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Discours / meetingManon Aubry· 22 novembre 2023 4 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileEurope & internationalSécurité

L'EUROPE EST COMPLICE DES MASSACRES A GAZA

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueFait
    « Ce que vivent les Palestiniens à Gaza et désormais en Cisjordanie est innommable, est un carnage humanitaire et le silence complice de cette institution qui est l'Union européenne vis à vis de ce carnage humanitaire est coupable. »
  • 0:45Invité politiqueChiffre
    « 12 000 morts, près de la moitié d'enfants et nous, ici, depuis les institutions européennes, nous resterions silencieux ? »
  • 0:45Invité politiqueFait
    « L'Organisation des Nations unies parle de crimes de guerre et parle de crimes contre l'humanité, de risque de génocide. »
  • 1:29Invité politiqueFait
    « À ces voitures de Médecins sans frontières qui sont pris pour cible, à ces hôpitaux qui sont pris pour cible. »
  • 2:13Invité politiqueFait
    « La vie des civils palestiniens vaut elle moins que la vie d'un Ukrainien ? »
  • 2:57Invité politiqueFait
    « Tous ceux qui refusent aujourd'hui le terme de cessez le feu, que ce soit des dirigeants politiques, les dirigeants de l'Union européenne : est ce qu'ils vont assumer cette position devant les familles des 12000 victimes ? »
  • 3:42Invité politiqueFait
    « Benjamin Netanyahou se sent encore plus les coudées franches au vu de l'absence de réaction de la part de l'Union européenne, ce que je regrette. »

Temps de parole

  • Manon Aubry100 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Manon Aubry

Bonjour à toutes et à tous. J'espère que vous allez bien. Une fois de plus, l'actualité politique internationale est évidemment très chargée, lourde au sens propre comme au figuré, avec la situation à Gaza. Et je veux être ici très claire et très ferme. Ce que vivent les Palestiniens à Gaza et désormais en Cisjordanie est innommable, est un carnage humanitaire et le silence complice de cette institution qui est l'Union européenne vis à vis de ce carnage humanitaire est coupable. Nos dirigeants européens, par leur silence, sont en réalité complices aujourd'hui et ont du sang sur les mains des crimes de guerre et des crimes de l'humanité qui sont commis par Benjamin Netanyahou.

12 000 morts, près de la moitié d'enfants et nous, ici, depuis les institutions européennes, nous resterions silencieux ? L'Organisation des Nations unies parle de crimes de guerre et parle de crimes contre l'humanité, de risque de génocide. Et nous, le Parlement européen, on aurait rien à dire ? J'observe que grâce à la bataille menée par mon groupe de la gauche, pour la première fois, notre Parlement européen discute cette semaine d'un cessez le feu. En discuter est une chose, mais l'écrire est une autre chose.

Raison pour laquelle mon groupe a demandé cette semaine à ce qu'une résolution soit votée par notre Parlement pour avoir une position claire, ferme et envoyer un signal, un message, un message à Benjamin Netanyahu, un message à tous les citoyens, les civils qui se font à l'heure actuelle bombarder de manière indiscriminée. À ces voitures de Médecins sans frontières qui sont pris pour cible, à ces hôpitaux qui sont pris pour cible. Mais non, les autres groupes politiques ont refusé juste ce minimum, ce minimum de diplomatie dans ce genre de situation : avoir une résolution.

Et je me souviens que, à de nombreuses reprises, à raison, Notre parlement s'est positionné sur la guerre en Ukraine pour condamner les crimes de Vladimir Poutine, à raison. Mais je pose ici la question : la vie des civils palestiniens vaut elle moins que la vie d'un Ukrainien ? Pourquoi ce silence complice sur la situation en Palestine quand, de l'autre côté, nous n'avons pas hésité une seconde pour dénoncer les crimes de Vladimir Poutine ? La situation aujourd'hui est extrêmement difficile et je veux le dire aussi avec la plus grande fermeté.

Tous ceux qui refusent aujourd'hui le terme de cessez le feu, que ce soit des dirigeants politiques, les dirigeants de l'Union européenne : est ce qu'ils vont assumer cette position devant les familles des 12000 victimes ? Dire que “vous comprenez, Israël aurait le droit de se défendre de manière inconditionnelle” ? Oseraient-ils ? La réalité, c'est que ces dirigeants politiques européens aujourd'hui ont du sang sur les mains.

Pas seulement pour la situation qui se déroule aujourd'hui dans la bande de Gaza, mais aussi en Cisjordanie où nous sommes très inquiets de la politique de colonisation qui va bon train depuis les attaques abjectes du Hamas et qui ont finalement offert une excuse parfaite aux colons israéliens pour chasser de leurs terres encore un peu plus les Palestiniens de Cisjordanie. Et on voit bien qu'il y a un projet global de la part de l'extrême droite israélienne. Le but, c'est de se débarrasser des Palestiniens partout et de les forcer à fuir, d'encourager un nouvel exode. Et ce n'est pas un hasard.

Benjamin Netanyahou se sent encore plus les coudées franches au vu de l'absence de réaction de la part de l'Union européenne, ce que je regrette. C'est pour cela que mon groupe va continuer à défendre tout seul s'il le faut, mais ardemment, un cessez le feu, la libération des otages, la levée du blocus et la solution à deux Etats. Voilà ce qu'on aurait dû écrire dans une résolution que notre Parlement aurait dû voter cette semaine. Voilà comment une institution diplomatique démocratique devrait traiter ce genre de questions. Et voilà, là où notre Parlement, je pense, a failli.