Autonomie de la Corse : au Sénat, les débats s’enlisent sur la notion de "communauté corse"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Défensif 100 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:01Invité politiqueFait
« Je souhaite d'abord remercier du fond du cœur toutes celles et tous ceux qui dans cet hémicycle par-delà les convictions politiques différentes ont par leurs mots et par leur vote cherché à préserver l'esprit de l'accord politique conclu à l'uside de la première partie du processus de Bovau. »
- 0:44Invité politiqueChiffre
« Je prends la parole au nom des 80 % des grands électeurs qui m'ont fait confiance lors du scrutin du 27 septembre dernier. »
- 1:26Invité politiqueFait
« Cet accord politique construit au terme d'un processus profondément démocratique a été validé par une grande majorité des élus de la Corse. »
- 1:26Invité politiqueFait
« Il s'est traduit dans une un projet d'écriture constitutionnelle que l'Assemblée nationale a choisi de préserver dans ces éléments substantiels la reconnaissance d'une communauté historique et culturelle vivante et une un véritable pouvoir législatif critère décisif de l'autonomie permettant notamment aux Corse de construire un statut de résident un statut fiscal et un statut pour leur langue. »
- 2:05Invité politiqueFait
« Nous nous retirons du processus de bovau. »
Temps de parole
- Paul Toussaint Parigi100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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unique. Monsieur Paridi. Madame la présidente, madame la ministre, je vais prendre la parole. Je souhaite d'abord remercier du fond du cœur toutes celles et tous ceux qui dans cet hémicycle par-delà les convictions politiques différentes ont par leurs mots et par leur vote cherché à préserver l'esprit de l'accord politique conclu à l'uside de la première partie du processus de Bovau. Ces remerciements vont bien sûr à madame Gatel. Ils vont suite aux membres de mon groupe qui ont à chaque instant exprimé leur volonté de comprendre la Corse et les Corses et chercher à trouver au sein du Sénat un point d'équilibre acceptable pour tous.
Ils vont enfin à ceux et à celles sénatrices et sénateurs et il en est dans tous les groupes qui ont contribué de façon sincère par au-delà les désaccords à chercher le texte acceptable par tous. Je prends la parole au nom des 80 % des grands électeurs qui m'ont fait confiance lors du scrutin du 27 septembre dernier. Je prends la parole au nom de la majorité territoriale de Corse à laquelle j'appartiens. Je prends la parole au nom des nationalistes autonomistes et indépendantistes qui ont participé de façon loyale depuis mars 2022 au processus de Bovau.
Nous sommes venus ici, porteurs d'une légitimité historique et démocratique, adosser un accord politique patiemment élaboré grâce aux concessions que nous avons librement consenti avec la volonté d'inscrire irréversiblement la Corse dans une trajectoire de paix, de développement et d'émancipation. Cet accord politique construit au terme d'un processus profondément démocratique a été validé par une grande majorité des élus de la Corse.
Il s'est traduit dans une un projet d'écriture constitutionnelle que l'Assemblée nationale a choisi de préserver dans ces éléments substantiels la reconnaissance d'une communauté historique et culturelle vivante et une un véritable pouvoir législatif critère décisif de l'autonomie permettant notamment aux Corse de construire un statut de résident un statut fiscal et un statut pour leur langue. Une majorité archaïque a choisi ce soir de détruire un accord politique équilibré, patiemment construit et porteur d'espoir. Nous prenons acte de ce choix qui porte atteinte à la volonté majoritaire des corses. Mais personne ne nous privera de notre dignité.
Personne ne nous obligera à renoncer à ce que nous sommes, un peuple debout et vivant et à ce que nous voulons construire, une société corse, démocratique, émancipé. Dans ces conditions, nous nous retirons du processus de bovau.
Paul Toussaint Parigi