Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Discours / meetingBéatrice Bellay· 2 février 2026 10 minAutoproduitFond programmatiqueInstitutions & électionsCulture, médias & sportSolidarités & famille

Discours d'inauguration de Béatrice BELLAY au Black History Month 2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Béatrice BellayFait
    « Depuis plus d'un siècle, les afhrodescendants partout dans le monde mènent un combat multiforme pour ce que j'appellerait la décolonialité des vies, des esprits, des arts. »
  • 4:00Béatrice BellayFait
    « L'art n'est jamais neutre. »
  • 6:00Béatrice BellayFait
    « Nos histoires sont en résonance. Mal appeler les choses est ajouté au malheur du monde. »
  • 10:00Béatrice BellayFait
    « Nommer c'est réparé. Nommer, c'est rendre possible un avenir commun, plus juste. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonsoir mesdames et messieurs, monsieur le consul, monsieur l'adjoint au maire, monsieur Carfadialot, président de l'association mémoire et partage, tous les bénévoles, mesdames et messieurs, en vos gradés. Bienvenue à tous et à toutes. Nous ouvrons aujourd'hui le Black History Day, le Black History France ici à Bordeaux, ville port, ville monde, ville mémoire, mais aussi à Paris bientôt, rouin et Poitier, dans une géographie qui n'est pas neutre.

Une géographie marquée par les routes de la traite, par les silences de l'histoire officielle, mais aussi par les résistances. les créations, les réinventions noires. Ce moi n'est pas une parenthèse, il est une réaffirmation, une réappropriation symbolique, une interprétation et un message politique.

Nous nous devons de rappeler des siècles de lutte afhrodescendants. Depuis plus d'un siècle, les afhrodescendants partout dans le monde mènent un combat multiforme pour ce que j'appellerait la décolonialité des vies, des esprits, des arts. De Web du Bois, Marcus Garvet, des sœurs Nardal à Aimé Céser, de France Fanon à Gerti Archimède, de Claudia Jones à Angéla Davis, de Marie Condé à Bell.

Les luttes noires ont toujours été. à la fois politique, culturel, existentiel, artistique. Il ne s'agissait pas seulement de revendiquer des droits civiques, mais de reprendre possession de soi, de son corps, de sa mémoire, de son imaginaire, de son histoire passée, présente et peut-être même un peu future.

Car la colonisation n'a pas seulement confisqué des terres, elle a confisqué des récits. Elle a hiérarchisé les humanité. Elle a déclaré qui avait droit à l'histoire et qui devrait en rester l'objet muet.

Et une femme a aussi non. Elle s'appelait Victoria Santa Cru. Elle a donné vie à l'art de décoloniser par l'art.

C'est dans cette lignée que s'est inscrite Victoria Santa Cruz que nous honorons cette année. Afroéruvienne, femme, artiste, pédagogue, chorégraphe, elle nous enseigne une vérité fondamentale. L'art n'est jamais neutre.

Par la danse, le rythme, la voix, elle a réhabilité une afhrodescendance, longtemps niée, invisibilisée, folclorisée. Elle a montré que l'identité noire n'est ni périphérique, ni importée, ni résiduelle. Elle est constitutive des nations.

Dans son poème, Migritalon Negra, elle transforme l'insulte racial en affirmation politique. Elle nous rappelle que la décolonialité commence souvent par un acte intime. Dire "Je suis".

Là où l'histoire disait "Tu n'es pas". Victoria Santa Cruz nous lèue une affrontité vivante, une identité ni figé ni assignée, mais en dialogue constant avec les territoires, les mémoires et les luttes. Affront dignité, Antill et pays des océans comme j'aime à les appeler parce que on nous qualifie souvent d'outre mer.

Moi qui en Martinique, je suis ici en outre mer parce que vous êtes en outreemè. Alors je dis et j'espère que cette expression fera les gens et que vous la vous l'approprierez. Moi je dis pays des océans parce que nous sommes justement sur tous les océans. [applaudissements] [applaudissements] Nos histoires sont en résonance.

Mal appeler les choses est ajouté au malheur du monde. Nous avons des langues, des danses, des modes de vie, des cultures, des espaces géographique. Pourquoi parler d'ffro en dignité ici en France, aux Antilles, dans les pays des océans ?

Parce que nos histoires en fait se répondent. Tel, elle fabrique un écho, elle danse ensemble. Les Antilles, l'Onien, le Pacifique, l'Amérique latine, l'Afrique et l'Europe sont liées par une même matrice, celle de la traite, de l'esclavage, de la colonisation, mais aussi de la créolisation, de l'invention de cultures nouvelles, des cultures de résistance, des cultures fécondes.

Et mes Cés nous rappelaient que la colonisation est une violence faite à l'humanité toute entière. L'affro en dignité comme l'affroentiant nous enseigne que l'identité noire plurielle située mondiale et qu'elle ne s'est jamais enfermé et elle ne saurait être enfermée dans un récit unique. Alors quand alors à quand un black history mons quand pourrons-nous interroger le pacte républicain français pas un Black History Monds porté simplement par l'initiative la pugnacité d'une association mais portée par la nation toute entière [applaudissements] car parler de Black History Mons en France impose évidemment un récit lucide, le récit républicain français tel qui s'est construit, prêtant à l'universel tout en invisibilisant, pardon, les minorités dont les minorités afrodescendantes.

Il parle d'égalité sans rattonter l'esclavage comme système fondateur du racisme. Il invoque la neutralité sans reconnaître les héritages coloniaux dont certains bénéficient encore très largement et dont des territoires périssent du fait de leur existence. Ils célèbrent la République tout en oubliant celles et ceux qui ont été exclus de ce récit.

Comme l'a puissamment formulé Françoise Vergess, l'oubli non plus n'est jamais neutre. Il est un choix politique auquel nous devons répondre par notre investissement, notre pugnacité et notre volonté de ce que glissant aurait appelé le tout monde. Pap Dia historien nous rappelle également que l'histoire des noirs en France n'est ni marginale ni récente.

Elle est constitutive de la nation même si la nation a longtemps refusé de la regarder en face. C'est à Christian Tobira qui a crié courageusement, vaillamment et si combativement porté et imposé cette lutte que nous devons, la loi de 2001 sur la reconnaissance de l'esclavage comme crime contre l'humanité. [applaudissements] [applaudissements] Nous devons le rappeler, nommé, ce n'est pas divisé.

Nommer c'est réparé. Nommer, c'est rendre possible un avenir commun, plus juste. Mais nous-mêmes le savons.

Reconnaître ne suffit pas. Il faut transmettre, il faut enseigner, il faut transformer les institutions, les programmes, les imaginaires. Aux nouvelle génération, je veux dire, ce qui a été ébauché par nos prédécesseurs, ce qui a été construit par des décennies de lutte ne doit ni s'arrêter ni se diluer.

Les nouvelles générations ont une responsabilité immense. À l'heure où les communautarismes se renforcent, alors où la violence contre l'autre et la xénophobie se font loi et générale. Il faut parfaire ce qui a été commencé.

Décoloniser les savoirs, décoloniser les arts, décoloniser les politiques publiques, décoloniser nos façons de faire société. Non pour fragmenter la République, mais bien pour la rendre enfin fidèle à sa promesse. Continuez encore toujours la lutte contre le racisme, contre les discriminations pour l'humanité.

Une humanité qui par ses bateaux, par ses drames ne sera jamais, n'a jamais été celle de la pureté, mais bien celle du métissage qui n'en déplaise à certains ne cessera jamais. Je veux vous dire pour conclure en honorant Victoria Santa Cruz, nous honorons bien plus qu'une artiste, nous honorons une trajectoire de dignité, une insoumission créatrice, une espérance noire universelle. Que ce Black History Mons France soit un espace de mémoire, un début, un espace de transmission et surtout un espace d'engagement.

Car l'histoire noire n'est pas un supplément d'âme. Elle est une clé de compréhension du monde contemporain. Elle en est plus que jamais une boussole pour l'avenir.

Le Black Historid France est ouvert. Que vivent nos beautés. Que vivent nos créations.

Que s'épanouis que s'épanouissent nos énergies. Merci. [applaudissements] J'ai été longue.

Merci. [applaudissements] [applaudissements]