairement ils ont oublié ce ce la manière dont ils ont été élus. Submtion migratoire. Et je pense à un autre à un autre truc qui nous est arrivé cette année, c'est quand Laurent Voquet a dit "Les OQTF, on va les envoyer à Saint-Pierre et Micelon". C'est complètement dingo. Puis en plus, il explique dans l'article, "Oui, là-bas, il pleut je sais plus combien de jours par an." Donc on va voir qu'est-ce qui reste vraiment sur le territoire français une fois qu'ils verront qu'il pleut tout le temps et tout.
C'était profondément raciste, xénophobe. Mais ça c'est des moments où quelqu'un qui est a priori pas forcément attendu, même si bon vous pouvez s attendre un peu mais mais qui est pas identifié à l'extrême droite déplace totalement le champ [grognement] du monde des possibles. C'estàd qu'une fois qu'il a dit ça, finalement si la proposition qui vient ensuite à l'assemblée c'est juste de dire les OQTF, on va les mettre dans des centres de rétention administrative en France, ça semble presque OK.
Et à force de déplacer comme ça le champ des possibles vers la droite et l'extrême droite, on se retrouve avec des propositions qui ont fini pour certaines par passer et qui sont très très loin des valeurs de la République. Je parle pas de valeur socialiste, je parle de valeur de de la de la République qu'on pourrait remonter depuis depuis la révolution depuis depuis la révolution euh pour montrer à quel point c'est ancré dans notre patrimoine politique idéologique. Bon, ça c'est le premier constat, c'est qu'on est quand même face à un énorme 2 tiers et donc dans l'élection présidentielle tout à chaque fois qu'on va se mettre à parler d'immigration, on va se retrouver seul.
Je parle la gauche un peu large. Bon et donc le sujet d'après, c'est quelle est la posture ou quelle est la position ? Quelle est la doctrine du Parti socialiste là-dedans ? On est aux universités du parti. Euh c'est aussi le moment de se poser des questions sur ce qu'on pense vraiment là-dessus parce que il y a quand même pas mal de moments ou de situation même quand on lit le projet du parc socialiste où on peut se dire que il y a des différences entre nous et les autres forces de gauche et où il y a une forme de frilosité ou bien de fébrilité à aller jusqu'au bout de nos raisonnements ou aller jusqu'au bout de ce qu'on peut considérer comme étant une doctrine socialiste à plein.
Bon euh donc euh là-dessus, moi j'ai j'ai des propositions à faire. Peut-être je les garderai pour un peu après. Je vais en faire une. Euh mais je crois qu'il faut que en fait j'ai lu dans un à la fondation Jorè un un papier qui expliquait que la la rupture du Parti socialiste avec les classes populaires qui est observable. Alors, il faisait toute une analyse sur la rupture du classe du du parti socialiste avec son électorat populaire et cetera et tout était lié au fait que on avait un discours trop faible, trop permissif sur l'immigration. C'estàd qu'on disait oui, il faut laisser entrer les étrangers en France, on va se débrouiller, on va les intégrer et cetera et tout tout ça.
Bon, plus ou moins de manière certaine, je suis pas certain que ce soit totalement le discours du parti socialiste en fait en vrai, mais disons que la gauche aurait ce discours et que ça la couperait des classes populaires qui elle serait pas du tout pour euh l'arrivée d'étrangers en France qui serait une force concurrente sur le marché du travail et cetera et cetera. Ça c'était c'est des analyses de de socialistes sur le sur le Parti socialiste.
Euh juste qu'on soit bien clair, la la rupture avec les classes populaires, elle est liée au fait que le parti socialiste a abandonné une partie des combats anticapitalistes, une partie de de de tout ce qu'il devrait porter sur la solidarité, sur l'égalité, sur la redestruction des richesses. Ça part de là. Ça n'est pas un sujet de savoir quelle est notre conception de l'immigration, de l'entrée des étrangers en France. Donc attention à ne pas faire les mauvaises analyses sur les mauvais sujets.
Et c'est exactement ce que l'extrême droite et la droite maintenant attendent de nous, c'est que on se trompe et si on pense que on va faire une sorte de triangulation politique en disant sur un thème comme la sécurité ou comme l'immigration qu'on va essayer d'aller tirer un bout dans la droite, ça fait qu'à la fin dans la fenêtre d'Overton, tout le monde est à droite. Il y a plus personne qui porte un discours d'intégration, de solidarité, même de un discours républicain. et et allons donc socialiste sur la place des étrangers en France, sur ce qu'ils apportent, sur euh ce qu'on leur doit au moment où ils arrivent.
Donc moi je fais une proposition n'est pas encore dans le projet mais on l'a adopté maintenant mais il y a toujours temps un peu de d'avancer là-dessus en tout cas et essayons d'y réfléchir. L'un des grands paramètres et d'ailleurs l'un des ce que ce que montrait le film j'ai oublié sur le le le gars qui est demandeur d'asile et qui et qui est livreur Uber l'histoire de Soulean. Merci. Ce que montra ce film, c'était la difficulté que beaucoup d'étrangers ont quand ils arrivent en France à accéder au marché du travail. Or, on sait que le travail, c'est un facteur d'intégration fondamental.
Il y en a beaucoup qui arrivent soit avec un titre qui ne leur permet pas d'accéder au marché du travail. Tous les titres ne permettent pas d'accéder au marché du travail. Vous pouvez être tout à fait régulier mais vous n'avez pas accès. Soit ils arrivent, ils demandent l'asile et là on leur dit "Non mais alors pendant les 6 mois où on étudie ta demande d'asile, il faut te débrouiller." Donc il repose sur la solidarité nationale, il le reste pas tant que ça et en réalité associative. Enfin voilà. la solidarité de des liens qui font que dans notre pays tout le monde contribue parfois à la solidarité.
Et évidemment, il y a tous ceux qui sont arrivés irrégulièrement qui n'ont pas non plus accès au marché du travail. Et cette cette mise à l'écart du marché de travail, ça n'accélère pas du tout l'intégration en France de ces étrangers. Ça crée des situations de précarité, de pauvreté extrême. Et donc moi ce que je propose, c'est qu'on c'est qu'on arrête de lier les deux. C'est-à-dire qu'on dise en fait le marché du travail c'est l'accord entre un je prends le cas de du salarié un accord entre un employeur et un salarié. S'il y a un employeur qui trouve que quelqu'un a les compétences lui propose dans les conditions du marché du travail de du droit du travail un contrat et ben très bien.
Et ça n'est pas né à l'employeur ni au salariés de se préoccuper à ce moment-là de la situation de cette personne sur le territoire national. En réalité on se préoccupe de ses compétences de savoir s'il va remplir l'emploi et cetera et cetera. Et toute l'administration qui est chargée du monde du travail, l'Ursaf, l'inspection du travail, elle s'occupe de faire respecter le droit du travail. Et ensuite à côté de ça, il y a la préfecture, le ministère de l'intérieur qui vérifie si le titre est régulier ou pas. Et donc, vous avez pas de titre régulier, un employeur peut très bien vous embaucher et puis la préfecture vous demander de vous vous délivrer une expulser s'ils ont envie de faire ça.
En fait, ils délivrent des EQTF mais ils arrivent pas à expulser les gens parce que c'est impossible, parce que ça n'est pas la bonne manière de gérer ce sujet. faudrait juste délivrer des QTF aux étrangers dont on estime qu'ils sont très dangereux et les renvoyer dans les pays d'ont ils viennent très bien. Euh mais en réalité si on arrivait à couper ce lien, on permettrait à plein d'étrangers qui sont en France qui ont des compétences, qui ont envie de s'intégrer, qui souhaitent participer à la vie économique du pays, à sa vie sociale et qui sortiraient d'ailleurs, je vous donne un bon argument de droite, du système de la solidarité nationale.
Ils arrêteraient de reposer sur des tas de choses. Il se mettrai à contribuer à la sécurité sociale, il payeraient leur cotisation sociale, il payent peut-être même les impôts avec leur salaires, avec le prélèvement à la source et qui seraient contributeur. Ils le sont déjà en réalité mais c'était juste pour parler à la droite qui peut-être des gens de droite qui sont venus aux universités d'été du Parti socialiste. Bien sûr, ils payent déjà en ce moment, ils payent déjà leurs impôts et ils ont pas le droit aux prestations sociales parce que ils sont irréguliers et que donc la sécurité sociale récupère l'argent mais ne leur verse pas. Bien sûr. Absolument. C'est vrai. Bref, voilà.
C'était pour finir sur une proposition à faire euh dans les dans le dans l'échéance qui arrive de de secouer un petit peu le cocotier de notre famille politique qui parfois sur ce sujet comme sur d'autres a tendance à avoir un peu de frilosité. Ne soyons pas frileux. En face il n'y a pas de frilosité. en face de nous, il y a euh des euh des gens qui sont totalement déterminés déterminés à faire de ce sujet l'un des sujets clivants et à faire croire aux Français, aux françaises et à la France que c'est ça le problème et c'est et que c'est en s'attaquant à ce à eux qu'on va régler les problèmes de notre pays, ce qui est évidemment complètement faux. Voilà. Merci beaucoup.
[applaudissements]
Merci beaucoup Paul. Euh ben je crois justement tu as tu as montré très bien le fait que c'est un choix politique au niveau communal puisque moi je suis adjante au maire de Montreuil donc en scène Saint-Denis euh et mon titre très exactement de de délégation c'est adjoint au maire aux populations migrantes donc au lieux pardon d'accueil des populations migrantes en charge du plan de rénovation des foyers c'est à la fois un focus sur les lieux d'accueil ça veut dire qu'on se positionne en tant que mairie d'accueil et justement précisément sur le plan de rénovation des foyers sur auquel je pourrais éventuellement revenir.
Pour vous donner un exemple parce que je le recherchais pour parler justement euh à Toulouse l'adjent au maire en charge justement des populations migrantes donc qui a globalement la même délégation que moi. Il s'appelle donc sa délégation s'appelle lutte contre les nuisances liées à la marginalité au squat et au campement. Euh voilà, ça ça dit beaucoup de choses sur déjà comment on se positionne en terme de municipalité et donc de ce qu'on veut faire en politique et pourquoi on est obligé déjà de se positionner en tant que collectivité alors même que c'est pas une compétence obligatoire, je vais y revenir. Et bien c'est justement parce qu'il y a aussi un désengagement d'état complet.
Tu viens de le citer notamment sur l'administratif mais le temps en fait de l'intégration n'est pas le temps administratif. C'est ce que tu disais sur le travail et c'est exactement ça aujourd'hui il y a des populations migrantes qui travaillent qui sont intégrées notamment scolarisées avec des enfants parce que justement ça c'est des compétences pour le coup général donc des collectivités. Donc ça c'est quelque chose que nous sommes obligés de faire. Tout enfant doit être scolarisé jusqu'à ses 16 ans et cetera et cetera. Ce qui ne rentre pas dedans ensuite c'est tout ce qui va être notre politique sociale mené par les CCRS et cetera. Je vais je vais y revenir.
Mais donc vraiment tout on n' pas de compétence nous sur tout ce qui est nationalité, sur tout ce qui est état civil, donc régularisation. Ça c'est l'État et donc bah on doit s'en remettre là-dessus à l'État. Aujourd'hui, vous connaissez les délais d'instruction pour à peu près toutes les demandes et d'ailleurs dans dans les bons clichés que que l'on peut avoir. N'oublion pas que quand même la hausse aujourd'hui des régularisations, c'est d'abord des étudiants internationaux, même si on croit y revenir parce que justement c'est un public visé.
Euh c'est des populations qui travaillent et donc ce n'est absolument pas des personnes qui sortent de nulle part qui ne sont pas intégrées puisqu'on a des délais d'attente qui peuvent être évidemment extrêmement longs et avec des moyennes qui sont quand même autour de 6 à 7 ans. Enfin, on encore une fois, le temps de l'intégration est vraiment différent de celui du temps administratif. Et donc, la collectivité et en l'occurrence la commune, elle doit plus en plus politiquement se positionner par ses compétences.
C'est ce que l'on fait par exemple à Montreuil dans l'intégration l'intégration par les cours de français par exemple, on a c'est plus de 600 cours de français un réseau d'écrivains public qui vient aider justement à la création des dossiers, au dépôt des dossiers que ce soit évidemment d'immigration et de régularisation mais aussi pour écrire des lettres comme tu le disais à l'URSAF parce que je travaille et cetera. Par exemple, la dernière fois, j'ai entendu euh une chose qu' on m'a dit "Bah non, en fait, un travailleur sans papier et donc irrégulier ne peut pas travailler.
Je n'ai pas le droit de l'embaucher." Ben si, mais vous avez pas le droit de l'embaucher en situation d'irrégularité, c'est-à-dire sans bulletin de paix. Pourquoi ? Parce que bah, les bulletins de paix, ils vont aussi permettre justement cette régularisation derrière. Et donc par exemple, si vous avez été depuis 3 ans sur le territoire, et ben c'est quand même 2 ans le fiche de paix que vous devez mettre en avant. Donc en fait c'est des parcours extrêmement longs, extrêmement compliqués. Ça ça n'est que pour la partie régularisation par le travail, mais vous devez aussi justifier d'un domicile d'une adresse.
Donc par exemple ce que l'on fait à notre c'est qu'on met le CCAS et c'est de la domiciliation au CCAS pendant un certain nombre d'années pour pouvoir justifier d'une d'une adresse justement fixe dans le temps.
aujourd'hui ce que fait l'État de plus en plus et avec le pouvoir discrétionnaire pardon que prennent les préfets puisque il y a de moins en moins en fait finalement de droits dur avec toutes ces lois qui s'empilent et il y a beaucoup de droits souples et donc c'est-à-dire que on a certes un carcamp en fait de règles qui s'applique et qui change tout le temps ce qui est extrêmement compliqué non seulement pour les populations mais également pour les services de l'État d'où encore une fois ces retards cette prise en charge et cette compréhension en fait qui crée un contentieux énorme, un contentieux justement entre collectivité État, entre personne État et cetera et cetera.
Donc en fait tout ça c'est une machine qui s'est mise en place par des discours politiques très clairement puisque la dernière circulaire quand même un peu cadre là-dessus et qui a permis de régulariser plus de 10000 personnes, c'était la circulaire Vals 2012. Donc on est Oui. Oui, tout à fait. Elle a été mise de côté depuis largement et il y a plusieurs circulaires notamment la dernière en date de Rotaillo qui qui vient encore une fois durcir les les procédures. Mais tout ça ça découle effectivement d'un discours politique extrêmement ferme de la droite et d'ailleurs qui qui met en avant un discours un peu binaire.
Je sais pas si vous vous souvenez de cette de cette interview de Gérald Darmanin au moment de la loi immigration donc en 2022 dans le monde qui dit bah en gros comme s'il nous parlait à des enfants de 5 ans, c'est François Hand on prend pour le coup démographe sur l'immigration que je vous conseille vraiment de lire parce qu'il est extraordinaire sur comment il démontre les choses qu'il dit bah que en fait il parle des enfants de 5 ans parce queil nous dit bah moi je veux traiter être gentil avec les gens gentil, je vais être méchant avec les méchants. Mais qui qui en fait de de qui il parle ?
parce qu'en fait les personnes en situation irrégulière dont on vient de parler donc la passerelle entre l'irrégularité et la et la régularisation on a des parcours de plus de 10 ans encore une fois donc c'est des gens qui sont intégrés et aujourd'hui on crée de plus en plus de passerelles entre l'irrégularité entre la régularité pardon et l'irrégularité des situations parce que la la difficulté du renouvellement des titres de séjour notamment et j'attire votre attention sur une PPL donc une proposition de loi de la de la sénatrice de Saint- Saint-Men Corine Narcigin justement sur le renouvellement de de ces titres de séjour et on vous invitera bientôt à Montreuil à une conférence sur le sujet.
Euh mais justement ça on crée de plus en plus là une ligne démagogique. Donc il y aurait des bonnes personnes, des bons migrants et puis des mauvais migrants et des mauvaises migrantes he aussi parce que n'oublions pas encore une fois c'est une des idées reçues que 48 % de ces populations migrantes sont des femmes. Elles ne sont pas absolument pas absentes de cette migration. Donc avec des situations de vulnérabilité que peuvent peut-être plus véhiculer l'image de la femme ou que celle des hommes seuls qui viendraient nous envir bien entendu.
Donc ce sont vraiment des politiques extrêmement importantes à mettre en place mais ça demande des politiques volontaristes et donc c'est des ce sont véritablement des choix politique et ça peut se voir autant dans les et c'est important dans tu en parlais tout à l'heure dans le vocabulaire donc dans les titres de délégation par exemple il me semble mais aussi justement dans les dans dans les politiques mises en œuvre en à Montreuil plus particulièrement notre réalité c'est des douzaes de foyers de travailleurs migrants qui viennent justement plutôt d'Afrique de l'Ouest.
Beaucoup de communautés grandes communautés maliennes à l'habitude de dire qu'il a Bako puis à Montreuil euh et justement intégré puisqu'ils sont arrivés ces foyers, ils ont été créés à la fin des années 60 avec aussi ce cette grande ce grand imaginaire d'une population migrante qui viendrait et de ce grand péché originel qu'aurait fait la France en faisant venir cette immigration du Maghreb dans les années 60. Ça c'est le discours de la droite et notamment de SarkoZi qui est très bien démonté encore une fois. répète [raclement de gorge] par par François. Euh oui, très bien. En fait, déjà la plupart de cette migration venait plutôt d'Europe du Sud à cette époque.
Et puis justement, c'est quelque chose qu'il faut qu'on arrive bah à déconstruire nous encore une fois par des discours de de fierté et c'est très important de pouvoir le faire autant que par les politiques locales que l'on met en place et donc dont dont je vous ai parlé de ça un coup hein pour pour la collectivité. les foyers de travailler en migrant. Donc c'était le bâtiment hein. Donc ils ont besoin d'être rénouvé. Vous imaginez bien depuis la fin des années 60 c'est un coût foncier pour pour la collectivité. C'est de l'emprise foncière tout simplement mais ça coûte de l'argent.
Euh dans la il y a d'autres populations qui sont concernées he également et je reviens pas sur le tour de français dont je parlais évidemment du gros soutien aux associations dans la période associations qui sont en grande difficulté. Donc ce sont là des financements qui ne baissent pas de la part de de la collectivité, donc de la mairie. Ça c'est aussi un engagement qu'on doit prendre aussi pour développer notre bilan derrière et pour montrer que cette politique de solidarité, elle existe encore. C'est quelque chose de véritablement important.
Et après, il y a d'autres populations qu'il faut pas qu'on oublie aussi qui sont extrêmement stigmatisé comme celle des Rome où là aussi justement on a on a un travail à faire à à Montreil. On a aussi des camps de Rome. Tous ne doit pas ne doivent pas être stabilisés bien entendu. Il y a des situations qui diffèrent. Mais voilà, ça aussi c'est un engagement financier de la ville quand on a des opérations qui visent l'intégration des populations. Donc et ça ça se chiffre assez rapidement bien entendu mais encore une fois, ce sont des choix politiques que nous devons assumer.
Voilà, on y reviendra peut-être plus rapidement mais c'est ce que je voulais vous partager peut-être de manière concrète au niveau du territoire. Merci [applaudissements] merci de l'action que vous menez au niveau national et au niveau local parce que enfin au regard de la manière dont dont l'État a plutôt aussi tendance à se décharger sur les sur les collectivités territoriales et je l'ai vécu en tant que qu'élu local sur d'autres sujets mais en tout cas de plus en plus les choses vont reposer sur les sur les collectivités territoriales.
C'est pour ça que quand quand tu as quand tu quand tu as accepté d'être intervenante, je ne vais pas te mentir, l'intitulé de ta délégation m'a surprise parce que c'est pas commun et j'ai trouvé ça bien et en même temps, je me suis dit c'est effectivement encore une fois un signe que l'État se désengage et sur des politiques que qui sont nationales pour le coup et qui créent aussi ce sentiment d'abandon que que les élus peuvent peuvent exprimer. souvent souvent et parfois euh je reviens aussi sur en vous entendant j'ai je j'ai pensé à deux à deux à deux à d'autres éléments de de posture qu'on a aussi entendu.
Je parlais tout à l'heure de la de ce qui s'est passé cet été à Seouta sur l'enclave espagnol au Maroc. Euh vous avez aussi euh peut-être entendu certains dirigeants euh européens dire "Bah, puisque c'est ça, il faut euh que l'espace Schengen soit réduit." Ça fait aussi partie des des postures qui euh qui qui sont euh quand même assez fortes parce que l'espace Schengen, c'est aussi un espace de déplacement libre pour nous européens que nous sommes. Et c'est le c'est le début du commencement de de fin de de liberté aussi pour nous.
Et puis je parlais tout à l'heure, décidément, je je parle beaucoup de l'Espagne, mais mais je vous je vous citais l'exemple espagnol de régularisation, mais il y a un autre pays qui a régularisé mais s'est passé beaucoup plus à la trappe parce que comme elle s'était engagée à ne plus accueillir de migrants, Georgia Meloni a été obligé de de régulariser 350000, je crois, de mémoire migrants parce parce que elle n'a pas eu le choix mais justement pour des pour des raisons de travail comme je l'évoquais comme je l'évoquais tout à l'heure, je vous propose qu'on qu'on termine aussi nos nos propos sur les différentes politiques publiques qu'on peut qu'on peut qu'on peut mettre en place, même si vous l'avez un petit peu abordé tous les deux, mais peut-être aussi vous dire que l'Union européenne qui souvent semble très loin et semble aussi donne le sentiment d'imposer des choses au aux États-membres sur les sur sur le sur le sujet migratoire, [raclement de gorge] elle est elle pose le l'Union européenne pose le cadre.
C'est alors c'est bien seulement quand on a une Union européenne qui est en train de basculer tout doucement mais sûrement sur des idées et sur des volontés populistes des volontés politiques populistes pardon. Ça ça inquiète quand même et ça montre aussi euh nous euh enfin ça nous ça nous ça nous donne à voir le travail qui euh qui sera le nôtre en terme de de de discussion et euh de lutte sur les différents textes qui euh qui vont euh qui vont arriver euh puisque le cadre européen pose certaines certaines règles et après c'est aux États-membres de l'adapter en fonction à leur à leur réglementation.
Euh il y a aussi un élément important qui est qui est qui fait partie des politiques publiques menées par l'Union européenne sur les sur le sur le sujet de l'immigration, c'est le lien que et les les orientations politiques que l'Union européenne donne aux agences. Et quand je pense aux agences, je pense à Frontex euh qui euh au-delà des moyens qui ont été, on en discuter tout à l'heure avec Claire, augmenté pour pour l'agence Frontex euh qui a donc en charge la surveillance et la gestion des frantières de l'Union européenne. Augmenter les moyens, oui, mais pourquoi faire ? On sait aussi et qu'il y a eu certaines dérives des agents Frontexte et notamment sur les questions de refoulement.
Donc ça aussi ça fait partie des choses sur lesquelles nous on doit on doit travailler au sein du Parlement européen. Et la tâche n'est pas facile parce que pour avoir fait différentes auditions dans la commission dans laquelle je siège qui qui traite des des migration, les représentants de l'agence sont forcément un discours très positif sur l'action de Frontex et quand on va aller chercher sur les dérives qui peuvent avoir lieu, c'est toujours on a un discours de langue de loi en disant mais bon, regardez, les chiffres sont avérés, ça fonctionne.
Bref, et sachant que au sein du Rassemblement national, il y a l'ancien directeur de l'agence Frontexte qui n'est autre qu'un français puisque c'est monsieur monsieur Legier pour ceux qui qui le connaissent et qui pour le coup a des discours aussi assez assez assez rudes. Et peut-être aussi pour vous vous vous donner un autre un autre sentiment, c'est qu'il faut savoir que le groupe politique au Parlement européen qui compte le plus de français, c'est le Rassemblement national. Ils sont 33.
Donc sur beaucoup de sujets parfois économiques, parfois environnementaux, le la question des migrants est remise dans le débat alors qu'elle n'a pas lieu d'être notamment sur ce sur ces sujets-là par les députés français. Donc la voix française qu'on entend sur la les questions elle est souvent très très rude parce qu'elle est portée par des par des députés du Rassemblement national.
ce que pour revenir à ce que je vous disais sur le fait que l'Union européenne pose un cadre pour les politiques publiques que doivent mener les Étatsmembres, on doit aussi s'assurer d'une meilleure coordination hein entre les entre les États-membres pour ne pas faire en sorte parce que ça a été ça a été le cas euh que chacun pense à sa à sa paroisse pour le dire comme ça et euh créer des législations issue de la législation européenne qui fasse qu'en fait ça les les migrants soient reporté sur d'autres pays de l'Union européenne.
Et là, il y a il y a beaucoup de travail parce que on sent bien et surtout avec les discours populistes qu'on entend de plus en plus cette ce non intérêt du du bien commun et et de et de faire en sorte que l'Union européenne ne soit pas déséquilibrée sur les les questions d'accueil de d'accueil de migrants.
et ce qui renvoie aussi à une certaine solidarité entre les États-membres qui sur la la question de l'immigration a du mal aussi à exister puisque encore une fois chacun a un peu tendance à ne penser à ne penser qu'à lui et pour le coup c'est c'est assez c'est assez complexe et puis on a des sujets sur lesquels même au sein du Parlement européen c'est quand même assez assez compliqué de se de se mettre d'accord notamment sur la reconnaissance mutuelle hein des des situations des des migrants d'un état membre à l'autre. C'est quelque chose qui n'a pas été traité euh dans le cadre de la discussion sur le règlement retour et qu'il le sera très certainement à l'avenir.
Après ce que ce sur quoi ça aboutira, on on verra. Mais en tout cas, il y a il y a d'autres sujets sur lesquels il faudra aussi qu'on qu'on mène les combats, c'est sur la question de la détention des mineurs euh parce que les euh aujourd'hui les mineurs sont considérés comme comme des majeurs et ils subissent aussi et ils sont ils sont ils sont incarcérés, ils sont enfermés comme si comme s'ils étaient comme s'ils étaient des adultes. déjà pour des migrants qui arrivent d'être mis en centre de détention, c'est quand même assez rude, mais pour des enfants, c'est ça reste ça reste quand même assez assez assez difficile. On peut on peut le concevoir et et le comprendre.
Donc ça fait aussi partie des des combats qu'il faudra mener et déconstruire. Et après euh il y a un travail aussi alors je là encore une fois je parle pour ma pour ma paroisse he mais de pédagogie aussi à faire sur sur toute cette législation sur sur les questions sur les questions parce qu'il faut pas non plus penser que l'Union européenne ne s'en soucie pas et qu'elle dépose le sujet de l'immigration aux États-mandres. Euh c'est vraiment comme je le disais, alors pour les bonnes et souvent les mauvaises raisons, c'est un sujet qui revient, mais ça nous permet nous aussi euh de déconstruire c certaines idées reçues.
Alors ça a un peu du mal à sortir du Parlement européen, mais on y travaille avec les collègues sur sur les sur notamment sur les les sujets les sujets migratoires, mais il faut le faire aussi sur d'autres. Donc c'est vrai que même si même si l'Union européenne a quand même un rôle comme je vous le disais de poser le cadre euh et qu'après les c'est aux États-membres de de de d'appliquer en fonction de leur leurs contraintes, leurs difficultés et de la réalité face au à l'immigration.
Euh il y a quand même cette cette volonté pour nous socialiste que nous sommes de de faire en sorte que on arrive à à pouvoir lutter contre contre les les idées reçues et le travail législatif qui est fait par la droite et l'extrême droite. Et j'ai quand même une petite fierté personnelle. Euh j'ai donc été rapporteur pour le groupe sur le règlement retour. Je vous ai dit tout à l'heure que sur le pacte le pacti immigration, le groupe socialiste et démocrates avait voté majoritairement en faveur et que la délégation française portée à l'époque par Sylvie Guillaume avait voté contre.
Euh et en fait euh j'ai mené mon petit B de pèlerin et j'ai réussi quand même à faire en sorte que le vote que le groupe socialiste et démocrate vote contre le règlement retour au Parlement européen. Alors même si au bout du bout on a perdu le fait d'avoir réussi quand même à montrer au groupe que le règlement retour était était quand même sur les questions migratoires une grosse enfin ça n'avait pas de sens.
Euh donc le fait d'avoir réussi à amener le groupe à voter à voter contre, je reconnais que c'était c'était pour moi une petite victoire, même si au sein du groupe, typiquement les Danois qui ont une politique et pourtant c'est ce sont enfin c'est une collection avec les socialistes et des démocrates ont quand même des politiques migratoires qui sont qui sont très dures. Donc le combat reste entier mais en tout cas on y travaille et on essaie de faire le le maximum en tant que socialiste au Parlement européen.
Et du coup je vais vous repasser la parole à tous les deux peut-être pour toi Claire nous dire alors même si tu l'as un petit peu évoqué ce qui fonctionne dans ta dans ta commune, ce qui fonctionne ce qui fonctionne un peu moins bien et ce qui serait possible d'améliorer. Et puis toi aussi Paul si tu veux nous parler peut-être de tes propositions puisque même si tu en as si tu en as évoqué une si tu as d'autres sujets de réflexion pour on fera on fera et après on fera un échange rapidement avec le public.
Euh alors oui, effectivement, j'ai commencé à en parler tout à l'heure, peut-être plusieurs prendre plusieurs euh point enfin d'action dans le sens où l'objectif encore une fois par rapport à ce que je disais tout à l'heure et par rapport à à ce qu'on a pu dire tous les trois, c'est vraiment de transformer nos politiques publiques et donc on y arrivera pas seul. Et donc les champs communal encore une fois c'est principalement une compétence générale et ensuite justement une compétence non obligatoire. Donc c'est encore une fois une décision à prendre.
Euh nous ce que l'on fait actuellement euh encore une fois bah ce sont des cours de français vraiment beaucoup plus de 600 par an [grognement] euh de différents niveaux justement parce que vous savez les différents types de régularisation et donc de titre de séjour bah il vous faut un certain niveau de de français pas pour tous mais de plus en plus notamment par le circulaire Rotaillo qui a pu justement élever ses niveaux pour certains titres. Donc c'est véritablement important des cours d'informatique aussi. Pourquoi ? Et ben je vous invite vraiment à lire l'ensemble des rapports mais surtout sur la dématérialisation du service public.
C'était le rapport aussi de de 2016 qui vraiment a fait date du défenseur des droits sur justement la difficulté d'accéder au services et c'est le cas aujourd'hui notamment sur la le renouvellement. Je parle même pas de la régularisation mais du renouvellement des titres de séjour justement et donc desah de l'alphabétisation en fait numérique est nécessaire dans l'accompagnement des personnes qui auraient encore des difficultés soit justement à lire le français soit à maîtriser l'outil informatique. Et ça c'est extrêmement important. C'est vraiment fondamental. on est dans le dans le le quotidien vraiment de de chaque personne.
Je reviens pas sur ce que peut mettre aussi en place le CCS, donc le Centre Communal d'action social. Je parlais de la domiciliation tout à l'heure, c'est un des exemples. Évidemment, il y a des politiques sociales qui sont qui sont mises en place. Euh peut-être pour vous dire aussi nous et parler en fait de tout ça avec un objectif concret, c'est qu'on a je vous ai parlé de de la population que nous avons à Montreuil plutôt des donc des travailleurs migrants et qui aujourd'hui en fait on a un défi de vieillissement.
de cette population qui est arrivé comme je vous le disais qui essayé depuis la fin des années 60 qui sont pour pour certains depuis plus de 40 ans à Montreuil et dans des conditions de vie relativement insalubre pour certains. Donc on a deux deux sujets là. On a en fait le foncier qu'il faut rénover avec les gestionnaires et et justement les promoteurs qui coûtent de l'argent bien entendu qui demande justement puisque ça s'appelle des projets de desser donc comme je vous le disais tout à l'heure de de l'emprise foncière. Faut trouver terrain sur la sur la commune en fait. Donc c'est ça veut dire que si on fait ce projet là, on en fait pas d'autres aussi.
Donc il faut expliquer ça, il faut justement le le montrer que c'est une politique souhaitée assumée. Euh et donc bah on a cet enjeu-là évidemment aussi avec les gestionnaires dans la plutôt aussi une vision bah de baisse de coût bien entendu de mixité aussi des populations. Comment faire peut-être entrer des populations des maires célibataires enfin des personnes éligibles justement au logement social pour mixer les populations ? tout à fait bien en théorie. Parfois la la pratique est plus compliquée. On est sur une population notamment masculine qui a l'habitude de d'être en communauté.
C'est difficile au jour le jour de trouver les mécanismes d'intégration en fait dans ces résidences sociales parce qu'on passe d'un statut de foyer travailleur migrant à des résidences sociales. Je reviens pas sur tout le parcours là parce que je le découvre moi aussi hein. Je veux pas vous faire un grand bilan de ma délégation que j'ai depuis 5 mois. Euh mais justement ça ça ce que je perçois justement c'est que c'est moins de financement de la part des bailleurs. Ils ont certaines obligations mais parfois avec moins d'accompagnement social aussi puisque ça a été revu notamment dans l'accompagnement à trouver un logement pour sortir de la résidence sociale aussi.
Et donc en fait on a une situation où bah ces personnes depuis 40 ans, elles restent dans ses foyers sans imaginaires possibles, sans évolution possible aussi. Et donc bah ça ça veut dire qu'on ne propose rien et et la difficulté de la ville là-dessus c'est qu'elle est seule de plus en plus. Donc on peut évidemment prendre notre part mais on n'y arrivera pas seul. C'est pour ça que dans la transformation pardon de nos politiques publiques, évidemment qu'on a besoin de l'État parce que c'est le préfet aussi qui peut largement nous aider là-dessus. Et puis euh justement ça peut permettre aussi d'avoir un peu de de solidarité territoriale.
Le la scène Saint-Nive, vous imaginez bien est un territoire d'accueil de par son histoire et c'est évidemment une grande richesse, mais on a aussi besoin de de pouvoir partager en fait bah justement en terme d'emprise foncière, en terme de bah de répartition des des populations. Donc en fait tout ça se réfléchit et ça peut pas se réfléchir à la seule échelle communale. Donc c'est une des situations que que l'on a aussi avec les nouveaux migrants qui peuvent arriver et qui ont de la famille dans ces foyer de travailleurs migrants. Et le seul euh graal, ça va être d'obtenir la titularisation du logement dans ce foyer de travailleur.
Est-ce qu'on peut penser peut-être pour un moins de 30 ans que c'est vraiment ce qu'on veut donner comme parcours d'intégration en France pour des gens qui veulent ensuite vivre définitivement en France ? Je je crois qu'on peut justement essayer de trouver des passerelles avec des foyers de jeunes travailleurs avec beaucoup plus d'intégration au niveau du logement social et en fait ça ça demande les politiques au niveau du ministère du logement aussi.
Donc ce qui a pu être fait d'ailleurs et c'est ce que je découvre un peu plus précisément sur ce qui a pu être fait sous ces cycles du feu notamment et donc avec la enfin la remise en état d'un des foyers de travailleurs que l'on a Montreuil avec le nouveau centenaire. Donc c'est des modèles différents et qu' on voit très clairement une différence quand c'est la gauche qui est au pouvoir national et quand c'est la droite au national et on le voit directement du coup sur nos territoires puisque ça crée voilà des nouvelles perspectives dans la construction du bâtiment. dans ce qu'on va mettre.
Voilà, c'est ça peut paraître un petit peu bateau mais justement c'est absolument important d'avoir cet enchevrtrement des échelons de décision et et donc de d'invention des de nos politiques publiques parce qu'il reste beaucoup de choses à inventer. Donc voilà, nous principalement je pense dans dans les défis, je suis passé très rapidement sur les populations Rome. Là aussi, on va on a évidemment un grand défi d'intégration ces différents types de population. Vous imaginez bien, on a aussi avec une forte natalité, donc avec l'enjeu de la scolarisation de ces enfants euh qui bah justement dans qui sont ensuite dans sur des campements.
Donc comment on déloge ces campements qui sont dans des conditions tout à fait insalubres ? Donc encore une fois, quel quel lien on fait et dédicace à à ma collègue adjointe Loline justement aussi sur la sécurité à à à Montre avec qui on travaille beaucoup parce que bah comment on joint justement les enjeux de sécurité une prise électrique avec les vents et les quelques orages qu'on a eu juste bah entre cette nu mai aujourd'hui je mettais pas autre œil je peux justement imaginer avec justement l'enjeu de ne pas déloger ces populations qui commencent à être intégré notamment par la isation de certains certains enfants. Où est-ce qu'on met la ligne ?
Où est-ce qu'on met le curseur en tant que personne de gauche militant ? Euh où est-ce que comment on fait ? Parce que bah justement nous on a un territoire enfin on prend un lieu, on a un lieu, on a on accompagne aujourd'hui une vingtaine de familles encore que qui sont sur ce terrain de la ville. Donc c'est vers une intégration en logement social de de ses familles, ça fait déjà 3 ans avec quand même des résultats lents, on va dire pour ne pas dire autre chose. Il faut que justement ça on ait une perspective sur ce mandat là aussi pour les vivrains à côté et ben ça coûte 200 2400 annuels à la à la vie 2400 € juste pour ce terrain juste pour 20 familles.
Est-ce que c'est le curseur qu'on veut mettre ? Oui, en l'occurrence c'est évident. Néanmoins voilà et c'est cette action au détriment de certaines autres et cetera. Donc c'est enfin je veux pas vous peindre un tableau tout rose où justement c'est c'est extrêmement facile de faire ces choix-là. Non, justement ça n'est pas et je crois que tous ensemble et c'est encore une fois pourquoi on a besoin de l'ensemble des échelons et que c'est très important pour nous ça peut nous paraître loin aujourd'hui de retrouver le pouvoir. Euh donc et peut-être un conseil de lecture dont on parlait juste avant.
Si vous avez pendant cette période d'élection présidentielle parfois quelques sué froides comme comme moi, il y a un super livre qui s'appelle les sept idées fausses sur sur l'immigration qui a été publié par l'envita. Donc c'est l'association nationale des villes et territoires accueillants qui est une association assez récente qui s'est créée aussi et c'est un peu la deuxième partie de ce que l'on fait et de ce que je compte faire dans mon mandat puisque j'ai été référente récemment sur cette association donc je vais pouvoir m'y engager c'est de porter justement un pédoyer et un discours. Et donc ce livre il est extrêmement bien fait ça donne les idées les plus reçues que l'on peut avoir.
C'est-à-dire toute l'immigration vient d'Afrique de l'Ouest c'est faux. Et ça donne justement vraiment des chiffres. C'est très très bien écrit et et très facile à lire. Donc voilà, moi ça ça m'aide beaucoup parfois pour retrouver juste les chiffres basiques dont on a besoin. Donc je vous le partage, n'hésitez pas. Et et puis évidemment à disposition pour pour les questions.
[applaudissements]
Je dis vraiment mais très très vite comme ça après on passe à autre chose sinon j'ai peur qu'on on vous assomme. Euh mais en terme de proposition donc l'universalisation de l'accès au marché du travail. Ça c'est ce dont je parlais tout à l'heure. On peut revenir si vous voulez. Ensuite, un truc qu'on a promis mais qu'on a jamais fait et qu'il est temps qu'on fasse de toute urgence, c'est le droit de vote aux élections locales. Comme ça,
[applaudissements]
on parlera pas que de travail de de de d'apprendre des langues et cetera. On donera aussi des droits et je pense que ça changera un tout petit peu les équilibres politiques ou en tout cas la préoccupation de certains maires dans leur ville vis-à-vis des populations étrangères.
3, supprimer les contrôles d'identité discriminatoire, c'est-à-dire dire à nos forces de l'ordre dans la journée au lieu d'aller faire chaque année 40 millions moins un certain nombre de contrôles routiers que on peut garder, mais on arrive à 25 millions de mémoire, 25 millions par an de contrôle d'identité qui sont réalisés à 80 % rapport du défenseur des droits sur les tout toutes les dernières années sur les jeunes hommes dont l'origine est supposée ou ou vrai étrangère. euh et qui sont en survêtement. Euh donc en fait on on dit force theordre, allez faire autre chose de votre journée.
On vous propose de d'enquêter sur les crimes sexistes et sexuels, les délits de la délinquence économique et financière. Bref, je pense qu'il y a plein de choses très intéressantes à faire plutôt qu'aller contrôler tout le temps les mêmes personnes, qu'il le subissent comme une discrimination d'état et ça ça allait. Donc ça évidemment que ça ça c'est un frein énorme à l'intégration et c'est un c'est un impensé des politiques migratoires dans notre pays. Voilà tout ce que je voulais dire et je voulais vous raconter une histoire mais en fait je je vous la raconterai après. C'est une histoire marrante mais je vous lais je vous fais un sis. Merci. Merci merci à tous les [applaudissements] deux.
Euh donc ce que je vous propose maintenant, c'est qu'on a qu'on puisse avoir un temps euh d'échange de questions réponses. Euh je vais donc passer la parole à qui le souhaitera. Alors, je vais vous faire aussi le passeur de micro. Donc soyez indulgents. Merci pour vos interventions qui montent entre bien le tableau dans lequel on va devoir travailler. Je m'interroge [grognement] sur la posture, le discours qu'on va devoir présenter à la prochaine élection présidentielle dans un contexte très délicat, hein, au niveau politique, idéologique, sur avec beaucoup de subjectivité euh alors qu'on a un sujet hyper sensible et qui va le durer.
Euh je pense que la société française dépendamment des de comment vont se dérouler les élections dans les années prochaines va être soumis à la cohésion sociale va être soumis à des tensions terribles par les différentes problématiques démographie, la crise économique climatique et cetera, mais aussi par la question migratoire.
Euh donc ma question c'est comment on va pouvoir proposer un discours rationalisant humaniste notamment pour facilité intégration et les pistes que vous avez donné sont sont intéressantes ou positives pour intégration sur le marché de travail mais en même temps comment on va pouvoir rassurer un électorat qui est hyper sensible sur cette question et ma question quand même vous allez bloquer la question de du Danemarque Évidemment, il va falloir euh ça pose quand même la question des bornes, des limites. Qu'est-ce comment on va pouvoir rassurer un électorat sur une question qui va être très sensible politiquement ?
Un dernier point de ma question dans dans le programme est évoqué la question de être porteur du d'un statut de réfugié climatique. Donc et là je pense que c'est très interpellant à un moment donné où malheureusement vu le contexte je ne vois pas comment les migrations vont baisser vont certainement accroître. parler de l'Afrique subsaharienne, c'est plus un milliard de de personnes 1030. Donc voilà comment va pouvoir jouer notre discours en étant à la fois comment humaniste mais en même temps proposer un cadre où les gens peuvent retrouver un discours qui qui leur pas. Bonjour.
Donc moi, je suis je suis conseillère départementale du d'indré Loir sur le pantéon d'Amboise et présidente du groupe de gauche au conseil départemental. Nous sommes neuf, c'est déjà bien. Euh donc c'est cette ma question va compléter celle précédemment posée. Elle est très simple. Euh quels arguments avons-nous ou donnez-nous des arguments pour euh pour contrecarrer effectivement tous ces propos sur l'immigration ? Vous dites que le les terrasses des gens du voyage vous comptez 240000 €. Voilà, c'est très facile. C'est c'est très simple. Comment on dit ? Bah oui, il faut le faire. Euh l'argument va être bah non, on va pas faire 240000 € pour des gens du voyage.
Euh sur le terrain en Indréoire en l'occurrence les gens du voyage, c'est un problème et c'est tout le temps et à chaque fois qu'il y a les les les rencontres des maires le sujet les gens du voyage. Euh voilà. Moi, moi j'ai besoin euh j'ai j'ai mes convictions, hein, je il y a pas de problème avec l'immigration. Euh mais j'ai besoin d'arguments très simples et très clairs pour dire à l'opposition pour dire aux gens de droite "Non, vous trompez." Non, c'est un bon investissement. Oui, c'est un bon investissement. Allez-y. Oui. Oui. Bonjour.
Juste pour ça complète un peu les les questions précédentes sur sur la la proposition sur l'univers l'universalité d'accès au travail, je trouve super intéressante. jusqu'où ça va sur la question des la protection sociale et jusqu'où ça va et comment on répond à enfin l'argument qui pourrait être opposé bah c'est une régularisation déguisée et comment on évite l'appel d'a comment est-ce que voilà euh George Gomis je suis excellu enseignement maritime. Alors euh je reviens par rapport à la question d'immigration puisque quand on vous écoute, la France comme l'Europe a besoin de d'immigration.
Euh mais quand on regarde euh tous ces années-là euh ça augmente le l'antiimmigrant et euh et on narrive pas à trouver la solution par rapport à ça parce que quand on voit nos adversaires comment ils montent par rapport le vote de la population proprement française comme européen. Alors ma question revient à euh comme disait nos amis ici dans cette salle-elà quelle serait la réponse exacte ? Quelle serait la réponse exacte ? pour dire que l'immigrant n'a pas si problématique dans ces territoires.
Et autre chose aussi, quelle est la place de la France par rapport à à ces immigrants qui viennent de si je parle de pays de sous-sarien, enfin l'Afrique sous-saharien euh le le le le soutien à la démocratie proprement dans ces territoires qui n'est pas une vraie démocratie. Je peux donner l'exemple dans certains pays d'Afrique. Voilà. Merci beaucoup. Oui, merci. Euh moi je pense que il faut peut-être aborder le sujet de l'immigration par le pragmatisme et effectivement par la nécessité de de mettre en place un accueil qui va conduire évidemment ces personnes à enrichir non seulement notre économie mais aussi nos notre diversité et notre culture.
Et je pense qu'il faut dénoncer aussi des politiques qui sont complètement inefficaces. Euh on a parlé tout à l'heure du règlement euh européen. Ce règlement européen qui a été adopté va vider de sa substance la demande d'asile. Alors moi je connais un peu la question. On a prévu des une procédure de filtrage dans lequel effectivement les personnes n'auront quasiment aucun droit. On va mettre en place une procédure d'asile à la frontière. Alors, je sais pas, j'ai pas entendu l'audition de monsieur monsieur Lunes.
Je sais pas comment la France va mettre ce dispositif en place, mais ça va conduire à une précarisation de la demande d'asile et il y aura de moins en moins de demandes d'asile qui seront acceptées. Donc, on va fabriquer des déboutés du droit d'asile. Et en plus, s'agissant de la de la circulaire de monsieur Rotaillot, il faut savoir que pour prétendre à une demande exceptionnelle au séjour, il faut 7 ans de présence sur le territoire français. Donc impossible de demander euh une régularisation. Les préfets assortissent leur décision d'une décision d'interdiction de retour qui empêche toute démarche envers la préfecture. Les OQTF sont exécutoires pendant 3 ans.
Tout ça c'est la loi d'Armandin. Et on fabrique des OQTF à tour de bras. La France fabrique des OQTF à tour de bras quand je pense que on on notifie des OQTF à des Afghans qu'on peut absolument pas éloigner. C'est quelque chose qui est absolument abur. Donc la droite et l'extrême droite fabriquent de d'immigration clandestine. Et je crois qu'il y a deux propositions qui serait intéressante à faire. C'est par rapport à la demande de renouvellement la demande de par le travail. Je crois qu'il faut supprimer cette notion de de métier sans ou tension.
Il faut raisonner par bassin d'emploi en mettant autour de la table les partenaires sociaux pour savoir quels sont les besoins réels en matière de d'immigration par le travail. Il faut, je crois faciliter, assouplir la délivrance des cartes pluriannuelles parce que des gens qui ont des titres d'un an et qui font des démarche à la préfecture sans arrêt en payant des droits, ça encombre les préfectures. Donc allons vers une généralisation de la carte puréannuelle pour les gens qui sont dans les critères.
Et dernier point sur la demande exceptionnelle au séjour par le travail, là aussi ça résulte de la loi d'Armanin puisque'au départ il y avait monsieur Dusop qui était intervenu dans le débat qui a disparu des écrans radar aussi. Mais le préfet a le préfet a une marge de manœuvre même pour les demandes exceptionnelles par le travail. Si que si la personne a les les 3 ans de de de fiche de paye les 2 ans la la la durée nécessaire, le préfet peut dire vous parlez pas assez le français, vos vos enfants ne sont pas assez intégrés à l'école, ils ont pas de bons résultats scolaires, hop au QTF. Donc voilà comment les choses se terminent.
Et en plus, il y a quelque chose qui est quand même schizophrénique, c'est que la loi d'Armana prévoit quand même une amende. Une amende pour les employeurs qui malgré le fait qu'il fasse leur déclaration sociale et cetera et bien euh sont euh il y a certains préfets qui sont enclins à à appliquer cette amende. Et dernière chose et une chose quand même qui m'inquiète, c'est que on voit de plus en plus de préfets sachant que l'extrême droite va arriver au pouvoir, voilà, user de leur liberté pour refuser des titres de séjour éloigner.
Donc je pense que le discours qu'il faut avoir, c'est pas facile parce que dans les médias c'est pas évident, un discours à la fois de pragmatisme et de nécessité d'une accueil et de profiter de la richesse que ces personnes arrivent et que de toute façon elles ne repartiront pas dans leur pays d'origine.
[applaudissements]
OK. Alors, je réponds par petit bout. [grognement] sur le sur le sujet du travail euh sur le sujet du travail quelqu'un posé une ou deux questions plus précise euh le le l'effet d'appel d'air scientifiquement il démontré que il n'existe pas. Alors je sais pas comment est-ce qu'on fait pour faire en sorte que la science soit davantage entendu dans le débat public.
C'est un c'est un autre vaste champ, mais il y a plein de recherches de géographes, de sociologues, d'économistes qui travaillent dessus et qui montrent que même quand on augmente les allocations ou bien quand on régularise massivement, par exemple, là on va voir le cas de l'Espagne, peut-être même un peu de l'Italie, on verra qu'il n'y a pas davantage de d'étrangers qui arrivent en Espagne ou en Italie du fait d'une régularisation récente. Donc on peut le démontrer à la fois par le passé et par un peu le les exemples scientifiques. Et de euh régularisation déguisé, non parce que les gens travaillent mais ils restent irréguliers. Dans mon système, ils sont toujours expulsables.
Si vous avez envie de les expulser, vous pouvez les expulser. Au bout d'un moment, à force de travailler, comme dans le système actuel, ils finissent par être régularisés évidemment, mais ça prend un peu de temps et c'est pas immédiat. C'est pas parce que vous trouvez un contrat de travail que le lendemain vous êtes régularisé. Vous travaillez simplement, vous travaillez légalement. Donc vous payez vos cotes sociales et évidemment l'idée c'est qu'on arrive à leur ouvrir un maximum de la protection sociale.
Donc au moins sur les prestations contributives puisqu'ils auront contribué qu'on puisse l'inverser euh les les les prestations contributives et les non contributifs, c'est-à-dire le RSA, c'est-à-dire d'autres types de prestations. Je le [grognement] souhaite. Après, c'est la profession que je pose sur la table et peut-être qu'il faut qu'on la fasse un peu évoluer. elle est elle est d'une certaine manière extrême pour la famille politique qu'on est qui cherche des compromis et des voies de passage des fois un peu équilibré. Voilà.
Bon, ensuite, il y a eu plein de fois la même question, la question qui est de savoir comment est-ce qu'on va convaincre des gens d'investir 240000 € dans un terrain pour des ROMs. C'est juste le coût de fonctionnement. Euh comment est-ce qu'on va convaincre des des gens que on peut avoir une politique pour les étrangers euh qui va peut-être qui va peut-être coûter et cetera. En fait, c'est pas facile. Bien sûr que j'ai moi j'ai pas la réponse, j'ai pas une réponse facile. J'ai pas un argument qui va vous dire paf, avec ça vous allez forcément convaincre quelqu'un de droite ou quelqu'un qui est peut-être pas de droite.
Mais voilà que il faut faire ça parce que c'est difficile de mener des politiques sociales, des politiques de solidarité, de mener en fait c'est difficile d'être de gauche. Voilà, c'est ça la vérité. Non mais qu'est-ce que vous voulez que vous dise ? Donc vous allez devoir convaincre des gens que c'est galère et oui qu'il faut faire ce choix. Il y avait un conseil lecture tout à l'heure, je vous en donne un autre. C'est Gérard Noirel, la préférence nationale c'est un track Galimar. il expose toutes les raisons.
Bref, à la fin, il en arrive à dire "Réemparez-vous des de l'émotionnel, réemparez-vous de de ce qui fait que les gens sont heureux, sont se sentent appartenir." Peut-être que au bout d'un moment, vous allez arriver à dire "Bah oui, c'est vrai, on va on va mettre de l'argent pour accueillir ces personnes parce qu'elles le méritent, parce qu'elles ont le droit aussi à côté de vous deux." Et il faut qu'on arrive à réactiver un truc qui fait queon appartient tous à ce pays. Et lui, il cite des trucs du type "Les français, ils aiment bien manifester, ils aiment bien râ.
On n'est pas les seuls." Et peut-être qu'on pourrait on pourrait démontrer à des français qui sont qui doutent que on voilà, c'est ça qui fait qu'ils sont français. C'est pas qu'ils ont une carte d'identité ou qu'ils sont catholiques ou qu'ils sont blancs ou je ne sais quoi. Voilà, c'est parce que ils aiment bien bouffer, ils aiment bien manifester, ils aiment bien voilà. et c'est et et essayer de revenir peut-être sortir des arguments rationnels qui convainquent pas toujours grand monde et aller sur des arguments qui sont plus émotionnels ou d'histoire. Peut-être pas, peut-être pas. Comme le temps passe et tout, leur dire je je je rends le micro vite. Euh voilà.
Et enfin, je vous raconte quand même une petite histoire, ma petite histoire de tout à l'heure parce que j'ai peur de plus avoir le temps après. Ça dure une minute. Bruno Retaillot, vient à Valence. Il vient, il fait le tour des quartiers et là il tombe sur un pharmacien et le pharmacien l'arrête et lui dit "Sur sur l'immigration, vous avez tort, il faut arrêter de raconter ce que vous dites.
Mon père était portugais, je suis arrivé ici et cetera et ça s'est très bien passé et il faut qu'on arrive à intégrer les gens et c'est pas tant." Et d'ailleurs il mais c'est quand même 100000 personnes irrégulières qui arrivent par an et tout et oui 100000 personnes c'est pas non plus pas tant on va y arriver et donc il galère un peu et puis il finit par lui dire ce que exactement ce que tout à l'heure Muriel vous a dit et qui est très juste dans la droite à droite. Ils disent br dit oui mais attendez vous votre père c'était quelqu'un qui était bien et il y a les bons étrangers qui veulent s'intégrer et tout hein et donc il nous met les portugais dedans.
les italiens, il dit "Ceux-là, ils étaient ah là, c'était une belle immigration et aujourd'hui on a la mauvaise immigration." Et quand il dit ça, bah vous savez déjà, il nous ment, il nous ment dans les yeux. Euh Catherine Vitton de Vanel, elle rappelle dans les années 60 les les immigrés italiens, c'était des ritales, des macaroni qui était en train d'importer la mafia italienne en France et qui allait détruire le lien social français et qui allait détruire la nation française. Donc on disait la même chose il y a il y a 60 ans ou 50 ans des vagues d'immigration quand aujourd'hui on se dit "Oh là là c'est génial !
c'est super alors comment non c'est c'est donc donc il faut qu'on arrive à à expliquer cette histoire-là et peut-être que ça ça vous aidera à essayer de convaincre des administrés ou des ou des électeurs qu'il faut il faut avoir confiance dans ce truclà et que ça fait partie de l'histoire de la France et que bah oui et ben et puis il y a pas forcément un argument rationnel ou voilà économique même si quand ils travailleront ils vont payer leur cotisance sociale on pourra leur dire en plus ils vont payer leur cation impôt vous verrez contrairement aujourd'hui si vous avez besoin de convaincre les gens de droite leur dire toujours ça.
[applaudissements]
Peut-être juste pour répondre à la à la question principale notamment sur les arguments et pour compléter ce que dit ce que dit Paul, effectivement c'est très difficile parce que c'est c'est très difficile d'être de gauche sur ces sujets-là et d'avoir un discours porteur et parce que malheureusement ça nous ramène à un discours sécuritaire que que les Français et je je rejoins un peu ce que vous disiez ont peut-être envie besoin comment le déterminer mais en tout cas d'entendre et parce que on leur vend aussi un sentiment d'insécurité permanent, mais aussi parce qu'on vit dans un contexte géopolitique qui n'est pas qui n'est pas très favorable et rassurant.
Donc tout cumuler, c'est difficile d'avoir un discours un discours et des arguments positifs sur sur la question sur la question de l'immigration. Mais après euh et ça aussi c'est un peu un tempérament français mais pas que.
on a toujours un peu tendance à voir le vase à moitié vide plutôt qu'à moitié plein et je suis sûre qu'on a tous des tous dans cette salle des exemples d'intégration réussis et mais comme c'est positif, on a un peu tendance à l'oublier et du coup on on se retrouve en manque d'arguments pour dire que on a des des migrants qui sont très bien intégrés et et qui ont qui ont réussi à et qui ont réussi à à faire à faire société et à apporter aussi leur leur grain à l'édifice qui est notre société notre société française. Donc après c'est c'est aussi un peu ça l'exercice, c'est de faire appel à à notre à notre mémoire et de se servir d'exemples d'exemples de positif et de réussite d'intégration.
Mais après c'est et Paul le disait, c'est très difficile euh parce que autant on arrive à avoir des postures très négatives sur sur l'immigration que des postures positives sur l'immigration c'est plus c'est plus compliqué. C'est plus compliqué et euh et parce que dire que que qu'un qu'un qu'un migrant s'est intégré et paye ou même quand il est dans une situation précaire, il paye des cotisations, il paye des impôts, ben pardon de le dire comme ça, mais c'est moins sexy que mon Sm de tout à l'heure en fait. enfin pour un certain électorat, je dis pas que pour le nôtre et pour les socialistes que nous sommes, c'est c'est la réponse.
Mais en tout cas et et c'est c'est là-dessus qu'il faut qu'on qu'on travaille à déconstruire. Mais la question euh de de la de l'immigration, elle elle passe aussi par d'autres réponses. Euh je parlais de la sécurité tout à l'heure et euh je pense aussi que dans les que dans les débats qui auront lieu à lors de l'élection présidentielle, il y a des sujets comme la sécurité, je sais plus qu'il disait tout à l'heure, mais dont on doit parler. Euh il y a des il y a des sujets aussi hein euh don dont nous socialistes et et élu de gauche, on ne parle plus parce que pour des raisons x ou y parce qu'on a l'impression de pas apporter les réponses peut-être, j'en sais rien.
Mais typiquement sur la sécurité, on la on le fait mais moi je trouve pas suffisamment. On laisse le discours de sécurité à la droite et à l'extrême droite. Et sur la question de l'immigration, c'est un peu pareil.
Euh on a on est on est timide sur le sujet parce que peut-être pour les raisons qu'on a évoqué tout au tout au long de ce débat et ça fait ça fait aussi partie des choses sur lesquelles il faut qu'on arrive à à travailler et qu'on puisse inverser la tendance parce que le le discours positif qu'on peut qu'on peut avoir sur l'immigration parce qu'encore une fois il y a des réussites d'intégration qui font que c'est ça donnera aussi sens à à la société et ça donnera aussi une image plus positive de de l'immigration. Donc là, tu voulais rajouter quelque chose et après je refassi pardon. Oui, pardon. Ouais.
Alors après pour l'instant euh même s'il est dans le programme socialiste, il est pas tout à fait encore bien les contours sont pas bien élaborés et très très honnêtement il est pas il est pas défini c'est quoi un réfugié climatique et comment on arrive à le à le à le transposer aussi dans la dans la réglementation dans les réglementations nationales. C'est mon avis personnel, mais il n'engage que moi Laurent.
Je pense que sur le c'est c'est un bon vocabulaire mais très honnêtement, il va être très difficile de de le de l'intégrer dans les dans les politiques migratoires parce qu'il va être très vite assimilé à d'autres statuts de de réfugiés et ça ça posera aussi quelques quelques difficultés. Euh est-ce qu'on a le temps ? On peut prendre une ou deux questions ou deux ? Allez de euh j'avais une question sur l'universalité d'accès sur le marché du travail. Moi, je me demande pourquoi on nirait pas aller régulariser tous les travailleurs sans papier et les familles qui sont autour. Pourquoi je dis ça ? parce que les travailleurs sans papier, c'est souvent des travailleurs de du monde précaire.
Je pense au cyist de Uberis au Uber et euh à celle souvent des femmes qui nettoient les bâtiments de la préfecture par exemple entre autres. Mais mais pas que la préfecture, mais c'était marrant de faire la blague. Et euh mais du coup, pourquoi on on s'attaquerait pas directement à ça au lieu de au lieu de dissocier l'accès au droit du séjour et l'accès au travail très rapidement ? Et la dernière euh du coup je fais rapidement j'aurais 40 choses à dire sur le sujet parce que je suis travailleuse social en centre d'hébergement d'urgence et en hébergement d'urgence pour demandeur d'asile et ça fait plaisir de voir que à toutes les strates on a un discours qui me parle vraiment.
Euh du coup c'est toi qui me fait réagir le plus. Mais du coup en fait moi ce qui me pose problème avec cette question de régulariser les sans papiers, moi je je suis pour bien sûr les travailleurs sans papier, il faut les régulariser et cetera. D'accord, mais je pense que le Parti socialiste, il doit se positionner de manière un peu plus radicale et donner un droit au travail. En fait déjà on commence par là, on arrête d'attendre qu'il trouvent un travail malgré leur leurs conditions et de se trouver un travail enfin c'est c'est une mission très très difficile.
Aujourd'hui, la droite propose déjà de régulariser alors avec toutes les contraintes que ça engendre he mais de régulariser les personnes qui ont réussi à trouver un travail déclaré alors qu'elle n'avait pas le droit de travailler pour la plupart des employeurs en tout cas c'est l'image qu'on en a. et donc vraiment de de proposer un droit au travail avant tout et après la régularisation, on pourra faire plein de choses et travailler plein de choses. Mais déjà le droit au travail c'est une ouverture. Moi, j'ai des gens vraiment qui sont mais qui sont dans une attente interminable sans pouvoir travailler.
Enfin vraiment hier, j'ai changé avec une personne qui a 30 ans, qui ça fait 7 ans qu'il est en France, qu'il a pas de travail et qui est en train de tomber en fait dans une dépression profonde parce que il attend, il attend et peut-être qu'il attend pour rien, pour rien du tout. Je voulais juste dire est-ce que l'immigration c'est vraiment le vrai problème de que les gens ilent du poisson ? Est-ce que c'est ça son problème ? Selon François Aant un français sur qu a au moins un parent ou un grand-parent immigré. Donc je vous réponds non. C'est pas enfin à moins qu'on soit tous des problèmes ou qu'un quart de la population soit dans un problème.
Le peut-être que justement et pour répondre à la question que vous posez sur autant comment on fait sur les arguments que justement le sujet c'est de lier l'immigration à un discours très fort sur le racisme aussi. On parle évidemment des populations, quand je parle des populations romes et qu'on en parle et que vous me répondez qu'on en parle systématiquement, c'est parce que le racisme sur la population rome est évidemment le plus grand racisme en France.
Le contrôle aux facièes et le fait que on ait tout un débat sur les différents types d'immigration et qu'on on remette maintenant effectivement les Portugais, les Italiens comme des bons immigrés comparé aux populations qu'on aurait maintenant. Et pourquoi pour une couleur de peau ? Parce qu'en fait on parle d'Afrique notamment d'Afrique de l'Ouest et du Nord et oui et donc de religion bien entendu mais aussi de couleur de peau. Et l'invasion soi-disant venant d'Afrique de l'Ouest, elle est complètement fausse aussi même dans les chiffres. La principale immigration dans le monde, elle est des pays d'Asie. Ensuite, c'est l'Afrique du l'Amérique du Sud, pardon, et les Caraïbes.
À moins de la moitié, on arrive sur sur l'Afrique. N'oublions pas que l'immigration, et c'est aussi comme ça qu'il faut que l'on puisse à mon sens en tout cas rétablir des vérités, c'est de pays à pays limitrophe. Aujourd'hui, il y a 17 % de que des des personnes migrantes en France qui sont qui ont un bac + 5 qui viennent. c'est plus que la moyenne nationale. Donc en fait l'ensemble de ces chiffresl il faut que on puisse en avoir un tout petit peu. Je dis pas qu'on doit tous les connaître moi-même je n'en connais absolument pas le 10e.
Mais il faut qu'on arrive à avoir un discours cadré comme tu le disais qui a autant lié du coup autant lié à la lutte contre le racisme que autant lié à la politique du logement autant lié à la politique du travail et par rapport à ce que vous disiez sur le travail en sens c'est parce qu'aujourd'hui on ne pense plus en parcours d'intégration. Donc du coup tout est effectivement vous avez en partie un travail et ensuite vous gardez vous avez galéré 10 ans et vous allez regalérer 10 ans pour avoir un logement.
Donc vous vivez jusque là en colocataire au mieux au fin fond de votre banlieu d' où je viens hein donc pas de problème mais de votre je parle même pas de votre qui qui est là bieu proche euh mais donc du coup effectivement vous avez vous êtes éloigné de votre travail vous passez un temps excessivement long dans les transports en commun votre vie est difficile à l'ensemble des écheurs donc en fait il faut qu'on arrive à à penser en parcours d'intégration familiale.
Vous pensez que quand on envoie le signal de d'interdire le mariage aux personnes étrangères en situation irrégulière, mais peut-être enfin c'est même pas le débat, c'est qu'est-ce qu'on envoie, est-ce que c'est vraiment le sujet effectivement et qu'est-ce qu'on envoie aux personnes migrantes même régulières en fait comme message ? Donc là-dessus, c'est à nous de repenser aussi un parcours et donc que cette politique de l'immigration, elle ne doit plus être prise en réponse à mais bien en proposition d'intégration.
et on peut débattre du terme intégration pendant longtemps, mais en tout cas, il nous faut arriver à avoir vraiment une vision commune, cohérente et c'est parcours, c'est pareil dans les parcours administratifs puisqueà la préfecture, vous avez en fait le le canal travail, le canal logement, le canal famille, on pourrait dire beaucoup de choses du regroupement familial qui est un délire absolu qui en réalité baisse chaque année. Donc donc voilà, enfin oui, il nous faut en fait des politiques encore une fois tant au niveau politique qu'administratif cohérente et bien réfléchie au niveau d'un parti socialiste qui aujourd'hui ne fait pas ce travail encore. Merci.
[applaudissements] Je suis vraiment désolé. Euh on pourra pas répondre à vos questions mais on peut bien sûr continuer la discussion à l'extérieur de la S parce que sinon je vais me faire disputer. En tout cas, je vous remercie beaucoup pour votre qualité d'écoute parce que c'est un débat qui était assez [applaudissements] lourd et intéressant. Merci à vous et puis bonne continuation sur le sur le campus et merci à Claire et merci à Paul. M.