«Dépenser moins pour taxer moins» : le contre-budget proposé par Sarah Knafo
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Jean-Claude d'AcierChiffre
« On est le pays qui est probablement le plus fiscalisé, le plus imposé au monde. »
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13h 14h [musique] Europa info. La suite à 13h32 sur Europein avec Boucl Mathias, Jean-Claude d'Acier et George Fenec. On va revenir un petit peu sur ce que on parlait du budget.
On va continuer à en parler d'économie. Je sais pas si vous avez vu la révolution économique entre guillemets he le contrebudget de l'Euro député reconquête Saintas Knafos. Elle fait la une du JD News cette semaine.
Non à l'usine à taxe dit-elle. Oui à la baisse massive des dépenses. Qu'en pensez-vous Jean-Claude d'acier ?
Je n'en pense que du bien. Je pense que c'est un point de vue qui est partagé par un certain nombre de gens à droite, même si c'est pas facile à mettre en musique, mais les impôts, on connaît par cœur. Je veux dire, on est le pays, c'est une banalité que de le rappeler.
On est le pays qui est probablement le plus fiscalisé, le plus imposé au monde. Il faudrait peut-être tout de même se préoccuper pour équilibrer un peu, se préoccuper un peu de ce que l'on dépense plutôt que de ce que l'on reçoit des Français qui sont en général les mêmes. On est dans un circuit qui est mortel et il faudra qu'on en sorte.
Maintenant, Sarah Gnafo a fait un travail, elle est parfaitement compétente et elle a fait un travail qu'il faut saluer. Je pense que c'est le même point de vue du du côté de de monsieur Faquier qui passe son temps à répéter qu'il ne faut pas d'un pot nouveau. C'est pas le chemin qu'on prend, cher ami.
C'est pas le chemin qu'on prend. Je sais pas comment ça va se terminer mais avec ce qui s'est passé cette nuit et avec le ce qu'essait de faire le chef du gouvernement qui essaie de sauver quand même son équipe et son pouvoir euh pour aller le plus loin possible, je ne sais pas jusqu'où. Mais contre l'intérêt économique des Français, vous dites contre le l'intérêt économique du pays.
L'intérêt économique des Français, j'avoue que j'ai du mal à à comprendre ce qu'il est. Il est sûrement pas dans la taxation multiple, il est probablement dans les économies. Mais c'est vrai que ça va pour un certain nombre de français, un certain nombre de familles, ça devrait changer les choses.
Il se passera rien d'important avant 2017, je ne le crois pas une seconde. Là, il faut essayer de sauver l'essentiel sans que le sans que le prix pour monsieur le chef du gouvernement soit trop lourd à porter. Il faut essayer malgré tout de trouver une majorité qui sauvegarde quelques semaines ou quelques mois l'existence de ce gouvernement.
Je suis pas du tout sûr qu'on y parvienne. George Fenc, j'en reviens à ce que disait Sarah Knafo, elle veut une baisse massive des dépenses mais ça a priori on est tous favorables. Mais on coupe où ?
Parce que c'est un coup aussi pour les Français. Donc si on voit les grandes masses, les retraites c'est à peu près un/art, les prestations sociales 21 %, l'éducation 9 %. Où est-ce qu'on coupe dans les dépenses ?
Alors, Sarfo euh ne fait que réaffirmer, "Vous avez raison, ce que tout le monde sait, on dépense, elle le fait d'ailleurs avec beaucoup d'intelligence et beaucoup de perspicacité, hein, et c'est très écouté ce qu'elle dit. Moi-même, j'écoute ce qu'elle dit, hein. Donc, en réalité, je crois qu'on est autour de 57,5 % de dépenses publiques ou par rapport au PIB.
Oui. La moyenne européenne, elle est 50, non ? La moyenne européenne est à 48, un peu plus.
Donc la différence, vous savez ce que c'est la différence ? C'est tout l'impôt sur le revenu. Ça correspond à tout l'impôt sur revenu, toute la TVA, toute la TIPP.
Vous rendez compte ? Pourquoi notre pays dépense plus que les autres pays européens ? C'est la question qu'on doit se poser.
Pourquoi en France on a 6 millions de fonctionnaires peut-être ? Parce qu'on a un modèle social que Oui. auquel on s'est auquel on s'est assisté, on s'est habitué.
Alors, on a déjà ce que dénoncé, la France, c'est un guichet, gigantesque guichet où chacun vient se servir raison. Mais on a déjà ce que dénoncer Borlot, c'est-à-dire on a une organisation administrative, étatique, locale qui est absolument inextricable aujourd'hui avec des redondances euh qui fait que nous avons plus des strates, il va falloir rationaliser tout cela. Ça coûte très cher.
Je prends uniquement la question des communes. Alors, je sais que je vais pas me faire beaucoup d'amis. En France, on a 35000 communes et des toutes petites communes he qui ont 20 ou 30 habitants des fois.
Et en Italie, ils ont rassemblé, fusionné, ils en sont à 8000 ou 10000 communes. Voyez, par rapport à nous 35000. En Allemagne, c'est pareil, ils sont arrivés à 8000 communes à peu près.
Donc aujourd'hui, on a des intercommunalités qui ont vraiment des compétences importantes. On peut se poser la question de la survivance des départements. Là aussi, je vais pas me faire des amis.
Et non parce que ça veut dire des emplois en moins vous le savez. Donc ça c'est la réforme de l'État. parce qu'on appelle ça la réforme de l'État hein, il va bien falloir la faire un jour mais pour ça il faut un pouvoir fort, une majorité à l'assemblée et puis vous avez effectivement les dépenses sociales qui sont bien trop importantes et la retraite qu'on a 62 ans, les autres pays sont à 67 ans, on travaille pas assez et donc on en arrive aujourd'hui à une situation qui nous guettete hein, c'était celle du Portugal, de la Grèce ou de l'Irlande.
Ça nous ça nous pit qu'un jour ou l'autre on va devoir vraiment faire les restrictions qu'il faut et ça peut se traduire par des baisses de salaires des fonctionnaires, des révocations de fonctionnaires et des choses qui vont être immédiatement ressenties par les Français hein. Ouais, Jean-Claude d'assin hélas que alors c'est la menace de la de la venue euh à Paris du FMI avec la banque la banque on n'y est pas encore et il faut espérer que mais honnêtement quand on a assisté au triste spectacle de la nuit dernière à l'Assemblée nationale, moi je suis désespéré parce que je ne vois pas le le la France s'engager dans un minimum de réforme nécessaire même si on sait bien qu'il faudra des étapes et que ça sera long et difficile un coup aussi quand même pour les Français sera surtout voilà vous avez parfaitement raison les Français sont peut-être pas encore convaincus que les largesses auxquelles nous avons consenti eux avec leur complicité amicale depuis 30 ans, 40 ans, il va falloir petit à petit les freiner et se et se remettre dans une disposition qui est en gros plus de travail plus moins de dépenses sociales, plus de de d'organisation rationnelles, moins probablement de députés, moins il y a beaucoup de choses à faire dans ce pays qui mettront beaucoup de temps et qui susciteront beaucoup de mécontentement. On n'est même pas sûr déjà de ce qui se passera en 2027.
Donc ce pays est gravement menacé. Euh moi, je suis pas sûr qu'on s'en sorte. Néanmoins, il va falloir que chacun se persuade que la situation bénie qui a été la nôtre depuis 20 ans ou 30 ans, c'est terminé.
Sarah Knafo