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interviewLCI· 17 janvier 2023 22 min

Sandrine Rousseau : "La réduction du temps de travail est une mesure écologique"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonjour Sandrine Rousseau merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation on l'a entendu ce matin dans les matins LCI la Fédération CGT des mines et de l'énergie envisagent des coupures ciblées contre les élus qui soutiennent la réforme des retraites est-ce que c'est une méthode que vous soutenez après c'est une méthode qui vise à marquer les esprits et en l'occurrence je pense que la colère est en train de monter contre cette réforme des retraites qui est inutile et donc voilà et la fin justifie tous les moyens ils utilisent toutes les mesures qui sont à leur portée mais écoutez là en l'occurrence il s'agit de santé en fait des gens il s'agit quand même d'une question de la place du travail dans notre vie c'est-à-dire est-ce qu'on doit passer notre vie à travailler quitte à donner d'intégralité de notre temps à la santé au travail en l'occurrence mais c'est 64 ans qui est l'âge de départ en retraite prévue par le gouvernement c'est l'âge c'est l'espérance de vie en bonne santé aujourd'hui en France donc en fait ça veut dire qu'on passe toute notre temps en bonne santé à le donner pour le travail à travailler et en fait c'est une vraie question philosophique de travailler quand l'espérance de vie augmente pour vous on ne doit pas augmenter la durée du travail il n'y a pas de corrélation entre les deux mais là l'espérance de vie en bonne santé elle s'arrête à 64 ans donc merci et peut-être dans ce cas-là l'espérance de vie en bonne santé que vous nous indiquez ce matin venez à augmenter dans ce cas-là on peut augmenter la durée du travail si c'est le critère mais non parce que en fait là c'est quelque chose de l'ordre du social et quelque chose de l'ordre de l'écologie se joue et en fait on a l'habitude d'entendre l'écologie quand on parle de col roulé et le gouvernement nous envoie sur l'école rouler alors qu'en fait c'est maintenant que ça se joue c'est à dire que la réforme qui nous est proposée est une réforme productiviste qui va peser sur les plus fragiles et notamment sur la santé des plus fragiles c'est-à-dire qu'en fait on fait une réforme qui ne se soucie pas des problèmes de santé qu'on peut avoir quand on a un travail difficile puisqu'elle dit justement on va faire attention à la pénibilité il y aura des dispositifs carrière longue pour ceux qui justement commencé à travailler tôt les métiers les plus pénibles c'est des aspects qui sont pris en compte elle dit les choses sauf que dans les faits ça ne se passe pas nous sommes en vigueur c'est parce que ça n'est pas prévu dans le texte qui vont présenter c'est à dire qu'il n'y a pas le critère de pénibilité par exemple de vibrations qui sont les personnes qui font sont sur un marteau-piqueur toute la journée ça n'est pas considéré comme pénible c'est incroyable quand même il y a une visite avec un médecin du travail pour évaluer la situation cas par cas des individusation toute la journée on a quand même le droit de ne pas finir à 64 ans sa vie de travail et puis la deuxième chose c'est que les taux d'invalidité augmentent de manière conséquente en fin de vie et notamment en fin de vie de travail et notamment à partir de 55 ans et même le corps le dit à chaque fois que vous souhaitez l'âge de départ en retraite en fait vous augmentez les dépenses sociales de d'invalidité de médecine enfin de santé d'incapacité en accompagnant mieux tout au long de la vie c'est un argument qui a été relevé pour le coup par l'exil par exemple quand il parle inefficace le gouvernement ne parle plus de pénibilité mais parle d'usure d'accord et vous avez remarqué ce glissement sémantique absolument et bien c'est un genre professionnel n'est pas neutre c'est à dire que ce sont nos corps qui s'usent alors que quand on parle de pénibilité ce sont les métiers qui sont pénibles c'est le travail qui est pénible et en fait c'est comme si ça c'était désormais de notre responsabilité d'être usé ou pas usé il y a quelques mois je revendique le droit à la paresse que c'est encore ce que vous dites aujourd'hui parce que c'est profondément écologique et parce que c'est profondément social écologique parce que il y a 2500 études dans le monde qui montrent que les les plus on travaille plus on émet du carbone et qu'en fait la réduction du temps de travail est une mesure écologique et c'est aujourd'hui que ça se joue la question écologique on a une urgence écologique on le voit on a des tempêtes on dans vivre une les États-Unis vient d'en vivre des historiques et donc à quel moment on prend conscience de l'urgence climatique Emmanuel Macron nous vend une urgence de la retraite mais il n'y a pas d'urgence à faire cette réforme par contre il y a une urgence climatique il y a une urgence sociale quand on travaille on est du carbone c'est-à-dire que l'horizon que vous nous proposez c'est on arrête de travailler on reste chez soi et on ne fait plus rien qui se connecte on diminue le temps de travail et on retrouve du temps pour soi du temps pour la vie du temps d'émancipation le temps libre n'est pas qu'un temps de repos après un travail difficile c'est aussi un temps d'émancipation et un temps libre et en fait c'est une philosophie de vie et non nous n'avons pas besoin d'augmenter le temps de travail aujourd'hui pour vous dans une vie combien de temps doit-on passer au travail comme vous dites c'est une philosophie alors allons au bout de la logique c'est quoi la bonne proportion acceptable parce que nous devrions passer à 32 heures par semaine une semaine de quatre jours ce qui nous permettrait à la fois de ralentir cette espèce de course aux productivisme que nous voyons actuellement dans cette réforme des retraites mais que nous qu'on vit avec le chômage et que nous voyons à chaque texte que nous présente le gouvernement le productivisme c'est de la destruction de la planète et c'est de la destruction de nos corps quand est-ce qu'on arrête ce système qui nous envoie dans le mur à condition d'être capable de le financer Sandrine Rousseau parce que l'argument principal de gouvernement c'est de dire on va avoir besoin d'argent alors le rapport du corps et lui de plein de manières différentes par plein d'acteurs différents personne n'est d'accord sur les perspectives mais il y a quand même une réalité quel que soit la manière dont on lit le rapport c'est qu'il faut bien équilibrer le système il faut bien faire un choix pour avoir des recettes il y a plein de manières de financer le déficit au maximum et de 12 milliards sur une année là on a voté il y a trois semaines dans l'hémicycle une baisse de l'impôt sur les entreprises de 8 milliards il y a des économistes du clercet qui ont estimé que et qui ont regardé l'ensemble des aides aux entreprises qui estiment que par an par an on donne 157 milliards aux entreprises par an et la moitié de ces subventions sont absolument inutiles parce qu'elles touchent des grands groupes qui optimisent fiscalement il n'y a pas de problème de financement des retraites qui entraîneraient du chômage si les entreprises venaient à fermer c'est aussi l'un des risques non mais quand on dit que ces aides ne servent à rien c'est qu'elles ne servent à rien c'est elle ne servent à rien sur la productivité des entreprises sur donc votre à quel moment à quel non mais 157 milliards là ce qu'on fait c'est que on fait payer par les ouvriers et par les employés et surtout par la tranche d'âge 55 62 ans la baisse des impôts sur les entreprises on est des entreprises on a aussi aidés particuliers ça vaut pendant le covid ça vaut pendant la crise économique derrière c'est toujours le contribuable qui paye vous avez raison mais il paye pour tout le monde il paye aussi pour la protection sociale lorsque l'équilibre n'est pas là on paye de notre santé et ça il n'y a pas plus précieux que notre santé il y a une proposition qui a été faite à votre place il y a quelques jours sur splato par François Bayrou il est dans la majorité mais il dit lui il n'y a pas que l'âge pour le coup il vous rejoint sur un point il dit on pourrait par exemple augmenter les cotisations patronales pour contribuer équilibre le système est-ce que vous c'est une proposition que vous soutenez mais évidemment si on augmente les cotisations il faut l'augmenter de 14 euros sur un salaire d'un niveau de Smic donc 14 euros car il était pas dans les mêmes proportions mais au moins dans l'intention à quel moment aussi on demande aux Français français ce qu'il préfère entre une augmentation des cotisations patronales une augmentation un petit peu peut-être aussi des cotisations salariales pourquoi pas éventuellement quelques euros et travailler plus longtemps travailler deux ans de plus et moi en fait je trouve que ce débat là ce qu'il faut bien comprendre c'est qu'Emmanuel Macron nous oblige à travailler il s'est déjà l'esprit de la réforme économique dans lequel on vit c'est lui qui a fait la réforme sur le chômage qui diminue les indemnités chômage et qui oblige ainsi les personnes au chômage à accepter n'importe quel emploi là il nous oblige à travailler jusqu'à 64 ans puisque nous n'avons pas le droit de prendre nos droits à la retraite avant 64 ans au nom de quoi nous oblige-t-il à travailler au nom d'un productivisme au nom de la croissance faire le choix de ne pas travailler Sandrine Rousseau mais vous aurez un problème de revenu il faut bien faut bien travailler pour gagner un revenu tout le monde de passer notre vie à développer une croissance qui nous envoie dans le mur sur le plan climatique à quel moment réagit son nom à ce système qui est dangereux pour tout le monde travaille pour gagner on diminue le temps de travail je rappelle que les 35 heures ont créé 350 000 emplois parce qu'en fait quand vous écoutez la première ministre des répercussions négatives dans certains secteurs parce que ça n'a pas été compensé quand vous écoutez la première ministre qui ne parle que de taux d'emploi en fait l'objectif de cette réforme c'est de baisser les dépenses publiques et d'augmenter le taux d'emploi des seniors des seniors mais ce taux d'emploi pourquoi il est faible en France et en effet il est faible en France parce que nous avons un taux d'invalidité qui est important parce que nous avons des accidents du travail qui sont parmi les pires d'Europe donc en fait ce que nous avons à changer ce ne sont pas les retraites ce sont les conditions de travail pour permettre aux gens de vivre de leur travail il faudrait laisser les Français choisir le secrétaire national du PC Fabien Roussel dit faisons un référendum et puis après le référendum refaisant une concertation de six mois est-ce que c'est une proposition que vous appelez également de vos vœux mais Emmanuel Macron s'était engagé à parler à mettre en place un référendum sur les retraites moi ce que je comprends dans la démarche de manière sur les retraites pendant la campagne ce que ce que je comprends d'Emmanuel Macron ce que je comprends d'Emmanuel Macron c'est que c'est la seule réforme qu'il a dû repousser de son précédent quinquennat parce qu'il a il n'avait pas les conditions pour la mettre en place et en fait il y a une cette espèce de compliquer les choses il y a cette espèce d'obstination à imposer cette réforme qui qui est la seule qu'il a dû repousser et moi j'ai presque l'impression que c'est quelque chose de l'ordre d'une d'une question de j'ai envie de dire d'humiliation politique que de ne pas l'avoir mise dans son dans son premier mandat mais notre santé ne se situe pas sur ce sur ce terrain là et vraiment insiste parce qu'il a été humilié politiquement c'est la seule c'est la seule réforme qui n'a pas réussi à faire dans son premier mandat et je pense qu'il y a quelque chose de l'ordre d'une obstination déraisonnable de la part d'Emmanuel Macron à vouloir mettre en place cette réforme alors même que tout les organismes que ce soit l'fco que ce soit le corps nous disent qu'il n'y a pas d'urgence il se trouve que ce projet de réforme des retraites Emmanuel Macron l'a mis dans son programme pour cette présidentielle si en 2022 aujourd'hui semble se dessiner à l'Assemblée où vous siégé une majorité avec les soutiens du gouvernement et les députés les républicains est-ce qu'ils ne sont pas fondés légitimes à voter un texte s'ils sont d'accord et qu'ils atteignent la majorité à l'Assemblée mais déjà remarquons quand même qu'ils évitent le débats il trouve une astuce c'est à dire que ça va être dans la commencer à assembler en l'occurrence dans quelques semaines sur la sécurité sociale et ça va être un texte rectificatif de ce de ce projet de loi sur la sécurité sociale ce qui signifie qu'en fait on trouve une espèce d'astuce réglementaire pour éviter au maximum les débats dans l'Assemblée nationale temps infini donc pour les éviter donc ça veut dire que on passe deux ans de plus de travail pour chacun d'entre nous et chacune d'entre nous par une astuce législative mais ça n'est pas à la hauteur de l'enjeu et c'est pour ça que les gens vont être en colère et c'est pour ça que la CGT va mettre en place des des actions un peu coup de poing parce que vraiment ça n'est pas nous respecter chacun et chacune que de faire ça par une espèce d'argutie réglement la responsabilité aussi de l'opposition comme par exemple vos camarades de la France insoumise disent on est 75 députés on peut très bien déposer 75000 amendements vous êtes je crois 23 écologiste est-ce que vous-même vous allez déposer 23 000 amendements mais nous allons déposser beaucoup d'amendements parce que c'est un débat de société profond et que je l'expression c'est le débat parlementaire ça n'est pas de l'obstruction parlementaire quand là nous sommes dans une urgence climatique et sociale et que la seule chose qu'on nous soit capable de nous vendre ces deux ans de plus de travail vraiment nous sommes dans une urgence écologique et sociale c'est maintenant que ça se joue la question de l'écologie c'est maintenant que nous devons diminuer le temps de travail dans nos vies c'est maintenant que nous devons prendre soin des plus fragiles dans la société au Parlement qui vont être bâclés et dont on sait que à la fin ils peuvent utiliser le 49-3 ou le 47 1 selon la procédure pour accélérer la procédure franchement nos vies notre santé notre planète mérite mieux qu'un 49-3 vraiment quoi vous disiez à l'instant ce qui est très important aussi c'est des conditions du travail la durée des carrières Aurélien Pradier qui est un député LR pour le coup Luis distingue parce qu'il n'est pas tout à fait sur la ligne officielle de son parti dit par exemple pour ont commencé à travailler avant 21 ans on pourrait prendre un seul critère le nombre d'années où on a cotisé et ne pas regarder l'âge légal ce qui permettrait certaines personnes de partir plus tôt Aurélien Pradier parfois il suscite la sensation on le qualifie de Sandrine Rousseau de droite est-ce que vous vous sentez être un Aurélien Pradier de gauche alors pas vraiment non mais pas vraiment du tout mais ceci dit je pense qu'il nous faut vraiment là on est dans un moment un peu de à la croisée des chemins de notre mode de consommation de notre mode de production et qu'est-ce qu'on veut en fait est-ce qu'on veut continuer comme ça sans fermer dans le déni courir après une croissance qui nous envoie dans le mur ou est-ce qu'on veut se poser réfléchir et trouver une autre philosophie de vie et bien quelque part c'est à l'occasion de ces réformes là qu'on doit se poser ces questions là et moi je pose ici sur votre plateau que notre vie notre santé va mieux que deux ans de plus de travail et que quelques points de PIB de croissance supplémentaire et que ça n'est pas négociable en fait nos corps ne sont pas négociables dans la croissance on a fait la secrétaire nationale de votre partie que l'assemblée va être une ZAD une zone à défendre est-ce que c'est ça le débat parlementaire mais en tous les cas dans cette dans cette assemblée nous défendrons bec et ongles une une autre manière de vivre et une autre manière pas son expression mais parce que je vois pas comment on se forme une assemblée nationale en zate mais ceci dit on la transformera en zone contestataire mais ça il y a pas de doute on vous a trouvé plus modéré sur un point vous qu'on dit parfois engagé dans vos convictions là il y a un point sur lequel vous êtes un peu en retrait je reviens juste sur ma première question sur la CGT sur les blocages je vous disais tout à l'heure est-ce qu'il y a des limites à la manière de faire graver de protester la première ministre appellent les organisations syndicales à la responsabilité elle dit aussi il y a des usagers il y a des concitoyens qui vont avoir besoin aussi d'avoir accès à un certain nombre de services publics etc jeudi est-ce que oui ou non vous considérez qu'il y a des limites à la grève au blocage et aux perturbations pour nos concitoyens moi je voudrais appeler la première ministre à la responsabilité et à ne pas faire cette réforme il n'a pas besoin de faire cette réforme il y a mille et une manières de financer les 10 milliards de se mobiliser par ailleurs sur les manières de se mobiliser moi la limite c'est la violence c'est-à-dire que dès lors que c'est non violent et bien toutes les manières de se mobiliser sont bonnes voilà et quand bien même elles sont désobéissantes elles sont bonnes oui vous imaginez vraiment que le gouvernement je dis à l'issue de cette journée d'action puis-je vous dire en fait vous avez raison s'est trompé on renonce et bien j'espère qu'il comprendront que là il y a une forme de de coupe qui est trop remplie de vase qui déborde et que ce qui se joue l'âme semble être même au-delà des retraites c'est une question de dignité et de respect c'est une question d'avenir pour les jeunes et quelque part c'est une question aussi de de nos conditions de vie et donc pour les jeunes générations presque de vie ou de morts donc ce qui se joue là est très tripalle en fait et ça n'est pas en nous expliquant sur la base de chiffres que cette réforme est bien venue alors même qu'elle est absolument non nécessaire que on va nous convaincre donc moi je soutiendrai toutes les actions qui auront lieu durant cette période là parce que je pense que c'est à ce moment là c'est maintenant là que se joue quelque chose de l'ordre de notre dignité et de notre responsabilité vis-à-vis de l'avenir toutes les actions c'est pas au syndicat de mener ces actions par exemple Philippe Martinez a eu l'occasion sur nos plateaux de s'émouvoir du fait que la France insoumise appelée une samedi avec les organisations de jeunesse il dit la priorité et l'initiative c'est jeudi c'est les syndicats c'est pas les partis politiques c'est pour ça que je vous dis que je serai en soutien de toutes les initiatives que ça n'est pas moi qui vais lancer les initiations par exemple je serai et le 19 et le 21 en soutien de ces deux marches bien sûr aujourd'hui il y a une autre activité au Parlement c'est le nucléaire qui arrive au Sénat c'est un projet de loi d'accélération qui est porté par l'exécutif et c'est un projet qui devrait encore une fois avoir le soutien des républicains mais aussi le soutien des communistes qu'est-ce que vous dites à vos camarades communistes qui sont membres de la nuque comme vous et qui vont soutenir ce projet d'accélération de la construction de nouveaux réacteurs nucléaires je leur dis qu'il se trompe je leur dis qu'il se trompe que le nucléaire c'est encore une fois une une chimère d'efficacité et de d'électricité bon marché que on le voit avec LEPR de Flamanville qui n'est toujours pas en service qui a toujours des défauts structurels de construction et qui a eu un dépassement de budget qui pourrait presque à lui seul financer la réforme des retraites donc le nucléaire n'est pas une solution et en tous les cas ça n'est pas une solution de court terme alors que nous avons besoin de solutions de court terme je le rappelle c'est maintenant que ça se joue nous avons à diminuer nous avons à diminuer de 55% nos émissions de carbone d'ici 2030 nous sommes en 2023 nous avons terminé les émissions de carbone aucune centrale nucléaire ne peut être fabriqué et opérationnel d'ici 2030 donc ça n'est pas vrai que le que le nucléaire est une est une solution quand est-ce qu'on sort de cette espèce d'aveuglement français qui consiste à dire nous sommes forts dans le nucléaire donc nous allons développer le nucléaire un ça n'est pas vrai on le voit avec les EPR et deux aujourd'hui la priorité est aux énergies renouvelables et on voit que le gouvernement quand il s'agit d'énergie renouvelable à une moindre volonté que quand il s'agit du nucléaire on a vu avec la loi énergie renouvelable même si elle était proposée et adoptée et vise à accélérer l'installation d'énergie renouvelables oui mais dans les faits toutes les organisations non mais toutes les organisations et les associations disent qu'en fait ça ne va pas accélérer de manière massive les énergies Adrien catenas député insoumis et revenu à l'Assemblée il y a quelques jours il siège en en inscrit n'est plus dans son groupe de la France insoumise pour quelques mois Jean-Luc Mélenchon s'exprimait la semaine dernière à ce sujet en redisant à propos d'Adrien catin c'est peut-être un ami très cher qu'il allait devoir regagner ses galons et ajoutant bon on applique les décisions qu'on a pris c'est bien ça suffit il faisait allusion à la suspension du groupe pour quelques semaines seulement est-ce que vous ça vous paraît suffisant est-ce que vous appelez vos camarades de la les filles un nouveau vote et à reconsidérer la réintégration d'Adrien katnas prévu en avril le problème dans ce que dit Jean-Luc Mélenchon c'est que il se positionne sur un mauvais plan qui est l'amitié ou pas l'amitié la question ça n'est pas l'amitié ça n'est pas est-ce qu'il est ami ou pas avec Adrien cadenas c'est escadrien cadenas c'est ami avec Jean-Luc Mélenchon la question c'est une question politique c'est comment et quelles sont les conditions dans lesquelles nous pouvons correctement représenter les hommes et les femmes moi je dis que après la condamnation d'Adrien catenin ça quatre mois avec sursis il y a un processus à qui est la sanction la réparation et la réhabilitation et qu'en fait tenter la réhabilitation le jour même de du verdict de justice le jour même ou la justice la condamnée à 4 mois de prison c'est s'asseoir sur le combat des femmes qui est un combat difficile qui est un combat qui vraiment là encore atteint à nos conditions de vie et combien de femmes aujourd'hui sont subissent des violences conjugales en France on estime qu'il n'y en a plus de plus de 200 000 comment parle-t-on à ces femmes et comment leur dit-on que oui elles ont raison de parler elles ont raison d'aller déposer plainte et que on va les protéger on a voté une loi sur pour développer une aide d'urgence pour débloquer une aide d'urgence à ces femmes quand elles veulent quitter le foyer familial mais on ne peut pas réhabiliter immédiatement les personnes qui ont commis les violences il doit démissionner de son mandat député ou donc sa suspension du groupe doit être prolongée ou est-ce que moi j'avais proposé qu'il se représente devant les électeurs et électrices et je pense que voilà après je ne suis pas de LFI et je n'interviens pas dans les décisions de LFI je dis jusque-là nous avons un sujet qui est comment les les comment se combat qui est un combat profondément social un combat extrêmement important de l'égalité femme comment nous continuons à le porter dans l'hémicycle avec en pouvant se regarder dans la glace et en étant fier de nous-mêmes et là la question se pose d'un mot pour conclure vous aviez révélé les accusations de violence psychologique de l'ex-compagne de Julien Bayou si vous voulez est-ce que l'enquête interne qui a été ouverte contre donc l'ancien secrétaire national du Parti à progressé ou est-ce qu'elle en est à ma connaissance non seulement ça n'a pas progressé mais aucun des deux ni son ex conjointe qui faisait ses accusations ni lui-même n'ont été auditionnés par le parti politique ce qui pose une vraie question et comment vous l'expliquer et bien je l'explique par le fait que je pense que les violences sexistes et sexuelles ne peuvent pas être gérées au sein des partis politiques il y a vraiment trop de de loyauté d'amitié difficile à dépasser et je pense vraiment qu'il faudrait que nous réfléchissions à une structure en dehors des parties qui puisse du coup être beaucoup plus indépendantes et travailler sereinement indépendamment des indépendamment des liens qui peuvent y avoir un soutien merci Sandrine Rousseau d'avoir été notre invité ce matin

Sandrine Rousseau : "La réduction du temps de travail est une mesure écologique" — Sandrine Rousseau · Pourquijevote